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Pierre Rabhi, pionnier de l'agroécologie, est mort

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.5a.6-8.
 

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l'Église

 

7e Sermon pour l'Avent (Œuvres complètes ; trad. A.-L. Charpentier; Éd. Vivès 1866, rev.)
« Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues »


Dès aujourd'hui nous célébrons de tout cœur l'avènement du Seigneur Jésus Christ, et nous ne faisons que notre devoir, car il est venu, non seulement à nous, mais pour nous. Lui, le Seigneur, n'a aucun besoin de nos biens ; la grandeur de la grâce qu'il nous a faite montre bien quelle était notre indigence. On juge la gravité d'une maladie par ce qu'il en coûte pour la guérir. (...)

            La venue d'un Sauveur nous était donc nécessaire ; l'état où se trouvaient les hommes rendait sa présence indispensable. Que le Sauveur vienne donc vite ! Qu'il vienne habiter au milieu de nous par la foi, dans toute la richesse de sa grâce. Qu'il vienne nous arracher à notre aveuglement, qu'il nous libère de nos infirmités, qu'il prenne en charge notre faiblesse ! S'il est en nous, qui pourra nous égarer ? S'il est avec nous, que ne pouvons-nous pas faire en celui qui est notre force ? (Ph 4,13) « S'il est pour nous, qui donc sera contre nous ? » (Rm 8,31) Jésus Christ est un conseiller absolument sûr, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper ; il est une aide puissante dont la force ne peut jamais s'épuiser. (...) Il est la sagesse même de Dieu, la force même de Dieu (1Co 1,24). (...) Recourons donc tous à un tel Maître : dans toutes nos entreprises, invoquons cette aide ; au cœur de nos combats, confions-nous à un défenseur si assuré. S'il est déjà venu dans le monde, c'est pour habiter au milieu de nous, avec nous et pour nous.

 

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Allez vers les brebis perdues d'Israël, sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.

Allez vers les brebis perdues

“Ayant convoqué les Douze, Il leur donna puissance et autorité sur tous les démons et pouvoir de guérir les maladies. Et Il les envoya prêcher le Règne de Dieu et opérer des guérisons”

C'est vers les malades, les possédés, gens de rien, négligés ou méprisés, qu'Il envoie les siens. Les malades, les possédés entrent de plain-pied dans le Royaume de Dieu. Leurs souffrances les prédisposent à en comprendre le sens profond et à le vivre. C'est d'ailleurs ce que Lui-même réalisait.

“Et Jésus parcourait toutes les villes et tous les bourgs, en enseignant dans leurs synagogues et prêchant l'Evangile du Règne et guérissant toute maladie et toute infirmité. Or, voyant la foule, Il eut pitié d'eux parce qu'ils étaient fatigués et couchés à terre comme des brebis qui n'ont pas de berger”

Il a ressenti, mieux que nul autre, la misère des pauvres et des petits. Jésus annonce la Bonne Nouvelle, enseigne, guérit afin de mettre l'homme en face de sa propre dignité et lui permettre de vivre intensément.

Il ne recherche pas les élites, mais s'adresse aux plus pauvres, aux plus abandonnés, à la foule victime des idéologies et des slogans, pour lui dire que, dans son Royaume, tous ont leur place. Enfin ils existent, Dieu les aime tels qu'ils sont et les invite au banquet de son Fils.

D'ailleurs, Il donne comme conseils à ses apôtres : “Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Et sur votre route annoncez bien haut : le Règne des Cieux est proche ! Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratis, donnez gratis”

Les siens doivent se pencher sur tous les blessés de la vie et c'est à eux, malades du corps ou de l'esprit, qu'ils se doivent d'annoncer la Bonne Nouvelle : le Règne des Cieux est proche !

Et pourtant, même si Jésus annonce le Royaume, étale devant nous la tendresse paternelle du Père en guérissant, prie pour qu'il y ait beaucoup d'ouvriers, l'homme reste libre de dire oui ou non à ce message.

“Et entrant dans la maison, saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix aille sur elle ! Mais si elle n'est pas digne, que votre paix revienne sur vous !”

Jésus respecte toujours l'homme et sa liberté. C'est l'homme qui s'engage pour ou contre le Royaume, ou bien y reste indifférent.

“et si l'on refuse de vous recevoir et d'écouter vos paroles, en sortant de cette maison secouez la poussière de vos pieds”

En clair, laissez-les à leur responsabilité, même s'ils ont tort.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.

"Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité."

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Voyant les foules amassées devant lui, Jésus se sent "remué aux entrailles." Il se trouve devant le désarroi et la fatigue des gens de son temps, abattus, désabusés, déboussolés. Un combat se livre au cœur de chacun de nous, il s’agit de savoir si oui ou non nous allons laisser Dieu entrer dans notre vie. Ce que Jésus désire, c’est le salut de l’homme. Des Pharisiens choisissent délibérément de s’éloigner de lui plutôt que de le placer au centre de leur vie. C’est ainsi qu’il ne peut pas les atteindre, ni les guérir, ni les racheter. A la suite de Jésus, en grande douceur et humilité, nous voulons ouvrir un chemin de Salut aux souffrants que nous rencontrons. Nous suivons le Chemin de la Vie, et la même puissance d’amour de Dieu qui animait Jésus nous est donnée. C’est avec Lui, par Lui, et en Lui que nous œuvrons, comme lui agissait par le Père. Jésus a été plongé dans un monde de violence et d’obscurités. La réalité de la Croix est déjà présente à Noël. Plongés dans la tendresse et la bonté de notre Père, nous sommes solidaires de notre Peuple. Nous ressentons pour lui le même besoin de libération que celui qu’éprouvait Jésus afin que son peuple entre dans la joie de Dieu.

« Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Jésus appela ses douze disciples : Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Dans un monde en désarroi, où rien ne semble tenir debout longtemps, Jésus rappelle la présence de Celui qui est le fondement de tout. La vocation première des Douze sera la prière. Il faut tout d’abord restaurer le lien personnel et explicite avec le cœur de Dieu : « Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Nous demandons de voir avec les yeux du Christ. Nombreux sont celles et ceux qui attendent que nous annoncions Jésus. La Mission que le Père lui a confiée et pour laquelle il a été envoyé nous est transmise. Jésus passe encore avec nous sur nos chemins désolés comme il y est passé naguère avec ses disciples. Il nous invite à prêter main forte à la moisson pour nous assurer que les bergers ne manquent pas. Aujourd’hui encore, il nous donne son Esprit Saint, comme il l’a donné à ses apôtres pour que nous réalisions une œuvre de Paix. Ainsi, Jésus continue son Chemin de vie avec nous.

"Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité." Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Jésus a choisi douze hommes sans influence, d’origines variées qui se sont laissés attirer par sa Parole et qui marchent avec lui sur la route. Il en fera des pasteurs selon le cœur de Dieu. Il les envoie. La qualité de l’envoyé est le désintéressement. L’annonce des paroles qui peuvent guérir se fera d’abord par la vie des envoyés. Elle est issue d’un don et d’une réponse à un appel qui est devenu le fondement d’une civilisation plus humaine. Jésus reste une référence toujours nouvelle pour éveiller la générosité dans nos cœurs, susciter un esprit de gratuité. C’est le seul comportement qui peut déplacer le centre d’intérêt de l’homme ailleurs qu’en lui-même. Jésus nous donne d’être lumineux de sa vie en nous donnant le bonheur qui vient de Dieu. Nous avions nous aussi été plongés dans la détresse de notre Peuple, mais l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs pour que nous réalisions une communauté fraternelle ou le pauvre aura la première place. Dieu ne veut pas d’une humanité oppressée qui soit la proie de la haine, il veut pour elle le bonheur.

Prière:

Seigneur prend pitié de nous, comme tu le fis sur la foule  donne-nous la grâce de devenir ce que nous recevons dans l’Eucharistie, le Corps du Christ.

Amen

 

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Le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra, Voyant les foules, Jésus saisi de compassion » (

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE
« Le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra » (Is 30, 19-21.23-26)
Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur, le Dieu saint d’Israël :
Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus.
À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce.
Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra.
Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau dans l’épreuve.
Celui qui t’instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront.
Tes oreilles entendront derrière toi une parole :
« Voici le chemin, prends-le ! », et cela, que tu ailles à droite ou à gauche.
Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre,
et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant.
Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages.
Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la pelle et la fourche.
Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée couleront des ruisseaux,
au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense.
La lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus,
– autant que sept jours de lumière –
le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple et guérira ses meurtrissures.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(146 (147A), 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Heureux tous ceux qui attendent le Seigneur !

ou : Alléluia ! (Is 30, 18)

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange !
Le Seigneur rebâtit Jérusalem,
il rassemble les déportés d’Israël.

Il guérit les cœurs brisés
et soigne leurs blessures.
Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom.

Il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n’a mesuré son intelligence.
Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu’à terre les impies.

ÉVANGILE
«Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion » (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)
Alléluia, Alléluia. Le Seigneur est notre juge, il nous donne des lois, le Seigneur est notre roi : c’est lui qui nous sauve. Alléluia. (Is 33, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Cette demande de Jésus est toujours valable.

Nous devons toujours prier le "maître de la moisson", c'est-à-dire Dieu le Père, d'envoyer des ouvriers pour travailler dans son champ, qui est le monde.

Et chacun de nous doit le faire avec un cœur ouvert, avec une attitude missionnaire ; notre prière ne doit pas se limiter seulement à nos besoins, à nos nécessités:
une prière est vraiment chrétienne si elle a aussi une dimension universelle.

(Angélus du 7 juillet 2019)

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