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Ps 54: 1-3 Mon Dieu, écoute ma prière, n’écarte pas ma demande. Exauce-moi, je t’en prie, réponds-moi ; inquiet, je me plains.

INTRODUCTION
 

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : Ô TOI QUI ES SANS CHANGEMENT

Ô Toi qui es sans changement,
Seigneur du temps, ô Dieu fidèle ;
Le jour décline, le soir vient :
Rassemble-nous tous en ta garde.

Accorde-nous la vie sans fin
Et la vieillesse sans ténèbres ;
Fais que, le jour de ton retour,
Ta gloire enfin nous illumine.

Exauce-nous, ô Tout-puissant,
Par Jésus Christ ton Fils unique
Qui règne avec le Saint-Esprit
Depuis toujours et dans les siècles.

ANTIENNE
Avec un grand cri et des larmes, il priait celui qui pouvait le sauver de la mort.
PSAUME : 118-8

57 Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
c’est d’observer tes paroles.
58 De tout mon cœur, je quête ton regard :
pitié pour moi selon tes promesses.
59 J’examine la voie que j’ai prise :
mes pas me ramènent à tes exigences.
60 Je me hâte, et ne tarde pas,
d’observer tes volontés.
61 Les pièges de l’impie m’environnent,
je n’oublie pas ta loi.
62 Au milieu de la nuit, je me lève et te rends grâce
pour tes justes décisions.
63 Je suis lié à tous ceux qui te craignent
et qui observent tes préceptes.
64 Ton amour, Seigneur, emplit la terre ;
apprends-moi tes commandements.

ANTIENNE
 
PSAUME : 54 - I
2 Mon Dieu, écoute ma prière,
n’écarte pas ma demande. *
3 Exauce-moi, je t’en prie, réponds-moi ;
inquiet, je me plains.

4 Je suis troublé par les cris de l’ennemi
et les injures des méchants ; *
ils me chargent de crimes,
pleins de rage, ils m’accusent.

5 Mon cœur se tord en moi,
la peur de la mort tombe sur moi ; *
6 crainte et tremblement me pénètrent,
un frisson me saisit.

7 Alors, j’ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ? +
Je volerais en lieu sûr ; *
8 loin, très loin, je m’enfuirais
pour chercher asile au désert. »

9 J’ai hâte d’avoir un abri
contre ce grand vent de tempête ! *
10 Divise-les, Seigneur,
mets la confusion dans leur langage !

Car je vois dans la ville
discorde et violence : *
11 de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Au-dedans, crimes et malheurs ;
12 au-dedans, c’est la ruine : *
fraude et brutalité
ne quittent plus ses rues.

13 Si l’insulte me venait d’un ennemi,
je pourrais l’endurer ; *
si mon rival s’élevait contre moi,
je pourrais me dérober.

14 Mais toi, un homme de mon rang,
mon familier, mon intime ! *
15 Que notre entente était bonne,
quand nous allions d’un même pas
dans la maison de Dieu !
ANTIENNE
 
PSAUME : 54 - II
17 Pour moi, je crie vers Dieu ;
le Seigneur me sauvera. *
18 Le soir et le matin et à midi,
je me plains, je suis inquiet.

Et Dieu a entendu ma voix,
19 il m’apporte la paix. *
Il me délivre dans le combat que je menais ;
ils étaient une foule autour de moi.

20 Que Dieu entende et qu’il réponde,
lui qui règne dès l’origine, *
à ceux-là qui ne changent pas,
et ne craignent pas Dieu.

21 Un traître a porté la main sur ses amis,
profané son alliance : +
22 il montre un visage séduisant,
mais son cœur fait la guerre ; *
sa parole est plus suave qu’un parfum,
mais elle est un poignard.

23 Décharge ton fardeau sur le Seigneur :
il prendra soin de toi. *
Jamais il ne permettra
que le juste s’écroule.

24 Et toi, Dieu, tu les précipites au fond de la tombe, +
ces hommes qui tuent et qui mentent. *
Ils s’en iront dans la force de l’âge ;
moi, je m’appuie sur toi !
PAROLE DE DIEU : (EZ 18, 30B-32)
Revenez à moi, détournez-vous de vos péchés, et vous ne risquerez plus de tomber dans le mal. Rejetez tous vos péchés, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? Je ne prends plaisir à la mort de personne, déclare le Seigneur, convertissez-vous et vivez.
RÉPONS
V/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
ORAISON
Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume.
PRIÈRE POUR L'UNITÉ

Mon Dieu, faites l'unité des esprits dans la Vérité et l'union des cœurs dans la Charité. Amen.

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Carême pour tous Pape François 11 mars 2020 Notre Père appel à nous convertir

Je ne prends plaisir à la mort de personne -"Oracle du Seigneur Dieu"- Convertissez-vous, et vous vivrez. (Ezéchiel 18: 32 )

Carême pour tous Pape François

(Dieu) est le premier à dire "oui" à notre histoire, et il veut que nous aussi disions "oui" avec lui. Il nous précède toujours, il est le premier. Et de cette manière il a surpris Marie et il l'a invitée à faire partie de cette histoire d'amour. Bien sûr la jeune de Nazareth ne sortez pas sur les "réseaux sociaux" de l'époque, elle n'était pas une "influenceuse", mais, sans le demander ni le chercher, elle est devenue la femme qui a eu la plus grande influence dans l'histoire.

Pape François

DANS MA VIE

 Les réseaux sociaux et internet ont pris presque toute la place  dans la vie de chacun. Les enfant d'aujourd'hui n'auront jamais connu un monde sans internet. N'y aurait 'il pas un meilleur      moyen de communiquer? Le monde réel par exemple…..

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ET SI….                                                                                                                      |

| je me déconnectais  d'internet toute |
| cette journée?  
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JE PRIE

Pour les personnes victimes d'addiction aux écrans

Pape François

 

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le phonographe de Thomas Edison est présenté à l’Académie des sciences

11 mars 1878 : le phonographe
de Thomas Edison est présenté
à l’Académie des sciences
(D’après « Le Rappel » du 14 mars 1878, « Le Constitutionnel » du 14 mars 1878,
« Le Correspondant » paru en 1878 et « Le téléphone, le microphone
et le phonographe » (par Théodose du Moncel) paru en 1878)
Une des personnes présentes à la séance de démonstration en France du phonographe de Thomas Edison rapporte que jamais on n’avait vu la docte Académie ordinairement si froide, se livrer à un épanchement si enthousiaste, et si quelques membres incrédules par nature crièrent à la mystification par un habile ventriloque, la démonstration fut concluante et couronnée d’applaudissements

Depuis quelques mois, le phonographe de Thomas Edison occupait tous les esprits scientifiques : l’appareil, non seulement enregistrait les diverses vibrations déterminées par la parole sur une lame vibrante, mais reproduisait encore la parole d’après les traces enregistrées.

La première fonction de cet appareil n’était pas le résultat d’une découverte nouvelle. Depuis bien longtemps, les physiciens avaient cherché à résoudre le problème de l’enregistrement de la parole, et en 1856, Édouard-Léon Scott de Martinville avait combiné un instrument bien connu des physiciens sous le nom de phonautographe qui résolvait parfaitement la question.

Le phonographe, inventé en 1877 par Thomas Edison. Gravure (colorisée ultérieurement) du XIXe siècle
Le phonographe, inventé en 1877 par Thomas Edison.
Gravure (colorisée ultérieurement) du XIXe siècle

Mais si la seconde fonction de l’appareil d’Edison n’avait pas été réalisée ni même posée par Édouard-Léon Scott, un autre Français, Charles Cros, avait en avril 1877 dans un « pli cacheté » déposé à l’Académie des sciences, décrit un instrument au moyen duquel on pouvait obtenir la reproduction de la parole d’après les traces fournies par un enregistreur du genre du phonautographe. Le brevet de Thomas Edison dans lequel le principe du phonographe est indiqué pour la première fois, ne date que de juillet 1877, et encore ne s’appliquait-il qu’à la répétition des signaux Morse.

Toutefois, l’invention de Thomas Edison résidait dans la feuille métallique mince sur laquelle les vibrations se trouvent inscrites, et c’est grâce à cette feuille ayant permis de clicher directement les vibrations d’une lame vibrante, que le problème de reproduction de la voix a pu être résolu. Edison fit fonctionner son appareil pour la première fois en décembre 1877 et déposa une demande de brevet américain pour son phonographe à feuille d’étain le 15 décembre 1877, demande suivie le 19 décembre du dépôt d’un brevet français pour les phonographes à bandes de papier.

Ce n’est pas Thomas Edison lui-même, mais un de ses compatriotes, le Hongrois Théodore Puskas qui, au nom de l’inventeur, conduisit le phonographe à l’Académie des sciences de Paris. L’appareil avait été placé sur une table devant le bureau. Gros comme un accordéon, il mesurait 80 centimètres de long et était large de 20 centimètres.

Le phonographe était d’apparence assez simple : une plaque de fondation en fonte supporte un cylindre horizontal en cuivre, terminé à un bout par une manivelle, à l’autre par un volant. Au-dessus, tout près de ce cylindre, est disposé un tronc de cône creux renversé pareil à un gobelet d’escamoteur. Enfin, autour de ce même cylindre est enroulée une feuille de papier d’étain. L’instrument ainsi mis sous les yeux de l’Académie des sciences était l’appareil primitif de l’inventeur, et non celui qu’il avait depuis perfectionné.

La présentation était conduite sous la présidence du physicien Théodose du Moncel. Monsieur Puskas s’assit devant la table, et fit tourner la manivelle en même temps qu’il parlait dans le tronc du cône : « The phonograph presents his respects to the Academy of science » (Le phonographe présente ses respects à l’Académie des sciences). Ayant dit cela, il ramena la manivelle en arrière, lui faisant défaire tout le chemin parcouru et remettant enfin les choses dans la position où elles étaient au commencement de l’expérience. Dès lors, le phonographe était prêt à répéter ce qu’on venait de lui dire.

Pour ce faire, il n’y avait qu’à faire marcher la manivelle dans le même sens et du même pas que lorsqu’on le lui avait dit. Ainsi fit notre académicien, et pendant qu’il le fit : « The phonograph presents his respects to the Academy of science », dit la machine. Les académiciens, pour mieux voir et mieux entendre, s’étaient levés, avaient quitté leurs places ; le public également. En entendant la machine répéter avec une intonation exacte la phrase précédemment enregistrée, les académiciens éclatèrent de rire et crurent à une plaisanterie.

Mais l’honorable Théodose du Moncel leur dit d’un ton très sérieux : il n’y a ni supercherie ni fraude, l’invention est certaine et vous êtes en présence d’un phénomène scientifique des plus curieux. Alors les académiciens renouvelèrent les expériences.

Thomas Edison avec son premier phonographe amélioré en 1877. Peinture d'Abraham Archibald Anderson (1889)
Thomas Edison avec son premier phonographe amélioré en 1877.
Peinture d’Abraham Archibald Anderson (1889)

Un académicien suggéra au représentant de Thomas Edison l’idée de demander au phonographe s’il parlait français. Et Monsieur Puskas de prononcer, en français, les mots suivants : « Monsieur le phonographe, parlez-vous français ? — Oui, Monsieur ». L’accent était très marqué, et la machine répéta : « Môssieu le phonographe, parlez-vôo français ? — Oui, môssieu ».

La ressemblance entre la voix de l’appareil et celle de Monsieur Puskas était telle qu’un académicien très sceptique ne put s’empêcher de dire à demi-voix : « Mais le représentant de M. Edison est ventriloque ! » De fait, la voix sortant de l’appareil rappelait beaucoup celle d’un ventriloque. Néanmoins, le public applaudit, les académiciens de même, et c’était la première fois qu’on le leur voyait faire.

Théodose du Moncel, qui ne s’était jamais servi de l’appareil, fut alors prié de prendre la place de Théodore Puskas. Il n’appliqua pas les lèvres assez près du porte-voix, et la phrase s’inscrivant mal, elle fut naturellement mal reproduite. Il avait dit : « L’Académie remercie M. Edison d’avoir envoyé son phonographe » ; la machine répété : « L’aca... mercie... dison... envoyé son... nographe ». Cette inexactitude même dans la reproduction convainquit l’assistance qu’il n’y avait aucune supercherie sous jeu, et les applaudissements se mêlèrent aux rires de la grave assemblée.

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Prier pour les patients atteints du coronavirus, prisonniers et les chrétiens persécutés, mentionnant aussi Asia Bibi.

 

Sainte Marthe: Le Pape prie pour les prisonniers
Pendant la messe de ce mercredi matin, François a continué à prier pour les patients atteints du coronavirus, adressant une pensée particulière aux prisonniers. Dans son homélie, il a évoqué les chrétiens persécutés, mentionnant également Asia Bibi.
 

Vatican News

Le Pape, en introduisant la célébration, a continué à prier pour les patients atteints de coronavirus, avec une pensée particulière pour les prisonniers. «Nous continuons à prier pour les malades de cette épidémie. Et aujourd'hui, d'une manière particulière, je voudrais prier pour les prisonniers, pour nos frères et sœurs emprisonnés. Ils souffrent et nous devons être proches d'eux par la prière, afin que le Seigneur puisse les aider, les réconforter dans cette période difficile» a dit le Saint-Père.  

François a ensuite lu l'antienne :

«Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu, ne t'éloigne pas de moi ; viens vite à mon secours, Seigneur mon salut.» (Ps 37, 22-23)

Dans son homélie, le Pape, commentant les lectures du jour qui parlent de la Passion de Jésus, a souligné l'acharnement avec lequel le diable détruit. Il y a la séduction, avec laquelle Satan veut s'éloigner de la Croix en offrant l'esprit du monde, la puissance, la vanité, mais il y a aussi la fureur. Et il a rappelé les nombreux chrétiens persécutés. Ainsi, il a également mentionné Asia Bibi.

Vous trouverez ci-dessous le texte de l'homélie selon une de nos transcriptions :

La première lecture, un passage du prophète Jérémie, est en fait une prophétie sur la Passion du Seigneur. Que disent les ennemis ? «Venez, gênons-le quand il parle ; ne tenons pas compte de toutes ses paroles». Mettons des obstacles sur son chemin. Il ne dit pas : «Gagnons-le, tuons-le». Non. Lui rendre la vie difficile, le tourmenter. C'est la souffrance du prophète, mais il y a une prophétie sur Jésus.

Jésus lui-même dans l'Evangile nous en parle : «Voici que nous montons à Jérusalem et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes. Ils le condamneront à mort, ils le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le fouettent, le crucifient». Ce n'est pas seulement une condamnation à mort : il y a plus. Il y a l'humiliation, il y a la fureur. Et quand il y a de l'acharnement dans la persécution d'un chrétien, d'une personne, il y a le diable. Le diable a deux styles : la séduction, avec les promesses du monde, comme il a voulu le faire avec Jésus au désert, pour le séduire, et avec la séduction pour lui faire changer le plan de la rédemption, et si cela ne marche pas, l'acharnement. Le diable n'est en aucun cas émoussé. Sa fierté est si grande qu'il essaie de détruire, et de détruire en jouissant de la destruction avec fureur.

Pensons aux persécutions de tant de saints, de tant de chrétiens qui non seulement les tuent, mais les font aussi souffrir et tentent par tous les moyens de les humilier, jusqu'à la fin. Ne confondez pas une simple persécution sociale, politique, religieuse avec la fureur du diable. Le diable est féroce, pour détruire. Pensons à l'Apocalypse : il veut dévorer l'enfant de la femme, qui est sur le point de naître.

Les deux voleurs qui ont été crucifiés avec Jésus ont été condamnés, crucifiés et laissés pour mourir en paix. Personne ne les a insultés : cela n'avait pas d'importance. L'insulte était seulement pour Jésus, contre Jésus. Jésus dit aux apôtres qu'il sera condamné à mort, mais qu'il sera raillé, flagellé, crucifié... Ils se moquent de lui. Et le moyen de sortir de la fureur du diable, de cette destruction, c'est l'esprit du monde, ce que la mère demande pour ses enfants, les enfants de Zébédée. Jésus parle de l'humiliation, qui est son propre destin, et là, ils lui demandent l'apparence, le pouvoir. La vanité, l'esprit du monde est précisément la voie que le diable propose pour s'éloigner de la Croix du Christ. L'épanouissement personnel, le carriérisme, la réussite mondaine : ce sont tous des chemins non chrétiens, ce sont tous des chemins pour couvrir la Croix de Jésus.

Que le Seigneur nous donne la grâce de savoir discerner quand il y a l'esprit qui veut nous détruire avec fureur, et quand ce même esprit veut nous consoler avec les apparences du monde, avec la vanité. Mais n'oublions pas : quand il y a de la fureur, il y a de la haine, la vengeance du diable vaincu. Il en est ainsi jusqu'à aujourd'hui, dans l'Église. Pensons à tant de chrétiens, combien ils sont cruellement persécutés. Ces jours-ci, les journaux parlaient d'Asia Bibi : neuf ans de prison, de la souffrance. C'est la fureur du diable.

Que le Seigneur nous donne la grâce de discerner le chemin du Seigneur, qui est la Croix, du chemin du monde, qui est la vanité, l'apparence, le maquillage. 

11 mars 2020, 11:04
Date11/03/2020

LECTURE DU JOUR

Lecture du livre du prophète Jérémie
(Jr 18, 18-20)

Mes ennemis ont dit :
« Allons, montons un complot contre Jérémie.
La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre,
ni le conseil, par manque de sage,
ni la parole, par manque de prophète.
Allons, attaquons-le par notre langue,
ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »

Mais toi, Seigneur, fais attention à moi,
écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ?
Ils ont creusé une fosse pour me perdre.
Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence
pour te parler en leur faveur,
pour détourner d’eux ta colère.

ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
(Mt 20, 17-28)

En ce temps-là,
Jésus, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de lui,
le flagellent et le crucifient ;
le troisième jour, il ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

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Jésus rappelle que seul le Père désigne les sièges, Jésus dit: il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Allons, attaquons-le » (Jr 18, 18-20)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Mes ennemis ont dit :
« Allons, montons un complot contre Jérémie.
La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre,
ni le conseil, par manque de sage,
ni la parole, par manque de prophète.
Allons, attaquons-le par notre langue,
ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »

Mais toi, Seigneur, fais attention à moi,
écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ?
Ils ont creusé une fosse pour me perdre.
Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence
pour te parler en leur faveur,
pour détourner d’eux ta colère.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(30 (31), 5-6, 14, 15-16)

R/ Sauve-moi, mon Dieu, par ton amour. (30, 17)

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;
oui, c’est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

J’entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c’est l’épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

ÉVANGILE
« Ils le condamneront à mort » (Mt 20, 17-28)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de lui,
le flagellent et le crucifient ;
le troisième jour, il ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

La demande démesurée de la femme de Zébédée

Pour Jésus, le pouvoir, avant tout, crée des devoirs à celui qui le détient ou l'exerce. Tout cela est si vrai pour nous au niveau de nos familles, entre époux, entre enfant et parents; au niveau de nos relations sociales, entre employés et employeurs; au niveau politique entre gouvernants et gouvernés.

celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


110669-la-demande-demesuree-de-la-femme-de-zebedee

Méditation de l'évangile du mercredi 11 mars

A travers l'Evangile, Jésus s'attaque très souvent aux deux racines du péché, source de tant de désordres dans notre société : la cupidité et un appétit démesurés de pouvoir et de puissance. D'ailleurs, l'Evangile est remplie de son opposition courageuse face aux prétentions des gens en place, qui tentent de mille manières de s'assujettir leurs semblables. Rappelons-nous ses démêlés avec les pharisiens, les scribes, les docteurs de la Loi, les sadducéens, les hérodiens ….

Il le souligne à diverses reprises à ses contemporains, on peut même se servir des traditions religieuses pour exercer un empire tyrannique sur les âmes. Jésus ne se génera pas pour dénoncer cette imposture et libérer les coeurs. Ses guérisons le jour du sabbat sont une provocation calculée devant de tels abus de pouvoir.

” Le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat “

Ne faisons pas de Jésus un anarchiste, ce serait ridicule. Il est Roi et Il le sait. Il est Seigneur et Maître.

” Vous m'appelez Maître et Seigneur et vous dites bien car je le suis.”

Il possède autorité et pouvoir, mais Il en use toujours au bénéfice des pêcheurs, des malades, des mal-aimés. Son pouvoir est bénéfique.

Jésus connaît donc ce que représente le pouvoir : un service dont malheureusement  nous pouvons abuser en le détournant à notre profit personnel. Il a su éviter la griserie du pouvoir. Le soir de la multiplication des pains, les siens ont voulu le faire roi, mais Il a su calmer les foules, forcer les apôtres à embarquer, et à travers la mer, abandonner aussi leurs rêves de gloire. Aussi, lorsque les fils de Zébédée, Jacques et Jean, appuyés par leur mère, viendront Lui demander les premières places dans son Royaume, l'accueil sera-t-il assez frais :

“Vous ne savez pas ce que vous demandez”.

Le Royaume de Dieu n'est pas une affaire de réussite humaine, les introductions, les recommandations, rien de tout cela ne joue plus ici. C'est le Père qui, dans son amour, prédestine les hommes à cet amour insensé, et les plus petits, les plus déshérités sont les préférés de son coeur. Aussi n'exaucera-t-Il pas la demande de cette mère ambitieuse :

“Mais quant à être assis à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; c'est pour ceux à qui cela est destiné par mon Père”.

Que ses fils ne se donnent donc pas à Lui pour les premières places, car à ses yeux, rien n'est plus ambigu que le pouvoir. Par contre, Il les engage sur la voie mystérieuse, choisie pour le Fils de l'homme, la voie du service et de la souffrance acceptée :

“En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour le salut d'une multitude”.

Luc ajoute cette précision au texte de Marc : “Il y eut aussi une rivalité parmi eux : lequel d'entre eux pourrait passer pour le plus grand”

Nous connaissons cette comédie des “grands” dans le monde politique. Les “grands” et ceux qui voudraient bien l'être. Jésus à cette occasion va redire aux siens ce que Lui pense de cette fameuse grandeur et excellence personnelle. Dans un geste amical, Il les rassemble près de Lui et leur parle :

“Les rois des nations s'en rendent les maîtres. Leurs princes reçoivent le nom de “bienfaiteurs”

Je ne sais si ses apôtres ont perçu l'ironie impitoyable de ses paroles. Il y a un humour noir à nous dire que ceux qui pressurent les peuples en sont appelés “bienfaiteurs”.

Jésus s'inscrit donc en faux contre la sagesse des malins. Il livre alors aux siens ses principes d'action. Ils vont à l'encontre de la loi du plus fort ; à l'encontre de l'orgueil qui veut dominer, s'imposer, exploiter.

Quant à vous, n'agissez pas ainsi, mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune et que le chef soit comme celui qui sert”.

Face au pouvoir que l'on exerce, sa Sagesse à Lui c'est de servir les autres. Il s'oppose donc à la mentalité courante, à toute manière de s'imposer. Lui, le Fils se fait le serviteur de tous. ” En effet, au milieu de vous, Je suis comme celui qui sert”.

Pour Lui, le pouvoir, avant tout, crée des devoirs à celui qui le détient ou l'exerce. Tout cela est si vrai pour nous au niveau de nos familles, entre époux, entre enfants et parents; au niveau de nos relations sociales, entre employés et employeurs; au niveau politique entre gouvernants et gouvernés.

Il n'y a pas de communauté chrétienne possible, si nous ne demandons pas à Dieu de cette attitude tyrannique que nous adoptons souvent vis à vis de nos frères. Prétention ridicule où notre moi se veut toujours premier et “roi-bienfaiteur”

Rappelons-nous l'humour du Seigneur, laissons tomber nos grandeurs et soyons simplement “celui que sert”.

Père Gabriel

 

Saint Théodore le Studite (759-826)
 

moine à Constantinople
 

Catéchèse 1 (Les Grandes Catéchèses, coll.

Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd

. Bellefontaine, 2002, p. 138-140 ; rev.)

Servir et plaire à Dieu

C’est notre rôle et c’est pour nous une obligation de faire de vous, dans la mesure de nos forces, l’objet de tout notre souci, de tout notre zèle, de tout notre soin, par la parole et par l’action, par des avertissements, des encouragements, par des admonestations, des incitations, (…) afin que de cette façon nous puissions vous mettre au rythme de la volonté divine et vous orienter vers le but qui nous est proposé : plaire à Dieu. (…)

            Il a versé son sang spontanément, lui qui est immortel ; il a été ligoté par la main des soldats, lui qui a créé l’armée des anges ; et il a été traîné en justice, lui qui doit juger les vivants et les morts (cf. Ac 10,42 ; 2 Tm 4,1) ; la Vérité a été exposée à de faux témoignages, a été calomniée, frappée, couverte de crachats, suspendue au bois de la croix; le Seigneur de gloire (cf. 1 Co 2,8) a enduré tous les outrages et toutes les souffrances sans avoir lui-même besoin de ces épreuves. Comment cela aurait-il pu se faire, lui qui, même en tant qu’homme, était sans péché, qui au contraire nous arrachait à la tyrannie du péché par lequel la mort était entrée dans le monde et s’était emparée trompeusement de notre premier père ?

            Si donc nous subissons quelqu’une de ces épreuves, il n’y a rien là de surprenant, car telle est notre condition (…). Il nous faut donc aussi être outragés et tentés, être affligés par le retranchement de nos volontés. Selon la définition de nos pères, c’est là une effusion de sang ; car c’est cela être moine ; et nous devons acheter ainsi le Royaume des cieux en passant notre vie dans l’imitation du Seigneur. (…) Appliquez-vous avec zèle à vos services, dans la pensée que par eux, loin d’être les esclaves des hommes, vous servez Dieu.
 

Montant alors à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : Voici que nous montons à Jérusalem."

Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. Jésus parle aux Douze disciples de ce qui va lui arriver bientôt. Vrai Dieu et vrai homme, il vit la montée vers Jérusalem de manière humaine et toute divine. Il n’y va pas seul, il associe ses disciples à son propre chemin. Il nous introduit dans un chemin qui nous libère de la tentation du pouvoir. C’est lorsque notre faiblesse et notre fragilité ne sont pas gommées qu’elles sont assumées. Ce travail de conversion est tout intérieur, c’est un travail sur soi. Nos inclinations naturelles nous portent à dominer, à commander et à ordonner. La montée vers Jérusalem va opérer un changement de mentalité très fondamental chez les disciples. Si Jésus annonce que le chemin du Royaume est resserré, il ouvre une porte par laquelle nous pourrons sortir de l’enfermement et de la mort pour retrouver la vie. Le chemin de Jésus est un service, il est Vie. Jésus demande Douze disciples de faire disparaître leur vue trop humaine sur le Salut qu’il vient opérer au milieu du monde. Il est le “Serviteur” de chacun de nous. Le Chemin de Jésus est un chemin d’Amour. Par le Don de lui-même il nous donne d’entrer en contact avec la réalité du serviteur.

"Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » 
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » C’est un appel qui se manifeste dans le dialogue entre Jésus les fils de Zébédée et leur mère. Ils demandent des premieres places avec insistance. La mère se prosterne, elle s’impose à Jésus mais au bout du compte, il y a bien un appel dans le « pouvez-vous » que Jésus adresse aux deux frères. Chacun doit avancer dans son chemin en communion avec tous les autres. La mère des fils de Zébédée veut que ses fils entrent dans une plénitude de vie avec Jésus. Jésus précise les conditions de son appel. Il nous donne de pouvoir aller à lui en créant un espace de liberté. Les deux frères sont libres de devenir ce qu’ils sont en vérité. Boire à la coupe est une évocation du chemin pascal que devra suivre le disciple à la suite de son maître. Jésus a présenté à ses disciples ce qui va lui arriver, sa Passion. Le suivre et témoigner de son Amour infini du Père pour l’humanité sera notre Mission. Jésus répond aux disciples, la Bonne Nouvelle est ainsi annoncée. « L’Epouse suit l’Agneau partout où Il va. »

« Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Le « oui » généreux de Jacques et de Jean va devenir un vrai oui que les neuf suivront eux aussi. Jésus donne une parole libre. Il ouvre une nouvelle manière d’être ensemble. Il donne à chacun d’éprouver son propre désir. Nous supplions le Père de miséricorde de donner l’Esprit Saint à tous ceux et celles qui vivent aujourd’hui la Passion de Jésus dans le monde. Jésus nous nourrit de l’Eucharistie, ainsi il nous prépare à la Passion qui arrive sans prévenir ! Le oui, de Jacques et de Jean, nous le disons à la suite de Jésus. C’est en lui que nous donnons notre vie en vérité, nous trouvons alors notre propre vie, pour le servir.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de suivre Jésus dans sa Passion d’Amour pour le Père et pour nous .

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Tu es notre Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre, gloire à à toi Seigneur !

INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE
 

Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu.

PSAUME INVITATOIRE(PSAUME 94)

Venez, exultons pour le Seigneur,
jubilons en Dieu notre salut,
présentons-nous devant Lui en l’acclamant,
avec des psaumes, chantons notre joie.

Car le Seigneur est le grand Dieu,
le grand Roi au-dessus de tous les dieux,
en sa main sont les gouffres de la terre,
et les sommets des montagnes sont à Lui.
À Lui, la mer, c’est Lui qui l’a faite,
et ses mains ont façon la terre ferme.

Venez, adorons-Le, prosternons-nous,
à genoux devant le Seigneur qui nous a faits.
Car c’est Lui notre Dieu
et nous, le peuple de son pâturage,
et les brebis guidées par sa main.

Aujourd'hui écoutez donc sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs comme à Mériba,
comme au jour de Massa dans le désert,
où vos pères m'ont ten et éprouvé
alors qu'ils avaient vu mes œuvres.

Quarante ans cette génération m'a irrité,
et j'ai dit : c'est un peuple au cœur égaré ;
ces gens-là n'ont pas connu mes chemins
c'est pourquoi j'ai ju dans ma colère :
ils n'entreront pas dans mon repos.

Rendons gloire au re Tout-Puissant,
à son Fils Jésus-Christ, le Seigneur,
à l'Esprit qui habite en nos cœurs,
pour les siècles des siècles. Amen.

HYMNE
ANTIENNE
 

Grande est la patience de Dieu qui laisse à chacun le temps du repentir.

PSAUME : 76

2 Vers Dieu, je crie mon appel !
Je crie vers Dieu : qu’il m’entende !

3 Au jour de la détresse, je cherche le Seigneur ; +
la nuit, je tends les mains sans relâche,
mon âme refuse le réconfort.

4 Je me souviens de Dieu, je me plains ;
je médite et mon esprit défaille.
5 Tu refuses à mes yeux le sommeil ;
je me trouble, incapable de parler.

6 Je pense aux jours d’autrefois,
aux années de jadis ;
7 la nuit, je me souviens de mon chant,
je médite en mon cœur, et mon esprit s’interroge.

8 Le Seigneur ne fera-t-il que rejeter,
ne sera-t-il jamais plus favorable ?
9 Son amour a-t-il donc disparu ?
S’est-elle éteinte, d’âge en âge, la parole ?

10 Dieu oublierait-il d’avoir pitié,
dans sa colère a-t-il fermé ses entrailles ?
11 J’ai dit : « Une chose me fait mal,
la droite du Très-Haut a changé. »

12 Je me souviens des exploits du Seigneur,
je rappelle ta merveille de jadis ;
13 je me redis tous tes hauts faits,
sur tes exploits je médite.

14 Dieu, la sainteté est ton chemin !
Quel Dieu est grand comme Dieu ?

15 Tu es le Dieu qui accomplis la merveille,
qui fais connaître chez les peuples ta force :
16 tu rachetas ton peuple avec puissance,
les descendants de Jacob et de Joseph.

17 Les eaux, en te voyant, Seigneur, +
les eaux, en te voyant, tremblèrent,
l’abîme lui-même a frémi.

18 Les nuages déversèrent leurs eaux, +
les nuées donnèrent de la voix,
la foudre frappait de toute part.

19 Au roulement de ta voix qui tonnait, +
tes éclairs illuminèrent le monde,
la terre s’agita et frémit.

20 Par la mer passait ton chemin, +
tes sentiers, par les eaux profondes ;
et nul n’en connaît la trace.

21 Tu as conduit comme un troupeau ton peuple
par la main de Moïse et d’Aaron.

ANTIENNE
 

Béni soit Dieu qui rabaisse les puissants et relève le faible !

PSAUME : CANTIQUE D'ANNE (1 S 2)

1 Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s'est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s'ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ta victoire !

2 Il n'est pas de Saint pareil au Seigneur. +
   – Pas d'autre Dieu que toi ! – *
Pas de Rocher pareil à notre Dieu !

3 Assez de paroles hautaines,
pas d'insolence à la bouche 
Le Seigneur est le Dieu qui sait,
qui pèse nos actes.

4 L'arc des forts sera brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
5 Les plus comblés s'embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Quand la stérile enfante sept fois,
la femme aux fils nombreux dépérit.

6 Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l'abîme et en ramène.
7 Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

8 De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu'il siège parmi les princes
et reçoive un trône de gloire.

Au Seigneur, les colonnes de la terre :
sur elles, il a posé le monde !
9 Il veille sur les pas de ses fidèles,
et les méchants périront dans les ténèbres.
La force ne rend pas l'homme vainqueur :
10 les adversaires du Seigneur seront brisés.

Le Très-Haut tonnera dans les cieux ;
le Seigneur jugera la terre entière.
Il donnera la puissance à son roi,
il relèvera le front de son messie.

ANTIENNE
 

Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre !

PSAUME : 96

1 Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !

2 Ténèbre et nuée l'entourent,
justice et droit sont l'appui de son trône.
3 Devant lui s'avance un feu
qui consume alentour ses ennemis.

4 Quand ses éclairs illuminèrent le monde,
la terre le vit et s'affola ;
5 les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
devant le Maître de toute la terre.

6 Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.
7 Honte aux serviteurs d'idoles qui se vantent de vanités !
À genoux devant lui, tous les dieux !

8 Pour Sion qui entend, grande joie ! *
Les villes de Juda exultent
devant tes jugements, Seigneur !

9 Tu es, Seigneur, le Très-Haut
sur toute la terre : *
tu domines de haut tous les dieux.

10 Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur, +
car il garde la vie de ses fidèles *
et les arrache aux mains des impies.

11 Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
12 Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

PAROLE DE DIEU : (DT 7, 6. 8-9)
Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son peuple particulier, parmi tous les peuples de la terre. C’est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d’esclavage et de la main de Pharaon, roi d’Égypte. Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l’aiment et gardent ses commandements.
RÉPONS

R/ Dieu nous a aimés le premier.

 

* Il a fait alliance avec nous.

 

V/ Sa tendresse est sans mesure. *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

 
ANTIENNE DE ZACHARIE
 

Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, *
qui a visité et rache son peuple !

Il nous a suscité une force de salut *
dans la maison de David, son serviteur,

comme il l’avait dit par la bouche des Saints *
par ses prophètes, depuis les temps anciens,

salut qui nous arrache à nos ennemis, *
à la main de tous ceux qui nous haïssent,

miséricorde qu’Il montre envers nos pères, *
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre re Abraham *
de nous accorder que sans crainte

délivrés de la main de nos ennemis +
nous le servions dans la sainte et la justice, *
en sa présence tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé *
prophète du Très Haut :

Tu marcheras devant, à la face du Seigneur, *
et tu prépareras ses chemins

pour donner à son peuple la science du salut *
en la rémission de ses péchés ;

grâce à la miséricorde du Cœur de notre Dieu, *
l’Astre levant venu d’en Haut nous a visités,

pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres +
et l’ombre de la mort, *
pour conduire nos pas au chemin de la paix.

 
INTERCESSION

Jour après jour, cherchons le Seigneur :
qu’il mette en nous le désir de le suivre.


R/

Seigneur, fais-nous connaître tes chemins.

 

Toi qui nous invites à la pénitence,
tu nous appelles à la vie.

 

Enseigne-nous le jeûne que tu préfères :
ouvrir les prisons, nourrir les affamés.

 

Apprends-nous à donner sans retour
ce que nous avons et ce que nous sommes.

 

Donne-nous de marcher dans la voie de pauvreté
où tu conduisais Marie, ta servante.

NOTRE PÈRE
ORAISON

Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume.

PRIÈRE SCOUTE : PRIÈRE DE ST IGNACE

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
A vous servir comme vous le méritez,
A donner sans compter,
A combattre sans souci des blessures,
A travailler sans chercher le repos,
A nous dépenser sans attendre d'autre récompense
Que celle de savoir
Que nous faisons votre Sainte Volonté.
Amen.

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La recette de la sainteté : deuxième ingrédient, la joie

La recette de la sainteté : deuxième ingrédient, la joie

1er Ingrédient c'est l'endurance

3ème ingrèdient c'est la persévérence

Santa Rosina di Wenglingen, santi beati testimoni

La sainteté, ce n’est pas pour vous ? Détrompez-vous. Pour saint Jean Bosco, atteindre la sainteté, c’est comme réussir à faire un bon gâteau. Cela nécessite quelques bons ingrédients et du temps pour que la pâte se lève. Alors, s’il y a une recette de la sainteté, son second ingrédient après l’endurance doit certainement être… la joie. On vous explique pourquoi.

Pour beaucoup de personnes, la sainteté peut faire peur. On a souvent tendance à lui associer des images d’austérité et d’abandon de soi peu attrayantes, sans oublier celle du martyre, plutôt effrayante. C’est sans doute pourquoi on finit par la craindre : la sainteté serait réservée aux âmes d’élite, à celles et ceux qui sont prêts à tout sacrifier. Elle serait donc bonne pour certains, mais surtout pas pour nous…  Pourtant dans son exhortation Gaudete et exsultate – que l’on pourrait sous-titrer « N’ayez pas peur de la sainteté » –  le pape François affirme que cette dernière ne consiste pas à rechercher un idéal de vie plus ou moins extrême. Il s’agit plutôt de trouver les ingrédients qui font avancer au quotidien sur le chemin de la sainteté. En quelque sorte, suivre une recette déjà connue par les plus grands chrétiens, mais revisitée à la sauce du pape François.

 

Pour le pontife argentin, il y a cinq éléments importants qui permettent de « partager un bonheur que personne ne pourra enlever ». Car pour lui, une chose est sûre : la sainteté est le moyen le plus rapide pour atteindre le bonheur ! Autrement dit, cinq moyens – cinq ingrédients – pour surmonter les obstacles afin d’y accéder. Après l’endurance, le second ingrédient est la joie, accompagnée d’une bonne dose de sens de l’humour !

Ouvrir son cœur pour libérer la joie

À l’inverse du plaisir qui est éphémère, la joie est beaucoup plus profonde : elle nous prend tout entier. Elle touche l’esprit, le corps et le cœur. Elle nous fait danser, chanter et rire. Dans la joie, c’est tout l’univers qui prend des couleurs. Bien sûr, la joie ne relève pas d’une volonté psychologique, comme l’optimisme ou le positivisme. Elle ne se commande pas, mais on peut l’inviter, la provoquer, l’accueillir en cultivant certaines attitudes au quotidien, dont une essentielle : ouvrir son cœur.

Bien avant tous les conseils en psychologie positive, les Pères du désert parlent de la garde du cœur, cet exercice à faire pour être dans la joie durable. Eux qui, au IIIe siècle, ont voulu vivre leur foi de manière radicale dans le désert d’Égypte, avaient choisi ce mot qui se dit nepsis en grec, qui signifie vigilance, celle qui permet d’atteindre la joie profonde. Elle s’acquiert grâce à l’attention portée à tout ce qui se passe dans notre cœur.

«Le rapprochement du mot « saint » à celui de « bienheureux » n’est pas sans signification.»

Aleteia

C’est une méthode spirituelle qui vise à libérer l’homme des pensées mauvaises ou passionnées. Elle invite ainsi à observer les pensées qui pénètrent dans notre âme et à discerner les bonnes des mauvaises. Ouvrir son cœur, c’est être attentif à soi-même. Comme le constataient déjà les Anciens, les pensées saines conduisent à un état paisible de joie profonde, ingrédient indispensable de la sainteté. Et le rapprochement du mot « saint » à celui de « bienheureux » n’est pas sans signification. Les Pères du désert ne s’y sont pas trompés. Dès l’Antiquité chrétienne, ils ont associé la sainteté à la joie. Le saint est promis à la béatitude éternelle, mais il connaît déjà la joie dans ce monde. Dieu nous appelle tous à la sainteté, ce qui veut dire qu’Il nous propose un chemin où, dès notre passage terrestre, le bonheur est possible.

e bonheur éternel nous est promis dans la béatitude céleste et, ici-bas, la joie habite déjà les cœurs qui aiment. Le plus grand signe de ce bonheur, c’est la joie qui est le fruit de l’intimité avec le Christ, pour ceux qui se savent aimés par Celui qui les aime infiniment, au plus profond d’eux-mêmes, de leurs faiblesses et de leurs misères, de leurs beautés et de leurs rêves les plus forts. Les premiers mots prononcés par Dieu dans le premier des quatre Évangiles, celui de Mathieu, nous font connaître le Christ comme Celui qui, aimé de Lui, est toute sa joie :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 4, 17).

Au cours de son baptême, qu’Il reçoit des mains de Jean-Baptiste, Jésus est offert comme Celui en qui nous trouvons la joie de Dieu. Ceux qui ont eu la chance de rencontrer des saints en témoignent : ils sont habités par une réelle joie de vivre, qui se traduit par une apparente légèreté – leur ego leur pèse si peu ! – une énergie et une gaieté souvent très communicatives. Mère Teresa et Jean Paul II étaient connus pour leur humour. Et leur sourire éclatant était le révélateur le plus fort et le plus désarmant de leur sainteté. Car « le chrétien doit avoir un visage joyeux, pas une tête de piment au vinaigre ! » a tonné encore récemment le pape François, fidèle à son sens de l’humour légendaire (lui aussi), dans la veine du « Soyez toujours joyeux » de l’apôtre Paul.

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Chair à canon ? Le Burkina Faso veut armer des civils

Cet article est reposté depuis Spécial Défense.

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Apprendre à être vrai - père Henri Boulad

Cet article est reposté depuis Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel).

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Droits des Femmes, oui avec Amnesty International

Cet article est reposté depuis La Droite républicaine LR de Bagnolet.

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