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Aloysius Schwartz, le superhéros des bidonvilles de Busan

Aloysius Schwartz,
le superhéros des bidonvilles de Busan

 

La vie d’Aloysius Schwartz (1930-1992), dit Père Al, est digne des films de Marvel. Issu d’un milieu pauvre et hostile, il demande après son ordination à être envoyé “au pire endroit sur terre.” On l'envoie dans la Corée du Sud d’après-guerre où son œuvre fait des merveilles.
Corée du Sud, 1957. L’aube se lève à peine sur les bidonvilles de Busan. Mais déjà le père Aloysius Schwartz peut contempler les scènes cauchemardesques qui se présentent à lui. On ne peut ici garder les yeux ouverts sans voir une image sortie d’une dystopie. 

Dans une rue, des lépreux menacent de contaminer un passant s’il ne leur donne pas d’argent. Des prostituées de tous âges attendent désespérément des clients au bord des grandes routes. Une bande d’enfants avec la peau sur les eaux fouillent le cadavre d’un défunt. Le tout dans l’odeur nauséabonde des piles de déchets et de pourriture dans les égouts improvisés. 

La pauvreté, la douleur, le crime, le désespoir… Tout le mal-être du monde s’est incarné en ce lieu de misère. C’est comme si Dieu n’existait pas ici. La nausée monte à la tête du père Al. Il se détourne, secoué par un haut-le-cœur. Aucun être humain ne peut vivre dignement dans cet endroit si hostile. 

Son corps tremble alors que tout instinct lui hurle de s’enfuir loin d’ici. Pourtant, un petit rire, à la fois nerveux et sincère, échappe au jeune prêtre. Il contemple à nouveau le paysage inhospitalier.   

– Alors c’est cela, l’essence de ma nouvelle demeure ? dit-il. Puisque tu m’as envoyé ici, Marie, c’est ici que j’apprendrai l’espoir. 

Père des orphelins et businessman
Le père Al s’installe au coeur des bidonvilles pour commencer sa mission. Dans ce lieu sans eau courante ou électricité, il faut d’abord s’occuper des nécessités. C’est-à-dire créer des maisons d’accueil pour les plus démunis. Mais le monde ne fonctionne pas sans argent. Alors il fonde l’association « Korean Relief » aux États-Unis pour lever des fonds. 

La liste des besoins Père Al s’allonge toujours. Il faut aussi des hôpitaux, des orphelinats, et des écoles. Ce qui l’attriste le plus, ce sont les nombreux orphelins de guerre, livrés à eux même. Après quelque temps, la solution lui paraît évidente : il faut des mères à ces enfants. 

Il demande alors l’aide de femmes de la région. La providence lui sourit, et rapidement lui viennent en aide de jeunes Coréennes. Leur présence permet d’opérer immédiatement une vraie différence. Elles donnent aux orphelins un cadre nécessaire à leur éducation et à leur développement. En 1964, ces femmes deviendront la Congrégation des sœurs de Marie. 

Une nouvelle idée germe alors dans l’esprit du père Al. Il a remarqué depuis son arrivée l’unique et jolie broderie des femmes coréennes. Il leur demande de broder des handkerchiefs ou mouchoirs de poche. Ils sont ensuite envoyés aux États-Unis avec les lettres de demande de don de « Korean Relief. » Les mouchoirs y connaissent un succès phénoménal. Surnommé « Opération Hanky », cela permet au père Al de disposer des fonds nécessaires pour continuer son œuvre et d’employer 3.300 femmes.

Dix ans après son arrivée, les bidonvilles sont méconnaissables. Là où s’entassaient les déchets se trouve un hôpital. Là où les mendiants se battaient pour une carcasse de rat, se trouve une école. C’est un véritable village de charité qu’à construit le père Al. 

Père Al contre la mafia et la corruption
Mais la mission n’est pas de tout repos. Outre ses soucis de santé qui l’ont parfois obligé à rentrer aux États-Unis se reposer, le père Al affronte de nombreux adversaires. Parmi les plus rudes, se trouve son propre évêque. Dans les années 1970, le père Al réalise que ce dernier utilise les dons de « Korean Relief » comme il l’entend.

Quand le père Al tente de récupérer le contrôle des finances, son évêque, furieux, s’empresse de salir le nom du prêtre américain auprès de ses semblables coréens. On essaye de le destituer, de l’expulser du pays, de le discréditer. Mais les témoignages et l’humilité du père Al sont sa meilleure défense. L’évêque rancunier ira jusqu’à faire libérer un mafieux pour se débarrasser du père Al. Plusieurs fois, ce dernier se fait attaquer. Mais chaque fois, il parvient à s’enfuir, notamment grâce à ses jambes de marathonien et la providence divine. Jamais il ne songe un seul instant à partir.

Marie m’a confié une mission, répond-il quand on le lui suggère. Je reste. 

En 1989, les villages du père Al s’étendent aux Philippines. À cette époque, le père Al apprend souffrir d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA). Mais rien ne le détourne de sa mission. En fauteuil roulant et tandis que ses médecins ne lui donnent que quelques mois à vivre, il établit un village au Mexique ! Il y a tant d’orphelins à secourir des réseaux de prostitutions, de drogues et de trafics humains. 

Le père Aloysius Schwartz s’éteint le 16 mars 1992 à Manille. Il est déclaré vénérable en 2015 par le pape François. Les sœurs de Marie se trouvent aujourd’hui en Corée, au Brésil, aux Philippines, au Mexique et en Tanzanie. Au lieu d’une cape et de collants, ce héros-là se contentait de la soutane et du chapelet.

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Bonne fête aux Jean-Charles et St Eustaches aux autres Saintes Âmes du 20 septembre

Saint Eustache et ses Compagnons
Martyrs
(† 120)


Saint Eustache et ses Compagnons
Saint Eustache

Eustache était un général très distingué des troupes romaines, sous le règne de l'empereur Trajan. Il s'était rendu célèbre par ses exploits; mais, quoique païen, il avait surtout le mérite d'une grande générosité pour les pauvres. Cette qualité lui valut sa conversion. Un jour qu'il poursuivait un cerf à la chasse, il aperçut au milieu de ses cornes une éclatante image de la Croix, et entendit une voix qui lui dit: "Je suis Celui que tu honores, sans le savoir, par ta charité; les aumônes que tu fais aux pauvres sont montées jusqu'à Moi." Terrassé par cette apparition extraordinaire, il adressa des questions à la voix qui lui parlait; il comprit que c'était la voix du Dieu des chrétiens, et résolut de renoncer au paganisme. A son retour, il fit part de ce prodige à son épouse, qui lui raconta elle-même une vision qu'elle avait eue. Bientôt toute la maison recevait le baptême.

Peu après le Seigneur fit connaître à Eustache, dans une vision nouvelle, tout ce qu'il aurait à souffrir. En effet, il perdit ses biens, son emploi; sa femme et ses enfants lui furent enlevés. Réduit à la mendicité, il se fit le serviteur d'un riche laboureur. C'est à la charrue que des envoyés de l'empereur Trajan, envoyés à sa recherche, le rencontrèrent et le reconnurent; ils le prièrent de les suivre, en lui disant que l'empereur voulait lui donner le commandement de ses troupes contre les barbares. Pendant cette expédition, Eustache retrouva tout providentiellement sa femme et ses deux fils. Après sa victoire, il reçut, selon l'usage, les honneurs du triomphe. Mais ayant refusé de suivre au temple d'Apollon l'empereur Adrien, qui avait succédé à Trajan, il fut questionné, reconnu chrétien et livré aux lions avec sa femme et ses enfants.

Ce n'est pas sans stupeur que le tyran vit ces bêtes affamées caresser leurs victimes; toutefois sa rage ne fut point désarmée; il ordonna de faire rougir au feu un énorme taureau de bronze, pour y jeter les quatre martyrs. Ceux-ci prièrent Dieu de les soutenir dans le combat. Jetés dans l'horrible instrument, ils y rendirent bientôt le dernier soupir. Quand l'empereur, trois jours après, alla voir ce qui restait des martyrs, il fut stupéfait de voir les corps intacts et leur chevelure conservée; "Qu'Il est grand, dit-il, le Dieu des chrétiens! Jésus-Christ est le seul vrai Dieu!" Aveu inefficace d'un cruel et ingrat persécuteur!

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Bienheureux Maximin Giraud
voyant de Notre-Dame de La Salette
(† 1875)

 


Bienheureux Maximin Giraud
O.D.M. pinxit
Maximin Giraud est mort le 1er mars 1875, 28 ans après l'Apparition de la Vierge Marie sur la montagne de La Salette. Il fut toute sa vie un témoin fidèle de Marie et il couvrit, par sa générosité et sa confiance en Dieu, sa légèreté et les défauts que Notre-Dame lui avait laissés. Patient, dévoué et courageux, il dut l'être surtout les premières années qui suivirent l'Apparition. Il lui fallut répondre aux commissions épiscopales qui multiplièrent les enquêtes et surtout aux milliers de pèlerins qui venaient les uns après les autres lui demander le récit. Il lui arriva de s'endormir de fatigue par terre, aux pieds de ses interlocuteurs, au moindre moment de répit. Si jeune, si vif, si mobile, si étourdi, si heureux de jouer, que de sacrifices, de contraintes et de constance exigea son office de témoin! Quand il eut envoyé son secret au Pape et que le jugement doctrinal fut prononcé, il dut se sentir bien soulagé: l'Église officiellement prenait tout en mains. Mais on ne cessa pas de vouloir entendre le récit de sa bouche, il ne cessa point de se dépenser pour La Salette !

Avec les meilleures intentions du monde, on le poussa dans les voies qui n'étaient pas les siennes. On le fit étudier et il fut un médiocre élève, quoique intelligent. On le fit séminariste et il passa dans plusieurs séminaires sans y trouver ni donner satisfaction, malgré sa piété toujours vive. On le laissa enfin aller à Paris ; inconnu, inexpérimenté, il y connut la misère. Cependant, jamais sa conduite n'y laissa à désirer: il resta un jeune homme pur et inattaquable. Un peu assagi par l'expérience et repris par le goût du savoir, il refit deux ans d'études au Collège de Tonnerre, puis revint à Paris préparer sa médecine. Ayant échoué aux examens, il s'engagea comme zouave pontifical. En tout cela, il restait un grand enfant et aussi un chrétien sans peur, un bon compagnon, joyeux de vivre, sans pharisaïsme.

Revenu en 1870 dans son pays natal et calomnié par un journal de Paris qui l'accusait d'être le premier à ne pas croire à La Salette, il répondit par la publication d'une plaquette intitulée: Ma Profession de foi. Avec une éloquence sortie du coeur, il y affirmait son amour de la vérité et sa piété envers Notre-Dame:

"Afin qu'on ne m'accuse pas d'être incrédule, moi le témoin de l'Apparition, aujourd'hui devenu grand, à l'âge de 30 ans accomplis, libre et indépendant, j'affirme que loin de démentir ce que j'ai vu et entendu sur la sainte Montagne, je suis prêt à donner ma vie pour soutenir et défendre la vérité de cet événement. J'espère qu'à l'occasion, avec la grâce de Dieu et le secours de la Très Sainte Vierge Marie, je ne serai point lâche. »

En vérité, il ne fut jamais lâche, comme il ne fut jamais avare ni habile à faire fortune. Jusqu'à sa mort, la pauvreté fut sa compagne inséparable et il l'accepta sans se plaindre. Il ne voulut non plus jamais se marier. Il souffrit beaucoup des calomnies et des médisances grossières que l'on colportait sur son compte. Ce fût là, le point caractéristique de sa sainteté: l'acceptation du mépris et il l'accepta de bon coeur avec résignation et sans amertume. Sa consolation fut de réciter son Rosaire tous les jours et de communier souvent. La dernière année de sa vie, très malade, il recevait dans sa chambre les délégués du Pèlerinage National et leur racontait encore l'Apparition, à bout de forces, mais avec un visage transfiguré.

Le jour de sa mort, recevant les derniers sacrements, il répondait lui-même aux prières du prêtre et, pour pouvoir consumer le saint Viatique, il demanda de l'eau de La Salette. Il expira ensuite invoquant la Belle Dame qui l'avait si maternellement élu pour la croix et pour la gloire.

D'après: Digeste Marial, Septembre 1960, p. 23-24

Saint Jean-Charles Cornay
martyr, missionnaire au Tonkin (✝ 1837)

 

Jean-Charles Cornay né à Loudun dans la Vienne, le 27 février 1809. Ses parents Jean-Baptiste (commerçant) et Françoise née Mayaud le firent grandir dans la foi ainsi que ses deux sœurs. Il suivit ses études successivement au collège Saint-Louis de Saumur, au collège des Jésuites de Montmorillon. Il apparaît comme un élève régulier humble et de caractère doux. Sa vocation surprend ses parents et lorsqu'il envisage de devenir missionnaire il rencontre de leur part réticence et incompréhension. Il mènera son premier combat pour répondre à l'appel de Dieu, en s'opposant à l'avis parental tout en affirmant son amour filial. Il fit un bref passage au séminaire des missions étrangères de Paris, dans une période d'insécurité suite à la révolution de juillet, le séminaire est pris comme cible "Hier on a pénétré dans notre séminaire et l'on a affiché sept ou huit billets portant Mort aux Jésuites de la rue du Bac, et un poignard comme signature." Le départ pour les missions du jeune loudunais fut brusqué afin de remplacer un autre missionnaire. Sa destination devait être Seu-Tchouan en Chine à 2000 km de la côte, il débarqua à Macao après 6 mois de voyage. Il gagne le Tonkin où les deux guides venus à sa rencontre n'arriveront jamais. Voici Jean-Charles Cornay échoué au Tonkin (Vietnam) en pleine persécution, en cette année 1831.
Le temps passe et toujours pas d'espoir de rejoindre la Chine. Il est ordonné trois ans plus tard le 26 avril 1834 par Monseigneur Havard à Hanoï après un voyage sur le Fleuve Rouge déguisé en Chinois. N'ayant aucun espoir de rejoindre la Chine par le Tonkin il fait le choix d'y demeurer. Dans le ministère exténuant qu'il exerça, il était toujours calme, voire gai, même sa santé de plus en plus précaire n'entama en rien sa foi.
Arrêté à la suite d'une délation, il répondit à la torture en chantant. "Après cinquante coups on m'a délié. En arrivant à la prison, j'ai chanté le Salve Regina, le chant à la Vierge". Condamné à avoir les membres coupés, puis la tête, son exemple détermina la vocation de Théophane Vénard. Au milieu de difficultés de toute sorte et jusque dans la mort, Jean-Charles Cornay a proclamé sans crainte la foi devant les hommes. Le Seigneur est fidèle: il attend de nous une confiance totale en ses promesses.
Béatifié par Léon XIII en 1900.
Canonisé par Jean-Paul II à Rome le 19 juin 1988 parmi les 117 Martyrs du Vietnam.
Voir aussi les échos du Pèlerinage diocésain au Viêt Nam Jean-Charles Cornay sur le site du diocèse de Poitiers.
Martyrs du Vietnam (+1745-1862) site du Vatican
«Laisse-moi seulement aller à Paris, j'aurai au moins trois ans à y rester et j'aurai là toutes les facilités d'examiner ma vocation, tous les moyens de m'y préparer si elle est véritable.» C'est ainsi que Jean-Charles Cornay, né le 27 février 1809, à Loudun (Vienne), tenta de convaincre sa mère de le laisser suivre l'Appel du Seigneur aux Missions Étrangères de Paris.
À Son Tay au Tonkin, en 1837, saint Jean-Charles Cornay, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé d'être le chef d'une secte fausse, il subit la cangue puis la cage et, par décret de l'empereur Minh Mang, fut taillé en pièces. Sa tête exposée trois jours fut ensuite jetée au fleuve.

Martyrologe romain

Saint Eustache
Martyr (✝ 118)

ou Eusthate, et sa femme sainte Théopista ainsi que leurs deux enfants Agapet et Théopiste.

Il était général dans l'armée impériale quand il se convertit, lui et sa famille. Capturés par des pirates alors qu'ils s'embarquaient pour l'Égypte, ils furent vendus comme esclaves. Eustache fut garçon de ferme, Théopista servante d'auberge et les deux enfants garçons dans une boutique. La famille se retrouva réunie quelques années plus tard, mais, reconnus comme chrétiens, ils furent condamnés à périr enfermés dans un taureau d'airain chauffé à blanc.
Eustache aurait été converti par la vision d'un cerf portant une croix dans ses bois lors d'une chasse.
Au martyrologe romain, à la date du 20 septembre, à Rome, commémoraison de saint Eustache, martyr, dont le nom est vénéré dans une antique diaconie de la ville.

Martyrologe romain

 

Saint Eustathe
(✝ 1194)

 

Né à Constantinople, il y fit de brillantes études qu'il acheva à l'école patriarcale. Ordonné diacre de la Grande Eglise (Sainte Sophie) il enseigna les disciplines philologiques et fut surnommé "le maître des rhéteurs" à cause de sa grande culture, de ses talents oratoires et de ses qualités de pédagogue. L'empereur et le patriarche lui confièrent le siège archiépiscopal de Thessalonique et il connut l'invasion normande. Il se rendit auprès des chefs de cette expédition pour leur demander de mettre fin aux massacres et aux pillages, pour exiger le maintien du dogme et de la liturgie orthodoxes. Il s'endormit en paix pleuré par tout son peuple

Saint André Kim Taegon
et ses compagnons, martyrs en Corée,

1839-1867 (XIXe siècle)
 

Il fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, saint Ignace Kim, avait été décapité pour le Christ en 1839. Saint André le fut aussi, après d'horribles tortures, neuf années plus tard, il avait 25 ans. Plus de 10.000 chrétiens donnèrent ainsi le témoignage de leur foi au prix de leur vie. Le Pape canonisa ainsi 103 martyrs de Corée en 1984, parmi eux des jeunes filles de 15 ou 17 ans, des garçons de 13 ans.
103 martyrs coréens- Histoire des 103 saints martyrs coréens (en anglais sur le site de la Conférence des évêques de Corée - CBCK)
- Le 21 août 2021, Mgr Lazare You, préfet de la Congrégation pour le Clergé, célébre une messe pour le bicentenaire du premier prêtre catholique coréen. (Saint André Kim et les martyrs coréens, témoins de la foi et de l'identité d'un peuple, Vatican News)
- Le Pape François en Corée 14-18 août 2014 et les JMJ d'Asie - les martyrs et l'Evangile en Corée.
L'Église vénère ainsi, dans une célébration commune, André Kim Tae-gon, Paul Chong Ha-sang et cent un martyrs de Corée qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l'Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866. Saints Siméon Berneux, Antoine Daveluy et Laurent Imbert, évêques ; Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, Pierre Maubant, Jacques Chastan, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres ; Jean Yi Yun-il, André Chong Hwa-gyong, Étienne Min Kuk-ka, Paul Ho Hyob, Augustin Pak Chong-won, Pierre Hong Pyong-ju, Paul Hong-Yong ju, Joseph Chang Chu-gi, Thomas Son Cha-son, Luc Hwang Sok-tu, Damien Nam Myong-hyog, Franois Ch'oe Kyong-hwan, Charles Hyon Song-mun, Laurent Han I-hyong, Pierre Nam Kyong-mun, Augustin Yu Chin-gil, Pierre Yi Ho-yong, Pierre Son Son-ji, Bénédicte Hyon Kyong-nyon, Pierre Ch'oe Ch'ang-hub, catéchistes ; Agathe Yi, Marie Yi In-dog, Barbe Yi, Marie Won Kwi-im, Thérèse Kim Im-i, Colombe Kim Hyo-im, Madeleine Cho, Élisabeth Chong Chong-hye, vierges ; Thérèse Kim, Barbe Kim, Susanne U Sur-im, Agathe Yi-kan-nan, Madeleine Pak Pong-son, Perpétue Hong Kum-ju, Catherine Yi, Cécile Yu So-sa, Barbe Cho Chung-i, Madeleine Han Yong-i, veuves ; Madeleine Son-So-byog, Agathe Yi Kyong-i, Agathe Kwon Chin-i, Jean Yi Mun-u, Barbe Ch'oe Yong-i, Pierre Yu Chong-nyul, Jean-Baptiste Nam Chong-sam, Jean-Baptiste Chon Chang-un, Pierre Ch'oe Hyong, Marc Chong Ui-bae, Alexis U Se-yong, Antoine Kim Song-u, Protais Chong Kuk-bo, Augustin Yi Kwang-hon, Agathe Kim A-gi, Madeleine Kim O-bi, Barbe Han A-gi, Anne Pak A-gi, Agathe Yi So-sa, Lucie Park Hui-sun, Pierre Kwon Tu-gin, Joseph Chang Song-jib, Madeleine Yi Yong-hui, Thérèse Yi Mae-im, Marthe Kim Song-im, Lucie Kim, Rose Kim, Anne Kim Chang-gum, Jean-Baptiste Yi Kwang-nyol, Jean Pak Hu-jae, Marie Pak Kun-a-gi Hui-sun, Barbe Kwon-hui, Barbe Yi Chong-hui, Marie Yi Yon-hui, Agnès Kim Hyo-ju, Catherine Chong Ch'or-yom, Joseph Im Ch'i-baeg, Sébastien Nam I-gwan, Ignace Kim Che-jun, Charles Cho Shin-ch'ol, Julitte Kim, Agathe Chon Kyong-hyob, Madeleine Ho Kye-im, Lucie Kim, Pierre Yu Taech'ol, Pierre Cho Hwa-so, Pierre Yi Myong-so, Barthélemy Chong Mun-ho, Joseph-Pierre Han Chae-Kwon, Pierre Chong Won-ji, Joseph Cho Yun-ho, Barbe Ko Sun-i, Madeleine Yi Yong-dog.

Martyrologe romain

Autres Fêtes du Jour


Bienheureux Adalpret  évêque (✝ 1172)
Saint Dorymédon  martyr en Phrygie (IIIe siècle)
Sainte Eusébie  martyre (✝ v. 731)

Saint Eustathe  (✝ 1194)
Sainte Fausta  martyre avec saint Evilase et saint Maxime (✝ v. 308)
Bienheureux François de Posadas  prêtre dominicain (✝ 1713)
Saint Hilarion  (✝ 1804)
Saints Hypace et André  martyrs à Constantinople (✝ v. 740)
Saint Jean de Crète  ermite (Xe siècle)
Saint Jean l'Egyptien  (✝ 310)

Saint José Maria de Yermo y Parres  Fondateur des Servantes du Sacré Coeur de Jésus et des Pauvres (✝ 1904)
Saint Laurent Han I-hyong et ses compagnons martyrs en Corée (✝ 1837)
Bienheureuse Marie-Thérèse de Saint Joseph  fondatrice carmélite (✝ 1938)
Saint Michel de Tchernigov  (✝ 1246)
Vénérable Serafin Kaszuba  capucin ,,Włóczęga Boży" (le chariot de Dieu) (✝ 1977)
Saints Socrate et Denis(IIe siècle)
Bienheureux Thomas Johnson  chartreux, martyr en Angleterre (✝ 1537)
Vénérable Yves Mahyeuc évêque de Rennes (✝ 1541)

Autres Fêtes du Jour
 

Bienheureux Adalpret
évêque (✝ 1172)
Saint Dorymédon
martyr en Phrygie (IIIe siècle)
Sainte Eusébie
martyre (✝ v. 731)
Saint Eustache
Martyr (✝ 118)
Saint Eustathe
(✝ 1194)
Sainte Fausta
martyre avec saint Evilase et saint Maxime (✝ v. 308)
Bienheureux François de Posadas
prêtre dominicain (✝ 1713)
Saint Hilarion
(✝ 1804)
Saints Hypace et André
martyrs à Constantinople (✝ v. 740)
Saint Jean de Crète
ermite (Xe siècle)
Saint Jean l'Egyptien
(✝ 310)

Saint José Maria de Yermo y Parres
Fondateur des Servantes du Sacré Coeur de Jésus et des Pauvres (✝ 1904)
Saint Laurent Han I-hyong
et ses compagnons martyrs en Corée (✝ 1837)
Bienheureuse Marie-Thérèse de Saint Joseph
fondatrice carmélite (✝ 1938)
Saint Michel de Tchernigov
(✝ 1246)
Vénérable Serafin Kaszuba
capucin ,,Włóczęga Boży" (le chariot de Dieu) (✝ 1977)
Saints Socrate et Denis
(IIe siècle)
Bienheureux Thomas Johnson
chartreux, martyr en Angleterre (✝ 1537)
Vénérable Yves Mahyeuc
évêque de Rennes (✝ 1541)

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« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière »

Messe

PREMIÈRE LECTURE
« Quiconque fait partie du peuple du Seigneur, qu’il monte à Jérusalem, et qu’il bâtisse la maison du Seigneur » (Esd 1, 1-6)
La première année du règne de Cyrus, roi de Perse,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie,
le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.
Et celui-ci fit publier dans tout son royaume 
– et même consigner par écrit – : 
    « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
m’a donné tous les royaumes de la terre ;
et il m’a chargé de lui bâtir une maison
à Jérusalem, en Juda.
    Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,
que son Dieu soit avec lui,
qu’il monte à Jérusalem, en Juda,
et qu’il bâtisse la maison du Seigneur, le Dieu d’Israël,
le Dieu qui est à Jérusalem.
    En tout lieu où résident ceux qui restent d’Israël,
que la population leur vienne en aide :
qu’on leur fournisse argent, or, dons en nature, bétail,
qu’on y joigne des offrandes volontaires
pour la maison de Dieu qui est à Jérusalem. »
    Alors les chefs de famille de Juda et de Benjamin,
les prêtres et les lévites,
bref, tous ceux à qui Dieu avait inspiré cette décision,
se mirent en route et montèrent à Jérusalem
pour bâtir la maison du Seigneur ;
    tous leurs voisins leur apportèrent de l’aide :
argent, or, dons en nature, bétail,
objets précieux en quantité,
sans compter toutes sortes d’offrandes volontaires.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous !

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.

ÉVANGILE
« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Lc 8, 16-18)
En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.

    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DES NEIGES
Ô Notre-Dame,
nous nous confions en vous,
en votre obédience bénie
et en votre garde très spéciale.
Aujourd’hui et chaque jour
nous vous confions nos âmes et nos corps ;
nous vous confions tout notre espoir
et toute notre consolation ;
toutes nos angoisses et nos misères ;
notre vie et la fin de notre vie,
pour que par votre très sainte intercession
et par vos mérites,
toutes nos actions soient dirigées et disposées
selon votre volonté
et celle de votre Fils. Amen.

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Bonne soirée à demain

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flute et violon Bach

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Un tiers des espèces d’arbres sont menacées d’extinction dans le monde

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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«Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir»

Angelus: «Notre fidélité au Seigneur
dépend de notre volonté de servir»


Commentant l'Évangile de Saint Marc, le Pape François est revenu sur le sens du "service". Un mot essentiel qui doit guider nos vies car le service est la voie tracée par Jésus.
Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Avant de réciter la prière de l'Angélus, le Pape s'est arrêté sur l'Évangile dominical (Mc 9, 30-37) où les disciples de Jésus, sur le chemin de Jérusalem, se disputent pour savoir qui «était le plus grand parmi eux». Jésus leur répond: «Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous». Une phrase lapidaire par laquelle Jésus «inaugure un bouleversement» a relevé François: «il renverse les critères qui marquent ce qui compte vraiment. La valeur d'une personne ne dépend plus du rôle qu'elle joue, du succès qu'elle a, du travail qu'elle accomplit, de l'argent qu'elle a en banque ; non, la grandeur et le succès, aux yeux de Dieu, ont une autre unité de mesure : le service».

Ce mot «service», qui semble parfois «un peu fané, abimé par l’usure», a poursuivi le Pape, l'Évangile lui donne un sens concret: servir n'est pas une expression de courtoisie mais bien faire comme Jésus, qui, résumant sa vie en quelques mots, a dit qu'il était venu «non pour être servi, mais pour servir» (Mc 10,45). 

Ressentir la présence de Dieu dans le service
Si nous voulons suivre Jésus, «nous devons suivre le chemin qu'il a lui-même tracé, le chemin du service, a ainsi expliqué le Saint-Père. Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir. Il y a souvent un prix à payer, ça "a le goût de la croix". Plus nous servons, plus nous ressentons la présence de Dieu a t-il encore souligné, «surtout lorsque nous servons ceux qui n'ont rien à donner en retour, les pauvres, en embrassant leurs difficultés et leurs besoins avec une tendre compassion: nous découvrons alors que nous sommes à notre tour aimés et embrassés par Dieu».

Pour illustrer ce qu'est le service, Jésus fait un geste rappelé par saint Marc: il prend un enfant et le place au milieu des disciples, au centre, à l'endroit le plus important. «L'enfant de l'Évangile ne symbolise pas tant l'innocence que la petitesse, a encore expliqué François, parce que les petits, comme les enfants, dépendent des autres, des adultes, ils ont besoin de recevoir. Jésus embrasse cet enfant et dit que celui qui accueille un petit l'accueille (cf. v. 37). «Voici avant tout qui servir : ceux qui ont besoin de recevoir et n'ont rien à donner en retour», a souligné le Pape. 

Le service des plus petits 
C'est ainsi en accueillant les marginalisés et ceux qui sont délaissés que nous accueillons Jésus, a résumé le Pape, «et dans un petit, dans un pauvre que nous servons, nous aussi nous recevons la tendre étreinte de Dieu». François a ainsi invité à se demander si «moi, à la suite de Jésus, je m'intéresse à ceux qui sont les plus délaissés? Ou, comme les disciples, cette fois-là, est-ce que je recherche la satisfaction personnelle?», invitant par ailleurs à «consacrer du temps à un petit». La Vierge Marie, a t-il conclu, peut nous aider à comprendre «que servir ne nous diminue pas, mais nous fait grandir. Et qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir».

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Bonne fête aux Emilie et aux Saintes Âmes du 19 septembre

Notre-Dame de La Salette
(1846)


Notre-Dame de La Salette
O.D.M. pinxit

Le 19 septembre 1846, l'auguste Vierge Marie apparaissait dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette de plus de 2500 pieds.

Comme témoins de Son apparition, Marie choisit deux petits bergers qui ne se connaissent que depuis la veille: Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. Maximin a raconté l'apparition comme suit: «Il est midi. Assis au sommet de la montagne, Mélanie et moi faisons notre frugal repas... quand tout à coup, Mélanie s'arrête, son bâton lui échappe des mains. Effrayée, elle se tourne vers moi en disant: 'Vois-tu là-bas cette grande lumière? -- Oui, je la vois.'

«Cette lumière devant laquelle celle du soleil semble pâlir, paraît s'entr'ouvrir, et nous distinguons dans son intérieur la forme d'une Dame encore plus brillante... Quoiqu'à une distance de vingt mètres environ, nous entendons une voix douce disant: 'Avancez, Mes enfants, n'ayez pas peur. Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle.' La crainte respectueuse qui nous avait tenus en arrêt s'évanouit, nous courons à Elle. La belle Dame S'avance aussi, et suspendue en face de nous, à dix centimètres du sol, commence ainsi Son discours:

«Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n'en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J'ai prise pour vous! J'ai donné six jours pour travailler, Je Me suis réservé le septième et on ne veut pas Me l'accorder; c'est cela qui appesantit tant le bras de Mon Fils. Aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de Mon Fils: ce sont ces deux choses qui appesantissent tant Son bras. Si la récolte se gâte ce n'est qu'à cause de vous autres... Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront.'

«Puis, continue Maximin, Elle nous demanda: Faites-vous bien vos prières Mes enfants?' Tous les deux nous répondîmes d'une seule voix: Non, madame, pas guère. -- Ah! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous n'aurez pas le temps, récitez au moins un Pater et un Ave Maria, et si vous en avez le temps, il faut en dire davantage... Il ne va que quelques femmes âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche, tout l'été, et l'hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe rien que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie comme les chiens...» Elle termina Son discours par ces mots prononcés en français: «Eh bien! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple!'

«Immobiles comme des statues, les yeux fixés sur la belle Dame, nous La voyions glisser sur la cime de l'herbe sans la faire fléchir... Là, en notre présence, Elle S'éleva insensiblement, resta quelques minutes entre le ciel et la terre, à une hauteur de deux mètres. Puis, la tête et le corps se confondirent avec la lumière qui L'encadrait. Nous ne vîmes plus qu'un globe de feu s'élever dans le firmament...»

Les prophéties de la Vierge ne tardèrent pas à se réaliser à la lettre. En 1848, la disette des pommes de terre fit baisser la population de l'Irlande de huit millions à cinq millions. La rareté et la cherté des vivres causèrent la mort de plus de cent cinquante mille personnes en France, et plus d'un million dans toute l'Europe. Le tzar de Russie augmenta alors du tiers le traitement de ses fonctionnaires. En 1851, la maladie du 'pictin' se déclara, occasionnant d'énormes pertes de blé. En 1852, la maladie des noyers détruisit toute la récolte des noix. On situe à la même époque l'arrivée du phylloxéra, insecte qui cause encore de grands ravages dans les vignobles de France. En 1854, la 'suette' provoqua la mort subite de soixante-quinze mille enfants en France. Un froid glacial les saisissait et les faisait expirer au bout de deux heures.

Notre Mère du ciel est venue pleurer des larmes de corédemptrice sur les hauteurs dénudées de la terre dans le but de fléchir la colère de Dieu, de prier pour la conversion des pécheurs et d'attendrir nos coeurs endurcis. Impuissant devant l'endurcissement de Jérusalem, Son Fils pleura sur elle et sur ses enfants. Marie pleure aussi sur Son peuple et sur le monde, demandant que les hommes avouent leurs égarements et qu'ils réparent leurs torts. À cette condition seulement, le monde pourrait encore obtenir la Miséricorde de Dieu.

Résumé O.D.M.

Sainte Marie-Emilie de Rodat
fondatrice des Soeurs de la Sainte-Famille (✝ 1852)

Cette aveyronnaise n'a pas beaucoup quitté son pays puisqu'elle retourna à Dieu à Villefranche de Rouergue. Après l'échec de trois essais de vie religieuse, elle rejoint sa grand'mère dans une sorte de communauté regroupant d'anciennes religieuses (nous sommes au lendemain de la Révolution) et des personnes pieuses. En 1815, ayant entendu quelqu'un déplorer la disparition des écoles gratuites des Ursulines, elle ouvre une école dans sa chambre où bientôt quarante élèves s'entassent. Elle devra plusieurs fois émigrer dans des locaux de plus en plus vastes jusqu'à ce qu'elle puisse acquérir en 1817 l'ancien couvent des Cordeliers. C'est là qu'elle fonde la congrégation des religieuses de la Sainte Famille en 1819. Emilie de RodatLes unes se vouaient à l'instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile. A sa mort quarante maisons avaient été fondées dans divers pays. Elle connut de longues années, plus de vingt ans, de souffrance morales croyant avoir perdu la foi et l'espérance, s'estimant réprouvée. Son entourage ne s'en douta jamais. Ce ne fut que dans les dernières années de sa vie qu'elle recouvra la paix intérieure et que Dieu lui fit sentir à nouveau son amitié.
En ce XIXe siècle, la pauvreté sévit tant dans les villes que dans les campagnes. L'amour de Dieu n'est pas absent du cœur des hommes et des femmes. L'une d'entre elles, Emilie de Rodat née à Druelle, consacra sa vie aux pauvres de Villefranche, Decazeville, et ailleurs. Le travail accompli fut immense et il permit d'aider de nombreuses personnes en détresse matérielle mais également morale. Elle s'investit également dans l'éducation des jeunes. Elle est la fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille. (diocèse de Rodez en Aveyron - deux mille ans d'histoire)
Elle a été béatifiée le 9 juin 1940 puis canonisée le 23 avril 1950 par le pape Pie XII.
- lecture de l'icône de Sainte Emilie de Rodat écrite par les Sœurs du Carmel de Harissa, vidéo webTV de la CEF.
A lire aussi: Sainte Marie-Emilie de Rodat, site de la commune de Druelle.
Des rues, dans sa région natale, notamment à Rodez et à Villefranche-de-Rouergue portent son nom ainsi qu'une école à Toulouse et un foyer de jeunes, rue Saint-Martin des Prés. Sa biographie fut écrite par son confesseur Pierre-Marie Fabrer, en 1858 (illustration).
À Villefranche de Rouergue, sainte Marie-Émilie de Rodat, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille pour l'éducation des filles et le soulagement des pauvres.

Saint Janvier
Évêque et Martyr
(† 305)


Saint Janvier vivait au IIIè siècle. Sa piété et sa science l'avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu'il n'accepta que par ordre du Pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l'apprit et le fit comparaître à son tribunal: "Offrez de l'encens aux idoles ou renoncez à la vie, lui dit-il. – Je ne puis immoler des victimes au démon, répond le Saint, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu." Il passa de l'interrogatoire à la fournaise; mais il en sortit saint et sauf, comme autrefois les jeunes Hébreux; ses cheveux, ses habits même furent respectés par le feu. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison: "Courage, dit-il à ses compagnons; combattons généreusement contre le démon. Le Seigneur m'a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau."

Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d'une foule de peuple. Tous ces héros du Christ se munissent du signe de la Croix; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s'envoler vers le Ciel. Les bêtes sont lâchées. O prodige! Lions et tigres, vont se coucher comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu'ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée. Le supplice fut accompagné de grands miracles. À un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité: "Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l'as promis," la victime obéit, et le bandeau, à l'étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L'histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l'an 1497 et l'an 1529; un enfant fut ressuscité par le contact de l'image du glorieux martyr; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l'éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle plusieurs fois chaque année à époques fixes, c'est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l'ébullition du sang de saint Janvier. Ce Saint est la grande célébrité de Naples, qui l'invoque comme son puissant protecteur.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Bx Pio Alberto Del Corona
Évêque o.p. et fondateur de la Congrégation
‘Sœurs dominicaines du Saint-Esprit’

La mémoire liturgique retenue n’est pas le ‘dies natalis’ mais le jour de sa béatification : 19 septembre.

Pio Alberto Del Corona  naît à Livourne, dans le grand-duché de Toscane, le 5 juillet 1837. Il était quatrième et dernier enfants de Giuseppe et Ester Bucalossi, commerçants en chaussures.

Le Ier février 1855 il entra dans l’Ordre des dominicains de Florence et fit sa première profession. Le 5 février 1860, il fut ordonné prêtre à la basilique Dominicaine de Saint Marc à Florence.

Il a été le prieur du Couvent de Saint Marc pendant de nombreuses années et il a aussi enseigné la philosophie et la théologie dans le même couvent et au séminaire diocésain. Il avait été remarqué pour ses qualités spirituelles et doctrinales et pour son zèle dans sa pratique créative et bénéfique du ministère pastoral.

En 1872, il fonda la Congrégation des ‘Sœurs Dominicaines du Saint Esprit’ pour former des jeunes femmes et des jeunes filles.
Deux ans après, en 1874, il fut nommé Évêque Coadjuteur de San Miniato.
En 1897, il devint l’Évêque résidentiel de ce même diocèse. Il était aimé pour son attitude charitable envers tous et son dévouement à la formation du clergé et des jeunes en général.  
En 1906, pour des problèmes de santé, il dut donner sa démission du diocèse ;  en 1907 saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) le nomma Archevêque Titulaire de Sardica.
Il meurt à Florence quelques années plus tard : le 15 août 1912.

Suite à une réputation de sainteté, la cause pour la béatification et la canonisation de Pio Alberto del Corona fut ouverte en 1941 dans l'archidiocèse de Florence, puis, en 2004, à la Congrégation pour les causes des saints.
Le 17 septembre 2014, le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013) reconnut un miracle obtenu par l'intercession du Vénérable Pio Alberto del Corona, et autorisa ainsi sa béatification.

Pio Alberto Del Corona a été proclamé Bienheureux le 19 septembre 2015 dans l’Église deSan Francesco à San Miniato (Livourne, Toscane) par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape François.

Autres Fêtes du Jour
 

Vénérable Albino Alves da Cunha e Silva  prêtre portugais au Brésil (✝ 1973)
Vénérable Alessandro Nottegar laïc et père de famille, fondateur de la Communauté Regina Pacis (✝ 1986)
Saint Alonso de Orozco  religieux augustin (✝ 1591)
Saint Arnoul de Gap  Evêque (✝ v. 1078)
Saint Charles Hyon Song-mun  martyr en Corée (✝ 1846)
Saint Cyriaque  abbé (✝ 1030)
Saint Eustoche  évêque de Tours (✝ 461)
Saints Felix, Constance et Felicissimus
martyrs à Nocera (Ier siècle)
Saint Goëry  30e évêque de Metz (✝ 647)
Saint Lantbert  évêque en Bavière (✝ 957)
Bienheureuse Marie de Cervellione  religieuse de Notre-Dame de la Merci (✝ 1290)
Bienheureux Marie, Dolorès, Consolata, Hyacinthe, Françoise  martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Marien  ermite d'Entraigues, protecteur d'Evaux les Bains (VIe siècle)
Saints Peleas et Nil  évêques et leurs compagnons, martyrs en Palestine (✝ 310)
Sainte Pomposa  Moniale, martyre à Cordoue (✝ 853)
Saint Rotland  évêque d'Arles (✝ 869)
Saint Seine  abbé (VIe siècle)
Saint Senoux  (✝ 530)
Saint Sezni  moine irlandais (Ve siècle)
Sainte Suzanne  martyre à Eleuthéropolis en Palestine (✝ v. 362)
Saint Théodore de Cantorbéry  Evêque (✝ 690)
Saints Trophime et Sabbatios  martyrs en Phrygie (IIIe siècle)

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Celui qui accueille en mon nom un enfant, c'est moi qu'il accueille et celui qui m'a envoyé»

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 9,30-37.


En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache,
car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :
« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Maxime de Turin (?-v. 420)
évêque

Sermon 58 ; PL 57, 363 (in Le mystère de Pâques, coll. Ichtus, Lettres chrétiennes 10; trad. F. Quéré-Jaulmes; Le Centurion-Grasset, 1965; p. 259 rev.)


« Celui qui accueille en mon nom un enfant,

c'est moi qu'il accueille »


Nous, tous les chrétiens, sommes le corps du Christ et ses membres, dit l'apôtre Paul (1Co 12,27). À la résurrection du Christ, tous ses membres ont ressuscité avec lui, et tandis qu'il passait des enfers à la terre, il nous fait passer de la mort à la vie. Le mot « pâque » en hébreu veut dire passage ou départ. Ce mystère n'est-il pas le passage du mal au bien ? Et quel passage ! Du péché à la justice, du vice à la vertu, de la vieillesse à l'enfance. Je parle ici de l'enfance qui tient à la simplicité, non à l'âge. Car les vertus, elles aussi, ont leurs âges. Hier la décrépitude du péché nous mettait sur notre déclin. Mais la résurrection du Christ nous fait renaître dans l'innocence des tout-petits. La simplicité chrétienne fait sienne l'enfance.

      L'enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n'ose pas frapper. Ainsi, cet enfant qu'est le chrétien ne s'emporte pas si on l'insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe. Le Seigneur exige même qu'il prie pour ses ennemis, qu'il abandonne tunique et manteau aux voleurs, et qu'il présente l'autre joue à ceux qui le giflent (Mt 5,39s).

      L'enfance du Christ dépasse l'enfance des hommes. (...) Celle-ci doit son innocence à sa faiblesse, celle-là à sa vertu. Et elle est digne de plus d'éloges encore : sa haine du mal émane de sa volonté, non de son impuissance.

Méditation de l'évangile

du dimanche 19 septembre

Devenez comme des petits enfants
            Jésus aime tellement les enfants qu'Il nous les donne en modèle et qu'Il nous demande de leur ressembler pour entrer dans le royaume de Dieu. 

” Ils vinrent à Capharnaüm. Quand Il fut dans la maison, Il les interrogeait : sur quoi discutiez-vous en route ? Mais ils gardaient le silence car, sur la route, ils avaient discuté pour savoir qui était le plus grand”  

Jésus oppose les deux choix offerts à notre liberté : ou bien le choix de l'ambition, être ou paraître le plus grand : ou bien le choix du Fils de Dieu : devenir un enfant pour hériter d'un autre Royaume que celui de la terre, et abandonner tout pouvoir fondé sur la violence et la domination de nos frères.

Jésus met en garde ses disciples contre l'ambition, forme subtile de l'amour du pouvoir car, au début, l'ambition se confond avec le légitime désir de promotion et la recherche du bien commun. Elle se confond aussi avec l'agressivité, instinct nécessaire à toute survie. Mais bien vite l'ambition nous entraîne vers un désir du pouvoir qui, lui, n'est pas toujours innocent.

La sagesse de Jésus s'oppose à celle du monde qui se révolte contre cette humilité chrétienne. Car au fond, pour cette sagesse humaine, Jésus mutile l'homme, car il s'opposerait au complet développement d'une certaine personnalité plus animale que spirituelle. A chaque siècle, la bête humaine piaffe et blasphème l'homme-Dieu qui a voulu et qui veut toujours la museler et laisser le Dieu-charité tout envahir. Car seul Jésus vient mettre un peu d'esprit fraternel dans notre terrible monde “des grands”.

 ” Car ils discutaient sur la route pour savoir qui était le plus grand. Et Il leur dit : si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous, et le serviteur de tous”.

Il sait que le désir du pouvoir (avec le désir de la richesse)) reste le plus grand obstacle à l'établissement du royaume. Tout au long des siècles les hommes ont été prêts à toutes les bassesses, à toutes les cruautés, pour s'emparer de l'un et de l'autre.

Ces deux désirs brûlent au coeur de chacun de nous. Personne n'échappe à leurs sollicitations, aussi bien dans sa vie professionnelle que familiale. C'est à nous -tout autant qu'aux Douze- que s'adressent ses paroles. Sommes-nous le serviteur de tous ? Recevons-nous l'enfant pauvre comme s'il était le Seigneur en personne ou le Père en personne ?

Jésus aime tellement les enfants qu'Il nous les donne en modèle et qu'Il nous donne comme condition “sine qua non” pour entrer dans le royaume de Dieu, de leur ressembler.

“Et ayant appelé un petit enfant, Il le plaça au milieu d'eux et leur dit : en vérité, Je vous le dis : si vous ne changez pas et si vous ne devenez pas comme les petits enfants vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Celui donc qui se fera comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux”.

Tout désir de “grandeur” devient dérisoire devant de telles paroles. Jésus renverse l'échelle des valeurs et place en premier ce qui est le plus méprisé parmi les hommes.

 “Car le plus petit qui soit parmi vous tous, celui-là est grand”. Thérèse de Lisieux nous le redira avec vigueur.

Son geste de tendresse envers les enfants traversera les siècles.

 “Puis, ayant pris un enfant, Il le plaça au milieu d'eux, et l'ayant embrassé, Il leur dit : quiconque reçoit un de ces enfants à cause de mon Nom me reçoit; et qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'Il reçoit, mais Celui qui m'a envoyé” .

C'est la seule explication de la charité. Recevoir nos frères, c'est recevoir Jésus. Ce n'est pas une substitution. Ils sont le Seigneur parmi  nous.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. »

Marc. 9, 30-37

En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache.

Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Jésus fait route à travers la Galilée, il se fait le plus discret possible, et il instruit ses disciples des projets de Dieu sur lui. Après cette deuxième annonce de la passion, ses disciples craignent de l’interroger, comme si cette révélation de la passion prochaine était pour eux un secret impossible à porter, comme si les souffrances à venir projetaient déjà leur ombre, l’ombre de l’échec sur leur vie quotidienne avec Jésus. Seul le service humble de l’humilité active, nous permet à longueur de vie d’accueillir le présent. L’Évangile nous donne en son début la naissance de Jésus qui a commencé sa vie humaine lié à sa mère Marie ! C’est dans une grande dépendance à son Père des cieux que Jésus va terminer son pèlerinage au milieu de nous. Il instruit ses Apôtres en leur disant : "Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes." Jésus donne à ses disciples l’attitude qui est à prendre, celle d’un petit enfant qui demeure dans la dépendance de l’Amour : "Demeurer dans mon amour." Un petit enfant demeure avant tout dans l’amour de ses parents, c’est dans cet amour qu’il va se développer. La Parole évoque donc cet amour qui se donne au début et la fin de la vie. Si nous demeurons dans cet amour, Jésus peut nous dire les secrets de son message.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Les disciples se taisent, gênés, car ils avaient tourné le dos à la passion de Jésus. Comme pour oublier le chemin des souffrances, ils avaient fait des projets de grandeur et avaient commencé à se comparer entre eux. Jésus répond par la vraie grandeur qui est de se faire le dernier de tous, de se placer au-dessous de tous, non pas pour se faire remarquer par une humilité voyante, mais en se mettant en position de servir tous ses frères. Nous sommes dans l’enfantement d’une humanité toute nouvelle, Jésus nous libère : "La femme qui enfante est dans la douleur." A la suite de Jésus, l’Église enfante, elle aussi, un monde nouveau dans la douleur. Les Apôtres sont mis devant une nouvelle attitude : se mettre à l’école d’un tout petit enfant. Or les disciples recherchaient qui est le premier parmi eux ! Nous cherchons nous aussi à être le premier pour être indépendants. Or, c’est une erreur de ne vouloir dépendre de personne, c’est devenir esclave de ses passions et de son ambition. Pour Jésus, la dépendance à son Père, est le lieu de sa fécondité, Il va donner la Vie à chacun de nous.

Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille.

Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. » Quand on ne se soucie plus d’être le plus grand, on s’ouvre à l’accueil. Accueillir un frère au nom de Jésus c’est lui faire place dans notre vie, en nous référant à la personne de Jésus et à son œuvre, à ce que Jésus est pour ce frère. Dans la pensée de Jésus, l’enfant est une parabole vivante : on l’accueille sans regarder s’il le mérite, avant même qu’il puisse le mériter, simplement parce qu’il a besoin d’être accueilli. Tel est bien l’accueil que Jésus nous demande pour le plus petit, pour le plus insignifiant des frères qu’il nous envoie. « Quiconque m’accueille, dit Jésus, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. » Il y a un changement de cap fondamental pour l’humanité, le Fils de l’homme est livré, ils le tueront, dit Jésus ! Il choisit de nous sauver par ce Chemin de petitesse, jusqu’à crier : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" Cependant il demeurera dans la confiance de son Père. Cette parole nous ouvre un chemin royal. Demeurer dans ce mystère de l’amour ne peut se révéler que dans une pauvreté totale et une désappropriation de soi la plus grande possible. C’est le mystère de l’Amour infini du Père et du Fils, dans l’amour qui est l’Esprit Saint, qui donne visage et sens à tout, que nous nous retrouvons en Dieu.

Demandons la grâce de demeurer dans l’amour, de Notre Père et de notre Maître et Seigneur et de nous mettre à l’école des tout-petits et des plus pauvres.​​​​​​​

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Un si doux regard !

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