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c'est arrivé un 27 NOVEMBRE

 
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Priez en tout temps avoir la force d’échapper à ce qui doit arriver et d'être debout devant Notre Roi.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,34-36.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople

Catéchèse 33 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 297-299 ; rev.)


Les yeux fixés sur le terme

 


Nous ne vivrons pas éternellement, et dans peu de temps, au moment que Dieu a déterminé, vous comme moi, nous sortirons de la vie d’ici-bas. Mais, il s’agit lors de ce départ d’être bien pourvu de vivres, de pratiquer les commandements et de plaire à notre Seigneur Jésus Christ. (…)

            Oui, oui, je vous le demande, mes enfants, tenez bon, allez de l’avant, élancez-vous vers tout ce qui est véritablement beau et vertueux et « établissez solidement vos âmes par votre constance » (cf. Lc 21,19), selon la parole du Seigneur. Les yeux fixés sur le terme de la mort, renouvelez-vous chaque jour et considérez toutes choses comme secondaires à cause de l’amour du Seigneur, vous gardant vous-même dans la juste mesure, dans l’intelligence et dans l’amour spirituel (…), ainsi vous serez soumis les uns aux autres, sans murmures, sans jalousie, sans envie, sans disputes.

            Si nous ne nous hâtons pas de nous rapprocher [de nos saints pères dans les cieux], nous n’aurons aucune chance de les voir, de parler avec eux et de nous tenir auprès d’eux. Et nous espérons aussi voir paraître à nos yeux Notre Dame elle-même, notre toute reine et notre maîtresse, la mère de Dieu, et nous jeter à ses pieds et – poussons l’audace jusque-là – nous espérons voir le maître de toutes choses, notre Seigneur lui-même ; en effet, le divin Paul l’a dit : « Après avoir été ravis dans les nuées pour aller au-devant du Seigneur au moment de la régénération (cf. Mt 19,28), nous serons toujours avec lui (1 Th 4,17 ).

            Quand donc de telles gloires, de telles joies, de telles vies nous sont proposées, qui ne bondirait, ne serait séduit, ne s’enflammerait, ne volerait vers l’amour de Dieu et n’accomplirait ses devoirs ?

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

Justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout. "Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme"

Soudaineté de la mort

"Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie, et que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un piège ; car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre"

La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire.

Mais justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout.

"Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme"

Autant Jésus juge inutile de nous donner le jour et l'heure de la fin du monde, "De ce jour et de cette heure, personne ne sait rien", autant Il juge important de nous mettre face à face avec notre propre mort, celle qui règlera toute notre vie. Il faut donc être prêt et bien savoir qu'elle nous prendra sans nous avertir.

"Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie"

Il est si facile de se laisser-aller et de s'étourdir dans l'alcool et une vie de plaisir sans frein.

Mais Jésus nous avertit, la mort agira comme le lacet du chasseur : avec la même brutalité, elle nous précipitera dans l'autre vie. Et pour tous, elle revêtira cette soudaineté. On ne s'habitue pas à la mort, car elle ne repasse pas.

"Prenez garde que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un lacet de chasseur, car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

tout le peuple, dès l’aurore,
venait à lui dans le Temple pour l’écouter.

« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. »

« On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée. » La Bonne Nouvelle de Jésus vient retentir en nous, elle vient nous rejoindre. S’amorce alors le temps d’une attente devenue plus vraie au cœur de nos situations difficiles. Nous tentons de percevoir notre vie en sa profondeur, de la comprendre, pour nous l’approprier et vivre ce qui nous est demandé. Nous entrons déjà dans l’esprit de l’Avent ! Un Fils d’homme apparaît, qui se tient sur les nuées, en ce monde qui s’effondre. Jésus tient debout, parce qu’il ne dépend pas de ce monde, il vient dans l’Esprit Saint en ce monde, à partir de la nuée. Il prend son appui sur le Père, il tient par lui, il est libre par rapport au monde. Il vient avec puissance et gloire. Il se manifeste, il manifeste ce à quoi il tient, ce qui le tient, la relation vivante avec son Dieu. Notre vie évolue au fil des jours, des mois, des années, elle décline par le vieillissement, mais bien d’autres causes peuvent agir encore ! Jésus parlait à ses disciples de sa venue à la veille de sa passion, pour nous soutenir dans les tentations qui nous attendent. Il nous manifeste la tendresse de son cœur, nous ne pouvons pas mettre son amour en échec, car il nous a aimés jusque la fin. Nous restons debout au pied de la croix du monde comme Marie, dans la persévérance et dans la prière. Nous ne prenons pas prétexte de nos fautes pour fuir puisque Jésus est venu nous sauver. Nous prenons appui sur Jésus, le médecin divin qui vient nous guérir, dans toutes nos difficultés.

« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

La crainte peut s’emparer de nous devant les malheurs arrivant sur le monde en ces jours de grave crise, nous comprenons mieux notre histoire commune et ce que veut dire : « les puissances des cieux soient ébranlées. » Nous comprenons alors qu’une grande peur puisse nous saisir lorsque nos repères s’effondrent. Dans cette situation, nous nous ouvrons d’une nouvelle manière à la Bonne Nouvelle, en regardant aussi autrement notre situation. Jésus vient nous révéler ce qui compte vraiment en nos vies. Nous ne nous laissons pas impressionner par les malheurs du monde, mais en solidarité avec Jésus, nous prions à l’école de Marie. Nous demandons la grâce d’être debout, de faire ce que nous pouvons faire ! Jésus est venu nous donner la victoire de son amour : "Je suis venu répandre un feu sur la terre et quel est mon désir jusqu’à ce qu’il s’enflamme." Devant les soucis de la vie, la tentation de ne pas demeurer dans la prière nous assaille pour nous faire entrer dans le divertissement. Nous prenons conscience que cela ne fait que rajouter du vide au vide du monde.

"Il passait ses journées dans le Temple à enseigner ; mais ses nuits, il sortait les passer en plein air, à l’endroit appelé mont des Oliviers."

Et tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter. Pour supporter notre état de pauvreté, nous n’avons que la prière. Nous sommes appelés à demeurer vigilants dans la prière, signe en nous du désir de Dieu. Cette prière nous maintient dans la vérité de notre situation d’attente qui finira par être comblée. Ainsi, nous restons libres par rapport à toute situation, lorsque Jésus viendra, nous pourrons aller à lui, parce que nous n’aurons pas cessé de l’attendre en ce monde, sans être du monde. L’effondrement du monde ne nous abattra pas, au contraire, il nous donnera de manifester ce sur quoi nous tenons, l’attente de la venue de Jésus. Le feu souterrain de l’Amour de Dieu travaille au secret dans les cœurs. Les transformations les plus profondes ne sont pas apparentes à l’extérieur, c’est le mystère de l’Amour caché dans les cœurs. Ce mystère est révélé à Jean et à l’Église entière. Dans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » Il est l’homme fort qui remet les choses à leur place. L’effondrement du monde et le surgissement du Fils de l’homme manifestent la vérité profonde de notre situation, la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, déjà ressuscités.

Réflexion

 Jésus, n'a de cesse de nous enseigner, nous prévenir, nous conseiller, nous consoler, nous encourager : Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste. Saint Théodore le Studite  nous suggère la sagesse dans la foi et la prière: Les yeux fixés sur le terme de la mort, renouvelez-vous chaque jour et considérez toutes choses comme secondaires à cause de l’amour du Seigneur, vous gardant vous-même dans la juste mesure, dans l’intelligence et dans l’amour spirituel. Par ce moyen vous serez soumis les uns aux autres, sans murmures, sans jalousie, sans envie, sans disputes. Le père Gabriel lui comme un frère ainé  exhorte et explique dans sa sagesse: La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire. Il ajoute  où dans les temps actuelle la puissante simplicité, d'être des hommes libres, des hommes debout. Le père Gilbert Adam dans son homélie confirme les les méditations précédentes, lui apporte un complément nous explique. Dans l'homélie c'est une coutumes que nous retrouvonsDans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » ce fut sa manière de nous dire prier pour vos frères et soeurs à l'heure de leur départ pour le jugement éternel. Avant de nous quitté il mit en place le dernièr actes qui est notre fin de vie terrestre, et celui de l'espoir pour l'éternitéRestez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. L’effondrement du monde dans les actualités manifestent la vérité profonde de notre situation, et aussi la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, par la grâce de la prière et du respect de la Loi d'amour du Père.

Prière

Esprit de Sainteté nous appelons à ta vigilance, pour que nous ayons  la grâce de prier à chaque instant pour que le Père Éternel nous fasse miséricorde.

Emounawh 

27 novembre 2021

 

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« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver » (Lc 21, 34-36)

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« La royauté, la domination et la puissance sont données au peuple des saints du Très-Haut » (Dn 7, 15-27)
Lecture du livre de Daniel le prophète

Moi, Daniel, j’avais l’esprit angoissé, car les visions que j’avais me bouleversaient.
    Je m’approchai de l’un de ceux qui entouraient le Trône, et je l’interrogeai sur la vérité de tout cela.
Il me répondit et me révéla l’interprétation :
    « Ces bêtes énormes, au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre.
    Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité. »
    Puis je l’interrogeai sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, cette bête terriblement puissante, avec ses dents de fer et ses griffes de bronze, qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait.
    Je l’interrogeai sur les dix cornes de sa tête, et sur cette corne qui lui avait poussé en faisant tomber les trois autres devant elle
– cette corne qui avait des yeux, et une bouche qui tenait des propos délirants

– cette corne qui était plus imposante que les autres.
    Je l’avais vue faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux,  jusqu’à la venue du Vieillard
qui avait prononcé le jugement en faveur des saints du Très-Haut, et le temps était arrivé
où les saints avaient pris possession de la royauté.

    À ces questions, il me fut répondu :
« La quatrième bête, c’est un quatrième royaume sur la terre, qui sera différent de tous les royaumes.
Il dévorera toute la terre, la piétinera et l’écrasera.
    Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là.
Un autre roi surgira ensuite ;
il sera différent des précédents, et il renversera trois rois.
    Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut, il persécutera les saints du Très-Haut,
et il entreprendra de changer la date des fêtes et la Loi.
Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.
    Puis le tribunal siégera, et la domination sera enlevée à ce royaume, qui sera détruit et totalement anéanti.
    La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre, sont données au peuple des saints du Très-Haut.
Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront. »

            – Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Dn 3, 82, 83, 84, 85, 86, 87)
R/ À lui, haute gloire, louange éternelle ! (Dn 3, 57)

Et vous, les enfants des hommes, bénissez le Seigneur. R/

Toi, Israël, bénis le Seigneur. R/

Et vous, les prêtres, bénissez le Seigneur. R/

Vous, ses serviteurs, bénissez le Seigneur. R/

Les esprits et les âmes des justes, bénissez le Seigneur. R/

Les saints et les humbles de cœur, bénissez le Seigneur. R/

ÉVANGILE
« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver » (Lc 21, 34-36)
Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. Évangile (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
    « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
    comme un filet ;
il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
    Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


L'Histoire de l'Église est pleine d'exemples de personnes qui ont enduré des tribulations et de terribles souffrances avec sérénité, parce qu'elles savaient qu'elles étaient fermement dans les mains de Dieu.

Il est un Père fidèle, un Père attentionné, qui n'abandonne pas ses enfants.

Dieu ne nous abandonne jamais!
Nous devons avoir cette certitude dans nos cœurs:
Dieu ne nous abandonne jamais!
Rester ferme dans le Seigneur, dans cette certitude qu'il ne nous abandonne pas, marcher dans l'espérance, travailler à la construction d'un monde meilleur, malgré les difficultés et les tristes événements qui marquent l'existence personnelle et collective, voilà ce qui compte vraiment;
c'est ce que la communauté chrétienne est appelée à faire pour rencontrer le "jour du Seigneur".

Mais tout ce qui arrive est gardé en Lui ;
notre vie ne peut pas être perdue car elle est entre Ses mains. Prions la Vierge Marie, afin qu'elle nous aide, à travers les événements heureux et tristes de ce monde, à tenir fermement l'espérance de l'éternité et du Royaume de Dieu.

Prions la Vierge Marie, afin qu'elle nous aide à comprendre en profondeur cette vérité :
Dieu n'abandonne jamais ses enfants!

(Angélus du 13 novembre 2016)

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Les mystères de l'Evangile bonne soirée à tous et toutes

Découvrez les mystères du cinquième évangile : La terre d'Israël.

Dans ce documentaire de grande qualité les érudits Jean-Marc Thobois et Ariel Asaf vous guident dans les lieux millénaires les plus passionnants de l'archéologie biblique.

Au cours de ce périple en six épisodes, vous visiterez par exemple les souterrains de la cité de David, le site du songe de Jacob à Béthel, les constructions titanesques du roi Hérode de l'Hérodion. Vous serez aussi plongés au coeur du mystère dans des lieux inconnus du grand public tel la salle du procès de Jésus dans la maison de Caïphe et Hanna ou encore l'autel du Mont Ebal dont les ruines attestent de l'authenticité du récit de l'exode du pays d'Égypte vers la terre promise.... Préparez-vous à entrer dans une révélation nouvelle des mystères bibliques !

Episode 1 : La Ménorah (1'44) La Maquette de Jérusalem (26'27) Le Temple du livre (5'44) Cité de David (20'49) Le Mur Occidental (14'49) Hébron (9'05) Hérodion (7'53)

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Mon royaume n’est pas de ce monde

 

Les infos de Roquépine n°300 du 26 novembre 2021
« Attente et confiance » 

 

Justice, équité, salut, accomplissement : telles sont les paroles divines transmises par le prophète Jérémie pour évoquer les temps à venir et à attendre, pour signifier la réalisation de la promesse messianique. L’évangéliste Luc reprend ce thème fondamental de l’histoire du salut et reconnaît en Jésus-Christ, venu et à revenir, l’incarnation de cet espoir. Se référant au cycle de la nature et à la confiance patiente du jardinier, Jésus invite à ne rien perdre en foi et en espérance, malgré les troubles et les désordres possibles. S’ensuivent des exhortations pour les chrétiens : tempérance, vigilance, persévérance, paroles et actes à vivre concrètement de façon réfléchie et priée, au quotidien de nos vies. L’apôtre Paul s’y réfère aussi et rappelle la primauté de l’amour, en communauté comme en humanité.

Simon Wiblé

Lectures du dimanche 28 novembre, 1er dimanche de l’Avent :
Jérémie 33, 14-16 ; 1 Thessaloniciens 3, 12 – 4, 2 ; Luc 21, 25-36, Psaume 25

 Mon royaume n’est pas de ce monde » 36


« Quiconque est de la vérité écoute ma voix » 38

Vous voudrez bien, chères sœurs, chers frères, garder à l’esprit ces deux versets comme deux fils rouges, tout au long de notre méditation. Mais avant d’en venir au face à face entre Jésus et Pilate, il convient de rappeler que dès les premiers versets du chapitre 18, la lecture du quatrième évangile entre dans le récit de la passion qui va mener inexorablement Jésus Christ, le Messie, Fils de Dieu, vers le Golgotha pour que s’accomplisse la crucifixion, après la trahison de Judas, après la livraison de Jésus aux gardes du grand prêtre et après le reniement de Pierre…

Ces trois événements qui précèdent le face à face avec Pilate entrent, selon Jean, dans le processus qui mène effectivement à l’accomplissement des écritures. Jésus, en effet, se laisse arrêter en interdisant à ses disciples et à Pierre notamment de le défendre. D’ailleurs, les trente premiers versets du chapitre 18 sont ponctués de paroles de Jésus rapportées par Jean, qui nous indiquent que le Seigneur est conscient du destin qui est le sien en sa qualité de Fils du Père.
Dès la trahison de Judas, Jésus demande que ses disciples ne soient pas arrêtés car (verset 9) dit Jean : « c’était pour que s’accomplit la parole que Jésus avait dite : « Ceux que tu m’as donnés, je n’en ai perdu  aucun » »
Plus loin, au verset 14 : « Pierre, remets ton épée au fourreau. La coupe que le Père m’a donnée ne la boirai-je pas ? » Plus loin encore au moment où les autorités juives mènent Jésus chez Pilate au prétoire en espérant qu’il sera condamné à mort selon la loi romaine, pour sédition, c’est-à-dire la crucifixion, Jean rapporte : « Les juifs dirent à Pilate il ne nous est pas permis de mettre quelqu’un à mort » et « c’est ainsi que devait s’accomplir la parole par laquelle Jésus avait signifié de quel genre de mort il allait mourir »  Jean affirme donc la prescience de Jésus, à qui rien n’échappe ! A ce stade, et juste avant de méditer sur le face à face entre Jésus et Pilate, je me permets de vous citer un extrait d’une somme écrite par un théologien de la deuxième partie du XXe siècle sur l’évangile de Jean, Xavier-Léon Dufour : « Si les grands prêtres apparaissent les premiers responsables du crucifiement, celui qu’ils entendent supprimer demeure maître de sa mort ;… l’acte destructeur de ceux qui ont rejeté Jésus deviendra paradoxalement la manifestation au monde de sa victoire » et le théologien continue : « Par avance donc, Jean supprime du récit tout suspense sur l’issue qu’aura le procès romain. Seul son déroulement reste à découvrir, pendant lequel le lecteur est conduit à contempler le « Roi »

Découvrons donc le déroulement du face à face entre Pilate et Jésus tel qu’il ressort de la lecture de tout à l’heure.
Ce face à face doit, me semble-t-il, être regardé comme une véritable dramaturgie. Certes, Jésus apparait comme piégé entre le marteau et l’enclume, entre les autorités de la synagogue qui veulent sa mort et le gouverneur romain qui, lui, cherche à savoir s’il a affaire à un dangereux rebelle ; pourtant face à son accusateur, c’est Jésus qui semble mener l’entretien. En tout cas, l’habileté de Jésus est là flagrante car à la question : « es-tu roi des Juifs ? » Jésus refuse de répondre puisqu’il demande à Pilate de qui il tient cette information. Pilate est manifestement surpris et courroucé de cette répartie qui prouve à l’évidence que par cette initiative, Jésus n’est pas victime de ses ennemis mais, pardonnez cette formulation, joue avec eux de manière théâtrale. A partir de là, c’est Jésus lui-même qui semble mener cet entretien, ce face à face. Pilate contraint d’avouer d’où vient l’accusation, n’a d’autre possiblité que de demander au Christ : « Mais qu’as-tu fait ? » sous entendu de mal bien sûr et d’avouer ainsi son ignorance sur la question qu’il pose. Mis au défi, Jésus ne répond pas explicitement qu’il n’a rien fait mais déclare, ce qui est dans la mémoire de tous les chrétiens depuis lors : « Ma royauté n’est pas de ce monde ».
En répondant ainsi de manière négative, Jésus donne la clef de sa mission : il convient d’admettre que celle-ci est royale mais pas au sens que Pilate et ses ennemis de la synagogue l’entendent : la mission du Messie n’est pas nationale, n’est pas politique. Elle est uniquement liée à l’événement de la révélation. Si cette royauté n’est pas de ce monde, d’un point de vue originel, elle se déploie sur et dans le monde, c’est-à-dire partout, mais n’a rien à faire avec la royauté en usage parmi les êtres humains que nous sommes. En fait, la royauté du Christ est bien une royauté eschatologique, c’est-à-dire liée aux fins dernières, éternelle dans le temps et dans l’espace…

Décidemment, le gouverneur romain et l’Envoyé de Dieu ne sont pas du même monde ! Car Pilate retient de la réponse de Jésus, qu’il a encore parlé de royauté, d’où la même question répétée par lui sous forme affirmative : « Tu es donc roi ? »
Puis sans chercher à se justifier, sans même chercher à convaincre Pilate, ce païen qui ne saisit pas ce langage quelque peu mystérieux, Jésus proclame ce pourquoi il est là, à savoir pour rendre témoignage de la vérité. Il le fait de telle sorte que l’on comprend que sa mission d’attester la vérité a une portée totalement universelle ; d’ailleurs, il continue et dit : « quiconque est de la vérité écoute ma voix ». En outre, l’identité royale du Christ est explicitée par le deuxième paragraphe du verset 37 après sa proclamation : je suis né et je suis venu pour cela, c’est-à-dire pour témoigner. Les verbes naître et venir employés ici ne le sont pas par hasard, compte tenu de leur forte connotation théologique, liée à l’Incarnation. Le verbe naître atteste que Jésus est né homme et porteur de la condition humaine, le verbe venir atteste dans le langage de Jean que Jésus, pour sa mission, ne relève pas du monde car il est l’Envoyé de Dieu. Jean Zumstein, professeur de la faculté de théologie de Zurich, un autre exégète réputé de l’évangile de Jean qui relève les deux verbes, remarque avec finesse qu’ils font référence au prologue qui chantait l’incarnation du Logos, c’est-à dire le verbe éternel précisément incarné . Pensons surtout au verset 14 du prologue : « Et le logos est devenu chair et il a habité parmi nous et nous avons contemplé sa gloire, gloire comme celle que tient du Père le Fils unique, plein de grâce et de vérité » .
Dans le texte qui nous préoccupe la vérité ne peut pas être isolée de celui qui est venu dans ce monde pour la répandre. La parole de Jésus-Christ n’est pas une théorie, elle est un appel qui, pour celui qui le reçoit, touche les profondeurs de la personne humaine. La vérité chez Jean est ce à quoi on peut faire confiance ; c’est alors en définitive tout simplement la réalité de Dieu qui demande a être accueillie par la Foi.

Jésus, roi messianique et témoin de la vérité ne sait pas se soumettre à une vérification prétendument rationnelle. Seul celui ou celle qui abandonne certaines prétendues évidences de ce monde d’ici bas pourra se laisser en confiance habiter par Dieu,  saura reconnaître Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, Consolateur et porteur de l’Amour et du Pardon. C’est le mystère, chères sœurs, chers frères, de la grâce qu’il nous faut accepter avec humilité, car Jésus-Christ n’est jamais aussi grand que dans la fidélité au Père, l’Alpha et l’Oméga, qui a été, est, et sera de toute éternité.

Amen

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26 novembre 1781 : François de Bouillé enlève l’île de Saint-Eustache aux Anglais

26 novembre 1781 : François de Bouillé
enlève l’île de Saint-Eustache
aux Anglais

(D’après « Histoire de la Martinique depuis la colonisation
jusqu’en 1815 » (par Sidney Daney) Tome 4 paru en 1846
et « Nouveau dictionnaire historique des sièges et batailles mémorables,
et des combats maritimes les plus fameux de tous les peuples
du monde, anciens et modernes, jusqu’à nos jours » (Tome 2) paru en 1808)

Observant la marche des Anglais qui en février précédent s’étaient emparé non sans déprédations de l’île hollandaise de Saint-Eustache, François de Bouillé, gouverneur de la Martinique, fait secrètement voile avec quelques centaines d’hommes vers la possession anglaise et y parvient dix jours plus tard à la nuit tombée.

 

Depuis qu’elle était passée en 1678 sous le contrôle de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, l’île de Saint-Eustache, faisant partie des petites Antilles, appartenait aux Hollandais auxquels l’Angleterre avait déclaré la guerre en 1780, sur le motif qu’un traité secret avait été conclu entre la Hollande et les États-Unis.

Le 3 février 1781, l’île avait été surprise par treize vaisseaux et quatre mille hommes de troupes aux ordres du général anglais Vaughan ; un butin immense était tombé entre les mains des Anglais qui s’y livrèrent à une déprédation donnant lieu, en Angleterre, à de longs procès et à de nombreuses récriminations. L’amiral Rodney qui commandait la flotte fut accusé de détournement à son profit, et il fut reconnu que les Anglais des îles voisines y vendaient leurs marchandises aux ennemis en guerre avec l’Angleterre. La prise de Saint-Eustache par les Anglais en février 1781. Gravure de Johann Baptist Bergmüller (1781)


La prise de Saint-Eustache par les Anglais en février 1781.
Gravure de Johann Baptist Bergmüller (1781)


Celle-ci ne devait cependant pas jouir du fruit de sa conquête. Car François de Bouillé — gouverneur de la Martinique et gouverneur des colonies françaises des îles du Vent depuis 1777, il avait pris en juin 1781 le commandement de la flotte française du comte de Grasse lors de la prise de l’île anglaise de Tobago dans le cadre de la guerre d’indépendance des États-Unis — conçut, de ce moment, le projet d’arracher l’île aux mains des Anglais. Mais, comme ces derniers s’étaient fortifiés avec soin sur ce rocher qu’ils appelaient le Gilbraltar de l’Amérique et qu’une surprise seule pouvait en venir à bout, il garda sur son dessein le plus profond silence, en attendant le moment propice à son exécution.

En novembre 1781, et après s’être procuré tous les renseignements dont il avait besoin, il avait arrêté son plan et terminé ses préparatifs. Durant la nuit et tandis que la jeunesse créole dansait à un bal brillant qu’il avait donné à son gouvernement, il sortit mystérieusement et s’embarqua avec environ trois-cent cinquante hommes du régiment Walch, d’Auxerrois et de Royal Contois, commandés par Dillon, colonel du régiment de son nom. Le marquis de Bouillé avait fit courir le bruit qu’il allait au-devant de notre armée navale. Mouillées sur la rade de Fort-Royal, trois frégates — la Médée, l’Amazone et la Galathée —, la corvette l’Aigle et quatre goélettes armées qui portaient ses troupes reçurent le gouverneur de la Martinique et toute sa suite, et mirent immédiatement à la voile le 15 novembre 1781.

François-Claude-Amour, marquis de Bouillé. Peinturede l’École française datée du 14 novembre 1800


Ce ne fut qu’alors que les officiers de terre et de mer, encore en habit de fête, apprirent qu’ils allaient à la conquête de Saint-Eustache. Cette île, comme toutes celles du golfe du Mexique, n’était facilement abordable que par la partie sous le vent ; mais cette partie était défendue par un fort construit sur un roc escarpé, et que les canons des vaisseaux que les bas-fonds ne permettaient pas d’en approcher, auraient pu à peine atteindre. Ce fort était gardé par une bonne garnison munie abondamment de moyens de défenses. Une attaque de ce côté offrait trop de résistance : on se décida à aborder par la partie du vent.

Après mille contrariétés qu’opposèrent au marquis de Bouillé les vents et les courants, il arriva devant cette île dans la nuit du 26 novembre : les chaloupes furent mises à la mer ; mais des lames furieuses, qui battaient une plage escarpée, menaçaient de les briser si elles tentaient d’accoster. Les bâtiments légers et la corvette devaient en effet mouiller, cependant que les frégates devaient rester sous voiles, à porter d’envoyer des troupes à terre.

Le seul bateau où était le comte de Dillon put effectuer un débarquement de cinquante chasseurs. Un raz-de-marée inattendu, qui régnait sur cette côte, fit perdre les chaloupes qui furent brisées sur les roches dont elle était couverte. Le canot dans lequel le marquis de Bouillé vint à terre, fut renversé ; mais on parvint à en tirer les troupes. On découvrit enfin un lieu de débarquement moins dangereux, et on y mit à terre une partie des troupes.

Les frégates avaient été en dérive une heure avant le jour ; la plupart des canots et chaloupes brisés sur la plage ne laissaient aucun espoir de réunir le reste des troupes. Le général français, privé de tout moyen de retraite, n’avait de ressource que celle de vaincre un ennemi dont les forces étaient presque doubles des siennes. Les soldats étant pleins d’ardeur et de courage, il se décida à attaquer.

Surprise de Saint-Eustache le 26 novembre 1781. Dessin de Clément-Pierre Marillier (1740-1808)
 

Il était quatre heures et demie du matin ; les Français étaient éloignés de près de deux lieues du fort et des casernes, lorsqu’ils se mirent en marche au pas redoublé. À la tête des soldats, le marquis de Bouillé gravit, au milieu des ténèbres et d’un terrain hérissé de difficultés, le roc qui les séparait de la forteresse. Il donna ordre au comte de Dillon d’aller, avec les Irlandais, droit aux casernes, d’envoyer un détachement pour prendre le gouverneur dans sa maison ; au chevalier de Fresne d’escalader le fort avec une centaine de chasseurs s’il ne pouvait en forcer les portes ; et au vicomte de Damas de soutenir son attaque avec le reste des troupes.

À l’aube du jour, vers six heures, le comte de Dillon parvint aux casernes et rencontra une compagnie d’Anglais faisant l’exercice et qui, trompée par l’uniforme rouge du régiment de Dillon, les prit pour des compatriotes et les laissa approcher. Mais s’apercevant bientôt de son erreur, elle prit la fuite et se précipita du côté de la forteresse dont elle leva le pont-levis. Les Français s’attachèrent à ses pas et de Fresne parvint à s’emparer du pont-levis. Les fuyards jetèrent l’épouvante dans la forteresse, et les Anglais se croyant surpris par une armée nombreuse se rendirent à trois cent cinquante Français. Le gouverneur anglais Cockburn avait été fait prisonnier par O’Connor, officier irlandais.

Tandis que les Anglais s’étaient comportés envers les Hollandais, comme des flibustiers et des déprédateurs et méritaient qu’un sort semblable les frappât, les Français les traitèrent en vainqueurs généreux. Parmi le reste du butin fait sur les Hollandais et dont on exigea la restitution, se trouva un million en espèces caché chez le gouverneur anglais Cockburn, qu’il avait levé sur les habitants. Ce gouverneur fut accusé en Angleterre d’avoir livré la colonie. On apprit quelques temps après que des navires qu’ils avaient expédiés pour l’Angleterre, chargés des dépouilles de Saint-Eustache et escortés par le commodore Hotham, étaient tombés entre les mains de la Motte Picquet et que vendus en masse au commerce de Bordeaux, ils avaient produit huit millions.

Estampe satirique anglaise dirigée contre lord Cockburn, gouverneur anglais de Saint-Eustache
surpris et fait prisonnier par le marquis de Bouillé le 26 novembre 1781. Estampe de Kobon (1782)

 

Le vicomte de Damas, colonel d’Auxerrois et qui avait pris part à l’expédition, fut envoyé par le marquis de Bouillé à Saint-Martin dont il fit prisonnière la garnison anglaise. Saba subit la même destinée. Les Français relevèrent, dans ces trois îles, le pavillon des États-Généraux. Fitz Maurice, commandant du bataillon de Walsh, fut laissé gouverneur militaire à Saint-Eustache, et Chaber, Français né à Saint-Eustache et qui avait fourni au marquis de Bouillé les renseignements qui l’avaient guidé, reçut le gouvernement civil.

Lorsque les Martiniquais, qui ignoraient d’abord où s’était dirigé leur gouverneur et qui avaient pensé qu’il se portait au-devant de l’escadre du comte de Grasse, attendu de l’Amérique, apprirent ce nouvel exploit accompli avec tant d’audace et de célérité, ils firent éclater leur joie, et la petite flotte conquérante fut reçue au milieu d’acclamations de triomphe. Le marquis de Bouillé rentra à Fort-Royal avec près de 800 prisonniers, sans compter les femmes et les enfants. Il y trouva l’armée du comte de Grasse qui avait terminé sa glorieuse campagne de l’Amérique septentrionale.

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Mellba, Caramelles…

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Bonne fête aux Delphine et aux très Saintes âmes du 26 novembre

Bienheureuse Delphine de Sabran


Tiers-Ordre séculier de saint François (✝ 1360)
Delphine ou Dauphine.

saint Elzear et la bienheureuse Delphine, diocèse d'AvignonOriginaire de Château-Puy-Michel, elle épousa à quinze ans, saint Elzéar qui avait treize ans. Elle s'attache au Tiers-Ordre séculier de saint François. Ils mènent ensemble une vie d'austérité et de prière, sans que leurs sujets s'en aperçoivent et sans négliger les obligations mondaines qui étaient celles de leur état de princesse et de comte. Devenue veuve, elle se retira à la cour de Naples, où elle mena une vie simple et toute donnée à la prière et aux pauvres. Son culte fut approuvé par le pape Urbain VIII.
Delphine n'accepta qu'à contre cœur ce mariage car elle voulait garder sa virginité. Elzéar respecta son désir. Quand il mourut en 1323, Delphine voulut vivre dans la pauvreté, en Provence puis à Naples où elle fut traitée de folle et de nouveau en Provence à Cabrières puis à Apt où elle mourut le 26 novembre 1360.
Son corps fut déposé dans la cathédrale d'Apt à côté de celui d'Elzéar, canonisé peu après (1371).
(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)
À Apt en Provence, l'an 1360, la bienheureuse Delphine, qui fut l'épouse de saint Elzéar de Sabran. Tous deux firent le vœu de chasteté et, après la mort de son mari, elle vécut dans la pauvreté et la prière.

Martyrologe romain

Saint Innocent d'Irkoutsk
 

Missionnaire en Sibérie (✝ 1731)


 

Saint Innocent voulait convertir la Chine au christianisme lorsque l'empereur de Chine, en 1692, ouvrit son pays à l'Evangile. Sous l'influence des pères jésuites, les missionnaires inculturèrent (*) l'Evangile dans les coutumes chinoises. Innocent d'IrkoutskQuand les dominicains vinrent se joindre à eux, ils les critiquèrent comme faisant une dérive théologique que Rome condamna à trois reprises sous leur influence. A la suite de quoi, l'empereur interdit le christianisme en 1717. Saint Innocent pensa que c'était seulement les catholiques qui étaient ainsi expulsés. Mais en fait c'était le christianisme. Il dut rebrousser chemin lorsqu'il lui fut interdit d'entrer en Chine. C'est ainsi qu'il devint l'apôtre de la Sibérie méridionale et le premier évêque d'Irkoutsk non loin du lac Baikal.
Illustration: Icône, chapelle du monastère Spaso-Vlakhernskogo, à Dedenovo dans la région de Dmitrovski...
(*) dans le processus d'inculturation, «l'Église universelle elle-même s'enrichit d'expressions et de valeurs nouvelles dans les divers secteurs de la vie chrétienne, [...]; elle connaît et exprime mieux le mystère du Christ, et elle est incitée à se renouveler constamment» (Note Doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation - site du Vatican)

L'incompréhension peut engendrer le découragement si nous ne jugeons qu'avec notre regard humain. Par delà cet échec, le regard de la foi découvre une vision de la volonté de Dieu. Le silence lui-même devient parole et appel de Dieu à prendre un autre chemin pour le servir.

Lectionnaire Emmaüs

Bienheureux Jacques (Giacomo) Alberione
Prêtre et fondateur de la
Famille paulinienne

 

Giacomo Alberione naît à San Lorenzo di Fossano (Cuneo, Piémont) le 4 avril 1884, cinquième enfant de Michel et Teresa Allocco.

En octobre 1900 il entre au séminaire diocésain d’Alba et le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre.

Le 20 août 1914 il initie, à Alba, la Société Saint-Paul pour l’évangélisation avec les instruments de la communication sociale, suivie des autres fondations qui constituent la Famille paulinienne : Filles de Saint-Paul, Sœurs Disciples du Divin Maître, Sœurs de Jésus Bon Pasteur (les Pastourelles), Institut Regina Apostolorum pour les vocations (Sœurs apostolines) ; les Instituts agrégés : Saint-Gabriel-Archange, Marie-de-l’Annonciation, Sainte-Famille et Jésus-Prêtre ; l’Association des Coopérateurs et Coopératrices pauliniens.

Il fait plusieurs fois le tour du monde pour rencontrer ses fils et filles répandus dans tous les continents de la terre et les encourager à une vie toujours plus contemplative et apostolique.

Le secret de sa vaste activité apostolique est à rechercher dans sa vie intérieure tendue dans un crescendo continuel à réaliser les paroles de l’Apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » (Gal 2, 20)

Le père Alberione s’est éteint à l’âge de 87 ans, le 26 novembre 1971. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction de saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) qui n’a jamais cessé de l’admirer et de le vénérer.

Les pauliniens et pauliniennes se rappellent avec émotion l’estime que saint Paul VI vouait à leur fondateur. Dans une mémorable audience accordée au père Alberione et à un groupe nombreux de ses fils et de ses filles, le 28 juin 1969, le pape s’exprimait ainsi : 

« Le voilà : humble, silencieux, infatigable, toujours vigilant, toujours recueilli dans ses pensées, passant de la prière à l’action, toujours attentif à saisir les "signes des temps", c’est-à-dire les moyens les plus efficaces de communiquer avec les humains; notre cher père Alberione a donné à l’Église de nouveaux instruments pour s’exprimer, de nouveaux moyens pour donner vigueur et rayonnement à son apostolat, une nouvelle conscience de sa mission pour l’évangélisation au moyen des médias de masse. “Permettez, cher père Alberione, que le pape se réjouisse de votre long, fidèle et inlassable travail, et des fruits qu’il a produits pour la gloire de Dieu et le bien de l’Église.” »     

Le Père Jacques Alberione, aura été l'un des plus créatifs apôtres du XXe siècle.

Le 25 juin 1996, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) signa le décret reconnaissant ses vertus héroïques et le béatifia le 27 avril 2003 à Rome.

 

Saint Umile (Humilis) de Bisignano
Religieux de l’Ordo Fratrum Minorum

 

Humilis, fils de Giovanni Pirozzo et de Ginevra Giardino, naît le 26 août 1582 à Bisignano en Calabre. Il reçut le prénom de Luca Antonio au baptême.
Déjà enfant, il manifestait une très profonde piété, assistant tous les jours à la Messe, méditant la Passion, même quand il travaillait aux champs, communiant aussi souvent que possible.

Dès l'âge de dix-huit ans, il ressentit fortement sa vocation religieuse, mais dut patienter encore neuf ans avant de pouvoir y accéder, multipliant, pendant ce long délai, les privations et vivant une vie austère remplie de charité et du souci des autres.

Humilis avait vingt-sept ans quand il intégra le noviciat des Frères mineurs à Mesoraca, où il eut comme professeurs Antonio de Rossano et Cosimo de Bisignano. Il prononça ses vœux le 4 septembre 1610 et se mit sous la protection de la Vierge Marie.
À partir de là, il accomplit toutes ses tâches avec ardeur, simplicité et humilité, mendiant, s'occupant du jardin, effectuant tous les travaux manuels qui lui étaient demandés par ses supérieurs.
Déjà au temps de son noviciat, ses frères avaient remarqué sa maturité spirituelle, et sa ferveur dans l'observance de la Règle. Il priait sans cesse, quelles que soient ses occupations matérielles, il était humble, docile, tout le temps gai. Il pratiquait pénitence et mortifications, et sa charité envers les pauvres était immense.

Depuis sa jeunesse, il bénéficiait d'extases chaque fois qu'il priait intensément. Mais ces manifestations entraînèrent la suspicion de l'autorité ecclésiastique, méfiante devant l'origine de ces grâces.
Par ailleurs, bien que n'ayant pas fait d'études, frère Humilis pouvait répondre à n'importe quelle question concernant l'Écriture Sainte, stupéfiant les théologiens. Pour ces deux raisons, il fut longuement interrogé par l'archevêque de Reggio de Calabre, et par les inquisiteurs. Mais nul ne put le confondre, et tous furent surpris de l'authenticité de ses dons ; à tel point que le frère général de l'Ordre, Benigno Genova, l'emmena avec lui lors d'une visite aux autres frères de Calabre et que deux Papes, Grègoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623) et Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644)  en firent leur conseiller.
C'est ainsi qu'Humilis resta plusieurs années à Rome. Il vécut aussi à Naples, au couvent de la Sainte Croix, où il contribua à répandre le culte du Bx John Duns Scot, particulièrement vénéré dans le diocèse de Nola.
Après une vie toute remplie d'humilité, de joie divine, du souci des pauvres, Humilis s'éteignit le 26 novembre 1637 à Bisignano.

Umile de Bisignano a été béatifié le 29 janvier 1882 par  Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé le 19 mai 2002 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Saint Pierre d'Alexandrie
Évêque et Martyr
(† 310)

 


Saint Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau. Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Pierre, saisi de frayeur, Lui dit: "Seigneur, qui Vous a mis dans cet état? — C'est Arius, répondit Jésus, qui a divisé Mon Église et M'a ravi une partie des âmes que J'ai rachetées de Mon sang."

L'évêque prémunit son clergé contre le traître et fut décapité peu de temps après.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

Autres Fêtes du Jour

Bienheureux Albert de Haigerloch  (✝ 1311)
Saint Alipe le stylite  anachorète (✝ v. 614)
Saint Amateur  Evêque d'Autun, (IIIe siècle)
Saint Antoine Daveluy  Avec 103 autres martyrs coréens (✝ 1866)
Saint Basle  ermite à Verzy (✝ 620)
Saint Bellino  évêque de Padoue et martyr (✝ v. 1147)
Saint Conrad de Constance Evêque de Constance (✝ 975)
Saint Diodore  moine (✝ 1633)
Bienheureuse Gaetana Sterni  religieuse italienne fondatrice (✝ 1889)
Bienheureux Gautier d'Aulne  (✝ 1180)
BBx Hugh Taylor et Marmaduke Bowes martyrs en Angleterre sous la reine Elizabeth I (✝ 1585)
Saint Humble de Bisignano  frère franciscain (✝ 1637)
Saint Jacques de Rostov  (✝ 1392)
Saint Jacques le Persan (IVe siècle)
Saint Jean Berchmans  Jésuite belge (✝ 1621)
Saint Léonard de Port-Maurice
Frère mineur à Rome (✝ 1754)
Saint Martin d'Arades  (✝ 726)
Saint Nikon le Métanoïète  Moine en Grèce (✝ 998)
Bienheureux Ponce de Faucigny  fondateur de l'abbaye de Sixt (✝ 1178)
Saint Silvestre Gozzolini  abbé à Fabriano en Italie Centrale (✝ 1267)
Saint Sirice  Pape (38e) de 384 à 399 (✝ 399)
Saint Théodose de Tirnovo  (✝ 1363)
Saints Thomas et Dominique  prêtres dominicains vietnamiens martyrs (✝ 1839)

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Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas

Évangile de Jésus-Christ selon
 saint Luc 21,29-33.


En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Claude la Colombière (1641-1682)

jésuite

Journal spirituel (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 152)
Dieu seul ne passera pas


Il n’y a que Dieu seul qui soit immortel (cf. 1 Tm 6,16). Tout le reste meurt, les rois, les parents, les amis ; ceux qui nous estiment ou que nous avons obligés se séparent de nous, ou par la mort, ou par l’absence ; nous nous séparons d’eux ; le souvenir de nos bienfaits, l’estime, l’amitié, leur reconnaissance meurent en eux. Les personnes que nous aimons meurent ou du moins la beauté, l’innocence, la jeunesse, la prudence, la voix, la vue, etc., tout cela meurt en eux. Les plaisirs des sens n’ont, pour ainsi parler, qu’un moment de vie. Dieu seul est immortel en toutes manières.

            Comme il est très simple, il ne peut mourir par la séparation des parties qui le composent ; comme il est très indépendant, il ne peut défaillir par la soustraction d’un concours étranger qui le conserve. De plus, il ne peut ni s’éloigner, ni changer ; non seulement il sera toujours, mais il sera toujours bon, toujours fidèle, toujours raisonnable, toujours beau, libéral, aimable, puissant, sage et parfait en toutes manières. Le plaisir qu’on goûte à le posséder est un plaisir qui ne passe jamais, il est inaltérable, il ne dépend ni du temps, ni des lieux ; il ne cause jamais du dégoût ; au contraire, il devient toujours plus charmant, à mesure qu’on en jouit.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.

Sachez interpréter les signes des temps

Jésus nous met en garde contre les faux prophètes qui, à chaque génération, surgissent.  Aujourd'hui,  es faux prophètes revêtent le visage de multiples idéologies mirobolantes.

"Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici le Christ ici, Le voilà là, ne le croyez pas. Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus.  Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

Voyez le figuier et tous les arbres ; quand ils bourgeonnent déjà, à cette vue, vous connaissez par vous-mêmes que l'été est proche"

Soyez intelligents, nous dit le Seigneur : sachez interpréter les signes.

"De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le règne de Dieu est proche"

C'est le Fils de l'homme qui a le pouvoir de constituer le monde nouveau.

"Mais en ces jours-là, après cette détresse-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera plus sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.

Eh bien, c'est alors qu'on verra le Fils de l'homme venant des nuées, avec grande puissance et grande gloire ; c'est alors qu'Il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel"

Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne  que de courir après les prophéties. Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date.

"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils,  personne absolument si ce n'est le Père"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.

"Et il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche."

L’image sereine du figuier qui bourgeonne nous ramène à la joie paisible du triomphe de la vie de Jésus ressuscité. Au cœur de la description des « signes » qui affoleront les nations, Jésus annonçait : « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. » C’est le soleil levant, l’astre d’en haut qui vient nous visiter et qui chasse les ténèbres de notre nuit, et réchauffe notre cœur. Nous pouvons être rassurés, chacun peut se préparer à l’heure de la venue de Jésus. Il est inutile de scruter les prophéties de la fin des temps pour travailler à notre conversion. Jésus vient pour l’humanité entière. L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu. Origène disait : « Bois l’eau de tes sources et de tes puits, et que ta source soit bien à toi. » Essaie, toi qui m’écoutes, d’avoir un puit à toi et une source à toi ; de la sorte, quand tu prendras le livre des Écritures, tu arriveras à découvrir toi aussi, de ton propre chef, quelque interprétation. Oui, d’après ce que tu as appris dans l’Église, essaie de boire, toi aussi, à la source de ton esprit…Car si tu as reçu en toi la parole de Dieu, si tu as reçu de Jésus l’eau vive, et si tu l’as reçue avec foi, elle deviendra en toi « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

"De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche."

Nous mettons à profit le temps qui nous est donné pour nous convertir. Un jour nous verrons "le ciel nouveau et la terre nouvelle," car le premier ciel et la première terre auront disparu, et il n’y aura plus de mer. Et nous verrons descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Daniel, après avoir montrer une grande discordance, prophétise la vision d’un vieillard harmonieux ! Au milieu de la vision, le Fils de l’homme ! Jésus est venu apporter à l’humanité douceur et tendresse dans nos relations humaines. Le figuier dans la vigne est la représentation de la Parole de Dieu ! Quand il fleurit, il annonce le printemps tout proche. C’est ainsi que la Parole de Dieu travaille dans le peuple de Dieu. Ces rameaux tendres, ces fleurs qui commencent à éclore sont le signe de toutes ces bonnes actions, ces pensées, ces paroles qui jaillissent d’un cœur bon. Nous pouvons bâtir un monde nouveau, le monde de l’amour. « Je regardais… Et je voyais venir avec les nuées du ciel comme un Fils d’homme. » Le visage humain est le lieu de la présence de Dieu la plus authentique.

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas."

Jésus ne laisse place à aucune hésitation. La promesse concerne notre humanité, elle s’accomplira en temps voulu pour celui qui sait attendre dans la foi et persévérer dans l’espérance. « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard, confirme saint Pierre, mais il fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion. » La Parole s’accomplit, nous sommes témoins de l’action libératrice et guérissante de la grâce dans nos vies. C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Plus le monde déploie de la violence et de la haine, plus Jésus, dans le mystère de son amour, répond par la douceur et par l’humilité. Il s’agit pour nous d’entourer les souffrants avec une grande tendresse, qu’en leur cœur jaillisse un amour. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre : "Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens." Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.

Réflexion  

Le Seigneur nous parle comme un grand frère protecteur, en nous alertant: Si on vous dit; surgira de faux Christ et de faux prophètes; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus.  Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

St Claude la Colombière nous explique. Il n’y a que Dieu seul qui soit immortel (1 Tm 6,16). Nous sommes tous mortels. Jésus lui est un composant du Père Éternel, d'où son immortalité. il ne peut mourir par la séparation des parties qui le composent ; bien qu'il soit très indépendant, il ne peut défaillir par la soustraction d’un concours étranger .

Le père Gabriel conseil : Sachez interpréter les signes des temps il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne  que de courir après les prophéties. 
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Le père Gilbert Adam confirme L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu.  C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Tandis que le monde s'enflamme dans la violence, de la haine, l'hypocrisie, les débauches en tous genres. Par la grâce de Jésus, par le mystère de son amour, sa réponse sont douceur et l’humilité. Il s’agit pour nous d’être proche dans la  tendresse respectueuse. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre et nous crions: "Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens." Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.

Prière:

​​​​​​​Seigneur toi qui nous guide vers l 'Éternité accorde nous d'entendre et de comprendre ta Parole à tous ceux que tu appelles . Accorde nous la grâce de vivre le mystère de notre Seigneur,  pour nous permettre de le suivre sur sur le chemin qu'il nous a tracé, en mettant dans notre vie compréhension, et soutient à toutes souffrances. 

Gloire à Dieu au plus haut des Cieux

Emounawh

26 novembre 2021

 

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Le père Jivko Panev a été promu au grade de chevalier de l’ordre national du Mérite

Le père Jivko Panev
a été promu au grade
de chevalier de l’ordre national du Mérite

 

Le père Jivko Panev, directeur d’Orthodoxie.com, producteur de l’émission de télévision Orthodoxie sur France 2, maître de conférence à l’Institut Saint-Serge et recteur de la paroisse Notre-Dame-Souveraine et Saint-Silouane à Chaville, vient d’être promu au grade de chevalier de l’ordre national du Mérite par décret du président de la République, le 24 novembre, sur proposition du ministre de l’Intérieur. Toutes nos félicitations !

 


Cofondateur et rédacteur en chef d'Orthodoxie.com. Professeur d'histoire et de géographie, auteur. Derniers ouvrages parus : "La royauté et le sacré" (Cerf, 2016) ; "Le christianisme orthodoxe face aux défis de la société occidentale" (Cerf, 2018) ; "Le loup et son mystère. Histoire d'une fascination" (Le Courrier du livre, 2020), prix Jean Dorst 2020. Blog : http://levalois.blogspot.com/
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