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Deux photographes amateurs alsaciens récompensés au Festiphoto de Rambouillet

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Bonne fête aux Domice , Saint Jean de Capistran et autres Saintes âmes du 23 octobre

Saint Domice
Prêtre ou diacre du diocèse d'Amiens (VIIIe siècle)

 

Il se retira comme anachorète dans la solitude.
Dans le diocèse d'Amiens se trouve une paroisse qui lui est dédiée, la paroisse Saint-Domice.
"Chapelle Saint-Domice: Située sur la route de Fouencamps à Hailles, sur le bord de l'Avre, au lieu d'ermitage du Saint, ancien chanoine de Saint Acheul, il y vécut de 727 à 755 et y mourut le 23 octobre vers l'âge de 80 ans.
La chapelle actuelle en pierre de craie fut édifiée en 1755 pour remplacer celle en ruine construite en 1298 par Enguerrand de Fouencamps.
A l'intérieur deux plaques de pierre gravées rappellent la légende des grenouilles avec Sainte Ulphe (jeune ermite de la vallée de la Noye qu'il avait prise en protection) et leurs marches quotidiennes vers l'abbaye de Saint-Acheul pour y entendre les matines..."

Saint Jean de Capistran
Prêtre o.f.m.
Patron des aumôniers militaires

Jean, né  à Capestrano, dans les Abruzzes (région de l’Italie centrale), le 24 juin 1386, était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays. Après ses humanités, il fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. On le pourvut d'une place de judicature, et un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui donna sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.
Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince ; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Sur ces entrefaites sa femme étant morte, il résolut de ne plus servir que Dieu.

Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. Le gardien, craignant que cette vocation ne fût l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne lui coûtèrent plus.

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté : « Je rends grâces au Seigneur, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide ; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience. »

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de Jésus sur la Croix. Embrasé d'amour pour Dieu, il faisait de sa vie une oraison continuelle : le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase : « Dieu, disait-il, m'a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l'ami de Jésus. »

Ordonné prêtre, Jean fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme nonce en Sicile ; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre ; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient.

Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de juifs et de musulmans.

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade : à la voix puissante de cet ami de Dieu, une armée de 40 000 hommes se leva ; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, Jean lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche : « Par le secours de Jésus, Jean de Capistran remportera la victoire. » Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait : “Victoire, Jésus, victoire !” Belgrade fut sauvée. C'était le 23 octobre 1456.

Trois mois après, Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis : « C'est maintenant, Seigneur, que vous laisserez mourir en paix votre serviteur » expira en disant une dernière fois : « Jésus ». Il avait soixante et onze ans.

Jean de Capistran a été canonisé le 16 octobre 1690 par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691).

Saint Jacques
(✝ 62)


Le 'frère' du Seigneur et premier évêque de Jérusalem. Les Églises d'Orient le fêtent aujourd'hui et lui attribuent l'origine de la Liturgie de Saint Jacques, que l'on célèbre dans certains monastères.
L'Église en Occident en fait solennité le 3 mai, voir saint Jacques le mineur.
C'est lui qui a écrit la "Lettre de Saint Jacques"

Jacques de Zébédée  fils de Joseph et Salomé, ou Jacques le Majeur ou saint Jacques est un juif de Galilée et l'un des Douze Apôtres de Jésus-Christ. Nommé « Jacques, fils de Zébédée », il est le frère de l'apôtre Jean dernier né de Salomé. Tous deux sont des pêcheurs du lac de Tibériade. 
Date/Lieu de naissance : 5 av. J.-C., Bethsaïde
Date de décès : 44 ap. J.-C., Jérusalem
Fête : 25 juillet (catholicisme); 30 avril (christianisme orthodoxe); 23 octobre, fête locale, 30 décembre (rite mozarabe)
Jacques de Zébédée dit le Majeur Saint chrétien : Jacques de Zébédée dit le Majeur; Saint chrétien
Attributs : Coquille Saint-Jacques, bâton de pèlerin
Parents : Zébédée Joseph,et  Salomé
Frères et sœurs : Jean, Saint Jean l'Évangéliste

(✝ 62 ans)
Le 'frère' du Seigneur et premier évêque de Jérusalem. Les Églises d'Orient le fêtent aujourd'hui et lui attribuent l'origine de la Liturgie de Saint Jacques, que l'on célèbre dans certains monastères.
L'Église en Occident en fait solennité le 3 mai, voir saint Jacques le mineur.
C'est lui qui a écrit la "Lettre de Saint Jacques"

Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean

Martyrologe romain

LITANIES DE SAINT JACQUES LE MAJEUR

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.
Sainte Marie, Reine des Apôtres, priez pour nous.

Saint Jacques, priez pour nous.

Saint Jacques, qui fûtes un des premiers Apôtres que Jésus appela à Sa suite, priez pour nous.

Saint Jacques, qui fûtes un des trois Apôtres que Jésus aima spécialement, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez mérité de voir la Gloire de Jésus sur le Mont Thabor, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez mérité d'être un des témoins de l'Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez prêché avec un zèle intrépide la divinité de Jésus dans la Judée et la Samarie, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez annoncé aux païens de l'Espagne l'Evangile de Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui devant Hérode avec confessé Jésus comme Dieu vivant, priez pour nous.

Saint Jacques, qui le premier de tous les Apôtres, avez versé votre sang pour Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui le premier de tous les apôtres, avez donné par votre martyre un glorieux témoignage à Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, colonne inébranlable et appui de l'Église de Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui êtes un avocat spéciale et un protecteur particulier dans toutes les nécessités,

Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.

Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur.

Soyez-nous propice, ayez pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, ô Saint Jacques,
Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Dieu Tout-Puissant, puisque Saint Jacques fut le premier de Tes Apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, accorde à Ton Église de trouver dans son témoignage une force, et dans sa protection un appui. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
 

Bienheureux Pierre Claverie et 18 compagnons
martyrs en Algérie entre 1994 et 1996 (XXe siècle)

Dates de Fête
21 mai
1 août
8 mai

23 octobre
27 décembre
3 septembre
10 novembre

- béatification de 19 martyrs de la guerre civile algérienne des années 1990, l’archevêque d’Alger a diffusé une lettre pastorale expliquant le sens de cette démarche qui est aussi un signe adressé à tout le peuple algérien, martyrs d’Algérie: le message de Mgr Desfarges (en pdf)
- Promulgazione di Decreti della Congregazione delle Cause dei Santi, 27.01.2018, en italien, en anglais
- Annonce de la béatification de 19 de nos frères et sœurs, Communiqué des évêques d'Algérie.
- Les martyrs d'Algérie béatifiés le 8 décembre 2018.

Mgr Pierre Claverie, évêque d'Oran depuis octobre 1981, a été assassiné le 1er août 1996, à 58 ans, dans l'explosion d'une bombe déposée devant son évêché. L'attentat était intervenu peu après la visite en Algérie du ministre français des affaires étrangères, Hervé de Charette, qui s'était rendu sur les tombes des sept moines français de Tibhirine.
Les sept moines cisterciens de Tibhirine, eux, ont été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l'Atlas. Leur mort a été annoncé plusieurs semaines plus tard, par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Seules les têtes des moines ont ensuite été retrouvées, le 30 mai 1996, au bord d'une route, non loin du monastère.
- Faire du dialogue une 'vertu' exigeante de vérité, Mgr Pierre Claverie (1938-1996)
- vidéo: 'Pierre et Mohamed', extraits de la pièce de théâtre basée sur le dialogue entre Pierre Claverie, évêque d'Oran et Mohamed son chauffeur.
- Les sept moines trappistes de Tibhirine, assassinés en 1996 en Algérie, vont être béatifiés. Leur martyre a été reconnu par l'Église. Le postulateur de leur cause, le frère Thomas Georgeon, se réjouit de cette nouvelle.
- vidéo: bande annonce du film 'des hommes et des dieux' réalisé par Xavier Beauvois avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale.
- Outre l'ancien évêque d'Oran, Mgr Pierre Claverie, et les sept moines cisterciens trappistes de Tibhirine, dix autres religieux ont été assassinés durant la guerre civile algérienne. Moins connues, ces personnalités martyres de la foi, seront béatifiées, aux côtés de l'évêque d'Oran et des moines de Tibhirine.
Entre mai le 8 mai 1994 et le 10 novembre 1995, en pleine décennie noire pour l'Algérie en proie à de récurrents actes terroristes, six religieuses, un religieux, trois prêtres français, un prêtre belge ont été assassinés in odium fidei - en haine de la foi -.
L'épisode sanglant commence le 8 mai 1994 pour ces martyrs d'Algérie. Un religieux mariste âgé de 63 ans, le frère Henri Vergès, et une religieuse des petites sœurs de l'Assomption, sœur Paul-Hélène Saint-Raymond, perdent la vie.
'Ceux qui ont revendiqué leur meurtre ne peuvent s'approprier leur mort'

En plein quartier de la casbah, dans la bibliothèque diocésaine d'Alger dirigée par le frère Vergès, qui exerçait comme enseignant par ailleurs, trois assaillants font irruption, lui tirant deux balles dans la tête. Sœur Saint-Raymond, présente sur les lieux, est également visée. Celle qui vivait depuis 30 ans au Maghreb, était entrée au service du frère Vergès, une fois à la retraite. Le père Christian de Chergé, prieur de la trappe de Tibhirine, leur avait dédié une homélie empreinte d'espérance, le 17 juillet de la même année: 'Ce qui leur était arrivé, cette mort brutale, s'inscrivait dans une continuité dont les jalons devenaient lumineux. Ceux qui ont revendiqué leur meurtre ne pouvaient s'approprier leur mort'.
À l'automne 1994, le 23 octobre, deux autres religieuses sont assassinées à Bab El Oued, un quartier populaire d'Alger: les Espagnoles sœur Esther Paniagua Alonso et sœur Caridad Alvarez Martín, issues de la Congrégation des Augustines missionnaires.

L'hommage aux pères blancs
L'hiver qui suit, deux jours après Noël, le 27 décembre 1994, quatre pères blancs dont trois Français et un Belge, sont tués à Tizi Ouzou, au cœur de la  Kabylie algérienne: le père Jean Chevillard, à la tête de l'ordre des pères blancs, le père Alain Dieulangard - l'aîné-, le père Christian Chessel et le père Charles Deckers - Belge naturalisé algérien-, tous fins connaisseurs de la terre kabyle pour y avoir étudié ou séjourné maintes fois, avant même leur installation définitive.
Trois religieuses de Notre-Dame des Apôtres et des Petites Sœurs du Sacré-Cœur.
Ils sont suivis le 3 septembre 1995 par deux sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres, congrégation évangélisatrice en Afrique: sœur Angèle-Marie Littlejohn et sœur Bibiane Leclercq. Ces deux religieuses françaises qui ont vécu près de 35 ans en Algérie, ont perdu la vie dans le quartier de Belouizdad de la capitale. Elles se consacraient depuis 1964 au service de la formation des jeunes filles de ce quartier.
Le 10 novembre 1995, c'est au tour de sœur Odette Prévost, des petites Sœurs du Sacré-Cœur, d'être tuée dans la capitale. Née en 1932, cette institutrice était entrée à 21 ans chez les Petites Sœurs du Sacré-Cœur du Père de Foucauld.
À ces cinq dates qui font mémoire, s'ajoutent les 21 mai et 1er août 1996, respectivement dates des assassinats des sept moines de Tibéhirine et du dominicain évêque d'Oran, Mgr Pierre Claverie.
Le martyr est un témoin
Réagissant au décret pontifical du 26 janvier 2018, autorisant ces 19 béatifications, les évêques d'Algérie intégrés à la CERNA (Conférence épiscopale régionale d'Afrique du Nord)  - Mgr Paul Desfarges, archevêque d'Alger, Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran, Mgr John MacWilliam, évêque de Laghouat, et le père Jean-Marie Jehl, administrateur de Constantine, ont exprimé leur profonde joie à l'idée de pouvoir faire mémoire de ces '19 frères et sœurs martyrs, témoins du plus grand amour qui soit: celui de donner sa vie pour ceux qu'on aime', dans un communiqué;  les évêques ont également tenu à rendre hommage 'aux 99 imams qui ont perdu la vie pour avoir refusé de justifier la violence'.
- Le Pape reconnait les martyres de Mgr Pierre Claverie et des moines de Tibhirine
- Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran, salue la reconnaissance du martyre des moines de Tibhirine, de Mgr Claverie et de onze autres religieux français assassinés en Algérie entre 1994 et 1996.
- Monastère de Tibhirine
- les 19 bienheureux martyrs d'Algérie

Autres Fêtes du Jour
 

Saint Allucio directeur d'un hospice pour les pauvres et les pèlerins en Toscane (✝ 1134)
Saint Ambroise d'Optino starets au monastère d'Optino en Russie (✝ 1891)
Saint Amon évêque de Toul (IVe siècle)
Bienheureux Arnould (Jules Nicolas Rèche) frère des Écoles chrétiennes (✝ 1890)
Saint Benoît d'Herbauge prêtre en Poitou (IXe siècle)
Saint Berthaire (✝ 884)
Bienheureux Bertrand Abbé de Grandselve (✝ 1149)
Bse Caridad Álvarez Martín religieuse Augustine Missionnaire martyre (✝ 1994)
Sainte Clotilde Paillot Supérieure des Ursulines (✝ 1794)
Saint Domice Prêtre ou diacre du diocèse d'Amiens (VIIIe siècle)
Sainte Elfleda Abbesse bénédictine (date ?)
Bse Esther Paniagua Alonso soeur Augustine Missionnaire martyre (✝ 1994)
Bienheureux Giraud de Sales Fondateur de Cadouin (✝ 1120)
Saint Gratien d'Amiens (✝ 303)
Vénérable Hérifrid Evêque (✝ 909)
Saint Ignace de Constantinople Patriarche de Constantinople (✝ 878)
Bx Ildefonse, Justinien, Euphrase, Honorin. Thomas... dix martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Jean  évêque de Syracuse (✝ v. 609)
Saint Jean Bar Mariam  et Jacques le Zélote, martyrs en Perse (✝ 344)
Bienheureux Jean le Bon  ermite à Mantoue (✝ 1249)
Bienheureux Jean-Ange Porro  prêtre de l'Ordre des Servites de Marie (✝ 1506)
Bx José Fernández Sánchez et ses compagnons martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saints Lugle et Luglien  martyrs au diocèse d'Arras (VIIe siècle)
Bses martyres de Valenciennes onze moniales martyres de la Révolution française (✝ 1794)
Sainte Ode Veuve, vénérée à Amay, dans le diocèse de Liège (✝ 634)
Saint Paul Tong Viet Buong martyr à Tho-Duc en Annam (✝ 1833)
Saint Petronios  (IVe siècle)
Saint Romain  évêque de Rouen (✝ 639)
Saints Servand et Germain  martyrs en Espagne (✝ 305)
Saint Séverin  évêque de Cologne (✝ v. 400)
Saint Séverin Boèce  Philosophe et théologien romain, martyr (✝ 524)
Sainte Syre  de Châlons (✝ v. 640)
Saint Théodorit  Prêtre et martyr à Antioche (✝ 362)
Bienheureux Thomas Thwing  prêtre et martyr à York en Angleterre (✝ 1680)
Saint Verus  évêque de Salerne en Italie (Ve siècle)

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Dieu respecte la liberté de l'homme. Il lui donne toujours le temps et les moyens d'accomplir la réalisation de ses oeuvres.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9

 


Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l'Église,

copatronne de l'Europe

 

Le don de la conformité au Christ, chap. L, n° 80 (Le dialogue, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 278-279)
Ma miséricorde et ma charité laisse le temps…

 


 

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Qu'il le veuille ou non, le monde me rend gloire. En vérité, la gloire que j'en retire n'est pas celle qu'il me devrait procurer, en m'aimant par-dessus toute chose, mais il n'en monte pas moins de lui, louange et gloire à mon nom.

            Dans les mondains en effet brille ma Miséricorde et l'abondance de ma Charité, qui leur laisse le temps. Au lieu de commander à la terre de les engloutir, j'attends leur retour, j'ordonne à la terre de leur donner ses fruits, au soleil de répandre sur eux sa lumière et sa chaleur, au ciel de se mouvoir, pour continuer la vie à toutes les choses que j'ai créées pour eux. J'use envers eux de miséricorde et de charité, non seulement en ne leur retirant pas ces dons à cause de leurs fautes, mais encore en les accordant au pécheur comme au juste et souvent plus au pécheur qu’au juste. Car le juste est préparé à souffrir, et je le prive des biens de la terre, pour lui donner plus abondamment les biens du ciel. Ainsi éclatent en eux, ma charité et ma miséricorde.

            D'autres fois aussi les serviteurs du monde, par les persécutions qu'ils font subir à mes serviteurs, éprouvent leur vertu, mettent en évidence leur patience et leur charité, provoquent, au milieu des souffrances, leurs humbles et continuelles prières. Prières et souffrances montent vers moi comme un hommage d'honneur et de louange à mon nom. Ainsi donc, sans le vouloir, le méchant travaille à ma gloire, alors même qu'il prétend me faire affront.

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

 

La parabole du figuier stérile nous rappelle enfin que Dieu respecte l'homme libre. Il lui donne toujours le temps et les moyens de réaliser des fruits. Oui, quel respect Jésus ne manifeste-t-Il pas envers l'homme dans cette interrogation inquiète : "Et s'il donnait du fruit ?"

 

Le figuier desséché.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,1-9

 

 

"Il leur disait cette parabole : Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Et il vint chercher du fruit et n'en trouva pas. Il dit alors au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Arrache-le. Pourquoi avec cela rend-Il la terre improductive ? Maître, lui répond celui-ci, laisse-le encore cette année, pour me laisser le temps de creuser autour et de mettre du fumier. Et s'il donnait du fruit... Sinon, dans l'année qui vient, Tu l'arracheras ! "

La parabole est claire. Voici bientôt trois ans que Jésus annonce le Royaume; mais ses contemporains ne veulent pas l'accueillir. Dieu, le propriétaire, commence à s'énerver. Trouvera-t-Il bientôt du fruit ?  Jésus, le Vigneron, le tempère. Qu'Il patiente encore une année. La phrase : "Et s'il donnait du fruit" dépeint à merveille sa sollicitude inquiète; et pourtant Il prévoit le dénouement :"Sinon, dans l'année qui vient, Tu l'arracheras !".

Cette parabole permet encore à Jésus et d'enseigner au moyen d'images très simples tirées de la vie rurale de tous les jours, accessibles à tous, et d'affirmer sa personnalité, Lui qui discute librement avec Dieu et arrête sa colère.

La parabole du figuier stérile nous rappelle enfin que Dieu respecte l'homme libre. Il lui donne toujours le temps et les moyens de réaliser des fruits. Oui, quel respect Jésus ne manifeste-t-Il pas envers l'homme dans cette interrogation inquiète : "Et s'il donnait du fruit ?"

Nous aurions souvent à prendre exemple sur Lui, pour agir avec plus de patience.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gabriel Adam

 

’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir.

 

« A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. »

Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux." Jésus regroupe deux paroles et une parabole. Toutes trois, soulignent la nécessité de nous convertir. Jésus est à la fois doux et radical dans toutes ses paroles, nous ne nous lasserons jamais de l’entendre. Il réagit à une mauvaise nouvelle qu’on lui annonce et lui-même pose la question : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort ? » La parole est ajustée à la violence dans l’actualité quotidienne, aux événements que nous vivons dans le monde. Les Galiléens sont morts à cause de la cruauté de Pilate. Jésus sait ce que nous vivons, il est au cœur de tous les événements heureux et douloureux qui se déroulent sous nos yeux. La réponse peut être interprétée en deux temps : d’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment. D’autre part, Dieu est fidèle au Don qu’il nous a fait. Il a la grâce de la miséricorde divine, il rend à chacun selon ses œuvres. L’humanité est la vigne du Seigneur, c’est Israël, c’est chacun de nous.

« Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? »

Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Il nous faut être prêt pour le dernier passage et cela nous demande une conversion. L’accueil de Jésus bouleverse et transforme notre existence. Les dix-huit personnes ensevelies dans les décombres de la tour de Siloé à Jérusalem sont mortes parce qu’elles se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Il nous faut entendre et mettre en pratique la parole qui vient de Dieu. Ainsi nous demeurerons dans la vie pour qu’elle porte les fleurs de la paix et des fruits de joie ! Nous voulons les donner à Jésus. Dieu a besoin de notre conversion pour faire son œuvre d’amour, de tendresse, de miséricorde. Nourris des sacrements de la foi, des richesses de la Parole et de la vie fraternelle, du dévouement des frères et des sœurs en l’Église, nous avançons. La communauté célèbre le salut, vit de l’Eucharistie, de l’action de grâce, il est toujours possible de bâtir la civilisation de l’amour, de bâtir un peuple nouveau qui vit de la parole de Dieu et reçoit le don de Dieu !

"Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.

Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » Nous demandons encore un petit peu de temps pour accueillir la tendresse et la miséricorde de Dieu. Jésus nous révèle les ressources de sa douceur. Il est le vigneron qui s’attelle au travail de notre conversion par sa Croix. Il bêche sa vigne et il ajoute un engrais dont il a le secret. C’est un engrais spirituel à base d’humilité, de simplicité et de courage avec une bonne dose de confiance. Nous avons pris la mesure des difficultés qui se vivent dans le monde. Nous répondons à l’attente de Jésus en annonçant la bonne nouvelle de l’Evangile. Le figuier dans la vigne, c’est la Parole de Dieu au milieu de son peuple. Elle doit être entendue, vécue pour être vivante ! Le Maître du figuier vient chercher les fruits de la charité active pour son Église. Le figuier, la Thora, la Parole de Dieu au milieu du peuple de Dieu fait son œuvre. C’est le temps de l’adoration où nous contemplons le Sauveur du monde.

Prière

Seigneur nous te demandons la grâce d’être à l’écoute de la Parole de Dieu pour que l’amour infini de Dieu brûle dans notre vie.

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Le braconnage a favorisé la naissance d'éléphants sans défenses au Mozambique

Comment le braconnage a favorisé la naissance d'éléphants sans défenses au Mozambique

Une femelle éléphant sans défenses dans le parc national des Éléphants d'Addo en Afrique du Sud

 

Des scientifiques ont mené une nouvelle étude sur la population d'éléphants du parc national de Gorongosa au Mozambique. Ils ont constaté qu'un nombre croissant de pachydermes étaient nés sans défenses après les années 1990, la faute au braconnage favorisé par la guerre civile.

 

Avec la trompe et les grandes oreilles, les défenses font partie des caractéristiques les plus emblématiques des éléphants africains. Aujourd'hui, les pachydermes sont pourtant de plus en plus nombreux à naître sans leurs majestueuses dents en ivoire. En cause : le braconnage et le trafic de l'ivoire qui continue de se vendre à prix d'or sur le marché.

Le phénomène n'est pas nouveau. Il est observé depuis de nombreuses années à divers endroits dont le Mozambique. C'est justement là-bas, dans le parc national de Gorongosa, que des scientifiques ont mené une nouvelle étude sur l'impact de la chasse sur les éléphants et leurs résultats confirment le phénomène.

D'après leur rapport publié cette semaine dans la revue Science, dans ce pays, le braconnage a bien augmenté les naissances de femelles éléphants sans défenses, en favorisant la transmission des gènes responsables de cette particularité auparavant rare. Selon les estimations, seules 2 à 4% des femelles naissent normalement sans ces attributs.

Une survie cinq fois plus élevée
C'est en observant des populations avec un nombre étonnamment disproportionné de femelles sans défenses dans plusieurs pays dont l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya, que la spécialiste Joyce Poole a commencé à s'intéresser au phénomène. Le parc national de Gorongosa, au centre du Mozambique, a constitué le théâtre parfait pour comprendre ses causes.

De 1977 à 1992, le pays a en effet connu une guerre civile meurtrière qui a conduit à une flambée dramatique du braconnage. Dans la région qui constitue aujourd'hui le parc de Gorongosa, environ 90% de la population d'éléphants africains, mâles comme femelles, ont été tués par les forces armées pour leur viande et leur ivoire.

Selon les données de l'étude, un peu plus de 200 individus ont survécu au massacre dont une majorité de femelles. Or, la moitié d'entre elles étaient naturellement sans défenses. "La survie relative des femelles sans défenses sur cette période de 28 ans a été estimée à plus de cinq fois celle des individus à défenses", explique le rapport.

Être dépourvu d'ivoire constituait un avantage logique face aux braconniers qui utilisaient la vente du précieux matériau pour financer les efforts de guerre. Sauf que cette forte sélection non-naturelle n'a pas été sans conséquences, comme le confirment Joyce Poole, co-fondatrice de l'ONG Éléphant Voice, et ses collègues à travers leurs travaux.

La moitié des femelles sont nées sans défenses
Après la guerre, la moitié des femelles sont nées sans défenses. Plus déconcertant, les deux-tiers des petits étaient des femelles. Pour comprendre pourquoi, les scientifiques ont prélevé des échantillons de sang sur 18 femelles du parc de Gorongosa - sept dotées de défenses et onze qui en étaient dépourvues - pour analyser leur ADN.

Les résultats ont permis de mettre en évidence deux gènes candidats, déjà connus pour jouer un rôle dans le développement des dents chez les mammifères. Or, l'un des deux a semblé confirmer certains soupçons : il est en effet situé sur le chromosome sexuel X (dont les femelles possèdent deux exemplaires et les mâles un seul, couplé au chromosome Y).

Les scientifiques avancent que la présence d'un seul gène altéré chez les mâles pourrait provoquer une anomalie de développement qui leur serait rapidement fatale. Ceci expliquerait alors pourquoi la quasi totalité des individus sans défenses sont des femelles et pourquoi elles seraient bien plus nombreuses que les mâles à être nées après le conflit.

La présence du gène altéré identifié chez les mâles pourrait provoquer une anomalie de développement et une fausse-couche, d'après les scientifiques. © Pixabay
 

Cette tendance est aujourd'hui encore visible sur la population du parc de Gorongosa qui compte 700 pachydermes.

"Je pense que cette étude montre qu'il ne s'agit pas juste de chiffres. L'impact que les humains ont, nous changeons littéralement l'anatomie des animaux", a résumé pour The Guardian, Robert Pringle, biologiste de la Princeton University qui a dirigé l'étude.

"Quand nous pensons à la sélection naturelle, nous pensons à un processus qui se produit sur des centaines voire milliers d'années", a précisé à Associated Press Samuel Wasser, biologiste de la University of Washington Post, non impliqué dans les travaux. "Le fait que cette sélection dramatique se soit produite sur 15 ans est l'une des découvertes les plus stupéfiantes".

En favorisant la transmission du caractère sans défenses, les années d'instabilité ont littéralement "changé la trajectoire de l'évolution dans cette population", a renchéri Shane Campbell-Staton, autre biologiste de la Princeton University et co-auteur du rapport.

Des conséquences floues
Les conséquences du phénomène demeurent floues. Les éléphants utilisent leurs défenses pour de multiples tâches telles que se nourrir, interagir avec leurs congénères et se défendre. Mais on ignore pour l'heure comment leur absence affecte exactement l'alimentation et le comportement des individus.

Des observations ont montré que les femelles dépourvues d'ivoire mangeaient principalement de l'herbe quand les autres se nourrissaient davantage de légumes et de plantes ligneuses. Au vu du rôle crucial que ces grands herbivores jouent dans leur habitat, il est ainsi possible que ce changement entraine à son tour des conséquences sur les processus écologiques.

Dans les régions très touchées par le braconnage, ce phénomène pourrait aussi conduire à un manque préoccupant de mâles au sein des populations et de fait, à une baisse de reproduction. Une menace de plus pour les éléphants africains qui continuent de perdre chaque année des milliers d'individus à cause du braconnage.

"Le massacre sélectif d'espèces portant des particularités anatomiques comme les défenses ou les cornes est la base d'un trafic de faune sauvage illégal de milliards de dollars qui représente une menace immédiate à la survie de la mégafaune écologiquement importante dans le monde", soulignent les auteurs dans le rapport.

Au parc de Gorongosa, où les effectifs ont triplé au cours des vingt dernières années toutefois, la situation ne semble pas irréversible. "Avec le temps, nous nous attendons à ce que [les éléphants sans défenses] deviennent moins fréquents dans la population. Mais cela va prendre plusieurs générations", a conclu Shane Campbell-Staton pour Gizmodo.

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23 octobre 1872 : mort de l’écrivain et poète Théophile Gautier

23 octobre 1872 : mort de l’écrivain

et poète Théophile Gautier

 

Se destinant à une carrière de peintre, Théophile Gautier n’a pas encore dix-huit ans lorsque la rencontre de Victor Hugo bouleverse son existence et l’incite à entamer une carrière de romancier et de poète aux côtés du mouvement romantique et contre les tenants du classicisme. Figure marquante de la vie littéraire du XIXe siècle, celui que Monselet appelle le martyr de la copie ne cessera jamais d’écrire à propos de tout, et notamment dans les plus grands périodiques de son époque.

Né à Tarbes le 30 août 1811 pendant un séjour que ses parents y firent pour leurs affaires, Théophile Gautier quitta la ville à l’âge de trois ans, et il n’y remit les pieds qu’en 1860.

Il ne séjourna donc pas à Tarbes durant sa jeunesse, et raconta à ce propos une anecdote relative au pupitre que, de son vivant, les habitants de Tarbes lui avaient attribué et qu’ils montraient aux visiteurs au sein de sa maison natale : « Pendant que j’étais à Tarbes, disait-il, j’appris de mes compatriotes que mon pupitre d’écolier était religieusement conservé au collège de la ville et qu’il faisait l’admiration des touristes. Très flatté d’être ainsi honoré de mon vivant, je résolus de connaître le curieux pupitre que l’on m’attribuait, et par la même occasion le collège qui se vantait de m’avoir possédé. Je me présentai donc incognito au principal, et, me donnant pour un admirateur enthousiaste de mes propres écrits, je le priai de me mener au cher pupitre, témoin de mes précocités enfantines.

« Le recteur tint à honneur de me conduire lui-même. Le pupitre qu’il me fit voir, et même toucher, était certes un pupitre quelconque, mais à son aspect j’éprouvai une émotion irrésistible. C’était assurément la première fois que lui et moi nous étions en face l’un de l’autre, mais enfin, s’il n’était pas mon pupitre, il aurait pu l’être. Il aurait réveillé en moi une foule de souvenirs ! Je m’assis sur le banc qui le complétait, et qui, si le sort l’avait voulu, eût été, lui aussi, mon banc, et m’étant placé dans la position d’un écolier studieux, je tâchai de m’imaginer que j’y retrouvais mon assiette.

« Le recteur, me voyant si empoigné, ne put retenir un sourire mouillé d’attendrissement ; il me montra sur le pupitre des éraflures et des sillages de canif faits par Théophile Gautier en classe et qui lui avaient valu sans doute bien des punitions. Je lui demandai la permission d’en emporter une écharde. Il me l’accorda. Puis il me reconduisit en me racontant vingt anecdotes authentiques qui me parurent concluantes à moi-même et desquelles il résultait que j’avais été un élève prodigieux et la gloire de son collège.

Théophile Gautier en 1838. Portrait exécuté au crayon par Célestin Nanteuil

« Un Philistin se serait donné le plaisir facile d’arracher bêtement à ce brave homme ses illusions. J’en eus d’autant moins l’envie que je les partageais. Je le quittai sans lui révéler qui j’étais, et je ne racontai à personne ma visite. Au fond, le recteur avait raison, en manière de moralité ; le mensonge est bien plus amusant que la vérité, et il est quelquefois plus vraisemblable. J’ai eu là une vision pareille à celle de Musset, et j’ai connu le jeune homme vêtu de noir, qui me ressemblait comme un frère. »

Quittant Tarbes, ses parents s’installèrent à Paris, en 1814. Ils habitèrent d’abord rue du Parc-Royal, dans le Marais. Enfant du soleil et du grand air, le petit Basque ne put d’abord s’acclimater au ciel gris ; il a raconté que, saisi d’une nostalgie violente, il voulut se jeter par la fenêtre avec ses joujoux. Un jour, ayant entendu des soldats parler le patois gascon dans la rue, il s’accrocha à leurs habits en pleurant et les supplia de l’emmener clans son pays.

Dès qu’il sut lire, vers cinq ans, on lui mit entre les mains les livres qu’il désirait, et entre autres Robinson Crusoé, qui fit sur son esprit une vive impression. Deux dessins de lui, longtemps conservés dans la famille, et exécutés à l’âge de sept ans, prouvent qu’à cette époque il connaissait Estelle et Némorin, car ils représentent ces deux héros de l’idylle florianesque. Puis vint le tour de Paul et Virginie, qui a été toute sa vie le livre le plus admiré par Théophile Gautier. Il ne parlait qu’avec une émotion communicative de ce roman, qu’il considérait comme une des plus pures productions du génie.

Théophile n’avait pas encore, paraît-il, l’horreur du théâtre qui le caractérisa par la suite, puisqu’il passait son temps à construire des guignols de carton, et à en peindre les décors. Son goût pour la peinture lui vint du plaisir qu’il prit à ces barbouillages. Du reste, il aima toujours à composer des toiles de fond et des portants de coulisses. Il excellait à confectionner pour ses enfants de petits théâtres à marionnettes, et il n’avait pas de plus grand bonheur que d’en brosser la décoration.

A huit ans, ses parents le mirent à Louis-le-Grand en qualité d’interne. Il fut sur le point d’en mourir. Voici d’ailleurs comment il parle de ce séjour dans ce lycée : « Je mourais de froid, d’ennui et d’isolement entre ces grands murs tristes, où, sous prétexte de me briser à la vie de collège, un immonde chien de cour s’était fait mon bourreau. Je conçus pour lui une haine qui ne s’est pas éteinte encore. S’il m’apparaissait reconnaissable après ce long espace de temps, je lui sauterais à la gorge et je l’étranglerais !... » Il fallut le retirer de là, et c’est alors qu’il suivit ses classes à Charlemagne, cette fois, comme externe libre.

Mais il était écrit que le collège ne lui laisserait que des souvenirs désagréables ; les succès qu’il obtenait sur ses camarades suscitèrent contre lui tant de jalousies que, sur la demande de son père, on fut forcé de lui donner une garde de deux « grands », qui le reconduisaient jusqu’à la maison paternelle. Sans cette précaution, il eût été assommé à la sortie des classes. Son père, homme fort instruit, lui servait de répétiteur. « C’est lui qui fut, en réalité, mon seul maître », déclarait plus tard le poète. Le temps des récréations était invariablement consacré par l’écolier à dessiner et à peindre, et toute sa famille croyait à cette époque que Théophile serait peintre. A quatorze ans, et pendant les vacances de 1825, il passa à Maupertuis, chez l’abbé de Montesquiou, et se chargea de la réparation des tableaux de l’église et même de la décoration de la grande nef.

Il parvint de la sorte jusqu’en rhétorique, manifestant une prédilection littéraire fort significative pour ce qu’on appela plus tard les auteurs de la décadence. Il préférait ouvertement Claudien à Virgile, Martial. à Horace, Pétrone, Apulée, et même Lactance et Tertullien à Cicéron et à Quintilien. Il parodiait volontiers leurs styles colorés, riches en mots et corrompus, dans ses compositions. Ainsi il pensait même en ce temps-là que la décadence n’est le plus souvent que le point culminant de la civilisation d’un peuple. Il portait déjà en lui ce charmant livre : les Grotesques, et il préludait à son romantisme et à son culte pour Victor Hugo.

Pendant qu’il faisait sa rhétorique, Théophile Gautier se prit d’une passion très vive pour les exercices du corps, et notamment pour la natation. Dans l’entre-temps des classes, il fréquentait assidûment l’école Petit, près du pont d’Austerlitz. Il y conquit bientôt l’insigne glorieuse de « caleçon rouge », but suprême de ses ambitions de nageur. Sa mère, qui le croyait faible et délicat, ne pouvait s’accoutumer à l’idée des dangers qu’il courait à ce jeu, et plusieurs fois, pendant qu’il s’abandonnait aux délices de la pleine eau, il aperçut une femme pâle et agitée, qui, penchée sur le parapet du pont, suivait ses moindres mouvements avec anxiété. Il fut obligé de la supplier de ne pas le surveiller ainsi, sous peine de le voir se noyer sous ses yeux dans le saisissement où ces apparitions le plongeaient. Jusqu’à la fin de sa vie, il resta très fier de ses mérites de nageur consommé. il se vantait d’avoir été capable de renouveler, après lord Byron, l’exploit de Léandre traversant l’Hellespont pour rejoindre sa maîtresse. D’ailleurs, il racontait être allé à la nage de Marseille au château d’If, et qu’il en était revenu de la même façon.

C’est également pendant sa rhétorique qu’il entra dans l’atelier du peintre Rioult et commença à étudier d’après le modèle vivant. Confondant sans doute ses facultés descriptives avec le don pictural, il ne songeait qu’à manier les pinceaux, et le plaisir qu’il y prenait lui semblait, ainsi qu’aux siens, le signe d’une vocation.

A Charlemagne, Théophile Gautier se lia de solide amitié avec un jeune homme dont le nom appartient, lui aussi, à l’histoire des lettres : Gérard de Nerval, qui ne s’appelait pas de Nerval mais bien Labrunie et était déjà un assez grand personnage. La célébrité l’était venue chercher sur les bancs du collège. A dix-sept ans, il avait eu un volume de vers imprimé, et en lisant la traduction de Faust par ce jeune homme presque enfant encore, l’olympien de Weimar avait daigné dire qu’il ne s’était jamais si bien compris.

Gérard de Nerval savait que Théophile Gautier faisait lui-même des vers, et il avait été le confident de ses essais. C’était à lui que le rhétoricien avait lu ce poème de l’Enlèvement d’Hélène avec lequel la cuisinière de la maison flamba un jour son poulet, dans la bonne conscience d’une âme pure. Gérard connaissait le zèle romantique de son camarade, et il le comptait déjà comme l’un des prosélytes les plus fanatiques de l’école nouvelle. Au reste la famille Gautier, qui était venue s’installer à la place des Vosges, anciennement place Royale, dans une maison contiguë à celle qu’allait bientôt occuper Victor Hugo lui-même, était conquise tout entière à la révolution littéraire, et Pierre, le père de Théophile, en tenait pour la préface de Cromwell.

Gérard commença donc par mener Théophile chez Victor Hugo. La présentation eut lieu le 27 juin 1829 rue Jean Goujon où le poète des Orientales demeurait alors. L’histoire de cette présentation est fameuse ; elle fut aussi décisive, car c’est à elle que nous devons Théophile Gautier. En présence de Victor Hugo, alors dans tout le rayonnement de sa gloire européenne, le jeune adepte — il n’avait pas encore dix-huit ans — fut saisi d’une émotion si flatteuse et d’un tremblement tellement explicite, que le maître en fut touché et qu’il en conçut pour son disciple une affection qui ne se démentit pas. Il l’engagea à publier le recueil des poésies qu’il avait en portefeuille et dont Gérard lui avait dit le plus grand bien, et il l’invita à venir le voir. C’est de ce jour que Théophile renonça à la peinture.

A quelque temps de là, Gérard de Nerval lui apporta de la part de Victor Hugo son service de six places pour la première d’Hernani ; les coupons étaient timbrés, comme on sait, de la devise : « hierro ! » qui veut dire fer en espagnol. La première d’Hernani (25 février 1830) est une date fameuse de la vie de Théophile Gautier ; c’est ce jour-là qu’il revêtit pour la première et la dernière fois le terrible gilet rouge qui fit si grand scandale parmi les bons bourgeois, et dont il dit mélancoliquement : « Je ne l’ai mis qu’un jour, et je l’ai porté toute ma vie ! » Théophile Gautier raconte dans son Histoire du romantisme, sa dernière oeuvre, la raison pour laquelle il arbora ainsi sur la poitrine l’étendard de la poésie libre.

Au sujet d’Hernani, rapportons quelques faits caractéristiques qui feront comprendre quelle influence singulière ce drame a exercée sur Théophile Gautier et même sur sa vie. N’est-il pas curieux, en effet, que les dernières lignes qu’il ait écrites, d’une main déjà tremblante, aient eu pour sujet Hernani ? La mort arrêta l’article sur un portrait de Madame de Girardin entrant dans sa loge. Quelques jours avant d’écrire ce dernier hymne à la gloire de l’homme qui fut son dieu, il passait en voiture dans la rue Saint-Antoine, accompagné de son beau-fils le poète et auteur dramatique Émile Bergerat qui rapporte l’anecdote, et il lui prit la fantaisie de descendre place des Vosges et de marcher sous les arcades. Arrivé devant la maison où il avait passé sa jeunesse, il s’arrêta et la contempla longuement sans dire un mot. Puis il se retourna vers la maison de Victor Hugo. Ses yeux avaient une fixité profonde et il regardait en dedans. Remontant en voiture, il s’assit lourdement et, comme oppressé par une vision, il soupira : « Ah ! le soir d’Hernani ! »

Relatons une autre anecdote, d’une espèce différente. Le 21 juin 1867, la Comédie française reprit Hernani. Théophile Gautier était l’attrait principal de cette reprise. On se le montrait dans sa loge, souriant, rajeuni, sans son gilet rouge, mais toujours avec sa longue chevelure de lion, donnant le signal et comme la tradition des applaudissements. Mais on se demandait comment le critique du Moniteur, en position d’écrivain officiel, ferait pour parler de l’auteur des Châtiments dans le journal du gouvernement impérial. Le lendemain Théophile Gautier apporta lui-même son article au Moniteur. On le pria d’en modérer les éloges et d’en adoucir le ton enthousiaste. Sans rien objecter, il prit une feuille de papier blanc et il y écrivit sa démission. Puis s’étant fait conduire au ministère de l’Intérieur, il posa devant M. de Lavalette son article d’un côté et cette démission de l’autre. « Choisissez », dit-il. Le ministre fit insérer l’article sans en changer un mot.

Théophile Gautier en 1860, d'après une photographie de Louis Pierson
 

Cinq mois après la première d’Hernani et le jour même où éclatait la révolution de 1830 — Théophile Gautier allait avoir dix-neuf ans —, paraissait chez Charles Mary, éditeur, passage des Panoramas, un petit livre à couverture rose intitulé Poésies de Théophile Gautier. C’était la famille qui en avait fait les frais. Dans de pareilles circonstances, le recueil risquait fort de passer inaperçu. Le poète avoue lui-même que toute l’édition lui resta sur les bras.

Mais déjà Victor Hugo s’était installé place des Vosges, et des relations fécondes s’établissaient entre le maître et le disciple. Désireux de conquérir son brevet de bon romantique, Théophile rimait alors le merveilleux poème d’Albertus. Ce poème fut publié en 1833, et il fit son bruit dans le monde. La même année Eugène Renduel mettait en vente Les Jeunes-France, du même auteur, et ravi du succès de l’ouvrage accueilli par les vociférations des « bourgeois glabres », il lui commandait un roman à sensation. C’est alors que Théophile conçut Mademoiselle de Maupin.

Ce serait une erreur de croire que les effervescences romantiques de Théophile et les hardiesses de sa plume déplussent à sa famille. Pierre Gautier était absolument rallié aux idées littéraires et artistiques de son fils. Quant à la mère, elle vivait dans une extase muette devant ce beau grand garçon aux cheveux ondoyants, qui obtenait dans le monde tous les succès imaginables. Jamais enfant ne fut plus gâté, plus choyé, plus admiré des siens. L’autorité paternelle n’intervenait que pour rappeler au paresseux la page commencée et le but à atteindre. Théophile Gautier écrivit Mademoiselle de Maupin place des Vosges, dans la chambre qu’il habitait chez ses parents.

Cet ouvrage d’une verve admirable, qui semble écrit d’une haleine, et qui pour beaucoup de gens est son chef-d’œuvre, l’ennuyait extrêmement à composer. Le poète, qui vivait en lion et en fashionable, aimait beaucoup mieux rimer des sonnets galants aux belles amoureuses, et promener sur les boulevards ses gilets transcendants et ses pantalons mirifiques que d’aller s’enfermer devant une lampe à noircir des feuilles de papier. D’ailleurs, en qualité de romantique bon teint, il détestait la prose et la tenait pour philistine au premier chef. Aussi quand il rentrait à la maison, son père le mettait-il sous clef et lui imposait-il sa tâche. « Tu ne sortiras d’ici, lui criait-il à travers la porte, que lorsque tu auras fait dix pages de Maupin ! » Quelquefois Théophile se résignait, souvent il descendait par la fenêtre. D’autres fois c’était sa mère qui venait lui ouvrir en cachette, toujours craintive et ayant peur que son fils ne se fatiguât à tant travailler.

Enfin Mademoiselle de Maupin fut livrée à Renduel ; elle fit son apparition en 1836. Le tapage fut énorme ; il acheva de perdre et de grandir la réputation, déjà si compromise par le gilet rouge, de son auteur. Tout ce qu’il y avait de prudhommes en France cria au scandale et à l’abomination, de telle sorte que le livre se vendit à plusieurs éditions et fit fortune. Quelque temps après la publication, Théophile quitta ses parents et alla s’installer impasse du Doyenné avec ses amis Gérard de Nerval, Arsène Houssaye et Camille Rogier. Du reste Pierre Gautier venait d’être nommé receveur de l’octroi à Passy, et il fallait bien se séparer.

Le logement de Théo (on ne le désignait plus que par ce diminutif familier qui avait remplacé le surnom d’Albertus) était voisin de l’appartement occupé par ses trois amis et qui contenait un salon du plus joli style Pompadour. C’est dans ce salon que le cénacle donna cette fête splendide dont tout Paris s’entretint, et qui n’eut jamais d’autre prétexte que celui de protester contre le bourgeoisisme. Adolphe Leleux, Célestin Nanteuil, Corot, Chassériau, Camille Rogier, Lorentz, Marilhat et Théophile Gautier lui-même avaient accepté la mission de décorer les panneaux de peintures « immortelles ». Tous les gens d’esprit, tous les poètes et aussi beaucoup des plus jolies actrices de Paris assistèrent à cette fête costumée qui remplit la place du Carrousel de ses lumières et de ses bruits joyeux.

Honoré de Balzac professait une admiration particulière pour le talent d’écrivain de Théophile. Il lui envoya demander par Jules Sandeau de vouloir bien collaborer à la Revue de Paris que le grand romancier venait de fonder pour l’exaltation de sa gloire propre. Théophile fut extrêmement flatté de cette recherches et c’est à partir de cette époque qu’il entra en relations suivies avec Balzac. Il donna à la Revue plusieurs nouvelles, la Morte amoureuse et la Chaîne d’or entre autres. En même temps il faisait paraître dans Le Figaro un roman sous forme de feuilletons qui, détachés, pouvaient se plier et se relier en livre. Ce roman, d’abord intitulé l’Eldorado (1837), fut publié l’année suivante (1838) sous le nom de Fortunio qui lui est demeuré et qui devint le troisième surnom de son auteur. Cette même année (1838) Théophile, qui ne renonçait pas à la poésie, donnait encore au public la Comédie de la Mort.

La Comédie de la Mort clôt par un chef-d’œuvre la période romantique de Théophile Gautier, et on peut le dire aussi sa jeunesse. Quoiqu’il soit entré à La Presse en 1836 et qu’il ait commencé dès lors à ramer la galère du journalisme, la Morte amoureuse, Fortunio et la Comédie appartiennent encore à sa première manière littéraire. Ses vers et sa prose y atteignent à leurs expressions définitives de militantisme romantique et dérivent de la théorie de l’art pour l’art. « Là finit ma vie heureuse, indépendante et primesautière » a-t-il écrit lui-même. La maturité allait sonner pour lui l’âge des corvées quotidiennes du journal et des travaux imposés. La vie le saisit rudement, il faut en convenir, et elle lui imposa des charges dont jusqu’à la fin il ne fut pas dégagé une heure.

De 1836 à 1872, c’est-à-dire pendant trente-six ans, Théophile Gautier ne cessa pas un jour d’écrire sur tout et à propos de tout, et dans tous les journaux anciens et nouveaux. Il se tua à la tâche, et Monselet eut raison de l’appeler le martyr de la copie. La somme de ses articles équivaut à trois cents volumes. Non seulement Théophile Gautier fut un des plus grands écrivains de la langue française, mais il en fut aussi l’un des plus laborieux. Il a porté en Hercule le poids des responsabilités que ses affections lui avaient créées, sans faiblir, sans se plaindre, toujours prêt au devoir, toujours ponctuel et exemplaire.

Le reste de son existence n’offre plus d’autres événements que le travail quotidien, la vie de famille et quelques voyages. De 1836 à 1855, Théophile Gautier écrivit à La Presse d’Émile de Girardin les feuilletons de critique littéraire et ceux de critique d’art. Il alternait d’abord avec Gérard de Nerval. De là la signature de G. G. qui parodiait celle de Janin, J. J. Puis Gérard de Nerval lui laissa toute la besogne. Dans l’entre-temps de ses feuilletons, Théophile Gautier publia les livres suivants : Une larme du diable (1839) ; les Grotesques, réunion d’études insérées dans La France littéraire de Charles Malo (1849) ; Tra los montès (1843). En 1841 l’Opéra donnait de lui le Ballet de Giselle ; puis le théâtre des Variétés, le Voyage en Espagne, aussi en 1843. En 1845, un volume de nouvelles, les Poésies complètes, Zigzags, le Ballet la Péri, et le Tricorne enchanté. La Juive de Constantine est de 1846. Regardez mais n’y touchez pas, de 1847. Également de 1847 : Militona, les Roués innocents ; de 1848 : Jan et Jeannette, les deux Étoiles ; de 1850, le Selam ; de 1851, Pâquerette ; de 1852, Trio de romans, la Peau de tigre, Émaux et Camées, Caprices et Zigzags, Italia ; de 1853, Constantinople ; de 1855, le Théâtre de poche ; de 1857, Avatar, la Jettatura ; de 1858, le Roman de la momie, Sacountala ; de 1863, Romans et Contes, le Capitaine Fracasse, Poésies nouvelles ; de 1865, Quand on voyage, Loin de Paris ; de 1866, Spirite ; de 1867, Voyage en Russie ; de 1869, Ménagerie intime ; de 1871, Tableaux de Siège ; de 1872, Théâtre complet.

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La conversion de notre coeur dure notre vie, la miséricorde de Dieu nous donne un temps pour la conversion., à nous de la saisir

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« L’Esprit de celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts habite en vous » (Rm 8, 1-11)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation.
    Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
    En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine :
il a condamné le péché dans l’homme charnel.
    Il voulait ainsi que l’exigence de la Loi s’accomplisse en nous, dont la conduite n’est pas selon la chair mais selon l’Esprit.

    En effet, ceux qui se conforment à la chair
tendent vers ce qui est charnel ;
ceux qui se conforment à l’Esprit tendent vers ce qui est spirituel ;
    et la chair tend vers la mort, mais l’Esprit tend vers la vie et la paix.
    Car la tendance de la chair est ennemie de Dieu, elle ne se soumet pas à la loi de Dieu,
elle n’en est même pas capable.
    Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.

    Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit,
puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
    Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

ÉVANGILE
« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)
Alléluia. Alléluia.
Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive !
Alléluia. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
    Jésus leur répondit :
« Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
    Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »

Jésus disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron :
“Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas.
Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
    Mais le vigneron lui répondit :
“Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
    Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Cette image du vigneron manifeste la miséricorde de Dieu, qui nous donne un temps pour la conversion.

Nous avons tous besoin de nous convertir et la patience de Dieu, sa miséricorde, nous accompagne en cela.

Malgré la stérilité qui marque parfois notre existence, Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer.

La possibilité de conversion n'est pas illimitée; il faut donc la saisir maintenant.

(Angélus du 24 mars 2019)

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Les odeurs de polyester, provenant d'une usine, dérangent les habitants d’un village d’Alsace Bossue

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Méchante je serais ! (Partie 1; Chapitre 2)

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L'accord inattendu des parlementaires en matière de protection animale

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Schubert et Sheller pour votre soirée

L’intégralité de l’interview sur la plateforme france·tv 👉 https://bit.ly/2TvWSya Rare à la télévision, William Sheller a accepté l’invitation de C à Vous à l’occasion de la sortie du livre « William par William Sheller ». L’auteur compositeur interprète est notamment revenu sur la violence de la maladie qui l’a poussé arrêter la musique.

William Sheller "Rock'n dollars" - 1975
William Sheller "Comme dans un vieux rock and roll" - 1976
William Sheller "Le carnet à spirale" - 1976
William Sheller "Fier et fou de vous" - 1978
William Sheller "Sonatine" - 1979
Lara, Sardou et Sheller "De la part de personne" - 1979
William Sheller "Nicolas" - 1980
"William Sheller ""Oh ! J' cours tout seul"" - 1979
"
William Sheller "Pourquoi" - 1981
William Sheller "Rosana Banana" - 1981
William Sheller interprète "Les filles de l'aurore" - 1984

William Sheller "Les miroirs dans la boue" - 1987
William Sheller "Un homme heureux" - 1991
William Sheller "Loulou" - 2004

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