Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ma nuit sans tes pas

Cet article est reposté depuis Tu étais tout.

Voir les commentaires

Au cinéma

Crésus est un film français réalisé par Jean Giono, sorti en 1960
Le film se passe en 1946. Jules est berger en Provence, qui vit en solitaire sur les hauts plateaux. Pour le sentiment, il s'est arrangé avec une jeune veuve qui habite dans la vallée, Fine, qui vient quelquefois passer la nuit avec lui quand il le désire. Il trouve, un jour au détour d'un sentier, un conteneur d'aviation qu'il prend pour une bombe, lequel, après avoir été percé par les chevrotines de son fusil, laisse apparaître près de deux mètres cubes de billets de banque. Angoissé, ne sachant que faire de tout cet argent, Jules offre aux habitants du village un grand banquet qui attire aussitôt les convoitises et les jalousies de chacun des convives. Après avoir semé le doute puis la terreur avec cet argent, Jules reçoit la visite de deux policiers qui lui expliquent, en raflant les dernières liasses, que ces faux billets étaient en réalité un piège de l'occupant voulant ruiner à la libération l'économie nationale. Le village va pouvoir recommencer une vie sans argent, peut-être plus près de l'amour
Réalisation : Jean Giono
Scénario, Adaptation et dialogues : Jean Giono
Conseiller technique : Claude Pinoteau
Assistants réalisateurs : Bernard Paul, Costa-Gavras
Photographie : Roger Hubert
Cadreur : Adolphe Charlet
Montage : Robert et Monique Isnardon
Son : Jean Bertrand, à Paris Studios Cinéma
Décors : Pierre-Louis Thévenet
Musique : Joseph Kosma aux éditions Enoch et Cie et éditions Fortin
Générique sifflé par Micheline Dax
Régisseur : Roger Descoffre
Maquillage : Boris Karabanoff
Photographe de plateau : Gaston Thonnard
Producteur exécutif : Andrée Debar
Directeur de production : Armand Bécué
Société de production : Les Films Jean Giono
Société de distribution : Gaumont
Pays d’origine : France
Langue : français
Tournage du 14 mars au 26 avril 1960 à Manosque et en Haute-Provence3,1
Format : Noir et blanc — 35 mm (Franscope Cinépanoramic) — 1,37:1 — Son : Mono
Laboratoire C.T.M Gennevilliers
Genre : Comédie
Durée : 100 minutes
Première présentation le 21/09/1960 à Marseille et le 08/03/1961 à Paris
Visa d'exploitation : 23.259
Fernandel : Jules, berger de Provence
Rellys : Paul, un berger du village rival de Jules
Marcelle Ranson-Hervé : Fine, la jeune veuve qui vient voir Jules
Sylvie : Delphine, la vieille institutrice
Paul Préboist : Baptistin, le maçon qui creuse la fosse pour Jules
Miguel Gamy : Albert, le blessé de guerre, habitant du village
Jeanne Pérez : Marie, la femme d'Albert
Edouard Hemme : Le curé du village
Olivier Hussenot : Le premier policier
Jacques Préboist : Le deuxième policier
Pierre Repp : L'employé de banque de « La Société Marseillaise de Crédit »
Jeanne Mars : La femme de Paul
René Génin : Le père Burle, l'habitant sourd du village
Luce Dassas : Rose, une fille facile du village
Charles Bouillaud : Le premier gendarme
René Bourbon : L'employé du crédit
Claude Rossignol : Le patron
Jacopozzi : Le second gendarme
Hélène Tossy : La patronne
Étienne Fleurichamp : Emile, un habitant du village
Lucien Verva : Le Hébé
Aimée Bernard

Voir les commentaires

Quelques voix oubliées??

Voir les commentaires

Quiet Piano Classical Music | Debussy Chopin Mozart Grieg Schubert

 

Subscribe and turn on notifications to be alerted of our uploads! https://bit.ly/3l3yzDc
00:00:00 Grieg - Op 12 n 1
00:01:12 Debussy - Preludes, Premier livre, L. 117- No. 8, La fille aux cheveux de lin
00:03:36 Chopin - Fantaisie-Impromptu in C-Sharp Minor, Op. 66
00:08:56 Rachmaninoff - Six Moments Musicaux, Op. 16 - No. 3 in B Minor, Andante cantabile
00:16:15 Liszt - Liebestraume, S. 541 - No. 3 in A-Flat Major
00:21:10 Chopin - Nocturne in C sharp minor, Op. Posth.
00:25:47 Debussy - Reverie
00:30:54 Chopin - Nocturne op 9 n 2
00:35:42 Schubert - Four Impromptus, Op. 90, D. 899- No. 3 in G-Flat Major
00:40:37 Liszt - Consolation n 3
00:45:24 Tchaikovsky - 18 Morceaux, Op. 72 - No. 5 in D Major, Andante mosso (Mèditation)
00:50:19 Debussy - 2 Arabesques- No. 1, Andantino con moto
00:54:02 Ravel - Pavane pour une infante defunte in G Major, M. 19
00:59:58 Debussy - Suite Bergamasque, L. 75- III. Clair de Lune
01:05:14 Satie - 1er Gymnopedie
01:08:41 Gounod Bach - Ave Maria
01:11:46 Schumann - Kinderszenen, Op. 15- No. 7, Traumerei
01:14:26 Liszt Schumann - Liebeslied Widmung, S. 566
01:18:00 Mendelssohn - Op 19 n 1
01:21:50 Mozart-Liszt Ave verum corpus
01:24:34 Chopin - Prelude 15 Raindrop
01:29:55 Beethoven - Rondò op 51 n 1
01:35:41 Chopin - Valse op 64 n 1
01:37:30 Schubert_Liszt Standchen
01:43:56 Scriabin - Etude in C-Sharp Minor, Op. 2 No. 1
01:46:15 Tchaikovsky - The Seasons, Op. 37a - No. 6, June. Barcarolle
01:50:53 Beethoven - Sonata op 27 n 2 Adagio sostento
01:56:38 Brahms - Valzer Op.39 No.7
01:59:00 Liszt - Lieder ohne Worte, Op. 62 n. 6
02:01:57 Grieg - Peer Gynt Suite n. 1, Op. 46 n. 1
 

Voir les commentaires

ça s'est passé un... 31 octobre

ça s'est passé un...

31 octobre

31 octobre 1512 : Inauguration de la Sixtine
Le 31 octobre 1512 est inaugurée la fresque de la chapelle Sixtine, oeuvre maîtresse de Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti)...

Suite de l'article

31 octobre 1517 : Les 95 thèses de Luther


Le 31 octobre 1517, sur la porte de l'église du château de Wittenberg, en Saxe, un moine allemand affiche 95 thèses où il dénonce les scandales de l'Église de son temps. Sans s'en douter, Martin Luther va briser l'unité de l'Église catholique et jeter les bases du protestantisme

Excommunié trois ans plus tard, il entraîne la majorité de l'Allemagne et de ses princes à se rebeller contre le pape et se convertir à sa doctrine. Aujourd'hui, le luthérianisme est pratiqué par 65 millions de fidèles, essentiellement en Allemagne et dans les pays germaniques...

31 octobre 1664 : La bataille de Jijel
En 1664, sur ordre du jeune roi Louis XIV, un corps expéditionnaire français tente de prendre pied à Jijel, en petite Kabylie, afin de mettre fin au piratage barbaresque. L'expédition débouche sur un fiasco complet sur lequel le Roi-Soleil veillera à imposer un pudique silence...

Sur ordre du jeune roi de France Louis XIV, un corps expéditionnaire de 6 500 hommes appareille de Toulon le 2 juillet 1664. Trois semaines plus tard, il mouille devant Jijel (ou Djidjelli), en petite Kabylie, à mi-distance d'Alger et de Tunis.

Il a pour mission d'occuper le littoral afin de mettre fin au piratage exercé par les Barbaresques des régences d'Alger, Tunis et Tripoli, avec la complaisance de leur suzerain ottoman.

C'est la première tentative française de conquête de cette région appelée « Berbérie » (aujourd'hui l'Algérie). Elle va s'achever sur un fiasco que le Roi-Soleil se gardera d'ébruiter  (l'écrivain Jean Teulé rappelle le drame dans Le Montespan).

André Larané

Combat d'un vaisseau français et de deux galères barbaresques, par Théodore Gudin (1802-1880)
 

Rivalités personnelles et hostilité religieuse
L'expédition est placée sous le commandement du duc de Beaufort, cousin du roi. Sous ses ordres, le comte de Gadagne dirige l'armée et le chevalier Paul la flotte. Il est secondé par Abraham Duquesne. 

Les Français pénètrent sans difficulté dans la ville kabyle mais heurtent très vite les sentiments de la population en occupant un marabout (lieu saint musulman) et un cimetière. Révoltés, les habitants entrent en résistance et multiplient les escarmouches contre l'occupant. Ils reçoivent le soutien de janissaires venus d'Alger.

Dans le camp français, des dissensions se font jour entre le duc de Beaufort et le comte de Gadagne. Le 22 octobre, le premier est rappelé en France par son royal cousin. Dans le même temps arrivent de Toulon quatre vaisseaux chargés de ravitaillement et de troupes de renfort, sous les ordres du marquis de Martel. 

Mais c'est trop tard. Assiégés dans la ville de Jijel, les Français prennent le parti de se retirer. C'est chose faite le 31 octobre 1664. Les navires du marquis de Martel embarquent à la hâte les rescapés du siège...

Le Drame de La Lune
Parmi les navires de Jijel figure un grand et vieux vaisseau, La Lune. Il se présente le 5 novembre en rade de Toulon, chargé de près d'un millier d'hommes et faisant eau de toutes parts. Son arrivée piteuse à Toulon met en lumière le fiasco de Jijel.

Pour éviter le scandale, l'Intendant général de la Marine prend prétexte d'une épidémie de peste et ordonne à La Lune de se rendre en quarantaine aux îles d'Hyères voisines. Le rafiot n'a pas le temps d'y arriver. Il se casse littéralement en deux et coule d'un bloc avec ses passagers et son équipage à l'extrémité de la rade de Toulon. On recense tout au plus quarante survivants parmi lesquels le capitaine du navire, le commandeur de Verdille (80 ans), qui a pu s'agripper à une planche.

Menée à bien en 2013, l'exploration archéologique du vieux vaisseau a fourni de précieuses indications aux historiens sur la marine du Grand Siècle.

Changement de cap
Vingt ans après l'expédition malheureuse de Jijel, la piraterie barbaresque continue d'entretenir l'insécurité dans la Méditerranée. Depuis que les Anglais ont bombardé le port de Tripoli en 1675, elle s'en prend plus particulièrement aux navires battant pavillon français. 

Abraham Duquesne (1610, Dieppe ; 2 février 1688, Paris), par Antoine Graincourt, Cercle militaire de VersaillesLe Roi-Soleil, au sommet de sa puissance, ne supporte pas que ses navires soient ainsi menacés. Il demande à Abraham Duquesne d'en finir.

Celui-ci, devenu entretemps lieutenant général des armées navales (le titre d'amiral lui est interdit du fait de sa foi protestante), prend prétexte de la capture d'un navire français en 1682 et de la vente de son équipage sur le marché d'esclaves d'Alger.

Le 26 juin 1683, le premier bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers avec le dey Hassan.

Mais il s'ensuit une révolution de palais qui débouche sur... la reprise de la piraterie et l'arrestation de quelques résidents français dont le consul à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. Seize autres Français sont exécutés de la même façon le 28 juillet.

Duquesne réplique par un intense bombardement jusqu’à obliger le lendemain le dey à libérer d’autres esclaves et envoyer un émissaire à Louis XIV pour lui demander pardon. L'honneur est sauf.

31 octobre 1756 : Casanova s'évade des Plombs de Venise
Le 31 octobre 1756, Giovanni Jacopo Casanova (31 ans) s'évade des Plombs de Venise. C'est le début pour lui d'une longue vie d'aventurier mondain. Ses Mémoires posthumes recueilleront un très vif succès dès leur publication en 1826-1838.

31 octobre 1925 : Avènement de la dynastie iranienne des Pahlévi
Le 31 octobre 1925, la Perse se donne un nouvel empereur sous le nom de Réza chah Pahlévi (en anglais : Reza shah Pahlavi). C'est un officier de 47 ans qui a accédé à la tête du gouvernement quelques années plus tôt. Avec énergie, il a restauré des structures étatiques dans un empire qui n'était plus que l'ombre de lui-même. Il se fait couronner chah in chah (« Roi des Rois ») en lieu et place du représentant de la dynastie Qadjar...

Les religieux chiites, très influents et hostiles aux formes républicaines de gouvernement, vont lui demander de se faire couronner chah in chah (« Roi des Rois ») en lieu et place du représentant de la dynastie Qadjar. La nouvelle dynastie Pahlévi va perdurer pendant un demi-siècle, sous son autorité et celle de son fils. Elle va rendre à la Perse, devenue l'Iran, toute sa place au coeur du Moyen-Orient.

Alban Dignat
Un empire à la dérive
L'empire perse a jeté ses derniers feux sous la dynastie séfévide puis, après une longue période de déliquescence, il est tombé au XIXe siècle sous la coupe d'une dynastie d'origine turque, les Qadjars.  Il a alors végété sans même qu'une puissance européenne éprouve l'envie de s'en emparer ! Les Qdjars ont abandonné Ispahan et déplacé leur capitale à Téhéran, une ville terne, coupée du reste du monde, sans une administration digne de ce nom.

Émus par la défaite de la Russie face au Japon en 1905, quelques intellectuels nationalistes décident de se remuer. Ils imposent au souverain, le 6 août 1906, la convocation d'une assemblée nationale constituante. Un Parlement (Majlis) entre en fonction à la fin de l'année. C'est le premier Parlement du Moyen-Orient. Ainsi les Iraniens prennent-ils de vitesse leurs voisins turcs qui ne feront leur révolution qu'en 1908 !

Las, c'est le moment où Anglais et Russes s'intéressent à l'Iran. Par l'accord du 31 août 1907, ils se partagent le pays en zones d'influence et mettent un terme à l'aventure libérale. Leur intérêt pour le pays s'accroît brusquement avec la découverte le 26 mai 1908 d'un gisement de pétrole ! L'année suivante est créée l'Anglo-Iranian Oil Company. C'en est fini de l'isolement de la Perse.

Sursaut dynastique
Après la Première Guerre mondiale, un officier énergique restaure un semblant d'ordre avec le concours des Anglais et chasse les bolcheviques russes. Il exerce les fonctions de Premier ministre puis, les religieux ne voulant pas d'une république, se fait couronner le 31 octobre 1925 sous le nom de Réza chah Pahlévi.

Réza chah Pahlévi (Alasht, 16 mars 1878 - Johannesburg, 26 juillet 1944)

Grand admirateur de son contemporain, le général turc Moustafa Kémal, le nouveau souverain va, comme lui, entreprendre à marches forcées la modernisation de son pays. Ainsi embellit-il autant que faire se peut sa capitale Téhéran. Il prescrit aux citadins des costumes à l'occidentale, interdit le voile féminin, impose l'usage d'un patronyme en complément du prénom usuel.

Il met en place une administration copiée de l'Occident et un système judiciaire indépendant des juges religieux, ouvre une Université et lance la construction d'infrastructures (routes, chemins de fer...). En 1935, il change par décret royal le nom du pays, pour le tourner résolument vers l'avenir : la Perse devient l'Iran. Le 7 janvier 1937, il instaure la « journée des femmes » et prohibe le port du voile dans les lieux publics.

Dans les années 30, le chah, comme la plupart des dirigeants du Moyen-Orient, cache mal ses sympathies pour Hitler, qui a le mérite à ses yeux de s'opposer aux Anglo-Saxons et aux Russes ! Pendant la Seconde Guerre mondiale, comme il refuse à l'Angleterre et à l'URSS d'acheminer du matériel à travers l'Iran, son pays est envahi le 25 août 1941 et lui-même doit abdiquer au profit de son fils Mohammed (22 ans), lequel sera chassé à son tour par la révolution islamique de 1978.

Le régime iranien est affaibli par l'occupation étrangère, la reprise de leur autonomie par certaines tribus nomades et le réveil de mouvements religieux et politiques interdits par son père. Mais en 1946, la première résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU ordonne à l'Armée Rouge de quitter l'Iran. Le pays va-t-il enfin retrouver la place qui lui est due dans le concert des nations, eu égard à sa longue et prestigieuse Histoire ? C'est compter sans l'avidité des Anglo-Saxons, qui ambitionnent de mettre la main sur ses ressources pétrolières...

Publié ou mis à jour le : 2021-10-29 04:43:49

31 octobre 1984 : Assassinat d'Indira Gandhi
Le 31 octobre 1984, Indira Gandhi, Premier ministre de l'Union indienne, est assassinée par ses propres gardes du corps, des Sikhs ralliés à la cause indépendantiste...

Une héritière en politique
Fille unique du père de l'indépendance de l'Inde, Nehru, elle n'a aucun lien avec le mahatma Gandhi, mais doit son nom à son mari, Feroze Gandhi, avocat parsi, qu'elle épouse contre la volonté de sa famille.

Née en 1917, elle s'implique dès sa jeunesse dans la lutte, organisant à 12 ans un grand rassemblement d'enfants contre l'occupation britannique ! Après sa formation à Oxford, elle accompagne son père dans ses déplacements lorsqu'il devient Premier ministre de l'Union indienne, en 1947. En 1959, elle prend la présidence du parti du Congrès.

Lorsque son père meurt en 1964, elle entre dans le gouvernement de son successeur Lal Bahadur Shastri comme ministre de l'Information et de la Communication. En janvier 1966, elle devient à son tour Premier ministre, un poste qu'elle exerce jusqu'en 1977, puis de 1980 à sa mort.

À la tête de la plus grande démocratie du monde
Indira Gandhi (1917-1984)Elle poursuit l'œuvre de son père, dont elle reprend aussi volontiers le style autoritaire. Son objectif est de moderniser l'Inde, selon des principes inspirés par le socialisme.

La « révolution verte » prend son plein essor et permet à l'Inde de devenir autosuffisante sur le plan agricole, et même exportatrice.

Elle s'emploie aussi à renforcer la position de son pays sur la scène internationale et lance en 1967 un programme destiné à le doter de l'arme atomique. Le premier essai, réussi, a lieu en 1974.

Elle mène et remporte en décembre 1971 une guerre contre le Pakistan qui contraint ce dernier à reconnaître l'indépendance du Bangladesh. En conséquence du rapprochement entre la Chine, le Pakistan et les États-Unis, Indira Gandhi resserre les liens avec l'URSS, tout en continuant à défendre le non-alignement.

Scandales, pouvoir personnel et chute
En 1975, son élection au parlement est invalidée pour une série d'irrégularités. Refusant de démissionner, elle proclame l'état d'urgence et gouverne par décrets. La presse est censurée et les opposants sont arbitrairement emprisonnés, voire torturés. Une campagne pour limiter la croissance démographique dégénère et entraîne de nombreux cas de stérilisation forcée.

Deux ans plus tard, elle convoque des élections qu'elle est certaine de remporter. Énorme erreur ! Elles tournent au désastre pour le parti du Congrès, divisé, et Indira Gandhi n'est même pas réélue au Parlement.

S. Alagarsamy, Indira Gandhi, Premier ministre avec S. Alagarsamy, homme politique indien élu à l'Assemblée législative du Tamil Nadu. Agrandissement : Indira Gandhi sur les marches du musée national d'Helsinki, le 10 juin 1983.

Du retour en grâce à l'assassinat
C'est l'acharnement contre elle de ses adversaires qui va lui permettre de rebondir : elle est arrêtée pour avoir tenté d'assassiner des opposants et incarcérée pendant deux semaines. Mais son procès en 1979 lui permet de regagner sa popularité, alors que la coalition de ses rivaux implose. Les élections de janvier 1980 sont un triomphe pour le parti du Congrès, et Indira Gandhi redevient Premier ministre.

Son deuxième mandat est marqué par les tensions avec la communauté sikh, implantée surtout au Pendjab, au nord de l'Inde, qui revendique plus d'autonomie et commet plusieurs attentats. Adeptes d'une religion monothéiste vieille de cinq siècles seulement, les Sikhs, au nombre d'une quinzaine de millions, se sont acquis une réputation de redoutables guerriers dans leur combat contre les roitelets musulmans.

Le 5 juin 1984, l'armée indienne pénètre dans le temple sacré d'Amritsar où se sont retranchés plusieurs centaines de Sikhs, et ouvre le feu, faisant au total plusieurs centaines de morts, y compris parmi les pèlerins. Le drame est tenu secret par la presse. En vain.

C'est pour venger ce massacre que deux gardes du corps assassinent Indira Gandhi avec leurs armes de service dans le jardin de sa résidence, le 31 octobre 1984, alors qu'un cinéaste britannique, Peter Ustinov, réalise un documentaire sur le Premier ministre. En réaction, environ 3 000 Sikhs sont lynchés dans les jours qui suivent, aggravant encore les tensions religieuses.

Le fils d'Indira, Rajiv Gandhi, lui succède comme Premier ministre.

Mais il est également assassiné, par une kamikaze tamoul, le 21 mai 1991. Comme sa mère, il soutenait en effet le gouvernement du Sri-Lanka dans sa lutte contre le LTTE, les « tigres tamouls ». Aujourd'hui, sa femme, Sonia Gandhi, d'origine italienne, et son fils Rahul, poursuivent l'œuvre de la famille Nehru-Gandhi, dont les tragédies (qui incluent la mort en 1980 du fils cadet d'Indira, Sanjay, dans un accident d'avion) font des « Kennedy indiens ».

​​​​​​​

Voir les commentaires

Démantèlement des châteaux forts du territoire français ordonné par la Convention nationale en 1793

Démantèlement des châteaux forts
du territoire français ordonné
par la Convention nationale en 1793

Les atteintes portées par la Révolution au droit de propriété furent de plusieurs sortes : la mainmise sur les biens de quelques nobles, du clergé, des établissements charitables, des émigrés, du domaine royal, l’ensemble des fonds de ces diverses provenances formant la masse des biens nationaux ; la confiscation des propriétés ayant appartenu aux personnes condamnées par les tribunaux révolutionnaires ; la démolition forcée de constructions portant des armoiries ou ceux offrant des moyens de défense. Dès 1793, une loi de la Convention initiait la démolition des châteaux forts du pays.

Et pourtant la Déclaration des droits de l’homme portait, entre autres dispositions, que la propriété est un droit naturel et imprescriptible (art. 2), et plus loin (art. 17) qu’elle est un droit inviolable et sacré. A la vérité cette charte ajoutait que l’on peut être dépossédé, quand l’intérêt public l’exige, mais dans ce cas une juste et préalable indemnité est due au détenteur.

Par une singulière ironie, les émigrés furent les seuls à recevoir une indemnité, qui, pour n’être ni préalable, ni peut-être juste — puisqu’une seule catégorie de lésés, à l’exclusion des autres, était appelée à en bénéficier — n’en fut pas moins payée. D’autres collectivités dépouillées n’obtinrent jamais cette réparation et, de ce point de vue, on ne peut s’empêcher de trouver déplorable la mainmise sur les biens des établissements de bienfaisance.

Porte Notre-Dame du château de Fougères (Ille-et-Vilaine)

Les dépossessions et confiscations décrétées en 1793 avaient pour but de parer à d’impérieux besoins d’argent, la situation financière de l’État étant extrêmement critique. Quant aux démolitions d’immeubles, dont le Trésor n’avait aucun bénéfice à tirer, il faut en chercher la raison dans la haine, délibérément alimentée par les Révolutionnaires, que le peuple avait vouée aux châteaux. Car, en l’espèce, les immeubles visés n’étaient pour ainsi dire exclusivement que des châteaux.

Pour être fixé sur l’origine de la mesure prise, il suffit de relever dans les travaux des sociétés savantes provinciales les nombreuses interventions de sociétés populaires contre « les repaires des tyrans », interventions qui avaient leur répercussion aux assemblées nationales sous formes de pétitions.

La haine de l’homme des champs pour le château, à cette époque troublée, s’explique aisément. Il y a neuf fois sur dix une question d’intérêt au fond des actes du paysan. Or, dans l’espèce, ce qui le faisait agir était la crainte de voir les seigneurs, par un revirement inattendu, se réinstaller dans leurs domaines, s’y maintenir à l’aide d’une force même peu importante, grâce aux moyens de défense de leurs maisons, et remettre en vigueur les droits abhorrés de la féodalité. Le mouvement fut spécial aux villages ou aux petites villes, et les hôtels des grandes cités, même ceux ayant l’importance de châteaux provinciaux, sont restés à l’abri des coups de main.

L’idée vint des sociétés populaires, ou du moins le climat révolutionnaire fit que le peuple se servit des moyens à sa portée, c’est-à-dire des sociétés populaires, pour la faire triompher. La Révolution, à cet égard, n’avait fait que reprendre l’abaissement de la féodalité réalisé, déjà, en partie par Richelieu ; et on pourrait ajouter Louis XI, Philippe-Auguste et d’autres rois de France, parmi les précurseurs de l’idée. De plus il ne s’agissait plus seulement d’abaissement, mais de
suppression complète de la féodalité. Néanmoins, il s’agissait désormais, non plus seulement d’abaissement, mais de suppression complète des droits féodaux.

C’est ainsi que la Convention élabora deux décrets (août et octobre 1793), amorçant contre les châteaux forts une mesure qui prit tout son développement par un troisième décret des 13-17 pluviôse an II (1er-5 février 1794). En voici la teneur :


« Sur le rapport d’un membre parlant au nom des comités de Salut public, de la guerre, de législation et d’aliénation réunis, la Convention rend le décret suivant :

« LA CONVENTION NATIONALE,
« Considérant que, par un décret du 6 août, qui ordonne la démolition des châteaux forts et forteresses de l’intérieur, elle n’a pas compris les habitations qui portaient ci-devant le nom de châteaux et qui, dégagés de tous les signes féodaux et des moyens de résistance, ne peuvent nuire à la paix publique ;

« Considérant que le décret ne frappe que les fortifications qui ceignent ces ci-devant châteaux, et non les fermes ou bâtiments destinés au logement des propriétaires ou locataires.

« Décrète :

« ARTICLE PREMIER. — Tous châteaux forts, toutes forteresses de guerre dans l’intérieur du territoire de la République, autres que les postes militaires et ceux qui seront nécessaires au service national, seront démolis dans le délai de deux mois de la manière suivante.

« ART. 2. — Les tours et tourelles, les murs épais garnis de créneaux, de meurtrières et de canardières, les portes défendues par des tours à mâchicoulis seront démolis ; les ponts-levis seront abattus et les fossés comblés.

« ART. 3. — Les habitations dégagées des emblèmes féodaux et des objets de défense détaillés dans l’article précédent seront conservées.

« ART. 4. — Les cabinets ou pavillons placés à l’angle des jardins, attenant aux bâtiments isolés d’eux, les petites tours de ferme renfermant seulement des escaliers, ne seront point démolis, à moins que, par leur force, contenance ou situation ils ne puissent servir aux moyens d’attaque et de défense.

« ART. 5.— Les fossés jugés par le Directoire du district, sur l’avis des municipalités, nécessaires au dessèchement des terres, à abreuver les bestiaux, à faire mouvoir les moulins, à la salubrité de l’air, ne seront point comblés.

« ART. 6. — La dénomination de château, donnée autrefois aux maisons de quelques particuliers, demeure irrévocablement supprimée.

« ART. 7. — Il sera prononcé par le Directoire de district, d’après l’avis d’un ingénieur militaire ou d’un ingénieur des ponts et chaussées, sur les moyens d’exécution et sur les contestations qui naîtront au sujet des démolitions ordonnées par le premier décret. »

Dessin de Tavernier de Jonquières exécuté au XVIIIe siècle du château fort de Niort (Deux-Sèvres) construit par Henri II Plantagenêt
Dessin de Tavernier de Jonquières exécuté au XVIIIe siècle du
château fort de Niort (Deux-Sèvres) construit par Henri II Plantagenêt
Se basant sur les deux premiers décrets et sans attendre le vote du dernier, plusieurs sociétés populaires, inclinant à se considérer comme organes d’exécution, avaient préparé ou commencé les démolitions de châteaux. Notons le soin que prend le décret d’établir une distinction entre le château fort et le château simple : cela semble indiquer de la part des législateurs le désir de réagir contre la propension très nette du moment à faire disparaître tous les châteaux qu’ils soient ou non munis de moyens de défense. C’est là une nouvelle preuve du fait que le peuple poursuivait la disparition complète des droits attachés aux fiefs nobles, avant même de s’attaquer aux moyens de résistance dont ils disposaient.

Le numéro du 1ermars 1851 de la Feuille de Provins fait état d’une enquête menée sous la Convention dans un but de démolition à Melz-sur-Seine par la société populaire de Provins. L’enquête porta sur l’église et le château de Melz, et sur des propriétés sises dans les hameaux de La Fontaine-aux-Bois et Blunay. Une invasion de démolisseurs armés eut lieu en décembre 1793 au château de Paroy ; pendant plusieurs jours, ils enlevèrent les ardoises, les poutres, renversèrent une chapelle en forme de tour, etc. Ils étaient conduits par un commissaire (sans aucun doute d’une société populaire) et signifièrent « qu’ils avaient reçu l’ordre de raser le château comme blessant les regards de l’égalité parce qu’il avait des tours et était entouré de fossés pleins d’eau » (Mémoires du marquis de Paroy, dans le tome Ier des Documents pour servir à l’histoire de la Révolution française).

Il serait facile de multiplier ces exemples. Les entreprises contre les châteaux émanaient de l’élément turbulent, c’est-à-dire des sociétés populaires.

Voir les commentaires

Angélus: devenir «une traduction vivante» de la Parole de Dieu

Angélus: devenir «une traduction vivante» de la Parole de Dieu

Avant de réciter la prière de l’angélus place saint-Pierre de Rome, dimanche 31 octobre 2021, le Pape François a exhorté dans sa catéchèse à se familiariser sans relâche avec l’Évangile, la Parole de Dieu, afin d’en devenir «des traductions vivantes».

 

S’appuyant l'Évangile du jour, le Pape évoque l’épisode où un scribe s'approche de Jésus et lui demande: «Quel est le premier de tous les commandements?» (Mc 12,28).

Jésus répond en citant l'Écriture et affirme que le premier commandement est d'aimer Dieu; de là découle naturellement le second: aimer son prochain comme soi-même (cf. v. 29-31). «En entendant cette réponse, le scribe répète presque les mêmes paroles prononcées par Jésus», a rappelé l’évêque de Rome avant d’interroger: «Pourquoi, en donnant son assentiment, le scribe ressent-il le besoin de répéter les mêmes mots que Jésus ? C'est une leçon pour nous qui écoutons.»

«Ruminer la Parole de Dieu»
Et le Pape d’affirmer: «Parce que la Parole du Seigneur ne peut pas être reçue comme n'importe quelle autre nouvelle: il faut la répéter, la faire sienne, la conserver précieusement. La tradition monastique utilise un terme audacieux mais très concret: la Parole de Dieu doit être "ruminée"».

«Nous pouvons dire qu'elle est si nourrissante qu'elle doit atteindre tous les domaines de la vie», a-t-il déclaré, poursuivant: «Impliquer, comme le dit Jésus aujourd'hui, tout le cœur, toute l'âme, tout l'esprit, toute la force. Elle doit résonner, faire écho en nous.»

«Se passionner pour l’Évangile»
En effet, le Seigneur ne cherche pas tant d'habiles commentateurs des Écritures, mais des cœurs dociles qui, en accueillant sa Parole, se laissent changer intérieurement, a relevé le Souverain pontife argentin, expliquant combien «il est si important de se familiariser avec l'Évangile, de l'avoir toujours à portée de main, de le lire et de le relire, de s'en passionner».

Devenir «une traduction vivante»
Prenant exemple sur l’Évangile du jour, le Pape assure «qu’il ne suffit pas de le lire pour comprendre que nous devons aimer Dieu et notre prochain. Il faut que ce commandement, le "grand commandement", résonne en nous, soit assimilé, devienne la voix de notre conscience». Ainsi cette Parole de Dieu ne reste pas lettre morte, mais agit, et «chacun de nous peut devenir une "traduction" vivante, différente et originale, de l'unique Parole d'amour que Dieu nous donne».

Concluant sa catéchèse, le Saint-Père a donc invité à prendre exemple sur le scribe. «Répétons les paroles de Jésus, faisons-les résonner en nous: "Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force, et ton prochain comme toi-même". Et demandons-nous: ce commandement guide-t-il vraiment ma vie ? Est-ce que cela se reflète dans ma journée? Cela nous fera du bien ce soir, avant de nous coucher, d'examiner notre conscience sur cette Parole».

Voir les commentaires

Inondations et COP26: le Pape demande d'entendre "le cri de la terre et des pauvres"

Inondations et COP26: le Pape demande d'entendre "le cri de la terre et des pauvres"

 

Après l’Angélus du dimanche 31 octobre, le Pape François a lancé plusieurs appels en faveur des régions du monde touchées récemment par de graves intempéries, le Vietnam et la Sicile. Le Saint-Père a également prié pour le bon déroulé de la COP26 qui s’ouvre ce dimanche à Glasgow.
«Dans diverses régions du Vietnam, les pluies abondantes et prolongées de ces dernières semaines ont provoqué des inondations généralisées qui ont entraîné l'évacuation de milliers de personnes. Mes prières et mes pensées vont aux nombreuses familles qui souffrent, ainsi que mes encouragements à tous ceux, les autorités du pays et l'Église locale, qui travaillent pour répondre à cette urgence», a assuré le Souverain pontife à l’égard des sinistrés. 

Les prières et pensées du Saint-Père se sont également tournées vers la Sicile, touchée depuis une semaine par de fortes précipitations ayant causé des inondations meurtrières. Trois personnes ont perdu la vie dans la région de Catane, deuxième ville de l’île.

Que la COP26 entende le cri de la terre et des pauvres
Enfin, le Pape François a évoqué l’ouverture ce dimanche en Écosse à Glasgow du sommet des Nations unies sur le changement climatique, la COP26. «Prions pour que le cri de la terre et le cri des pauvres soient entendus. Puisse cette réunion apporter des réponses efficaces, offrant un espoir concret aux générations futures», a déclaré François, conseillant dans ce contexte, l'exposition de photos Laudato si', réalisée par un jeune photographe du Bangladesh, qui s'ouvre aujourd'hui sur la place Saint-Pierre. «Allez-y!», a lancé l’évêque de Rome en s'adressant aux fidèles présents sur place.  

Voir les commentaires

Vous êtes trois .... nous sommes trois.

Cet article est reposté depuis Le Monde Orthodoxe.

Voir les commentaires

La chasse, un ‘’sport’’ tellement français

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

Voir les commentaires