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1903 : mise en vente de l'aspirine

ça s'est passé un... 10 octobre

ça s'est passé un...

10 octobre

 

10 octobre 19 av. J.-C. : Mort de Germanicus
Le 10 octobre de l'an 19 ap. J.-C., Germanicus, neveu et fils adoptif de l'empereur Tibère, meurt en Syrie à 34 ans. On soupçonne Pison, le gouverneur de Syrie, de l'avoir empoisonné sur ordre de l'empereur. Celui-ci aurait été jaloux de la séduction naturelle de l'héritier présomptif et de ses succès militaires en Germanie (d'où son surnom).

10 octobre 680 : Les musulmans se déchirent à Kerbela
Le 10 octobre 680, à Kerbela (ou Kerbala), en Mésopotamie, des soldats arabes massacrent une petite troupe conduite par Al-Hussein (ou Husayn), l'un des petits-fils du Prophète de l'islam. Le drame survient moins de cinquante ans après la mort de Mahomet. Il va en résulter une scission irrévocable de l'islam entre sunnites et chiites.

Une fête au goût de sang
Les chiites commémorent chaque année le drame de Kerbela à l'occasion de la fête de l'Achoura, le 10e jour du mois musulman de mouharram. Cette commémoration donne lieu à de grands pèlerinages dont le principal se déroule comme il va de soi à Kerbela (Irak actuel). En Iran, des troupes d'acteurs rejouent sur les places le drame de Kerbela et l'on peut voir des pèlerins manifester leur douleur en se flagelleant jusqu'au sang.

10 octobre 954 : Mort de Louis IV d'Outremer
Louis IV d'Outremer meurt d'une chute de cheval le 10 octobre 954, à 33 ans. Son fils Lothaire (13 ans) est sacré à Reims par l'archevêque Artaud le 12 novembre 954. Comme son père et Raoul de Bourgogne, il doit son trône au comte de Paris Hugues le Grand.

 

10 octobre 1793 :

« Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix »
Le 10 octobre 1793, à l'instigation de Saint-Just (27 ans), la Convention proclame dans un décret : « Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix ». Ce décret fait suite à la proclamation du 5 septembre qui a mis « la Terreur à l'ordre du jour » et à la loi des suspects du 17 septembre.

10 octobre 1903 : Mise en vente de l'aspirine
L''aspirine est mise en vente en Allemagne le 10 octobre 1903. C'est l'aboutissement d'une très longue recherche qui remonte aux Sumériens.

Ces derniers avaient observé que l'écorce de saule calmait les douleurs. Le Grec Hippocrate avait validé leur observation mais il avait fallu attendre le XIXe siècle pour découvrir le principe actif à l'origine de cette propriété : l'acide acétylsalicylique. 

Le chimiste allemand Felix Hoffmann part en quête d'un composé équivalent mais plus facile à synthétiser. Ce sera l'acide spirique, extrait de la spirée ou reine-des-prés. Le laboratoire Dreser, qui emploie Hoffmann, dépose un brevet à Munich le 6 mars 1899 et confie à l'entreprise Bayer la commercialisation de l'aspirine.

Sitôt sur le marché, ce médicament anti-fièvre et antalgique (atténuateur de la douleur) recueille un immense succès. L'aspirine suscite en Allemagne le développement d'une puissante industrie pharmaceutique. Elle a aussi les honneurs du traité de Versailles (1919), une clause de celui-ci faisant tomber son brevet dans le domaine public (en France exclusivement !).

Dans les années 1950, l'aspirine semble condamnée par l'arrivée d'un nouvel antalgique, le paracétamol. Mais l'on découvre opportunément qu'elle peut aussi prévenir les accidents vasculaires. Et la voilà repartie pour une deuxième vie...

10 octobre 1911 : Insurrection républicaine en Chine du sud
À Canton (Chine du sud), le 10 octobre 1911, une rébellion militaire met fin à la dynastie mandchoue, vieille de 250 ans, et débouche sur la proclamation de la République chinoise. Le premier président en est le démocrate et socialiste Sun Yat-sen, qui a fondé le parti du Guomindang.

Depuis sa mort, en 1925, ses héritiers n’en finissent pas de se disputer la Chine : d’un côté les communistes, de l’autre les nationalistes conduits par Tchang Kaï-chek, successeur de Sun Yat-sen à la tête du Guomindang...

Le « Double-Dix »
L'anniversaire du 10 octobre est encore commémoré chaque année par plus d'un milliard d'hommes sous l'appellation commune « Double-Dix » (10-10 pour dix octobre).

Il est jour de fête nationale à Taïwan et également honoré en Chine populaire. Les deux gouvernements, bien qu'antagonistes, continuent en effet de se réclamer l'un et l'autre de Sun Yat-sen, le père de la République.

10 octobre 1927 : Premier vol entre la France et le Sénégal
Les 10 et 11 octobre 1927, les pilotes Jean Mermoz et Élisée Négrin effectuent la première liaison directe et sans escale entre Toulouse et Saint-Louis-du-Sénégal sur un Latécoère 26 (4470 km en 23 h 30)...

Suite de l'article

10 octobre 1944 : Projet de partage des Balkans
Le 10 octobre 1944, à Moscou, Churchill et Staline scellent en tête-à-tête le sort des pays balkaniques après la chute du IIIe Reich allemand...

Suite de l'article

10 octobre 2015 : Un double attentat fait cent morts à Ankara
Cinq mois plus tôt, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-nationaliste) avait perdu la majorité parlementaire et de nouvelles élections avaient été programmées en novembre, faute de pouvoir constituer un gouvernement, le président Recep Tayyip Erdogan avait convoqué de nouvelles élections en novembre.

En attendant, il relance la guerre contre l'État islamique (Daech) suite à un attentat islamiste à Suruç, le 20 juillet 2015. Il rompt aussi la trêve avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) après que celui-ci a revendiqué l’assassinat de deux policiers turcs le 22 juillet 2015. Cette détermination lui vaut le soutien des populations rurales conservatrices et des chefs religieux.

C’est dans ce contexte que, dans la capitale, deux attentats meurtriers frappent le 10 octobre 2015, à Ankara, une manifestation pacifique pro-kurde en faveur de la réconciliation civile... Les autorités en accusent l'État islamique. Trois semaines plus tard, le parti du président Erdogan remporte une victoire écrasante aux législatives avec 49% des suffrages et 316 sièges sur 550 à la Grande Assemblée nationale.

10 octobre 1927 : Premier vol entre la France et le Sénégal
Les 10 et 11 octobre 1927, les pilotes Jean Mermoz et Élisée Négrin effectuent la première liaison directe et sans escale entre Toulouse et Saint-Louis-du-Sénégal sur un Latécoère 26 (4470 km en 23 h 30)...

 

Une aventure toulousaine
 

L'aviation, tout juste née au début du siècle, fait ses premières armes pendant la Grande Guerre !

À la faveur de celle-ci, grâce aux commandes de l'État, beaucoup de constructeurs acquièrent une taille industrielle.

Parmi eux, Pierre-Georges Latécoère. Né en 1883 à Bagnères-de-Bigorre, cet ingénieur des Arts et Métiers a transformé la fabrique de wagons paternelle en fabrique d'avions.

Il construit à Montaudran, dans la banlieue de Toulouse, une usine immense, aujourd'hui à l'abandon...

La fin de la guerre le réjouit comme tout un chacun mais l'oblige à réviser sa stratégie industrielle.

Il décide comme quelques autres pionniers d'employer ses avions au transport du courrier, en concurrence avec le bateau et le train.

Des concurrents comme Henri Farman et Pierre de Fleurieu ne l'ont pas attendu pour défricher les dessertes vers l'Angleterre et l'Europe centrale. Qu'à cela ne tienne, l'avionneur décide de tirer parti de sa situation à Toulouse pour lancer des lignes postales par-dessus les Pyrénées vers l'Afrique française : le Maroc et mieux encore le Sénégal, et pourquoi pas vers l'Amérique du Sud.

On retient de lui cette formule, en septembre 1918 : « J'ai fait tous les calculs. Ils confirment l'opinion des spécialistes : notre idée est irréalisable. Il ne nous reste plus qu'une chose à faire : la réaliser ». C'est ainsi que naît la société des Lignes Latécoère.

Le 8 mars 1918, le capitaine d'industrie atterrit au Maroc et signe avec le résident général, le maréchal Hubert Lyautey en personne, une convention pour la mise en place de huit vols mensuels entre Toulouse et Rabat.

Lui-même paie de sa personne en participant aux premiers vols et notamment au franchissement des Pyrénées, une épreuve qui paraît encore à beaucoup hors de portée des petits appareils de l'époque.

Les premiers avions n'ayant qu'une autonomie d'environ 400 km, l'industriel doit négocier des terrains d'atterrissage le long de la côte espagnole. Le plus difficile reste le recrutement de pilotes suffisamment fous pour tenter l'exploit, assez dociles pour se soumettre aux contraintes d'un service régulier.

Les chevaliers du ciel
À la tête des Lignes Latécoère, rebaptisées en 1921 Compagnie générale d'entreprises aéronautiques, l'industriel place alors un animateur inspiré, Didier Daurat, ancien pilote de guerre. Il s'est forgé un impératif qu'il fait partager à toute son équipe : « Le courrier doit passer ». C'est ainsi que des jeunes hommes de grande valeur vont risquer leur vie et souvent la perdre pour transmettre au plus vite par-dessus les déserts et les océans de banales lettres d'affaires ou d'amour !

Didier Daurat a l'art de recruter des hommes de talent et de caractère, anciens pilotes de guerre ou jeunes aviateurs comme Vanier et Vachet, puis un peu plus tard Mermoz.

Il les discipline en leur imposant un passage à l'atelier comme simple mécano avant de leur permettre de voler enfin.

En 1926, un autre pilote appelé à une grande notoriété rejoint l'équipe. Né en 1900 dans une famille bourgeoise de la région lyonnaise, avide d'aventures et de rêves, il a nom Antoine de Saint-Exupéry.

Il est bientôt nommé chef de place à Cap-Juby, en Mauritanie, sur la route aérienne de Rabat à Dakar. Face au désert, il va concevoir son premier roman à succès, Courrier Sud, publié en 1929.

Avec Jean Mermoz, leader reconnu de l'équipe, Saint-Exupéry et les autres pilotes, Vanier, Vachet Guillaumet... naît très vite le mythe des « chevaliers du ciel », nouveaux héros d'une ère de progrès et de paix.

Bientôt, on ne désigne plus les liaisons France-Amérique du sud que sous le nom de : « La Ligne », comme s'il n'en existait pas d'autres !

« Ce que j'ai fait, aucune bête ne l'aurait fait »
Les drames bouleversent l'opinion. Ainsi des accidents mais aussi des sauvetages héroïques. En 1926, Mermoz, contraint à un atterrissage forcé au cours d'un vol Casablanca-Dakar, est capturé par les Maures. Ceux-ci l'abandonnent en plein désert après s'être vu promettre une rançon de mille pesetas ! Le pilote va rejoindre par ses propres moyens le poste d'escale de Cap-Juby.

En 1930 survient l'accident terrible d'Henri Guillaumet... Né en1902, il a été affecté par Didier Daurat au franchissement des Andes. Le pilote, discret, expérimenté et endurant, a toutes les qualités pour cet exploit régulier qui nécessite de franchir des pics et des cols à plus de 6000 mètres en profitant au mieux des courants d'air.

Lors de sa 92e traversée, le vendredi 13 juin 1930, son Potez 25 est balayé par une tempête de neige et s'écrase à 3000 mètres d'altitude. Après deux jours à attendre en vain les secours, le pilote, frigorifié, écrit sur la carlingue : « N'ayant pas été repéré, je pars vers l'est. Adieu à tous. Ma dernière pensée sera pour ma femme ».

Il franchit ainsi dans des conditions épouvantables plusieurs cols, avec une obsession : que, s'il vienne à mourir, l'on retrouve son corps, faute de quoi sa veuve ne pourrait toucher la prime d'assurance !

Enfin, contre toute attente, il reconnaît un semblant de sentier et quelque chose qui ressemble à du crottin. Il serait donc près d'un village. Il tombe d'épuisement cependant qu'approche une paysanne sur son mulet... Il est sauvé.

Son ami Saint-Exupéry, qui attendait dans la ville argentine de Mendoza le résultat des recherches, se précipite vers le village en question. Les deux hommes tombent dans les bras l'un de l'autre.

L'écrivain rapporte cette confidence exprimée avec une sincère modestie : « Ce que j'ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait ». Et celle-là également : « Ma femme, si elle croit que je vis, croit que je marche. Les camarades croient que je marche. Ils ont tous confiance en moi. Et je suis un salaud si je ne marche pas » (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes).

Henri Guillaumet a été tué aux commandes de son appareil dans les premiers mois de la Seconde Guerre mondiale ; Saint-Ex a disparu au cours d'une mission dans les derniers mois de la même guerre.

Le grand défi
Latécoère, cependant, malgré l'estime que suscitent dans le public les exploits de ses pilotes, peine à faire face aux défis techniques et aux concurrents anglais, espagnols, allemands...

Le 3 décembre 1926, il s'envole pour Rio et rencontre Marcel Bouilloux-Lafont, un entrepreneur d'origine française, né à Angoulême en 1871, qui a fait fortune en Amérique latine. Latécoère lui vend le 11 mars 1927 ses parts dans la compagnie et celle-ci devient le mois suivant la Compagnie Générale Aéropostale, plus connue sous le nom d'Aéropostale.

Bouilloux-Lafont n'a pas moins d'ambition et d'audace que son ami. Il veut établir au plus vite des liaisons régulières entre la France et l'Amérique latine. L'objectif est sinon aisé, du moins raisonnable, considérant que la même année, Charles Lindbergh réussit la traversée de l'Atlantique nord.

Pour commencer, le 10 octobre 1927, Mermoz et Négrin réussissent le premier vol sans escale entre Toulouse et Saint-Louis du Sénégal. Reste à faire le grand saut transatlantique vers Natal, à la pointe du Brésil. Dans un premier temps, l'Aérospostale met en exploitation des avisos (petits navires rapides) qui font la navette en quatre jours. À leur arrivée au port, à Natal comme à Saint-Louis-du-Sénégal, leurs sacs de courrier sont transférés sur des avions.

Mais cette solution ne satisfait pas Bouilloux-Lafont qui plaide auprès de l'administration pour pouvoir mettre en service des avions au-dessus de l'océan. Mais le ministère français de l'Air, au nom du règlement, impose le recours à des hydravions, moins performants. À Mermoz revient une nouvelle fois l'honneur d'inaugurer la ligne : le 12 mai 1930, il s'envole de Saint-Louis pour Natal, soit un vol de plus de 3000 kilomètres en 21 heures.

Bientôt, l'Aéropostale réussit à organiser des vols de nuit entre Toulouse et Buenos-Aires. C'est le triomphe. Triomphe éphémère s'il en est...

La chute
Marcel Bouilloux-Lafont s'est beaucoup endetté pour développer La Ligne et sa fortune a aussi souffert du krach de Wall Street. Plus grave, il doit faire face à la concurrence de la Lufthansa allemande sur les liaisons avec l'Amérique du Sud et, plus grave encore, aux pressions « amicales » de l'administration française en faveur d'un rapprochement franco-allemand, diplomatie oblige.

L'entrepreneur se scandalise de cette idée qui reviendrait à céder à ses rivaux allemands le fruit de ses efforts et des sacrifices de ses pilotes. Mais il n'aura pas le dernier mot. En février 1932, il est accusé, ainsi que son fils, de malversations. Déstabilisé, il doit lâcher l'Aéropostale. Celle-ci est mise en liquidation judiciaire le 31 mars 1931.

Bernard Marck (Histoire de l'aviation, Flammarion, 2001) raconte comment cette cabale aurait été montée de toutes pièces par un faussaire, Serge Colin, rétribué par le ministère français de l'Intérieur.

Le 30 août 1933 naît la compagnie Air France suite au regroupement de diverses compagnies dont l'Aéropostale. D'emblée, celle-ci abandonne à ses concurrents américains et allemands la plupart des lignes sud-américaines créées par Bouilloux-Lafont et n'en conserve que le tronçon principal. C'est la fin d'une légende.

Côté construction aéronautique, les usines Latécoère vont poursuivre leur activité jusqu'à nos jours en se spécialisant dans la conception de sous-ensembles. Quant à la conception d'avions, elle va prendre un nouvel élan à Toulouse dans les années 1960 (Caravelle, Concorde, Airbus) et, pour l'occasion, on va relever le nom de l'Aéropostale, transformé en Aérospatiale.

Bibliographie
On peut lire la biographie complète d'Emmanuel Chadeau : Mermoz (Perrin, 2000).

10 octobre 1944 : Projet de partage des Balkans
Le 10 octobre 1944, à Moscou, Churchill et Staline scellent en tête-à-tête le sort des pays balkaniques après la chute du IIIe Reich allemand...

Leurs ministres des affaires étrangères Anthony Eden et Viatcheslav Molotov avaient déjà dû en parler lors de la signature du traité anglo-soviétique de Londres, le 26 mai 1942...

André Larané
L'« accord des pourcentages »

Partage des Balkans à Moscou entre Churchill et Staline (octobre 1944), archives nationales de LondresMal inspiré et sans doute usé par l'âge et les déceptions, le Premier ministre britannique croit possible de s'accorder avec le dictateur sur un partage d'influence dans cette région sensible d'Europe centrale.

Churchill tient surtout à maintenir la Grèce dans la sphère occidentale, en dépit de l'influence qu'y joue le parti communiste.

Aussi griffonne-t-il sur un papier :
1) Roumanie : Russie 90%, les autres 10%,
2) Grèce : Grande-Bretagne (en accord avec les États-Unis) 90%, Russie 10%,
3) Yougoslavie : 50/50%,
4) Hongrie : 50/50%,
6) Bulgarie : Russie 75%, les autres 25%
.

Signifiant son accord d'un trait de crayon bleu, Staline paraphe le document.

Le lendemain, Eden et Molotov, ministres des affaires étrangères britannique et soviétique, affinent les pourcentages... Mais l'évolution des rapports de force sur le terrain va rendre caduc l'« accord des pourcentages ».

Un plan caduc

Le 3 décembre 1944, le Parti communiste grec (EAM-ELAS) tente de s'emparer d'Athènes. Un corps expéditionnaire britannique intervient. C'est le début d'une atroce guerre civile (tortures et meurtres de civils, femmes et enfants en grand nombre). Cessez-le-feu le 14 janvier 1945. Lâchés par l'URSS, les communistes sont écrasés. La victoire reste aux partis pro-occidentaux.

En Yougoslavie, par contre, c'est au chef des communistes, Josip Broz Tito, que va revenir la totalité du pouvoir, Churchill ayant commis l'erreur de le soutenir plutôt que les résistants royalistes ou démocratiques, au moins aussi efficaces contre les Allemands.

La Hongrie et la Roumanie vont tomber tout entières sous la coupe des communistes locaux, inféodés aux « libérateurs » soviétiques.

Lorsque s'ouvrira la conférence de Yalta, le 4 février 1945, peu avant l'effondrement du IIIe Reich, Staline aura déjà l'Europe centrale à sa botte.

 

10 octobre 2015 : Un double attentat fait cent morts à Ankara
Cinq mois plus tôt, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-nationaliste) avait perdu la majorité parlementaire et de nouvelles élections avaient été programmées en novembre, faute de pouvoir constituer un gouvernement, le président Recep Tayyip Erdogan avait convoqué de nouvelles élections en novembre.

En attendant, il relance la guerre contre l'État islamique (Daech) suite à un attentat islamiste à Suruç, le 20 juillet 2015. Il rompt aussi la trêve avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) après que celui-ci a revendiqué l’assassinat de deux policiers turcs le 22 juillet 2015. Cette détermination lui vaut le soutien des populations rurales conservatrices et des chefs religieux.

C’est dans ce contexte que, dans la capitale, deux attentats meurtriers frappent le 10 octobre 2015, à Ankara, une manifestation pacifique pro-kurde en faveur de la réconciliation civile... Les autorités en accusent l'État islamique. Trois semaines plus tard, le parti du président Erdogan remporte une victoire écrasante aux législatives avec 49% des suffrages et 316 sièges sur 550 à la Grande Assemblée nationale.

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