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Bonne fête aux Christian et aux très saintes Âmes du 12 novembre

Saint Christian
martyr (✝ 1003)


moine évangélisateur de la Pologne

(conférence épiscopale polonaise - en polonais)


 

Près de Casimiria, sur la Warta en Pologne, l'an 1003, les saints martyrs Benoît, Jean, Matthieu et Isaac. Moines camaldules venus d'Italie en Pologne pour y répandre la foi chrétienne, ils furent abattus de nuit par des voleurs, ainsi que saint Christian, leur compagnon polonais, qui fut pendu sur la place de l'oratoire.

Martyrologe Romain

Saint Josaphat (Jean) Kuncewicz
Archevêque de Polotsk et martyr
(1580-1623)

Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d'une famille modeste. Il reçut le nom de Jean au baptême. Il entra à vingt ans dans l'ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat.

Secrètement passé au schisme, le Supérieur de la communauté tenta vainement de convaincre Josaphat à se révolter contre le Saint Père, mais au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d'injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l'archimandrite au métropolitain. Ce dernier déposa le Supérieur de sa charge.

 Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d'un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l'Église. Ordonné prêtre, le saint basilien se fit l'apôtre de la contrée, s'appliqua au ministère de la prédication et de la confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles. Dieu avait doté saint Josaphat d'un talent particulier pour assister les condamnés à mort. Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux.

 Nommé archimandrite du couvent de la Trinité, qui se composait surtout de jeunes religieux, il les forma à la vie monastique avec une vigilance toute paternelle. À l'âge de trente-huit ans, Josaphat Kuncewicz fut sacré archevêque de Polotsk à Vilna (Vilnius). Pendant que l'archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs évêques avaient été convoqués, un évêque schismatique s'empara de son siège à l'improviste.

 Josaphat s'empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l'obéissance. Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n'était intervenue pour le dégager.

 Le matin du 12 novembre 1623, alors qu'il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, une foule en furie envahit la sainte demeure. Josaphat accourut promptement au bruit de l'émeute : « Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici. » Deux hommes s'avancèrent alors vers lui ; l'un d'eux le frappa au front avec une perche et l'autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne.

 Béatifié par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 16 mai 1643, et canonisé par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 29 juin 1867, saint Josaphat est le premier saint des Églises uniates à être canonisé à Rome.

 Ses reliques se trouvent sous l'autel Saint-Basile dans la basilique Saint-Pierre du Vatican.

 

 

Saint Margarito Flores Garcia,

prêtre mexicain et martyr († 1927)

 

Martyrologe Romain : Dans la grande persécution mexicaine, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et abattu par une rafale de mitrailleuse à Tulimar au Mexique.

Margarito Flores García a été béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé le 21 mai 2000, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005). Au cours de la même cérémonie ont été canonisés ses 24 compagnons, Mère María de Jesús Sacramentado Venegas et le Père José María de Yermo y Parres.

HOMÉLIE DE SA SAINTETÉ JEAN PAUL II

CANONISATIONS DE 27 NOUVEAUX SAINTS

Dimanche 21 mai 2000

1. "N'aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité" (1 Jn 3, 18). Cette exhortation, tirée de l'Apôtre Jean dans le texte de la seconde lecture de cette célébration, nous invite à imiter le Christ en vivant dans le même temps en étroite union avec Lui. Jésus lui-même nous l'a dit dans l'Evangile qui vient d'être proclamé:  "De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi" ( Jn 15, 4).

A travers l'union profonde avec le Christ, commencée dans le Baptême et alimentée par la prière, par les sacrements et par la pratique des vertus évangéliques, des hommes et des femmes de toutes les époques, en tant que fils de l'Eglise, ont atteint l'objectif de la sainteté. Ils sont saints car ils ont placé Dieu au centre de leur vie et ont fait de la recherche et de la diffusion de son Royaume la raison de leur existence; saints car leurs oeuvres continuent à parler de leur amour total pour le Seigneur et leurs frères, portant des fruits abondants, grâce à leur foi vivante en Jésus-Christ et à leur engagement à aimer, même leurs ennemis, comme Il nous a aimés.

2. Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Eglise est heureuse de proclamer saints ces fils du Mexique:  Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, prêtres et laïcs; José María de Yermo y Parres, prêtre fondateur des Religieuses servantes du Sacré-Coeur de Jésus, et María de Jesús Sacramentado Venegas, fondatrice des Filles du Sacré-Coeur de Jésus.

Pour participer à cette célébration solennelle, honorant ainsi la mémoire de l'Eglise et de votre patrie, vous, pèlerins mexicains, êtes venus en grand nombre, accompagnés d'un groupe nombreux d'évêques. Je vous salue tous avec une grande affection. L'Eglise qui est au Mexique se réjouit de pouvoir compter sur ces intercesseurs dans le ciel, modèles de charité suprême, ayant suivi les traces de Jésus-Christ. Tous donnèrent leur propre vie à Dieu et à leurs frères, à travers le martyre ou le chemin de l'offrande généreuse au service des indigents. La fermeté de leur foi et l'espérance les soutinrent dans les diverses épreuves auxquelles ils furent confrontés. Ils constituent un héritage précieux, fruit de la foi enracinée dans les terres mexicaines, qui, à l'aube du troisième millénaire du christianisme, doit être conservée et revitalisée afin que vous puissiez continuer à être fidèles au Christ et à son Eglise, comme vous l'avez fait par le passé. Mexique, sois toujours fidèle!


3. Dans la première lecture, nous avons entendu la façon dont Paul agissait à Jérusalem:  "prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il s'adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte" (Ac 9, 28-29). Avec la mission de Paul se prépare l'oeuvre de propagation de l'Eglise, qui apporte le message évangélique en chaque lieu. Dans cette oeuvre, les persécutions et les violences contre les annonciateurs de la Bonne Nouvelle n'ont jamais manqué. Toutefois, au-delà des adversités humaines, l'Eglise peut compter sur la promesse de l'assistance divine. C'est pourquoi nous  avons  entendu que "les Eglises jouissaient de la paix... elles s'édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint-Esprit" (Ac 9, 31).

Nous pouvons appliquer ce passage des Actes des Apôtres à la situation que durent vivre Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle. La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance  aux  prêtres.  Ils  n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion catholique. Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs. Fidèles à Dieu et à la foi catholique enracinée dans les communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Eglise et pour la société mexicaine en particulier.

Après les dures épreuves que l'Eglise subit au Mexique au cours de ces années tourmentées, les chrétiens mexicains, encouragés par le témoignage de ces témoins de la foi, peuvent aujourd'hui vivre en paix et en harmonie, en apportant à la société la richesse des valeurs évangéliques. L'Eglise croît et progresse, étant le creuset où naissent d'abondantes vocations sacerdotales et religieuses, où se forment les familles selon le plan de Dieu et où les jeunes, partie considérable du peuple mexicain, peuvent grandir dans l'espérance d'un avenir meilleur. Que le lumineux exemple de Cristóbal Magallanes et de ses compagnons martyrs vous pousse à un engagement renouvelé de fidélité à Dieu, capable de continuer à transformer la société mexicaine afin qu'y règnent la justice, la fraternité et l'harmonie entre tous!


4. "Or voici son commandement:  croire au nom de son Fils Jésus-Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous en a donné le commandement" (1 Jn 3, 23). Le mandat par excellence que Jésus a donné aux siens est de s'aimer fraternellement comme il nous a aimés (cf. Jn 15, 12). Dans la seconde lecture que nous avons entendue, le commandement possède un double aspect:  croire dans la personne de Jésus-Christ, Fils de Dieu, en le professant à chaque instant, et nous aimer les uns les autres, car le Christ lui-même nous l'a prescrit. Ce commandement est si important pour la vie du croyant qu'il se transforme en condition nécessaire afin qu'ait lieu l'inhabitation divine. La foi, l'espérance et l'amour conduisent à accueillir Dieu de façon existentielle, comme le chemin sûr vers la sainteté.

On peut dire que ce fut le chemin entrepris par José María de Yermo y Parres, qui vécut son don sacerdotal au Christ en adhérant à Lui de toutes ses forces, et, dans le même temps, en se distinguant par son attitude fondamentale de prière et de contemplation. Dans le Coeur de Jésus, il trouva l'orientation de sa spiritualité, et considérant son amour infini pour les hommes, il voulut l'imiter en faisant de la charité sa règle de vie.

Le nouveau saint fonda les religieuses Servantes du Sacré-Cæur de Jésus et des Pauvres, réunissant ainsi ses deux grands amours, qui expriment dans l'Eglise l'esprit et le charisme du nouveau saint. Chères Filles de saint José María de Yermo y Parres:  vous vivez avec générosité le riche héritage de votre fondateur, à commencer par la communion fraternelle en communauté, et en l'étendant à l'amour miséricordieux envers vos frères, avec humilité, simplicité et efficacité, et, au-dessus de tout, en parfaite union avec Dieu.
5. "Demeurez en moi, comme moi en vous... Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit" (Jn 15, 4-5). Dans l'Evangile que nous  avons  entendu,  Jésus  nous  a exhortés à demeurer en Lui, pour conduire à Lui tous les hommes. Cette invitation exige de mener à bien notre engagement baptismal, de vivre dans son amour, de s'inspirer de sa Parole, de s'alimenter de l'Eucharistie, de recevoir son pardon et, lorsque cela est nécessaire, de porter la croix avec Lui. La séparation de Dieu est la tragédie la plus grande que l'homme puisse vivre. La lymphe qui parvient au sarment le fait croître; la grâce qui provient du Christ nous rend adultes et mûrs, afin que nous portions des fruits de vie éternelle.

Sainte María de Jesús Sacramentado Venegas, première Mexicaine canonisée, sut rester unie au Christ au cours de sa longue existence terrestre et c'est pourquoi elle porta des fruits abondants de vie éternelle. Sa spiritualité fut caractérisée par une singulière piété eucharistique, car il est clair que le chemin par excellence pour s'unir au Seigneur est de le chercher, de l'adorer, de l'aimer dans le très saint mystère de sa présence réelle dans le Sacrement de l'Autel.

Elle voulut prolonger son oeuvre par la fondation des Filles du Sacré-Coeur de Jésus, qui poursuivent aujourd'hui dans l'Eglise son charisme de la charité envers les pauvres et les malades. De fait, l'amour de Dieu est universel, il désire parvenir à tous les hommes; c'est pourquoi la nouvelle sainte comprit que son devoir était de le diffuser, en prodiguant ses attentions à l'égard de tous jusqu'à la fin de ses jours, même lorsque son énergie physique diminua et que les dures épreuves traversées au cours de son existence affaiblirent ses forces. Très fidèle dans l'observance des constitutions, respectueuse envers les évêques et les prêtres, attentive aux séminaristes, sainte María de Jesús Sacramentado constitue un témoignage éloquent de consécration absolue au service de Dieu et de l'humanité qui souffre.

6. Cette célébration solennelle nous rappelle que la foi comporte une relation profonde avec le Seigneur. Les nouveaux saints nous enseignent que les fidèles et les disciples véritables de Jésus sont ceux qui accomplissent la volonté de Dieu et qui sont unis à Lui à travers la foi et la grâce.

Ecouter la Parole de Dieu, rendre sa propre existence harmonieuse, en mettant le Christ à la première place, a pour effet que la vie de l'être humain se configure à Lui. L'expression "demeurer en moi et moi en vous" continue à être l'invitation de Jésus, qui doit retentir sans cesse en chacun de nous et dans notre milieu. Saint Paul, accueillant ce même appel, put s'exclamer:  "Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi" (Ga 2, 20). Que la Parole de Dieu, proclamée au cours de cette liturgie, fasse en sorte que notre vie soit authentique en restant existentiellement unis au Seigneur, en aimant non seulement en paroles mais dans les faits et dans la vérité (cf. 1 Jn 3, 18)! Ainsi notre vie sera réellement "pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ".

Nous sommes en train de vivre le grand Jubilé de l'An 2000. Parmi ses objectifs se trouve celui de "susciter en chaque fidèle une aspiration véritable à la sainteté" (Tertio millennio adveniente, n. 42). Que l'exemple de ces nouveaux saints incite les fidèles, par tous les moyens qui sont à leur disposition et surtout avec l'aide de la grâce de Dieu, à rechercher avec courage et décision la sainteté!

Que la Vierge de Guadalupe, invoquée par les martyrs au moment suprême du don d'eux-mêmes, pour laquelle saint José María de Yermo et sainte María de Jesús Sacramentado Venegas professèrent une si tendre dévotion, accompagne de sa protection maternelle les bonnes intentions de ceux qui honorent aujourd'hui les nouveaux saints et aide ceux qui suivent leur exemple; qu'Elle guide et protège également l'Eglise afin que, par son action évangélisatrice et le témoignage chrétien de ses enfants, elle illumine le chemin de l'humanité au cours du troisième millénaire chrétien! Amen!

 

Autres Fêtes du Jour


Saint Abdias
Saint Astère 
Moine bénédictin (✝ 1053)
Saint Benoît de Bénévent
 et ses compagnons ermites camaldules, martyrs en Pologne (✝ 1003)
Saint Cadwallader (VIIe siècle)
Bienheureux Christophe Missionnaire à Ceylan (✝ 1500)
Saint Cummian Fada (✝ 662)
Saint Cunibert archevêque de Cologne (✝ v. 660)
Saint Diégo Didace, frère mineur à Ségovie (✝ 1463)
Saint Emilien de Tarragone Ermite à Tarazona, en Aragon (✝ v. 574)
Saint Evode évêque du Puy en Velay (IVe siècle)
Saint Hésychius évêque de Vienne (France) (VIe siècle)
Vble Hildebrand Gregori 
fondateur des bénédictines réparatrices de la Sainte Face (✝ 1985)
Bienheureux Jean Cini de La Paix Tertiaire de saint François (XIVe siècle)
Saint Jean le Miséricordieux (✝ 619)
Bienheureux Joseph Raymond Medez Ferris martyr espagnol (✝ 1936)
Saint Lébuin prêtre (✝ v. 785)
Saint Léger évêque de Saintes (VIIe siècle)
Saint Livin évêque et martyr à Gand (✝ v. 657)
Saint Machar évêque d'Aberdeen en Ecosse (VIe siècle)
Saint Margarito Flores Garcia prêtre mexicain et martyr (✝ 1927)
Sainte Natalène martyre à Pamiers (IVe siècle)
Saint Nil l'Ascète abbé (✝ v. 450)
Saint Paterne (✝ 726)
Saint Péreuse (date ?)
Saint Principin martyr (IVe siècle)
Saints Raphaïlde et Brice martyrs vénérés à Gand en Belgique (✝ v. 652)
Saint René d'Angers Saint évêque légendaire (✝ v. 450)
Saint Ymar (✝ v. 830)

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Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 17,26-37.
 

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint John Henry Newman (1801-1890)
cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre

Sermon « The Incarnation », PPS, vol. 2 n°3 (trad.©Evangelizo.org)
« Le jour où le Fils de l'homme se révèlera »

 

Notre Seigneur et Sauveur a accepté de vivre dans un monde qui l'a désavoué ; il y a vécu pour mourir pour lui au moment fixé. Il y est venu comme le prêtre désigné pour offrir le sacrifice pour ceux qui ne prenaient part à aucun acte d'adoration. (...) Il est mort, et il est ressuscité le troisième jour, Soleil de justice (Ml 3,20), montrant toute la splendeur qui avait été cachée par les nuages du matin. Il est ressuscité et est monté à la droite de Dieu, pour plaider par ses blessures sacrées en faveur de notre pardon, pour régner et conduire son peuple racheté, et pour déverser sur lui de son côté transpercé les plus grandes bénédictions. Il y est monté pour descendre au moment fixé et juger le monde qu'il a racheté. (...) Il a élevé avec lui la nature humaine (...), car un homme nous a rachetés, un homme a été exalté par-dessus toute créature, faisant un avec notre Créateur, et un homme jugera les hommes au dernier jour (Ac 17,31).

            Cette terre est si privilégiée que notre juge ne sera pas un étranger, mais celui qui est notre semblable, qui soutiendra nos intérêts et sympathisera pleinement avec toutes nos imperfections. Lui qui nous a aimés jusqu'à mourir pour nous est miséricordieusement désigné pour fixer la mesure et la valeur finales de son propre ouvrage. Celui qui a appris par sa propre faiblesse à prendre la défense du faible, celui qui veut récolter tout le fruit de sa Passion, séparera le froment de la paille, en sorte qu'il ne tombera pas un grain à terre (cf Mt 3,12). Celui qui nous a fait participer à sa propre nature spirituelle, de qui nous avons tiré le sang vital de nos âmes, celui qui est notre frère, décidera de ses frères. En ce second avènement, puisse-t-il se souvenir de nous dans sa miséricorde et sa tendre pitié, lui, notre seul espoir, lui, notre seul salut !

 

Méditation de l'évangile du jour par père Gabriel

Souvenez-vous de Noé et de la femme de Loth

Jésus nous avertit : la mort vient sans prévenir, à nous de le savoir. Mais l'heure de l'Espérance, résolue dans la mort, est laissé au jugement du Père. Inutile donc de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

 

.."Souvenez-vous de la femme de Loth ! Celui qui chercherait à sauvegarder sa vie, la perdrait ; et celui qui la perdra, la conservera"

Pour Jésus, les chemins de la liberté chrétienne passent par le choix de la vie éternelle, au risque de nous faire perdre la vie.

Jésus se donne comme le Maître de l'absolu, et du radicalisme, en face du royaume de Dieu toujours à conquérir de haute lutte. Il faut choisir la vraie vie et ne pas imiter la femme de Loth, car elle fut l'exemple de l'attachement qui tue. Elle se retourna pour voir sa maison en flamme, et elle resta pétrifiée. Si elle avait su tout perdre, elle y aurait trouvé la vie.

Les chemins de la liberté chrétienne passent par le détachement.

..."Et comme, Il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-Il aux jours du FIls de l'homme"

Semblablement, comme Il arriva aux jours de Loth, Il en sera de même au jour où le Fils de l'homme doit être révélé : "Ce Fils de l'homme qui commande à toutes les époques de l'homme".

"Alors deux se trouveront dans les champs : un est pris et un est laissé ; deux femmes moudront à la meule : une est prise et une est laissée"

"Je vous le dis, cette nuit-là deux seront sur la même couche : l'un sera pris, l'autre sera laissé"

Jésus nous avertit : la mort vient sans prévenir, à nous de le savoir. Mais l'heure de l'Espérance, résolue dans la mort, est laissé au jugement du Père. Inutile donc de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. Nous avançons dans l’année liturgique, le retour de Jésus est proposé à notre méditation. L’Evangile nous manifeste les différentes étapes qui nous mènent au salut, le terme de notre histoire individuelle et collective. Jésus veut nous rassurer, il bannit de notre cœur toute fausse crainte. La joie de sa rencontre est première en tout. Chercher à sauver ses biens ou essayer d’échapper à cette venue serait une grave erreur. Il nous faut reconnaître nos « idoles » et choisir Dieu en vérité. Tout ce que Dieu nous donne est si merveilleux que cela nous conduit à la contemplation de son Amour. Dieu est éminemment beau, mais le diable-séducteur a les apparences du beau, la véritable beauté est subtile à saisir. "Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car ils ne s’égarent peut-être qu’en cherchant Dieu avec le désir de le trouver." Il faut beaucoup de douceur et d’humilité pour être en relation avec Dieu. Dieu qui nous a fait nous attire, mais notre attachement à nos idées propres fait que nous ne pensons pas à Dieu qui vient au moment où nous ne l’attendons pas ! Nous demandons la grâce d’un état de vigilance, un état de prière.

En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. En évoquant l’histoire de Noé et de Loth, Jésus ne stigmatise pas la perversion des gens mais il nous reproche de vivre immergés dans le monde présent sans aucun souci du Royaume. Le concile Vatican II nous demande de prêter grande attention aux signes des temps. Si notre grand bonheur est de servir Dieu, celui qui est sur la terrasse, habité par le désir de Dieu le suit immédiatement. Il ne rumine ni son chagrin ni quelques contrariétés. S’il prévoit de bonnes affaires, il ne sera pas concerné par le passage de Dieu. Être disponible à la volonté de Dieu, ne vouloir que lui seul est notre but. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. » L’intelligence de l’Évangile nous dit la différence entre « l’icône, » qui en tout nous oriente vers Dieu et « l’idole, » qui retourne tout ce qu’elle touche sur elle même. Notre nature est bonne et tout ce que Dieu nous donne peut servir la grâce pour devenir meilleure. Un bon pain peut être transsubstantié et devenir le Corps de Jésus. Si nous sommes icône de Dieu, nous sommes appel de Dieu, désir de Dieu.

Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. 

 Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » Beaucoup d’événements nous rappellent que notre vie sur terre ne se prolongera pas indéfiniment. Les maladies et les épreuves nous montrent notre fragilité et nous signalent que notre fin peut survenir à chaque instant. Jésus nous engage à nous montrer responsables, sans aucune peur, dans notre pèlerinage. La routine quotidienne peut voiler notre vue. La vigilance s’accorde bien avec la confiance de la foi : « Mon âme te désire, mon Dieu. Quand viendras-tu vers moi ? » L’Esprit de Dieu souffle pour une envolée plus grande vers Dieu, pour être en attente du Dieu qui vient. Tout dépend en effet de la disposition de notre cœur, si nous n’avons qu’un seul souci, la gloire de Dieu, la volonté de Dieu, alors tout est brûlé à l’autel de Jésus. Nous ne nous laissons pas affecter par les contraintes qui se succèdent au cours d’une journée, mais nous revenons toujours à l’essentiel.

Pière:

Père fait nous la grâce de faire en nous ta volonté, pas seulement pour notre petite personne, pour la mission que tu nous a confié. Amen

Emounawh

12 novembre 2021

 

 

 

 

 

 

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Les cieux proclament la gloire de Dieu. Le jour où le Fils de l’homme se révélera

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« S’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert Celui qui en est le Maître ? » (Sg 13, 1-9)
Lecture du livre de la Sagesse

De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu :
à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan.
    Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux.
    S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.
    Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites.
    Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur.

    Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés :
    plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences :
ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !
    Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.
    S’ils ont poussé la science à un degré tel
qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 18a (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

ÉVANGILE
« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » (Lc 17, 26-37)
Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
    « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
    On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
    Il en était de même dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
    cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
    En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
    Rappelez-vous la femme de Loth.
    Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
    Je Vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l’une sera prise, l’autre laissée.
    Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l’une sera prise, l’autre laissée. »
    Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE
 

Chers frères et sœurs, interpellés par l'Évangile, posons-nous quelques questions:
est-ce que moi, qui suis Jésus, je me soucie de ceux qui sont les plus délaissés? (...)
Est-ce que je comprends la vie comme une compétition pour me faire une place au détriment des autres,
ou est-ce que je crois qu'exceller signifie servir?

Et, concrètement:
est-ce que je consacre du temps à un "petit", à une personne qui n'a pas les moyens de me rendre la pareille?

Est-ce que je m'occupe de quelqu'un qui ne peut pas me rendre la pareille, ou seulement de mes parents et amis?

Ce sont des questions que nous pouvons nous poser. (Angélus du 19 septembre 2021)

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Lutte ant-tabac, la France à la traine...

Cet article est reposté depuis La Droite républicaine LR de Bagnolet.

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Jacques Brel

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Le rire est le propre de l'homme

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Jérusalem 3000 ans d'histoire -

 

Documentaire en français sur Jérusalem, ville trois fois sainte.
- Le mont Moriah ou mont du Temple. Il y a 3 000 ans, c'est là qu'il y avait temple de Salomon qui abritait, selon la bible, l'arche d'alliance et les tables de la loi.
- Le Saint-Sépulcre par les Chrétiens car c'est là que se serait fait crucifier le Christ et c'est là que se trouverait son tombeau.
- Mais ce mont, qui se situe dans la vieille ville, est aussi appelé Esplanade des mosquées car ce sont les musulmans qui ont édifié au VIIe siècle les mosquées Al-Aqsâ et le Dôme du Rocher. C'est de cet endroit précis que le prophète Mahomet se serait envolé vers dieu sur un cheval ailé ce qui fait de Jérusalem le troisième lieu saint de l'Islam. Voilà donc pourquoi Jérusalem est une ville trois fois sainte. Cela dit, son origine est antérieure à l'apparition des trois religions.

 

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Bonne fête aux Martin et aux Saintes Âmes du 11 juin

Bonne fête aux Martin et aux Saintes Âmes du 11 juin
Bonne fête aux Martin et aux Saintes Âmes du 11 juin
Bonne fête aux Martin et aux Saintes Âmes du 11 juin

Saint Martin de Tours

11 novembre 397   Saint Martin est inhumé à Tours

Né vers 316 à Sabaria, en Pannonie (aujourd'hui Szombathely, en Hongrie), l'évangélisateur des Gaules s'est acquis une stature exceptionnelle au terme d'une vie agitée, tissée de grands voyages à travers toute l'Europe.

Sa longue existence se déroule entre les règnes de Constantin et de Théodose. Sous le règne du premier prennent fin les persécutions contre les chrétiens. Les empereurs eux-mêmes deviennent chrétiens mais la nouvelle religion est encore très minoritaire dans l'empire romain et confinée aux villes. Sous le règne du second, le christianisme devient la seule religion autorisée dans l'empire et c'est au tour des païens de subir les persécutions.

Sur les pas de Saint Martin
Nous vous proposons de marcher sur les pas de Saint Martin, à travers trois parcours d'à peine plus de 100 kilomètres chacun (quelques jours de promenade en voiture, à bicyclette ou à pied). C'est une occasion de découvrir des beautés insoupçonnées du Val de Loire.
Martin, centurion originaire des bords du Danube, s'est converti à la foi catholique quand celle-ci était encore minoritaire dans l'empire romain. Il a parcouru le continent européen en tous sens, évangélisant sans trêve les campagnes.

Comme les Tourangeaux en avaient fait leur évêque, c'est à Tours que Martin a été inhumé, le 11 novembre 397, à 80 ans passés. Son tombeau est devenu l'un des trois principaux pèlerinages du haut Moyen Âge, avec Rome et Jérusalem.
Aucun saint n'a autant que lui marqué le paysage et le vocabulaire français. C'est pourquoi nous vous proposons de faire un bout de chemin en sa compagnie...
André Larané

Rencontres
Le journaliste Antoine Selosse avait fait le pèlerinage de Compostelle et, de retour dans sa ville de Tours, s'était rendu compte que celle-ci avait été, bien avant Compostelle, du fait de Saint Martin, la destination favorite des pèlerins d'Occident.
Il fonda alors, en 2005, le Centre culturel européen Saint Martin de Tours afin de remettre à l'honneur cette tradition.
Le Centre bénéficie aujourd'hui du soutien du Conseil général d'Indre-et-Loire mais aussi du Conseil de l'Europe. Celui-ci voit dans la figure du légionnaire offrant la moitié de son manteau à un mendiant « un personnage européen, symbole du partage, valeur commune » qui transcende les religions et peut fédérer toutes les générations...
Les chemins de Saint Martin
Le Centre culturel a ouvert aux randonneurs, aux amoureux du patrimoine et aux pèlerins trois chemins de Saint Martin pour la découverte de la Touraine et de son patrimoine : le chemin de l'été de la Saint-Martin, le chemin de Trèves (de Tours à Vendôme) et le chemin de l'évêque de Tours (de Poitiers à Tours en passant par Ligugé).
On peut suivre ces chemins sur la carte ci-jointe (cliquez pour agrandir). Les deux premiers font l'objet d'un fascicule détaillé et richement illustré ; le troisième est en préparation. On peut aussi se laisser guider par des bornes comme celle ci-dessous, face au village de Candes.
Une pause en face de Candes Saint-Martin, au pied d'une borne du chemin de Saint-Martin (source : Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours)

Le chemin de l'été de la Saint-Martin
Le chemin de l'été de la Saint-Martin (114 km) fait allusion à la pieuse légende sur le redoux du 11 novembre. Il nous mène de la gare de Chinon à Tours en passant par Candes Saint-Martin et Langeais.
Chinon conserve plusieurs évocations du passage de Saint Martin. Ce n'est pas seulement la ville où Jeanne d'Arc rencontra Charles VII 1000 ans plus tard ! Mais c'est dans le petit village de Candes Saint-Martin, magnifique belvédère au-dessus du confluent de la Vienne et de la Loire, que l'on apprécie le mieux le souvenir de l'évangélisateur.
Les vitraux de sa collégiale rappellent les derniers moments du saint, sur un lit de cendres, et la manière incongrue dont les Tourangeaux kidnappèrent sa dépouille.
À proximité de Candes, on peut voir le tout aussi pittoresque village de Montsoreau, cadre d'un roman d'Alexandre Dumas, et surtout l'abbaye de Fontevraud, construite au milieu d'une sombre forêt par un ermite anticonformiste, Robert d'Arbrissel, 700 ans après Saint Martin. L'abbaye devint la nécropole des Plantagenêt.
À Bourgueil, près d'une abbaye bénédictine où vit une communauté des Soeurs de Saint Martin, on passe par le Clos de Saint-Martin. Là, selon une légende, l'âne du saint aurait brouté les rameaux de vigne et démontré de la sorte aux vignerons du cru les bienfaits de la taille !
Parmi les autres étapes du chemin de l'été de la Saint Martin, riches en témoignages martiniens, soulignons Langeais, dont le château, récemment restauré, rappelle le mariage en catimini de Charles VIII et Anne de Bretagne (1100 ans après Saint Martin).
Enfin, c'est l'arrivée à Tours, dont Martin fut, 25 ans durant, l'évêque en titre, et où il fut inhumé le 11 novembre 397. La basilique construite sur son tombeau a été détruite à la Révolution et reconstruite à la fin du XIXe siècle dans un style romano-byzantin (à la même époque et dans un style apparenté, les Parisiens construisaient la basilique du Sacré Coeur, sur la butte Montmartre).
Les reliques du saint ont presque complètement disparu dès l'époque des guerres de religion. Les modestes ossements qui demeurent se partagent entre la basilique de Tours et d'autres églises dédiées à Saint Martin, à Szombathely (Hongrie) et... Buenos Aires (Argentine).

Le chemin de Trèves, de Tours à Vendôme
Ce chemin de Tours à Trèves, l'une des capitales du bas empire romain, est balisé jusqu'à la gare de Vendôme, à 138 km de Tours. Le départ se fait à la Martinopole, l'ensemble monumental qui entoure la basilique (musée, tour Charlemagne…). Après la traversée de la Loire, le voyageur arrive à Marmoutier, le monastère où le saint évêque aimait à se reposer. C'est aujourd'hui un établissement d'enseignement privé.
Le chemin traverse ensuite Rochecorbon et le prestigieux vignoble de Vouvray. Il arrive à Amboise, résidence royale appréciée de Louis XI, lui-même fervent dévot de Saint Martin. De village en village, il atteint enfin Vendôme, douillette cité qui cultive le souvenir de Ronsard et Balzac, ses hôtes occasionnels.
Le Centre culturel européen Saint Martin de Tours souhaite prolonger le balisage de ce chemin jusqu'à Trèves, en Rhénanie, en passant par Paris. Selon une légende rapportée par Grégoire de Tours, Martin, venant de Trèves, aurait croisé à Lutèce un lépreux. Sans crainte, il s'approcha de lui, le bénit et l'embrassa, si bien que le lépreux se trouva guéri ! Le souvenir de ce miracle se conserve dans la toponymie de la capitale : porte, rue et canal Saint-Martin, abbaye Saint-Martin des Champs (actuel Conservatoire national des Arts et Métiers) ....

L'Europe de Saint Martin
Le Centre culturel Saint Martin se propose d'ouvrir d'ici 2016 (1700e anniversaire du saint) plusieurs itinéraires européens transnationaux sur les pas de Saint Martin ou de ses disciples.
Deux jeunes Européens, le Français Nicolas et le Hongrois Daniel, ont entrepris de relier Szombathely à Tours (1850 km) à pied et à bicyclette. Leur « pèlerinage » est prévu de s'achever le 4 juillet 2008. On pouvait partager leurs péripéties sur leur blog.

L'évangélisateur des campagnes
Fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube, Martin est enrôlé malgré lui dans la légion à 15 ans sans se départir d'une attirance pour le christianisme et la vie religieuse.
Un jour d'hiver, alors qu'il est en garnison à Amiens, Martin est ému par la rencontre d'un mendiant transi de froid et lui donne la doublure en peau de son manteau (le manteau proprement dit étant payé par l'armée, Martin considère qu'il n'a pas le droit de donner cette partie qui appartient à l'État).
La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe, revêtu du vêtement. Troublé, Martin ne tarde pas à se convertir.
En 356, à Worms (Germanie), il peut enfin se libérer de ses obligations militaires et se rend à Poitiers, auprès du très renommé évêque Hilaire. Ce dernier est sans doute à l'origine de la construction du baptistère Saint-Jean, l'un des plus vieux édifices religieux de France.
Pendant un exil forcé de l'évêque en Orient, Martin se rend en Pannonie en vue de convertir ses parents. Sa mère seule consent à recevoir le baptême. Sur le chemin du retour, il évangélise les campagnes d'Illyrie.
Puis il s'établit comme ermite à Ligugé, au sud de Poitiers.
 Dans une villa gallo-romaine cédée par Hilaire, Martin fonde le premier monastère d'Occident. Il est toujours en activité sous le nom d'abbaye Saint-Martin de Ligugé.
C'est le début de la renommée... Après la mort de son protecteur Hilaire, les habitants de la ville voisine de Tours l'élisent contre son gré évêque de leur ville.
 L'élection se déroule le 4 juillet 371.

Malgré ses nouvelles obligations, Martin reste fidèle à l'idéal monastique. Il fonde le monastère de Marmoutier, aux portes de Tours, sur les bords de la Loire. De là partiront de nombreux missionnaires. L'évêque lui-même continue de sillonner les campagnes gauloises et occidentales. Partout où il passe, il détruit les oratoires païens, fondent à leur place des églises, les confient à un prêtre et regroupent autour de lui les habitants des environs, non sans les avoir au préalable baptisés ! Ainsi naissent les nouvelles paroisses, à l'origine du tissu rural médiéval.


Saint patron de la France
Qes Commissaires
Du Diocèse de Tours
Du Diocèse de Tulle
Des Maréchaux ferrants
Des Mendiants
Des Policiers
Des Soldats


Très âgé, Martin s'éteint le 8 novembre 397 à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, en aval de Tours, où il s'était rendu pour ramener la paix entre les moines du lieu. La chronique lui prête cette ultime prière :
« Si je suis encore nécessaire à Votre peuple, Seigneur, je ne refuse pas le travail. Cependant, que Votre volonté soit faite ».
En signe d'humilité, il se couche sur un lit de cendres et c'est là-dessus qu'il meurt.

Une délégation de Tours se rend à Candes en gabarre (le bateau traditionnel à fond plat de la Loire) afin de ramener le saint dans sa bonne ville. On raconte que les Tourangeaux auraient volé le corps en le passant par une fenêtre ! Cette anecdote est figurée sur un vitrail de l'église locale.

L'été de la Saint-Martin
Une pieuse légende raconte que, le long de la Loire, au passage de la dépouille du saint, de Candes à Tours, les buissons se mirent à refleurir ! Ce miracle serait à l'origine de l'été de la Saint-Martin, un redoux en fait occasionné par des vents du sud-ouest autour du 11 novembre, fête de la Saint Martin.
Fiers de leur bon coup, les Tourangeaux inhument leur saint évêque dans le cimetière chrétien de leur ville. Un siècle plus tard, une basilique est édifiée sur l'emplacement du tombeau. Clovis vient s'y recueillir avant sa conversion et fait de Martin le saint patron de la monarchie franque.

Le tombeau, lieu de pèlerinage couru de tout le pays, va faire la fortune de ses habitants...

et attiser la convoitise des pillards (c'est ainsi qu'une troupe de musulmans venus d'Espagne tentera en 732 une razzia sur la ville mais sera arrêtée entre Poitiers et Tours par les Francs de Charles Martel).
Jusqu'aux alentours de l'An Mil, ce sera le troisième pèlerinage d'Occident en concurrence avec Rome et Jérusalem, avant d'être détrôné par Saint-Jacques de Compostelle.

Chape et Chapelle
La ville de Tours abrite la moitié de manteau qui a fait la célébrité de saint Martin. Ce manteau ou chape (en latin, capa) a été conservé précieusement dans un sanctuaire qui a pris en conséquence le nom de capella. De ce mot, on a fait le mot chapelle qui désigne une petite église ou une pièce attenant à une nef d'église et contenant elle-même un autel.

Un souvenir toujours présent
Saint Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule. En témoignage de son influence, 485 lieux (villes ou villages) portent son nom en France ainsi que 3675 lieux de culte ! Son patronyme est aussi le plus répandu dans le pays.
La fête de la Saint-Martin, célébrée le 11 novembre, est demeurée très populaire jusqu'à la Révolution, en France mais aussi dans le reste de la chrétienté occidentale ! La Saint Martin était aussi l'occasion de faire bombance avant le jeûne de l'Avent, c'est-à-dire de la période précédant Noël (ledit jeûne est tombé en désuétude, l'Église n'ayant conservé que le jeûne du Carême, avant Pâques). On savourait alors une oie grasse de sorte que l'expression : « faire la Saint-Martin » est devenue synonyme de bonne chère. On buvait aussi, sans trop de retenue, le « vin de la Saint-Martin », un vin de vendange tardive.

Notons que, par un heureux hasard, les négociateurs de l'Armistice de 1918 ont fixé celui-ci à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année, soit le jour de la Saint-Martin, fête très populaire tant en France qu'en Allemagne.
 

Autres Fêtes du Jour


Sainte Agnès de Bavière (✝ 1532)
Bienheureuse Alice Kotowska martyre (✝ 1939)
Bienheureux Araldus (✝ 1250)
Saint Barthélemy de Grottaferrata Abbé à Grottaferrata, compagnon de saint Nil (✝ 1065)
Bienheureux Barthélémy de Tours évêque de Tours (XIe siècle)
Saint Bertuin évêque et abbé (✝ 698)
Saint Cynfran (Ve siècle)
Saint Etienne de Serbie Prince serbe (✝ 1336)
Saint Jean l'Aumônier Patriarche d'Alexandrie (✝ 636)
Vble José de Jésus López y González évêque et fondateur des religieuses du Sacré coeur de Jésus (✝ 1950)
Bx Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov prêtres assomptionnistes bulgares martyrs du régime communiste (✝ 1952)
Sainte Marine de Nagasaki tertiaire dominicaine (✝ 1634)
Saint Maxime Fol en Christ (✝ 1433)
Saint Ménas ermite dans le Latium (✝ v. 580)
Saint Ménas Martyr en Egypte (✝ 303)
Saint Rhediw (date ?)
Sainte Stéphanide (✝ 160)
Saint Théodore le Studite Higoumène du monastère du Stoudion (✝ 826)
Saint Véran Evêque de Vence (Ve siècle)
Saint Victor Soldat romain (IIe siècle)
Bienheureux Vincent Eugène Bossilkov évêque de Nicopoli, passioniste et martyr (✝ 1952)
Bienheureuse Vincenza Maria Poloni fondatrice des religieuses de la Miséricorde de Vérone (✝ 1855)

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« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » Ta paix viendra de ton union intime avec le Christ. Dit le Seigneur

 

Évangile de Jésus-Christ

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En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

L'Imitation de Jésus Christ
traité spirituel du 15e siècle

Livre II, ch.1, 2-3
Demeurer dans le Royaume de Dieu


« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » dit le Seigneur. (...) Hâte-toi donc de préparer ton cœur pour cet Époux afin qu'il daigne venir et habiter en toi. Car il a dit : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, alors nous viendrons en lui et nous établirons en lui notre demeure » (Jn 14,23). Fais donc place au Christ et ferme la porte à tout autre que lui. En possédant le Christ, tu es riche et lui seul te suffit. Il veillera sur toi, pourvoira à tout, en sorte que tu n'auras pas à recourir toujours aux hommes. Car les hommes changent souvent et manquent tout d'un coup, tandis que « le Christ demeure éternellement » (Jn 12,34) ; il reste notre soutien inébranlable jusqu'à la fin.

            Ne place donc pas ta confiance d'une manière trop absolue dans l'homme, qui est fragile et mortel, même quand quelqu'un nous est utile et très cher. Ne t'attriste pas beaucoup s'il te déçoit ou s'il te contredit. Ceux qui sont pour toi aujourd'hui pourront être contre toi demain et inversement, car les hommes changent comme le vent. Toi donc mets ta confiance en Dieu. Qu'il soit ta crainte et ton amour. Il répondra pour toi et il fera ce qui est le mieux.

            « Tu n'as pas ici-bas de demeure durable » (He 13,14). Où que tu sois, tu es « étranger et voyageur » (He 11,13). Ta paix viendra de ton union intime avec le Christ.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,20-25.

Le Règne de Dieu (le Royaume des Cieux), est une réalité spirituelle qui est avant tout notre réponse personnelle à la Parole de Jésus. C'est le thème développé dans la parabole du Semeur. C'est pourquoi le Règne de Dieu pour Jésus n'est pas observable comme une réalité matérielle, mais comme une réalité invisible et intérieure. C'est vraiment le Règne du choix et de la liberté par excellence.

Le règne de Dieu

"Les pharisiens l'interrogent : quand donc vient le Règne de Dieu ?"

Ils mènent une enquête et on les sent inquiets de la puissance politique de Jésus. A tel point qu'ils envisagent comme tout proche l'établissement du Royaume temporel, du régime nouveau institué par le Christ.

Mais Lui remet les choses au point. Ce qu'Il veut ce sont les coeurs. Inutile d'attendre l'apparition du nouveau régime. Il n'y aura ni manifestation ni mouvement de masse :"L'arrivée du Règne de Dieu ne saurait être observée"...Pas non plus de complots et de partisans pour prendre le pouvoir en troublant le pays..."Comme si l'on pouvait dire : voici qu'il est ici ou bien il est là..." "... Car voici que le Règne de Dieu est au-dedans de vous..."

Le Règne de Dieu (le Royaume des Cieux), est une réalité spirituelle qui est avant tout notre réponse personnelle à la Parole de Jésus. C'est le thème développé dans la parabole du Semeur. C'est pourquoi le Règne de Dieu pour Jésus n'est pas observable comme une réalité matérielle, mais comme une réalité invisible et intérieure. C'est vraiment le Règne du choix et de la liberté par excellence.

Aux pharisiens inquiets du temps où va s'installer le Royaume du Christ (et ils pensent bien sûr à une prise de pouvoir), Jésus répond donc que la "Grande Espérance" du Royaume n'a rien de politique. C'est à l'intérieur de nous-mêmes que s'installe le Royaume de Dieu. Les grands n'ont rien à craindre. Mon Royaume n'est pas de ce monde dira Jésus à Pilate.

Le Règne de Dieu c'est une Espérance du coeur qui se réalise, et pour nous, et pour Dieu.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Saint Martin de Tours

“Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

"« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire."

Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Pour fêter Saint Martin de Tours, l’Eglise nous remet devant la tendresse miséricordieuse de Dieu, qui en Jésus Christ, s’est fait proche des petits et des pauvres. Jésus nous redit tout son amour pour ces petits auxquels il s’est identifié. Nous sommes interpellés dans notre agir quotidien à propos de la charité que nous voulons vivre, jour après jour. Jésus est là dans la réalisation ordinaire de cette charité. Nous aurions beau avoir de belles pensées sur la vie chrétienne, nous pourrions avoir une grande intelligence de la foi, Jésus attend ce service du pauvre, de l’humble et du petit. Nous contemplons Jésus qui rencontre le lépreux, le paralytique, qui se met au service du plus petit. Au soir du jeudi Saint, il a lavé les pieds de ses disciples. C’est en aimant la miséricorde, en faisons ce qui est bon, que nous marchons humblement avec le Dieu si présent dans le quotidien et qui nous appelle à le servir. C’est alors nous que nous reconnaissons que nous sommes dans une grande pauvreté, que nous avons besoin les uns des autres.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. »

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” C’est en contemplant Jésus que nous pouvons le reconnaitre ; il est celui qui s’approche de chacun, il est celui qui réalise ce grand et beau programme de l’amour de l’autre, qui réalise cette charité concrète. En réalisant l’accueil et le service du Pauvre dans ce qui lui est nécessaire, c’est Dieu lui-même que nous rencontrons, c’est Dieu lui-même que nous découvrons. C’est Dieu lui-même que nous admirons dans le petit, le pauvre, l’exclu, l’étranger, le malade et celui qui est en prison ! Saint Martin qui donne la moitié de son manteau au mendiant ne se regarde pas, c’est alors qu’il s’aperçoit que Jésus est vraiment présent dans ce pauvre. Dieu est présent dans le pauvre, il est présent dans cet accueil que je fais de l’autre, il est présent en moi et c’est là qu’il m’attend !

"Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. »

Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » C’est une révolution que Jésus opère et pas tant une nécessité morale. Ce n’est pas tant une conséquence de la vie chrétienne, c’est le cœur de notre vie chrétienne. Je rencontre Dieu dans la figure du petit, du pauvre. Je suis véritablement proche de lui, de l’Amour. Dieu m’invite à servir, il celui qui m’attend dans le geste simple et quotidien de l’amour. Le service du pauvre et du petit est le cadeau que Dieu me fait pour le rencontrer, le lieu où il me donne sa grâce. Que l’Esprit Saint nous permette aujourd’hui de grandir dans le désir de rencontrer Jésus qui s’est fait petit enfant, qui a accepté d’être l’agonisant crucifié par amour pour nous rejoindre dans son Amour immense. C’est un tel bonheur de servir le Dieu vivant ! Ceux qui font du bien ne s’en rendent pas compte. Dieu a mis dans notre cœur un grand amour. Si nous laissons surgir cet amour, la grâce rejoint ceux que Dieu met sur notre route, « Jésus vivant » au milieu de nous.

Prière:

Que le Seigneur nous accorde la grâce de retrouver la simplicité de l’Evangile, de répondre à l'appel de Jésus, pour recevoir l'héritage du royaume préparé pour tous ceux qui aime et accepte de recevoir cet amour divin, préparé pour tous depuis la fondation du monde.

Seigneur exauce-nous

Emounawh

11 novembre 2021

 

 

 

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Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« La Sagesse est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu » (Sg 7, 22 – 8, 1)
Lecture du livre de la Sagesse

Il y a dans la Sagesse un esprit
intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ;
perçant, net, clair et intact ;
ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ;
ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.
    La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ;
elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.
    Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ;
aussi rien de souillé ne peut l’atteindre.
    Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu,
l’image de sa bonté.

    Comme elle est unique, elle peut tout ;
et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers.
D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu.
    Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse.
    Elle est plus belle que le soleil,elle surpasse toutes les constellations ;
si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure,  car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien.
    Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 118 (119), 89-90, 91.130, 135.175)
R/ Pour toujours, ta parole, Seigneur. (Ps 118, 89)

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon.

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !

ÉVANGILE
« Le règne de Dieu est au milieu de vous » (Lc 17, 20-25)
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit :
« La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
    On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !”
En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples :
« Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
    On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
    En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
    Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

            – Acclamons la Parole de Dieu

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


De nos jours, comme nous le savons tous, la vie de certaines personnes peut être médiocre et terne parce qu'elles ne sont probablement pas parties à la recherche d'un véritable trésor:
elles se sont contentées de choses attrayantes mais éphémères, de lumières scintillantes mais illusoires, parce qu'elles vous laissent dans le noir.

La lumière du Royaume, par contre, n'est pas un feu d'artifice, c'est une lumière:
le feu d'artifice ne dure qu'un instant, la lumière du Royaume nous accompagne tout au long de notre vie.

(Angélus du 26 juillet 2020)

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