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Bonne fête aux Viviane et aux Saintes Âmes du 2 décembre

Sainte Bibiane
Vierge et martyre
(† 363)

 

Bibiane (ou Viviane) naît à Rome. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l'Apostat. Flavien, s'étant déclaré contre ce prince, fut marqué au front d'un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.


Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua sa persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. » "Les biens de ce monde, - répondent-elles, - ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! "


À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur. Quant à Bibiane, le juge la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d'abord les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit.


Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de ses saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

 

Saint Silvère
Pape (58e) de 536 à 537
Martyr († 537)

Silvère succéda au pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies. À voir la manière dont s'était faite l'élection de Silvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondît pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement. Dieu fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car Silvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.
L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le Pape son prédécesseur, Silvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas. Ce fut contre lui le signal de la persécution ; Théodora le fit saisir, dépouiller de ses ornements pontificaux et revêtir d'un habit monastique, et un antipape, nommé Vigile, fut proclamé à sa place.

Silvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église ; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat. L'évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de Dieu, s'il ne réparait le scandale : « Il y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il, mais il n'y a qu'un Pape dans l'univers. » Ces paroles, dans la bouche d'un évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout.

Justinien, trompé jusqu'alors, se rendit aux observations de l'évêque, et peu après, malgré l'impératrice, Silvère revint en Italie ; mais bientôt de nouvelles intrigues le conduisirent dans l'île déserte de Pontia, où il subit un second exil plus rigoureux que le premier.

Au bout d'un an environ, ce bon Pape mourut de faim et des autres misères de l'exil.

Autres Fêtes du Jour


Saint Avit Evêque de Rouen (✝ 325)
Saint Chromace d'Aquilée  Evêque d'Aquilée (✝ v. 407)
Saint Constantien  Abbé de Javron (✝ 570)
Saint Cyrille de Philé(✝ 1110)
Saint Etienne de Serbie  (✝ 1367)
Saint Eusèbe  et de nombreux autres martyrs (✝ 260)

Saint Habacuc  Prophète (VIIe siècle av. J.-C.)
Bienheureux Ivan Slezyuk  évêque et martyr (✝ 1973)
Bienheureux Jan Van Ruysbroeck  Chanoine régulier de Saint Augustin (✝ 1381)
Bienheureux Jean Armero  Frère dominicain de Baeza (✝ 1566)
Saint Jessé  évêque de Tsilkani en Géorgie (Ve siècle)
Bienheureuse Marie-Angèle Astorch abbesse de l'Ordre des Clarisses (✝ 1665)
Sainte Myropée  Martyre née à Ephèse (IIIe siècle)
Saint Nonne  (✝ 458)
Bienheureux Oderise  (✝ 1105)
Saint Pimène  prêtre et martyr (✝ v. 362)
Bienheureux Raphaël (Melchior Chylinski) prêtre franciscain conventuel (✝ 1741)
Saints Sévère, Sécure, Janvier et Victorin martyrs en Afrique (✝ v. 300)
Saint Silvain (✝ 450)

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S’attacher à l’Éternel, notre rocheron entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 7,21.24-27.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Claude la Colombière (1641-1682)
jésuite

Journal spirituel (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 154-155)
 

S’attacher à l’Éternel, notre rocher


Pensant à l’éternité de Dieu, je me la suis représentée comme un rocher immobile sur le bord d’un fleuve, d’où le Seigneur voit passer toutes les créatures sans se remuer et sans qu’il passe jamais lui-même. Tous les hommes qui s’attachent aux choses créées m’ont paru comme des gens qui, étant entraînés par le courant de l’eau, s’attacheraient les uns à une planche, les autres à un tronc d’arbre, les autres à des amas d’écume qu’ils prendraient pour quelque chose de solide. Tout cela est emporté par le torrent ; les amis meurent, la santé se consume, la vie passe, on arrive jusqu’à l’éternité porté sur ces appuis passagers comme à une grande mer, où vous ne pouvez pas vous empêcher d’entrer et de vous perdre.

            On s’aperçoit combien on a été imprudent de ne s’attacher pas au rocher, à l’Éternel ; on voudrait revenir, mais les flots nous ont emporté trop loin au-delà, on ne peut plus revenir, il faut nécessairement périr avec les choses périssables. Au lieu qu’un homme qui s’attache à Dieu voit sans crainte le péril et la perte de tous les autres ; quoi qu’il arrive, quelque révolution qu’il se fasse, il se trouve toujours sur son rocher ; Dieu ne lui saurait échapper ; il n’a embrassé que lui, il s’en trouve toujours saisi ; l’adversité ne fait que lui donner lieu de se réjouir du bon choix qu’il a fait. Il possède toujours son Dieu ; la mort des ses amis, de ses parents, de ceux qui l’estiment et le favorisent, l’éloignement, le changement d’emplois ou de lieu, l’âge, la maladie, la mort ne lui ôtent rien de son Dieu. Il est toujours également content, disant en la paix et en la joie de son âme : « Pour moi, approcher Dieu est mon bien, j’ai placé dans le Seigneur mon refuge » (Ps 73,28 Vg).

 

Méditation de l'évangile du jour

du père Gabriel

Jésus nous rappelle simplement que la solidité de l'édifice vient de ses fondations et que la pierre angulaire, c'est Lui. Etre disciple de Jésus ne consiste pas à abandonner toute personnalité, bien au contraire. La source de l'inspiration est la même : ses paroles, mais les variations sont multiples, selon le caractère et le tempérament de chacun.

Jésus se donne comme la pierre angulaire et fondamentale sur laquelle il faut bâtir sa maison. Il est sage celui qui écoute et met en pratique ses paroles. II est fou celui qui écoute ses paroles et ne les mets pas en pratique.

“Quiconque donc écoute les paroles que je viens de prononcer et les met en pratique ressemblera à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. Et l'averse est descendue, et les torrents sont venus, et les vents ont soufflé et se sont jetés sur cette maison ; et elle n'est pas tombée, car elle était fondée sur le roc”.

“Et quiconque entend les paroles que je viens de prononcer et ne les met pas en pratique ressemblera à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. Et l'averse est descendue, et les torrents sont venu, et les vents ont soufflé et se sont jetés sur cette maison; et elle est tombée, et sa chute était très grande”

Jésus est catégorique : Il est le salut dans la tempête du monde. Il n'y a rien d'autre de solide sur lequel s'établir. C'est folie pure de ne pas mettre en pratique ses paroles. C'est la ruine définitive de la maison bâtie sur le sable.

Mais si Jésus nous invite à bâtir notre maison et à la bâtir sur le roc de ses paroles et de ses propositions, Il nous propose un rôle actif, créateur. Les maisons ne se ressemblent pas. Elles s'enracinent dans le même roc, mais chacune possède son originalité.

Etre disciple de Jésus ne consiste pas à abandonner toute personnalité, bien au contraire. La source de l'inspiration est la même : ses paroles, mais les variations sont multiples, selon le caractère et le tempérament de chacun.

Jésus nous rappelle simplement que la solidité de l'édifice vient de ses fondations et que la pierre angulaire, c'est Lui.

Jésus sait qu'il faudra lutter et que la tentation viendra en tempête. Mais quiconque s'accroche à ses préceptes, à ses paroles pour en vivre, est sûr de triompher : Pluies, torrents, bourrasques se rueront, s'acharneront contre la maison bâtie sur la pierre angulaire. Elle tiendra.

Pour construire sur le roc, c'est évident, il faut s'échiner à creuser les fondations, mais la maison tient. L'écoute des paroles du Seigneur constitue une libre entreprise qui coûte bien des efforts, mais l'édifice spirituel ainsi construit résiste à tout malgré le vent, la pluie et la tempête. La facilité prépare le désastre.

La liberté chrétienne est tout le contraire du laisser-aller et de la facilité.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.

"Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux."

 

La Parole de Dieu nous invite à méditer sur la distance qui sépare le simple “écouter,” du “faire” la volonté de Dieu. Jésus est Amour, si je demeure dans l’Amour, je mettrai sa Parole en pratique. Nous pouvons avoir un grand cœur et beaucoup de sentiments mais cela ne suffit pas ! Nous pouvons dire : "Seigneur, pour toi je ferai tout ce que tu voudras !" Il nous faut écouter et accomplir la Parole. C’est ainsi que nous parviendrons à bâtir notre maison sur le roc et non sur le sable. C’est notre foi qui nous donne de comprendre et d’accomplir la Parole de Dieu ! Il faut laisser notre vie s’écouler dans la vie de Dieu qui est Amour. En effet si quelqu’un a besoin de quelque chose, je vais aller à son secours. Si je vis dans la communauté des relations qui sont difficiles, c’est avec Jésus que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour être un artisan de Paix. Organiser ainsi notre vie de telle manière qu’elle soit bâtie en Jésus, avec lui, et pour lui, c’est bâtir notre maison sur le roc.

"Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?" Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal ! C’est une grande conversion que Jésus nous propose pour que nous bâtissions notre maison en lui. En suivant Jésus aujourd’hui, nous commençons, avec beaucoup de joie, à obtenir de petites victoires sur nous-mêmes ! Non seulement nous écoutons Jésus en l’admirant et en le contemplant, mais nous voulons mettre ses Paroles en pratique. Le tonnerre peut gronder, l’orage peut éclater, Jésus est le rempart et l’avant-mur de notre maison. Si Jésus est la porte, notre maison est en sécurité. Bâtir notre maison dans le Christ, c’est la vouloir soudée, unie, cimentée dans l’Esprit Saint. Jésus est alors le garant de notre vie. Son assise provient de ce que nous mettons en pratique ses enseignements d’où nous tirons notre joie. C’est un entraînement pour d’autres batailles plus importantes demain. La force ne nous manquera jamais pour persévérer jusqu’au bout, avec la grâce de Dieu.

"Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. Nous sommes rejoints par Dieu dans le concret de la vie quotidienne. Dieu, en Jésus, est venu dans la chair humaine pour habiter notre propre vie de son amour infini. Il est le roc, c’est lui qui bâtit son Église. C’est Jésus lui-même qui bâtit la communauté. Il est la Parole vivante de Dieu qui nous enseigne à poser le fondement solide pour bâtir notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous bâtissions notre maison en vue du Royaume de Dieu. « Bâtir sa maison sur le sable, » c’est l’image qui décrit le comportement insensé qui ne mène à aucun résultat. Nous pouvons faire un long et pénible effort pour construire quelque chose par nous-même, cela aboutit à l’échec de notre vie. C’est avec Jésus que nous avançons dans l’épreuve et les tempêtes il est notre secours. Jésus nous entraîne dans sa miséricorde, sur un chemin de confiance et d’abandon à la volonté divine.

Prière

Nous demandons la grâce d’écouter la Parole de Dieu et de réaliser la volonté de Dieu.

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Pour entrer dans le royaume des Cieux, il faut faire la volonté de mon Père

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Elle entrera, la nation juste, qui se garde fidèle » (Is 26, 1-6)
Lecture du livre du prophète Isaïe

En ce jour-là, ce cantique sera chanté dans le pays de Juda :
Nous avons une ville forte !
Le Seigneur a mis pour sauvegarde muraille et avant-mur.
Ouvrez les portes!
Elle entrera, la nation juste, qui se garde fidèle.
Immuable en ton dessein, tu préserves la paix, la paix de qui s’appuie sur toi.
Prenez appui sur le Seigneur, à jamais, sur lui, le Seigneur, le Roc éternel.
Il a rabaissé ceux qui siégeaient dans les hauteurs, il a humilié la cité inaccessible, l’a humiliée jusqu’à terre, et lui a fait mordre la poussière.
Elle sera foulée aux pieds, sous le pied des pauvres, les pas des faibles.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 117 (118), 1.8, 19-20, 21.25, 26)
R/ Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !

ou Alléluia ! (Ps 117, 26a)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes !

Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! »

Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.
Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !

Béni soit au nom du Seigneur
celui qui vient !
De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons !

ÉVANGILE
« Pour entrer dans le royaume des Cieux, il faut faire la volonté de mon Père » (Mt 7, 21.24-27)
Alléluia, Alléluia. Cherchez le Seigneur, tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le, tant qu’il est proche ! Alléluia. (Is 55, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ;
la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ;
la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Chers fiancés, vous vous êtes préparés à grandir ensemble, à construire cette maison, à vivre ensemble pour toujours.

Vous ne voulez pas la construire sur le sable des sentiments qui vont et viennent, mais sur le rocher du véritable amour, l'amour qui vient de Dieu.

La famille naît de ce projet d'amour qui veut grandir comme la construction d'une maison qui est un lieu d'affection, d'aide, d'espoir, de soutien.

De même que l'amour de Dieu est stable et éternel, de même l'amour qui fonde la famille que nous voulons est stable et éternel.

S'il vous plaît, ne nous laissons pas envahir par la culture du provisoire!
Cette culture qui nous envahit tous aujourd'hui, cette culture du provisoire, ça ne va pas.

(Discours aux fiancés, 14 février 2014)

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Prière urgente pour l'Église du Nigéria

Prière urgente pour l'Église du Nigéria
 

L'Église de l'État de Zamfara, au Nord du Nigéria, a reçu une lettre de menaces jugée «extrêmement crédible et très inquiétante.»

Culte dans une église du Nigéria.
 


 
Un groupe de malfaiteurs a écrit à la communauté chrétienne de l’État de Zamfara, l'un des 12 États du Nord du Nigeria régis par la charia:
soit les églises ferment, soit elles vont s’exposer à des attaques «féroces.»
La menace provient d'un groupe extrémiste peul.
Mais nous n’en savons pas davantage pour l’instant.
 

Des menaces très sérieuses
 

D’après un responsable chrétien, les auteurs de la lettre ont listé plusieurs églises qu’ils menacent d’attaquer d’ici la fin du mois de décembre. Ils laissent aux chrétiens de l’État de Zamfara 3 ans pour fermer tous leurs lieux de culte.
 

Unis dans la prière

L'un des responsables de Portes Ouvertes en Afrique de l'Ouest résume la situation:
 
«Ces dernières semaines, notre équipe de recherche a mis en garde contre la probabilité accrue d'attaques contre les chrétiens pendant la période de Noël.»

Mais il précise que ce ne sont pas seulement les églises de l'État de Zamfara qui sont en danger. «Il y a des raisons de croire que la menace va s'étendre à d'autres États du Nord-Ouest comme Sokoto, Kebbi, Katsina, Niger et Kano.» D'où la nécessité urgente de nous mobiliser dans l'intercession: «Veuillez nous aider en faisant passer le mot et en faisant monter vos prières pour nos frères et sœurs dans ces régions.»
 
En réponse à l'appel des chrétiens nigérians, faisons bloc dans la prière. Souvenons-nous que malgré les menaces, Dieu est toujours prêt à fortifier ses enfants, comme nous le rappelle le témoignage du pasteur Andrew.
 
 

Sujets de prière:
  

Louons Dieu pour les mesures mises en place pour la protection des chrétiens.
 
Prions le Seigneur de protéger ses enfants et de déjouer les plans des auteurs de ces menaces.
 
Prions pour que les chrétiens de Zamfara ne répondent pas à cette provocation et fassent front
avec foi et amour.

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Les grâces des sept sacrements sont dans votre cœur

Cet article est reposté depuis Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel).

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La vie après la mort

Cet article est reposté depuis Le Monde Orthodoxe.

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Les USA déclarent éteintes 23 espèces menacées

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Bonne fête aux Eloi et autres Saints du jour

St Éloi
ÉVÊQUE DE NOYON († 660)
Fête Le 1 Décembre

Éloi naît à Chaptelat, à deux lieues de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières œuvres révélèrent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents ; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.

Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donna une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'œuvre ; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction en voyant qu'avec l'or reçu en surplus et qu'il ne voulait pas garder pour lui-même, Éloi lui avait fait un second trône aussi beau que le premier ! Sur-le-champ, Éloi fut nommé orfèvre royal  et conseiller à la cour.

Jusque là, notre saint avait aimé le luxe ; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait : « Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants : c'est là sa demeure ! » Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quand Éloi n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.

L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire : « Mon prince, je viens vous demander une grâce ; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel. » Le roi y consentit volontiers ; le saint y bâtit un monastère. Jamais il ne se fit moine ; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.

Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon-Tournai, un diocèse qui s'étendait jusqu'à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Sa vie épiscopale fut la continuation de ses bonnes œuvres.

 

Bse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta
Religieuse Zaïroise et martyre

 

Anuarite naît le 29 décembre 1939, à Bedegao, un petit village de la forêt à 10 km du centre de Wamba, dans la Province Orientale du Congo-Kinshasa. Sa mère, Isude Julienne, était une femme douce mais tenace qui savait faire face aux difficultés de la vie. Anuarite était sa quatrième fille. Son père, Amisi Batshuru, aurait voulu au moins un garçon. Lui était un homme actif, jovial, aimant le mouvement et la vie en plein air, fier de sa personne et sûr de lui-même. Il était chauffeur de camion et faisait souvent de longs voyages (il était d'ailleurs absent lorsque naquit la petite Anuarite). En 1940, il s'enrôla dans le corps expéditionnaire qui opéra entre autre en Palestine. De là il envoya une lettre à sa femme en l’invitant à recevoir le baptême avec les enfants. Elles le reçurent le 17 juillet 1943. La maman s’appelait Julienne et les filles : Bernadette, Suzanne, Léontine et Alphonsine.

En 1956, à l'âge de 16 ans, elle fait son entrée au probandat de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille (Jamaa Takatifu). En réalité, trois ans avant, comme sa mère s'opposait à son projet de vie religieuse, la jeune Anuarite s’était hissée, sur un camion qui emmenait les aspirantes, sans avertir qui que ce soit, et s'en fut ainsi à Bafwabaka, où elle demanda son admission. Mise devant le fait accompli, maman Isude n'eut plus rien à dire. Cette anecdote nous donne un aperçu du caractère bien trempé d'Anuarite, et de sa détermination à suivre le Christ quoi qu'il en coûte.

En 1957 elle est admise au noviciat, sous le nom de Marie-Clémentine. Elle fera sa première profession le 5 août 1959, et renouvellera ses vœux temporaires jusqu'à sa mort.

Marie-Clémentine n'était pas spécialement brillante, son intelligence était limitée ; mais elle brillait par ses qualités : sa bonne humeur habituelle, sa serviabilité, sa simplicité et sa vivacité. La devise qu'elle a choisie résume sa vie aussi bien spirituelle que communautaire : « servir et faire plaisir ». Servir Jésus et chercher toujours à lui plaire, mais aussi servir ses consœurs et leur faire plaisir, et au-delà servir toute personne comme un frère, une sœur en Christ.

Lorsqu'éclate la rébellion des Simbas, en 1964, Marie-Clémentine vit avec ses consœurs au couvent de Bafwabaka. C'est là que les rebelles les trouvent, le 29 novembre, quelques jours seulement après l'assassinat de Mgr Joseph Wittebols et de tous les prêtres belges, à Wamba (26 novembre 1964). Toutes les Sœurs (18 professes, 9 novices et 7 postulantes) sont emmenées à bord d'un camion, soi-disant pour les mettre en lieu sûr, à Wamba. Mais, le lendemain, après la rencontre avec le colonel Ngalo à Vube, le programme change, et le camion prend la route d'Isiro.
Arrivées à Isiro le 30 novembre après 18h, les Sœurs sont emmenées d'abord à la villa où résidaient les chefs rebelles. C'est là que les événements dramatiques se précipitèrent. Le colonel Ngalo, chef des rebelles d’Isiro, avait jeté son dévolu sur Sr. Marie-Clémentine, qu'il voulait prendre pour femme. Refus de cette dernière, ce qui le mit en rage. Comme les autres Sœurs avaient été transportées à la Maison Bleue, le colonel Olombe, un autre chef rebelle, y emmena également Marie-Clémentine.

Après le repas, il la fit sortir à l'extérieur pour la conduire à Ngalo, mais sans plus de succès. Il voulut lui présenter les avantages de devenir la femme du grand chef des rebelles, mais elle lui répondit qu’elle était fiancée à Jésus pour qui elle devait se garder entièrement. Dans un accès de colère, il la frappa avec la crosse de son fusil, en plein front. Se redressant, Marie-Clémentine s'écria avec joie : "C'est ça que je voulais ! C'est ça que je voulais !". Voyant qu'elle avait une force qu'il ne maîtrisait pas (et qu'il imputait à une autre sorcellerie que la sienne), il se mit à la frapper plus violemment avec une colère grandissante. Enfin, Marie-Clémentine tomba au sol en lui déclarant : "Je te pardonne parce que tu ne sais pas ce que tu fais".

Pris d'une peur quasi mystique devant ce qu'il croyait être la manifestation d'un fétiche plus puissant, Olombe appela deux gardes du corps à son secours. L'un d'eux avait un long couteau, une baïonnette. Olombe lui ordonna de la frapper au flanc. Le soldat la transperça plusieurs fois, Marie-Clémentine gémit : "Hou ! Hou !" Pour l'achever, Olombe prit son révolver et tira sur elle ; il l'atteignit au bras gauche et lui broya l'humérus. Il entra alors dans la maison ivre de colère et dit aux Sœurs : "Je l'ai tuée, comme elle l'a voulu. Venez chercher son corps". Quatre Sœurs sortirent et la transportèrent, dans la chambre qu'on appelle aujourd'hui l'oratoire. C'était le 1er décembre 1964, à 1h05 du matin, qu'elle remit son âme à Dieu.

Le cadavre fut enveloppé dans un pagne et transporté jusqu'au cimetière de Dingilipi où on l'enterra à côté de la fosse commune. C'est là qu'on la retrouva lors de la première exhumation, sept mois plus tard, et on put alors lui offrir une sépulture plus digne au cimetière de Kinkole (16 juillet 1965).
Depuis le premier décembre 1978 elle repose dans un caveau de la cathédrale.

Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta a été béatifiée le 15 août 1985 à Kinshasa, au Zaïre, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) (>>> Homélie du Pape)

Saint Charles de Foucauld
ermite, prêtre, missionnaire... (✝ 1916)

 

- La canonisation du prêtre et ermite français Charles de Foucauld aura lieu le 15 mai 2022 à Rome.
- "le bienheureux Charles de Foucauld, né à Strasbourg le 15 septembre 1858 et mort à Tamanrasset en Algérie le 1er décembre 1916, s'est vu attribuer un miracle et sera donc canonisé." nouveaux saints, VaticanNews
le 26 mai 2020, décret (en italien) de reconnaissance de miracle attribué à son intercession.
-

Les papes et Charles de Foucauld, De Paul VI à François, les souverains pontifes ont abordé en diverses occasions son exemple de vie et sa spiritualité.
- Charles de Foucauld, 'un saint de notre temps', père Vincent Feroldi.
- Entre cohérence et confiance, Charles de Foucauld vu par le père Ardura 
- Charles de Foucauld, futur saint de l'Église
- miracle attribué au Bienheureux Charles de Foucauld
Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005 (en italien).
Officier à la vie dissolue et scandaleuse, il se convertit à Paris. Il se fait moine puis ermite à Nazareth et enfin au Sahara. Sa vie  magnifique a suscité de nombreuses familles religieuses. 
Centenaire Charles de Foucauld- Site internet du Centenaire de la mort de Charles de Foucauld, ouverture internationale de l'année Charles de Foucauld, le 13 novembre 2015, 10ème anniversaire de la béatification de Charles de Foucauld
- Bienheureux Charles de Foucauld, prêtre du diocèse de Viviers, pionnier du dialogue inter-religieux...
- vidéo: Homme mondain, Charles de Foucauld rencontre Dieu au désert. Et ce n’est plus le même homme ! Comme pour lui, Philippe Verdin nous invite à laisser Dieu faire son oeuvre en nous.
- Recherche sur le site du diocèse de Viviers
"Charles de Foucauld a eu une influence notable sur la spiritualité du XXe siècle et il reste, en ce début du troisième millénaire, une référence féconde, une invitation à un style de vie radicalement évangélique, et cela au-delà même de ceux qui appartiennent aux différents groupements dont sa famille spirituelle, nombreuse et diversifiée, est formée.
Accueillir l'Évangile dans toute sa simplicité, évangéliser sans vouloir imposer, témoigner de Jésus dans le respect des autres expériences religieuses, réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité, voilà quelques-uns seulement des aspects les plus importants d'un précieux héritage qui nous incite à faire que notre vie consiste, comme celle du bienheureux Charles, à 'crier l'Évangile sur les toits... [à] crier que nous sommes à Jésus'" (source: site du Vatican, homélie de la messe de béatification)
Charles de Foucauld (1858-1916)
"Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, 'les plus délaissés, les plus abandonnés'. Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, 'le frère universel'. Il voulait 'crier l'Évangile par toute sa vie' dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. 'Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?'." (source: site du Vatican, biographie)
- "Charles de Foucauld, une vie déroutante" (site de la Fraternité séculière)Charles de Foucauld - diocèse d'Alger


- "Charles de Foucauld (1858-1916), qui a longuement vécu dans le désert algérien, a été béatifié au Vatican, le 13 novembre 2005." (voir aussi le site internet de l'Église catholique en Algérie)
- "Charles de Foucauld a été ordonné prêtre dans la chapelle du Grand Séminaire de Viviers, après avoir passé un an à la Trappe de Notre Dame des Neiges. Ainsi, il a été prêtre du diocèse de Viviers et rattaché à notre diocèse jusqu'à sa mort." (Le Père Charles de Foucauld - Un prêtre du Diocèse de Viviers - Église catholique en Ardèche)
- Bienheureux Charles de Foucauld (1858 - 1916) La vie de Charles de Foucauld est marquée par la conversion et le désir d'aller vers les plus lointains. Il a été béatifié en 2005 par Benoît XVI. (Témoins - site de l'Église catholique en France)
- La première et la plus sûre méthode pour découvrir et connaître Charles de Foucauld est de lire ses Ecrits et sa Correspondance.
- ...À Paris, guidé par l'abbé Huvelin, il retrouve Dieu à 28 ans. «Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui»... (diocèse de Paris)
 "Il pourrait être patron des professeurs de langue, lui qui a appris la langue Touareg et écrit le dictionnaire"

Mon Père,
Je m'abandonne à toi,
fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi,
en toutes tes créatures,
je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l'amour de mon cœur,
parce que je t'aime,
et que ce m'est un besoin d'amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains
sans mesure,
avec une infinie confiance
car tu es mon Père.

Charles de Foucauld

Prière de Charles de Foucauld صلاة تسليم الذات

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Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.


En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Pape François
Homélie du 30/05/2013 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu'une telle foule mange à sa faim ? »
 

D'où vient la multiplication des pains ? La réponse se trouve dans l'invitation de Jésus aux disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13)

— « donner », partager. Qu'est-ce que les disciples partagent ? Le peu qu'ils ont : cinq pains et deux poissons (ibid.). Mais ce sont précisément ces pains et ces poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient toute la foule. Et ce sont précisément les disciples, égarés devant l'incapacité de leurs moyens, de la pauvreté de ce qu'ils peuvent mettre à disposition, qui font asseoir les gens et qui — confiants dans la parole de Jésus — distribuent les pains et les poissons qui nourrissent la foule. Ceci nous dit que dans l'Église, mais aussi dans la société, un mot-clé dont nous ne devons pas avoir peur est « solidarité », c'est-à-dire savoir mettre à la disposition de Dieu ce que nous avons, nos humbles capacités ; car c'est seulement dans le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, qu'elle portera du fruit. Solidarité : un mot mal vu par l'esprit du monde !

            [Dans l'eucharistie de] ce soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui est son Corps : il se fait don. Et nous aussi, nous faisons l'expérience de la solidarité de Dieu avec l'homme, une solidarité qui ne s'épuise jamais, une solidarité qui ne finit pas de nous surprendre : Dieu se fait proche de nous. Dans le sacrifice de la croix, il s'abaisse en entrant dans l'obscurité de la mort pour nous donner sa vie, qui vainc le mal, l'égoïsme, la mort. Ce soir aussi, Jésus se donne à nous dans l'eucharistie, partage notre chemin, se fait même nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route devient difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l'eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa voie, celle du service, du partage, du don. Ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s'il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l'amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer.

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1er décembre 1934 Assassinat de Kirov et purges staliniennes

1er décembre 1934
Assassinat de Kirov et purges staliniennes

 

Le 1er octobre 1934, Sergheï Kostrikov, dit Kirov (48 ans), est assassiné dans des conditions mystérieuses à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). L'homme n'est autre que le secrétaire du Parti communiste pour la région de Leningrad. C'est aussi un proche de Staline et son dauphin présumé.

Sa mort va être le prétexte à une sinistre vague d'épuration au sein du Parti communiste de l'Union Soviétique, connue sous le nom de « procès de Moscou ». Les accusés de ces trois procès, des bolchéviques de la vieille garde léniniste, plaideront tous coupables et feront amende honorable. La plupart seront exécutés.

André Larané

Un prétexte tout trouvé
Staline, tout-puissant secrétaire général du Parti communiste, a lancé en 1930 la collectivisation des terres et des usines. Les Soviétiques ont payé ces initiatives au prix fort : effroyables famines et déportations massives.

Malgré le renforcement de son autorité sur le Parti, le dictateur a tout lieu de craindre que la vieille garde bolchevique ne profite de ses difficultés pour le renverser.

En 1934, il donne l'impression d'amorcer une réconciliation avec ses principaux rivaux : Kamenev, Zinoviev et Boukharine... Ces derniers peuvent s'exprimer librement au cours du XVIIe Congrès du Parti communiste de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques), en 1934.

Kirov avec Staline en 1934.Las, il ne s'agit que d'une feinte. Le « Vojd » (Guide, qualificatif officiel de Staline) n'attend que le moment propice pour éliminer définitivement ses ennemis avérés ou potentiels, autrement dit tous les vieux bolcheviques de son entourage...

Ce moment arrive avec l'assassinat de Kirov, à croire que Staline l'aurait lui-même commandité ! Dès le soir, le dictateur quitte Moscou pour Leningrad et gifle publiquement le responsable local de la police politique, le NKVD (ex-Guépéou).

Le même jour, le Comité central, organe suprême du pouvoir, institue une justice d'exception sous le prétexte de traquer et punir les criminels (pas de défense, pas de recours en appel possible et exécution immédiate en cas de condamnation).

 

Grandes purges


Les « grandes purges » commencent dès le 16 janvier 1935, avec l'ouverture du procès de Kamenev, Zinoviev et 17 autres accusés, sous l'inculpation d'avoir « aménagé le terrain idéologique » à l'assassinat de Kirov avec la complicité du traître Trotski, en exil. Il ne s'agit que d'une mise en bouche : Kamenev et Zinoviev s'en tirent pour l'heure avec seulement dix ans de prison.

 

Le « procès des Seize » (19-24 août 1936)


Les choses sérieuses débutent en août 1936, avec la mise en accusation d'un prétendu « Centre trotskiste-zinovieviste unifié ». Kamenev et Zinoviev n'échappent pas cette fois à une condamnation à mort (douze ans plus tôt, après la mort de Lénine, ils avaient constitué une première « troïka »avec Staline, permettant à ce dernier de s'emparer du parti !).

Yagoda, chef du NKVDCe premier des grands procès de Moscou se tient, comme les suivants, sous la direction du procureur général Vychinski, en présence de la presse nationale et internationale.

Il inaugure un scénario mis au point par le chef du NKVD, Yagoda (ou Iagoda) : il s'agit que les prévenus collaborent à leur mise à mort en avouant eux-mêmes les complots fantaisistes dont ils sont accusés et en dénonçant des comparses ! Ils y sont conduits par un reste de fanatisme ou, plus prosaïquement, par l'espoir de sauver leurs proches.

Dans le box des accusés, on mélange des révolutionnaires éminents qui se sont ralliés à Staline, entourés de communistes moins connus et d'inconnus au passé trouble qui soutiennent les thèses de l'accusation (complot terroriste, actes de sabotage, activités d'espionnage, contacts avec le « traître »Trotski...).

Les étrangers eux-mêmes applaudissent aux sentences iniques et sans preuves. En France, la Ligue des droits de l'Homme, qui s'était illustrée dans la défense d'Alfred Dreyfus, n'y voit rien à redire dès lors que les accusés se reconnaissent publiquement coupables !

Yagoda, malgré sa diligence, est congédié à l'automne et remplacé à la tête du NKVD par un jeune loup, Nikolaï Ejov (ou Yéjov)

Le « procès des Dix-huit » (23-30 janvier 1937)
Le deuxième grand procès se tient en janvier 1937. Il s'en prend à un « Centre trotskiste parallèle » qui aurait comploté avec les nazis et les Japonais contre la patrie. Les accusés (Piatakov, Radek, Sokolnikov, Serebriakov...) se prêtent aimablement à la farce en s'accusant des pires malversations avant de recevoir une balle dans la nuque.

Dans les mois qui suivent, Ejov soumet à Staline des listes de prévenus en lui demandant son avis. On estime qu'au total, Staline approuvera de la sorte 44.000 condamnations à mort, pudiquement qualifiées de « condamnations au premier degré ». C'est l'« ejovtchina » (ou « yéjovchtchina »).

À la différence de la répression ordinaire, qui touche des centaines de milliers de Soviétiques ordinaires, l'« ejovtchina » frappe l'opinion internationale car elle concerne des membres dirigeants du pays, du Parti et de l'armée.

Les purges dans l'Armée rouge (11 mai 1937 - mars 1938)
L'armée est décapitée par une troisième série de procès, entre l'été 1937 et le printemps 1938. Ceux-là se tiennent à huis clos, devant quelques officiers généraux, car Staline appréhende malgré tout les protestations des militaires et des anciens combattants de la Révolution et de la guerre civile.

Le premier concerné est Mikhaïl Nikolaïevitch Toukhatchevski, un aristocrate rallié à la Révolution, sans doute le plus brillant militaire de l'Armée rouge. Nommé maréchal en 1935, à 42 ans, il est démis de ses fonctions deux ans plus tard, le 11 mai 1937, et fusillé le 12 juin suivant. On suppose qu'il a été compromis par de faux documents fabriqués par les Allemands, soucieux d'éliminer un adversaire potentiel.

Au total, trois maréchaux sur cinq, treize généraux d'armée sur 15, 30 généraux de corps d'armée sur 58, 110 généraux de division sur 195, 211 colonels sur 406, et au total 35.000 officiers, soit une bonne moitié des cadres de l'armée, sont proprement exécutés.

Le « procès de la droite » (2-13 mars 1938)
Les grands procès de Moscou s'achèvent en mars 1938 avec la mise en accusation de 21 prévenus dont Boukharine, l'un des plus illustres chefs bolcheviques, et... Yagoda. Ce dernier est jugé et exécuté selon le scénario qu'il a lui-même mis au point à la tête du NKVD ! Son successeur Ejov n'allait d'ailleurs pas tarder à le suivre dans la mort.

Au terme de ces trois années, plus de la moitié des élus du Parti ont été éliminés... et remplacés par de jeunes militants qui n'ont pas connu la Révolution et sont dévoués à Staline.

Celui-ci apparaît comme le seul héritier de Lénine après l'élimination de presque tous les bolcheviques éminents (le survivant Trotski, en exil au Mexique, sera assassiné sur ordre de Staline en 1940).

Staline a pu profiter des procès pour faire porter sur les accusés le poids de ses dramatiques échecs dans la collectivisation des terres et des usines.

Résignation
L'historien Léon Poliakov s'est interrogé sur l'apathie des responsables soviétiques face à la répression qui s'est abattue sur eux :
« Un seul général, Ian Gamarnik, le chef de la direction politique de l’armée, choisit de se donner librement la mort. Ainsi donc, une résistance authentique, rébellion, conspiration, ou simple opposition, était pour ces hommes de l’ordre de l’impensable. En regard, que l’on songe aux généraux de Hitler, à ces officiers prussiens auxquels on a beaucoup reproché leur inaction et qui pourtant multiplièrent les tentatives subversives de tout ordre, culminant avec le complot de juillet 1944. On peut croire que ce contraste tenait aux traditions respectives. En effet, les foudres de guerre allemands avaient été nourris de valeurs chrétiennes, tandis que les généraux de Staline avaient adopté, "introjecté", les valeurs marxistes-léninistes ; en résultat, leur discipline révolutionnaire-militaire leur dictait une aveugle obéissance aux ordres du dirigeant suprême. Le déni ou l’oubli d’une morale autonome serait alors la clé de l’action hypnotique exercée par le Vojd sur l’ensemble du Parti, sinon du pays, et à laquelle la caste des officiers supérieurs succomba dans sa totalité »
(Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard, 1987).

Bibliographie
Le témoignage poignant d'Arthur London, dans son livre L'Aveu (1968), a permis de mieux comprendre comment tant d'hommes ont pu s'effondrer et s'accuser en public de crimes imaginaires. L'action se déroule lors de procès similaires qui se sont tenus à Prague en 1951. Le réalisateur Costa-Gavras en a tiré un film à succès en 1969 avec Yves Montand dans le rôle principal.

Un autre témoignage, très instructif, est le témoignage de l'écrivain hongrois Arthur Koestler : Le Zéro et l'infini (publié en 1940 sous le titre : Darkness at noon).

 

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