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« Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche »

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE
« Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme » (Dn 7, 2-14)
Lecture du livre du prophète Daniel

Daniel prit la parole et dit :
« Au cours de la nuit, dans ma vision, je regardais.
Les quatre vents du ciel soulevaient la grande mer.
    Quatre bêtes énormes sortirent de la mer, chacune différente des autres.
    La première ressemblait à un lion, et elle avait des ailes d’aigle.
Tandis que je la regardais, ses ailes lui furent arrachées, et elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné.
    La deuxième bête ressemblait à un ours ; elle était à moitié debout, et elle avait trois côtes d’animal dans la gueule, entre les dents.
On lui dit : “Lève-toi, dévore beaucoup de viande !”
    Je continuais à regarder :
je vis une autre bête, qui ressemblait à une panthère ;
et elle avait quatre ailes d’oiseau sur le dos ;
elle avait aussi quatre têtes.
La domination lui fut donnée.
    Puis, au cours de la nuit, je regardais encore ;
je vis une quatrième bête, terrible, effrayante, extraordinairement puissante ;
elle avait des dents de fer énormes ;
elle dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait.
Elle était différente des trois autres bêtes, et elle avait dix cornes.
    Comme je considérais ces cornes, il en poussa une autre, plus petite, au milieu ;
trois des premières cornes furent arrachées devant celle-ci.
Et cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui tenait des propos délirants.

    Je continuai à regarder :
des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ;
son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ;
son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent.
    Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui.
Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui.
Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.
    Je regardais, j’entendais les propos délirants que vomissait la corne.
Je regardais, et la bête fut tuée, son cadavre fut jeté au feu.
    Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée, mais une prolongation de vie leur fut donnée, pour une période et un temps déterminés.
    Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel,
comme un Fils d’homme ;
il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui.
    Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ;
tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent.
Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »

            – Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Dn 3, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81)
R/ À lui, haute gloire, louange éternelle ! (Dn 3, 57)

Et vous, montagnes et collines, bénissez le Seigneur. R/

Et vous, les plantes de la terre, bénissez le Seigneur. R/

Et vous, sources et fontaines, bénissez le Seigneur. R/

Et vous, océans et rivières, bénissez le Seigneur. R/

Baleines et bêtes de la mer, bénissez le Seigneur. R/

Vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur. R/

Vous tous, fauves et troupeaux, bénissez le Seigneur. R/

ÉVANGILE
« Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche » (Lc 21, 29-33)
Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
    Regardez-les :
dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
    De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
    Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
    Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Il y aura un jour où je rencontrerai le Seigneur face à face.

C'est notre objectif: cette rencontre. Nous n'attendons pas un moment ou un lieu, mais nous allons rencontrer une personne:
Jésus. Le problème n'est donc pas de savoir "quand" les signes prémonitoires des derniers temps se produiront, mais d'être prêt pour la rencontre.

Et il ne s'agit même pas de savoir "comment" ces choses vont arriver, mais "comment" nous devons nous comporter, aujourd'hui, en les attendant.

Nous sommes appelés à vivre dans le présent, en construisant notre avenir avec sérénité et confiance en Dieu.

La parabole du figuier bourgeonnant, signe de l'approche de l'été (cf. v. 28-29), dit que la perspective de la fin ne nous détourne pas de notre vie présente, mais nous fait regarder nos jours dans une perspective d'espérance.

Le Seigneur Jésus n'est pas seulement le point d'arrivée du pèlerinage terrestre, mais il est une présence constante dans notre vie:
il est toujours à côté de nous, il nous accompagne toujours;
c'est pourquoi lorsqu'il parle de l'avenir, et nous projette vers lui, c'est toujours pour nous ramener au présent.

Il est à nos côtés, il marche avec nous, il nous aime.

(Angélus du 15 novembre 2015)

 

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Black Friday : et si on donnait au lieu d’acheter ?

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Asséché, un grand fleuve du Maroc n'atteint plus la mer

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Le programme de Yves Jadot passer au crible du MIL

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Bonne soirée en chanson

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Un village espagnol a refait surface en raison du faible niveau de l'eau.

Espagne : un village englouti

depuis 29 ans émerge des eaux

 

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Alors qu'il avait été englouti il y a de cela presque 30 ans, un village espagnol a refait surface en raison du faible niveau de l'eau.

C'est un phénomène qui ne se produit que très rarement. Englouti par les eaux en 1992, Aceredo, un village espagnol tout proche de la frontière portugaise, vient de réapparaître lundi dernier à cause du faible niveau d'eau. Des maisons, des fermes, et des greniers en partie détruits, ou encore des vieilles voitures et le reste d'affaires personnelles sont de nouveau visibles, formant un village fantôme.

Autrefois, Aceredo comptait 70 maisons faites de pierres et de bois, pour environ 120 habitants. Mais la population a été forcée d'abandonner le village suite à la décision de construire un réservoir hydroélectrique.

Tout commença en 1968, lorsque les gouvernements espagnol et portugais décidèrent d'utiliser leurs rivières frontalières communes pour construire le barrage de Lindoso. Une partie de la population s'opposa à ce projet, avec notamment des manifestations, des grèves, et des affrontements avec la police. Mais les habitants de plusieurs villages, dont Aceredo, furent finalement expulsés en 1992 pour la construction du réservoir.

Quatre autres villages (O Bao, Buscalque, A Reloeira et Lantemil) furent également submergés lorsque la centrale hydroélectrique ferma ses vannes cette année-là. Mais de ces villages, seul Aceredo émerge parfois des eaux. Il devient alors le centre de toutes les attentions, les anciens habitants revenant voir ce qu'il reste de leur maison, et les touristes venant immortaliser la scène.

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L’immigration, un levier de croissance et d’innovation mal activé en France

L’immigration, un levier de croissance et d’innovation mal activé en France

Quel état des lieux sur l’immigration en France et dans l’OCDE ? Retour sur les tendances en la matière.

Plaider pour plus d’immigration n’est certainement pas à la mode en France. Pourtant, c’est ce que fait un groupe d’économistes, auquel nous avons participé, dans une toute récente note du Conseil d’analyse économique (CAE), organisme placé auprès du Premier ministre et ayant pour mission « d’éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement en matière économique ».

À la suite d’un travail collaboratif incluant d’autres économistes, engagé depuis septembre 2020, la note conclut que l’immigration en France est moins qualifiée, moins diversifiée et moins nombreuse que celle d’autres pays développés.

Les auteurs reviennent ainsi sur le contraste entre un débat public dominé par les questions identitaires et sécuritaires, et un consensus scientifique de plus en plus solide sur les effets économiques positifs de l’immigration, surtout ceux sur la croissance économique à long terme.

Parmi ces effets, ceux qui passent par les liens entre immigration et innovation font l’objet d’un focus accompagnant la note, qui résume les résultats des études internationales les plus récentes et fait le point sur la France (d’autres focus approfondissent le rapport entre migration et finances publiques ou le marché de travail, ainsi que l’impact économique de l’accueil des réfugiés).

 

PARADOXE FRANÇAIS
 

Comment l’immigration peut-elle soutenir l’innovation des pays d’accueil ? L’évidence empirique met en évidence trois mécanismes.

Le premier est celui du transfert des connaissances, qui a fait l’objet de nombreuses études historiques : depuis toujours, les mouvements migratoires des scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs plus ou moins affirmés ont joué un rôle clé dans la diffusion des savoirs techniques, permettant aux pays d’accueil soit de rattraper leur retard par rapport aux pays d’origine soit de garder leur leadership en profitant de toutes opportunités d’innovation.

Le deuxième est que les jeunes migrants hautement qualifiés – surtout dans les domaines STEM (science, technology, engineering and mathematics) – complètent l’offre de travail des natifs, qui souvent ne suffit pas à satisfaire la demande des secteurs à plus haute intensité en recherche et développement (R&D). Parmi ces migrants, on retrouve en effet en grande partie les étudiants étrangers, qui à la fois soutiennent le système de formation supérieure du pays d’accueil (surtout dans les disciplines STEM) et peuvent en intégrer le marché du travail.

Enfin, la migration constitue une source de diversité au sein des équipes de R&D, ainsi que des entreprises et dans les grands centres urbains, ce que plusieurs études associent à une plus grande créativité et à plus d’innovation. Dans ce champ, la mobilité internationale interne aux entreprises multinationales joue un rôle aussi remarquable que celle caractérisant les réseaux scientifiques globaux.

Quel profit tire la France de cette mobilité internationale des talents ?

À première vue, l’Hexagone est très bien placé, étant, selon les données de l’OCDE, parmi les premiers cinq pays de destinations des étudiants internationaux, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, et au coude à coude avec l’Allemagne. Le même constat vaut pour les scientifiques, surtout dans le domaine académique : nos évaluations, sur la base des données ORCID, suggèrent que le poids des immigrés sur le total des auteurs scientifiques (STEM et non-STEM) est presque le même en France qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni ; et qu’il ne cesse de s’accroître, malgré des infléchissements avant l’année 2000 (figure 1).

Toutefois, quand on passe aux indicateurs plus proches de l’innovation, le panorama s’assombrit. En figure 2, on voit que le poids des inventeurs étrangers dans les brevets internationaux déposés par les entreprises et d’autres organisations françaises reste beaucoup plus limité qu’aux États-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada. Sur cet indicateur, la France vient en outre de se faire dépasser par l’Allemagne.

Le constat est le même en ce qui concerne les dépôts de brevet par les universités, ce qui suggère que la présence internationale parmi les étudiants et les scientifiques actifs sur le sol français ne se traduit pas par une contribution à l’innovation comparable à celle d’autres pays. D’où vient ce paradoxe ?

« SYSTÈME À POINTS » CANADIEN
La note et le focus du CAE mettent en avant différentes explications complémentaires. Parmi elles, on retrouve notamment la plus faible orientation STEM des étudiants étrangers en France en raison d’une politique d’attraction qui vise plutôt à renforcer la francophonie que la compétitivité. En outre, un manque de coordination entre politiques universitaire et migratoire complique l’accès au marché du travail des étrangers diplômés en France.

À ce propos, les enquêtes menées par le groupe de travail sur l’enseignement supérieur du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) indiquent qu’au cours des 20 dernières années, la part des doctorants étrangers en France est passée de 27 % à 42 %, mais aussi que près de 40 % des diplômés étrangers rentrent chez eux après l’obtention de leur diplôme.

À partir de ce constat, la note du CAE formule plusieurs recommandations pour la réforme des politiques migratoires en France, dont la plupart visent explicitement à renforcer l’immigration hautement qualifiée et à y mettre au centre le système d’éducation supérieure. Parmi elles, la note propose d’intensifier la concession des « passeports talent », tout en ciblant certains pays qui ont un excédent de jeunes diplômés et restent peu représentés parmi les pays d’origine des immigrants en France.

La note suggère également d’augmenter l’attractivité de l’enseignement supérieur français aux yeux des étudiants étrangers. De même, il s’agit de faciliter la transition études-emploi en étendant l’octroi d’un titre de séjour à l’issue des études, notamment des très qualifiés, sans y adjoindre comme actuellement des critères de salaire minimum, ou d’adéquation du travail aux qualifications.

Enfin, la note prône l’introduction en France d’un « système à points » inspiré du modèle canadien, qui donne plus de poids au capital humain des candidats à l’immigration et de leur conjointe ou conjoint. Ce système s’appuie sur des indicateurs mesurés par le niveau d’études, l’expérience et les compétences linguistiques), en plus des critères habituels comme les liens personnels et familiaux, ou encore une offre d’embauche.

Il ne s’agit pas de remplacer les migrants actuels par d’autres. Cela n’arrangerait rien, car le volume de l’immigration en France est déjà faible (292 000 entrants en 2019, soit 0,41 % de sa population, là où la moyenne européenne et des pays de l’OCDE est de 0,85 % ; avec un stock de résidants à l’étranger vieillissant qui ne dépasse pas 13 %, contre 13,6 % aux États-Unis, 13,7 % au Royaume-Uni et 16,1 % en l’Allemagne). Il s’agit plutôt d’en enrichir la composition par pays et qualifications, à partir du constat que l’immigration, loin d’être un fardeau socio-économique, constitue une source puissante d’innovation et de croissance.

Francesco Lissoni, Professor of Economics, Université de Bordeaux et Ernest Miguélez, Chargé de recherche CNRS, Université de Bordeaux

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Siège de Paris par les Normands

25 novembre 885 : siège de
Paris par les Normands
(D’après « Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours 

par Abel Hugo (Tome 2), paru en 1837)

Après leur défaite par les milices de la Neustrie, en 884, les Normands restèrent pendant une année sans reparaître sur les rives de la Seine. Ils y revinrent en 885, et entrèrent dans le fleuve avec sept cents vaisseaux à voiles, et un nombre d’autres petits navires si considérable qu’ils « couvraient les eaux de la Seine sur un espace d’un peu plus de deux lieues ».

La flotte ennemie était sous les ordres de Sigfried, chef viking auquel les historiens contemporains donnent le titre de roi. Elle remonta la Seine. Arrivé près de Paris, Sigfried, avec quelques-uns de ses compagnons, se présenta le 25 novembre 885 devant l’évêque Gozlin et le comte Eudes — qui deviendra roi des Francs en 888 —, fils de Robert le Fort — ancêtre de la lignée des futurs Capétiens — et qui était chargé de la défense de la cité ; il leur demanda de laisser ses vaisseaux franchir les deux bras de la Seine, barrés par les ponts fortifiés qui joignaient alors Paris à ses faubourgs ; il promettait, si cela lui était accordé, de ne causer aucun dommage aux Parisiens, et de porter plus loin ses dévastations. L’évêque et le comte repoussèrent généreusement la demande du roi normand, qui se retira en proférant d’horribles menaces contre les défenseurs de Paris.

« Le lendemain [26 novembre], rapporte le moine Abbon de Saint-Germain-des-Prés qui fut un témoin oculaire du siège, et dès le lever de l’aurore, Sigfried entraîne les Normands au combat. Tous se jettent hors de leurs navires, courent vers la tour [la tour dont il est ici question existait sur remplacement où s’éleva plus tard le grand châtelet, et servait de tête au pont principal], l’ébranlent violemment par leurs coups jusque dans ses fondements, et font pleuvoir sur elle une grêle de traits. La ville retentit de cris, les citoyens se précipitent, les ponts tremblent sous leurs pas, tous volent et s’empressent de porter des secours à la tour. Ici brillent, par leur valeur, le comte Eudes, son frère Robert [qui deviendra roi des Francs sous le nom de Robert Ier en 922 — et le comte Ragenaire [Ragenold, comte du Maine et marquis de Neustrie] ; là se fait remarquer le vaillant abbé Ebble, neveu de l’évêque. Le prélat est légèrement atteint d’une flèche aiguë ; Frédéric, guerrier à son service, dans la fleur de l’âge, est frappé du glaive ; le jeune soldat périt ; le vieillard, au contraire, guéri de la main de Dieu, revient à la santé.

« Beaucoup des nôtres voient alors leur dernier jour ; mais, de leur côté, nos braves Parisiens font aux ennemis de cruelles blessures ; les Normands se retirent enfin, emportant une foule des leurs à qui reste à peine un souffle de vie. Déjà le soleil avait cessé de briller sur l’horizon... La tour ne présentait plus rien de sa forme primitive et complète ; il n’en restait que les fondements et les créneaux inférieurs ; mais, pendant la nuit même qui suivit le combat, cette tour fut revêtue dans toute sa circonférence de fortes planches, et s’éleva beaucoup plus haut qu’auparavant. Une nouvelle citadelle fut pour ainsi dire posée sur l’ancienne.

« Le lendemain encore [27 novembre], le soleil et les Danois saluent en même temps et de nouveau la tour ; les Normands livrent aux fidèles Parisiens d’horribles et cruels combats. De toutes parts les traits volent, le sang ruisselle ; du haut des airs, les frondes et les pierriers déchirants mêlent leurs coups aux javelots... La ville s’épouvante, les citoyens poussent de grands cris, les clairons les appellent à venir sans retard secourir la tour tremblante. Les chrétiens combattent avec un ferme courage.

« Parmi nos guerriers, deux, plus hardis que les autres, se font remarquer : l’un est comte, l’autre abbé. Le premier, le victorieux Eudes, ranime l’ardeur des siens et rappelle leurs forces épuisées ; il parcourt incessamment toutes les parties de la tour et écrase les assaillants. Ceux-ci tâchent de couper le mur à l’aide de la sape, mais il les inonde d’huile, de cire, de poix enflammées ; mêlées ensemble, elles coulent en torrents d’un feu liquide, dévorent, brûlent et enlèvent les cheveux des ennemis. Plusieurs Danois expirent dans d’horribles tourments ; d’autres sont forcés de chercher un secours à leurs maux dans les ondes du fleuve. Les chrétiens s’écrient ironiquement en les y voyant courir : Malheureux brûlés, courez vers les flots de la Seine, tâchez qu’ils vous fassent repousser une autre chevelure mieux peignée...

« L’abbé Ebble se montre le digne compagnon et le rival en courage d’Eudes. D’un seul javelot il perce sept Danois à la fois, et ordonne, par raillerie, qu’on les porte à la cuisine. Nul ne devance ces deux guerriers (Eudes et Ebble) au combat, nul n’ose se placer au milieu d’eux, nul même ne les approche et n’est à leur côté, tous les autres cependant méprisent la mort et se conduisent vaillamment. Mais que peut une seule goutte d’eau contre des milliers de feux ?

Les barques des Normands. Gravure pour l'Histoire de France de François Guizot, par Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville Les barques des Normands.


Gravure pour l’Histoire de France de François Guizot,
par Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville


« Les braves fidèles étaient à peine deux cents, et les ennemis, au nombre de quarante mille, renouvelaient les uns après les autres leurs attaques contre la tour... Les cruels redoublent sans cesse les fureurs de la guerre ; des clameurs et des frémissements s’élèvent dans l’air ; de grands cris frappent le ciel ; les boucliers peints tremblent sous les pierres qui les accablent ; Ies écus gémissent sous les coups, les casques crient, percés par des traits. Bientôt les cavaliers, revenant du pillage, accourent se joindre au combat ; frais et rassasiés de nourriture, ils marchent vers la tour : et beaucoup d’entre eux, frappés et mourants, regagnent leurs vaisseaux, sans avoir eu le temps de lancer contre la tour leurs pierres et leurs traits.

« Quant à ceux qui cherchent un remède à leurs brûlures dans les douces ondes du fleuve, les Danoises, en les voyant, s’arrachent les cheveux, fondent en larmes, et chacune crie à son époux : Où cours-tu ? Fuis-tu d’une fournaise, pour fuir ainsi ? Quoi ! fils du démon, aucun effort victorieux ne pourra-t-il te rendre maître de cette tour ? Ne t’ai-je pas assez gorgé de vin, de pain et de venaison ? Pourquoi, sitôt épuisé de fatigues, cherches-tu ici un abri ? Honte à toi, vil glouton, et à tous ceux qui comme toi renoncent au combat.

« Cependant un fourneau, tracé avec adresse, étend ses sinuosités sous le pied de la tour, et de sa bouche vomit de cruels désastres [Abbon décrit une espèce de mine alors en usage. On creusait sous les remparts qu’on voulait renverser des galeries souterraines dont la voûte était soutenue par des piliers en bois, puis on mettait en même temps le feu à tous les piliers, les galeries s’affaissaient et les remparts s’écroulaient]. La brèche qu’il a faite, les assiégeants s’efforcent de l’agrandir, en coupant le bas du rempart. Tout à coup se laisse voir une ouverture funeste, large, immense. Les guerriers chrétiens se montrent à tous les yeux ; ils voient les ennemis couverts de casques, eux-mêmes sont vus des assiégeants ; leurs regards peuvent compter un à un les Danois, qui n’osent entrer dans la tour, et que la frayeur repousse de ce fort que leur audace n’a pu emporter.

« Bientôt on lance sur eux, du haut de la tour, le moyeu arrondi d’une roue, qui précipite dans les enfers six hommes à la fois. L’ennemi attache alors aux portes de la tour des matières enflammées. Un horrible bûcher s’élève, une noire fumée étend ses nuages sur nos guerriers ; la forteresse est enveloppée d’ombres épaisses, mais seulement pendant une heure environ ; puis le vent rabat la fumée du côté des ennemis. Le feu s’éteint ensuite... Le combat recommence avec plus de violence ; deux porte-enseignes accourent de la ville et montent sur la tour, portant sur leurs lances le drapeau couleur de safran, si redoutable aux yeux des Danois ; cent catapultes de leurs coups rapides étendent, privés de sang et de vie, les corps de cent ennemis, et ces morts, traînés par les cheveux, vont revoir leurs vaisseaux et y chercher un dernier asile...

« Le brave chevalier Robert, heureux jusqu’alors, expire frappé d’un trait cruel ; là, périssent aussi, de notre côté, quelques hommes du commun, mais en petit nombre, grâces à la bonté de Dieu. Honteux alors comme un loup dévorant qui, n’ayant pu se saisir d’aucune proie, regagne le plus épais du bois, les assiégeants prennent la fuite en toute hâte et pleurent la perte de trois cents des leurs. »

Ces deux combats avaient eu lieu les 26 et 27 novembre 885 ; malgré le double échec qu’ils venaient d’éprouver, les Normands ne renoncèrent cependant point à leur entreprise, établissant leur camp près de Paris et lançant une nouvelle attaque en janvier 886.


Siège de Paris par les Normands
Les Normands donnèrent à la ville huit assauts successifs, l’assiégèrent pendant plus de treize mois, en pillèrent et en dévastèrent tous les environs. C’est seulement alors que le roi Charles le Gros vint enfin au secours des Parisiens, à la tête d’une armée qu’il fit camper sous Montmartre ; mais, n’osant risquer une bataille, il conclut, le 30 novembre 886, un traité honteux, par lequel il s’engageait à donner aux Normands quatorze cents marcs d’argent, payables en mars 887.

Cet acte contribua à discréditer la dynastie carolingienne et à favoriser l’avènement de ce qui deviendra la dynastie capétienne. L’évêque Gozlin était mort pendant le siège. Eudes monta sur le trône, du vivant même de Charles le Gros. Les Normands, ayant remonté leurs barques par terre au-dessus de Paris, allèrent piller tous les pays arrosés par la Seine et autres rivières : au terme fixé, ils se présentèrent pour toucher la somme promise, et ne reparurent plus. Cette visite des barbares avait été la dernière.

 

 

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Bonne Fête aux Catherine et aux très Saintes Âmes du 25 novembre

Sainte Catherine d'Alexandrie
Vierge et Martyre
(† v. 307)

Catherine naît à Alexandrie, d'une famille de première noblesse. Comme elle ne se hâtait pas de recevoir le baptême, Dieu lui envoya une vision où la Ste Vierge la présentait au divin enfant qui détournait les yeux avec tristesse, et disait : « Je ne veux point la voir, elle n'est pas encore régénérée. » À son réveil, elle résolut de recevoir promptement le baptême. Quand elle l'eut reçu, Jésus lui apparut, lui donna mille témoignages d'amour, la prit pour épouse en présence de Marie et de toute la cour céleste, et lui passa au doigt l'anneau de son alliance.

Catherine, douée d'une haute intelligence, suivit avec le plus grand succès les leçons des plus grands maîtres chrétiens de l'école d'Alexandrie, et acquit la science des docteurs. Dans une grande fête du paganisme, célébrée en présence de l'empereur Maximin, elle eut la sainte audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne. La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l'éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec Catherine. Préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de Catherine et reçurent, par l'ordre du cruel empereur, le baptême du sang, gage pour eux de l'immortelle couronne.

Cependant Maximin, malgré sa fureur, plein d'admiration pour la beauté et les hautes qualités de Catherine, espéra la vaincre par l'ambition en lui promettant sa main. Il essuya un refus plein de mépris. L'innocente vierge subit alors le supplice du chevalet, et celui des fouets. Le lendemain, Maximin, surpris de la trouver plus belle et plus saine que jamais, essaya de triompher de sa résistance. Il la fit soumettre au terrible supplice des roues, mais les roues volèrent en éclats. Le tyran, confus de tous ces prodiges, ordonna de lui trancher la tête.
Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux : que son corps fût respecté après le supplice, et que l'ère des persécutions prît bientôt fin. Plus tard, son corps fut transporté par les anges sur le mont Sinaï.

BBx Luigi Beltrame Quattrocchi
et Maria Corsini, son épouse

Mémoire commune le 25 novembre: anniversaire de leur mariage.

Mémoire individuelle, selon le Martyrologe Romain (‘dies natalis’) :
>>> Luigi Beltrame Quattrocchi : 9 novembre
>>> Maria Corsini : 26 août

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d'un beau-frère de Carlo qui, n'ayant pas d'enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi.

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S'étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient.

Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l'église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l'autre. Nous nous retrouvions à l'heure des repas. Avec quelle joie j'attendais, puis je l'entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d'Alfredo Schuster, proclamé bienheureux en 1996.

Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l'esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d'action catholique.
Pendant la Guerre, elle s'était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d'Éthiopie, s'étant spécialisée dans les maladies tropicales.

Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.
Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d'abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l'avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l'enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Luigi Beltrame Quattrocchi meurt d’un infarctus le 9 novembre 1951.
Maria Corsini meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l'histoire de l'Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux
 

fondatrice du monastère d'Eymeux (Drôme) (✝ 1303)

Béatrix (ou Béatrice) naquit au village d'Ornacieux en Isère, dans le Dauphiné.
Elle entra à la Chartreuse de Parménie puis fonda la chartreuse d'Eymeux (Drôme) d'où elle gagna le ciel le 25 novembre 1303.
Béatifiée en 1869, elle est aussi fêtée le 13 février.
"Née au château d'Ornacieux, près de la Côte-Saint-André vers 1260, Béatrix entre à l'âge de 13 ans à la chartreuse de Parménie, non loin de Tullins. En 1300, elle fonde le monastère d'Eymeux où elle connaît le plus extrême dénuement. Elle y meurt un 25 novembre, sans doute en 1303. Une chapelle y perpétue son souvenir. La vie de Béatrix a été écrite par une moniale chartreuse contemporaine de la bienheureuse, Marguerite d'Oingt et elle atteste son ardent amour pour Jésus crucifié."
(Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux - diocèse de Valence )
Dans le Valentinois, entre 1303 et 1309, la bienheureuse Béatrice d'Ornacieux, vierge, qui, saisie d'un grand amour de la croix, vécut et mourut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d'Eymeu qu'elle avait fait construire.

Martyrologe Romain

Autres Fêtes du Jour
 

Saint Alain de Lavaur de la région d'Albi (VIIe siècle)
Saint Alnoth (✝ v. 700)
Bienheureux Bernold (✝ v. 1050)
Bienheureux Conrad d'Heisterbach (✝ 1200)
Saint Ekbert Abbé bénédictin à Münsterschwarzach (✝ 1075)
Bse Elisabeth la Bonne religieuse du Tiers-Ordre de saint François (✝ 1480)
Bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez  prêtre dominicain et martyr (✝ 1936)
Sainte Joconde  (✝ 466)
Saint Marcule évêque et martyr (✝ 347)
Bienheureuse Marie Corsini  Mère de famille (✝ 1965)

Saint Maurin  évangélisateur de la campagne agenaise (VIe siècle)
Saint Mercure  martyr à Césarée de Cappadoce (VIe siècle)
Saint Moïse Prêtre martyr à Rome. (✝ 251)
Saint Pierre d'Alexandrie  évêque et martyr (✝ 311)
Saint Pierre l'Hésychaste  (Ve siècle)
Saints Pierre Yi Ho-yong et Agathe Yi So-sa  martyrs à Séoul en Corée (✝ 1838)
Vble Rafaela de la Pasión Veintimilla Villacis religieuse équatorienne (✝ 1918)
Vble Raffaello Delle Nocche fondateur des religieuses disciples de Jésus Eucharistie (✝ 1960)
Saint Réol  évêque de Reims (✝ 698)

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