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Infos internationales chrétiennes

Infos internationales chrétiennes
Un rapport britannique révèle « la vérité qui dérange » : les chrétiens subissent des « génocides »

En décembre dernier, Jeremy Hunt, secrétaire aux Affaires Étrangères britannique, commandait un examen indépendant sur la persécution religieuse dans le monde à l’évêque de Truro. Il vient de rendre ses premières conclusions dans un rapport intermédiaire.

Dès les premières pages du rapport, le spécialiste évoque « phénomène mondial qui prend de l’ampleur et de l’intensité », une « menace grandissante » qui pèse sur le monde entier.

« On estime qu’un tiers de la population mondiale souffre d’une forme de persécution religieuse, les chrétiens étant le groupe le plus persécuté. »

Il y est question de la généralisation des actes de violence et d’intimidation contre les chrétiens. L’évêque de Truro révèle une aggravation de la persécution anti-chrétienne au sein-même de la période d’étude, allant jusqu’à affirmer que le rapport serait malheureusement obsolète dès sa publication.

« Alors même que ce rapport intermédiaire en était à sa phase finale, la nouvelle nous parvenait des attentats à la bombe de Pâques au Sri Lanka, qui ont fait de nombreuses victimes parmi les attaques dans lesquelles les chrétiens constituaient une cible de choix. La triste réalité est que ce rapport sera périmé, au moment-même de sa publication. »

Dans certaines régions du monde, « le christianisme risque de disparaître ». L’évêque de Truro se place aux côtés des parlementaires : il s’agit de « génocide ».

« Dans certaines parties du Moyen-Orient et de l’Afrique, la « vaste échelle » de la violence et de l’intention déclarée de ses auteurs d’éradiquer la communauté chrétienne a conduit à plusieurs déclarations parlementaires ces dernières années selon lesquelles le groupe confessionnel aurait subi des génocides au sens de la définition adoptée par l’ONU. »

Selon l’ONU, le génocide est défini à l’article 2 de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide :

« L’un des actes suivants commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme : assassiner des membres du groupe ; porter atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale des membres du groupe ; infliger délibérément au groupe des conditions de vie propres à assurer sa destruction physique totale ou partielle ; imposer des mesures destinées à prévenir les naissances au sein du groupe ; [et] transférer de force les enfants du groupe à un autre groupe. »

Le rapport apporte des preuves de cette déclaration. Tout d’abord, en analysant « la propagation géographique de la persécution anti-chrétienne ». En 2015, les chrétiens étaient pris pour cibles dans 125 pays. Aujourd’hui, c’est le cas dans 144 pays.

« Les chrétiens ont été harcelés dans plus de pays que tout autre groupe religieux et ont été harcelés dans de nombreux pays très musulmans du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. »

Mais aussi en révélant la « gravité croissante » des actes anti-chrétiens. Il y est question de « violence de masse », de « bombardements d’églises, d’attaques des « communautés minoritaires » par les « armées de l’État », de « torture des chrétiens », de « passages à tabac », d’ « exécutions extra-judiciaires », de « disparitions forcées », de « persécution sociale » et de « lois préjudiciables à leur droit international de liberté de religion et de conviction ».

« Là où ces incidents, parmi d’autres, répondent aux critères du génocide, les gouvernements devront traduire leurs auteurs en justice, aider les victimes et prendre des mesures préventives pour l’avenir. »

Dans ce contexte, l’évêque de Truro déplore la « sous-déclaration » des persécutions à l’encontre des chrétiens. Ce rapport permet selon de lui de souligner « la vérité qui dérange » :

« La majorité écrasante (estimé à 80%) des croyants religieux persécutés sont des chrétiens. »

Ce rapport permettra de cartographier l’étendue et la nature du phénomène, d’évaluer la qualité de la réponse du Foreign and Commonwealth Office, et de formuler des recommandations. Le rapport final sera rendu à la fin du mois de juin. Pour l’évêque de Truro, il poursuivra un objectif :

« Je vais évaluer quelle serait la réponse appropriée aux besoins du croyant chrétien moyen, une jeune femme chrétienne nigériane âgée de 16 ans dont les droits auraient peut-être été retirés dans la force de l’âge et de la promesse. »

M.C.

« Cela se passe juste sous nos yeux » : Un ministre iranien reconnaît publiquement que le christianisme se répand en Iran

Samedi 4 mai, le site anglophone Iranwire a indiqué que le ministre des Renseignements de la République islamique, Mahmoud Alavi, avait prononcé un discours devant plusieurs membres du clergé musulman chiite, au cours duquel il reconnaissait que « le christianisme se répandait dans » plusieurs régions d’Iran.

« Ces convertis sont des gens ordinaires qui occupent des emplois de vendeurs des sandwichs ou de produits similaires. »

Le ministre a ensuite indiqué que les autorités avaient cherché la cause de ces conversions.

« Nous n’avions d’autre choix que de les appeler pour leur demander pourquoi ils se convertissaient. Certains d’entre eux ont dit qu’ils recherchaient une religion qui leur donne la paix. Nous leur avons dit que l’islam est la religion de la fraternité et de la paix. »

Mahmoud Alavi expose alors la réponse des chrétiens.

« Nous voyons tout le temps des religieux et des religieux qui prêchent en chaire se parler les uns contre les autres. Si l’islam est la religion de la cordialité, alors avant toute chose, il faut qu’il y ait de la cordialité et de la paix entre les clercs eux-mêmes. »

Le ministre a toutefois conclu que « ce n’était pas à la communauté du renseignement de chercher les racines de ces conversions ».

« Mais cela se passe juste sous nos yeux. »

H.L.​​​​​​​

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Comment le « boom des minerais » augmente la violence en Afrique

 

La hausse du prix des minerais peut avoir de sanglantes conséquences en Afrique. C’est ce qu’ont observé Nicolas Berman, Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig dans une étude récente parue dans The American Economic Review et portant sur l’ensemble de l’Afrique de 1997 à 2010. Le boom des prix de ces minerais en 2000 pourrait expliquer jusqu’à un quart des conflits en Afrique. La violence se déploie même au-delà des zones minières. Avec l’argent gagné, les rebelles déploient leurs combats en étendant leurs zones d’influence.


« Diamants de sang », « or des conflits », « coltan sanglant » les appellations sont nombreuses pour rappeler la guerre à laquelle se livrent les plus cupides. N’y a-t-il jamais de minerais sans violence ? Ce sujet a été largement discuté, mais peu d’études ont montré la relation causale entre hausse du prix des minerais et conflits. C’est le propos de cette analyse, parue dans American Economic Review et portant sur l’ensemble de l’Afrique de 1997 à 2010.

Le « boom » des minerais

Entre 2000 et 2009, le prix des minerais a plus que doublé en moyenne. Ce « boom des minerais » a été largement impulsé par le rôle de nouvelles puissances, comme la Chine ou l’Inde par exemple, qui ont considérablement augmenté leur demande. En 1997 une once d’or valait 338 dollars et en 2010, elle atteignait 1 084 dollars !

Les conséquences sur le terrain sont tout autant explosives… Sur la période étudiée, un quart des conflits observés sur le continent africain peut être expliqué par la hausse de ces cours mondiaux !

Près de deux tonnes d’or échapperaient aux autorités locales de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC.United Nations/Flickr, CC BY-ND

En quadrillant l’Afrique par zones de 55 sur 55 km, l’étude se penche sur l’impact de l’augmentation du prix de 14 minerais. Ces résultats sont mis en relation avec une base de données géolocalisée des événements violents (des émeutes aux conflits civils en passant par les batailles entre groupes armés) sur tout le territoire africain.

Ce quadrillage à échelle locale va au-delà du cadre frontalier et réduit le poids des caractéristiques étatiques. Les conflits liés aux élections, les guerres inter-ethniques ou religieuses n’interfèrent pas avec les résultats. Chaque zone peut être comparée à sa voisine, qui lui est en tout point semblable, la présence de minerais mise à part. L’analyse permet donc d’affirmer que la hausse du prix a pour conséquence directe l’augmentation de la violence. Comment se répercute concrètement le cours des minerais sur le terrain ?

Financer l’avancée des milices

Rackets, extorsions ou encore profits : les groupes rebelles s’alimentent à travers la rente de ces mines. Lorsque l’État est faible, les mines sont convoitées par les groupes armés qui en font leur base arrière. En République Démocratique du Congo (RDC), secouée depuis plus de 20 ans par la guerre, plus de 40 milices quadrillent le territoire. Leur appétit est à la hauteur des richesses de la région : 70 % des réserves mondiales de coltan, des réserves en or, en diamant, en étain… D’autant que l’absence de l’État est patente. Entre mai 2012 et novembre 2013, un groupe appelé le M23 s’est établi sur le territoire congolais en développant une véritable administration et en créant des postes de ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de l’Agriculture.

Conquérir une mine permet aux rebelles de générer des revenus en taxant la production ou la population locale, ou de bénéficier du support logistique des compagnies minières. Ce système repose souvent sur la promesse de protection pour les communautés sur place. Avec la manne d’argent recueillie, les milices peuvent financer leurs activités. Lorsque le prix des minerais augmente, leur capacité de combat s’accroît et ils peuvent alors étendre leurs zones d’influence.

À la suite de l’appropriation d’un territoire minier, l’étude montre que les groupes rebelles ont trois fois plus de chance de déployer leurs combats vers d’autres régions que des groupes qui conquièrent un territoire sans minerai. Cette escalade de violence est encore visible jusqu’à 1 000 kilomètres à la ronde. La détention d’une mine est donc bien un facteur déterminant. Au contraire, les groupes qui conquièrent un territoire sans minerai ne sont pas plus belliqueux. La détention d’une mine est donc bien un facteur déterminant. L’enjeu dépasse le simple contexte local. Pour soutenir le propos, l’étude identifie l’ethnie principale de chaque groupe armé et montre qu’une hausse du prix des minerais exploités dans leur territoire d’origine leur permet d’étendre leurs combats.

Une PlayStation pour Noël ?

C’est la consommation des pays développés qui fait varier le prix des minerais en grande partie. La demande de produits électroniques peut ébranler durablement les régions fournisseuses de minerais. À l’annonce de la sortie d’une nouvelle PlayStation par la firme Sony, au début 2000, une demande accrue en coltan, un de ses composants principaux, a engendré une augmentation de son prix de 90 dollars à 590 dollars par kilogramme.

L’engouement pour les produits électroniques en Occident a alimenté la hausse des prix.Twin Design/Shutterstock

La République Démocratique du Congo est apparue comme un terrain idéal pour les fournisseurs étrangers. Raul Sanchez de la Sierra a analysé les répercussions sur le terrain à travers une étude sur 380 zones minières. Selon cet économiste, suite à la hausse des prix, les milices se sont multipliées dans les sites de coltan et la violence s’est accrue. Malgré la baisse des prix, elles sont restées sur le territoire, entraînant des perturbations à long terme pour les villages alentours. À travers son effet sur les cours mondiaux, notre consommation peut donc créer une véritable onde de choc.

Dans la région des Grands Lacs, le chemin suivi par l’argent emprunte bien souvent des canaux inofficieux. Selon le quotidien Le Monde, près de deux tonnes d’or filent entre les doigts des autorités locales de l’Ituri (une région du nord-est de la RDC) chaque mois, alors qu’officiellement, seulement 33 kilos sont reportés par an ! Le même schéma se répète pour le coltan. Un rapport du Conseil de sécurité des Nations unies datant de 2014 a ainsi dénoncé l’évaporation des minerais congolais, en mettant en cause le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Les chiffres sont pour le moins suspects. Alors que la RDC détient 70 % des réserves mondiales, le Rwanda a été, entre 2013 et 2014, le premier exportateur mondial de coltan.

Qui en paye le prix ?

Les milices ne sont pas les seuls éléments perturbateurs de ces régions. Mais parmi ceux qui en payent le prix, les populations sont les premières touchées. Travail forcé, main d’œuvre peu chère, non-respect des droits individuels sont le lot quotidien des mineurs africains. Derrière cette force laborieuse quasi gratuite, le risque d’émeutes ou révoltes accroît aussi l’insécurité.

Les populations civiles sont les premières touchées par les violences.Julien Harneis/Flickr, CC BY-SA

Pour les deux chercheurs américains Samuel Bazzi et Christopher Blattman, les mines sont de véritables poudrières à ciel ouvert. L’augmentation du cours des minerais entraîne la cupidité et l’intérêt des voisins. Les nouvelles opportunités économiques minières et l’insécurité génèrent d’importants mouvements de population et changements sociodémographiques, déstabilisant davantage les régions. Et derrière l’exploitation à outrance des sites miniers, les enjeux environnementaux se transforment parfois en disputes territoriales.

Ressources minières et violence sont-elles intrinsèques ? L’étude en souligne bien le risque. Les entreprises multinationales et les États ne peuvent rester spectateurs – voire acteurs ! – de ces exactions. Pour contrer cette tendance, ils peuvent construire des bases solides en s’attaquant à la corruption et en privilégiant la transparence. L’impact des mesures en la matière fera d’ailleurs l’objet d’un prochain article.


 

Cet article a été rédigé par Claire Lapique en collaboration avec Nicolas Berman, et publié dans la revue « Dialogues économiques » de l’AMSE, l’école d’économie d’Aix-Marseille, en partenariat avec The Conversation France.The Conversation

Nicolas Berman, Chercheur en économie, CNRS, Aix-Marseille School of Economics (AMSE), Aix-Marseille Université (AMU)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Crédit Image : Gilles Paire / Shutterstock.com

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bonjour bon après-midi avec se froid rêvons vacances

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Libye: Haftar écarte l'idée d'un cessez-le-feu pour le ramadan

Cet article est reposté depuis Spécial Défense.

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Océan Indien : La frégate de surveillance Floréal a saisi plus de 5 tonnes de cannabis

Cet article est reposté depuis Spécial Défense.

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MOYEN-ORIENT: L'ÉGLISE SECRÈTE GRANDIT 

MOYEN-ORIENT: L'ÉGLISE SECRÈTE GRANDIT 

 

POURQUOI CES CONVERSIONS?

Le monde musulman vit un grand bouleversement spirituel: le plus grand mouvement de conversion au christianisme de toute l’histoire! L’essor d’internet et le rejet de l’extrémisme islamiste expliquent ce phénomène… en partie. Ce sont avant tout les prières qui font descendre le ciel sur terre. Au Moyen-Orient et en Afrique, ils sont des dizaines de milliers à croire en secret, au risque d‘être persécutés. Inexorablement, l’Église secrète grandit.

Ces 25 dernières années, plus d’Iraniens sont devenus chrétiens que depuis l’arrivée de l’islam en Iran au 7e siècle.

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Égypte: un islamiste rencontre Jésus

Abdul était un missionnaire islamiste en Égypte. Son but? Convertir le maximum de chrétiens à l’islam le plus strict. Était-il sûr d'avoir la vie éternelle?

QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES CONVERTIS?

Les chrétiens d’arrière-plan musulman sont les plus persécutés en Afrique et au Moyen-Orient. Accusés d’apostasie, ils sont considérés comme des traîtres, rejetés par leurs proches, livrés à la police, poursuivis par la justice, discriminés à l’école et au travail, mis au banc de la société, parfois tués… Ils doivent cacher leur foi. Ils forment l’Église secrète.

Malgré l'isolement et la persécution, je suis en paix. C'est pourquoi je m'accroche au Christ. Retourner à l'islam n'est pas une option. 
- Mohammed, chrétien somalien

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La suppression des niches fiscales

La suppression des niches fiscales pourrait rapporter 1,5 milliard d'euros

IMPOTS Ces économies pourraient aider à financer la baisse d'impôt sur le revenu promise par Emmanuel Macron

La députée LREM Olivia Grégoire estime dimanche à 1,5 milliard d'euros les économies réalisables grâce aux suppressions de niches fiscales des entreprises.
La députée LREM Olivia Grégoire estime dimanche à 1,5 milliard d'euros les économies réalisables grâce aux suppressions de niches fiscales des entreprises. — Jacques Witt/SIPA

« Nous pouvons économiser 1,5 milliard d’euros par an » grâce aux suppressions de niches fiscales des entreprises, a déclaré la porte-parole du groupe LREM Olivia Grégoire au Journal du Dimanche. « Mais ce n’est qu’une source de financement, les deux autres étant la réduction des dépenses publiques et l’incitation à travailler plus sans changer l’âge légal de départ à la retraite », a-t-elle poursuivi, alors que le gouvernement recherche cinq milliards d’euros pour compenser la réduction de l’impôt sur le revenu annoncée par le chef de l’Etat.

Interrogée sur les niches menacées, Olivia Grégoire a cité « une dizaine de niches qui encouragent à la cession et la reprise d’entreprise » et qui doivent pouvoir être rassemblées. « Dans le domaine de la culture, certaines ne profitent qu’à une douzaine d’acteurs. Elles peuvent être repensées », a-t-elle fait valoir, évoquant aussi le « secteur du capital-risque ou de l’innovation ».

Les taux de TVA réduits pas concernés

« Il faut étudier les petites niches : au moins 11 représentent moins de 15 millions d’euros chacune, et au moins 21 ne peuvent même pas être chiffrées tant elles sont faibles », a-t-elle souligné.

Si le Premier ministre avait indiqué que les allégements de charges (ex CICE) et le crédit d'impôt recherche ne seraient pas concernés, Olivia Grégoire a précisé que les parlementaires planchant sur le sujet excluaient « a priori » de toucher aux taux de TVA réduits  ou aux avantages sur le gazole non routier.

« La commission des finances fera des propositions fin mai ou début juin au Premier ministre, qui rendra ses arbitrages ensuite », a-t-elle rappelé, alors que M. Macron a chargé le gouvernement de réduire dès l’an prochain les niches fiscales accordées aux entreprises, qui pèsent près de 40 milliards d’euros.

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Les États-Unis envoient un porte-avions et des bombardiers au Moyen-Orient

Les États-Unis envoient un porte-avions et des bombardiers au Moyen-Orient

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale à la Maison blanche, a indiqué qu'il s'agissait d'une mise en garde à l'endroit du régime iranien.

 
JONATHAN ERNST / REUTERS
Le président américain Donald Trump dans le bureau Ovale le 3 mai à la Maison Blanche.

INTERNATIONAL - Il s’agit de faire entendre un message “clair et indubitable” à l’Iran. Les États-Unis envoient un porte-avions et une force de bombardiers au Moyen-Orient, a annoncé ce dimanche 5 mai le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton.

“En réponse à des indications inquiétantes d’escalade et de mises en garde, les États-Unis déploient le porte-avions et groupe aéronaval USS Abraham Lincoln et une force de bombardiers auprès du Commandement central américain de la région”, a dit John Bolton dans un communiqué, sans détailler la nature de l’escalade imputée à Téhéran.

Le déploiement a pour but d’envoyer “un message clair et indubitable au régime iranien” à savoir que “toute attaque contre les intérêts des États-Unis ou contre ceux de nos alliés rencontrera une force implacable”, a-t-il poursuivi.

“Les États-Unis ne cherchent pas la guerre avec le régime iranien, mais nous sommes totalement préparés à répondre à toute attaque, qu’elle soit menée par procuration, par le corps des Gardiens de la Révolution islamique ou par les forces régulières iraniennes”, a ajouté le conseiller du président Donald Trump

Les relations États-Unis/Iran au plus bas 

Le communiqué ne précise pas pourquoi ce déploiement se déroule maintenant, mais intervient sur fond d’escalade meurtrière depuis samedi entre groupes armés palestiniens ―qui tirent des roquettes depuis la bande de Gaza en territoire israélien― et l’État hébreu qui mène des raids aériens en représailles.

Les relations entre Washington et Téhéran sont au plus bas. Il y a un an, l’administration Trump a claqué la porte de l’accord international censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique, au motif qu’elle le jugeait trop laxiste et qu’il ne s’attaquait pas aux autres comportements “déstabilisateurs” de l’Iran au Moyen-Orient.

Mais les autres signataires, à commencer par les alliés européens de Washington, restent pour l’instant attachés à ce texte et Téhéran continue de le respecter, selon les inspecteurs internationaux.

 

US NAVY / REUTERS
Le porte-avions USS Abraham Lincoln, ici entrant en mer Méditerranée via le détroit de Gibraltar, le 13 avril.

 

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un avion prend feu lors d'un atterrissage

À Moscou, un avion prend feu lors d'un atterrissage d'urgence à l'aéroport Cheremetievo

Un incident rare s'est produit sur ce vol d'un Superjet-100 de la compagnie Aeroflot. 41 personnes sont mortes sur les 78 passagers et membres d'équipage.

 

RUSSIE - Un avion de ligne de la compagnie russe Aeroflot s’est entièrement embrasé ce dimanche 5 mai après un atterrissage d’urgence à l’aéroport moscovite de Cheremetievo, ont rapporté les médias russes.

On compte seulement 37 survivants, selon les enquêteurs. Il y avait à bord 73 passagers et 5 membres d’équipage. Au moins deux enfants font partie des victimes.

Le précédent bilan faisait état de 13 morts alors que les images impressionnantes du Soukhoï Superjet 100 en flammes, visibles dans notre vidéo ci-dessus, laissaient craindre un bilan bien plus lourd.

“Actuellement, six blessés sont hospitalisés. Deux blessés graves sont en réanimation”, a déclaré sur place aux journalistes la ministre de la Santé Veronika Skvortsova, ajoutant que 14 personnes ont eu besoin d’une aide médicale.

D’énormes volutes de fumée noire

L’avion avait été contraint pour une raison encore inconnue de revenir à Moscou-Cheremetievo, quelques minutes après son décollage à destination de Mourmansk (nord). Les premières sources faisaient état d’un incendie s’étant déclaré à bord mais une vidéo publiée plusieurs heures après le crash montre l’appareil touchant le tarmac, puis rebondissant avant de s’enflammer.

 

Sitôt après l’atterrissage, les passagers ont été évacués par les toboggans avant de l’avion alors que celui-ci s’embrasait à grande vitesse, d’énormes volutes de fumée noire s’élevant dans les airs.

D’autres vidéos amateurs montraient les passagers courant sur le tarmac pour s’éloigner de l’appareil. Une autre, tournée de l’intérieur de la carlingue, montre un moteur en flamme tandis que des cris de panique s’élèvent dans l’appareil.

“Le vol Su-1492 a décollé comme prévu à 18h02 (17h02 à Paris). Après le décollage, l’équipage a rapporté une anomalie et pris la décision de revenir à l’aéroport de départ”, a indiqué l’aéroport dans un communiqué. “À 18h30, l’appareil a effectué un atterrissage d’urgence, après quoi le feu s’est déclaré”, poursuit le communiqué.

“L’avion a émis un signal de détresse après le décollage. Il a tenté un atterrissage d’urgence, n’a pas réussi la première fois et, à la deuxième tentative, le train d’atterrissage a frappé (le sol), puis le nez, et il s’est enflammé”, avançait peu après l’accident l’agence de presse Interfax, citant une source anonyme.

Les réservoirs remplis de carburants

Le tabloïd Komsomolskaïa Pravda a publié le témoignage d’un passager de l’avion, Petr Egorov: “On venait de décoller et l’appareil a été touché par la foudre (...) L’atterrissage a été dur, on a presque perdu connaissance de peur. L’avion a rebondi sur le tarmac comme une sauterelle et a pris feu au sol”.

L’agence Interfax, citant une source anonyme, a indiqué que l’appareil avait atterri avec ses réservoirs remplis de carburants car, le contact radio avec les contrôleurs aériens ayant été perdu, “il était dangereux d’effectuer une manœuvre pour vider les réservoirs au-dessus de Moscou”.

“Une enquête criminelle pour violation des règles de sécurité” a été ouverte, a indiqué dans un communiqué le Comité d’enquête.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Vladimir Poutine avait présenté ses condoléances aux proches des victimes. Plusieurs vols ont été détournés vers d’autres aéroports de Moscou ou celui de Nijni Novgorod, environ 500 kilomètres à l’est de la capitale russe.

“Une commission travaille. Toute conclusion est prématurée”, a déclaré un porte-parole de l’agence russe Rossaviatsia au sujet d’une éventuelle immobilisation des Superjet après ce crash.

 

Un avion décrié pour ses problèmes de fiabilité

Le Soukhoï Superjet 100, le premier avion civil conçu par la Russie post-soviétique, et destiné à faire concurrence au brésilien Embraer et au canadien Bombardier sur le marché des avions régionaux, était une source de fierté pour le pays à l’époque de son lancement en 2011. Il est pourtant très décrié et peine à convaincre en dehors du marché russe.

Plusieurs compagnies étrangères qui l’exploitaient ont préféré réduire ou arrêter son utilisation, évoquant des problèmes de fiabilité.

Son lancement avait été terni par le crash d’un appareil en mai 2012 au cours d’un vol de démonstration en Indonésie, qui avait fait 45 morts.

Pour soutenir l’avionneur, le gouvernement russe a mis en place des subventions pour inciter les opérateurs russes à acheter des Superjet: Aeroflot est ainsi devenu le premier utilisateur de l’appareil et avait annoncé en septembre 2018 avoir passé une commande record de 100 Superjet.

Le dernier crash d’ampleur en Russie remonte à février 2018: un An-148 de la compagnie Saratov Airlines s’était écrasé près de Moscou peu après son décollage, faisant 71 morts.

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Le président ougandais a posé la première pierre d’une cathédrale orthodoxe à Kampala

Le président ougandais a fait don de 300 millions de shillings ougandais, soit environ 71 200 euros, pour la construction de la nouvelle cathédrale sacrée et orthodoxe à Kampala.

Le président ougandais a posé la première pierre d’une cathédrale orthodoxe à Kampala

La nouvelle cathédrale se veut une réplique de la célèbre église Sainte-Sophia à Constantinople. Les travaux de construction s’élèvent à environ 4,034 million d’euros. Le président Yoweri Museveni a déclaré qu’il utiliserait l’aide d’autres pays orthodoxes tels que la Grèce, la Serbie et la Russie pour construire la cathédrale. « J’utiliserai des voies diplomatiques pour collecter des fonds dans ces régions », a déclaré le président. Le président ougandais a posé la première pierre de la nouvelle cathédrale lors de la liturgie du dimanche 5 mai 2019 sur la colline de Lubya, dans le district de Rubaga en Ouganda. « Alors que l’Eglise guide ses fidèles pour le salut, il est important de leur enseigner la création de richesses. Des chrétiens plus puissants signifient une Église plus forte. L’Eglise devrait contribuer à amplifier le message du gouvernement sur le commerce et les autres activités lucratives « , a déclaré le président Yoweri Museveni sur le compte Twitter des efforts soutenus pour éliminer la pauvreté dans le pays. Les célébrations du dimanche ont été dirigées par le métropolite Iona Lwanga de Kampala, de la juridiction du patriarcat d’Alexandrie. Selon les estimations de 2019, la population ougandaise s’élève à 47,71 millions d’habitants, dont plus d’un million sont des chrétiens orthodoxes.

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Info Vatican

Burkina Faso: attaque contre une église protestante, le Pape prie pour les victimes
Le pasteur protestant et deux de ses fils ont été tués en pleine célébration d'un office. Au cours des derniers mois, les actions des groupes islamistes radicaux ont beaucoup augmenté dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.
 

Marco Guerra - Cité du Vatican 

Interrogé par Vatican News, Alessandro Gisotti, directeur par intérim de la salle de presse, a déclaré que «le Saint-Père a appris avec douleur la nouvelle d'un nouvel attentat contre une église au Burkina Faso. Il prie pour les victimes, la famille et l'ensemble de la communauté chrétienne du pays».

Le bilan de cette attaque contre une église protestante au Burkina Faso survenue à Silgadji, à 60 km de Djibo, capitale de la province de Soum, s’élève à six morts. Les victimes sont le pasteur Pierre Ouedraogo, frappé lors de la célébration de l'office, deux de ses fils, et trois fidèles.

Nouvelle escalade de la violence

Les assaillants, arrivés à moto, se seraient enfuis au Mali. L'attaque survient dans un climat de tension croissante: vendredi après-midi, six personnes, dont cinq enseignants burkinabés, ont été tuées par une dizaine de présumés djihadistes à Maytagou, dans la région centre-est de Koulpelogo. La nouvelle a été rapportée par le site web de RFI. Le quotidien italien Avvenire a également fait état d'une attaque, qui a eu lieu le 5 avril, contre un village du diocèse de Dori, au cours de la Via Crucis. à cette occasion, des hommes armés sont entrés dans l'église catholique et ont ouvert le feu sur les fidèles, faisant quatre morts. Les bandits ont saccagé le village avant de partir.

Démenti autour du corps d'un prêtre 

Toujours dans le diocèse de Dori, le père Joel Yougbarè, curé de Djibo, est décédé le dimanche 17 mars. Lors d'une conversation avec l'agence Fides, son évêque, Mgr Laurent Dabiré a fermement démenti les informations publiées par certains organes de presse concernant la découverte du corps du prêtre.

Au Burkina Faso, des groupes terroristes font rage depuis 2015, notamment Ansarul Islam et le "Groupe pour l'affirmation de l'islam et des musulmans", affilié à Al-Qaïda pour le Maghreb islamique. Plus de 250 personnes ont été tuées en quatre ans, dont plus de 60 dans la capitale, Ouagadougo

 

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