Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Pape demande aux médecins de ne pas oublier la dignité de chaque malade

Le Pape François rencontre les membres de la Fédération nationale des ordres des médecins chirurgiens et des dentistes, le 20 septembre 2019  (Vatican Media)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Pape demande aux médecins de ne pas oublier la dignité de chaque malade
Ce vendredi matin, le Saint-Père a reçu en audience 350 membres de la Fédération nationale des ordres des médecins chirurgiens et des dentistes, une organisation médicale italienne à laquelle il a rappelé l’importance de la dimension éthique dans l’exercice de la médecine.
 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Trois années d’«états généraux» de la profession médicale s’achèvent pour cette Fédération nationale des ordres des médecins chirurgiens et des dentistes qu’a rencontré le Pape.

François a d’abord souligné que la médecine comporte «une référence essentielle et inaliénable à la personne dans son intégrité spirituelle et matérielle, dans sa dimension individuelle et sociale». Elle est donc «service de l’homme, de tout l’homme et de tout homme». Face au patient malade, les médecins doivent faire preuve non seulement de «compétences technico-professionnelles», mais d’un «code de valeurs et de significations avec lesquelles donner un sens à la maladie et à son propre travail, et faire de chaque cas clinique particulier une rencontre humaine». Il est important que le médecin «ne perde pas de vue la singularité de chaque malade, avec sa dignité et sa fragilité», a insisté le Saint-Père. Il doit accompagner le patient «avec conscience, avec l'intelligence et le cœur».

Ne pas céder à la tentation d’abréger la vie humaine

Dans les situations les plus critiques, a poursuivi François, «on peut et on doit repousser la tentation – induite aussi par des mutations législatives – d’utiliser la médecine pour céder à une possible volonté de mort du malade, en fournissant une assistance au suicide ou en provoquant directement la mort par euthanasie». Le Pape a dénoncé des «voies expéditives» face à des choix qui ne sont pas l’«expression de la liberté de la personne», mais plutôt une possibilité de traiter le malade comme un «déchet», ou une «fausse compassion face à la demande d’être aidé à anticiper la mort».

François a conclu son allocution en s’appuyant sur l’Encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II, rédigée en 1995, et qui traite de la valeur et de l’inviolabilité de la vie humaine. Le Souverain Pontife polonais y rappelait que la responsabilité des médecins, toujours plus importante, s’enracine «dans la dimension éthique des professions de santé, dimension qui leur est intrinsèque et qu'on ne peut négliger». Le serment d'Hippocrate en est une preuve encore valable de nos jours, puisqu’il «demande à tout médecin de s'engager à respecter absolument la vie humaine et son caractère sacré» (Evangelium Vitae, 89).

20 septembre 2019, 12:16

 

 

Voir les commentaires

l’Esprit donne la vie dans le Christ Jésus libéredu du péché et de la mort.

OFFICE DES VÊPRES

du jour

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : REGARDE OÙ NOUS RISQUONS D’ALLER

D. Rimaud — CNPL

Regarde où nous risquons d’aller
Tournant le dos
À la cité
De ta souffrance !
Ta Pâque est lente aux yeux de chair
De tes bourreaux :
Explique-nous le livre ouvert
À coups de lance.

Comment marcherions-nous vers toi
Quand il est tard,
Si tu ne vas
Où vont nos routes ?
Ne manque pas aux pèlerins
Mais viens t’asseoir :
La nappe est mise pour le pain
Et pour la coupe.

Comment te saurons-nous vivant
Et l’un de nous,
Si tu ne prends
Ces simples choses ?
Partage-nous ton corps brisé
Pour que le jour
Se lève au fond des cœurs troublés
Où tu reposes.

Ce jour que nous sentons lever,
Nous le voyons
Dans la clarté
De ton visage :
Ne laisse pas le vent de nuit
Ni les démons
Éteindre en nous le feu qui luit
Sur ton passage.

Remets entre nos mains tendues
À te chercher
L’Esprit reçu
De ta patience :
Éclaire aussi l’envers du cœur
Où le péché
Revêt d’un masque de laideur
Ta ressemblance.
ANTIENNE

Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre.

PSAUME : 144 - I
1 Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !

2 Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
3 Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

4 D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
5 Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

6 On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
7 On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.

8 Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
9 la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
ANTIENNE

Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.

PSAUME : 144 - II
10 Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
11 Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,

12 annonçant aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
13 ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
14 Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

15 Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
16 tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

17 Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
18 Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

19 Il répond au désir de ceux qui le craignent ;
il écoute leur cri : il les sauve.
20 Le Seigneur gardera tous ceux qui l’aiment,
mais il détruira tous les impies.

21 Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur ! *
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !
PSAUME : CANTIQUE (AP 15)

R/ Grandes sont tes œuvres, Seigneur !

3 Grandes, merveilleuses, tes œuvres,
Seigneur, Dieu de l'univers !

Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins,
Roi des nations. R/

4 Qui ne te craindrait, Seigneur ?
À ton nom, qui ne rendrait gloire ?

Oui, toi seul es saint ! +
Oui, toutes les nations viendront
   et se prosterneront devant toi ; *
oui, ils sont manifestés, tes jugements. R/

PAROLE DE DIEU : RM 8, 1-2
Pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation. Car, en me faisant passer sous sa loi, l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus m’a libéré, moi qui étais sous la loi du péché et de la mort.
RÉPONS

R/ Le Seigneur m’a dégagé, mis au large,

 

* Il m’a libéré, car il m’aime.

 

V/ Il me retire du gouffre des eaux. *

 

V/ Il exerce mes mains à combattre. *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Par ta croix, ô Fils de l’homme, tu as sauvé l’homme perdu.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Adressons notre prière au Christ, vainqueur de la mort :


R/

Par ta croix, Sauveur, sauve-nous.

 

À l’heure de ta passion, tu as étendu les bras ;
— soutiens ton Église dans sa lutte pour la foi et la justice.

 

Tu as crié vers ton Dieu ; 
— entends le cri des abandonnés.

 

La lance a transpercé ton cœur ;
— désaltère les pécheurs aux sources de l’eau et du sang.

 

Tu es sorti vivant du tombeau ;
— aux captifs de la mort, ouvre ton Jardin de vie.

 

Fils de l’homme élevé de terre,
— attire tous les hommes dans la gloire du Père.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Dieu, créateur et sauveur de toutes les nations, tu as appelé le peuple de Corée à la foi catholique pour qu'il entre dans le peuple de tes fils, et tu l'as fait grandir par le glorieux témoignage de tes saints martyrs André, Paul et leurs compagnons ; à leur exemple et à leur prière, accorde-nous de persévérer, nous aussi, jusqu'à la mort, dans la fidélité à tes commandements. Par Jésus Christ.

Voir les commentaires

«Est-ce que vous priez pour vos prêtres, pour le curé, pour le vicaire, ou vous le critiquez, seulement ?

 

Homélie à Sainte-Marthe: cultiver la proximité et non les divisions idéologiques
Lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a demandé de prier pour les prêtres et les évêques, en les exhortant à quatre formes de proximité.

Debora Donnini – Cité du Vatican

Le Pape a poursuivi son commentaire de la lettre de saint Paul au jeune évêque Timothée, en montrant que l’apôtre exhorte à vivre le ministère épiscopal comme un don. L’attrait de l’argent, les bavardages, les médisances, les «discussions stupides» affaiblissent la vie ministérielle, a averti François. «Quand un ministre, qu’il soit prêtre, diacre, évêque, commence à s’attacher à l’argent, il se lie à la racine de tous les maux», a averti le Pape en rappelant que saint Paul expliquait que l’avidité de l’argent est la racine de tous les maux.

Au contraire, les ministres ordonnés doivent centrer leur attention sur quatre «proximités». Tout d’abord, l’évêque doit être «un homme de proximité à Dieu». Le Pape a ainsi rappelé que quand les apôtres ont «inventé» les diacres, Pierre avait justifié la création de ce service spécifique en disant que la responsabilité de «la prière» et de «l’annonce de la Parole» incombait aux apôtres eux-mêmes. Le premier devoir d’un évêque est donc de prier: «il donne la force», et il réveille aussi «la conscience de ce don, que nous ne devons pas négliger, qui est le ministère».

Pour une fraternité concrète entre évêques, prêtres et diacres

La seconde proximité à laquelle est ensuite appelé l’évêque concerne ses prêtres et diacres, qui sont ses plus proches collaborateurs. «Tu dois aimer d’abord les plus proches, qui sont tes prêtres et tes diacres», a souligné l’évêque de Rome : «C’est triste quand un évêque oublie ses prêtres», a-t-il rappelé en martelant qu’aucun coup de téléphone d’un prêtre à son évêque ne devait rester sans suite.

Le troisième niveau de proximité concerne les prêtres entre eux, qui doivent eux aussi vivre «la proximité entre eux, et non les divisions. Le diable entre par-là pour diviser le presbyterium», a-t-il averti, en pointant les groupes de prêtres, les clans, qui se forment parfois sur la base de sympathies idéologiques et fragilisent l’Église en la fracturant.

Enfin, le quatrième niveau de proximité concerne la relation au peuple de Dieu. «Dans sa deuxième Lettre, Paul commence en disant à Timothée de ne pas oublier sa maman et sa grand-mère», c’est-à-dire de ne pas oublier d’où il est venu, d’où le Seigneur l’a appelé, a expliqué François. «N’oublie pas ton peuple, n’oublie pas tes racines ! Et maintenant, comme évêque et comme prêtre, il faut toujours être proche du peuple de Dieu. Quand un évêque se détache du peuple de Dieu, il finit dans une atmosphère d’idéologies qui n’ont rien à voir avec le ministère: ce n’est pas un ministre, ce n’est pas un serviteur. Il a oublié le don gratuit qui lui a été donné.»

La responsabilité du peuple de Dieu vis-à-vis des ministres ordonnés

En conclusion, le Pape a renouvelé son invitation à ne pas oublier ces «quatre proximités», en incluant celle du collège épiscopal et presbytéral: la proximité à Dieu, la prière ; la proximité aux prêtres de la part de l’évêque et des prêtres avec leur évêque ; la proximité des prêtres entre eux et des évêques entre eux ; et enfin, la proximité au peuple de Dieu. Et tous les fidèles sont appelés à prier pour ceux qui ont la responsabilité de les conduire «sur la voie du salut».

«Est-ce que vous priez pour vos prêtres, pour le curé, pour le vicaire, ou vous le critiquez, seulement ? Il faut toujours prier pour les prêtres et pour les évêques, pour que nous tous – le Pape est un évêque – nous sachions prendre soin de ce don avec cette proximité», a-t-il conclu. 

 

20 septembre 2019, 12:55

Voir les commentaires

Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.

OFFICE DU MILIEU DU JOUR
 

 
INTRODUCTION
 

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : BERGER PUISSANT QUI NOUS CONDUIS
Berger puissant qui nous conduis,
Tu nous as faits pour ta lumière ;
Et par delà ce jour trop bref
Tu nous emmènes dans ta gloire.

À travers l'œuvre de tes mains,
Nos cœurs déjà te reconnaissent ;
Mais le désir de ton amour
Toujours plus loin poursuit sa quête.

Nous voulons voir à découvert
L'éclat radieux de ton visage.
Dans l'aujourd'hui de ton appel,
Prépare en nous le face-à-face.
ANTIENNE
Grande est la paix de qui aime ta loi.
PSAUME : 118-21
161 Des grands me persécutent sans raison ;
mon cœur ne craint que ta parole.
162 Tel celui qui trouve un grand butin,
je me réjouis de tes promesses.
163 Je hais, je déteste le mensonge ;
ta loi, je l’aime.
164 Sept fois chaque jour, je te loue
pour tes justes décisions.
165 Grande est la paix de qui aime ta loi ;
jamais il ne trébuche.
166 Seigneur, j’attends de toi le salut :
j’accomplis tes volontés.
167 Tes exigences, mon âme les observe :
oui, vraiment, je les aime.
168 J’observe tes exigences et tes préceptes :
toutes mes voies sont devant toi.
PSAUME : 132
1 Oui, il est bon, il est doux pour des frères *
de vivre ensemble et d’être unis !

2 On dirait un baume précieux,
un parfum sur la tête, +
qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, *
qui descend sur le bord de son vêtement.

3 On dirait la rosée de l’Hermon *
qui descend sur les collines de Sion.
C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction, *
la vie pour toujours.
PSAUME : 139
2 Délivre-moi, Seigneur, de l’homme mauvais,
contre l’homme violent, défends-moi,
3 contre ceux qui préméditent le mal
et tout le jour entretiennent la guerre,
4 qui dardent leur langue de vipère,
leur langue chargée de venin.

5 Garde-moi, Seigneur, de la main des impies,
contre l’homme violent, défends-moi,
contre ceux qui méditent ma chute,
6 les arrogants qui m’ont tendu des pièges ;
sur mon passage ils ont mis un filet,
ils ont dressé contre moi des embûches.

7 Je dis au Seigneur : « Mon Dieu, c’est toi ! »
Seigneur, entends le cri de ma prière.
8 Tu es la force qui me sauve, Maître, Seigneur ;
au jour du combat, tu protèges ma tête.
9 Ne cède pas, Seigneur, au désir des impies,
ne permets pas que leurs intrigues réussissent !

13 Je le sais, le Seigneur rendra justice au malheureux,
il fera droit au pauvre.
14 Oui, les justes rendront grâce à ton nom,
les hommes droits siégeront en ta présence.
PAROLE DE DIEU : (1 JN 4, 9-11)
Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés. Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
RÉPONS
V/ Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.
ORAISON
Seigneur Jésus Christ, toi qui as fait passer de la croix dans ton Royaume le malfaiteur qui reconnaissait ses fautes, nous te supplions en confessant nos péchés : ouvre-nous, dès notre mort, les portes du paradis. Toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen.

 

Voir les commentaires

Bonne fête aux Davy et aux Saintes âmes du 20 septembre

Vendredi 20 septembre 2019

Bonne Fête aux: Eusébie

Sts André Kim

Sts André Kim

Paul Chong et 101 comp., martyrs († 1867)

Fête le 20 Septembre

Saints André Kim
et ses compagnons
Martyrs de Corée
(1839-1867)

Durant les quatre vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867, saint André Kim fut le premier prêtre coréen martyrisé pour sa foi.
Né en 1821, il mourut en Corée en 1846, à l'âge de 25 ans, après d'horribles tortures à l'exemple de son père, saint Ignace Kim, qui l'avait précédé dans le martyre, décapité lui aussi, neuf ans plus tôt.
Durant les années qui suivirent, 10.000 chrétiens allaient donner leur vie en témoignage.

En 1984, à Séoul, saint Jean-Paul II a canonisé André Kim, avec 102 prêtres et laïcs morts lors de ces persécutions de 1839-1846 et 1866-1867. Parmi eux, des enfants, 3 évêques et 7 prêtres français des Missions étrangères de Paris (rue du Bac).

Le groupe des martyrs est composé de :

- Trois évêques français :
Laurent IMBERT,
Siméon BERNEUX,
Antoine DAVELUY ;
- Sept prêtres missionnaires français :
Pierre MAUBANT,
Jacques CHASTAN,
Just Ranfer de BRETENNIERES,
Pierre Henri DORIE,
Louis BEAULIEU,
Martin Luc HUIN,
Pierre AUMAITRE ;

- André KIM TAEGON, premier prêtre coréen ;
- 92 laïcs, dont Paul CHONG HASANG, un des chefs de la communauté chrétienne.

Ils furent tous martyrisés en 1839, 1846 ou 1866.
Ils ont été béatifiés ainsi :
79 béatifiés le 5.7.1925 par Pie XI : 70 martyrs de 1839-1841 et 9 martyrs de 1846.
24 béatifiés le 6.10.1968 par Paul VI : martyrs en 1866.
24.05.1839 : Agathe Yi So-sa.
24.05.1839 : Anne Pak A-gi.
24.05.1839 : Augustin Yi Kwang-hon.
24.05.1839 : Barbara Han A-gi.
24.05.1839 : Damien Nam Myong-hyog.
24.05.1839 : Lucie Pak Hui-sun.
24.05.1839 : Madeleine Kim O-bi.
24.05.1839 : Pierre Kwon Tu-gin.
26.05.1839 : Joseph Chang Song-jib.
27.05.1839 : Barbara Kim.
27.05.1839 : Barbara Yi.
01.07.1839 : Sébastien Nam I-gwan.

Sainte Eusébie

martyre (✝ v. 731)

Abbesse d'un couvent bénédictin à Marseille, mise à mort par les sarrasins à Saint-Cyr avec un grand nombre de ses soeurs.
A l'âge de quatorze ans, elle renonça au monde pour entrer chez les religieuses qui suivaient la Règle de saint Cassien à Marseille. Elle connut l'époque où les Sarrasins vinrent ravager le sud de la France, le Languedoc, le Roussillon et la Provence. Les monastères étaient rasés et les églises pillées. Lérins avait été la proie des Sarrasins et les moines massacrés. Marseille aurait pu se défendre, mais le gouverneur de la Provence, Mauron, appelle lui-même les Sarrasins. Ce fut un carnage horrible, un incendie détruit une grande partie de la ville. Les quarante moniales découvrent qu'une horde se porte sur leur monastère. Elles se réunissent à la chapelle et se mutilent le visage pour échapper au déshonneur d'un viol, se coupant lèvres et nez. "Il vaut mieux entrer ainsi dans le royaume des cieux..." Quand les Sarrasins entrent dans le monastère, se réjouissant de choisir chacun une femme, ils reculent d'horreur et, déçus dans leur espérance, ils les tuent par le glaive.
"... communautés religieuses que nous font connaître des inscriptions funéraires, celle d'Eusébie par exemple, dont l'histoire est aussi mal connue, en dépit de développements légendaires ultérieurs, que l'emplacement du monastère de Saint-Cyr, dont elle fut quarante ans l'abbesse."
(source: 
l'Eglise aujourd'hui à Marseille - regards sur notre histoire)
Dans l'abbaye Saint-Victor, de nombreux sarcophages ont contenu des restes de saints personnages, parmi les plus beaux, citons celui des compagnons de saint Maurice et celui de sainte Eusébie...
"Epitaphe du couvercle de son sarcophage: La noble Eugenia, issue d’un sang illustre, qui est vivante par ses mérites, gît ici dans ce tombeau. En mourant elle a dépouillé sa vie du poids de son corps, afin de pouvoir mieux gagner les demeures célestes. Elle resta sage par la pondération de ses mœurs; avisée, elle choisit toujours une occupation digne de louanges. Empressée, joyeuse, elle courut rassasier les affamés, tant elle avait faim de tes festins, Ô Paradis ! Les captifs, au prix de sa fortune, elle les délivra de leurs chaines iniques, et ceux qui avaient été chassés de leur terre, elle les rendit à leur famille. Elle dont l’esprit fut tourné vers le bien tout au long de sa vie, les actions exemplaires furent son unique souci. Comme elle est morte sans lignée, recommandable par ses douze lustres, son aïeule l’a ici ensevelie avec des larmes pieuses." (Traduction Jean Guyon)
(source: Abbaye Saint-Victor de Marseille)
Voir aussi la basilique Saint-Victor sur les archives du site internet du diocèse de Marseille.

Saint Jean-Charles Cornay

martyr, missionnaire au Tonkin (✝ 1837)

 

Jean-Charles Cornay né à Loudun dans la Vienne, le 27 février 1809. Ses parents Jean-Baptiste (commerçant) et Françoise née Mayaud le firent grandir dans la foi ainsi que ses deux sœurs. Il suivit ses études successivement au collège Saint-Louis de Saumur, au collège des Jésuites de Montmorillon. Il apparaît comme un élève régulier humble et de caractère doux. Sa vocation surprend ses parents et lorsqu'il envisage de devenir missionnaire il rencontre de leur part réticence et incompréhension. Il mènera son premier combat pour répondre à l'appel de Dieu, en s'opposant à l'avis parental tout en affirmant son amour filial. Il fit un bref passage au séminaire des missions étrangères de Paris, dans une période d'insécurité suite à la révolution de juillet, le séminaire est pris comme cible "Hier on a pénétré dans notre séminaire et l'on a affiché sept ou huit billets portant Mort aux Jésuites de la rue du Bac, et un poignard comme signature." Le départ pour les missions du jeune loudunais fut brusqué afin de remplacer un autre missionnaire. Sa destination devait être Seu-Tchouan en Chine à 2000 km de la côte, il débarqua à Macao après 6 mois de voyage. Il gagne le Tonkin où les deux guides venus à sa rencontre n'arriveront jamais. Voici Jean-Charles Cornay échoué au Tonkin (Vietnam) en pleine persécution, en cette année 1831.
Le temps passe et toujours pas d'espoir de rejoindre la Chine. Il est ordonné trois ans plus tard le 26 avril 1834 par Monseigneur Havard à Hanoï après un voyage sur le Fleuve Rouge déguisé en Chinois. N'ayant aucun espoir de rejoindre la Chine par le Tonkin il fait le choix d'y demeurer. Dans le ministère exténuant qu'il exerça, il était toujours calme, voire gai, même sa santé de plus en plus précaire n'entama en rien sa foi.
Arrêté à la suite d'une délation, il répondit à la torture en chantant. "Après cinquante coups on m'a délié. En arrivant à la prison, j'ai chanté le Salve Regina, le chant à la Vierge". Condamné à avoir les membres coupés, puis la tête, son exemple détermina la vocation de Théophane Vénard. Au milieu de difficultés de toute sorte et jusque dans la mort, Jean-Charles Cornay a proclamé sans crainte la foi devant les hommes. Le Seigneur est fidèle: il attend de nous une confiance totale en ses promesses.
Béatifié par Léon XIII en 1900.
Canonisé par Jean-Paul II à Rome le 19 juin 1988 parmi les 117 Martyrs du Vietnam.
Voir aussi Pèlerinage diocésain au Viêt Nam Jean-Charles Cornay sur le site du diocèse de Poitiers (Eglise en Poitou, page 20).
Martyrs du Vietnam (+1745-1862) site du Vatican
«Laisse-moi seulement aller à Paris, j'aurai au moins trois ans à y rester et j'aurai là toutes les facilités d'examiner ma vocation, tous les moyens de m'y préparer si elle est véritable.» C'est ainsi que Jean-Charles Cornay, né le 27 février 1809, à Loudun (Vienne), tenta de convaincre sa mère de le laisser suivre l'Appel du Seigneur aux Missions Étrangères de Paris.
À Son Tay au Tonkin, en 1837, saint Jean-Charles Cornay, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé d'être le chef d'une secte fausse, il subit la cangue puis la cage et, par décret de l'empereur Minh Mang, fut taillé en pièces. Sa tête exposée trois jours fut ensuite jetée au fleuve.

Martyrologe romain

Voir les commentaires

Mon état de vie et ma vocation dans l’Église pour le salut du monde

Évangile selon saint Luc 8, 1-3

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Écouter cette méditation

Prière

Ô Jésus, que Dieu me sauve ! Prie le Père pour moi pour que je le connaisse, que je découvre son règne, que je professe que tu es le Christ en trouvant ma place au service de ton Royaume ! En recevant ainsi la vie éternelle, délivré du péché et de la mort parce que devenu messager de ta grâce, celui qui me recevra te recevra et, en te recevant, recevra notre Père.

Demande

La grâce d’une plus grande conscience de ma propre identité humaine et chrétienne, ma relation au Christ et aux autres de notre entourage, voire mon état de vie et ma vocation dans l’Église pour le salut du monde.

Réflexion

1. « Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. »

Dans ce très bref récit évangélique de trois versets, il est à noter que saint Luc identifie clairement que c’est Jésus le protagoniste de la proclamation de la Bonne Nouvelle : protagoniste, parce qu’il devance les Douze, les femmes et les autres ; protagoniste, parce que Jésus n’attend pas que la Bonne Nouvelle se répande de village en village d’elle-même, en étant lui celui qui les parcourt le premier : la « Bonne Nouvelle », c’est le « règne de Dieu », c’est-à-dire, le « Messie/Christ » qui est en train de se révéler « prêtre, prophète, et roi » : « l’Emmanuel », le « Dieu-avec-nous ». La Bonne Nouvelle, c’est « Jésus » lui-même, dont le nom veut dire « Dieu-sauve ». L’homme pécheur, voire déchu, n’a pas de « bonne nouvelle » à proclamer à lui-même, c’est Jésus qui l’annonce parce qu’il est le Sauveur de l’homme.

Tandis que l’homme ignorant de Dieu n’a pas l’habitude de parler de lui aux autres, c’est Jésus qui passe en avant-garde, de village en village, familier à tous les hommes parce que familier avec Dieu. Il attire des autres personnes à sa mission. Néanmoins, ce passage de l’histoire du salut raconté par saint Luc atteste que la transformation des hommes en apôtres de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, même s’ils l’accompagnent dès maintenant, exige encore un temps d’apprentissage jusqu’à pouvoir agir en son Nom selon la perfection de son exemple : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48)

2. « Les Douze l’accompagnaient. »

Voilà « les Douze », les futurs « apôtres » en train de suivre Jésus en tout ce qu’il fait. Nous savons que « l’Évangile » selon saint Luc n’est que son premier livre d’histoire sainte, à suivre par « les Actes des Apôtres » : une fois qu’ils auront reçu l’Esprit Saint, transformés dans des « autres-Christ ». Ce sont des hommes d’élection, élus par la grâce, choisis par le Fils qui pria et discerna leur appel devant le Père. Leur vocation les configure au plus haut degré avec sa prêtrise, sa prophétie, et sa royauté : colonnes dans l’Église, son Épouse, le Peuple de Dieu. La grâce sanctifie la nature. Le chrétien imite le Christ jusqu’à sa transformation en un autre-lui. Un jour, les Douze qui débutent maintenant leur ministère deviendront, avec leurs successeurs, des vicaires du Christ pour leurs troupeaux, leurs églises, aujourd’hui nos diocèses : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé, et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20)

3. « Ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais, (…) et beaucoup d’autres (l’accompagnaient), qui les servaient en prenant sur leurs ressources . »

Alors, chez les disciples de Jésus qui « l’accompagnaient », saint Luc identifie « des femmes » et « beaucoup d’autres ». Quelque part, cette différenciation des groupes de disciples, dont tous « l’accompagnaient », veut reconnaître plusieurs types de vocations dans sa suite, ces âmes consacrées-là, actives et missionnaires. Tandis que le chiffre « Douze » - les Apôtres - définit le choix de Jésus-Christ de certains auxquels il dira à leur ordination définitive, « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn 15, 16), – en tant que ministres qui rendrons réellement présente son Eucharistie en agissant ainsi dans sa Personne divine –, la caractérisation du deuxième groupe de personnes les identifie comme « guéries de maladies et d’esprits mauvais ». Leur appel est présenté comme le fruit d’avoir été « délivrés du mal », selon l’expression de la prière du Seigneur, comme si c’était la conséquence d’une dette de gratitude qui ne trouve plus de sens dans la vie qu’en servant le Bien qu’elles savent aimer gratuitement, en se reconnaissent tant aimées gratuitement. D’autres encore ont su que leurs biens proviennent du Bien qu’ils ont trouvé en Jésus, le Verbe incarné, par lequel tout l’univers fut créé : ils veulent donc mettre leurs vies entières au service de Jésus et des autres qu’il a choisis, en tant que bienfaiteurs qui consacrent leurs talents matériels et spirituels, « en prenant sur leurs ressources » à faveur du projet de la première évangélisation.

Dialogue avec le Christ

Ô Jésus, que je t’ouvre mon cœur comme un village qui veut te recevoir avec tout ton entourage ! Tu as promis, « En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20), et tu m’appelles à collaborer dans ton Royaume, à communiquer la Bonne Nouvelle que Dieu notre Père a tant aimé le monde qu’il t’a envoyé à le faire connaître, à nous sauver, toi, son Fils, notre Frère ! Guide-moi à trouver ma place dans la nouvelle évangélisation, un instrument de communion efficace dans la famille de Dieu !

Résolution

Accomplir un geste de bonne volonté à mon prochain – un acte de charité –, en exerçant ma foi et mon espérance baptismales : que j’agisse en tant que frère ou sœur du Christ, en faisant connaître notre Père par la révélation d’un amour gratuit, en créant ainsi des liens de confiance et de communion fraternels, personne après personne.

Père Shane Lambert, LC
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés

Voir les commentaires

L'Église désire remercier la très sainte Trinité pour le « mystère de la femme »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,
ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Lettre apostolique « Mulieris dignitatem / La Dignité de la femme » § 31 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes »

« Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4,10), dit Jésus à la Samaritaine au cours d'un de ces dialogues admirables qui montrent toute son estime pour la dignité de chaque femme et pour la vocation qui permet à chacune de participer à sa mission de Messie. (…)
L'Église désire remercier la très sainte Trinité pour le « mystère de la femme » et pour toute femme, pour ce qui constitue la dimension éternelle de sa dignité féminine, pour les « merveilles de Dieu » qui, dans l'histoire des générations humaines, se sont accomplies en elle et par elle. En définitive, n'est-ce pas en elle et par elle que s'est accompli ce qu'il y a de plus grand dans l'histoire de l'homme sur terre, l'événement que Dieu lui-même se soit fait homme ?

             C'est pourquoi l'Église rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles : pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses ; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité ; pour les femmes dévouées à tant d'êtres humains qui attendent l'amour gratuit d'une autre personne ; pour les femmes qui veillent sur l'être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine ; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale. (…)

             L'Église rend grâce pour toutes les manifestations du génie féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations ; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu. (…)

L'Église demande en même temps que ces « manifestations de l'Esprit » inestimables (1Co 12,4s)

(…)  soient attentivement reconnues, mises en valeur, afin qu'elles concourent au bien commun de l'Église et de l'humanité.

Voir les commentaires

Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de tendresse et d’amour.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR SE LIVRER PERDANT

Servel — Chalet

Qui donc est Dieu pour se livrer perdant
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal
comme une mère ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie
et son royaume ?

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils
donner sa mère ?

Qui donc est Dieu pour être notre Pain
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps
jusqu’en sa gloire ?

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ?
ANTIENNE

Purifie-moi, mon Dieu, et je serai pur ; lave mon âme, et je serai blanc plus que neige.

PSAUME : 50

3 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4 Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

5 Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
6 Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
7 Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

8 Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
9 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

10 Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
11 Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

12 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13 Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

14 Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
15 Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

16 Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
17 Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

18 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
19 Le sacrifice qui plaît à Dieu,
   c’est un esprit brisé ; *
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
   un cœur brisé et broyé.

20 Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
21 Alors tu accepteras de justes sacrifices,
   oblations et holocaustes ; *
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

ANTIENNE

Tous rassemblés, ils béniront le Seigneur éternel.

PSAUME : CANTIQUE DE TOBIE (TB 13)

9 Bénissez le Seigneur, vous, ses élus !
Fêtez-le, rendez-lui grâce !

10 Jérusalem, ville sainte,
Dieu t'a frappée pour les œuvres de tes mains.
11 Rends toute grâce au Seigneur
et bénis le Roi des siècles !

Qu'il relève en toi le sanctuaire, +
12 Qu'il réjouisse en toi les exilés, *
qu'il aime en toi les malheureux,
pour les siècles sans fin.

13 Une lumière brillante brillera
jusqu'aux limites de la terre.
14 De loin, viendront des peuples nombreux
vers ton nom qui est saint, *
les mains chargées de leurs offrandes
pour le roi du ciel.

Les générations des générations t'empliront d'allégresse,
et le nom de l'Élue restera pour les siècles.

15 Réjouis-toi, exulte, à cause des fils des justes :
tous rassemblés, ils béniront le Seigneur éternel.
Heureux ceux qui t'aiment :
ils se réjouiront de ta paix.

Mon âme, bénis le Seigneur, le Grand Roi : *
16 il bâtira, dans Jérusalem,
sa maison pour les siècles !

18 Que les bénis de Dieu
bénissent le Nom très saint, *
pour les siècles et à jamais !

ANTIENNE

Alléluia

PSAUME : 147
12 Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !

13 Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants ;
14 il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.

15 Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
16 Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

17 Il jette à poignées des glaçons ;
devant ce froid, qui pourrait tenir ?
18 Il envoie sa parole : survient le dégel ;
il répand son souffle : les eaux coulent.

19 Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
20 Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.
PAROLE DE DIEU : (GA 2, 19B-20)
Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi.
RÉPONS

R/ Le Christ nous a aimés,

 

* Il s’est livré pour nous.

 

V/ Il a porté lui-même nos fautes sur la croix. *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Rendez toute grâce au Seigneur, vous les bénis de Dieu !

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

Et maintenant, Seigneur, permets-nous de prier, pour ta plus grande gloire :


R/

Pour ta plus grande gloire !

 

Source de la vie, tu es à l’origine de tout ce qui existe :
— reçois notre admiration et nos actions de grâce,

 

Pasteur de ton peuple, tu le conduis avec amour : 
— fais de nous tes serviteurs dans l’Église servante,

 

Père de Jésus Christ, tu as reçu l’offrande de sa vie :
— accepte la nôtre pour ta gloire,

 

Maître de l’histoire, tu agis au cœur des hommes :
— donne-nous de construire avec toi ton Royaume,

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Dieu, créateur et sauveur de toutes les nations, tu as appelé le peuple de Corée à la foi catholique pour qu'il entre dans le peuple de tes fils, et tu l'as fait grandir par le glorieux témoignage de tes saints martyrs André, Paul et leurs compagnons ; à leur exemple et à leur prière, accorde-nous de persévérer, nous aussi, jusqu'à la mort, dans la fidélité à tes commandements. Par Jésus Christ.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Toi, homme de Dieu, recherche la justice » (1 Tm 6, 2c-12)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    voilà ce que tu dois enseigner et recommander.
    Si quelqu’un donne un enseignement différent,
et n’en vient pas aux paroles solides,
celles de notre Seigneur Jésus Christ,
et à l’enseignement qui est en accord avec la piété,
    un tel homme est aveuglé par l’orgueil, il ne sait rien,
c’est un malade de la discussion et des querelles de mots.
De tout cela, il ne sort que jalousie, rivalité,
blasphèmes, soupçons malveillants,
    disputes interminables de gens à l’intelligence corrompue,
qui sont coupés de la vérité
et ne voient dans la religion qu’une source de profit.
    Certes, il y a un grand profit dans la religion
si l’on se contente de ce que l’on a.
    De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde,
nous n’en pourrons rien emporter.
    Si nous avons de quoi manger et nous habiller,
sachons nous en contenter.
    Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans le piège de la tentation,
dans une foule de convoitises absurdes et dangereuses,
qui plongent les gens dans la ruine et la perdition.
    Car la racine de tous les maux,
c’est l’amour de l’argent.
Pour s’y être attachés, certains se sont égarés loin de la foi
et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre.
    Mais toi, homme de Dieu, fuis tout cela ;
recherche la justice, la piété, la foi, la charité,
la persévérance et la douceur.
    Mène le bon combat, celui de la foi,
empare-toi de la vie éternelle !
C’est à elle que tu as été appelé,
c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi
devant de nombreux témoins.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 48 (49), 6-7, 8-9, 17-18, 19-20)

R/ Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
 (Mt 5, 3)

Pourquoi craindre aux jours de malheur
ces fourbes qui me talonnent pour m’encercler,
ceux qui s’appuient sur leur fortune
et se vantent de leurs grandes richesses ?

Nul ne peut racheter son frère
ni payer à Dieu sa rançon :
aussi cher qu’il puisse payer,
toute vie doit finir.

Ne crains pas l’homme qui s’enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
aux enfers il n’emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s’est béni lui-même :
« On t’applaudit car tout va bien pour toi ! »
Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

ÉVANGILE
« Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources » (Lc 8, 1-3)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages,
proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l’accompagnaient,
    ainsi que des femmes
qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais :
Marie, appelée Madeleine,
de laquelle étaient sortis sept démons,
    Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode,
Suzanne, et beaucoup d’autres,
qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Le groupe de femmes qui suit Jésus

Méditation de l’évangile du vendredi 20 septembre


Ces femmes mettent leurs biens et leur activité au service de l’Annonce du Royaume.

C’est le prélude à ce don total que feront désormais au Seigneur, à travers tous les siècles, tant et tant de femmes, aussi bien dans le mariage qu’en dehors du foyer dans la virginité. Que de femmes éprises du Seigneur depuis vingt siècles !

 

Il y a dans l’Evangile de Luc au chapitre 8, versets 1 à 3, une toute petite annotation riche de sens sur les relations de Jésus avec les femmes.

Ensuite, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources

A une époque où la femme était reléguée dans sa maison, l’Evangile signale deux groupes qui accompagnent le Seigneur dans ses déplacements : les Douze et quelques femmes dont Il nous cite trois noms : Marie-Madeleine, Jeanne et Suzanne.

On nous donne même leurs origines sociales, pour deux d’entre elles. Marie-Madeleine était cette pécheresse de Magdala, une prostituée, que l’Amour porté à Jésus avait ennoblie. Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode Atipas, était une femme de condition.

Jésus a conquis leur coeur par son attention. Il les a guéries, certaines, de leurs démons familiers, comme Madeleine, d’autres de leurs maladies.

Ces femmes se sont émancipées des préjugés du temps, des us et coutumes, Elles osent accompagner le Prophète dans ses marches de village en village.

C’est un don total. Elles mettent leurs biens et leur activité au service de l’Annonce du Royaume.

C’est le prélude à ce don total que feront désormais au Seigneur, à travers tous les siècles, tant et tant de femmes, aussi bien dans le mariage qu’en dehors du foyer dans la virginité. Que de femmes éprises du Seigneur depuis vingt siècles !

C’est le début d’une extraordinaire épopée d’amour, car ces femmes de Palestine qu’Il a libérée du démon ou de la maladie sont les premières femmes qui se vouent à Lui pour l’écouter et vivre de sa parole : ce sont.les premières, les chefs de fil de ces millions et millions de femmes qui, à travers les siècles, vont s’attacher à Lui, parce qu’Il a su les reconnaître et leur donner une place dans son royaume. Nous avons totalement oublié la condition féminine dans le monde antique.

En effet, La manière d’être et de se comporter du Christ est telle qu’Il porte en Lui l’espoir et la libération.

Dans cette époque où la société reléguait la femme à la maison, et ne lui faisait accomplir que des tâches domestiques, un groupe de femme, suit donc Jésus et chemine avec Lui de ville en ville.

Là aussi, Jésus manifestait son ouverture d’esprit, car se faire assister par des femmes, à cette époque, cela devait faire jaser. Jésus méprise ce genre de difficultés.

L’action de ces femmes est certes évoquée de manière bien discrète, mais elle existe, et elles sont citées comme faisant partie du groupe apostolique d’une manière permanente. Il semble même y avoir une constante : un groupe de femmes sera là au moment de sa crucifixion et comme témoin de Sa Résurrection.

Oui, nous les retrouverons au pied de la croix et il faut bien se résoudre à le voir, le cœur de ces femmes est resté fidèle jusque dans les trahisons des dernières heures ; et si les hommes ont fuit, pas elles !


Père Gabriel

Voir les commentaires

20 septembre : Saints martyrs de Corée

Cet article est reposté depuis La vie paroissiale dans les Alpes mancelles.

Voir les commentaires

La chasse ou l'art de tuer !

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

Voir les commentaires