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Les Dix Jours de Repentance: Asséreth Yemei Téchouva

Les Dix Jours de Repentance: Asséreth Yemei Téchouva
Les Dix Jours de Repentance: Asséreth Yemei Téchouva
Les Dix Jours de Repentance: Asséreth Yemei Téchouva

Les Dix Jours de Repentance:

Asséreth Yemei Téchouva
 

 

Les dix jours de Roch Hachana à Yom Kippour sont appelés les Asséreth Yemei Techouva, soit les Dix Jours de Repentance

(littéralement : « les Dix Jours de Retour »).

Lorsque le prophète Isaïe exhorte la nation juive à se repentir de ses péchés, il dit : « Cherchez D.ieu quand Il peut être trouvé ; appelez-Le quand Il est proche. »1 Quel est ce moment ? Les sages enseignent que ce verset se réfère à ces dix jours, au cours desquels D.ieu est particulièrement proche de nous.

Les sages décrivent cette période comme une période où « les portes du ciel sont ouvertes et J’écouterai vos prières ».

Maïmonide2 explique :

« Même si la repentance et l’appel à D.ieu sont toujours opportuns, pendant les dix jours allant de Roch Hachana à Yom Kippour, cela est extrêmement approprié et accepté immédiatement [en haut]. »

« C’est pourquoi, poursuit Maïmonide, il est de coutume que tout Israël donne à profusion à la charité, accomplisse de nombreuses bonnes actions et s’affaire à l’observance des commandements de D.ieu depuis Roch Hachana jusqu’à Yom Kippour dans une plus grande mesure que pendant le reste de l’année. »3

Pourquoi cette période est-elle unique ? Rabbi Chmouel Eliezer Eidels (Maharsha, 1555-1631) explique que notre destin pour l’année à venir est décidé à Roch Hachana, mais qu’il n’est pas scellé avant Yom Kippour. En conséquence, c’est le moment de revenir vers D.ieu et de Le supplier d’améliorer le jugement.4

Dans la prière
Pendant ces dix jours, un certain nombre de modifications sont apportées à la prière quotidienne :

● Pendant les offices du matin, après la bénédiction de Yichtaba’h, il est d’usage de dire le Psaume 130 : Chir hamaalot mima’amakim etc.

● Trois fois par jour, dans la Amida (la prière silencieuse prononcée debout), à la place de haE-l hakadoch (« le D.ieu saint »), nous disons haMelekh hakadoch (« le roi saint »), et à place de Melekh ohev tsédaka oumichpat (« Roi qui aime la droiture et la justice »), nous disons haMelekh hamichpat (« le Roi du jugement »). Il y a un certain nombre d’autres insertions instituées par les sages médiévaux que l’on peut trouver dans le livre de prières.

● À la suite de la Amida et des Ta’hanoun (les prières de supplications) qui suivent, nous ajoutons la prière complète d’Avinou Malkénou.

● Comme nous le faisons depuis le début du mois d’Eloul (et ce, jusqu’au septième jour de Souccot, Hochaana Rabba), nous disons le Psaume 27 à la suite des prières du matin et de l’après-midi (ou du soir).

Les deux coutumes suivantes ne sont pas observées chez ‘Habad :

● Dans le Kaddich, certains ont l’habitude de dire léeila ouléeila (« au-delà et plus haut encore »), en référence à la grandeur de D.ieu, au lieu de l’habituel léeila (« au-delà »). (Chez ‘Habad, cette formulation est réservée à la prière de Néilah à Yom Kippour).

● La coutume répandue est de réciter des seli’hot spéciales (prières pénitentielles) avant l’aube. Chez ‘Habad, elles ne sont dites que lors du jeûne de Guédalia, au milieu de l’office du matin.

Pratiques générales
Idéalement, pendant cette période, nous diminuons notre implication dans les affaires matérielles (presque comme lors de la période de « demi-fête » de ‘Hol Hamoed) et nous augmentons notre étude de la Torah et nos dons charitables.

En ces jours qui précèdent Yom Kippour, certains veillent à régler toutes leurs dettes de manière à arriver au jour saint avec une ardoise vierge.

C’est le moment de faire son maximum dans l’observance de toutes les mitsvot. Par exemple, une personne qui ne s’abstient généralement pas de consommer du pain casher mais cuit par des non-juifs devrait s’efforcer pendant cette période de ne manger que du pain cuit uniquement par des Juifs.

Jours particuliers
Le jour suivant Roch Hachana est le Jeûne de Guédalia, lors duquel nous pleurons la mort de Guédalia, le chef du peuple juif en Terre Sainte après la destruction du Premier Temple en 3338 (423 avant l’ère commune).

Le Chabbat entre Roch Hachana et Yom Kippour est appelé Chabbat Chouva, « le Chabbat du Retour ». Ce nom provient de la Haftara (lecture des prophètes) de ce Chabbat, qui commence par les mots : « Reviens, Israël, vers l’Éternel ton votre D.ieu. »5 Avec Chabbat Hagadol (le Chabbat précédant Pessa’h), c’est l’une des deux occasions annuelles où les rabbins ont l’habitude de prononcer (plus longtemps que d’habitude) des discours sur des sujets d’actualité. Comme à Roch Hachana, nous trempons notre ‘hallah dans du miel au début des repas du Chabbat.

Le jour qui précède Yom Kippour est l’un des jours les plus chargés de l’année juive. Aux petites heures du matin, il est de coutume de célébrer la cérémonie des Kapparot avec un poulet ou de l’argent, au cours duquel nous disons : « Ceci est mon remplaçant, ceci est mon substitut, ceci est mon expiation ; ce poulet mourra et j’aurai une vie longue, bonne et paisible. » Étant déjà dans une ambiance de fête, le Ta’hanoun est exclu des prières et nous prenons deux repas de fête, l’un à midi et l’autre, juste avant le jeûne, qui commence au coucher du soleil. Parmi les aliments traditionnels, il y a le lekakh (gâteau au miel) et les kreplach (sortes de raviolis fourrés de viance). Le Talmud déclare : « Quiconque mange et boit le neuf [Tichri] est considéré comme s’il avait jeûné le neuf et le dix. »6

Une perspective kabbalistique
Le maître kabbaliste Rabbi Isaac Louria (le « Arizal ») a enseigné que les sept jours entre Roch Hachana et Yom Kippour (qui comprennent toujours un dimanche, un lundi, etc.) correspondent aux sept jours de la semaine, chaque jour représentant tous ces mêmes jours de l’année : le dimanche représente tous les dimanches, le lundi représente tous les lundis, etc. Veillons à mettre ces jours à profit avec sagesse.

NOTES
1.    Isaïe 55,6.

2.    Michné Torah, Lois de la Téchouva 2:6.

3.    Michné Torah, Lois de la Téchouva 3:4.

4.    Maharsha sur Yevamot 49b.

5.    Osée 14,2.

6.    Talmud, Berakhot 8b.

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Le Yom Kippour 

Le Yom Kippour encore connu sous le nom du jour du Grand Pardon est l’une des célébrations juives les plus importantes. À cet effet, de nombreux pratiquants se regroupent à travers le monde pour la commémorer. Fixée en fonction du calendrier juif, cette fête a une histoire, des particularités et s’appuie sur des traditions bien précises.

Le Yom Kippour est prévu à la date suivante :

Jeudi 16 septembre 2021


Histoire et origine de Yom Kippour – Le Grand Pardon
La fête du Yom Kippour est une fête du peuple hébreu qui a lieu chaque année en fonction du calendrier juif. Sa célébration se tient chaque dix du premier mois de l’année juive appelé le 10 Tichri. L’origine de la fête de Yom Kippour remonte à la période biblique. Il s’agit notamment de l’histoire de Moïse et aux quarante ans passés par le peuple juif dans le désert.

Durant cette période, le prophète Moïse monta sur la montagne du Sinaï afin de recueillir les dix commandements du Seigneur. Il devait ainsi sceller l’alliance du peuple juif avec le Créateur. Moïse ne revenant pas, les enfants d’Israël pensaient qu’il était mort. Ils fabriquèrent un veau d’or qu’ils décidèrent d’adorer.

En descendant de la montagne, Moïse vit que le peuple hébreu était tombé dans le péché en violant le troisième commandement de la loi donnée par Dieu. Ce dernier stipule qu’ils ne devraient adorer aucune statue ou idole. En colère, il brisa la tablette de la loi.

Afin d’obtenir le pardon pour les fautes de son peuple, il dut à nouveau passer deux fois quarante jours sur le mont Sinaï. Dieu n’accorda ce pardon que le 10 Tichri, jour qui devient officiellement celle de la célébration du Yom Kippour ou du « Grand Pardon ». Le Yom Kippour symbolise donc le jour où le Tout-Puissant accorda son absolution au peuple d’Israël.

Préparation à Kippour : les dix jours de Techouva
Avant la célébration du Yom Kippour, le peuple juif doit d’abord se soumettre aux dix jours de pénitence appelés également les Asséreth Yemei Techouva. Durant cette période, le peuple doit supplier le Seigneur. Ces supplications se font à travers la prière. À cet effet, un certain nombre de modifications sont apportées dans les prières.

Ensuite, le peuple doit observer un certain nombre de pratiques au cours de ces dix jours de repentance. Les juifs doivent par exemple, limiter au maximum leur implication dans leur vie professionnelle. C’est aussi le moment de se plonger véritablement dans la lecture des livres saints dont la Torah qui est le livre saint juif.

Pendant ces dix jours, il est aussi conseillé de multiplier autant qu’on le peut ses dons charitables aux pauvres. De même, les juifs ayant énormément de dettes doivent faire l’effort de les rembourser avant la fête du Yom Kippour. Certains croyants ont tendance à se nourrir de mets qui ne sont pas casher. Ils devront les éviter, car tous les mitsvots (prescriptions) doivent être respectés à cette occasion.

Durant les dix jours de Techouva, certains jours sont également particuliers. Par exemple, le jour qui suit la célébration de Roch Hachana (Nouvel An juif), le peuple juif fait un jeûne en souvenir de Guédalia. Le shabbat (jour du sabbat) qui se trouve entre le Nouvel An juif et le Yom Kippour est spécial également. Toutefois, l’un des jours les plus spéciaux reste celui du jour qui précède le jour du grand pardon. Une grande réjouissance est organisée à cet effet.

Comment fêter Yom Kippour ?
La fête de Yom Kippour 2020 est prévue de la soirée du dimanche 27 septembre à la soirée du lundi 28 septembre. La célébration de 2021 quant à elle se tiendra de la soirée du mardi 15 septembre à la soirée du mercredi 16 septembre. Juste avant le jeûne qui marque le début de la fête, le peuple hébreu se réjouit et deux grands festins ont lieu durant la journée.

Le jeûne quant à lui débute dans la soirée et se termine le lendemain soir. Il a une durée d’environ 25 à 26 heures. Tous les juifs sont tenus de suivre ce rite s’ils ont atteint l’âge requis. Cet âge est de 13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles. Les femmes enceintes ne sont pas exceptées. Les seules qui peuvent se soustraire à ce jeûne sont les personnes dont la santé précaire ne permet pas qu’elles le suivent. Durant ce temps, les juifs s’interdisent de nombreuses choses afin de célébrer Yom Kippour.

Les rites et interdits à Yom Kippour
À Yom Kippour, il est interdit de faire un certain nombre de choses.

Pas manger, pas boire
Il est interdit de manger et de boire. Chacun est tenu de respecter cette consigne scrupuleusement pendant les 25 heures. Il s’agit d’un préalable au jeûne.

Pas porter de chaussures en cuir
Il est aussi interdit de porter des chaussures faites en cuir pour commémorer Yom Kippour dignement.

Pas de relations conjugales
Les interdits de cette commémoration concernent aussi les relations sexuelles, que vous soyez marié ou pas. Il existe également d’autres interdictions comme celle de se laver ou d’utiliser des parfums ou crèmes hydratantes.

À la fin du jeûne, un grand festin est organisé pour la rupture.

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Des rapaces pour éloigner les étourneaux

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Jean Paul Belmondo en vidéo

Le comédien, décédé lundi 6 septembre à 88 ans, reçoit ce jeudi un hommage de la Nation dans la cour de l’hôtel des Invalides. Emmanuel Macron prononcera l'éloge funèbre, devant sa famille et ses proches, des représentants du monde de la culture et du sport, des membres du gouvernement mais aussi devant un millier de personnes. Ces places seront offertes au grand public dans la cour, sans réservation - mais avec un passe sanitaire requis. Posez toutes vos questions à notre journaliste sur place, Thibault Izoret. Bertrand Guyard, journaliste Culture Le Figaro est également l'invité de Charlotte Barrillon-Dennebouy sur le plateau de Figaro Live. Les obsèques du «Magnifique» se dérouleront vendredi à Saint-Germain des Prés.

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Bonne soirée en musique

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La prairie aux papillons dans nos amis sauvages

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Seigneur pend pitié et claire nous

Seigneur pend pitié de la nature

Seigneur prend pitié de la végétation et des animaux.

Ils brulent à cause d’êtres vivants se prenant pour des hommes importants,

Ils sont responsables des incendies de forêt.

 

Seigneur ta création végétale est si belle,

Elle souffre victimes d’individus orgueilleux,

Leurs prétentions les conduisent à se prendre pour des dieux.

 

Seigneur voit leur souffrance elle n’a plus d’aliment

Elle n’a plus d’abris, de toit ils sont innocents de ce que nous faisons

Leur boisson est polluée par les détritus dû aux incendies.

 

Protège-les, détruit ce qui leur est devenu dangereux

Rend leur justice, prend pitié de ta belle création

Fait la renaître pour les humains indélicats, mais pour ceux qui prennent soin d’elle.

 

8 août 2021

 

II

Prend pitié des victimes des incendies

Prend pitié des êtres vivants terrifié devant les flammes

Elles lèchent arbres, murs, maisons, sans distinctions

Brûlent tout sous leurs passages, vivants et végétations sèche.

 

Je t’aime écoute moi,

Dans ta colère je t’en prie prend pitié des innocents

Revois ton livre de vie

Voit leurs peines met dans la balance leurs fautes légères

Toi qui est amour et justice, j’ai confiance en ton cœur

Ne permet pas que l’injustice te rende triste et malheureux ;

 

9 août 2021

 

III

Pour l’Himalaya

Prend pitié des victimes de la pandémie

Accorde-leur le secours

Soutient les soignants,

Voit leur problèmes spécifiques.

 

10 aoûte2021

 

IV

Père voit ceux qui t’aiment

 

Père voit ceux qui t’aimes

Ne les condamnent pas à cause des traitres

Ta colère n’est pas seulement compréhensible,

Elle est normale pour les humains qui sont si petits.

Pour toi nous ne sommes que des fourmis travailleuses

Et pourtant tu nous vois en être proche de ton fils.

 

Toi est tout et peux tout

Qui est amour,

Ecoute ceux qui :

t’aiment avec tendresse,

t’écoutent avec admiration

t’obéissent et pratique ta Loi avec intelligence

Voit leur amour sincère, accorde leur miséricorde.

 

Fait de moi ce que tu veux

Prend moi en otage

Si tu le veut

Mais Seigneur accorde moi ta justice d’amour à ceux qui vous aime

 

9 août 2021

 

V

Ecoute, prend pitié et agit

Pour Jérusalem

Père écoute les larmes et les cris de tes enfants,

Ils sont victimes d’individus sauvages tuant en ton nom.

 

Pour les violences familiales en France  et dans le monde

 

Prend pitié des victimes des maris et des parents

Voit leurs souffrances, écoute leurs cris

Délivre-les de leurs bourreaux

Seigneur, écoute-moi, exauce-moi.

Seigneur prend pitié de ces femmes et des enfants

Voit leurs souffrances physiques 

Leurs larmes sincères, parfois sèches et silencieuses,

Tous pleurent leur impuissance à préserver leurs protéger

A cause des violences qu’ils subissent :

Femmes, enfants, personnes âgées, animaux de compagnie

Voit leurs larmes, leurs impuissances, leurs désespoirs

Seigneur dans ta bonté infini pardonne leurs fautes,

Leur faiblesses est telles qu’elles sont tétanisées,

Elles ne peuvent plus voir ta lumière

Illumine les pour qu’elles reprennent confiance en toi et la vie.

Ainsi soit-il

 

Pour Madagascar

 

Seigneur prend pitié de ce peuple

Ils sont affamés à cause de la sécheresse

La faim est cause de leurs maladies

Prend pitié d’eux

 

10 août 2021

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Jésus dit: on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.
 

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)
carmélite, docteur de l'Église

Manuscrit autobiographique C, 15v° - 16r°


 

L'amour des ennemis
 

« Vous avez appris qu'il a été dit : Vous aimerez votre ami et vous haïrez votre ennemi. Pour moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5,43-44). Sans doute, au Carmel on ne rencontre pas d'ennemis, mais enfin il y a des sympathies ; on se sent attirée vers telle sœur au lieu que telle autre vous ferait faire un long détour pour éviter de la rencontrer. Ainsi sans même le savoir, elle devient un sujet de persécution. Eh bien, Jésus me dit que cette sœur, il faut l'aimer, qu'il faut prier pour elle, quand même sa conduite me porterait à croire qu'elle ne m'aime pas : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Car les pécheurs aiment aussi ceux qui les aiment ». 

            Et ce n'est pas assez d'aimer, il faut le prouver. On est naturellement heureux de faire un présent à un ami, on aime surtout à faire des surprises, mais cela, ce n'est point de la charité car les pécheurs le font aussi. Voici ce que Jésus m'enseigne encore : « Donnez à quiconque vous demande ; et si l'on prend ce qui vous appartient, ne le redemandez pas ». Donner à toutes celles qui demandent, c'est moins doux que d'offrir soi-même par le mouvement de son cœur. (...) Si c'est difficile de donner à quiconque demande, ce l'est encore bien plus de laisser prendre ce qui appartient sans le redemander. Ô ma Mère, je dis que c'est difficile, je devrais plutôt dire que cela semble difficile, car le joug du Seigneur est suave et léger (Mt 11,30). Lorsqu'on l'accepte, on sent aussitôt sa douceur et l'on s'écrie avec le psalmiste : « J'ai couru dans la voie de vos commandements depuis que vous avez dilaté mon cœur » (Ps 118,32). Il n'y a que la charité qui puisse dilater mon cœur, ô Jésus. Depuis que cette douce flamme le consume, je cours avec joie dans la voie de votre commandement nouveau (Jn 13,34).

 

Méditation de l'évangile saint Luc 6, 27-38  
du jeudi 9 septembre

Aimer ses ennemis

Jésus nous engage sur une voie totalement nouvelle où comme Dieu qui est Père, nous sommes invités à aimer même nos ennemis. « Mais pour vous qui m'écoutez, je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient »

Jésus nous engage sur une voie totalement nouvelle où comme Dieu qui est Père, nous devons aimer même nos ennemis.

« Mais pour vous qui m'écoutez, je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient »

Cela ne ressemble guère à notre société où il s'agit de réduire nos ennemis, de leur imposer nos idées, sinon de les liquider physiquement ou moralement.

La dialectique, comme un mouvement inéluctable, exaspère les conflits jusqu'au point de rupture dans la violence. Mais cette spirale de violence ne peut qu'exister dans une société où les hommes se regardent comme des ennemis haïssables,
de part et d'autre.

Là encore, Jésus nous redonne espoir : il suffit d'aimer.

« Et Moi je vous dis : aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car Il fait lever son soleil sur les méchants et les bons et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. »

C'est la manière d'agir même de Dieu.

Ce qui est à la base de l'acte gratuit du chrétien n'est pas la récompense, même du ciel, mais la qualité d'être qu'il acquiert et qu'il développe dans le monde, en agissant à la manière de Dieu…

« Et vous serez les fils du Très-Haut parce qu'Il est bon pour les méchants et les ingrats ».

La récompense n'est pas exclue, mais elle n'existe que parce que nous entrons dans la famille de Dieu, que nous en devenons les fils et que nous en prenons la manière de faire…

« Et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut »

Chaque chrétien devient « comme Dieu » et installe dans le monde cette manière divine d'agir.

Père Gabriel

Homélies du Père Gilbert Adam

Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.

Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

Dans son Discours sur la Montagne, aussitôt après les Béatitudes, Jésus nous livre tout un enseignement sur l’amour-charité, et spécialement sur l’amour des ennemis : ennemis personnels ou ennemis du groupe auquel nous appartenons. Et il précise ce qu’il entend par aimer ses ennemis : Faire du bien à ceux qui nous haïssent, souhaiter du bien à ceux qui nous maudissent, prier pour ceux qui nous maltraitent. L’Evangile, la Bonne Nouvelle, nous donne ainsi un message des plus précieux. "La mesure dont vous vous servez pour les autres, servira aussi pour vous. » C’est si merveilleux que nous puissions affirmer notre désir de Dieu en le liant à l’Amour que nous nous portons les uns aux autres. Bonheur pour nous d’être inscrits dans cette sagesse chrétienne si différente de toutes les autres. Cette Sagesse, Jésus l’énonce d’une manière si belle et si réconfortante. Jésus, après ces consignes sur l’amour sans frontières, en vient à parler de la non-violence, de la joue qu’il faut tendre, du manteau qu’il faut laisser prendre et des deux mille pas qu’il faut faire, c’est-à-dire du quart d’heure qu’il faut accepter de perdre avec un homme dans la joie ou la peine, avec ses frères en communauté, sous son regard.

Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique. 

Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s’en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Par sa venue dans la chair humaine, Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, apporte à l’humanité un message fondamentalement nouveau. Nous aimons cette parole si difficile à mettre en pratique : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous maudissent, bénissez. » Il est évident que sans la grâce de Dieu, nous ne pouvons pas la réaliser. Nous retrouvons alors notre lien -religion- à Dieu si vital : « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Aujourd’hui, nous avons dans l’Evangile le message d’amour qui change le monde :

« Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants.

Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. Il s’agit dans ce message de ce qui est le plus précieux dans le christianisme. Ce que Jésus énonce, il l’a vécu, et à sa suite, celui qui est bien formé par lui sera comme son Maître. C’est la réalité de l’Évangile : Etre comme Jésus lui-même. C’est notre vocation chrétienne. Depuis que nous sommes baptisés dans le Christ cette suite de Jésus est rendue possible. Jésus a toujours fait ce dont Il a parlé ; Il a toujours consolé. Il a toujours pris sur lui par sa Croix toute la misère du monde. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, il a porté sur son dos la haine du monde. Marie l’immaculée l’a suivi jusqu’au bout, Jésus ose parler de récompense, la gratuité demeure entière, car la récompense dont parle Jésus n’est pas un nouvel avoir, mais un supplément d’être. Plus nous aimons Dieu pour lui-même, et plus nous sommes confortés dans notre autonomie d’enfant de Dieu et plus nous aimons nos frères.

Demandons à Dieu notre Père la grâce que notre prière et notre vie soit semblable à celle de Jésus.

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Bonne fête aux Alain et aux autres Saintes Âmes du 9 septembre

Bx Alain de la Roche
Dominicain (1428-1475)

Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même.
Il parcourut la France, l'Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.

Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié.

Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.

9 Septembre
  
Saint Pierre Claver

Apôtre des Noirs
(† 1654)

 

Saint Pierre Claver était Espagnol; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. A vingt ans, il entra au noviciat des Jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, Jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d'après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l'Amérique; il lui en souffla au coeur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s'embarquer pour les missions du nouveau monde.

A son arrivée en Amérique, il baisa la terre qu'il allait arroser de ses sueurs. Il se dévoua corps et âme au salut des esclaves, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s'imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité. Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses voeux, Pierre Claver obtint d'y ajouter celui de servir les esclaves jusqu'à sa mort; il signa ainsi sa formule de profession: Pierre, esclave des nègres pour toujours.

Les milliers d'esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait: "Vous trouverez des confesseurs dans la ville; moi, je suis le confesseur des esclaves." Il disait aux dames: "Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes; c'est le confessionnal des pauvres négresses."

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au Saint-Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de ses nuits. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple: "Dieu compte tes péchés; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier!"

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. En quarante-quatre ans d'apostolat, il avait baptisé plus de trois cent mille nègres. – Le Pape Léon XIII l'a déclaré Patron des missions, en 1896.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Bx Pierre Bonhomme
 

Prêtre et fondateur des :
« Sœurs de Notre Dame du Calvaire »

Pierre Bonhomme naît à Gramat, petit village du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour, le 4 Juillet 1803, dans le modeste foyer d’un artisan coutelier. Son enfance vécue dans une famille chrétienne l’imprègne tout jeune de la vie de prière.
Après une solide formation au petit séminaire de Montfaucon (Lot) il s’inscrit au Collège royal de Cahors où il obtient le diplôme de bachelier, puis il entre au grand séminaire de Cahors.
Ordonné prêtre le 22 décembre 1827, à 24 ans, il est envoyé à Gramat. Après les années qui suivent la Révolution, le besoin d’un renouveau se fait sentir dans le monde rural.
Apôtre infatigable le Père Pierre Bonhomme, surnommé « missionnaire en Quercy » anime des missions de village en village, assure de nombreuses retraites, prédications, et confessions, renouvelle le pèlerinage de Rocamadour, crée des écoles et des œuvres sociales, fonde l’Association des « Enfants de Marie ».

En 1832, 109 jeunes filles s’engagent dans cette association ; leur dynamisme spirituel, les services rendus aux plus pauvres transformeront Gramat. Le Père Bonhomme veut ouvrir un hospice pour les personnes âgées souvent abandonnées, sans soins. Il en parle à Hortense Pradel, l’une des Enfants de Marie qui l’écoute et pense : « que je serais heureuse d’être sœur dans cet hospice ! ». Elle en parle à sa sœur, à ses amies, et ce projet mûrit.
C’est auprès de Notre Dame de Rocamadour que cette petite équipe se met à l’écoute de l’Esprit pendant une retraite de 8 jours. À la fin de cette retraite, elles font le vœu de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, pour « le service des pauvres et l’instruction des enfants ». C’est à ce moment-là que nait la Congrégation. Aujourd’hui les « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » aiment retrouver leurs racines dans la générosité de ce premier appel. Elles considèrent comme fondatrices, avec le Père Bonhomme, Hortense Pradel, en religion “Mère Thérèse”, et sa sœur Adèle Pradel en religion “Mère Vincent”.

Pierre Bonhomme, témoin de Foi et d’espérance pour le monde d’aujourd’hui, pèlerin infatigable du sanctuaire de Rocamadour.
À l’époque le pèlerinage se faisait à pied en une journée : la marche est rythmée par le chapelet, des temps de méditation, des chants.
Les pèlerins montent l’escalier à genoux, puis le Père Bonhomme célèbre la Messe dans la ferveur et la joie partagées.
Il déploie un zèle inlassable pour propager la dévotion à Marie partout ou il va.
Il disait : « Pour faire un bon pèlerinage trois choses sont nécessaires : l’amour de Dieu et Marie dans le cœur, la pluie ou la neige sur le dos, et par conséquent un bon peu de fatigue dans les jambes… ».

Le Père Bonhomme, le 8 Septembre 1861 à Gramat, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Aujourd’hui les Sœurs de Notre Dame du Calvaire continuent à marcher dans les pas du Père Bonhomme. Elles vont en pèlerinage à Rocamadour prier Marie, lui confiant joies et peines de tous. La Congrégation ne cesse de se développer en France, au Brésil, en Argentine, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, aux Philippines, au Vietnam.

Pierre Bonhomme a été béatifié, avec María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique « Dolores Sopeña » ; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée ; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, le 23 mars 2003, sur la Place Saint-Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).

Autres Fêtes du Jour


 

Bse Alphonse-Marie Eppinger fondatrice de la Congrégation du Très Saint Sauveur (✝ 1867)
Saint Bettelin ermite à Crowland en Angleterre (VIIIe siècle)
Saint Ciaran  abbé irlandais (✝ 549)
Saint Dorothée (IVe siècle)
Bienheureux Francisco Garate Aranguren  religieux de la Compagnie de Jésus (✝ 1929)
Bienheureux Frédéric Ozanam  fondateur de la société saint Vincent de Paul (✝ 1853)
Bienheureux George Douglas  prêtre et martyr à York en Angleterre (✝ 1587)
Saint Gorgon Martyr à Rome (✝ v. 304)
Bx Jacques-Désiré Laval  Père du Saint-Esprit, ayant évangélisé l'île Maurice (✝ 1864)
Saint Joseph de Volokolamsk  (✝ 1515)
Bienheureuse Maria Euthymia Üffing  religieuse de la Miséricorde (✝ 1955)
Bienheureuse Maria Toribia  veuve de saint Isidore le laboureur (XIIe siècle)
Saint Omer  Evêque de Thérouanne, en Flandre (✝ 667)
Saintes Osmane et Osanne  ermites (VIIe siècle)
Bx Pierre Bonhomme  fondateur de la Congrégation de Notre-Dame du Calvaire (✝ 1861)
Vénérable Pirro Scavizzi prêtre diocésain italien (✝ 1964)
Saint Séverien  (IVe siècle)
Saint Thégonnec  moine (VIe siècle)
Saint Ulphace  (Ve siècle)
Sainte Wulfhilde  abbesse de Barking (✝ v. 1000)

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La mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait » (Col 3, 12-17)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
    Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire.
Le Seigneur vous a pardonné :
faites de même.
    Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.
    Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps.

Vivez dans l’action de grâce.
    Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
    Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 150, 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Que tout être vivant chante louange au Seigneur !
ou : Alléluia ! (Ps 150, 6)

Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !

Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !

Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !

ÉVANGILE
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)
Alléluia. Alléluia.
Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous son amour atteint la perfection.
Alléluia. (1 Jn 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples :
    « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :
Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
    Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
    À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue.
À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
    Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
    Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
    Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs en font autant.
    Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
    Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.
Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
    Soyez miséricordieux  comme votre Père est miséricordieux.
    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.
 Donnez, et on vous donnera :
c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE

 

Cela nous fera du bien, aujourd'hui de penser à un ennemi,
- je pense que nous en avons tous un
– quelqu’un qui nous a fait du mal ou qui veut nous faire du mal ou qui essaie de nous faire du mal. La prière de la mafia est:
"Tu vas payer pour ça", la prière chrétienne est:
"Seigneur, donne-lui ta bénédiction et apprends-moi à l'aimer".

(Homélie à la Maison Sainte-Marthe, 19 juin 2018)

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Nativité de la vierge

Nativité de la vierge

8 septembre

Fête de la nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’année liturgique comporte trois cycles : celui des dimanches, des fêtes en l’honneur de Jésus-Christ et des fêtes des saints. La première grande fête du cycle des saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 septembre de chaque année.

La fête du 8 septembre est très ancienne. Si elle a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

Au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie. Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église à cette occasion éclaire au mieux le sens du culte que l’Église rend à Marie.

Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie, ce qui a peu d’importance. On sait seulement qu’elle était parente d’Elisabeth qui habitait en Judée. Il n’est donc pas impossible qu’elle soit elle-même originaire de Jérusalem comme le veut une antique tradition dont on trouve trace dans l’évangile apocryphe de Jacques, qui nous parle des parents de la Vierge, Joachim et Anne. Il existait également et très anciennement, à Jérusalem, une maison appelée « la Maison d’Anne ». Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre. L’anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s’étendit à Constantinople au 5ème siècle puis en Occident. Plus tard, on lui adjoignit la fête de sa conception, neuf mois auparavant d’où le 8 décembre. La Nativité de Marie est une des grandes fêtes de l’année liturgique byzantine car elle inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu dans l’histoire des hommes.

 

Aie pitié de moi, pécheur, et viens à mon aide, ô ma Dame. Ta glorieuse naissance de la race d’Abraham, de la tribu de Juda, de la souche de David, n’a-t-elle pas apporté la joie au monde entier ? Qu’elle me remplisse aussi de joie et me purifie de tout péché.

 

(Prière anonyme du Moyen Age)

 

 

 

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