Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chapelet - Messe - Vêpres - samedi 16 février 2019

OFFICE DES VÊPRES

Veille du 6ème dimanche du temps ordinaire

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : LE JOUR S’ACHÈVE

CFC — CFC

Le jour s’achève,
Mais la gloire du Christ
Illumine le soir. 
Le pain rompu, 
Le vin nouveau
Portent leur fruit de louange : 
Béni sois-tu, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

L’Esprit nous garde
Sous l’alliance du Christ
Et le signe pascal. 
La vie reçue, 
La vie donnée
Rythment le temps de l’Église : 
Nous sommes tiens, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

Le monde marche 
Vers le règne du Christ, 
Et sa nuit prendra fin. 
Nos cœurs l’ont su, 
Nos yeux verront : 
L’œuvre de Dieu est lumière. 
Tu nous l’as dit, ô notre Père, 
En Jésus, le Vivant ! 

Que l’on découvre
Le visage du Christ
À la joie des sauvés ! 
Il est venu, 
Il vient encor, 
Dieu tient toujours ses promesses : 
Tu nous bénis, ô notre Père, 
En Jésus, ton enfant ! 
ANTIENNE

Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route.

PSAUME : 118-14

105 Ta parole est la lumière de mes pas,
la lampe de ma route.
106 Je l’ai juré, je tiendrai mon serment,
j’observerai tes justes décisions.
107 J’ai vraiment trop souffert, Seigneur ;
fais-moi vivre selon ta parole.
108 Accepte en offrande ma prière, Seigneur :
apprends-moi tes décisions.
109 À tout instant j’expose ma vie :
je n’oublie rien de ta loi.
110 Des impies me tendent un piège :
je ne dévie pas de tes préceptes.
111 Tes exigences resteront mon héritage,
la joie de mon cœur.
112 Mon cœur incline à pratiquer tes commandements :
c’est à jamais ma récompense.

ANTIENNE

Garde-moi, Seigneur mon Dieu, toi, mon seul espoir.

PSAUME : 15

1 Garde-moi, mon Dieu :
j'ai fait de toi mon refuge.
2 J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

3 Toutes les idoles du pays,
   ces dieux que j'aimais, +
ne cessent d'étendre leurs ravages, *
et l'on se rue à leur suite.
4 Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; *
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

5 Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
6 La part qui me revient fait mes délices ;
j'ai même le plus bel héritage !

7 Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m'avertit.
8 Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

9 Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
10 tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

11 Tu m'apprends le chemin de la vie : +
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

ANTIENNE

Il s’est abaissé, Dieu l’a exalté.

PSAUME : CANTIQUE (PH 2)
6 Le Christ Jésus, +
ayant la condition de Dieu, *
ne retint pas jalousement
le rang qui l'égalait à Dieu.
7 Mais il s'est anéanti, *
prenant la condition de serviteur.

Devenu semblable aux hommes, +
reconnu homme à son aspect, *
8 il s'est abaissé,
devenant obéissant jusqu'à la mort, *
et la mort de la croix.

9 C'est pourquoi Dieu l'a exalté : *
il l'a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu'au nom de Jésus
tout genou fléchisse *
au ciel, sur terre et aux enfers,

11  et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur » *
à la gloire de Dieu le Père.
PAROLE DE DIEU : COL 1, 2B-6A
Que Dieu notre Père vous donne la grâce et la paix. Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, en priant pour vous à tout instant. Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les fidèles dans l’espérance de ce qui vous attend au ciel ; vous en avez déjà reçu l’annonce par la parole de vérité, la Bonne Nouvelle qui est parvenue jusqu’à vous, elle qui porte du fruit et progresse dans le monde entier.
RÉPONS

R/ La Bonne Nouvelle est venue jusqu’à nous.

 

* Alléluia, alléluia.

 

V/ La Parole qui porte fruit. *

 

V/ L’espérance du règne à venir. * 

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Le Seigneur s’est relevé d’entre les morts ; c’est pour nous jour de fête et de joie, alléluia !

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

À la veille du jour du Seigneur, supplions-le de regarder avec bonté ce que fut notre vie pendant la semaine :


R/

Accueille-nous, Seigneur, en ta bonté.

 

Créateur souverain, tu nous as confié le monde :
— pour tout progrès, merci ;
   pour toute lâcheté, pardon.

 

Tu nous as donné des compagnons de travail :
— pour les secours donnés et reçus, merci ;
   pour les malveillances et les jalousies, pardon.

 

Tu nous as donné des frères :
— pour les témoignages d’affection, merci ;
   pour tout manque d’amour, pardon.

 

Tu nous as donné de rencontrer des inconnus :
— pour les amitiés qui se sont nouées, merci ;
   pour nos indifférences, pardon.

 

Regarde avec bonté ceux qui sont morts de mort brutale ou dans l’isolement :
— accueille-les dans le repos éternel.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Dieu qui veut habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce ; alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure.

Voir les commentaires

Les Laudes du samedi 16 février 2019

OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres, 
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE

Venez, adorons le Maître du monde.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR NOUS AIMER AINSI

Servel — Chalet

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi, 
fils de la terre ?
Qui donc est Dieu, si démuni, si grand, 
si vulnérable ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu pour se lier d’amour 
à part égale ?
Qui donc est Dieu, s’il faut pour le trouver 
un cœur de pauvre ? 

Qui donc est Dieu, s’il vient à nos côtés 
prendre nos routes ?
Qui donc est Dieu qui vient sans perdre cœur
à notre table ? 

Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer
s’il n’aime l’homme ?
Qui donc est Dieu qu’on peut si fort blesser
en blessant l’homme ?
ANTIENNE

Mes yeux devancent l’aurore, car j’espère en ta parole, Seigneur.

PSAUME : 118-19
145 J’appelle de tout mon cœur : réponds-moi ;
je garderai tes commandements.
146 Je t’appelle, Seigneur, sauve-moi ;
j’observerai tes exigences.
147 Je devance l’aurore et j’implore :
j’espère en ta parole.
148 Mes yeux devancent la fin de la nuit
pour méditer sur ta promesse.
149 Dans ton amour, Seigneur, écoute ma voix :
selon tes décisions fais-moi vivre !
150 Ceux qui poursuivent le mal s’approchent,
ils s’éloignent de ta loi.
151 Toi, Seigneur, tu es proche,
tout dans tes ordres est vérité.
152 Depuis longtemps je le sais :
tu as fondé pour toujours tes exigences.
ANTIENNE

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut.

PSAUME : CANTIQUE DE MOÏSE (EX 15)

1 Je chanterai pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer cheval et cavalier !

2 Ma force et mon chant, c'est le Seigneur :
il est pour moi le salut. *
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j'exalte le Dieu de mon père.

3 Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».

4 Les chars du Pharaon et ses armées,
   il les lance dans la mer. *
L'élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.

7 La grandeur de ta gloire a brisé tes adversaires :
tu envoies ta colère qui les brûle comme un chaume.

8 Au souffle de tes narines, les eaux s'amoncellent : +
comme une digue, se dressent les flots ;
les abîmes se figent au cœur de la mer.

9 L'ennemi disait : « Je poursuis, je domine, +
je partage le butin, je m'en repais ;
je tire mon épée : je prends les dépouilles ! »

10 Tu souffles ton haleine : la mer les recouvre ; *
comme du plomb, ils s'abîment
   dans les eaux redoutables.

11 Qui est comme toi parmi les dieux, Seigneur ? +
Qui est comme toi, magnifique en sainteté,
terrible en ses exploits, auteur de prodiges ?

12 Tu étends ta main droite : la terre les avale. +
13 Tu conduis par ton amour ce peuple que tu as racheté ;
tu le guides par ta force vers ta sainte demeure.

17 Tu les amènes, tu les plantes
   sur la montagne, ton héritage, +
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l'habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.

18 Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.

ANTIENNE

Alléluia !

PSAUME : 116
1 Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

2 Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur ! 
PAROLE DE DIEU : (2 P 1, 10-11)
Frères, redoublez d’efforts pour confirmer l’appel et le choix dont vous avez bénéficié ; en agissant ainsi, vous ne risquez pas de tomber. C'est ainsi que vous sera généreusement accordée l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.
RÉPONS

R/ Voyez quel grand amour nous est donné !

 

V/ Enfants de Dieu, nous le sommes
dans le Fils unique ! R/

 

V/ Au-delà de toute souffrance,
une joie sans fin nous attend. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Lumière des nations, Sauveur des hommes, béni sois-tu Seigneur !

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

Avec toutes les générations qui ont chanté la gloire de la Vierge Marie, disons à Dieu notre reconnaissance :


R/

Nous te louons, Seigneur, et nous te bénissons !

 

Pour l’humilité de la Vierge, et sa docilité à ta Parole,

 

Pour son allégresse et pour l’œuvre en elle de l’Esprit,

 

Pour l’enfant qu’elle a porté, qu’elle a couché dans la mangeoire,

 

Pour son offrande au Temple et son obéissance à la Loi,

Pour sa présence à Cana, pour sa tranquille prière,

 

Pour sa foi dans l’épreuve, pour sa force au calvaire,

Pour sa joie au matin de Pâques, et parce qu’elle est notre mère.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Écoute-nous, Seigneur et accorde-nous la paix profonde que nous te demandons. Ainsi en te cherchant tous les jours de notre vie, et soutenus par la prière de la Vierge Marie, nous parviendrons sans encombre jusqu'à toi. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Voir les commentaires

Office du milieu du jour du samedi 16 février 2019

OFFICE DE SEXTE
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : ÉVANGILE DE DIEU

CFC — CFC

Évangile de Dieu,
Soleil étincelant
De justice et d'amour,
Pénètre dans nos vies ;
Au plus profond des cœurs,
Purifie et transforme.

Transcendante clarté,
À l'heure de midi.
Du plus haut de la croix
Tu baignes l'univers ;
En ton immense paix
Tu rassembles les hommes.
ANTIENNE
Guide-moi, Seigneur, au chemin de ta loi.
PSAUME : 118-5
33 Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ;
à les garder, j’aurai ma récompense.
34 Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.
35 Guide-moi sur la voie de tes volontés,
là, je me plais.
36 Incline mon cœur vers tes exigences,
non pas vers le profit.
37 Détourne mes yeux des idoles :
que tes chemins me fassent vivre.
38 Pour ton serviteur accomplis ta promesse
qui nous fera t’adorer.
39 Détourne l’insulte qui m’effraie ;
tes décisions sont bienfaisantes.
40 Vois, j’ai désiré tes préceptes :
par ta justice fais-moi vivre.
ANTIENNE
Qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.
PSAUME : 33 - I

2 Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
3 Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

4 Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
5 Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

6 Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
7 Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

8 L'ange du Seigneur campe à l'entour
pour libérer ceux qui le craignent.
9 Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

10 Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
11 Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d'aucun bien.

PSAUME : 33 - II

12 Venez, mes fils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
13 Qui donc aime la vie
et désire les jours où il verra le bonheur ?

14 Garde ta langue du mal
et tes lèvres des paroles perfides.
15 Évite le mal, fais ce qui est bien,
poursuis la paix, recherche-la.

16 Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
17 Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.

18 Le Seigneur entend ceux qui l'appellent  :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
19 Il est proche du cœur brisé,
il sauve l'esprit abattu.

20 Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre.
21 Il veille sur chacun de ses os :
pas un ne sera brisé.

22 Le mal tuera les méchants ;
ils seront châtiés d'avoir haï le juste.
23 Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

PAROLE DE DIEU : JR 17, 9-10
Le cœur de l’homme est compliqué et malade ! qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon ses actes, selon les fruits qu’il porte.
RÉPONS
V/ Je suis à toi, sauve-moi, 
fais-moi vivre selon ton amour.
ORAISON
Seigneur, foyer brûlant de charité, accorde-nous une telle ferveur que nous soyons capables de t’aimer plus que tout et d’aimer nos frères à cause de toi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Voir les commentaires

Recommandations de Jésus en vu de son retour

Lorsque Jésus annonce son départ proche Et Bientôt SON retour, Il fait ses recommandations

"La date de son retour est selon le calendrier de l’Éternel et non le nôtre"

 

Jésus nous dit à propos de la prière dans :  Jean 17 : 1 et 14-23)

"pour que le monde croie que tu m'as envoyé."

Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il : « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton fils te Glorifie »

Puis il pria son père devant son assemblée.

Je leur ai donné ta Parole et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne prie pas pour les enlever du monde, mais les garder du Mauvais (de les préserver du mal Matthieu 6 :13)

Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

Sanctifie les dans la vérité : ta Parole est vérité (ils les ont vraiment accueillies parce que je suis sorti de toi)

Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les envoyés dans le monde.

 Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient eux aussi sanctifiés dans la vérité

Je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui également qui grâce à leurs paroles, croiront en moi.

Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.

Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un/ moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité, et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

 

L'unité dont parle Jésus n'a rien à voir avec ce que nous appelons aujourd'hui les "dénominations" ou "l'œcuménisme" pour ceux qui ne lisent qu’un verset, à l’époque de Jésus ils étaient cent fois plus courageux que nous pour la plupart, et surtout moins nombreux. Ils ne parcouraient pas encore la Planète.

Le temps deux mille ans, ont donné de la force à certains incroyants, de vivre de la Parole du Père Éternel, et de Jésus, et s’enrichir honteusement par des biens matériels au lieu de biens spirituel. Ce sont les sectes et leurs gourous. Seul certains pays vivent l’enfer qu’à connu Jésus, et ils sont un exemple, pour nous, quelques soient leur religion, mais tous le font au nom de Jésus,  Jésus savait que la planète serait comblée par diverses mouvements parlant soi-disant au nom de Jésus. C’est pourquoi, il nous a averti, sous plusieurs forment. A cause, des humains avides de pouvoir, ont détourné la Parole de Jésus pour leur gloire terrestre. Mais Jésus a veillé sur nous, en mettant sur la route des disciples vivant vraiment Sa Parole des moyens pour reconnaître la Vérité. Il a permis une première division les Orthodoxes, plus tard pour les mêmes causes ce fut le protestantisme. Mais au lieu de s’unir ils se firent la guerre, Notre entre en colère à chaque fois, Jésus son fils bien aimé le raisonne, et lui montre tous ces chrétiens fervents prêt à mourir comme lui, pour Jésus et Notre Père.

Actuellement ce sont de nombreuses sectes, et des gourous en tous genre encore plus.  Jésus nous dit, dans la tempête apaisée Matthieu 8 : 25-29. S’étant approché ils le réveillèrent en disant : »au secours, Seigneur, nous périssons !»Il leur dit pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors s’étant lève, il menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme Saisi d’étonnement, les hommes se dirent alors : » quel est celui que même les vents et la mer lui obéissent »

28 quand ils furent arrivés sur l’autre rive, au pays des Gadaniens, deux démoniaques, sortant des tombeaux vinrent à sa rencontre, des êtres si sauvages, que nul ne se sentait de force à passer par ce chemin.

29 les voilà qu’ils se mirent à crier : que nous veux-tu Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?

La Gloire du Seigneur, c’est que nous soyons capables de nous unir contre toutes agressions maléfiques, c’est-à-dire tous ce qui nous désunis, Mais surtout et nous réunissant avec des textes communs tirés de la Bible ou de la Torah, pas seulement un verset ou demi-verset, qui permet de faire dévier les âmes sincères.

C’est ainsi que j’ordonne au nom de Jésus, Esprits Maléfiques de sortir de toutes les âmes sincères et victimes des sectes et gourous pour qu’elles, abjurent les sectes et les gourous qui les ont détournés du VRAI D.IEU

Prions pour que l’unité des chrétiens soit un, au nom et autour de notre Seigneur Jésus

Prions pour que la prière de Jésus soit une réalité dans tous les vrais chrétiens.

Prions pour que tous les chrétiens chantent à l’unissons les louanges à Jésus et que la planète s’unisse dans la prière à la Gloire de notre D.ieu le Père Éternel, son fils et le Saint Esprit.

16 février 2019

Monique Emounah

 

Voir les commentaires

Pendant 24 h, Franck Ferrand entre au monastère

Pendant 24h, Franck Ferrand entre au monastère
MONASTERY-FRANCK-FERRAND-SOLESMES
© Kto
Franck Ferrand en compagnie d'un moine de l'abbaye de Solesmes.
 

Pendant 24h, le célèbre journaliste féru d’Histoire, Franck Ferrand, a délaissé sa vie chronométrée pour expérimenter le silence de la clôture. Au coeur de l’abbaye de Solesmes (Sarthe), le chroniqueur a ainsi vécu au rythme des moines bénédictins. Une expérience unique, filmée et diffusée ce samedi 16 février sur la chaîne KTO.

Pour le premier numéro de son nouveau magazine « Une nuit au monastère », la chaîne KTO a fait appel à un invité de marque. Franck Ferrand, connu pour ses chroniques d’Histoire sur Radio classique, a accepté un challenge inédit : passer 24h derrière la clôture. Et par n’importe où ! Dans la célèbre abbaye bénédictine de Solesmes dans la Sarthe.

Olivier Braillon, directeur délégué à la direction des programmes de la chaîne KTO, raconte à Aleteia comment il a décroché l’accord du chroniqueur favori des férus d’Histoire : « Nous avons eu la chance de le convaincre en un instant ! Nous l’avons rencontré en novembre dernier lors de la présentation de la comédie musicale Bernadette au Val-de-Grâce ; nous lui avons alors proposé d’étrenner une nouvelle émission à Solesmes. Il a dit oui tout de suite ! »

Accueilli par le père abbé et la communauté de moines du 16 au 17 janvier (de 15h à 15h), le célèbre journaliste, qui a l’habitude de nous raconter l’histoire des autres, a cette fois-ci laisser entrevoir, pendant quelques instants, la sienne. Mais pourquoi avoir choisi l’abbaye de Solesmes ? « Solesmes n’est pas n’importe quelle abbaye, souligne Olivier Braillon. C’est là que fut re-fondé l’ordre bénédictin au milieu du XIXe siècle, sous l’impulsion d’un jeune moine nommé Prosper Guéranger. L’abbaye a, dès ce moment, et depuis lors, attiré comme un aimant un nombre incroyable d’artistes : poètes, peintres ou écrivains. Nous avons rencontré le père abbé Dom Philippe Dupont et le prieur, le père Geoffroy Kemlin. Ces derniers nous ont exprimé leur enthousiasme pour un projet si cohérent avec la règle de saint Benoît, dont un chapitre est entièrement dédié à l’accueil des hôtes. Ils ont pris le temps d’interroger la communauté dont on sait que certains membres sont attachés à la discrétion la plus absolue et peu friands des lumières et des caméras. Malgré ces réticences bien naturelles, toute la communauté a donné son accord ».

Après avoir été accueilli à la porte du monastère sarthois par le frère hôtelier, l’historien-conteur a donc abandonné son téléphone pour vivre au rythme des offices et du silence, loin du monde et de ses sollicitations. Une expérience unique à découvrir samedi 16 février à 20h40 sur la chaîne KTO. Prochain invité ? « On garde la surprise », glisse malicieusement Olivier Braillon.

 

Voir les commentaires

Mes frères et mes sœurs, bonne nuit Par la croix du Seigneur que la résurrection et la vie soit sur vous. Amen.

OFFICE DES COMPLIES
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : L'HEURE S'AVANCE : FAIS-NOUS GRÂCE

C. Duchesneau — CNPL

L'heure s'avance : fais-nous grâce,
Toi dont le jour n'a pas de fin.
Reste avec nous quand tout s'efface, 
Dieu des lumières sans déclin.

Tu sais toi-même où sont nos peines :
Porte au Royaume nos travaux.
Sans toi, notre œuvre serait vaine :
Viens préparer les temps nouveaux.

Comme un veilleur attend l'aurore,
Nous appelons le jour promis.
Mais si la nuit demeure encore,
Tiens-nous déjà pour tes amis.

Dieu qui sans cesse nous enfantes,
À toi ces derniers mots du jour !
L'Esprit du Christ en nous les chante
Et les confie à ton amour.

ANTIENNE
Dans ma nuit, je crie vers toi, Seigneur.
PSAUME : 87

2 Seigneur, mon Dieu et mon salut,
dans cette nuit où je crie en ta présence,
3 que ma prière parvienne jusqu’à toi,
ouvre l’oreille à ma plainte.

4 Car mon âme est rassasiée de malheur,
ma vie est au bord de l’abîme ;
5 on me voit déjà descendre à la fosse,*
je suis comme un homme fini.

6 Ma place est parmi les morts,
avec ceux que l’on a tués, enterrés,
ceux dont tu n’as plus souvenir,
qui sont exclus, et loin de ta main.

7 Tu m’as mis au plus profond de la fosse,
en des lieux engloutis, ténébreux ;
8 le poids de ta colère m’écrase,
tu déverses tes flots contre moi.

9 Tu éloignes de moi mes amis,
tu m’as rendu abominable pour eux ;
enfermé, je n’ai pas d’issue :
10 à force de souffrir, mes yeux s’éteignent.

Je t’appelle, Seigneur, tout le jour,
je tends les mains vers toi :
11 fais-tu des miracles pour les morts ?
leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer ?

12 Qui parlera de ton amour dans la tombe,
de ta fidélité au royaume de la mort ?
13 Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
et ta justice, au pays de l’oubli ?

14 Moi, je crie vers toi, Seigneur ;
dès le matin, ma prière te cherche :
15 pourquoi me rejeter, Seigneur,
pourquoi me cacher ta face ?

16 Malheureux, frappé à mort depuis l’enfance,
je n’en peux plus d’endurer tes fléaux ;
17 sur moi, ont déferlé tes orages :
tes effrois m’ont réduit au silence.

18 Ils me cernent comme l’eau tout le jour,
ensemble ils se referment sur moi.
19 Tu éloignes de moi amis et familiers ;
ma compagne, c’est la ténèbre.

PAROLE DE DIEU : JR 14, 7-9B
Si nos fautes parlent contre nous, agis, Seigneur, pour l’honneur de ton nom ! Tu es au milieu de nous, et ton nom a été invoqué sur nous ; ne nous abandonne pas, Seigneur, notre Dieu.
RÉPONS

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.
V/ Mes jours sont dans ta main, sauve-moi. R/
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE SYMÉON
Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.
CANTIQUE DE SYMÉON (LC 2)

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

ORAISON
Seigneur notre Dieu, que la splendeur de la Résurrection nous illumine, pour que nous puissions échapper à l’ombre de la mort et parvenir à la lumière éternelle dans ton Royaume. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
BÉNÉDICTION
Que le Seigneur qui nous a sauvés par sa croix 
soit pour nous la résurrection et la vie. Amen.
 

NOTRE PÈRE

HYMNE : NOUS TE SALUONS, VIERGE MARIE
Nous te saluons, Vierge Marie, 
servante du Seigneur. 
Ta foi nous a donné 
l'Enfant de la promesse, 
la source de la vie. 
Ève nouvelle, 
montre-nous le Sauveur, 
Jésus Christ, notre frère, 
Sainte Mère de Dieu.
Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

 

 

Voir les commentaires

Des Saints chrétiens du jour

15 Février
  
Saint Faustin et saint Jovite

Martyrs
(† 122)

Saint Jovite
Statue de saint JoviteParoisse de Saint-Jovite, Québec

Saint Faustin et saint Jovite étaient frères et appartenaient à une famille distinguée de Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent remarquables par leur piété et par leur zèle, non moins que par leur amitié mutuelle: on ne vit jamais deux frères si unis de sentiments et d'inclinations.

Faustin était prêtre, et Jovite diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution contre les chrétiens. Ils furent les premiers dénoncés, à cause de leur ardeur à prêcher Jésus-Christ, et conduits près de l'empereur, dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice:

"Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux.

-- Nous n'adorerons que le Dieu vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde."

La statue que leur montrait l'empereur était fort brillante et environnée de rayons d'or. Jovite, la fixant, s'écria:

"Oui, nous adorons le Dieu qui règne dans le Ciel et le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent."

A sa parole, la statue perdit son éclat et devint noire, comme l'avait demandé le saint martyr. L'empereur commanda de la nettoyer; mais à peine les prêtres païens y eurent-ils touchée, qu'elle tomba en cendres. Irrité, il ordonna alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces.

Saint Faustin et saint Jovite
Saint Faustin et saint Jovite

A peine étaient-ils entrés dans l'amphithéâtre, que quatre lions, lâchés pour les dévorer, vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite les ours et les léopards s'approchèrent d'eux avec la douceur des agneaux. Jetés dans un sombre cachot, ils y furent laissés sans nourriture. Les anges descendirent du Ciel, éclairèrent leurs ténèbres et leur rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats.

On voulut faire brûler vifs les saints martyrs; les flammes les respectèrent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, employa contre eux tous les raffinements de la cruauté; mais ils demeurèrent fermes dans leur foi, et leur courage, joint à leurs miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.

On essaya de les faire périr en les jetant à la mer; les flots les portèrent doucement au rivage. Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux, et c'est dans l'attitude de la prière qu'ils eurent la tête tranchée.

La foi se ravive, à la lecture des Actes héroïques des martyrs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 195

Saint Claude La Colombière

Jésuite, confesseur de sainte Marguerite-Marie (✝ 1682)

Né près de Lyon dans une famille bourgeoise, Claude entre à 17 ans dans la Compagnie de Jésus, les Jésuites. Dès sa profession solennelle en 1674, il est affecté au petit collège de Paray-le-Monial où il devient le confesseur du couvent de la Visitation. Il a 34 ans. La supérieure des Visitandines avait alors fort à faire avec une timide religieuse, Marguerite-Marie, qui croyait avoir reçu les confidences du Cœur de Jésus. Elle la confie au père de la Colombière. Le prêtre et la moniale se comprennent tout de suite: "Je t'enverrai mon fidèle serviteur et parfait ami", avait dit Jésus à Marguerite-Marie.Saint Claude La Colombière, paroisse Saint-Claude en val d'OzonC'est ainsi que le jeune jésuite devient l'instrument par lequel le Christ va diffuser dans l'Église le culte de son Cœur transpercé, révélé à sainte Marguerite-Marie. Nommé en 1675 prédicateur de la duchesse d'York, il passe deux ans en Angleterre d'où il est banni à cause de calomnies. Accablé par la tuberculose, il retourne à Paray-le-Monial. Marguerite-Marie l'a prévenu: "Notre-Seigneur m'a dit qu'il voulait le sacrifice de votre vie en ce pays." C'est là qu'il meurt à 41 ans. Ses écrits expriment une belle harmonie entre la spiritualité de saint Ignace de Loyola et celle de saint François de Sales.
Patron de la paroisse Saint Claude en Val d'Ozon.
À Paray-le-Monial en Bourgogne, l'an 1682, saint Claude La Colombière, prêtre de la Compagnie de Jésus, homme entièrement donné à la prière, qui dirigea bien des fidèles à l'amour de Dieu par ses conseils sûrs et droits.

Martyrologe romain

A tout moment, j'attrape ces folles passions qui agitent ce pauvre cœur... Je demande à Dieu qu'il me fasse connaître ce que je dois faire pour son service et pour me purifier ; mais je suis résolu d'attendre avec douceur qu'il lui plaise faire cette merveille, car je suis bien convaincu que cela n'appartient qu'à lui seul.

Saint Claude de la Colombière - Retraites

Saint Onésime

porteur d'une lettre de saint Paul (✝ 95)

L'esclave fugitif que saint Paul renvoya à son maître Philémon, porteur d'une lettre qui fait autant d'honneur à son auteur qu'à son destinataire. La tradition veut qu'il soit mort martyr à Rome.
'j'ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, dans ma prison, j'ai donné la vie du Christ.'
'Cet Onésime, dont le nom signifie «utile», ne t'a pas été bien utile dans le passé, mais il l'est maintenant pour toi comme pour moi.'
Lettre de saint Paul Apôtre à Philémon - Chapitre 1 
Commémoraison de saint Onésime, que l'Apôtre saint Paul a recueilli esclave en fuite, qu'il a engendré dans la foi du Christ alors que lui-même était en prison, comme il le dit dans sa lettre à Philémon.

Martyrologe romain

 

Bienheureux Michał Sopoćko

fondateur de la congrégation de Jésus Miséricordieux (✝ 1975)

Michał Sopoćko
fondateur de la congrégation des sœurs de Jésus Miséricordieux
Béatifié le 28 septembre 2008, à Białystok (Pologne)
Biographie - site du Vatican - en anglais
Le bienheureux abbé Michel Sopocko, confesseur et père spirituel de sainte Faustine, fut par son intermédiaire lié directement au mystère des révélations de Jésus Miséricordieux. Dieu lui confia un rôle très important: la réalisation des demandes du Seigneur Jésus, transmises à sainte Faustine. Il y consacra toute sa vie; il supporta beaucoup d'ennuis et souffrit beaucoup pour cette œuvre. D'après le livre du l'abbé Henry Ciereszko: L'abbé Michel Sopocko, Serviteur de Dieu (1888-1975) 
Fr Sopocko béatifié! Marians of the Immaculate Conception - en anglais

​​​​​​​

Voir les commentaires

Méditation du jour

Méditation du jour

« Il fait entendre les sourds et parler les muets »

Vendredi 15 février 2019
 

Évangile selon saint Marc 7, 31-37

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

Écouter cette méditation

Prière

Seigneur Jésus, ouvre-moi à toi.

Demande

Je demande la grâce de contempler le Christ qui entre dans mes surdités et mes mutismes.

Réflexion

1. Une première approche de la Parole

Nous savons que lorsque nous nous approchons de la Parole de Dieu, nous cherchons son sens littéral. Que dit ce passage ? Que décrit-il ?

Marc, l’évangéliste, décrit les gestes du Christ devant un homme qui est sourd et qui a du mal à parler. Jésus amène l’homme loin de la foule, il met ses doigts dans les oreilles de l’homme, il touche sa langue avec sa salive. Ce n’est pas une guérison « comme les autres ». Généralement lorsque le Christ guérit il n’a pas besoin du toucher ; or il paraît qu’ici cet homme en a besoin. Pourquoi Marc nous raconte-t-il ces détails ? Pourquoi a-t-il choisi cette guérison et non pas une autre ? Qu’est-ce que ce texte pourrait-il dire aux chrétiens à qui il écrivait et qui n’avaient pour la plupart aucune difficulté à écouter ou à parler ?

C’est à chacun de nous de rechercher ce que ces versets peuvent signifier pour nous. Qui sommes-nous dans ce tableau ? Les amis ? Le Christ ? L’homme sourd et muet ?

2. L’esprit de mutisme

Peut-être notre attention se dirige-t-elle vers l’homme sourd et muet ? Si oui, un grand saint du 16e siècle, saint Ignace de Loyola, nous propose une description de l’esprit de mutisme.

Dans la treizième règle de discernement (n° 326), Ignace dit que le mauvais esprit, celui de mutisme, agit en exigeant le secret, comme « un séducteur qui sollicite la fille d’un père honnête ou la femme d’un homme d’honneur, [et qui] veut que ses discours et ses insinuations restent secrets. » Pourquoi l’esprit demandera-t-il le silence ? Parce qu’il sait que si la fille ou la femme raconte les promesses du séducteur, ses mots vont perdre leur éclat et sa tromperie sera découverte. Saint Ignace précise : « De même, quand l’ennemi de la nature humaine veut tromper une âme juste par ses ruses et ses artifices, il désire, il veut qu’elle l’écoute et qu’elle garde le secret. »

Alors un signe du mauvais esprit est de se taire sur le trouble et la tentation. Parce qu’on se sent coupable, parce qu’il y a une partie du discours qui plaît ou parce que l’on n’a pas confiance dans les personnes autour.

C’est un mutisme qui nait de la surdité spirituelle. Quelque chose nous empêche d’écouter ou de faire confiance à la voix de Dieu, celle qui murmure constamment dans notre intérieur : « Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi . » (Is 54, 10)

Seigneur, où ai-je laissé entrer l’esprit de mutisme dans ma vie ? Pourquoi cette surdité à ta voix et à ton amour pour moi ? À qui puis-je parler pour vaincre cet esprit ?

3. Comment Jésus guérit la surdité et le mutisme

Jésus prend l’homme à part, loin de la foule, car il sait que cette personne sourde ne pourrait pas apprendre à l’écouter au milieu d’une foule bruyante. Il met ses doigts dans les oreilles de l’homme. Lorsque l’on met les doigts dans les oreilles, c’est pour ne pas entendre. Or ici, Jésus retourne les choses. Il entre, littéralement, dans la surdité de l’homme pour restaurer son écoute. Ensuite Jésus touche sa langue avec sa propre salive. Si cracher est engager sa parole dans le monde de l’époque, Jésus s’engage avec la parole de cet homme. Jésus guérit en remplissant un lieu de vide et de faiblesse par sa propre présence.

Dialogue avec le Christ

Si je suis resté dans ma prière sur le personnage de l’homme sourd et muet, prendre un moment pour demander le Christ comment il veut remplir mes lieux de vide et de faiblesse, ou bien s’ils sont devenus des lieux où l’esprit de mutisme est entré.

Si ma prière m’a porté vers une contemplation du Christ qui guérit, qui s’engage avec l’homme blessé et qui lui prête une attention illimitée, bénir le Christ pour sa tendresse et son amour et reconnaître cet amour concret dans ma propre vie.

Résolution

Prendre un moment dans la journée pour me remémorer comment cette Parole m’a touché et avec qui je me suis identifié, et répéter le dialogue que j’ai eu avec le Seigneur à la fin de ma prière.

Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi

Voir les commentaires

Le chapelet et les verres du vendredi 15 février 2019

OFFICE DES VÊPRES

du jour

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : LE SOIR PEUT REVENIR

P. Fertin — CNPL

R/Le soir peut revenir
Et la nuit,
Si Jésus nous redit
De quel Esprit nous sommes.

Vienne Jésus pour dissiper
Le brouillard et les doutes :
Sa parole donnée
Est soleil sans déclin. 

Vienne Jésus pour surmonter
La fatigue des jours :
Il est l’eau de la source
Et le pain de la vie.

Vienne Jésus pour dominer
La frayeur du naufrage :
N’est-il pas le seul Maître
Du navire et des flots ? 

Vienne Jésus pour consoler
De la mort implacable,
En frère premier-né
Relevé du tombeau ! 

R/Le soir peut revenir
Et la nuit,
Si Jésus nous redit
L’Amour qui nous fait vivre
ANTIENNE

Guéris mon âme, Seigneur, et je saurai que tu m’aimes.

PSAUME : 40

2 Heureux qui pense au pauvre et au faible :
le Seigneur le sauve au jour du malheur !
3 Il le protège et le garde en vie, heureux sur la terre.
Seigneur, ne le livre pas à la merci de l'ennemi !
4 Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance :
si malade qu'il soit, tu le relèves.

5 J'avais dit : « Pitié pour moi, Seigneur,
guéris-moi, car j'ai péché contre toi ! »
6 Mes ennemis me condamnent déjà :
« Quand sera-t-il mort ? son nom, effacé ? »
7 Si quelqu'un vient me voir, ses propos sont vides ;
il emplit son cœur de pensées méchantes,
   il sort, et dans la rue il parle.

8 Unis contre moi, mes ennemis murmurent,
à mon sujet, ils présagent le pire :
9 « C'est un mal pernicieux qui le ronge ;
le voilà couché, il ne pourra plus se lever. »
10 Même l'ami, qui avait ma confiance
et partageait mon pain, m'a frappé du talon.

11 Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi ;
relève-moi, je leur rendrai ce qu'ils méritent.
12 Oui, je saurai que tu m'aimes
si mes ennemis ne chantent pas victoire.
13 Dans mon innocence tu m'as soutenu
et rétabli pour toujours devant ta face.

14 Béni soit le Seigneur,
   Dieu d'Israël, *
depuis toujours et pour toujours !
   Amen ! Amen !

ANTIENNE

    

PSAUME : 45
2 Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
3 Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer ;
4 ses flots peuvent mugir et s'enfler,
les montagnes, trembler dans la tempête : 

(R/) (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

5 Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
6 Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
7 Des peuples mugissent, des règnes s'effondrent ;
quand sa voix retentit, la terre se défait. 

(R/) 8 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

9 Venez et voyez les actes du Seigneur,
comme il couvre de ruines la terre.
10 Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde,
il casse les arcs, brise les lances, incendie les chars :
11 « Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu.
Je domine les nations, je domine la terre. » 

(R/) 12 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)
ANTIENNE

Toi seul es saint, toi seul es le Seigneur !

PSAUME : CANTIQUE (AP 15)

3 Grandes, merveilleuses, tes œuvres,
Seigneur, Dieu de l'univers !

Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins,
Roi des nations.

4 Qui ne te craindrait, Seigneur ?
À ton nom, qui ne rendrait gloire ?

Oui, toi seul es saint ! +
Oui, toutes les nations viendront
   et se prosterneront devant toi ; *
oui, ils sont manifestés, tes jugements.

PAROLE DE DIEU : RM 15, 1-3
C’est un devoir pour nous, les forts, de porter l’infirmité des faibles et de ne pas rechercher ce qui nous plaît. Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour édifier. Le Christ, en effet, n’a pas recherché ce qui lui plaisait mais, comme il est écrit : « Les insultes de tes insulteurs sont tombées sur moi. »
RÉPONS

R/ Qui perd sa vie la trouvera !

 

   

 

V/ Pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour celui qu’on aime. R/

 

V/ Sans regarder à ce qui plaît,
le Christ s’est livré lui-même. R/

ANTIENNE

Tu nous as sauvés, Seigneur, nous te rendons grâce à jamais.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

À l’heure où le Christ souffrit sur la croix, nous prions pour les membres souffrants de son Corps :


R/

Kyrie eleison.

 

Libérateur des prisonniers,

Justice des condamnés,

 

Force des malades,

Espoir des mourants,

 

Lumière des aveugles,

Richesse des pauvres,

 

Pain des affamés,

Toi, l’ami des hommes.

 

   

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Seigneur notre Dieu, que la passion de ton Fils illumine nos esprits pour nous rendre prêts à porter le joug que son amour nous fera trouver léger. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Voir les commentaires

Bonjour mes amis et amies, le soleil printanier nous fait un clin d’œil, bonne journée

15 février 1788 : Louis XVI abolit

 

La question préalable

(D’après « Les parlements de France : essai historique sur leurs

Usages, leur organisation et leur autorité » (Tome 1) paru en 1858

Et « Louis XVI : son administration et ses relations diplomatiques avec l’Europe » (Tome 2) paru en 1844)

Jadis, chaque parlement de France avait un genre de question plus habituellement employé.
Au parlement de Paris, on donnait la question en faisant souffrir aux membres une extension douloureuse, ou en froissant les jambes avec des brodequins : l’estrapade n’avait été défendue qu’en 1697.

Au parlement de Bretagne, on attachait le patient sur une chaise de fer ; on lui faisait présenter les jambes au feu, et on les en approchait par degrés.
Au parlement de Rouen, on administrait la question à l’eau et aux brodequins ; on serrait le pouce, ou un autre doigt, ou une jambe, avec une machine de fer, pour la question ordinaire. On comprimait les deux pouces pour la question extraordinaire.
Les menottes, en sont le dernier souvenir, comme les aiguillettes de la cavalerie ne sont que les anciennes cordes que la maréchaussée portait toujours dans ses expéditions contre les malfaiteurs.

Au parlement de Besançon, on donnait la question à l’estrapade. On liait les bras du patient dans le dos, et on relevait en l’air avec une corde attachée à ses bras, qu’on tirait par le moyen d’une poulie de tour. Pour la question extraordinaire, on lui attachait de plus un gros poids de fer à chaque pied, et les poids demeuraient suspendus en l’air lorsqu’on élevait l’accusé. « O hommes ! s’écrie l’auteur qui donne ces tristes détails, il n’y avait donc pas assez de souffrance attachée à votre malheureuse condition ? Vous avez mis plus d’art et de recherche pour créer des maux étrangers à votre existence que pour la soulager de ceux qui en sont inséparables. Vous avez calculé le degré de la sensibilité humaine avec un sang-froid barbare. Vous avez recueilli les cris, vous les avez comparés, afin de pouvoir marquer précisément le terme où votre fermeté devait s’arrêter pour ne pas perdre la victime. »

On voit, par le commentaire de Ségla sur le procès de Gairaud, Burdéus et autres, que la question préparatoire se nommait, à Toulouse, bouton de gehenne (gêne), ce qui semble indiquer une pression douloureuse imprimée sur l’un des membres. On y revenait jusqu’à trois fois, et on y joignait aussi celle de l’eau. On voit aussi que l’on faisait jeûner un malheureux pendant vingt-quatre heures, et qu’on le menaçait de ne pas lui donner à manger s’il ne confessait la vérité.

Supplice des brodequins. Détail d'une gravure extraite de XVIIIe siècle : institutions, usages et costumes (1875)
L’empoisonneur Desrues à la question (torture des brodequins). Détail d’une gravure
parue dans XVIIIe siècle : institutions, usages et costumes (1875)
et réalisée d’après une estampe populaire du temps

Mais les deux genres de question le plus généralement employés au moment de la suppression de tous les supplices préalables étaient la question à l’eau et les brodequins. Toutes deux se divisaient en ordinaire et extraordinaire.

Après avoir mis le corps du malheureux dans un état de tension extrême au moyen de cordes attachées à ses poignets et à ses pieds et retenues par des anneaux de fer, on lui passait sous les reins un tréteau qui empêchait le corps de retomber. Alors le questionnaire (c’était l’homme destiné à ce triste ministère) faisait avaler au patient, au moyen d’une corne creuse de bœuf qu’on lui mettait dans la bouche, quatre pintes d’eau pour la question ordinaire et huit pour l’extraordinaire.

Il s’arrêtait, sur l’avis du chirurgien présent, si la victime faiblissait, et, dans ces intervalles, le juge interrogeait l’accusé pour obtenir l’aveu de son crime et la révélation de ses complices. Le patient ressemblait à un cétacé, rendant l’eau par toutes les ouvertures de son corps, nous dit un vieux procès-verbal de torture. La question ordinaire par l’eau s’employait avant la condamnation.

Celle des brodequins et des coins était réservée aux condamnés avant de leur faire subir le dernier supplice. Elle était usitée en Angleterre comme en France. On faisait asseoir le patient, on lui plaçait chaque jambe entre deux planches, que l’on serrait sous le genou et au-dessus de la cheville. Les jambes étaient rapprochées et liées ensemble avec des courroies ; alors des coins étaient placés entre les deux planches intérieures, à l’endroit des genoux et des pieds, et enfoncés à coups de maillet au point de faire craquer les os. La question ordinaire était de quatre coins ; l’extraordinaire, de huit. Plus d’un condamné était ainsi estropié et brisé avant d’être livré à l’exécuteur des hautes œuvres. La question des coins fut appliquée à Ravaillac et à Damiens, avant leur exécution.

D’autres fois, dit Merlin, on suspendait le patient par des cordes placées entre ses doigts, avec des poids à ses pieds : c’est ce que l’on nommait l’estrapade. On plaçait des mèches allumées entre les doigts du patient, et on les laissait brûler pendant un temps déterminé, à moins que l’aveu ne vînt interrompre le supplice. Ce mode de question n’était plus employé à la fin du XVIIe siècle.

On avait réduit en principe et en axiome les cas où l’on pouvait donner la question préparatoire. Ainsi on trouve dans un ancien auteur du parlement de Toulouse : « Il est véritable qu’ès choses anciennes la renommée est une preuve certaine (...) et suffit pour donner la question. »

Il y eut longtemps à Paris deux chambres de question, l’une au Châtelet, l’autre au grand Palais de Justice ; celle-ci était placée au rez-de-chaussée de l’une des tours donnant sur la rivière. Elle était en communication directe avec la tournelle. Au XVe siècle, cette chambre sans fenêtre s’éclairait (selon un auteur quelquefois cité pour l’étude qu’il a faite du vieux Paris) par le brasier qui servait à chauffer les instruments de la torture. On posait le patient sur un matelas, ou lit de cuir, qui était presque au niveau du sol, et on l’attachait au milieu du corps par une courroie à boucle, munie d’un anneau de cuivre, lequel était retenu par un crochet encastré dans la clef de voûte.

Dès le début de son règne, Louis XVI s’occupa d’améliorations publiques. En parcourant le recueil des arrêts du conseil, les registres du parlement pour l’enregistrement des édits, on doit se faire une idée étendue de toutes les mesures d’administration durant cette période.

Ce serait à tort qu’on attribuerait aux ministres du roi l’initiative des mesures de bienfaisance et de réforme ; la plupart des préambules des ordonnances ou des édits sont écrits de la main de Louis XVI, et l’un des plus beaux monuments de ce règne, la déclaration, en date du 24 août 1780, qui abolit la question préparatoire — employée au cours de l’instruction dans le but de provoquer des aveux, elle s’appliquait donc à des prévenus, peut-être innocents, à la différence de la question préalable, imposée seulement aux individus reconnus coupables —, est entièrement rédigée par le roi, avec des vues admirables de raison, d’humanité et de bien public.

On trouve des édits sur le régime des prisons, sur les hôpitaux, sur l’amélioration des procédures, sur les dépôts de mendicité, sur le sort du pauvre et de l’ouvrier. La question préalable, torture infligée aux condamnés à mort peu de temps avant l’exécution dans le but de leur faire dénoncer leurs complices, fut abolie par déclaration de Louis XVI en date du 15 février 1788.

Voir les commentaires