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18 FEVRIER SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS

18 FEVRIER

SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS

Avant les apparitions

Quand on raconte les apparitions, Bernadette est souvent présentée comme une fille pauvre, malade et ignorante, logée misérablement au Cachot. Sans doute, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Lorsqu’elle naît le 7 janvier 1844, au Moulin de Boly, elle est le premier enfant, l’héritière, de François Soubirous et Louise Castérot qui se sont mariés par amour. Bernadette grandit dans une famille unie où l’on s’aime et où l’on prie. Dix ans de bonheur en ces années décisives de son enfance qui vont forger sa forte personnalité et lui donner un bel équilibre. La descente dans la misère qui suivra n’effacera pas cette richesse humaine. Il reste que Bernadette, à 14 ans, mesure 1m 40. Elle a des crises d’asthme. Elle a une nature vive, spontanée, volontaire, prompte aux réparties, incapable de dissimuler. Elle a de l’amour-propre, ce qui n’a pas échappé à la mère Vauzou, à Nevers, qui disait d’elle : « Caractère raide, très susceptible. » Bernadette se désolait de ses défauts et les combattait énergiquement. Une forte personnalité mais inculte. Pas d’école pour Bernadette : il faut servir au cabaret de tante Bernarde. Pas de catéchisme : sa mémoire rebelle ne retient pas les formules abstraites. À 14 ans, elle ne sait ni lire, ni écrire et en souffre, elle se sent exclue. Alors elle réagit. Septembre 1857 : on l’envoie à Bartrès. Le 21 janvier 1858, Bernadette rentre à Lourdes : elle veut faire sa première communion. Elle la fera le 3 juin 1858, durant les apparitions.

La vie “publique”

Les apparitions débutent le 11 février 1858. Pour aider ses parents, Bernadette se chargeait notamment d’aller chercher du bois mort sur les berges du Gave. La voici confrontée au mystère. Un bruit « comme un coup de vent », une lumière, une présence. Sa réaction ? Elle fait preuve d’un bon sens et d’un discernement remarquables ; croyant se tromper, elle mobilise toutes ses ressources humaines : elle regarde, elle se frotte les yeux, elle essaie de comprendre. Ensuite, elle se tourne vers ses compagnes pour vérifier ses impressions : « Avez-vous rien vu ? ». Elle se tourne ensuite vers Dieu : elle prie son chapelet. Elle se tourne vers l’Église et prend conseil en confession auprès de l’abbé Pomian : « J’ai vu quelque chose de blanc ayant la forme d’une dame. » Interrogée par le commissaire Jacomet, elle répond avec une assurance, une prudence et une fermeté qui surprennent chez une jeune fille sans instruction : « Aquero, je n’ai pas dit la Sainte Vierge… Monsieur, vous m’avez tout changé ». Elle dit ce qu’elle a vu avec un détachement, une liberté étonnants : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire. »

Elle raconte les apparitions avec exactitude, sans rien ajouter ni retrancher. Une seule fois, effrayée par la rudesse de l’abbé Peyramale, elle ajoute un mot : « Monsieur le curé, la Dame demande toujours la chapelle… même « toute petite ». » Dans son Mandement sur les Apparitions, Mgr Laurence souligne « la simplicité, la candeur, la modestie de cette enfant… elle raconte tout sans affectation, avec une ingénuité touchante… et, aux nombreuses questions qu’on lui adresse, elle fait, sans hésiter, des réponses nettes, précises, empreintes d’une forte conviction ». Insensible aux menaces comme aux offres avantageuses, « la sincérité de Bernadette est incontestable : elle n’a pas voulu tromper ». Mais ne s’est-elle pas trompée elle-même… victime d’une hallucination ? – se demande l’évêque. Il évoque alors le calme de Bernadette, son bon sens, l’absence chez elle de toute exaltation et aussi le fait que les apparitions ne dépendent pas de Bernadette : elles ont lieu alors que Bernadette ne s’y attendait pas, et dans la quinzaine, par deux fois, alors que Bernadette se rendait à la Grotte, la Dame n’y était pas. Pour en arriver à ces conclusions, Bernadette a dû répondre aux curieux, admirateurs, journalistes et autres, comparaître devant des commissions d’enquête civiles et religieuses. La voilà tirée de l’ombre et projetée au premier plan de l’actualité : « une tempête médiatique » s’abat sur elle. Il lui aura fallu de la patience et de l’humour pour lui résister et préserver la pureté de son témoignage. Elle n’accepte rien : « Je veux rester pauvre. » Elle ne bénit pas les chapelets qu’on lui présente : « Je ne porte pas l’étole. » Elle ne vendra pas de médailles : « Je ne suis pas marchande. » Et, devant les images à dix sous qui la représentent, elle lance : « Dix sous, c’est tout ce que je vaux ! ».

Dans ces conditions, au Cachot la vie n’est plus possible, il faut protéger Bernadette. Le curé Peyramale, et le maire Lacadé se mettent d’accord : Bernadette sera admise comme « malade indigente » à l’hospice tenu par les Sœurs de Nevers ; elle y arrive le 15 juillet 1860. À 16 ans, elle apprend à lire et à écrire. On peut voir encore aujourd’hui, à l’église de Bartrès, les « bâtons » tracés de sa main ! Par la suite, elle écrira souvent à sa famille et même au pape ! Elle rend visite à ses parents qui ont été relogés à la « maison paternelle ». Elle soigne quelques malades, mais surtout elle cherche sa voie : bonne à rien et sans dot, comment être religieuse ? Finalement, elle entre chez les Sœurs de Nevers « parce qu’on ne m’y a pas attirée ». Dès lors, une vérité s’impose à son esprit : « À Lourdes, ma mission est finie. » Maintenant, elle doit s’effacer pour laisser toute la place à Marie.

La vie “cachée” à Nevers

C’est elle-même qui emploie cette expression : « Je suis venue ici pour me cacher. » À Lourdes, elle était Bernadette, la voyante. A Nevers, elle devient Sœur Marie-Bernard, la sainte. On a souvent parlé de la sévérité des supérieures à son égard, mais il faut bien comprendre que Bernadette était un cas : il fallait la soustraire à la curiosité, la protéger, et protéger aussi la congrégation. Bernadette fera le récit des apparitions devant la communauté des sœurs réunies, dès le lendemain de son arrivée ; ensuite, elle ne devra plus en parler. On la gardera à la Maison-mère, alors qu’elle aurait tant aimé soigner les malades. Au jour de sa profession, aucun emploi n’est prévu pour elle : alors l’évêque lui donne « l’emploi de prier ». « Priez pour les pécheurs », avait dit la Dame. Elle y sera fidèle. « Mes armes, écrit-elle au pape, sont la prière et le sacrifice. » La maladie fait d’elle un pilier d’infirmerie, et puis il y a ses interminables séances au parloir : « Ces pauvres évêques, ils feraient mieux de rester chez eux. » Lourdes est bien loin… revenir à la Grotte, jamais ! Mais, tous les jours, elle y fait son pèlerinage en esprit. Elle ne parlera pas de Lourdes, elle en vivra. « Vous devez être la première à vivre le message », lui dit le Père Douce, son confesseur. Et, de fait, après avoir été aide-infirmière, elle entre peu à peu dans l’état de malade. Elle en fera « son emploi », acceptant dans un acte d’amour parfait toutes les croix, pour les pécheurs : « Après tout, ce sont nos frères. » Au cours des longues nuits sans sommeil, s’unissant aux messes qui sont célébrées dans le monde entier, elle s’offre comme une « crucifiée vivante » dans le gigantesque combat des ténèbres et de la lumière, associée, avec Marie, au mystère de la Rédemption, les yeux fixés sur le crucifix : « C’est là que je puise ma force. »

 Bernadette meurt à Nevers, le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans. L’Église l’a proclamée sainte le 8 décembre 1933, non pour avoir été favorisée des apparitions, mais pour la manière dont elle y a répondu.

 

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Mercredi des cendres et pénitence

Mercredi des Cendres

17 février 2021

 

Rapportez votre buis de l’an dernier en venant à l’une des messes d’imposition des Cendres.

POUR ME PRÉPARER À RECEVOIR LES CENDRES …

Je suis semblable aux Cendres, Seigneur à ces poussières grises et mortes, lorsque j’ouvre mon cœur et mon esprit à la jalousie qui refroidit l’amitié…

Lorsque j’autorise la bouderie à écarter le sourire de mes lèvres…

Lorsque j’admets que la méchanceté en moi dépose son dépôt de saleté….

Lorsque je permets à l’égoïsme de gonfler en moi et de remplir toute la place en mon cœur jusqu’à m’empêcher de penser aux autres…

Lorsque je t’oublie Seigneur et que je laisse s’éteindre ma confiance en toi !

Mais je ne suis pas uniquement que "Cendres", Seigneur ! Sous mes cendres, tu le sais, toi qui me connais, dorment des braises attendant d’être ranimées en vive flamme.

Seigneur, souffle sur ces braises pour qu’à nouveau brûle vive et joyeuse, la flamme de mon amour pour toi et pour mon prochain

Le mercredi des Cendres est un jour de pénitence qui marque le début du carême. Il a lieu le lendemain du Mardi gras, et est le premier jour du Carême. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques.

Le terme pénitence peut se résumer en trois actions : la prière, l’aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ. C’est une manière concrète pour le catholique de s’unir à Jésus Christ, qui lui-même a jeûné quarante jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection

Origine du mercredi des cendres

Le mercredi des Cendres est le jour qui marque l’entrée en Carême. Ce jour est l’occasion d’une messe où le prêtre trace une croix avec de la cendre sur le front des fidèles en prononçant un verset de la genèse « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

Les cendres sont en fait les rameaux de l’année précédente qui sont brûlés pour l’occasion. Les cendres sont déposées sur le front des fidèles.

Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. Le rite peut être un rite de pénitence mais aussi un rite de souffrance devant ce que l’on a vécu.

En ce jour je me dois faire pénitence de mes péchés Seigneur.

Mon Dieu Père Miséricordieux, quels sont les péchés que je dois- reconnaître ?

Est-ce mes péchés d’orgueil, que je me cache à moi-même ?

Est-ce que j’ose hypocritement cacher pour avoir la bonne conscience ?

Est- ce pour avoir détourné le regard, et ne pas voir le quémandeur sur le trottoir ?

Est-ce pour n’avoir pas consoler celui qui a perdu son enfant, ses parents ?

Est-ce ne pas respecter mon frère, ma soeur en famille et, ou dans la rue ?

Est-ce ne pas avoir de respect dans les institutions humaines ?

Est-ce être sans respect envers mon pays, qui me nourrit, me loge, et me sécurise ?

Suis-je un être égoïste et vaniteux ?

Seigneur, je me reconnais pécheresse, de je ne sais pas de quoi, mais je sais que j’ai péché, en pensée, en parole, par inadvertance, par étourderie.

Aucun humain est sans péché, le fait de ne pas savoir de quel péché nous devons bruler, c’est un péché d’orgueil, d’hypocrisies qui me rend aveugle de mes erreurs, même si elles sont involontaires.

Seigneur je t’en demande pardon Seigneur, que par ce buis mes péchés sont brulés et les cendres sont sur mon front.

Pardon Seigneur Jésus

J’ai honte de t’avoir offensé,

En ta bonté infini voit mes regrets de t’avoir offensé

Seigneur ne retient pas mes offenses car mon cœur lui t’adore.

Seigneur en ce mercredi des Cendres soit ma Lumière selon ton jugement.

Tu es l’agneau sacrifié, et mon Roi,

Tu es celui qui était et qui est mon Maître pour l’éternité.

Amen

Emounawh

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Se laisser se réconcilier avec Dieu, confions au Seigneur les 40 jours de jeûnes

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements » (Jl 2, 12-18)

Lecture du livre du prophète Joël

Maintenant – oracle du Seigneur –
revenez à moi de tout votre cœur,
dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements,
et revenez au Seigneur votre Dieu,
car il est tendre et miséricordieux,
lent à la colère et plein d’amour,
renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir,
il pourrait renoncer au châtiment,
et laisser derrière lui sa bénédiction :
alors, vous pourrez présenter offrandes et libations
au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion :
prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte,
rassemblez les anciens,
réunissez petits enfants et nourrissons !
Que le jeune époux sorte de sa maison,
que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel,
les prêtres, serviteurs du Seigneur,
iront pleurer et diront :
« Pitié, Seigneur, pour ton peuple,
n’expose pas ceux qui t’appartiennent
à l’insulte et aux moqueries des païens !
Faudra-t-il qu’on dise :
“Où donc est leur Dieu ?” »

Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays,
il a eu pitié de son peuple.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché ! (cf. 50, 3)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

DEUXIÈME LECTURE
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu. Voici maintenant le moment favorable » (2 Co 5, 20 – 6, 2)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
nous sommes les ambassadeurs du Christ,
et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ,
laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché,
Dieu l’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu,
nous vous exhortons encore
à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture :
Au moment favorable je t’ai exaucé,
au jour du salut je t’ai secouru.

Le voici maintenant le moment favorable,
le voici maintenant le jour du salut.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 1-6.16-18)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
 (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes
quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire-toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret
te le rendra. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Nous commençons le Carême en recevant les cendres :
« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière » (cf. Gn 3, 19).

La poussière sur la tête nous ramène à la terre, elle nous rappelle que nous venons de la terre et qu’en terre nous retournerons.

Cela veut dire que nous sommes faibles, fragiles, mortels. Dans le cours des siècles et des millénaires, nous sommes de passage ;
devant l’immensité des galaxies et de l’espace nous sommes minuscules.

Nous sommes poussière dans l’univers.

Mais nous sommes la poussière aimée de Dieu.

Le Seigneur a aimé recueillir notre poussière dans ses mains et y insuffler son haleine de vie (cf. Gn 2, 7).

Chers frères et sœurs, au début du Carême rendons-nous compte de cela.

Parce que le Carême n’est pas un temps pour verser sur les gens un moralisme inutile, mais pour reconnaître que nos pauvres cendres sont aimées de Dieu.

Il est un temps de grâce, pour accueillir le regard d’amour de Dieu sur nous et, regardés de la sorte, changer de vie.

 (Homélie de la Messe des Cendres, 26 février 2020)

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Messe du Mercredi des Cendres présidée par le pape François

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Sans remontées mécaniques, Courchevel ouvre une piste accessible en voiture

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Écoutons et appliquons la Parole du Seigneur avec Amour et ne soyons pas Hypocrite

Interrogations et Méditations pour chacun de nous.

Suis-je concerné? que dois faire? mes certitudes  sont-elles du Seigneur ou comme les pharisiens?  

En ce temps-là,
les disciples avaient oublié d’emporter des pains ;
ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation :
« Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens
et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit :

Vous avez des yeux et vous ne voyez pas,
vous avez des oreilles et vous n’entendez pas !

Quelle  est la conclusion logique, que nous devrions faire?

 

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés » (Gn 6, 5-8 ; 7, 1-5.10)

Lecture du livre de la Genèse

Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme
était grande sur la terre,
et que toutes les pensées de son coeur
se portaient uniquement vers le mal
à longueur de journée.
Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ;
il s’irrita en son cœur et il dit :
« Je vais effacer de la surface du sol
les hommes que j’ai créés
– et non seulement les hommes
mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel –
car je me repens de les avoir faits. »
Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.
Le Seigneur dit à Noé :
« Entre dans l’arche, toi et toute ta famille,
car j’ai vu qu’au sein de cette génération,
devant moi, tu es juste.
De tous les animaux purs,
tu prendras sept mâles et sept femelles ;
des animaux qui ne sont pas purs,
tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;
et de même des oiseaux du ciel,
sept mâles et sept femelles,
pour que leur race continue à vivre
à la surface de la terre.
Encore sept jours, en effet,
et je vais faire tomber la pluie sur la terre,
pendant quarante jours et quarante nuits ;
j’effacerai de la surface du sol
tous les êtres que j’ai faits. »
Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.

Sept jours plus tard,
les eaux du déluge étaient sur la terre.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(28 (29), 1-2, 3ac-4, 3b.9c-10)

R/ Le Seigneur bénit son peuple 
en lui donnant la paix.
 (28, 11b)

Rendez au Seigneur, vous, les dieux,
rendez au Seigneur gloire et puissance.
Rendez au Seigneur la gloire de son nom,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.

La voix du Seigneur domine les eaux,
le Seigneur domine la masse des eaux.
Voix du Seigneur dans sa force,
voix du Seigneur qui éblouit.

Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre,
Et tous dans son temple s’écrient : « Gloire ! »
Au déluge le Seigneur a siégé ;
il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !

ÉVANGILE
« Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » (Mc 8, 14-21)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole,
dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
les disciples avaient oublié d’emporter des pains ;
ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation :
« Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens
et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit :
« Pourquoi discutez- vous sur ce manque de pains ?
Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ?
Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas,
vous avez des oreilles et vous n’entendez pas !
Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes,
combien avez-vous ramassé
de paniers pleins de morceaux ? »
Ils lui répondirent :
« Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille,
combien avez-vous rempli de corbeilles
en ramassant les morceaux ? »
Ils lui répondirent :
« Sept. »
Il leur disait :
« Vous ne comprenez pas encore ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


“Ce levain – dit Jésus – est dangereux.
Faites attention.

C’est l’hypocrisie.”
Jésus ne tolère pas l’hypocrisie, le fait d’apparaître bien, avec aussi de belles manières d’éducation, mais de mauvaises habitudes à l’intérieur. Les autres personnes sont les chrétiens:
nous devrions être les chrétiens, car il y a aussi des chrétiens hypocrites, qui n’acceptent pas le levain de l’Esprit Saint.
C’est pour cela que Jésus nous prévient: “Gardez-vous du levain des pharisiens”.
Le levain des chrétiens est l’Esprit Saint, qui nous pousse dehors, nous fait grandir, avec toutes les difficultés du chemin, avec tous les péchés aussi, mais toujours avec de l’espérance.
’Esprit Saint est véritablement l’acompte de cette espérance, de cette louange, de cette joie
(Homélie à Sainte-Marthe,  19 octobre 2018) 

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Journal du Couvre-feu/J. 63 ‘’Le danger du drone sur la faune sauvage’’

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Ne cherchons pas un signe comme les Pharisiens, soyons confiant en Celui qui a donné sa vie pour nous sauver

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Gn 4, 1-15.25)

Lecture du livre de la Genèse

L’homme s’unit à Ève, sa femme :
elle devint enceinte, et elle mit au monde Caïn.
Elle dit alors :
« J’ai acquis un homme
avec l’aide du Seigneur ! »
Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn.
Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre
en offrande au Seigneur.
De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau,
en offrant les morceaux les meilleurs.
Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande,
mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas.
Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu.
Le Seigneur dit à Caïn :
« Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ?
Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ?
Mais si tu n’agis pas bien…,
le péché est accroupi à ta porte.
Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. »
Caïn dit à son frère Abel :
« Sortons dans les champs. »
Et, quand ils furent dans la campagne,
Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.
Le Seigneur dit à Caïn :
« Où est ton frère Abel ? »
Caïn répondit :
« Je ne sais pas.
Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
Le Seigneur reprit :
« Qu’as-tu fait ?
La voix du sang de ton frère
crie de la terre vers moi !
Maintenant donc, sois maudit
et chassé loin de cette terre
qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère,
versé par ta main.
Tu auras beau cultiver la terre,
elle ne produira plus rien pour toi.
Tu seras un errant,
un vagabond sur la terre. »
Alors Caïn dit au Seigneur :
« Mon châtiment est trop lourd à porter !
Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre.
Je dois me cacher loin de toi,
je serai un errant,
un vagabond sur la terre,
et le premier venu qui me trouvera me tuera. »
Le Seigneur lui répondit :
« Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. »
Et le Seigneur mit un signe sur Caïn
pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.

Adam s’unit encore à sa femme,
et elle mit au monde un fils.
Elle lui donna le nom de Seth
(ce qui veut dire : accordé),
car elle dit :
« Dieu m’a accordé une nouvelle descendance
à la place d’Abel, tué par Caïn. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(49 (50), 1.5a, 7ac- 8, 16bc- 17, 20-21abc)

R/ Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce. (49, 14a)

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu’au soleil couchant :
« Assemblez, devant moi, mes fidèles.

« Écoute, mon peuple, je parle.
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Tu t’assieds, tu diffames ton frère,
tu flétris le fils de ta mère.
Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ? »

ÉVANGILE
« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? » (Mc 8, 11-13)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie,
dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
les pharisiens survinrent
et se mirent à discuter avec Jésus ;
pour le mettre à l’épreuve,
ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit :
« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ?
Amen, je vous le déclare :
aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque,
et il partit vers l’autre rive.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Ils confondent la manière d’agir de Dieu avec la manière d’agir d’un sorcier.
Et Dieu n’agit pas comme un sorcier, Dieu a sa façon d’avancer.

La patience de Dieu.
Lui aussi a de la patience.

Chaque fois que nous allons vers le sacrement de la réconciliation, chantons un hymne à la patience de Dieu!
Comment le Seigneur nous porte sur ses épaules, avec quelle patience, avec quelle patience!
La vie chrétienne doit se dérouler sur cette musique de la patience, parce que ce fut précisément la musique de nos pères, du peuple de Dieu, de ceux qui ont cru à la Parole de Dieu, qui ont suivi le commandement que le Seigneur avait donné à notre père Abraham:
«Marche devant moi et soit irréprochable»

(Homélie à Sainte-Marthe, 17 février 2014)

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Ces idées reçues sur la patience qui empêchent de bien éduquer ses enfants

Ces idées reçues sur la patience qui empêchent de bien éduquer ses enfants

La patience est une vertu à développer quand on élève ses enfants. Mais attention aux fausses-idées sur la patience qui peuvent avoir des effets contre-productifs sur l’éducation des enfants.

« Avec les enfants, remarquait saint François de Sales, on a besoin d’un petit verre de sagesse, d’un tonneau d’intelligence et d’un océan de patience ». Faut-il davantage d’intelligence que de sagesse pour éduquer les enfants ? Cela peut se discuter ! Mais il faut certainement de la patience à l’infini : patience envers les enfants, mais aussi envers nous-mêmes, envers les autres et, d’une certaine manière, envers Dieu. Trois idées reçues sur la patience.

LA PATIENCE N'EST PAS L'IMPATIENCE MAÎTRISÉE
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« L’homme patient vaut mieux que le héros » (Pr 16, 32). La patience est donc plus importante que les actions d’éclats. Et pourtant, le plus souvent, elle passe inaperçue. On peut même dire que c’est le propre de la patience que de ne pas se faire remarquer. Quand les parents apprennent à leur enfant comment lacer ses chaussures, s’ils sont patients, ils prennent tout leur temps pour montrer à l’enfant les gestes à accomplir. Ils lui laissent la possibilité d’essayer plusieurs fois, ils lui réexpliquent et l’encouragent. En somme, ils semblent n’avoir que cela à faire et l’enfant ne remarque pas qu’ils accomplissent un grand effort de patience. S’ils montraient que cet effort leur coûte, en harcelant l’enfant de « dépêche-toi ! » ou en manifestant quelque agacement, ce ne serait plus de la patience, mais de l’impatience, plus ou moins bien maîtrisée.

Or la patience n’est pas l’impatience maîtrisée. L’impatience nous fait bouillir. À force de volonté, on peut étouffer cette ébullition, comme on met un couvercle sur une casserole. Apparemment, tout va bien, mais l’ébullition intérieure demeure : gare à l’explosion ! Et si on s’interdit toute explosion, elle se transforme en implosion : autrement dit, on retourne contre soi sa colère et son impatience. Cela peut ressembler à de la patience, mais ce n’en est pas car, un jour ou l’autre, extérieurement ou intérieurement, l’impatience va éclater et provoquer des dégâts.

1- LA PATIENCE N’EST PAS ÉTRANGÈRE À L’ESPRIT SAINT

Or la patience n’est pas l’impatience maîtrisée. L’impatience nous fait bouillir. À force de volonté, on peut étouffer cette ébullition, comme on met un couvercle sur une casserole. Apparemment, tout va bien, mais l’ébullition intérieure demeure : gare à l’explosion ! Et si on s’interdit toute explosion, elle se transforme en implosion : autrement dit, on retourne contre soi sa colère et son impatience. Cela peut ressembler à de la patience, mais ce n’en est pas car, un jour ou l’autre, extérieurement ou intérieurement, l’impatience va éclater et provoquer des dégâts.

2- LA PATIENCE N’EST PAS ÉTRANGÈRE À L’ESPRIT SAINT

La patience est un fruit de l’Esprit Saint : « Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint » (Ga 5, 18). « Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23). La patience va de pair avec la maîtrise de soi mais toutes les deux découlent de la soumission à l’Esprit Saint. Pour être patients avec nos enfants, il faut commencer par tout remettre entre les mains de Dieu : leur éducation, leur avenir, ce que nous désirons pour eux, nos espoirs et nos difficultés, tout ce qui constitue notre mission de parents. La patience se conjugue au présent, comme l’amour. La patience nous rend pleinement « présents au présent » alors que l’impatience nous empêche de goûter l’instant d’aujourd’hui en nous faisant regretter que l’avenir ne soit pas déjà là.

La patience est inséparable de l’abandon à la Providence. Pourquoi sommes-nous impatients ? Bien souvent, c’est parce que nous avons peur. Peur que nos enfants ne soient pas heureux, peur qu’ils grandissent mal, peur de ne pas mener à bien notre mission de parents, peur de ne pas tenir le coup dans l’épreuve. Si nous réfléchissons bien, nous voyons que, le plus souvent, nos impatiences sont liées à des manques de confiance. Nous voudrions déjà tenir la victoire parce que, dans le fond, nous ne sommes pas sûrs qu’elle nous soit acquise. Notre impatience peut aussi venir du fait que nous voulions gagner sur tous les plans : nous voudrions Dieu et l’argent, la réussite de nos projets et la venue du Royaume. Notre cœur est tourmenté parce que divisé.

3- LA PATIENCE N'EST PAS UNE ATTITUDE PASSIVE

 

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La patience ne se contente pas de « tuer le temps » en attendant la conversion ou les progrès. Elle encourage, pardonne, accompagne avec tendresse et compassion. Elle est le contraire de la résignation. Patienter, c’est espérer : c’est vivre pleinement l’aujourd’hui de Dieu parce que nous savons que, ressuscités avec le Christ, nous possédons déjà la victoire. Patienter, c’est prendre le temps de vivre cet aujourd’hui qui nous comble parce que, déjà, Dieu s’y donne à nous en plénitude. Patienter, c’est voir à travers les erreurs, les chutes et le péché lui-même, les signes de la miséricorde de Dieu, à jamais victorieux du mal et de la mort.

Christine Ponsard ​​​​​​​​​​​​​​

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Vos enfants n’écoutent jamais ? Commencez par les écouter !

Vos enfants n’écoutent jamais ?
Commencez par les écouter !

L'enfant a besoin d'entendre une parole, mais pour la recevoir, il a d'abord besoin d'être écouté. Conseils d’une spécialiste pour mieux s’ouvrir à l’écoute de ses enfants.

Les parents se plaignent que leur enfant n’écoute jamais… Et si c’était à eux de commencer par leur prêter attention ? Marie-Paule Mordefroid, mère de famille, psychologue, formatrice d’adultes en développement personnel, propose l’écoute active comme outil privilégié dans la relation éducative.

Aleteia : Les parents font souvent l’amer constat que leurs enfants ne les écoutent pas. Pourquoi ?
Marie-Paule Mordefroid : Je poserais la question dans l’autre sens : et nous, les écoutons-nous ? L’écoute a un pouvoir prodigieux, elle se transmet par contagion. C’est la base de la confiance entre parents et enfants, même si l’éducation ne passe pas seulement par là. L’enfant a aussi besoin d’entendre une parole, mais pour la recevoir, il a d’abord besoin d’être écouté.

Qu’est-ce que cette exigence d’écoute vient bousculer chez les parents ?
Dans un premier temps, ils ont à remettre en cause leur certitude de savoir tout ce qui est bon pour leur progéniture. Il s’agit de lâcher prise sur des solutions toutes faites, sur leurs projections… Sous l’effet de l’émotion, nous avons tendance à réagir instinctivement. L’écoute active n’est pas naturelle, elle vient à l’encontre de cette réaction. Notre nature blessée par le péché nous pousse à nous exprimer en fonction de notre ego. Cette attitude nous protège des autres, mais nous encombre et les encombre aussi. Revenir à notre expérience propre nous aide : moi aussi, un jour, j’ai eu besoin d’être écouté. C’est un besoin vital chez tout être humain.

 

Mais il y a bien des moments où il faut exercer l’autorité, faire respecter des règles…
Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut devenir des parents éponges ou carpettes ! Il est souhaitable d’exercer l’autorité en écoutant de façon empathique, tout en faisant respecter les limites, voire appliquer des sanctions. L’éducation consiste à tenir ce paradoxe. Prenons l’exemple d’un enfant qui refuse d’aller se coucher à l’heure dite. Dans un premier temps, on le prévient : « Dans dix minutes, extinction des feux ». Dans un deuxième temps, si la lumière est encore allumée et que l’enfant joue toujours, on peut dire : « Je comprends que tu n’aies pas envie d’aller dormir [on rejoint l’enfant là où il est] et en même temps, c’est vraiment l’heure de se coucher. Je te demande donc d’éteindre ta lumière ». Faire en sorte que ces deux désirs coexistants soient exprimés. Ceci n’empêchera pas les parents de se mettre en colère, il est parfois bon de sortir ses tripes ! Nous ne pouvons pas être zen en permanence. Nos émotions disent quelque chose à l’enfant et nous permettent d’exprimer nos besoins légitimes.

Concrètement, comment mettre en œuvre une véritable écoute ?
À un premier niveau, l’écoute passive est une mise en disposition ; elle consiste à commencer par se taire, puis à laisser l’autre s’exprimer. Elle ne demande pas de compétence particulière. L’écoute active va plus loin. Elle permet à l’autre de dire ce qu’il a à dire. Par des moyens très simples. Des invitations : « Tu as besoin de me dire quelque chose ? » Des questions, non pas pour satisfaire notre curiosité ou projeter notre angoisse, mais de manière ouverte : « Que s’est-il passé ? Et alors ? Qu’est-ce que tu as ressenti ? Qu’est-ce que tu en as pensé ? » Des silences, une manière pour les parents de manifester qu’ils prennent le temps. Enfin, la reformulation : dire avec nos propres mots ce qu’on a saisi de plus essentiel dans ce que l’enfant a cherché à dire. S’il parle de « cet idiot de prof de maths », nous pouvons dire « tu es en colère contre ce prof de maths ? », ainsi l’enfant réalise qu’on le comprend vraiment. La suite de son expression s’en trouvera facilitée.

Vous semblez dire qu’il vaut mieux accueillir ce que ressent l’enfant, plutôt que de s’attacher à ce qu’il dit ?
Oui, car le plus souvent, l’essentiel, c’est l’émotion. La nommer a un effet très apaisant. Je me souviens d’une mère dont le mari devait partir plusieurs mois à l’étranger. Quinze jours avant son départ, leur fils de 4 ans était insupportable. La maman l’a pris près d’elle : « Tu es triste que papa parte. C’est ça ? » L’enfant s’est mis à pleurer longuement. La tristesse qu’il ressentait se traduisait par de l’agitation, des caprices. Énoncer la juste émotion lui a permis de s’apaiser avant le départ de son père.

L’enfant s’exprime souvent au travers d’un langage « non-verbal ». Comment le décoder ?
L’étymologie du mot « enfant » (infans) signifie bien celui qui est privé de parole. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne s’exprime pas autrement. Déjà, les parents sont à l’écoute des signaux du tout-petit. Une maman est en empathie avec son bébé qui pleure quand elle lui dit : « Tu as faim » ou « tu as eu peur », c’est une manière de reformuler un message non-verbal. L’attention doit porter sur toutes les attitudes corporelles de l’enfant, sa gestuelle (expression du visage, ton…), ses actes : porte qui claque, papier déchiré avec frénésie… et la somatisation.

L’enfant s’exprime en permanence. Les parents ont à lui faire confiance pour trouver le moyen de dire ce qui ne va pas. Il se débrouillera toujours pour attirer l’attention, et parfois au moment où ça dérange le plus. Il ne s’agit pas de rechercher psychologiquement la cause du comportement, mais d’être réceptif à ce que l’enfant dit, là, maintenant, ou voudrait dire. Nous sommes alors dans
l’ordre de la rencontre.

Pourquoi cette forme d’écoute est-elle à privilégier ?
L’écoute des émotions permet de faire place à l’expression des besoins intimes. S’ils sont satisfaits, ils entraînent joie, ardeur, enthousiasme, etc. Sinon, l’angoisse, la colère, la jalousie s’enclenchent comme un signal d’alerte. Grâce à l’aide du parent qui l’a écouté, l’enfant met des mots sur ce qu’il vit, il peut alors se connecter avec lui-même. Il n’est pas identifié à ce qu’il ressent, ni envahi. Ce véritable travail d’unification intérieure l’autorise à s’accepter tel qu’il est. Cette écoute lui permet aussi d’entrer dans une relation de confiance. Ainsi, il est capable de vivre sa vie, en s’appuyant sur ses parents : ils n’ont pas à résoudre ses problèmes, mais à le comprendre.

En lui permettant d’assumer ses émotions, ses parents lui donnent les moyens de trouver ses propres solutions.

Après avoir accueilli le sentiment de l’enfant comme sa manière propre de réagir, on peut continuer le dialogue : « Comment vas-tu faire pour que cela ne se reproduise pas ? » Le psychologue américain Thomas Gordon, promoteur de l’écoute active, propose de se demander : à qui appartient le problème ? Si c’est à l’enfant, c’est donc à lui de le résoudre. Bien sûr les parents peuvent apporter leur concours, en proposant : « De quoi as-tu besoin ? Est-ce que je peux t’aider ? » En lui permettant d’assumer ses émotions, ses parents lui donnent les moyens de trouver ses propres solutions, et d’être acteur de sa propre vie.

Comment savoir si l’enfant s’est senti écouté ?
Son attitude donne un retour immédiat : sa détente corporelle, un sourire, un regard de connivence… Il va avoir envie de poursuivre le dialogue, si l’on reste disposé à l’écouter. Cela prend du temps et comporte un risque. On ne sait jamais jusqu’où cela mène.

Si j’écoute ainsi mon enfant, ne vais-je pas lui donner le sentiment d’adhérer à tout ce qu’il dit ?
Chassons tout de suite cette idée fausse qui prétend qu’écouter, c’est se nier soi-même ou approuver l’autre. Une bonne écoute nécessite de se centrer sur l’autre tout en restant soi-même : quand l’autre me parle, sa parole retentit en moi. Chacun de nous écoute avec ce qu’il est, donc aussi avec ses failles. Il n’existe pas d’écoute parfaite. Apprendre à écouter, c’est seulement tendre vers une compréhension de ce que vit l’autre, sans assentiment ni jugement. Nos freins à l’écoute peuvent se manifester par un jugement hâtif (« tu n’aurais pas dû »), un bon conseil, ou par la consolation (« ne sois pas triste »). Au lieu de dire à ma fille qui me vantait ses petites victoires du jour, un « c’est bien, ma chérie » (jugement), j’ai préféré lui dire : « Tu as senti que c’était ce qu’il fallait que tu fasses » (compréhension), ce qui lui a permis de s’approprier complètement son action.

Existe-t-il des moments et des lieux privilégiés pour pratiquer cette écoute ?
Oui, des instants à saisir. Quand on est seul avec un enfant, par exemple le matin en l’habillant, sur le chemin de l’école, lors des trajets en voiture, etc. Un soir, au moment de débarrasser la table, je me suis retrouvée seule avec mon fils de 14 ans, qui m’a lancé : « Maman, si je sors avec une fille, ça te fait quoi ? » On y a passé la soirée… Mais cela ne suffit pas. Prendre du temps est une décision. Personnellement, je m’étais fixée de me retrouver au moins une fois par jour seule avec chacun, au moment de leur dire bonsoir dans leur chambre. J’ai eu des surprises. Un enfant peut confier ce qui aurait pu passer complètement inaperçu dans d’autres circonstances.

Il est difficile d’être tout le temps disponible. Comment faire, lorsqu’on n’est pas en mesure d’écouter ?
On peut faire preuve d’empathie « ce que tu me dis me semble très important » et demander à différer le rendez-vous. Pourvu qu’on tienne ensuite sa promesse ! Le parent accuse réception de la demande, mais fait place aussi à son propre besoin. S’il ne se sent pas en mesure d’écouter, il peut s’appuyer sur son conjoint. Le rôle de la mère est parfois de proposer que certaines confidences soient faites au père. Et si, au sein de la famille, l’écoute n’est pas possible (les parents restant toujours les premiers éducateurs), pourquoi ne pas passer le relais : chef scout, parrain ou marraine, grands-parents, prêtre, spécialiste compétent… Tous ces acteurs ont-ils été en relation naturelle avec leurs enfants ? Si c’est le cas, la relation s’établira plus facilement. Enfin, c’est peut-être le signe que le parent a besoin d’être lui-même écouté. Le plus grand service que nous pouvons rendre à nos enfants, c’est de satisfaire nos propres besoins. Je crois beaucoup à la vertu des réseaux d’amis et de soutien entre pairs.

Cette écoute est-elle plus fondamentale à vivre pour les chrétiens ?
Non, elle est une exigence pour tous, pas besoin d’être chrétiens pour ça. Mais c’est un moyen privilégié de vivre la charité avec son prochain. Dans une famille, mon mari, mes enfants sont mes plus proches, mon prochain. L’écoute est un amour juste qui permet de se sentir proche de l’autre tout en restant soi-même.

En tant que chrétiens, nous avons la chance de disposer du modèle de Jésus, de la manière dont il a pratiqué cette écoute. Dans l’Évangile, ses questions ouvertes : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? De quoi parliez-vous en chemin ? » permettent d’exprimer le désir, le sentiment ou la foi. Regardez sa manière d’accompagner les disciples d’Emmaüs. Ils quittent Jérusalem, pour un chemin d’errance, une manière de montrer qu’ils se fourvoient. Jésus ne leur fait pas la morale, il chemine à côté d’eux de manière inconditionnelle. Il prend le temps, laisse place à l’expression de l’état dans lequel ils se trouvent : tristesse, déception. Jésus commence par les écouter jusqu’au bout, alors seulement il se met à les instruire, et les disciples sont en mesure d’écouter à leur tour. Au contraire, les parents que nous sommes mettent souvent des conditions : « Je veux bien t’écouter, mais avant, je veux que tu ranges ta chambre »… La technique de l’écoute reste du domaine humain, nous n’en ferons pas l’économie. Mais la grâce vient de Dieu.

Propos recueillis par Raphaëlle Simon.

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