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Une nouvelle attaque de Peuls au Nigeria cause la mort de 13 chrétiens

Une nouvelle attaque de Peuls au Nigeria cause la mort de 13 chrétiens

« Ils tiraient avec des fusils dans toutes les directions, forçant les villageois à se précipiter dans les buissons environnants. Les cadavres des personnes tuées ont été évacués par des soldats et des policiers vers la morgue de l’hôpital Mangu Cottage. »

Mercredi dernier, 13 chrétiens ont été assassinés par des bergers peuls au Nigeria, 3 autres sont été blessés. Le drame s’est produit dans le village de Kulben, dans l’État de Plateau. Une vingtaine de peuls armés ont pénétré le village et ont semé la terreur.

Michael Mutding, un témoin, raconte les faits à Morning Star News.

« Ils tiraient avec des fusils dans toutes les directions, forçant les villageois à se précipiter dans les buissons environnants. Les cadavres des personnes tuées ont été évacués par des soldats et des policiers vers la morgue de l’hôpital Mangu Cottage. »

Bala Fwengje est un législateur représentant la région de la Chambre d’assemblée de l’État du Plateau. Il maintient que des « efforts » sont faits pour contrer cette persécution.

« Cette attaque contre mon peuple par ces bergers est un choc pénible pour nous, car des efforts ont été faits par les agences de sécurité pour limiter ces attaques incessantes contre notre peuple. C’est triste que ces attaques soient toujours menées par les bergers contre notre peuple sans provocation. »

Le gouverneur de l’État de Plateau a promis de « traiter avec fermeté et fermeté toute personne jugée coupable d’attaquer ou d’inciter des personnes à mener des attaques les unes contre les autres ».

Le même jour, 4 séminaristes avaient été enlevés dans la ville de Kaduna. Nous sommes toujours sans nouvelles d’eux.

Prions pour les chrétiens persécutés au Nigeria.

M.C.

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Inde: familles chrétiennes battues et chassées

 
 

Prions en union chrétienne, selon nos rituels, pour soutenir nos frères et soeurs indiens pour

 
 
 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour la foi et la confiance inébranlables de ces chrétiens indiens
  • Prions pour Babu et pour les autres blessés, qu’ils soient rapidement rétablis et qu'ils puissent bientôt retourner dans leur village
  • Prions pour la protection des chrétiens locaux et de tous les partenaires de Portes Ouvertes en Inde
 
Inde: familles chrétiennes battues et chassées
 
 
Nous ne pouvons pas dire où les faits se sont passés, ni mentionner les noms pour des raisons de sécurité. Ces familles chrétiennes d'Inde ont été battues et n'ont pas pu rentrer chez elles.
 
 
 
Famille chrétienne en prière
 
 
Plusieurs familles chrétiennes ont dû fuir leur village en Inde après avoir été attaquées et battues. Depuis plusieurs semaines, elles ont trouvé refuge dans des villages alentour. Certaines vivent dans un bâtiment communautaire dans le village voisin. Nous les soutenons par l'intermédiaire de partenaires locaux.
 
2 chrétiens grièvement blessés
 
Ce dimanche-là, le pasteur Bishu (pseudonyme) rendait visite à une petite communauté chrétienne près de son village natal. Alors qu'il s'approchait de la maison où se tenait le culte chaque semaine, un groupe de jeunes hommes l'a encerclé. «Ils ont commencé à m'interroger et ont voulu savoir ce que je faisais dans leur village. Puis ils se sont mis à me frapper et à me donner des coups de pied», raconte le pasteur. Quelques chrétiens ont accouru pour l'aider, puis il est rentré chez lui.
 
Mais le lendemain, la situation a dégénéré. Un grand nombre de jeunes villageois se sont rassemblés, armés de longs bâtons et de perches. Ils ont attaqué les familles chrétiennes, sans égard pour les femmes et les enfants. L'une des victimes, Babu (pseudonyme), âgée de 32 ans, a eu un bras cassé. Deux autres hommes ont été grièvement blessés à la tête et au dos.
 
Un privilège de souffrir pour le Christ
 
Suite aux attaques, la situation de ces chrétiens semble sans issue. Nos partenaires locaux leur ont rendu visite et rapportent: «Toutes ces familles sont très pauvres et gagnent leur vie principalement par l'agriculture ou comme ouvriers journaliers. Nous sommes en contact étroit avec eux et faisons ce que nous pouvons pour les aider.»
 
Malgré sa fracture, Babu est déterminé. «J'avais très peur. C'est néanmoins un privilège pour moi de souffrir pour le Christ. Je ne suis pas découragé, mais je sais que des temps difficiles sont devant moi: tant que mon bras ne va pas mieux, je ne pourrai pas travailler pour subvenir aux besoins de ma famille.»
 
Préparés à la persécution
 
Comme les autres chrétiens, Babu avait participé à un séminaire de préparation à la persécution. Il dit: «Au séminaire nous avons appris que des gens sont persécutés à cause de leur foi chrétienne dans le monde entier et restent pourtant inébranlables jusqu'à la mort. Cela nous a tous inspirés et aidés à rester forts.»
 
Montrez aux chrétiens d'Inde qu'ils ne sont pas seuls. Envoyez-leur votre message d'encouragement.
 
 

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Info du Vatican dans le monde

Nicaragua: attaques contre les cathédrales de Leòn et de Managua
On compte de nombreux blessés dans l’attaque menée contre la cathédrale de Leòn durant la messe célébrée à l’occasion du premier anniversaire de la mort d’un enfant de chœur. La cathédrale de Managua, quant à elle, a été quadrillée par la police avant la messe d’action de grâce pour la libération de 56 prisonniers politiques. Le cardinal Brenes continue d’appeler au dialogue.

Les faits ont été rapportés à la rédaction hispanophone de Vatican News par le porte-parole de la cathédrale, le père Victor Morales. Il indique qu’un groupe de civils, sympathisants du président Daniel Ortega, s’est rassemblé aux abords de l’édifice, dimanche, avant de lancer des pierres contre des fidèles qui sortaient de la messe. Plusieurs personnes ont été blessées, dans une atmosphère de chaos et de grande tension qui a gagné l’intérieur même de la cathédrale. Mgr Bosco Vivas Robelo a dû négocier avec la police, afin que les paroissiens puissent sortir de l’église et rejoindre leurs maisons en toute sécurité. Des témoins oculaires ont signalé la présence de nombreuses forces de l’ordre aux alentours; elles auraient assisté à l’agression sans pour autant intervenir. Les violences ont été confirmées par des médias locaux ainsi que par la Commission interaméricaine pour les Droits de l’Homme (CIDH).

Les déclarations du cardinal Brenes

Le cardinal Leopoldo Brenes, archevêque de Managua, a exprimé sa «douleur» après les événements survenus à Leòn. «Il est triste de se dire qu’entre Nicaraguayens, nous ne pouvons plus dialoguer (…). Je suis proche de Mgr Bosco qui a fait part de sa douleur en voyant ces tensions ‘entre frères’ survenir après une messe». Et d’ajouter : «il y a des personnes  ennemies de l’Église et des évêques qui veulent nous provoquer, mais nous, évêques, nous avons toujours prié, nous sommes des hommes pacifiques (…). Notre esprit n’est pas celui de la violence, mais celui de la paix et de la réconciliation, comme le Pape nous a exhortés à l’être», insistant de nouveau sur le dialogue comme unique chemin.

Siège de la cathédrale de Managua

Toujours ce dimanhe, dès les premières heures du jour, les principales voies d’accès à la cathédrale de Managua, la capitale, ont été occupées par des agents antiémeutes et les forces spéciales de police. Ils ont été déployés aux environs de l’église à quelques heures d’une messe d’action de grâce célébrée pour la libération de ceux que l’opposition qualifie de «prisonniers politiques».

56 d’entre eux ont effet été relâchés mardi dernier, parmi lesquels les principaux leaders de l’opposition: le paysan Medardo Mairena, la femme d’affaires Ireland Jerez, l’étudiant Edwin Carcache, ainsi que les journalistes Miguel Mora et Lucia Pineda. Ils sont encore plus de 85 à rester prisonniers des geôles du régime. Les fidèles réunis dans la cathédrale de Managua ont prié pour leur libération.

17 juin 2019, 17:27
 
RDC: le virus Ebola, une urgence régionale mais pas mondiale
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré ce 14 juin que l'épidémie de fièvre Ebola qui gagne du terrain en Afrique centrale ne constituait pas une urgence sanitaire mondiale, mais plutôt régionale. Sur le terrain, les obstacles restent nombreux, rendant difficile l’enrayement du virus.

Adélaïde Patrignani (avec AFP) – Cité du Vatican

Depuis le début de l'épidémie d’Ebola, en août dernier en République Démocratique du Congo, c’est la troisième fois que le comité d’urgence de l’OMS était convoqué. La réunion faisait suite à l'apparition de plusieurs cas d'Ebola cette semaine en Ouganda, pays frontalier de la RDC.

Plus de 1400 morts en dix mois

L’OMS a donc estimé que l'épidémie d'Ebola constitue une «urgence pour la RDC et la région», mais il ne s'agit pas d'«une urgence de santé publique de portée internationale». Autrement dit, «elle ne constitue pas une menace pour la santé mondiale», d’après le directeur général de l’OMS. Le risque de propagation internationale restait «faible», a-t-il été précisé.

L’Ouganda, où s’étend le virus Ebola, est déjà en état d’alerte depuis le mois d’août. Le foyer de l’épidémie se trouve dans l’est de la RDC, dans les provinces du du Nord-Kivu et d'Ituri, où plus de 2100 cas d'Ebola ont été enregistrés, et 1411 de ces malades sont morts.

Le principal défi des autorités ougandaises face à l'épidémie est la porosité des 875 kilomètres de frontière commune avec la RDC, malgré les contrôles sanitaires mis en place aux postes-frontière. Les deux premières victimes d’Ebola en Ouganda, décédées cette semaine, en sont un triste exemple. Il s’agit d’un garçon de cinq ans et de sa grand-mère, qui avaient assisté avec d'autres membres de la famille aux obsèques en RDC d'un proche mort d’Ebola. Les deux sont morts dans le district ougandais de Kasese, frontalier du Congo.

Un recul difficile à obtenir

L'Ouganda a déjà connu des épidémies d'Ebola. La plus récente remonte à 2012. En 2000, 200 personnes sont mortes au cours d'une épidémie dans le nord du pays. En RDC, l'épidémie actuelle est la dixième depuis 1976 et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie, après celle qui a frappé l'Afrique de l'Ouest en 2014-2016 (plus de 11 000 morts en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia principalement).

Mais ces pays disposent d'une arme majeure pour contrer le virus: un vaccin expérimental jugé efficace par l'OMS.

La RDC peine toutefois à enrayer l'épidémie, notamment en raison des attaques des milices ou de l'hostilité de la population vis-à-vis des centres de soins. La situation est beaucoup plus stable en Ouganda, pays tenu d'une main de fer par le président Yoweri Museveni depuis 1986.

Ce vendredi, le président du comité du comité d’urgence de l’OMS, le Dr Preben Aavitsland, a par ailleurs déploré un autre obstacle: le manque de soutien financier international. Il a estimé que cela «peut retarder l'éradication effective» de l'épidémie en RDC et contraint l’organisation onusienne à «réduire une partie de son travail de préparation dans certains pays voisins». Face aux difficultés à endiguer l’épidémie au Congo Kinshasa, deux ONG - Oxfam et la Croix-Rouge/Croissant-Rouge - ont récemment demandé de «réinitialiser» la réponse, comme le fait remarquer le journal Le Monde.

Le virus Ebola se transmet à l’être humain par contact, soit avec des animaux infectés (en général en les dépeçant, en les cuisant ou en les mangeant), soit avec des liquides biologiques de personnes infectées. 

15 juin 2019, 07:52
Un an après son élection, où va le président colombien?
Élu le 17 juin 2018 pour un mandat de 4 ans, le président Ivan Duque se retrouve aujourd’hui dans une impasse. Son engagement à modifier l’accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qu’il estime trop laxiste avec les anciens chefs guérilleros, pollue sa politique et le président se retrouve prisonnier de son parti.
Entretien réalisé par Marine Henriot - Cité du Vatican 

Avec 54% des voix en sa faveur le 17 juin 2018, Ivan Duque devenait, à peine la quarantaine passée, le plus jeune président colombien élu depuis 1872. Une victoire fondée sur une promesse pour celui qui était le nouvel homme fort de la droite dans le pays: modifier l’accord de paix négocié par son prédécesseur Juan Manuel Santos. Ivan Duque et son parti, le Centre démocratique, estiment que cet accord signé en novembre 2016 est trop laxiste pour les anciens chefs guérilleros. 

Mercredi 29 mai, la Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire du pays, enterrait définitivement le projet du protégé de l’ancien président Alvaro Uribe. Aujourd’hui, en l'absence d'une majorité consolidée au Congrès, le chef de l'Etat colombien fait dès lors face à un dilemme: changer de cap ou défendre coûte que coûte la position de son parti, le Centre démocratique.

En chute dans les sondages, Ivan Duque se retrouve dans une impasse entre la Cour constitutionnelle qui lui ordonne de promulguer, sans modifications, la loi qui établit les dispositions judiciaires émanant de l’accord, et la Cour suprême qui l’a contraint de libérer un ancien chef des FARC. Une libération qui tend les relations avec Washington.

Yann Basset est analyste à l’université du Rosario à Bogota, il nous dresse un bilan de cette première année aux commandes pour Ivan Duque. 
 
 

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