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Ste Catherine Labouré 28 novembre

Ste Catherine Labouré

28 novembre

Catherine naquit dans un petit village de Bourgogne, à Fain-les Moutiers (21500), huitième d'une famille de dix enfants. Elle a 9 ans quand meurt sa mère le 9 octobre 1815 et elle est recueillie, avec l'une de ses sœurs, par une tante à Saint-Rémy, non loin de Fain. En janvier 1818, elle revient à la ferme natale, rendant ainsi possible l'entrée de sa sœur Marie-Louise chez les Sœurs de la Charité à Langres.

A 12 ans, elle assume le rôle de la mère de famille, de fermière et de maîtresse de maison. Elle commande aux serviteurs et à la servante. Son domaine, c'est le fournil, le verger, l'étable, le poulailler et le colombier. La première, elle se lève avant l'aurore, prépare les repas qu'emportent les ouvriers aux champs, assure la traite des vaches et conduit le troupeau à l'abreuvoir communal. Elle prend soin de son jeune frère infirme et veille au bien-être de son père quand il revient des champs ou du marché de Montbard. (21500)

Sainte Catherine en BD Mais elle passe aussi de longues heures dans la petite église de Fain, devant un tabernacle vide, car le clergé a beaucoup diminué pendant la Révolution et le prêtre desservant ne vient que pour célébrer les enterrements et les mariages, très rarement une messe dominicale. En elle, monte un appel. Durant "le rêve" d'une nuit, comme elle le dira, ce rêve prend un visage d'un prêtre âgé, qu'elle pense reconnaître comme étant celui de saint Vincent de Paul quand elle en verra l'image lors d'une visite aux Sœurs de Châtillon (21400) où elle suit quelques études élémentaires, de 1824 à 1826, chez une cousine qui tient un pensionnat. Elle revient à la ferme parce que la petite paysanne est mal à l'aise au milieu de ces jeunes filles de bonne famille. Son père voudrait bien la marier, mais elle refuse. Alors il l'envoie à Paris, où son fils tient un commerce de vins et un restaurant populaire. Elle devient servante. Elle y découvre la misère des ouvriers et le travail des jeunes enfants en usine. Sa décision définitive est prise : elle servira les pauvres. De retour en Bourgogne, elle retrouve le pensionnat de Chatillon et les Sœurs de Saint Vincent de Paul. Son père cède enfin. Le mercredi 21 avril 1830, elle retrouve Paris et entre au " séminaire " de la Maison-Mère de la rue du Bac. Grande joie pour sœur Catherine, le dimanche suivant 25 avril. Les reliques de saint Vincent de Paul sont transférées de Notre-Dame de Paris à la chapelle de la rue de Sèvres.

Durant la nuit du 18 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, elle se sentit appelée par un enfant mystérieux qui la conduit à la chapelle, "dans le sanctuaire, dira-t-elle à son confesseur, à côté du fauteuil de Monsieur le Directeur. Et là, je me suis mise à genoux et l'enfant est resté debout tout le temps. Comme je trouvais le temps long, je regardais si les veilleuses (les sœurs) ne passaient pas par la tribune. Enfin l'heure est arrivée. L'enfant me prévient. Il me dit : Voici la Sainte Vierge, la voici." "Je doutais si c'était la Sainte Vierge. Cependant l'enfant qui était là me dit : - Voici la Sainte Vierge-. Je n'ai fait qu'un saut auprès d'elle, à genoux sur les marches de l'autel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge". Elle s'en confie à son père spirituel, Monsieur Aladel qui ne voit qu'illusion dans ce qu'elle dit, et surtout dans les malheurs dont elle parle. Or bien vite les événements ratifient ce que sainte Catherine lui avait dit être le message de Marie. La révolution éclate à la fin du mois, du 27 au 29 juillet.

Quatre mois plus tard, le 27 novembre à 5 heures et demie du soir, alors qu'elle est en oraison dans la chapelle au milieu de toutes les sœurs, elle fut saisie d'un grand désir de voir la Sainte Vierge. "Je pensais qu'elle me ferait cette grâce, mais ce désir était si fort que j'avais la conviction que je la verrai belle dans son plus beau... j'ai aperçu la Sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph... elle avait une robe de soie blanche aurore." "Il sortait de ses mains, comme par faisceaux, des rayons d'un éclat ravissant..." Elle entendit une voix qui lui disait : "Ces rayons sont le symbole des grâces que Marie obtient aux hommes". Autour du tableau, elle lut en caractères d'or, l'invocation suivante : "O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous". La voix lui dit encore : "Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle et les personnes qui la porteront indulgenciée et qui feront avec piété cette courte prière, jouiront d'une protection toute spéciale de la Mère de Dieu". Une fois encore, Monsieur Aladel accueille fort mal le récit de sœur Catherine. En décembre 1830, elle connaît une troisième et dernière apparition, mais elle ne se souvenait plus de la date exacte quand elle en parla, car elle avait obéi, ne s'en étant pas ouvert immédiatement à son confesseur. Comme au 27 novembre, c'est à 5 heures et demie. Les rayons qui jaillissent des mains "remplissaient tout le bas de manière qu'on ne voyait plus les pieds de la Sainte Vierge". La voix se fait entendre au fond du cœur : "Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui les lui demandent". L'apparition a le caractère d'un adieu. Elle reçoit ce message : "Vous ne me verrez plus, mais vous entendrez ma voix pendant vos oraisons". Deux mois plus tard, lorsqu'elle quitte la rue du Bac, la directrice du séminaire résume ainsi ses appréciations : "Forte, taille moyenne. Sait lire et écrire pour elle. Le caractère a paru bon. L'esprit et le jugement ne sont pas saillants. Assez de moyens. Pieuse, travaille à la perfection".

Elle est nommée à l'hospice d'Enghien. Elle s'efface peu à peu, gardant une inlassable patience. Celle qu'on surnommait la "sœur du poulailler" quittera notre monde, comme elle y avait vécu, sans faire de bruit, sans agonie, avec un merveilleux sourire, le 31 décembre 1876. Le soir même au réfectoire, Sœur Dufès apportera le récit des apparitions, écrit le 30 octobre, après la confidence de sainte Catherine : "Puisque Sœur Catherine est morte, il n'y a plus rien à cacher. Je vais vous lire ce qu'elle a écrit".

Elle repose désormais dans la chapelle du 140, rue du Bac, à Paris.

Elle a été canonisée par Pie XII en 1947.

Le message de Marie à Catherine Labouré d'après le texte du Père Laurentin, le site des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, le site officiel de la chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, Catherine Labouré (1806-1876) sur le site du diocèse de Paris. À Paris, en 1886, sainte Catherine Labouré, vierge, Fille de la Charité, qui passa à l'hospice d'Enghien quarante-cinq ans au service des pauvres et des immigrés avec une simplicité et une générosité sans faille, et sans laisser deviner que la Vierge Marie s'était manifestée à elle dans la chapelle de la rue du Bac, pour inviter ses fils à l'invoquer comme l'Immaculée au moyen de la "médaille miraculeuse". (martyrologe romain - 31 décembre)

Martyrologe romain

Toute à Dieu seul. Toute à Dieu au service des pauvres et des vieillards. Alliance d'un seul amour, celui du véritable secret de Catherine. L'humilité dans le service de Dieu, l'humilité dans le service des hommes

« Ô Marie conçue sans pêché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Elle est canonisée par Pie XII en 1947.

Chapelle de la Médaille-Miraculeuse

140, rue du Bac, 7e arr. - M° Sèvres-Babylone

Son corps est transféré rue du Bac en 1933 au moment de sa béatification. L’événement, commémoré dans cette chapelle, se reproduisit plusieurs fois. La date du 27 novembre 1830 est la plus importante : la Vierge, ce jour-là, étend ses mains d’où partent des rayons lumineux, telle que la Médaille miraculeuse, dont elle voulut la diffusion, la représente.

Filles de la Charité

77, rue de Reuilly, 12e arr. - M° Daumesnil

Lieu où sainte Catherine Labouré vit l’essentiel de son existence et meurt en 1876.

Hospice d’Enghien

12, rue de Picpus, 12e arr - M° Bel-Air

Cet hospice communiquait par son jardin avec la maison des Filles de la Charité. Catherine y travaille de 1830 à 1876. L’hospice fut démoli en 1905.

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Arrêtez de perdre votre temps !

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CELINE DION-

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Un fil a la patte

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Ave Verum Corpus

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Bonne fête aux Virgile et aux autres Saintes Âmes du 27 novembre

Saint Virgile

Abbé et évêque de Salzbourg (✝ 784)
 

ou Fergal.
Il était originaire d'Irlande, passa deux ans en France sous le règne de Pépin le Bref, avant d'être élevé au rang d'évêque de Salzbourg dans la Carinthie autrichienne. Il eut quelques démêlés avec saint Boniface, l'apôtre de la Germanie, qui l'accusait d'avoir affirmé qu'il existait des étoiles habitées. Le Pape Zacharie par son silence calma cette "grave affaire".
À Salzbourg en Bavière, l'an 784, saint Virgile (ou Fergal), abbé et évêque. Homme de grand savoir, d'origine irlandaise, mis à la tête de l'Église de Salzbourg grâce à la faveur du roi Pépin, il construisit son église cathédrale en l'honneur de saint Rupert et travailla avec bonheur à semer la foi parmi les Slaves de Carinthie.

Martyrologe romain

L'Apparition de la Médaille Miraculeuse
(En l'an 1830)


L'Apparition de la Médaille Miraculeuse
O.D.M. pinxit


Entrée au noviciat depuis quelques jours seulement, sainte Catherine Labouré fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel:

«Le 27 novembre 1830, un samedi avant le premier dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule. Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté; je ne pourrais la dépeindre.

«Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds. A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or:

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.
Une voix se fit alors entendre qui me dit: Faites frapper une médaille sur ce modèle; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance. Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux saints Coeurs de Jésus et de Marie.»

Pendant un an, sainte Catherine Labouré fut traitée de visionnaire par son directeur. Marie vint de nouveau la visiter en cet endroit et Se plaignit de ce que la Médaille n'avait pas encore été frappée. Dès son premier entretien avec le Père Aladel, soeur Catherine lui avait fait promettre de ne jamais révéler son nom à qui que ce soit; elle-même garda inviolablement son secret. Le Père Aladel confia ses scrupules à Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris. Le pieux prélat l'encouragea à faire frapper la Médaille, ce qui n'engageait en rien l'autorité ecclésiastique et ne pouvait que contribuer à faire honorer la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Aladel n'hésita plus et commanda vingt mille médailles. En trois ans, plus de cinq millions de médailles furent vendues. Sa diffusion internationale fut accompagnée d'incessants prodiges, de guérisons et d'innombrables conversions

Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait les cinq continents de ses innénarables bienfaits, sainte Catherine Labouré continuait de se dévouer dans l'obscurité au service des vieillards. A l'âge de soixante-dix ans, juste avant de mourir, elle confia son secret à sa supérieure. L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.

Résumé O.D.M.

Bienheureuse Marguerite de Savoie
Princesse, veuve, tertiaire de l'Ordre de saint Dominique
(1383-1464)


Bienheureuse Marguerite de Savoie

L'enfance de cette princesse fut tout angélique; elle n'eut de cet âge que la petitesse, l'innocence et la grâce. Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brilla, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie. Sa maison était réglée comme un monastère, elle n'y souffrait ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y faisait faire la prière et veillait à ce que tous observassent fidèlement les devoirs de la religion.

A la suite d'une prédication de saint Vincent Ferrier, on la vit revêtir le cilice sous ses habits d'or et de soie, et s'adonner à toutes les mortifications les plus austères. Veuve, elle fit voeu de continence et s'adonna plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne. Dès qu'elle vit son fils préparé au gouvernement, elle quitta la cour et foula aux pieds les couronnes et les grandeurs de la terre.

Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparut, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-Dominique et vécut, dans son palais d'Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui voulurent se mettre sous sa conduite. Elle obtint, pour elle et pour ses soeurs, la direction de l'hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature. Marguerite fut en butte aux persécutions et à la calomnie; c'est ainsi que Dieu voulut achever d'enrichir sa couronne.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour

 

Saint Acace Moine arménien (✝ 500)
Saint Anschaire de Noyon Evêque (✝ 639)
Bienheureux Antoine Kimura Martyr japonais (✝ 1619)
Vénérable Arcángela Badosa Cuatrecasas religieuse espagnole (✝ 1918)
Saints Barlaam et Josaphat ermites du désert de Sennaar en Mésopotamie (date ?)
Bienheureux Bernardin de Fosse prêtre franciscain (✝ 1503)
Sainte Bilhilde fondatrice du monastère d'Altmunster à Mayence (VIIIe siècle)
Bienheureux Bronislaw Kostowski martyr polonais à Dachau (✝ 1942)
Saint Eusice moine (✝ 542)
Saints Facond et Primitif
Martyrs en Espagne (✝ v. 300)
Saint Fergus le Picte évêque (VIIIe siècle)
Saint Goustan moine à l'abbaye de Rhuys en Bretagne (✝ v. 1040)
Saint Jacques l'Intercis Officier supérieur perse martyr (✝ v. 421)
Saint Maharsapor martyr perse (✝ 421)
Saint Maxime de Riez évêque de Riez (Ve siècle)
Saint Nathanaël ermite en Egypte (IVe siècle)
Saint Secundinus Evêque de Dunshaughlin (✝ 447)
Saint Siffrein Evêque de Carpentras (VIe siècle)
Bienheureux Thomas Koteda Kiuni et ses compagnons martyrs à Nagasaki (✝ 1619)
Saint Valérien d'Aquilée évêque d'Aquilée (✝ 388)
Saint Virgile  Abbé et évêque de Salzbourg (✝ 784)

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Dans la violence, la colère et la souffrance de notre nuit, prions adorons le Seigneur

Dans la violence, la colère et la souffrance de notre nuit,

nous sommes appelés à la Joie donnée par Jésus.

Sa Venue opère en nous un changement de regard.

Je serai avec toi, tu seras avec moi.

A la suite de Jésus, L’Espérance dans l’Abandon total..
A la suite de Jésus, l’espérance dans l’abandon total. C’est dans le mystère de la Croix de Jésus et dans celui de la compassion de Marie qui lui est associée, que je peux lire la souffrance de tant d’innocents. Le chapitre 53 d’Isaïe retentit du cri de tant de pauvres anéantis par la douleur

LIVRE D'ISAÏE
01 Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?

02 Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire.

03 Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

04 En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.

05 Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.

06 Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

07 Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.

08 Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.

09 On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.

10 Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

11 Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

12 C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

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