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autres fetes du jour

Bonne fête aux Barbe et Barbara et aux autres saints du 4 décembre

Ste Barbe

4 décembre

Les origines de la Sainte Barbe

Le 4 décembre les sapeurs-pompiers célèbrent leur patronne, la Sainte Barbe. Mais connaissez-vous son origine ?

 

L’histoire raconte qu’au IIIème siècle après Jésus Christ, en Orient, une jeune femme fût enfermée dans une tour à 2 fenêtres par son père, Dioscore. En son absence, elle y perça une troisième fenêtre pour représenter la Trinité (le père, le fils et le saint esprit). Un affront pour son père païen, voyant sa fille convertie au catholicisme, qui mit aussitôt le feu à la tour. Elle réussit à s’en échapper mais fût vite rattrapée. Son père lui trancha la gorge mais fût frappé par la foudre au même instant. Venus réclamer son corps, mais ne connaissant pas son nom, les chrétiens demandèrent une « jeune femme barbare »,d’où Sainte Barbe.

Les chrétiens prirent la Sainte Barbe pour les protéger du feu et de la foudre. C’est pourquoi elle est devenue la sainte patronne des artilleurs, des canonniers, des mineurs, des démineurs, de tous les métiers liés au feu, et par conséquent, celle des sapeurs-pompiers.

Synonyme de fête et de célébration, chaque caserne organise sa Sainte Barbe, entre décembre et février.

 

Sainte Barbe
Vierge et martyre (✝ 235)

ou Barbara, illustre martyre de Nicomédie dont le culte fut largement répandu dès le Ve siècle tant en Orient qu'en Occident.

Patronne des: Artificiers Artilleurs Brossiers Géologues Géomètres experts (en Belgique) Ingénieurs (en Belgique) Ingénieurs civils des Mines Mineurs Pompiers Sapeurs

Sainte Thaumaturge

Reconnaissable à sa tour et à un ciboire surmonté d'une hostie, on l'invoque contre la foudre et la mort subite


Sa vie est surtout faite de traditions pour ne pas dire de légendes. Son bourreau aurait été frappé par la foudre d'où l'origine de la dévotion populaire qui l'invoque contre les dangers d'une mort subite provoquée par le feu ou l'électricité.
Il semble que cette barbare (Barbara) fut introduite dans le cirque de Nicomédie sans que les spectateurs, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens, ne connaissent son nom. Sommée une dernière fois de sacrifier l'encens à l'empereur, elle refusa. Quand les chrétiens vinrent demander son corps, ils ne purent la nommer que "une jeune femme barbare", Barbara.
Il en est d'ailleurs de même pour beaucoup d'autres martyrs: René (rené par le baptême), Christian (un chrétien), Christophe (un porte-Christ) etc.. Sainte Barbe, calcaire polychromé, Villeloup (Aube) vers 1520-1530
Selon une autre légende, comme elle était d'une grande beauté, son père l'enferme dans une tour. Elle y devient chrétienne. Pour cela, son père la décapite lui-même, mais il meurt aussitôt foudroyé.
Attributs: une tour (trois fenêtres) à la main, ciboire et hostie , ou canon et barils de poudre.

Illustration: Sainte Barbe, calcaire polychromé, Villeloup (Aube) vers 1520-1530
Le père Rouillard, de Wisques a résumé ainsi sa biographie: Elle aimait Dieu, beaucoup et trouvait inutile de se marier. Son père déçu lui coupa la tête, mais tomba foudroyé. En Orient, on ne sait plus quand. Mais tout le monde sait que sainte Barbe, à cause de la foudre, est patronne des artilleurs, des artificiers, des mineurs et des carriers; et à cause de son nom, des brossiers, des chapeliers et des tapissiers. On l'invoque même en Haute-Saône pour avoir des enfants frisés.. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)
Le culte de la sainte est ancien. Son intercession protégeait de la mort subite. Elle était aussi invoquée contre la foudre et, très tôt, elle fut prise comme patronne par les arquebusiers (c'est le cas, façon attestée, à Florence, dès 1529), puis par les canonniers, et par tous ceux qui 'jouent' avec le feu et les explosifs. Les artilleurs contemporains, de même que les artificiers, les sapeurs et les pompiers* du Génie, n'ont fait que s'inscrire dans cette tradition. (Diocèse aux Armées françaises)
(*des internautes nous font remarquer que tous les pompiers ne sont pas militaires, les pompiers de Paris et les marins-pompiers de Marseille sont militaires.)
Hormis la légende de son martyre qui en a fait la patronne des artilleurs, des artificiers, des mineurs et des pompiers, on ne sait rien sur sainte Barbe. Cependant son culte est répandu depuis un temps immémorial dans le pays messin dont elle est la patronne. (Source: Diocèse de Metz)
- On trouve souvent des statues ou des vitraux représentant sainte Barbe en région de mines ou de carrières comme au Creusot (vitrail de l'église St Henri), à Chagny (statue classée), Saint-Léger-sur-Dheune (vitrail),... (pastorale du tourisme, diocèse d'Autun)
- vidéo: Sainte Barbe : c'est quoi, c'était quoi pour les mineurs ? France 3 Hauts-de-France.
Des internautes nous écrivent:
- "Constructeurs de tunnels depuis plusieurs années l'AFTES, l'Association des travaux en souterrains fête sa sainte patronne: Ste Barbe. Lors du creusement du tunnel sous la Manche, il était travaillé 364/365 jours. Le seul jour non travaillé était le 4 décembre fête de Ste Barbe."
- "Sainte Barbe est également fêtée le 3ème lundi de juillet à Roscoff en Bretagne; elle était la patronne des Johnnies (ces hommes qui depuis 1825 vont vendre les oignons rosés de la région dans le Royaume-Uni)"
- "Sa légende parle d'une jeune fille très belle et très riche vivant au moyen-âge. Convertie au christianisme contre la volonté de son père elle est emprisonnée dans une tour du château. Elle s'obstine et persévère néanmoins dans sa foi. Furieux, le père met le feu à la tour et, retrouvant sa fille indemne, la fait décapiter. Alors, c'est le feu du ciel qui tombe sur lui et le consume intégralement.

Sainte Barbe est invoquée contre les morts violentes."Icone de sainte Barbe, cathédrale de Baalbeck, Liban
- "Sainte-Barbe est Libanaise. Sainte-Barbe est de Baalbeck, au Liban. La Sainte-Barbe est une fête nationale au Liban, avant qu'elle ne se répande dans le monde. A la Sainte-Barbe au Liban, nous mangeons du blé cuit sucré en commémoration de Sainte-Barbe qui s'est cachée de son père, dans les champs de blé, au Liban. De plus, à la Sainte-Barbe, les grands et les petits se déguisent dans les rues, et les enfants vont chercher des bonbons et des friandises dans les maisons."
Commémoraison de sainte Barbe, martyre à Nicomédie.

Martyrologe Romain

Saint Clément d'Alexandrie

Père de l'Église

 

Clément d'Alexandrie, surnommé le père de la théologie spéculative et qui avait formé Origène, enseignait à l'école d'Alexandrie en Égypte entre 193 et 200, il dut fuir ensuite à cause de la persécution et il est allé rejoindre le Seigneur vers 215.

L'école d'Alexandrie rejetait l'interprétation littérale des Écritures, et en particulier celle de la prophétie, et elle considérait la Bible toute entière comme une vaste allégorie dont la signification profonde était masquée par la formulation même du texte. Elle s'efforçait de marier idéalisme platonicien et textes bibliques, entreprise exigeant l'adoption d'un système d'interprétation non littéral.

W.H. Rutgers écrit au sujet de Clément d'Alexandrie : « Clément, charmé par les sirènes de la philosophie grecque, soumettait l'Écriture sainte à cette interprétation allégorique et erronée, à ce parti-pris outré contre tout ce qui était matériel, visible, tangible, tout ce qui se situait dans un contexte géographico-historique. La philosophie éthérée des platoniciens ne pouvait supporter la 'charnelle et sensuelle' vision eschatologique des pré millénaristes. »
Clément rapporte dans Quis dives salvetur 23:1, une citation de Jésus qu'on ne retrouve nulle part dans la Bible mais qui est en accord avec son enseignement :

« Je t'ai régénéré, toi que le monde avait enfanté dans le malheur et pour la mort. Je t'ai libéré, je t'ai guéri, je t'ai racheté. Je te donnerai la vie sans fin, éternelle, surnaturelle. Je te montrerai le visage de Dieu, le bon Père. »

 

Saint Jean de Damas
Prêtre et docteur de l'Église
(† v. 749)

Arabe chrétien, de haute bourgeoisie, saint Jean de Damas (ou saint Jean Damascène) eut de hautes fonctions dans le califat de Damas (Syrie) et se fit connaître comme écrivain poète.

À cinquante ans, il se retira du monde et se fit moine à Saint-Sabas, entre Jérusalem et la mer Morte. Ordonné prêtre, il laissa de nombreux écrits théologiques. Il développa le culte des saintes icônes et chanta les louanges de l'Assomption.

Il est fait docteur de l'Église par Léon XIII en 1890.

 

 

Saint Jean Damascène
Jean de Damas, Docteur de l'Église (✝ 749)


Jean Mansour est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne.

Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes. Mansour, à son tour, supervise durant des années la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail. Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem. Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère. Son principal écrit "La source de la connaissance" résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des Saintes Images lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux tropaires, des hymnes et des poèmes. C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur. Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Église en 1890.
A l'audience générale du 6 mai 2009, Benoît XVI a tracé le portrait de saint Jean Damascène (675 - 749), qui occupe une place importante dans la théologie byzantine: "Il fut avant tout témoin de l'effondrement de la culture chrétienne gréco-syrienne, qui dominait la partie orientale de l'empire, devant la nouveauté musulmane qui se répandait avec les conquêtes militaires de l'actuel proche et moyen orient. Né dans une riche famille chrétienne, il devint jeune responsable des finances du califat. Vite insatisfait de la vie de cour, il choisit la voie du monachisme et entra vers 700 au couvent de St. Saba proche de Jérusalem, sans jamais plus s'en éloigner. Il se consacra alors totalement à l'ascèse et à l'étude, sans dédaigner l'activité pastorale dont témoignent ses nombreuses homélies... Léon XIII le proclama Docteur de l'Église en 1890".
Puis le Pape a rappelé que Jean Damascène est surtout resté fameux pour ses trois discours contre les iconoclastes, condamnés après sa mort au concile de Hieria (754). Il y développe les premiers arguments en défense de la vénération des icônes exprimant de mystère de l'Incarnation. "Ainsi fut-il l'un des premiers à distinguer entre cultes public et privé, entre adoration et vénération, la première étant réservée à Dieu seul. La seconde forme peut servir à s'adresser au saint représenté. "Cette distinction fut très importante pour répondre chrétiennement à qui prétendait universelle et définitive l'interdiction des images dans le culte. Ayant débattu de la question, les chrétiens de l'époque ont alors trouvé une justification de la vénération des images... Mais le débat était de grande actualité dans le monde musulman, qui fit sienne l'interdiction hébraïque des images". Témoin du culte des icônes, Jean Damascène en fit une caractéristique de la théologie et de la spiritualité orientale. Jusqu'à nos jours, son enseignement porte la tradition de l'Église universelle, dont la doctrine sacramentale prévoit que des éléments matériels, repris de la nature, peuvent être source de grâces par le biais de l'invocation de l'Esprit, doublée de la confession de la vraie foi". Il admit aussi la vénération des reliques des saints car, participant à la Résurrection, on ne peut les considérer comme de simples morts. "L'optimisme chrétien de saint Jean Damascène -a conclu le Saint-Père- dans la contemplation de la nature, dans la capacité à voir le bon, le beau et le véritable dans la création, n'a rien d'ingénu. Il tient compte de la blessure infligée à la nature humaine par la liberté voulue de Dieu et souvent mal utilisée par l'homme, ce qui entraîne une disharmonie diffuse du monde et tout ce qui en découle. D'où l'exigence du théologien de Damas de clairement percevoir la nature, en tant que reflet de la bonté et de la beauté de Dieu, blessées par la faute de l'homme, mais renforcées et renouvelées par l'incarnation du Fils". (source: VIS 090506)
- vidéo: Les Pères chrétiens d'Orient : Jean Damascène, KTOTV
Mémoire de saint Jean Damascène, prêtre et docteur de l'Église, célèbre par sa sainteté et sa doctrine. Pour le culte des saintes images, il combattit avec vigueur par sa parole et ses écrits contre l'empereur Léon l'Isaurien et, devenu moine et prêtre dans la laure de Saint-Sabas près de Jérusalem, il composa des hymnes sacrées et y mourut, vers 749.

A propos des icônes: Ce n'est pas la matière que j'adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s'est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, le Verbe s'est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous... Cette matière, je l'honore comme prégnante de l'énergie et de la grâce de Dieu.

Saint Jean Damascène-Discours sur les images

Autres Fêtes du Jour

 

Sainte Ada  abbesse au Mans (VIIe siècle)
Bienheureux Adolphe Kolping  prêtre à Cologne (✝ 1845)
Saint Annon  Evêque de Cologne (✝ 1075)
Saint Bernard de Parme  Evêque de Parme (✝ 1133)
Sainte Bertoaire  (✝ 614)
Bienheureux Christian  (✝ 1245)
Saint Cyran  Abbé au diocèse de Bourges (✝ 657)
Saint Félix de Bologne  évêque de Bologne (✝ v. 431)
Bienheureux François, Jérôme et Simon  martyrs au Japon (✝ 1623)
Saint Gennade de Novgorod
évêque de Novgorod (✝ 1505)
Saint Héraclas Patriarche d'Alexandrie (✝ 247)
Saint Jean Calabria prêtre, fondateur des Congrégations des Pauvres serviteurs et des Pauvres servantes de la divine Providence (✝ 1954)
Saint Maruthas (✝ 449)
Saint Mélétios évêque dans l'Attique en Grèce. (✝ 330)
Saint Osmond Evêque d'Old Sarum (✝ 1099)
Bienheureux Pierre
Tiers-Ordre de Saint-François (✝ 1289)
Saint Séraphim (✝ 1601)
Saint Sol ermite (✝ 794)
Théodore de Cyr Evêque de Cyr (✝ v. 450)
Saint Théophane (✝ 815)

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Bonne Fête aux François-Xavier et Aux Saintes Âmes du 3 décembre

Saint François Xavier
Prêtre s.j.
Apôtre des Indes et du Japon

 

François Xavier, nom de naissance Francisco de Jasso y Azpilicueta, dernier de six enfants, naît à Javier, près de Pampelune en Navarre, le 7 avril 1506, dans une famille noble.

Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études et cherchant à recruter des compagnons pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme.

Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels Ignace et Xavier, prononcèrent leurs vœux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

Quelques années plus tard (1537 à Venise), Xavier, devenu prêtre était prêt pour sa mission. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes ! Xavier commença par la conversion de Goa, alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l'Inde. Une mission finie, une autre l'appelait ; le désir du salut des âmes était insatiable dans son cœur.

Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens.

Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable. Sa plus belle et sa plus difficile mission fut l'évangélisation du Japon.

Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu, le 3 décembre 1552, appela au repos, à l'âge de 46 ans et 8 mois, cet incomparable conquérant des âmes, qu'on a justement surnommé l'apôtre des Indes et du Japon.

François Xavier a été béatifié, le 21 octobre 1619, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621) et canonisé, avec Ignace de Loyola, par le Pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), le 12 mars 1622. 

 

Bx Johann Nepomuceno
Évêque de Trente

 

Jean Népomucène Tschiderer von Gleifheim naît le 15 avril 1777 à Bolzano (ou Bozen, ville autrichienne à l'époque) de Joseph Joachim, percepteur général du Tyrol, et de Catherine de Giovanelli. Il est le cinquième de sept frères.

Dans son enfance, il a des problèmes de prononciation et il lui restera à l'âge adulte un léger bégaiement. Après sa scolarité à Bolzano et à Innsbruck, il fait des études théologiques à Innsbruck de 1794 à 1798 et il est ordonné prêtre le 27 juillet 1800 à Bolzano.

Il exercera son apostolat dans sa région d'origine parmi les croyants de langue allemande (diocèses de Bolzano-Bressanone, Innsbruck et Feldkirch) ainsi que dans les parties de langue allemande du diocèse de Trente : il est d'abord vicaire puis, à partir de 1807, professeur de théologie au séminaire de Trente.

En 1810, il est curé d'une paroisse importante. (En cette époque napoléonienne, le Tyrol et le Trentin sont passés sous domination de la Bavière ; revenus dans le giron de l'Autriche en 1815, cette région sera attribuée à l'Italie après la Première guerre mondiale, faisant partie, avec Bolzano, de la Région du Trentin-Haut-Adige.) Zone frontalière donc, région disputée, et même encore troublée parfois de nos jours. Mais « l'évêque Jean Népomucène de Tschiderer est l'homme qui franchit des frontières » (saint Jean Paul II).

Le 24 février 1832, il est nommé auxiliaire de l'évêque de Bressanone, pour la province du Vorarlberg. Il reçoit la consécration épiscopale à Innsbruck le 20 mai suivant. En 1834 l’évêque de Trente est transféré à l'archevêché de Léopoli (Léopoli, ou Lviv, en Ukraine, faisait alors partie de l'empire autrichien). Il propose Mgr de Tschiderer pour le remplacer.

Le 15 juillet 1834 l'empereur François 1er le nomme évêque de Trente, nomination ratifiée par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846) le 19 décembre suivant. Le nouvel archevêque arrive dans sa ville le 1er mai 1835. Dans cette région du cœur de l'Europe, il respecte la diversité de chacun (condition sociale, langue, mentalité); il conserve les identités, tout en favorisant l'unité. Il veille aussi aux vocations comme le rappelle encore le séminaire "Johanneum" qui porte son nom.

Il assume les lourdes responsabilités de ses ministères variés en fuyant les compromis et sans chercher les honneurs et le confort. Il vainc la peur des hommes pour se consacrer totalement à l'Evangile. Son courage ne peut venir que de l'humilité car, conscient de ses propres insuffisances, il jette ses filets en faisant confiance au Seigneur rencontré quotidiennement dans la prière. Il continue l'action charitable envers les pauvres qu'il a toujours menée jusque là. Il soutient l'Institut pour les sourds-muets de Trente.

Il fait de nombreuses visites pastorales dans ce diocèse montagneux et très étendu. Il meurt à Trente le 3 décembre 1860. Dans cette ville, saint Jean-Paul II le béatifiera le 30 avril 1995 et déclarera dans son homélie: « L'Evêque Jean Népomucène reçut de Dieu, dans des proportions extraordinaires, le don de l'amour (...) Sur son acte de décès, il fut écrit :"Il aima Trente et fut l'amour des Trentains" ».

 

Autres Fêtes du Jour


 

Saint Abbon  abbé de saint Germain d'Auxerre (✝ 860)
Saint Angélis de Chio  (✝ 1813)
Saint Anthème  (VIIIe siècle)
Sainte Attale  abbesse du monastère Saint-Etienne de Strasbourg (✝ 741)
Bienheureux Bernard de Toulouse  (✝ 1320)
Saint Birin  Missionnaire envoyé en Angleterre par Honorius I (✝ 650)
Saint Cassien  martyr à Tanger (✝ v. 298)
Vénérable Cosme Muñoz Pérez  prêtre espagnol fondateur (✝ 1636)
Bienheureux Edouard Coleman  martyr en Angleterre (✝ 1678)
Saint Euloque (7me s.)
Saint Gabriel de Brousse  (✝ 1659)
Saint Galgano  Ermite près de Sienne (✝ 1181)
Saint Georges de Tchernica  (✝ 1806)
Bienheureux Jan Franciszek Macha  martyr polonais (✝ 1942)
Bx Jean Népomucène de Tschiderer von Gleifheim évêque de Trente (✝ 1860)
Sainte Lucie Tertiaire dominicaine (✝ 1420)
Saint Lucius patron du diocèse de Coire en Suisse (VIIe siècle)
Saint Sabas de Zvenigorod (✝ 1407)
Saint Sophonie  Prophète de l'ancien testament (VIIe siècle av. J.-C.)
Saint Théodule  (IVe siècle)
Bx Władysław Bukowiński  prêtre pionnier de la mission au Kazakhstan (✝ 1974)
Saint Walfroi  (IXe siècle)

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Bonne fête aux Viviane et aux Saintes Âmes du 2 décembre

Sainte Bibiane
Vierge et martyre
(† 363)

 

Bibiane (ou Viviane) naît à Rome. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l'Apostat. Flavien, s'étant déclaré contre ce prince, fut marqué au front d'un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.


Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua sa persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. » "Les biens de ce monde, - répondent-elles, - ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! "


À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur. Quant à Bibiane, le juge la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d'abord les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit.


Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de ses saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

 

Saint Silvère
Pape (58e) de 536 à 537
Martyr († 537)

Silvère succéda au pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies. À voir la manière dont s'était faite l'élection de Silvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondît pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement. Dieu fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car Silvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.
L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le Pape son prédécesseur, Silvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas. Ce fut contre lui le signal de la persécution ; Théodora le fit saisir, dépouiller de ses ornements pontificaux et revêtir d'un habit monastique, et un antipape, nommé Vigile, fut proclamé à sa place.

Silvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église ; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat. L'évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de Dieu, s'il ne réparait le scandale : « Il y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il, mais il n'y a qu'un Pape dans l'univers. » Ces paroles, dans la bouche d'un évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout.

Justinien, trompé jusqu'alors, se rendit aux observations de l'évêque, et peu après, malgré l'impératrice, Silvère revint en Italie ; mais bientôt de nouvelles intrigues le conduisirent dans l'île déserte de Pontia, où il subit un second exil plus rigoureux que le premier.

Au bout d'un an environ, ce bon Pape mourut de faim et des autres misères de l'exil.

Autres Fêtes du Jour


Saint Avit Evêque de Rouen (✝ 325)
Saint Chromace d'Aquilée  Evêque d'Aquilée (✝ v. 407)
Saint Constantien  Abbé de Javron (✝ 570)
Saint Cyrille de Philé(✝ 1110)
Saint Etienne de Serbie  (✝ 1367)
Saint Eusèbe  et de nombreux autres martyrs (✝ 260)

Saint Habacuc  Prophète (VIIe siècle av. J.-C.)
Bienheureux Ivan Slezyuk  évêque et martyr (✝ 1973)
Bienheureux Jan Van Ruysbroeck  Chanoine régulier de Saint Augustin (✝ 1381)
Bienheureux Jean Armero  Frère dominicain de Baeza (✝ 1566)
Saint Jessé  évêque de Tsilkani en Géorgie (Ve siècle)
Bienheureuse Marie-Angèle Astorch abbesse de l'Ordre des Clarisses (✝ 1665)
Sainte Myropée  Martyre née à Ephèse (IIIe siècle)
Saint Nonne  (✝ 458)
Bienheureux Oderise  (✝ 1105)
Saint Pimène  prêtre et martyr (✝ v. 362)
Bienheureux Raphaël (Melchior Chylinski) prêtre franciscain conventuel (✝ 1741)
Saints Sévère, Sécure, Janvier et Victorin martyrs en Afrique (✝ v. 300)
Saint Silvain (✝ 450)

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Bonne fête aux Eloi et autres Saints du jour

St Éloi
ÉVÊQUE DE NOYON († 660)
Fête Le 1 Décembre

Éloi naît à Chaptelat, à deux lieues de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières œuvres révélèrent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents ; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.

Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donna une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'œuvre ; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction en voyant qu'avec l'or reçu en surplus et qu'il ne voulait pas garder pour lui-même, Éloi lui avait fait un second trône aussi beau que le premier ! Sur-le-champ, Éloi fut nommé orfèvre royal  et conseiller à la cour.

Jusque là, notre saint avait aimé le luxe ; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait : « Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants : c'est là sa demeure ! » Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quand Éloi n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.

L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire : « Mon prince, je viens vous demander une grâce ; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel. » Le roi y consentit volontiers ; le saint y bâtit un monastère. Jamais il ne se fit moine ; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.

Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon-Tournai, un diocèse qui s'étendait jusqu'à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Sa vie épiscopale fut la continuation de ses bonnes œuvres.

 

Bse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta
Religieuse Zaïroise et martyre

 

Anuarite naît le 29 décembre 1939, à Bedegao, un petit village de la forêt à 10 km du centre de Wamba, dans la Province Orientale du Congo-Kinshasa. Sa mère, Isude Julienne, était une femme douce mais tenace qui savait faire face aux difficultés de la vie. Anuarite était sa quatrième fille. Son père, Amisi Batshuru, aurait voulu au moins un garçon. Lui était un homme actif, jovial, aimant le mouvement et la vie en plein air, fier de sa personne et sûr de lui-même. Il était chauffeur de camion et faisait souvent de longs voyages (il était d'ailleurs absent lorsque naquit la petite Anuarite). En 1940, il s'enrôla dans le corps expéditionnaire qui opéra entre autre en Palestine. De là il envoya une lettre à sa femme en l’invitant à recevoir le baptême avec les enfants. Elles le reçurent le 17 juillet 1943. La maman s’appelait Julienne et les filles : Bernadette, Suzanne, Léontine et Alphonsine.

En 1956, à l'âge de 16 ans, elle fait son entrée au probandat de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille (Jamaa Takatifu). En réalité, trois ans avant, comme sa mère s'opposait à son projet de vie religieuse, la jeune Anuarite s’était hissée, sur un camion qui emmenait les aspirantes, sans avertir qui que ce soit, et s'en fut ainsi à Bafwabaka, où elle demanda son admission. Mise devant le fait accompli, maman Isude n'eut plus rien à dire. Cette anecdote nous donne un aperçu du caractère bien trempé d'Anuarite, et de sa détermination à suivre le Christ quoi qu'il en coûte.

En 1957 elle est admise au noviciat, sous le nom de Marie-Clémentine. Elle fera sa première profession le 5 août 1959, et renouvellera ses vœux temporaires jusqu'à sa mort.

Marie-Clémentine n'était pas spécialement brillante, son intelligence était limitée ; mais elle brillait par ses qualités : sa bonne humeur habituelle, sa serviabilité, sa simplicité et sa vivacité. La devise qu'elle a choisie résume sa vie aussi bien spirituelle que communautaire : « servir et faire plaisir ». Servir Jésus et chercher toujours à lui plaire, mais aussi servir ses consœurs et leur faire plaisir, et au-delà servir toute personne comme un frère, une sœur en Christ.

Lorsqu'éclate la rébellion des Simbas, en 1964, Marie-Clémentine vit avec ses consœurs au couvent de Bafwabaka. C'est là que les rebelles les trouvent, le 29 novembre, quelques jours seulement après l'assassinat de Mgr Joseph Wittebols et de tous les prêtres belges, à Wamba (26 novembre 1964). Toutes les Sœurs (18 professes, 9 novices et 7 postulantes) sont emmenées à bord d'un camion, soi-disant pour les mettre en lieu sûr, à Wamba. Mais, le lendemain, après la rencontre avec le colonel Ngalo à Vube, le programme change, et le camion prend la route d'Isiro.
Arrivées à Isiro le 30 novembre après 18h, les Sœurs sont emmenées d'abord à la villa où résidaient les chefs rebelles. C'est là que les événements dramatiques se précipitèrent. Le colonel Ngalo, chef des rebelles d’Isiro, avait jeté son dévolu sur Sr. Marie-Clémentine, qu'il voulait prendre pour femme. Refus de cette dernière, ce qui le mit en rage. Comme les autres Sœurs avaient été transportées à la Maison Bleue, le colonel Olombe, un autre chef rebelle, y emmena également Marie-Clémentine.

Après le repas, il la fit sortir à l'extérieur pour la conduire à Ngalo, mais sans plus de succès. Il voulut lui présenter les avantages de devenir la femme du grand chef des rebelles, mais elle lui répondit qu’elle était fiancée à Jésus pour qui elle devait se garder entièrement. Dans un accès de colère, il la frappa avec la crosse de son fusil, en plein front. Se redressant, Marie-Clémentine s'écria avec joie : "C'est ça que je voulais ! C'est ça que je voulais !". Voyant qu'elle avait une force qu'il ne maîtrisait pas (et qu'il imputait à une autre sorcellerie que la sienne), il se mit à la frapper plus violemment avec une colère grandissante. Enfin, Marie-Clémentine tomba au sol en lui déclarant : "Je te pardonne parce que tu ne sais pas ce que tu fais".

Pris d'une peur quasi mystique devant ce qu'il croyait être la manifestation d'un fétiche plus puissant, Olombe appela deux gardes du corps à son secours. L'un d'eux avait un long couteau, une baïonnette. Olombe lui ordonna de la frapper au flanc. Le soldat la transperça plusieurs fois, Marie-Clémentine gémit : "Hou ! Hou !" Pour l'achever, Olombe prit son révolver et tira sur elle ; il l'atteignit au bras gauche et lui broya l'humérus. Il entra alors dans la maison ivre de colère et dit aux Sœurs : "Je l'ai tuée, comme elle l'a voulu. Venez chercher son corps". Quatre Sœurs sortirent et la transportèrent, dans la chambre qu'on appelle aujourd'hui l'oratoire. C'était le 1er décembre 1964, à 1h05 du matin, qu'elle remit son âme à Dieu.

Le cadavre fut enveloppé dans un pagne et transporté jusqu'au cimetière de Dingilipi où on l'enterra à côté de la fosse commune. C'est là qu'on la retrouva lors de la première exhumation, sept mois plus tard, et on put alors lui offrir une sépulture plus digne au cimetière de Kinkole (16 juillet 1965).
Depuis le premier décembre 1978 elle repose dans un caveau de la cathédrale.

Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta a été béatifiée le 15 août 1985 à Kinshasa, au Zaïre, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) (>>> Homélie du Pape)

Saint Charles de Foucauld
ermite, prêtre, missionnaire... (✝ 1916)

 

- La canonisation du prêtre et ermite français Charles de Foucauld aura lieu le 15 mai 2022 à Rome.
- "le bienheureux Charles de Foucauld, né à Strasbourg le 15 septembre 1858 et mort à Tamanrasset en Algérie le 1er décembre 1916, s'est vu attribuer un miracle et sera donc canonisé." nouveaux saints, VaticanNews
le 26 mai 2020, décret (en italien) de reconnaissance de miracle attribué à son intercession.
-

Les papes et Charles de Foucauld, De Paul VI à François, les souverains pontifes ont abordé en diverses occasions son exemple de vie et sa spiritualité.
- Charles de Foucauld, 'un saint de notre temps', père Vincent Feroldi.
- Entre cohérence et confiance, Charles de Foucauld vu par le père Ardura 
- Charles de Foucauld, futur saint de l'Église
- miracle attribué au Bienheureux Charles de Foucauld
Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005 (en italien).
Officier à la vie dissolue et scandaleuse, il se convertit à Paris. Il se fait moine puis ermite à Nazareth et enfin au Sahara. Sa vie  magnifique a suscité de nombreuses familles religieuses. 
Centenaire Charles de Foucauld- Site internet du Centenaire de la mort de Charles de Foucauld, ouverture internationale de l'année Charles de Foucauld, le 13 novembre 2015, 10ème anniversaire de la béatification de Charles de Foucauld
- Bienheureux Charles de Foucauld, prêtre du diocèse de Viviers, pionnier du dialogue inter-religieux...
- vidéo: Homme mondain, Charles de Foucauld rencontre Dieu au désert. Et ce n’est plus le même homme ! Comme pour lui, Philippe Verdin nous invite à laisser Dieu faire son oeuvre en nous.
- Recherche sur le site du diocèse de Viviers
"Charles de Foucauld a eu une influence notable sur la spiritualité du XXe siècle et il reste, en ce début du troisième millénaire, une référence féconde, une invitation à un style de vie radicalement évangélique, et cela au-delà même de ceux qui appartiennent aux différents groupements dont sa famille spirituelle, nombreuse et diversifiée, est formée.
Accueillir l'Évangile dans toute sa simplicité, évangéliser sans vouloir imposer, témoigner de Jésus dans le respect des autres expériences religieuses, réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité, voilà quelques-uns seulement des aspects les plus importants d'un précieux héritage qui nous incite à faire que notre vie consiste, comme celle du bienheureux Charles, à 'crier l'Évangile sur les toits... [à] crier que nous sommes à Jésus'" (source: site du Vatican, homélie de la messe de béatification)
Charles de Foucauld (1858-1916)
"Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, 'les plus délaissés, les plus abandonnés'. Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, 'le frère universel'. Il voulait 'crier l'Évangile par toute sa vie' dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. 'Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?'." (source: site du Vatican, biographie)
- "Charles de Foucauld, une vie déroutante" (site de la Fraternité séculière)Charles de Foucauld - diocèse d'Alger


- "Charles de Foucauld (1858-1916), qui a longuement vécu dans le désert algérien, a été béatifié au Vatican, le 13 novembre 2005." (voir aussi le site internet de l'Église catholique en Algérie)
- "Charles de Foucauld a été ordonné prêtre dans la chapelle du Grand Séminaire de Viviers, après avoir passé un an à la Trappe de Notre Dame des Neiges. Ainsi, il a été prêtre du diocèse de Viviers et rattaché à notre diocèse jusqu'à sa mort." (Le Père Charles de Foucauld - Un prêtre du Diocèse de Viviers - Église catholique en Ardèche)
- Bienheureux Charles de Foucauld (1858 - 1916) La vie de Charles de Foucauld est marquée par la conversion et le désir d'aller vers les plus lointains. Il a été béatifié en 2005 par Benoît XVI. (Témoins - site de l'Église catholique en France)
- La première et la plus sûre méthode pour découvrir et connaître Charles de Foucauld est de lire ses Ecrits et sa Correspondance.
- ...À Paris, guidé par l'abbé Huvelin, il retrouve Dieu à 28 ans. «Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui»... (diocèse de Paris)
 "Il pourrait être patron des professeurs de langue, lui qui a appris la langue Touareg et écrit le dictionnaire"

Mon Père,
Je m'abandonne à toi,
fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi,
en toutes tes créatures,
je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l'amour de mon cœur,
parce que je t'aime,
et que ce m'est un besoin d'amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains
sans mesure,
avec une infinie confiance
car tu es mon Père.

Charles de Foucauld

Prière de Charles de Foucauld صلاة تسليم الذات

Autres Fêtes du Jour
 

Saint Airy  évêque de Verdun (✝ 591)
Saint Ansan  Martyr (✝ 304)
Bienheureux Antoine Bonfadini  franciscain (✝ 1482)
Saint Antoine le Jeune  Au monastère de Tous les Saints à Constantinople (✝ 865)
Saint Auger  évêque de Toul (✝ v. 629)
Saint Besse  près d'Ivrée
Saint Candres  (Ve siècle)
Bienheureux Casimir Sykulski  prêtre polonais martyr (✝ 1941)
Saint Castritien  évêque de Milan (IIIe siècle)
Bienheureux Christian  (XIIIe siècle)
Saint Diodore  (✝ 283)
Saint Domnole abbé de Saint-Laurent, évêque du Mans (✝ 581)
Saint Edmond Campion  Jésuite, martyr en Angleterre (✝ 1581)
Vénérable Emilio Venturini  prêtre diocésain italien, fondateur (✝ 1905)
Saint Evasio  évêque d'Asti et martyr (✝ v. 362)
Saint Florentin  abbé (VIIe siècle)
Saint Grwst  saint gallois ermite (VIIe siècle)
Saint Hildebert  (✝ 728)
Saint Ilère  Évêque de Mende (VIIe siècle)
Bienheureux Jean Beche  abbé et martyr en Angleterre (✝ 1539)
Saint Léonce  évêque de Fréjus (✝ 433)
Bienheureuse Lidwine  religieuse de l'Institut de Saint-François de Sales (✝ 1941)
Bse Marie Claire de l'Enfant-Jésus  fondatrice des Franciscaines Hospitalières de l'Immaculée Conception (✝ 1899)
Bienheureuse Marie-Rose Pellesi  religieuse franciscaine (✝ 1972)
Saint Nahum Prophète (VIIe siècle av. J.-C.)
Sainte Natalie de Nicomédie (IVe siècle)
Saint Olympiade  (✝ 303)
Saint Philarète  en Asie Mineure (VIIIe siècle)
Saint Procule  (✝ v. 302)
Bienheureux Richard Langley  martyr en Angleterre (✝ 1586)
Saint Tugdual  évêque de Tréguier (✝ 558)
Saint Ursicin  Evêque de Brescia en Italie du Nord (✝ v. 347)

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Bonne fête au Saturnin et autres Saintes Âmes du 29 novembre

Saint Saturnin
Premier évêque de Toulouse et martyr
(† 250)

Saint Saturnin est le premier évêque de Toulouse. Son nom latin « Saturnius », a été transformé dans la langue d'oc en « Sarni » puis francisé en « Sernin ».

Saint Saturnin mourut martyrisé en 250 pour avoir refusé de se plier à l'obligation qui était faite à tous les citoyens par l'empereur romain Dèce, de sacrifier aux dieux païens.

Il aurait été jeté sur les marches du Capitole, le temple dédié à Jupiter qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle place Esquirol. Puis il fut attaché par les pieds à un taureau furieux que l'on devait immoler et traîné le long du cardo maximus (la rue Saint-Rome) jusqu'à la rue du Taur (taureau). Son corps aurait été lâché à l'endroit de l'actuelle église du Taur qui s'est appelée Notre-Dame-de-Saint-Sernin jusqu'au XVIe siècle. C'est là que le corps aurait été enterré en cachette.

À la fin du IVe et au tout début du Ve siècle l'évêque Exupère prit la décision de transférer les reliques de saint Sernin à l'emplacement de la basilique actuelle et d'y construire un édifice.

St François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani

Prêtre o.f.m.

Il Padre Maestro’ (le Père Maître)

 

 François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani naît le 6 août 1681 à Lucera, dans les Pouilles (sud-est de l’Italie). Ses parents sont d’humble condition mais riches de foi. Chaque soir, on récite le chapelet devant une image de Marie Immaculée, ce qui déterminera certains aspects de son apostolat plus tard.

L’enfant est confié pour son éducation aux frères mineurs conventuels. Et c’est dans cet ordre franciscain, au couvent du mont Saint-Ange (Monte Gargano), qu’il entre comme novice à l’âge de quatorze ans, en 1695. L’année suivante, il fait ses vœux sous le nom de François-Antoine.

Ordonné prêtre le 11 septembre 1705, il achève ses études de philosophie à Assise, puis, il obtient le grade de Maître en théologie. Désormais on l’appellera : ‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître) et de nos jours encore, c’est le titre qu’on lui donne dans la région où s’est exercée son influence.

Il commence à prêcher lors du Carême de 1707. Contrairement au style fleuri et pompeux de l’époque, il parle avec simplicité en employant des exemples tirés de l’Écriture. Il émeut ses auditeurs et les invite sans ambages à la conversion. En ce siècle des Lumières, rationaliste et orgueilleux, il rencontre parfois de vives oppositions, surtout qu’il ne cache jamais la vérité et n’hésite pas à fustiger les vices ou les injustices sociales, mais souvent les gens réfléchissent après coup, et aboutissent à son confessionnal.

À ce ministère du pardon, il consacre de nombreuses heures, toujours accueillant et souriant. Il a un ministère très actif qui s’étend sur la région des Pouilles et de la Molise. Il inculque sa dévotion à l’Immaculée, distribuant à ses auditeurs, spécialement aux enfants, des images de la Vierge au dos de laquelle est inscrite telle ou telle phrase. (Ces images font souvent des miracles !) « Si la Mère de Dieu est immaculée, dit-il, c’est pour être le refuge des pécheurs. » Il répand l’habitude de mettre en valeur la fête de l’Immaculée-Conception par une neuvaine préparatoire.

Pendant 35 ans son ministère s’exerce partout où on l’appelle. Dans son couvent, il est successivement professeur de philosophie puis de théologie, maître des novices et ‘gardien’ (c'est-à-dire supérieur). En tant que supérieur religieux, « il est un vrai ‘ministre’ au sens franciscain du terme, a dit saint Jean Paul II, c'est-à-dire le serviteur de tous ses frères : charitable et compréhensif, mais saintement exigeant quant à l’observance de la Règle, particulièrement en ce qui concerne la pratique de la pauvreté, donnant lui-même un exemple irréprochable d’observance régulière et d’austérité de vie. »

En 1721, Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) lui confie l’administration de la province franciscaine de Saint-Ange. « À une époque caractérisée par une si grande insensibilité des puissants à l’égard des problèmes sociaux, notre saint se dépense avec une charité inépuisable pour l’élévation spirituelle et matérielle de son peuple. Ses préférences vont aux couches sociales les plus méprisées et les plus exploitées, surtout les humbles travailleurs des champs, les malades, les prisonniers. Il fait preuve d’initiatives géniales, sollicitant la coopération des classes plus aisées, réalisant ainsi des formes d’assistance concrète et capillaire, qui ont paru anticiper et annoncer les formes modernes d’assistance sociale ». En effet, il crée une banque de crédit dont le but est de protéger les pauvres contre la spéculation des usuriers.

Il fait des miracles. Un jour, il est amené à défendre la vertu d’une jeune fille contre les visées d’un noble. Cela lui vaut la vindicte du gentilhomme qui le dénonce à Rome. Convoqué en présence du Pape, il ne dit mot pour se défendre, mais tandis que, selon la coutume, il baise les pieds du Pontife, celui-ci, qui souffre de la goutte, se sent immédiatement guéri !

Il meurt à Lucera le 29 novembre 1742.

Toute la ville participe à l’enterrement et crie : « Notre saint Père Maître est mort ! »

François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani a été béatifié à Rome, le 15 avril 1951, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisé, toujours à Rome, le 13 avril 1986, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Autres Fêtes du Jour
 

Saint Abib  (VIe siècle)
Bienheureux Alfred Simon Colomina  jésuite martyr en Espagne (✝ 1936)
Bienheureux Bernardo Francisco de Hoyos  Jésuite espagnol (✝ 1735)
Saint Brendan de Birr  (✝ 573)
Bienheureux Édouard Burden  prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1588)
BBx George Errington, William Gibson et William Knight martyrs en Angleterre (✝ 1596)
Saint Giraud abbé martyr (✝ 1029)
Sainte Hathumode  Abbesse de Gandersheim (✝ v. 874)
Sainte Illuminée  martyre en Ombrie (IVe siècle)
Saint Jacques de Saroug évêque de Batna en Syrie (✝ v. 524)
Vénérable José María Arizmendiarrieta prêtre espagnol (✝ 1976)
Bse Marie-Madeleine de l'Incarnation  fondatrice de l'institut de l'Adoration Perpétuelle du Très Saint Sacrement (✝ 1824)
Saint Paramon  (IIIe siècle)
Saint Philomène  martyr en Galatie (✝ v. 274)
Bienheureux Pierre Berthelot  Pilote, carme et cosmographe (✝ 1638)
Saint Pityroun  (IVe siècle)
Saint Radbod  évêque d'Utrecht aux Pays-Bas (✝ 917)
Sainte Rosata  martyre (✝ 1702)
Bienheureux Walderic (✝ 8
17)

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Bonne Fête aux Catherine et aux saintes âmes du 28 novembre

Sainte Catherine Labouré
Fille de la Charité (✝ 1876)


Catherine naquit dans un petit village de Bourgogne, à Fain-les Moutiers (21500), huitième d'une famille de dix enfants. Elle a 9 ans quand meurt sa mère le 9 octobre 1815 et elle est recueillie, avec l'une de ses sœurs, par une tante à Saint-Rémy, non loin de Fain. En janvier 1818, elle revient à la ferme natale, rendant ainsi possible l'entrée de sa sœur Marie-Louise chez les Sœurs de la Charité à Langres.
A 12 ans, elle assume le rôle de la mère de famille, de fermière et de maîtresse de maison. Elle commande aux serviteurs et à la servante. Son domaine, c'est le fournil, le verger, l'étable, le poulailler et le colombier. La première, elle se lève avant l'aurore, prépare les repas qu'emportent les ouvriers aux champs, assure la traite des vaches et conduit le troupeau à l'abreuvoir communal. Elle prend soin de son jeune frère infirme et veille au bien-être de son père quand il revient des champs ou du marché de Montbard. (21500).....


Voir l'article spéciale Ste Catherine Labouré

Saint Jacques de la Marche
Prêtre o.f.m.
(1391-1476)

 

Ce grand religieux était originaire de la Marche d'Ancône. Quand il fut en âge de choisir un état de vie, sa première pensée fut de se faire chartreux : mais quelques relations qu'il eut avec les Franciscains le décidèrent à entrer dans leur ordre. Il fut, dès son noviciat, le modèle des vertus héroïques. Il ne se donnait que trois heures de sommeil et passait le reste de la nuit à prier au pied du crucifix.

Il eut d'immenses succès. En Allemagne, dans une seule ville, un grand nombre de jeunes gens, entraînés par ses exemples embrassèrent la vie religieuse. Une fois, des hérétiques tentèrent de l'empoisonner ; mais voyant le plat se briser, au seul signe de la croix fait par le saint, ils s'écrièrent : « Le doigt de Dieu est là », et ils se convertirent. En Norvège et au Danemark, il administra le baptême à un grand nombre. À Prague, des personnes lui promirent de se convertir s'il faisait un miracle. Après avoir invoqué Dieu et fait le signe de la croix, il avala un breuvage empoisonné sans n'en ressentir aucun mauvais effet.

De retour en Italie, ayant affaire à un batelier qui refusait de lui faire traverser le Pô, Jacques n'hésita pas, étendit son manteau sur le fleuve et vogua heureusement vers l'autre rive

Saint Sosthène
Disciple et compagnon de Saint Paul (Ier siècle)

Saint Paul et Sosthène
Disciple de l'apôtre saint Paul qui en fait mention dans sa lettre aux Corinthiens (1ère lettre aux Corinthiens 1. 1 à 3). Dans le livre des Actes des Apôtres, on mentionne aussi un chef de synagogue qui porte ce nom et qui a laissé parler Saint Paul, et pour cela fut battu par les juifs de Corinthe.
"Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait indifférent." (Ac - 18 : 17) - Bible de la liturgie
Saint Sosthène et les disciples de saint Paul : Apollos, Céphas, Tychique, César, Epaphrodite furent des coopérateurs fidèles de l'Apôtre à Corinthe, Ephèse ou Philippes. Nous les connaissons par les lettres de saint Paul et le livre des Actes des Apôtres.

Autres Fêtes du Jour

Saint Andrea Tran Van Thong  Martyr en Annam (✝ 1835)
Bienheureux Calimer de Montechiaro  Dominicain (✝ 1521)
Saint Etienne le Jeune  moine et martyr à Constantinople (✝ 764)
Saints évêques d'Arles  
Saint Hilaire et Quieta  
Epoux à Dijon (✝ 450)
Saint Irénarque martyr (IVe siècle)
Bienheureux Jacques Thompson  prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1582)
Bx Jean-Jésus et ses compagnons - Louis Campos Gorriz martyrs espagnols (✝ 1936)
Saint Païssij Velitchkovskij  starets moldave (✝ 1794)
Saints Papinien et Mansuet  évêques martyrs en Afrique (✝ 430)
Saint Philippe (✝ 580)
Sainte Théodora abbesse (✝ 980)
St Théodore de Rostov Fondateur du monastère de la Dormition de la Mère de Dieu (✝ 1395)

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Bonne fête aux Virgile et aux autres Saintes Âmes du 27 novembre

Saint Virgile

Abbé et évêque de Salzbourg (✝ 784)
 

ou Fergal.
Il était originaire d'Irlande, passa deux ans en France sous le règne de Pépin le Bref, avant d'être élevé au rang d'évêque de Salzbourg dans la Carinthie autrichienne. Il eut quelques démêlés avec saint Boniface, l'apôtre de la Germanie, qui l'accusait d'avoir affirmé qu'il existait des étoiles habitées. Le Pape Zacharie par son silence calma cette "grave affaire".
À Salzbourg en Bavière, l'an 784, saint Virgile (ou Fergal), abbé et évêque. Homme de grand savoir, d'origine irlandaise, mis à la tête de l'Église de Salzbourg grâce à la faveur du roi Pépin, il construisit son église cathédrale en l'honneur de saint Rupert et travailla avec bonheur à semer la foi parmi les Slaves de Carinthie.

Martyrologe romain

L'Apparition de la Médaille Miraculeuse
(En l'an 1830)


L'Apparition de la Médaille Miraculeuse
O.D.M. pinxit


Entrée au noviciat depuis quelques jours seulement, sainte Catherine Labouré fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel:

«Le 27 novembre 1830, un samedi avant le premier dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule. Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté; je ne pourrais la dépeindre.

«Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds. A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or:

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.
Une voix se fit alors entendre qui me dit: Faites frapper une médaille sur ce modèle; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance. Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux saints Coeurs de Jésus et de Marie.»

Pendant un an, sainte Catherine Labouré fut traitée de visionnaire par son directeur. Marie vint de nouveau la visiter en cet endroit et Se plaignit de ce que la Médaille n'avait pas encore été frappée. Dès son premier entretien avec le Père Aladel, soeur Catherine lui avait fait promettre de ne jamais révéler son nom à qui que ce soit; elle-même garda inviolablement son secret. Le Père Aladel confia ses scrupules à Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris. Le pieux prélat l'encouragea à faire frapper la Médaille, ce qui n'engageait en rien l'autorité ecclésiastique et ne pouvait que contribuer à faire honorer la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Aladel n'hésita plus et commanda vingt mille médailles. En trois ans, plus de cinq millions de médailles furent vendues. Sa diffusion internationale fut accompagnée d'incessants prodiges, de guérisons et d'innombrables conversions

Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait les cinq continents de ses innénarables bienfaits, sainte Catherine Labouré continuait de se dévouer dans l'obscurité au service des vieillards. A l'âge de soixante-dix ans, juste avant de mourir, elle confia son secret à sa supérieure. L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.

Résumé O.D.M.

Bienheureuse Marguerite de Savoie
Princesse, veuve, tertiaire de l'Ordre de saint Dominique
(1383-1464)


Bienheureuse Marguerite de Savoie

L'enfance de cette princesse fut tout angélique; elle n'eut de cet âge que la petitesse, l'innocence et la grâce. Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brilla, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie. Sa maison était réglée comme un monastère, elle n'y souffrait ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y faisait faire la prière et veillait à ce que tous observassent fidèlement les devoirs de la religion.

A la suite d'une prédication de saint Vincent Ferrier, on la vit revêtir le cilice sous ses habits d'or et de soie, et s'adonner à toutes les mortifications les plus austères. Veuve, elle fit voeu de continence et s'adonna plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne. Dès qu'elle vit son fils préparé au gouvernement, elle quitta la cour et foula aux pieds les couronnes et les grandeurs de la terre.

Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparut, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-Dominique et vécut, dans son palais d'Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui voulurent se mettre sous sa conduite. Elle obtint, pour elle et pour ses soeurs, la direction de l'hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature. Marguerite fut en butte aux persécutions et à la calomnie; c'est ainsi que Dieu voulut achever d'enrichir sa couronne.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour

 

Saint Acace Moine arménien (✝ 500)
Saint Anschaire de Noyon Evêque (✝ 639)
Bienheureux Antoine Kimura Martyr japonais (✝ 1619)
Vénérable Arcángela Badosa Cuatrecasas religieuse espagnole (✝ 1918)
Saints Barlaam et Josaphat ermites du désert de Sennaar en Mésopotamie (date ?)
Bienheureux Bernardin de Fosse prêtre franciscain (✝ 1503)
Sainte Bilhilde fondatrice du monastère d'Altmunster à Mayence (VIIIe siècle)
Bienheureux Bronislaw Kostowski martyr polonais à Dachau (✝ 1942)
Saint Eusice moine (✝ 542)
Saints Facond et Primitif
Martyrs en Espagne (✝ v. 300)
Saint Fergus le Picte évêque (VIIIe siècle)
Saint Goustan moine à l'abbaye de Rhuys en Bretagne (✝ v. 1040)
Saint Jacques l'Intercis Officier supérieur perse martyr (✝ v. 421)
Saint Maharsapor martyr perse (✝ 421)
Saint Maxime de Riez évêque de Riez (Ve siècle)
Saint Nathanaël ermite en Egypte (IVe siècle)
Saint Secundinus Evêque de Dunshaughlin (✝ 447)
Saint Siffrein Evêque de Carpentras (VIe siècle)
Bienheureux Thomas Koteda Kiuni et ses compagnons martyrs à Nagasaki (✝ 1619)
Saint Valérien d'Aquilée évêque d'Aquilée (✝ 388)
Saint Virgile  Abbé et évêque de Salzbourg (✝ 784)

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Bonne fête aux Delphine et aux très Saintes âmes du 26 novembre

Bienheureuse Delphine de Sabran


Tiers-Ordre séculier de saint François (✝ 1360)
Delphine ou Dauphine.

saint Elzear et la bienheureuse Delphine, diocèse d'AvignonOriginaire de Château-Puy-Michel, elle épousa à quinze ans, saint Elzéar qui avait treize ans. Elle s'attache au Tiers-Ordre séculier de saint François. Ils mènent ensemble une vie d'austérité et de prière, sans que leurs sujets s'en aperçoivent et sans négliger les obligations mondaines qui étaient celles de leur état de princesse et de comte. Devenue veuve, elle se retira à la cour de Naples, où elle mena une vie simple et toute donnée à la prière et aux pauvres. Son culte fut approuvé par le pape Urbain VIII.
Delphine n'accepta qu'à contre cœur ce mariage car elle voulait garder sa virginité. Elzéar respecta son désir. Quand il mourut en 1323, Delphine voulut vivre dans la pauvreté, en Provence puis à Naples où elle fut traitée de folle et de nouveau en Provence à Cabrières puis à Apt où elle mourut le 26 novembre 1360.
Son corps fut déposé dans la cathédrale d'Apt à côté de celui d'Elzéar, canonisé peu après (1371).
(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)
À Apt en Provence, l'an 1360, la bienheureuse Delphine, qui fut l'épouse de saint Elzéar de Sabran. Tous deux firent le vœu de chasteté et, après la mort de son mari, elle vécut dans la pauvreté et la prière.

Martyrologe romain

Saint Innocent d'Irkoutsk
 

Missionnaire en Sibérie (✝ 1731)


 

Saint Innocent voulait convertir la Chine au christianisme lorsque l'empereur de Chine, en 1692, ouvrit son pays à l'Evangile. Sous l'influence des pères jésuites, les missionnaires inculturèrent (*) l'Evangile dans les coutumes chinoises. Innocent d'IrkoutskQuand les dominicains vinrent se joindre à eux, ils les critiquèrent comme faisant une dérive théologique que Rome condamna à trois reprises sous leur influence. A la suite de quoi, l'empereur interdit le christianisme en 1717. Saint Innocent pensa que c'était seulement les catholiques qui étaient ainsi expulsés. Mais en fait c'était le christianisme. Il dut rebrousser chemin lorsqu'il lui fut interdit d'entrer en Chine. C'est ainsi qu'il devint l'apôtre de la Sibérie méridionale et le premier évêque d'Irkoutsk non loin du lac Baikal.
Illustration: Icône, chapelle du monastère Spaso-Vlakhernskogo, à Dedenovo dans la région de Dmitrovski...
(*) dans le processus d'inculturation, «l'Église universelle elle-même s'enrichit d'expressions et de valeurs nouvelles dans les divers secteurs de la vie chrétienne, [...]; elle connaît et exprime mieux le mystère du Christ, et elle est incitée à se renouveler constamment» (Note Doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation - site du Vatican)

L'incompréhension peut engendrer le découragement si nous ne jugeons qu'avec notre regard humain. Par delà cet échec, le regard de la foi découvre une vision de la volonté de Dieu. Le silence lui-même devient parole et appel de Dieu à prendre un autre chemin pour le servir.

Lectionnaire Emmaüs

Bienheureux Jacques (Giacomo) Alberione
Prêtre et fondateur de la
Famille paulinienne

 

Giacomo Alberione naît à San Lorenzo di Fossano (Cuneo, Piémont) le 4 avril 1884, cinquième enfant de Michel et Teresa Allocco.

En octobre 1900 il entre au séminaire diocésain d’Alba et le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre.

Le 20 août 1914 il initie, à Alba, la Société Saint-Paul pour l’évangélisation avec les instruments de la communication sociale, suivie des autres fondations qui constituent la Famille paulinienne : Filles de Saint-Paul, Sœurs Disciples du Divin Maître, Sœurs de Jésus Bon Pasteur (les Pastourelles), Institut Regina Apostolorum pour les vocations (Sœurs apostolines) ; les Instituts agrégés : Saint-Gabriel-Archange, Marie-de-l’Annonciation, Sainte-Famille et Jésus-Prêtre ; l’Association des Coopérateurs et Coopératrices pauliniens.

Il fait plusieurs fois le tour du monde pour rencontrer ses fils et filles répandus dans tous les continents de la terre et les encourager à une vie toujours plus contemplative et apostolique.

Le secret de sa vaste activité apostolique est à rechercher dans sa vie intérieure tendue dans un crescendo continuel à réaliser les paroles de l’Apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » (Gal 2, 20)

Le père Alberione s’est éteint à l’âge de 87 ans, le 26 novembre 1971. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction de saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) qui n’a jamais cessé de l’admirer et de le vénérer.

Les pauliniens et pauliniennes se rappellent avec émotion l’estime que saint Paul VI vouait à leur fondateur. Dans une mémorable audience accordée au père Alberione et à un groupe nombreux de ses fils et de ses filles, le 28 juin 1969, le pape s’exprimait ainsi : 

« Le voilà : humble, silencieux, infatigable, toujours vigilant, toujours recueilli dans ses pensées, passant de la prière à l’action, toujours attentif à saisir les "signes des temps", c’est-à-dire les moyens les plus efficaces de communiquer avec les humains; notre cher père Alberione a donné à l’Église de nouveaux instruments pour s’exprimer, de nouveaux moyens pour donner vigueur et rayonnement à son apostolat, une nouvelle conscience de sa mission pour l’évangélisation au moyen des médias de masse. “Permettez, cher père Alberione, que le pape se réjouisse de votre long, fidèle et inlassable travail, et des fruits qu’il a produits pour la gloire de Dieu et le bien de l’Église.” »     

Le Père Jacques Alberione, aura été l'un des plus créatifs apôtres du XXe siècle.

Le 25 juin 1996, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) signa le décret reconnaissant ses vertus héroïques et le béatifia le 27 avril 2003 à Rome.

 

Saint Umile (Humilis) de Bisignano
Religieux de l’Ordo Fratrum Minorum

 

Humilis, fils de Giovanni Pirozzo et de Ginevra Giardino, naît le 26 août 1582 à Bisignano en Calabre. Il reçut le prénom de Luca Antonio au baptême.
Déjà enfant, il manifestait une très profonde piété, assistant tous les jours à la Messe, méditant la Passion, même quand il travaillait aux champs, communiant aussi souvent que possible.

Dès l'âge de dix-huit ans, il ressentit fortement sa vocation religieuse, mais dut patienter encore neuf ans avant de pouvoir y accéder, multipliant, pendant ce long délai, les privations et vivant une vie austère remplie de charité et du souci des autres.

Humilis avait vingt-sept ans quand il intégra le noviciat des Frères mineurs à Mesoraca, où il eut comme professeurs Antonio de Rossano et Cosimo de Bisignano. Il prononça ses vœux le 4 septembre 1610 et se mit sous la protection de la Vierge Marie.
À partir de là, il accomplit toutes ses tâches avec ardeur, simplicité et humilité, mendiant, s'occupant du jardin, effectuant tous les travaux manuels qui lui étaient demandés par ses supérieurs.
Déjà au temps de son noviciat, ses frères avaient remarqué sa maturité spirituelle, et sa ferveur dans l'observance de la Règle. Il priait sans cesse, quelles que soient ses occupations matérielles, il était humble, docile, tout le temps gai. Il pratiquait pénitence et mortifications, et sa charité envers les pauvres était immense.

Depuis sa jeunesse, il bénéficiait d'extases chaque fois qu'il priait intensément. Mais ces manifestations entraînèrent la suspicion de l'autorité ecclésiastique, méfiante devant l'origine de ces grâces.
Par ailleurs, bien que n'ayant pas fait d'études, frère Humilis pouvait répondre à n'importe quelle question concernant l'Écriture Sainte, stupéfiant les théologiens. Pour ces deux raisons, il fut longuement interrogé par l'archevêque de Reggio de Calabre, et par les inquisiteurs. Mais nul ne put le confondre, et tous furent surpris de l'authenticité de ses dons ; à tel point que le frère général de l'Ordre, Benigno Genova, l'emmena avec lui lors d'une visite aux autres frères de Calabre et que deux Papes, Grègoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623) et Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644)  en firent leur conseiller.
C'est ainsi qu'Humilis resta plusieurs années à Rome. Il vécut aussi à Naples, au couvent de la Sainte Croix, où il contribua à répandre le culte du Bx John Duns Scot, particulièrement vénéré dans le diocèse de Nola.
Après une vie toute remplie d'humilité, de joie divine, du souci des pauvres, Humilis s'éteignit le 26 novembre 1637 à Bisignano.

Umile de Bisignano a été béatifié le 29 janvier 1882 par  Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé le 19 mai 2002 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Saint Pierre d'Alexandrie
Évêque et Martyr
(† 310)

 


Saint Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau. Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Pierre, saisi de frayeur, Lui dit: "Seigneur, qui Vous a mis dans cet état? — C'est Arius, répondit Jésus, qui a divisé Mon Église et M'a ravi une partie des âmes que J'ai rachetées de Mon sang."

L'évêque prémunit son clergé contre le traître et fut décapité peu de temps après.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

Autres Fêtes du Jour

Bienheureux Albert de Haigerloch  (✝ 1311)
Saint Alipe le stylite  anachorète (✝ v. 614)
Saint Amateur  Evêque d'Autun, (IIIe siècle)
Saint Antoine Daveluy  Avec 103 autres martyrs coréens (✝ 1866)
Saint Basle  ermite à Verzy (✝ 620)
Saint Bellino  évêque de Padoue et martyr (✝ v. 1147)
Saint Conrad de Constance Evêque de Constance (✝ 975)
Saint Diodore  moine (✝ 1633)
Bienheureuse Gaetana Sterni  religieuse italienne fondatrice (✝ 1889)
Bienheureux Gautier d'Aulne  (✝ 1180)
BBx Hugh Taylor et Marmaduke Bowes martyrs en Angleterre sous la reine Elizabeth I (✝ 1585)
Saint Humble de Bisignano  frère franciscain (✝ 1637)
Saint Jacques de Rostov  (✝ 1392)
Saint Jacques le Persan (IVe siècle)
Saint Jean Berchmans  Jésuite belge (✝ 1621)
Saint Léonard de Port-Maurice
Frère mineur à Rome (✝ 1754)
Saint Martin d'Arades  (✝ 726)
Saint Nikon le Métanoïète  Moine en Grèce (✝ 998)
Bienheureux Ponce de Faucigny  fondateur de l'abbaye de Sixt (✝ 1178)
Saint Silvestre Gozzolini  abbé à Fabriano en Italie Centrale (✝ 1267)
Saint Sirice  Pape (38e) de 384 à 399 (✝ 399)
Saint Théodose de Tirnovo  (✝ 1363)
Saints Thomas et Dominique  prêtres dominicains vietnamiens martyrs (✝ 1839)

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Bonne Fête aux Catherine et aux très Saintes Âmes du 25 novembre

Sainte Catherine d'Alexandrie
Vierge et Martyre
(† v. 307)

Catherine naît à Alexandrie, d'une famille de première noblesse. Comme elle ne se hâtait pas de recevoir le baptême, Dieu lui envoya une vision où la Ste Vierge la présentait au divin enfant qui détournait les yeux avec tristesse, et disait : « Je ne veux point la voir, elle n'est pas encore régénérée. » À son réveil, elle résolut de recevoir promptement le baptême. Quand elle l'eut reçu, Jésus lui apparut, lui donna mille témoignages d'amour, la prit pour épouse en présence de Marie et de toute la cour céleste, et lui passa au doigt l'anneau de son alliance.

Catherine, douée d'une haute intelligence, suivit avec le plus grand succès les leçons des plus grands maîtres chrétiens de l'école d'Alexandrie, et acquit la science des docteurs. Dans une grande fête du paganisme, célébrée en présence de l'empereur Maximin, elle eut la sainte audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne. La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l'éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec Catherine. Préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de Catherine et reçurent, par l'ordre du cruel empereur, le baptême du sang, gage pour eux de l'immortelle couronne.

Cependant Maximin, malgré sa fureur, plein d'admiration pour la beauté et les hautes qualités de Catherine, espéra la vaincre par l'ambition en lui promettant sa main. Il essuya un refus plein de mépris. L'innocente vierge subit alors le supplice du chevalet, et celui des fouets. Le lendemain, Maximin, surpris de la trouver plus belle et plus saine que jamais, essaya de triompher de sa résistance. Il la fit soumettre au terrible supplice des roues, mais les roues volèrent en éclats. Le tyran, confus de tous ces prodiges, ordonna de lui trancher la tête.
Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux : que son corps fût respecté après le supplice, et que l'ère des persécutions prît bientôt fin. Plus tard, son corps fut transporté par les anges sur le mont Sinaï.

BBx Luigi Beltrame Quattrocchi
et Maria Corsini, son épouse

Mémoire commune le 25 novembre: anniversaire de leur mariage.

Mémoire individuelle, selon le Martyrologe Romain (‘dies natalis’) :
>>> Luigi Beltrame Quattrocchi : 9 novembre
>>> Maria Corsini : 26 août

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d'un beau-frère de Carlo qui, n'ayant pas d'enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi.

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S'étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient.

Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l'église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l'autre. Nous nous retrouvions à l'heure des repas. Avec quelle joie j'attendais, puis je l'entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d'Alfredo Schuster, proclamé bienheureux en 1996.

Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l'esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d'action catholique.
Pendant la Guerre, elle s'était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d'Éthiopie, s'étant spécialisée dans les maladies tropicales.

Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.
Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d'abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l'avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l'enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Luigi Beltrame Quattrocchi meurt d’un infarctus le 9 novembre 1951.
Maria Corsini meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l'histoire de l'Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux
 

fondatrice du monastère d'Eymeux (Drôme) (✝ 1303)

Béatrix (ou Béatrice) naquit au village d'Ornacieux en Isère, dans le Dauphiné.
Elle entra à la Chartreuse de Parménie puis fonda la chartreuse d'Eymeux (Drôme) d'où elle gagna le ciel le 25 novembre 1303.
Béatifiée en 1869, elle est aussi fêtée le 13 février.
"Née au château d'Ornacieux, près de la Côte-Saint-André vers 1260, Béatrix entre à l'âge de 13 ans à la chartreuse de Parménie, non loin de Tullins. En 1300, elle fonde le monastère d'Eymeux où elle connaît le plus extrême dénuement. Elle y meurt un 25 novembre, sans doute en 1303. Une chapelle y perpétue son souvenir. La vie de Béatrix a été écrite par une moniale chartreuse contemporaine de la bienheureuse, Marguerite d'Oingt et elle atteste son ardent amour pour Jésus crucifié."
(Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux - diocèse de Valence )
Dans le Valentinois, entre 1303 et 1309, la bienheureuse Béatrice d'Ornacieux, vierge, qui, saisie d'un grand amour de la croix, vécut et mourut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d'Eymeu qu'elle avait fait construire.

Martyrologe Romain

Autres Fêtes du Jour
 

Saint Alain de Lavaur de la région d'Albi (VIIe siècle)
Saint Alnoth (✝ v. 700)
Bienheureux Bernold (✝ v. 1050)
Bienheureux Conrad d'Heisterbach (✝ 1200)
Saint Ekbert Abbé bénédictin à Münsterschwarzach (✝ 1075)
Bse Elisabeth la Bonne religieuse du Tiers-Ordre de saint François (✝ 1480)
Bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez  prêtre dominicain et martyr (✝ 1936)
Sainte Joconde  (✝ 466)
Saint Marcule évêque et martyr (✝ 347)
Bienheureuse Marie Corsini  Mère de famille (✝ 1965)

Saint Maurin  évangélisateur de la campagne agenaise (VIe siècle)
Saint Mercure  martyr à Césarée de Cappadoce (VIe siècle)
Saint Moïse Prêtre martyr à Rome. (✝ 251)
Saint Pierre d'Alexandrie  évêque et martyr (✝ 311)
Saint Pierre l'Hésychaste  (Ve siècle)
Saints Pierre Yi Ho-yong et Agathe Yi So-sa  martyrs à Séoul en Corée (✝ 1838)
Vble Rafaela de la Pasión Veintimilla Villacis religieuse équatorienne (✝ 1918)
Vble Raffaello Delle Nocche fondateur des religieuses disciples de Jésus Eucharistie (✝ 1960)
Saint Réol  évêque de Reims (✝ 698)

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Bonne Fête aux Flora

Saintes Flora et Marie


Martyres à Cordoue (✝ 854)
 

saintes décapitées à Cordou

Sainte Flora ou Flore et sainte Marie qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent décapitées à Cordoue pour avoir refusé de devenir musulmanes.
 

À Cordoue en Andalousie, l'an 854, les saintes Flora et Marie, vierges et martyres, qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent par l'épée.

Martyrologe Romain

Bx Félix Alonso Muñiz
Prêtre dominicain et martyr
(1896-1936)

 

Le 28 octobre 2007, le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), a présidé, à Rome, la Messe de béatification de 498 martyrs des “persécutions religieuses” de la guerre civile espagnole. Ces catholiques ont été tués dans diverses circonstances en 1934, 1936 ou 1937 ; parmi eux il y avait deux évêques, vingt-quatre prêtres, quatre cent soixante-deux religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs qui « versèrent leur sang pour rendre témoignage de l'Evangile de Jésus Christ…soient dorénavant appelés du nom de bienheureux et que leur fête (commune) soit célébrée chaque année le 6 novembre dans les lieux et selon les modalités établies par le droit. » (>>> Lettre du Pape Benoît XVI).

Commémoration propre à l’Ordo Fratrum Praedicatorum :

Félix Alonso Muñiz naît le 2 mai 1896 à Oseja de Sajambre (León, Espagne).
Il entre à l’école apostolique de Corias (Asturies) où il fait profession le 9 septembre 1913; il va en 1916 faire sa théologie à Salamanque; il est ordonné le 16 mai 1920.

Il fut au collège de Vergara (Guipúzcoa), à celui d’Oviedo et finalement au couvent d’Atocha, Madrid. Apprécié pour sa droiture avec les élèves; il avait une inclination spéciale pour les études sociales; à Madrid il se spécialise en philosophie pour mieux pouvoir donner des bases solides à son apostolat social; ami et admirateur du P. José Gafo. Expansif, ouvert, très bon compagnon, tranquille, optimiste et joyeux; depuis l’enfance il est remarquablement studieux, intelligent, pieux ; à Salamanque il étudie la musique, pour laquelle il a une inclination marquée, et remplit la fonction d’organiste; il avait de l’humour, aimait la randonnée.

Au couvent d’Atocha il fut conseiller d’Action catholique, grand orateur, plein de bonté et se consacrant à attirer la classe ouvrière.
Le 18 août 1936 il alla à la direction générale de sécurité, craignant une agression, mais ils l’arrêtèrent et le mirent à la prison Porlier, où il put discrètement donner la communion à quelques compagnons de prison ;  priait avec eux et leur lisait quelque livre pieux qu’il pouvait avoir avec lui.

Ayant donné l’absolution à un prisonnier blessé mortellement, on en déduisit officiellement qu’il était prêtre et fut inscrit sur la liste de ceux qui devaient être “mis en liberté”, c’est-à-dire conduits au peloton d’exécution.
On le conduisit effectivement au lieu-dit Paracuellos del Jarama, dans les environs de Madrid, où il fut fusillé le 24 novembre 1936 ; il avait 40 ans.

Autres Fêtes du Jour


Saint Albert de Louvain  évêque de Liège et martyr (✝ 1192)
Saint Alexandre  Martyr à Corinthe (IVe siècle)
Saint Antoine Nam Quinh  Médecin et catéchiste vietnamien (✝ 1840)
Bienheureux Balsame  Moine bénédictin (✝ 1232)
Saint Bieuzy  (VIe siècle)
Saint Chrysogone  Martyr à Aquilée (✝ 304)
Saint Colman de Cloyne  abbé (✝ v. 606)
Bienheureux Conrad de Frisach  (✝ 1239)
Sainte Eanflede (✝ 700)
Saint Edolard (Xe siècle)
Sainte Firmine Martyre en Italie (✝ 303)
Saint Jean-Théophane Vénard missionnaire, martyr au Tonkin (✝ 1861)
Saint Kenan Evêque irlandais (✝ 500)
Bienheureux Laurent Pe-man (✝ 1856)
Vénérable Luigi Maria Raineri religieux italien (✝ 1918)
Saint Malc (Ve siècle)
Vénérable María Stella de Jesús Iglesias Fidalgo religieuse espagnole (✝ 1982)
Vénérable Marie de l'Incarnation Carrasco Tenorio religieuse espagnole (✝ 1917)
Bse Marie-Anne Sala religieuse de la Congrégation de Sainte-Marceline (✝ 1891)
Saint Marin (VIe siècle)
Saint Mercure  martyr à Smolensk (XIIIe siècle)
Bses Nicéta Plaja Xifra et ses 11 compagnes martyres carmélites espagnoles (✝ 1936)
Saint Pierre Dumoulin-Borie Martyr à Dong-Hoï, au Tonkin (✝ 1838)
Bx Pierre Kibe Kasui et ses compagnons martyrs martyrs au Japon (✝ 1639)
Saint Pourçain  Ermite (VIe siècle)
Saint Protais  évêque de Milan (✝ v. 356)
Saint Romain prêtre (✝ v. 380)
Saint Sarre  vénéré dans la région de Douai (VIIe siècle)
Saint Théodore d'Antioche  Et ses compagnons martyrs (IVe siècle)
Sainte Walatta  (✝ 1643)

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