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bonne fete aux

Bonne fête aux René et aux très Saintes âmes du 19 octobre

Saint René Goupil
martyr au Canada (✝ 1642)
Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues,

il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d'un coup de hache, à Ossernenon au Canada (*), le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
- vidéo de la webTV de la CEF: Chanson de la fin du XIXe siècle qui raconte l'histoire de saint René Goupil, jésuite, missionnaire et martyr.
Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:
René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites: Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean de la Lande (né à Dieppe). Tous furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Évangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
(*) un internaute nous signale: le lieu d'Ossernenon est maintenant dans la vallée du fleuve Mohawk dans l'état de New York. Le lieu dit aujourd'hui est Auriesville.
Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d'un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.

Martyrologe romain

Saint Paul de la Croix
Prêtre et Fondateur des Passionnistes
« Congregatio Passionis Jesu Christi » 

Paolo della Croce, (Paolo Francesco Danei), naît, le premier de seize enfants, à Ovada (Alexandrie, Italie) le 3 janvier 1694 de Luca et Anna Maria Massari ; il fut baptisé le 6 janvier. 
Il a vécu 81 ans au cours du XVIIIe siècle, siècle fameux pour la grande mutation des mentalités et qui devait se conclure avec la Révolution française. Cependant, cette époque ne fut pas aussi « froide» sur le plan religieux que le furent les XVIe et XVIIe siècles. C’est la grande période des missions populaires (des religieux viennent prêcher dans les paroisses sur la demande des évêques) qui suscitent en France un saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716).

En Italie trois grandes figures surgissent à la même époque : saint Alphonse-Marie de Liguori (fondateur des Rédemptoristes), saint Léonard de Port Maurice (réformateur franciscain) et enfin saint Paul de la Croix (fondateur des Passionistes). Trois grands prédicateurs et trois grands directeurs spirituels.

Le père de Paul de la Croix est un petit commerçant et sa mère une grande dévote de la Passion du Christ, qu’elle enseigne à ses enfants. À 13 ans, Paul s’inscrit à la confraternité de l’Annonciation de Notre-Dame et devient d’emblée un apôtre auprès des enfants de son âge. En déplacement avec son frère Jean-Baptiste, co-fondateur de la congrégation passioniste, pour les affaires de leur père, en traversant une rivière en crue, ils sont tous deux entraînés par les eaux. « Une Dame aimable et illuminée leur apparaît, les prend par la main et les dépose sains et saufs sur la rive » : ils ne l’oublieront jamais (le premier couvent fondé par les deux frères sera dédié à la présentation de la Vierge Marie au Temple).

À 19 ans, à la suite d’une conversation avec son curé, le voilà saisi par une impulsion intérieure qu’il nommera « ma conversion » ; il décide de se consacrer, sous la direction de ce prêtre, à une vie de sainteté sans concession. Paul cherche son chemin, et à 21 ans, un premier appel naît en son âme : « J’eus l’idée de revêtir une tunique de laine brute, de m’en aller nu-pieds et de vivre dans une absolue pauvreté une vie de pénitence. Mais le souci de la maison m’empêcha de suivre cette inspiration ». Elle reviendra, sous forme de vision cette fois, au sortir de la messe : « Arrivant dans une rue proche de la maison, je me suis senti élevé vers Dieu et je me suis alors vu revêtu en esprit d’un vêtement noir qui descendait jusqu’au sol, une croix blanche sur la poitrine et, sous la croix, était écrit le nom très saint de Jésus en lettres blanches ».

En novembre 1720 il est revêtu de cette tunique noire par Mgr Gattinara : c’est le vêtement des pénitents. Un an plus tard Jean-Baptiste revêt le même vêtement et les voilà tous deux ermites sur une presqu’île déserte : le mont Argentario. Ils vont à Rome durant l’année 1727 pour se mettre au service des malades de l’hôpital saint Gallican, et sont ordonnés prêtres par le pape. Ils s’en retournent alors à leur solitude du mont Argentario.

Ils débutent les missions paroissiales en 1730. Le succès est très grand et ne sera jamais démenti. Ils inaugurent ainsi un genre de vie qui allie la dimension contemplative stricte et les activités apostoliques de prédication. Peu à peu d’autres se joignent à eux.

En 1741 le pape Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) approuve la Règle des Passionistes. Jean-Baptiste meurt en 1765. Paul fonde en 1771 la branche féminine de son institut : les moniales passionistes. Il achève sa vie à Rome où il meurt le 18 octobre 1775.

Paul de la Croix a été béatifié le Ier mai 1853 et canonisé le 29 juin 1867 par le même pape : le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Saint Paul de la Croix
fondateur des Passionistes (✝ 1776)

 

Né près de Gênes, dans une famille de 16 enfants, à l'époque rationaliste et a-religieuse du "Siècle des Lumières", Paul Danei connaîtra jeune homme des visions divines qui le conduisirent à vouloir fonder un Ordre religieux consacré à la Passion du Sauveur. Il put réaliser cette vocation à 26 ans, grâce à son évêque qui autorisa «les clercs déchaussés de la Croix et de la Passion» qui seront appelés plus tard les «Passionistes». Le Pape dut adoucir une Règle religieuse trop stricte dont les trois fondements sont: l'esprit d'oraison, la solitude et la pauvreté. Une branche contemplative féminine rejoindra cette spiritualité soutenant, par leur prière, l'action missionnaire des frères. Le pape Pie VI, apprenant qu'il allait mourir, se rendit à son chevet. «Préparez-vous par un profond dépouillement de toutes choses créées, un total abandon au bon plaisir divin, sans attache aucune à la dévotion sensible.» écrit saint Paul de la Croix dans son «journal mystique.»

Autre biographie:
L'on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère. A vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d'apostolat; ils se moquèrent d'abord de ses discours, puis réformèrent leurs moeurs, et dix d'entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier: il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu'on lui offrait. A la mort d'un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne. Il comprit qu'il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s'agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut. L'évêque d'Alexandrie lui confia quelque temps l'office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.
Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s'adjoindre des compagnons de prière et d'étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes oeuvres, un début difficile; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas. En 1737 l'église et le couvent d'Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois voeux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l'accomplirent avec tant de zèle qu'ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les coeurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence. Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu'à brûler le vêtement qui touchait son coeur; et lorsqu'il montait au saint autel, des transports extatiques l'élevaient parfois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.
Par l'Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Lille, 1889

Lecture

Quand l’Epoux divin vous découvre sa divine charité, que l’amour vous jette à ses pieds, faites silence et aimez ; bien plus, vivez d’une vie toute d’amour, divine et sainte. Comme il est doux de se tenir ainsi à genoux ! Marie-Madeleine aussi, amoureuse impénitente, à la vue de Jésus, se jetait à ses pieds par amour. Oh, doux abaissement ! Aux pieds de Jésus, elle aimait et faisait silence, écoutant sa parole toute sainte et elle se consumait d’amour. Son amour parlait plus par son silence que par des mots : l’Epoux veut que vous aussi vous fassiez de même.
Oh, combien je vous recommande cette divine solitude, ce désert sacré dont je vous ai tant parlé. Oh, comme je vous prie de demeurer cloîtrée dans ce désert, loin de tous regards ! N’oubliez pas de faire vôtres les peines de l’Aimé. L’amour est le cœur d’une vie qui fait siennes les peines de celui qu’elle chérit, son aimable Sauveur.
Je pose votre cœur dans le sang de Jésus, bien mieux je le pose dans le cœur même de Jésus très doux, pour qu’il le brûle, le consume et le réduise en cendres dans ces flammes sacrées.
Que Jésus vous rende sainte autant que je le désire pour vous, et qu’il vous bénisse.

(Paul de la Croix, extraits de Lettres aux religieuses)

Prière

Que saint Paul de la Croix, entièrement voué au mystère de la Passion, nous obtienne ta grâce, Seigneur, afin que, stimulés par son exemple, nous ayons plus de courage pour prendre notre croix. Par Jésus Christ.
19 octobre 1776: Saint Paul de la Croix Fondateur des Passionistes 449px-Paul_de_la_croix

 

St Jean de Brébeuf,

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle.

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l'annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé « l'ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d'apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l'héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

 

St Isaac Jogues
Missionnaire jésuite au Canada (✝ 1646)


Originaire d'Orléans, il fut missionnaire jésuite et fut envoyé au Canada. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutilent atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'État de New York.
Isaac Jogues Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Illustration: saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons prêtres martyrs, site des Jésuites de la Province de France.
- martyrs Canadiens, Vatican News
À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d'abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d'un coup de hache.

Martyrologe romain

 

Autres Fêtes du Jour
 

Bienheureuse Agnès de Jésus religieuse dominicaine (✝ 1634)
Saint Altin (date ?)
Saint Aquilin évêque d'Evreux (✝ 690)
Saint Astérius martyr à Ostie (IIIe siècle)
Sainte Cléopâtre (✝ 319)
Dédicace de la cathédrale de Reims (✝ 1211)
Saint Eadnoth 
Evêque de Dorchester (✝ 1016)
Saint Ethbin abbé (VIe siècle)
Sainte Frideswide Moniale en Angleterre (✝ 720)
Saint Gérin martyr au diocèse de Tarbes (✝ 466)
Saint Grat d'Oloron évêque (✝ v. 506)
Saint Idunet ermite breton (VIe siècle)
Saint Jean de Brébeuf martyr au Canada (✝ 1649)
Saint Jean de la Lande martyr au Canada (✝ 1646)
Saint Jean de Rila 
Moine en Bulgarie (✝ 946)
Bienheureux Jerzy Popieluszko prêtre et martyr (✝ 1984)
Sainte Laure Martyre à Cordoue (✝ 864)
Saints Luc-Alphonse Gorda et Matthieu Kohioye martyrs dominicains à Nagasaki au Japon (✝ 1634)
Saint Néhémie gouverneur de Juda, Ancien Testament
Saint Philippe Howard Laïc Anglais (✝ 1595)
Saints Ptolémée et Lucius martyrs à Rome (✝ 160)
Saints Savinien et Potentien martyrs de Sens (✝ v. 300)
Bienheureux Thomas Hélye Prêtre à Biville, dans le Cotentin (✝ 1257)
Saint Varus
martyr en Égypte (✝ 304)
Saint Véran
Evêque de Cavaillon (VIe siècle)
Zorobabel  Fils de Shéaltiel, prince gouverneur de Juda

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Bonne fête aux Luc et aux Ste âmes du 18 octobre

Saint Luc
Evangéliste (Ier siècle)

 

Patron des: Médecins Peintres Sculpteurs
Dictons:
-A la Saint-Luc, ne sème plus, ou sème dru.
-A la Saint-Luc la betterave devient sucre (Picardie)

Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu'au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection.
Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67.
Il est l'auteur d'un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui

s'adressent à Jésus. Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Saint Luc, diocèse aux armées

Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur: l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui «Il est le scribe de la miséricorde du Christ». Heureux lui-même d'avoir trouvé le salut, il est, à sa manière, le chantre de l'amour incarné comme saint Jean le sera de l'amour infini de Dieu Trinité.
C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit: «Elle méditait toutes ces choses en son cœur» ce qui veut dire qu'avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.
Homme cultivé, il maniait le grec avec dextérité et avait étudié la médecine. C'est la raison pour laquelle il a été, tôt, choisi comme patron des médecins, de même que les deux frères, saint Côme et saint Damien, morts martyrs en Syrie. (Diocèse aux Armées françaises)
Fête de saint Luc, Évangéliste. Né, comme on le rapporte, à Antioche d'une famille païenne, médecin, il se convertit à la foi du Christ et devint le compagnon très cher de l'Apôtre saint Paul. Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l'historien des débuts de la vie de l'Église jusqu'au premier séjour de saint Paul à Rome.

Martyrologe romain

Saint Isaac Jogues
Missionnaire s.j. au Canada et martyr
 (1607-1646)

 

Isaac Jogues naît à Orléans le 10 janvier 1607 ; il joignit les rangs de la Société de Jésus en 1624. Il enseigna la littérature à Rouen pendant plusieurs années avant d'être envoyé comme missionnaire en Nouvelle-France en 1636. Il alla presqu'immédiatement rejoindre le père Brébeuf qui œuvrait déjà en Huronie. Il s'aventura très profondément en territoire inconnu, se rendant jusqu'à Sault-Sainte-Marie pour prêcher l'Évangile aux Amérindiens. Jogues rêvait de convertir non seulement les Hurons, mais aussi les Sioux qui vivaient plus au sud. Malheureusement ses plans furent interrompus par sa capture le 3 août 1642, alors qu'il quittait Trois-Rivières en direction de la Huronie.

Après 13 mois de tortures et de supplices insupportables, les Iroquois décidèrent qu'il serait brûlé vif. Toutefois, les Calvinistes hollandais de Fort Orange (aujourd'hui Albany dans l'état de New York) lui offrirent une occasion de s'évader en se cachant dans un bateau qui l'amena à New Amsterdam (aujourd'hui la ville de New York). Jogues fut ainsi le premier Français à visiter l'île de Manhattan. La description qu'il fit du petit établissement hollandais est aujourd'hui l'un des plus précieux documents historiques de la ville. Il retourna par la suite en France et fut accueilli avec tous les honneurs. Le pape Urbain VII (Giovanni Battista Castagna, 15/27 décembre 1590) lui accorda l'exceptionnel privilège de célébrer une messe en sa compagnie, ce qui s'avéra difficile vu l'état pitoyable de ses mains. En effet, pendant sa captivité, plusieurs de ses doigts avaient été arrachés ou brûlés.  

Le courageux Jogues fut toutefois de retour en Nouvelle-France en 1644. Il fut envoyé auprès des Iroquois en 1646 afin de négocier une nouvelle paix. Il arriva à Ossernenon et fut bien accueilli par ses anciens bourreaux. Le traité de paix fut signé mais dès son retour à Québec, il demanda à retourner en Iroquoisie en tant que missionnaire. Ses supérieurs lui accordèrent leur permission et Jogues reprit, pour la dernière fois, le chemin de l'Iroquoisie. 

Mais depuis sa dernière visite, plusieurs Iroquois étaient tombés malades et les récoltes avaient été très mauvaises. Les Iroquois blâmèrent Jogues (qu'ils croyaient être un sorcier) et décidèrent de se venger. Jogues apprit la nouvelle mais décida de se rendre quand même à Ossernenon. Il fut déserté de tous ceux qui l'accompagnaient, sauf par Jean de Lalande qui resta avec lui. Les Iroquois se saisirent de lui aux environs du lac George, le déshabillèrent et lui firent subir de nouveaux supplices. Tout son corps fut tailladé à coups de couteaux et il fut battu à coups de bâtons. Ils l'emmenèrent ensuite dans leur village où, le 18 octobre 1646, il fut décapité par un tomahawk. Sa tête fut embrochée au bout d'un bâton que les Iroquois fixèrent à leurs palissades. Lalande subit un sort identique le lendemain.

Isaac Jogues et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés  le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

Saint Pierre d’Alcantara
Prêtre o.f.m.
(1499-1562)

 

Pedro Garavito naît en 1499 à Alcantara, petite ville de la province espagnole d'Estramadure, où son père était gouverneur.


À quatorze ans, il perdit son père, sa mère se remaria et il partit étudier les arts libéraux, la philosophie et le droit canon à l'université de Salamanque où il décida d'entrer chez les Frères Mineurs dont il reçut l'habit, en 1515, au couvent de Los Majaretes.

En 1519 il est choisi comme gardien du couvent de Badajoz ; ordonné prêtre en 1524, il commença une si brillante carrière de prédicateur qu'on l'appela à la cour du Portugal. Élu provincial de son Ordre (province Saint-Gabriel) en 1538, il instaure un régime très austère et, son mandat terminé, il se retire dans un désert, à l'embouchure du Tage, où il fonde un couvent d'ermites (1542).

Rappelé dans sa province (1544), il y fonde, près de Lisbonne, un couvent qui sera le germe d'une province nouvelle (1550). Lors d'un voyage à Rome, il reçoit l'approbation du pape Jules III (Giovanni Maria Ciocchi Dal Monte, 1550-1555) pour expérimenter une réforme radicale, sous la juridiction des mineurs observants dont le commissaire général le nomme commissaire général des mineurs réformés d'Espagne (1556). En 1559 le pape Paul IV (Giovanni Pietro Carafa, 1555-1559) lui donne tous pouvoirs pour ériger de nouveaux couvents.

Pierre d'Alcantara mourut au couvent d'Arenas (province d'Avila) le 18 octobre 1562. « Mes fils, dit-il, ne pleurez pas. Le temps est venu pour le Seigneur d'avoir pitié de moi. Il ne vous oubliera point. Pour moi, je ne suis plus nécessaire » ; au frère qui voulait remonter sa couverture, il dit : « Laisse-moi, mon fils, il y a encore du danger. Si les cèdres du Liban tremblent, que fera le roseau ? » Il se mit à genoux pour recevoir le viatique ; le lendemain, à quatre heures du matin, il reçut l'extrême-onction, embrassa et bénit tous ses frères, puis, immobile, se recueillit longuement. « Ne voyez-vous point, mes frères, la Très Sainte Trinité, avec la sainte Vierge et le glorieux évangéliste ? » Il expira doucement en murmurant des psaumes. Il fut inhumé près de l'autel de l'église des franciscains d'Arénas.

Pierre d'Alcantara, calme et prudent, pauvre et généreux, obéissant et humble, pénitent et accueillant, disponible et magnanime fut un des grands orateurs sacrés du Siècle d'Or espagnol.

Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), qui l'appelait docteur et maître éclairé en théologie mystique, béatifia Pierre d'Alcantara par la bulle In sede Principis Apostolorum (18 avril 1622) ; le décret de canonisation fut rendu, le 28 avril 1669, sous Clément IX (Giulio Rospigliosi, 1667-1669) et Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) donna la bulle de canonisation le 11 mai 1670 (Romanorum gesta pontificum).

Autres Fêtes du Jour


Saint Amable de Riom  Prêtre en Auvergne (✝ v. 475)
Saint Asclépiade  évêque d'Antioche (✝ 218)
Sainte Blanche  Martyre (✝ v. 492)
Sainte Blanche  Soeur de sainte Nonna (Ve siècle)
Vénérable Francesco Caruso  prêtre diocésain italien (✝ 1951)
Saints Gabriel et Kermidolis (✝ 1522)
Sainte Gwendoline Mère de saint Guénolé (Ve siècle)
Saints Hermès et Taxe Martyrs en Moldavie à Galatz (VIe siècle)
Saint Julien l'Ermite (IVe siècle)
Saint Just d'Auxerre (✝ 287)
Vble Marie de Saint-François fondatrice des Franciscaines de Notre Dame des Victoires (✝ 1916)
Saint Marynos  (IVe siècle)
Saint Monon   ermite dans les Ardennes (✝ v. 636)
Saint Paul de la Croix (✝ 1775)
Saint Pierre d'Alcantara  Franciscain espagnol (✝ 1562)
Saint Pierre de Tsetinie  (✝ 1830)
Saints Procule, Eutyque et Acuce  martyrs en Italie (IVe siècle)
Sainte Tryphonia de Rome  veuve et martyre (IIIe siècle)

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Bonne fête aux Baudoin et autres Saintes Âmes du 17 octobre

Saint Baudouin
archidiacre de Laon (✝ 679)
ou Bauduin.

 

Fils de sainte Salaberge, archidiacre de Laon, assassiné par les gens d'Ebroïn, maire du palais de Neustrie qui le considérait comme un partisan du royaume ennemi, l'Austrasie.
Une ruelle de Laon porte le nom de Fontaine-Saint-Bauduin, marquant l‘endroit où il aurait été assassiné.
Saint Baudoin était au VIIe siècle, archi-diacre de Laon dans l’Aisne. Il fut mis à mort par les émissaires d’Ebroïn, maire du palais de Neustrie et inhumé, comme martyr dans l’abbaye Notre-Dame de Laon par sa sœur, sainte Anstrude qui en était abbesse.

Saint Ignace
Patriarche d'Antioche, martyr
Docteur de l'Église
(† v. 115)

Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux ». Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'apôtre bien-aimé. 

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :
« C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux? 
“ Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
Qu'entends-tu par ce mot Théophore ?
Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur.
Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ?
Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ.”»

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Il écrivit, pendant son long parcours, sept lettres, soit six à des Églises locales et une à l’évêque de l’une d’elles qui l’avait accueilli : Polycarpe de Smyrne.

Ces sept lettres nous renseignent sur la vie des Églises au début du second siècle, sur leur organisation hiérarchique et sur les hérésies menaçantes. Quatre lettres furent écrites de Smyrne (aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains) et les trois autres de Troas (aux Philadelphiens, aux Smyrniotes,  à l’évêque Polycarpe).

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration :
« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. »

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

Saint Osée
Prophète de l'Ancien Testament (VIIIe siècle av. J.-C.)

Osée : l’amour plus fort que l'infidélité

Trompé, bafoué, blessé dans son amour pour sa femme Gomer, que Dieu lui a demandé d’épouser, Osée est le prophète qui pardonne la faute de celle qui est « infidèle »« esclave » et « prostituée ».

 

Dans un langage passionné et véhément, Osée déclare sa flamme à sa femme Gomer. « Je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. [...] En ce jour-là, [...] Tu m’appelleras : “Mon époux” et non plus : “Mon Baal” (c’est-à-dire “mon maître”). [...] Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur » (Osée 2, 16. 18. 21).

Sa déception, sa tristesse et sa colère n’ont pas raison de son amour, plus fort que tous les égarements. La situation conjugale de ce prophète du VIIIe siècle avant Jésus-Christ symbolise l’alliance de Dieu avec son peuple Israël, au moment où celui-ci sombre sur le plan moral, politique et religieux… Il se livre à la corruption, fomente des révolutions de palais, adore les dieux des autres peuples (les Baals).


Le salut et le rachat des fautes, l’amour qui pardonne courent dans ce texte qui inspirera les auteurs du Nouveau Testament (ils citent dix-sept fois Osée). Ce Dieu passionné pour sa créature perdue inaugure une alliance renouvelée qui ne se fonde plus seulement sur la justice et le droit mais également sur l’affection et la tendresse. Le prophète Osée révèle le visage d’un Dieu passionné qui aime son peuple, contre toute espérance, comme un époux aime son épouse, le bien-aimé sa bien-aimée, comme dit le Cantique des cantiques. C’est ce même amour qui est à l’œuvre quand le Père envoie son Fils pour sauver celles et ceux qui étaient perdus. « Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. [...] Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit », conclut Osée (14, 2.5).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La souffrance du prophète Osée

Dieu demanda à Osée d'épouser une prostituée : "Va prends une femme se livrant à la prostitution et des enfants de prostitution...". Osée obéit à Dieu et épouse Gomer.

La Bible raconte que Dieu demanda à Osée d'épouser une prostituée : "Va prends une femme se livrant à la prostitution et des enfants de prostitution car le pays ne fait que se prostituer en se détournant de Yahvé". (Os 1, 2). Osée obéit à Dieu et épouse Gomer, une prostituée de son pays.

 

Comme la prostituée Gomer, le peuple d'Osée se prostitue aux baals, ces dieux cananéens de la fertilité. Pourtant Dieu aime son peuple d’amour fou.

Osée en portera le signe et le message dans son histoire personnelle tourmentée. Il vit en son propre amour ce que Dieu vit avec son peuple. Ces mots de Dieu traversent le prophète : "J’étais comme celui qui prend un petit sous les bras, lui apprend à marcher, le place dans une affection totale tout contre lui, contre sa joue et le nourrit". Dieu est pris aux entrailles, Dieu père et mère !

Mais Dieu ne donnera pas cours à l’ardeur de sa colère, car il est Dieu et non pas homme : "Au milieu de toi je suis le Saint, le Tout-Autre".

 

Les enfants d'Osée

Avec Gomer, Osée à trois enfants. Dieu lui demande d'appeler son premier fils Yizréel, ce qui signifie "Dieu sème", et sa fille Lo-Ruhamah "non aimée". Quant au dernier fils, Dieu dit : "Appelle-le du nom de Lo-Ammi ("pas mon peuple"), car vous n'êtes pas mon peuple, et moi je n'existe pas pour vous". La rupture entre Dieu et son peuple, comme entre les époux, semble consommée...

Blessure et colère

Osée est un homme blessé. Gomer lui est infidèle. Elle a des amants et sacrifie aux faux dieux, les Baals.
La tristesse et la colère d'Osée se mêlent en une longue plainte. "Elle n'est plus ma femme et je ne suis pas son mari", crie-t-il. Cette tendresse blessée est aussi celle de Dieu.

Osée pardonne

Mais Osée aime Gomer, malgré ses trahisons. Il l'aime comme Dieu aime son peuple. Pour toujours. Alors il lui pardonne. Il va jusqu'à la racheter, car, dans sa débauche, Gomer s'était faite esclave.

De nouveaux commencements

Le livre d'Osée se termine par un long poème où le prophète renouvelle à son épouse la promesse de leur amour. L'image de l'union conjugale est utilisée pour représenter l'alliance de Dieu avec son peuple. Une alliance sans fin, qui traverse les épreuves et fait confiance à l'avenir.

 

Autres Fêtes du Jour


Sainte Anstrude abbesse (✝ 688)
Saint Antoine de Leokhnov Ermite en russie (✝ 1611)
Bienheureux Balthasar de Clavario prêtre franciscain (✝ 1492)
Saint Béraire évêque du Mans (✝ v. 670)
Bienheureux Contardo Ferrini Tertaire franciscain italien (✝ 1902)
Saint Dulcide évêque d'Agen (✝ v. 540)
Bx Fidèle, Raymond-Etienne, Tarsilla martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Florent évêque d'Orange (✝ 520)
Saint François Isidore Gagelin prêtre des missions étrangères de Paris - martyr à Hué, au Vietnam (✝ 1833)
Bienheureux Gilbert de Hoyland  abbé cistercien (✝ 1172)
Bienheureux Jacques Burin  prêtre et martyr sous la Révolution française (✝ 1794)
Saint Jean Colobos père du désert de Scété en Egypte (IVe siècle)
Saint Louthiern évêque (VIe siècle)
Sainte Marguerite-Marie Alacoque (✝ 1690)
Bienheureuses martyres de Valenciennes onze moniales martyres de la Révolution française (✝ 1794)
Saints martyrs volitani martyrs en Afrique (IIIe siècle)
Bienheureuse Nathalie Vanot et ses compagnes, martyres à Valenciennes (✝ 1794)
Bienheureux Pierre Casani prêtre de l'Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses (✝ 1627)
Saint Richard Gwyn martyr (✝ 1584)
Sainte Soline vierge, martyre (✝ v. 290)

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Bonne fête aux Hedwige et autres Saintes Âmes du 16 octobre

Sainte Hedwige

Duchesse de Silésie (✝ 1243)
ou Edwige.

 

Fille du comte de Bavière, elle épouse, à douze ans, le duc de Silésie, chef de la famille royale polonaise, qui réussit à refaire l'unité de la Pologne. Elle est la belle-sœur du roi de France, Philippe Auguste. Avec son mari, elle encourage la fondation des monastères dans le royaume. Mère de famille attentive auprès de ses sept enfants, elle rejoint, à la mort de son époux, sa fille Gertrude qui était abbesse cistercienne à Trénitz en Pologne et elle y mène dans l'humilité une vie très simple.
Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d'élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices. Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au monastère de moniales cisterciennes qu'elle avait fait édifier à Trzebnica en Silésie, et dont l'abbesse était sa fille Gertrude, et c'est là qu'elle mourut le 15 octobre 1243.

Martyrologe

Patronne: Orphelins

Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Confidente du Sacré-Cœur

Marguerite-Marie Alacoque, cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, naît dans un village du charolais, à Verosvres (Vroules en patois charolais), le 22 juillet 1647. Son père, notaire royal, décède quand elle a huit ans.
À 10 ans elle est très malade et elle fait vœu de devenir religieuse si Notre Dame la guérit. Ayant retrouvé la santé, elle oublie sa promesse, mais un peu plus tard la maladie de sa mère la lui rappelle. C'est pourquoi, bien que sa famille soit contre, le 25 mai 1671, elle entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial où elle prend l’habit des visitandines le 25 août 1671.

Marguerite-Marie fait profession le 6 novembre 1672. Elle épouse dès ce moment-là le Christ souffrant, le Christ en agonie. Jusque-là, elle a bien souvent entendu la voix du Seigneur au fond d'elle.

Mais le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît physiquement, lui révélant son divin Cœur rayonnant comme un soleil, portant la trace du coup de lance, la couronne d'épines. Une croix le domine. Il lui adresse alors ce premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen. » Le Christ alors unit le cœur de Marguerite-Marie au sien, et dès cet instant Marguerite-Marie gardera toujours une douleur au côté. La mission laissée à la sainte n'est pas petite : faire connaître aux hommes l'Amour débordant de Dieu… C'est la première des trois grandes apparitions.

La deuxième grande apparition a lieu l'année suivante, un premier vendredi du mois. Le Christ lui apparaît de nouveau manifestant son divin Cœur, “tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils”. Le Christ alors se plaint que les hommes soient si loin de son Amour, et le lui rendent si peu. Il lui dit alors : « Tu communieras […] tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives […] Et, pour m'accompagner […] tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi ». De plus, le Christ lui rappelle alors l'importance de l'obéissance, car Satan « n'a point de pouvoir sur les obéissants ».

Durant l'octave du Saint-Sacrement, en 1675, c'est la troisième grande apparition, et sans nul doute la plus connue. De nouveau, le Christ lui révèle son divin Cœur, et lui laisse ces paroles : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris […] Mais ce qui m'est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. » Il lui demande alors que soit instaurée la fête du Sacré-Cœur, un culte public ! Marguerite-Marie, petite visitandine dans une petite ville, voit alors évidemment mal par quel moyen elle pourrait y répondre ! Plusieurs visions suivront jusqu'en 1677.

Au début elle passe pour possédée, mais, heureusement, elle est soutenue par son confesseur, le père Claude La Colombière (canonisé le 31 mai 1992) qui, quand Marguerite-Marie lui ouvre sa conscience, voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Peu à peu la communauté accepte et vénère le Sacré Cœur (cœur souffrant entouré de flammes et d’une couronne d’épines).

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et, en 1899, le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur (3e vendredi après la Pentecôte).

En 1689, Marguerite-Marie reçoit un dernier message du Seigneur : elle doit faire savoir au roi, Louis XIV, qu'il doit se consacrer au Sacré Cœur, ainsi que tous les grands du royaume, et Lui construire un lieu de culte. Le message arriva-t-il au destinataire ? Nul ne sait, mais toujours est-il qu'il n'y eut point de suite.

En octobre 1690, elle annonce à ses sœurs, incrédules, que le Seigneur veut la rappeler à Lui, et en effet, sœur Marguerite-Marie rend saintement son âme à Dieu le 17 octobre. Depuis son corps repose à la basilique de Paray le monial.

Déclarée vénérable en 1824 et bienheureuse en 1864, Marguerite-Marie à été canonisée le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

 

Martyrologe Romain : À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, dont la mémoire a été célébrée la veille.

 

Sainte Marguerite d'Youville
Fondatrice de la Congrégation des
Soeurs de la Charité de Montréal
(1701-1771)


O.D.M. pinxit
Marie-Marguerite Dufrost de La Jemmerais naquit au Canada, dans la province de Québec, à

Varennes, le 15 octobre 1701; elle fut baptisée le lendemain. Aînée de la famille, elle étudia deux ans au couvent des Ursulines de Québec où s'épanouirent sa belle intelligence et sa grandeur d'âme.

A vingt ans, Marguerite fut mariée à François d'Youville. Elle se voit obligée de demeurer chez sa belle-mère parcimonieuse qui lui rend la vie difficile. Pour comble de malheur, elle découvre que François ne devait pas être le mari rêvé: volage, indifférent et dépensier, il gaspille rapidement sa fortune personnelle, plongeant sa famille dans les larmes et les privations. Il délaisse son foyer et passe la plus grande partie de son temps à l'Île-aux-Tourtes, troquant des fourrures contre de l'eau-de-vie. Après une courte maladie, François d'Youville meurt le 4 juillet 1730, malgré les soins attentionnés prodigués par sa jeune épouse qui veille à son chevet nuit et jour. De leurs cinq enfants, deux fils en bas âge lui survivent. Marguerite en attend un sixième qui ne vivra que quelques mois.

Après le décès du père, tout comme avant, la mère aimante veille seule sur l'éducation de ses enfants. Elle les forme autant par l'exemple que par la parole. En plus du fardeau de subvenir aux besoins de sa famille, la jeune veuve doit encore liquider les nombreuses dettes contractées par son défunt mari. Elle ouvre donc un petit commerce, ce qui lui permet non seulement de s'acquitter de ses dettes, mais encore de faire instruire ses deux fils au Séminaire de Québec. Sa joie sera grande de les voir tous deux, François et Charles, accéder au sacerdoce.

«Dès les premières années de son veuvage, écrit son fils Charles, on la vit, pleine de charité pour le prochain, se faire un devoir et un honneur de visiter les pauvres, les malades, les prisonniers, retranchant sur son nécessaire pour soulager les membres souffrants du Sauveur. On la vit, avec édification, allant de porte en porte, mendier de quoi faire inhumer les criminels [...], visiter les pauvres de l'Hôpital Général et raccommoder les haillons de ces indigents.»

La messe quotidienne et de fréquentes visites à l'Hostie du tabernacle la soutiennent dans sa tâche ardue, toujours accomplie avec un grand amour de Dieu et du prochain. Peu à peu, des personnes dévouées se joignent à elle dans l'exercice de la charité. Une première indigente est reçue dans le logement hospitalier où le 31 décembre 1737, Mère d'Youville et ses collaboratrices se consacrent d'une seule voix à leur nouvel apostolat.

En l'an 1747, la restauration de l'hôpital général des Frères Charron pour les indigents sans foyer, est confiée à Madame d'Youville pour le bénéfice des pauvres de toutes catégories: enfants abandonnés, orphelins, vieillards, infirmes, malades. Modèle de toutes les vertus, cette incomparable mère des pauvres se dévoue pour ses protégés au milieu de sa petite famille religieuse. Sa foi magnanime, son amour exceptionnel de la croix et sa confiance sans bornes en la Providence se traduisaient en chants d'actions de grâces au sein des pires épreuves. Devant les ruines fumantes de l'hôpital général de Montréal, à l'exemple du saint homme Job, Mère d'Youville trouve la force de répéter l'acte sublime de la plus héroïque résignation: «Le Seigneur nous a tout ôté; il n'est arrivé que ce que le Seigneur a voulu.» Elle ajouta d'un ton ferme: «Mes enfants, nous allons réciter le Te Deum à genoux pour remercier Dieu de la grande grâce qu'Il vient de nous accorder.»

Après avoir beaucoup aimé Jésus-Christ dans Ses membres souffrants, la fondatrice des Soeurs Grises expire en faisant cet émouvant adieu à ses Filles: «Que je serais heureuse si je me voyais dans le Ciel avec toutes mes soeurs.» Lors de son pieux trépas survenu le 23 décembre 1771, Dieu immortalisa visiblement le grand amour que Sa servante avait voué à la Croix, en faisant paraître ce signe du salut, tout lumineux, au-dessus de l'hôpital général. Le bien immense que sainte Marguerite d'Youville a réalisé et perpétué par sa congrégation depuis plus de deux cents ans, témoigne encore de la prodigieuse sainteté de cette femme admirable.

Béatifiée le 3 mai 1959 par le pape Jean XXIII, Mère d'Youville a été canonisée par Grégoire XVII, le 1er janvier 1975. Cette Sainte est la première Canadienne qui est parvenue aux honneurs des autels.

Résumé O.D.M.

Saint Gérard Majella

Frère convers Rédemptoriste
(1726-1755)

Ce jeune saint religieux est certainement un des Saints les plus merveilleux de l'époque moderne; sa vie est du plus palpitant intérêt. Fils d'un humble artisan, prévenu dès l'enfance de grâces extraordinaires, conduit par son bon ange à un sanctuaire de Marie, il vit l'Enfant Jésus lui sourire et quitter Sa Mère pour jouer avec lui. La Sainte Vierge lui donnait parfois un petit pain blanc. Il ne trouvait de bonheur, à l'âge de huit ans, qu'auprès du Tabernacle.

A douze ans, placé chez un tailleur, il vivait tout absorbé en Dieu, faisait d'étonnants miracles, était déjà possédé de la folie de la Croix, et vivait presque sans manger tout nourri qu'il était de l'amour de Dieu.

À vingt-trois ans, il entra dans la congrégation du Saint-Rédempteur, où, dès son noviciat, on le vit pratiquer à un degré héroïque toutes les vertus religieuses. La place de sacristain, qui lui fut confiée, lui donna occasion de satisfaire sa dévotion; un seul regard sur Jésus crucifié le faisait entrer en extase.

Pas une page de sa vie qui ne soit un composé de merveilles, toutes tendant à la gloire de Dieu et motivées par une prodigieuse charité envers le prochain. Ses supérieurs en vinrent à lui défendre de faire des miracles; et un jour qu'il vit un maçon tomber d'un échafaudage, il lui ordonna de s'arrêter en sa chute en attendant qu'il eût la permission de le sauver. L'avenir semblait n'avoir pas de secrets pour lui. Thaumaturge pendant sa vie, il l'est devenu encore bien plus depuis sa mort.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour

 

Vble Agostino Ernesto Castrillo  franciscain évêque de San Marco Argentano-Bisignano (✝ 1955)
Saint Amand de Comodoliac  ermite en Limousin (VIe siècle)
Saint Ambroise: Evêque de Cahors puis ermite (✝ v. 770)
Saint Anastase moine (✝ v. 1085)
Bx Anicet Koplinski et Joseph Jankowski prêtres et martyrs à Auschwitz (✝ 1944)
Bx Augustin Thevarparampil 'Kunjachan' prêtre indien de rite Syro-Malabar, apôtre des "Intouchables" (✝ 1973)
Saint Bercaire abbé de Hautvilliers (✝ 685)
Saint Bertrand de Comminges Evêque de Comminges (✝ v. 1123)
Sainte Bologne martyre (✝ v. 360)
Sainte Bonite  bergère à Brioude (Xe siècle)
Dédicace de la basilique du Mont-Saint-Michel (✝ 709)
Saint Eliphe (Elophe) martyr en Lorraine (✝ 362)
Sainte Éremberte  abbesse bénédictine à Wierre (VIIe siècle)
Saint Gall Irlandais, compagnon de saint Colomban (✝ 645)
Saint Gaudry laboureur au pays de Mirepoix (IXe siècle)
Bienheureux Gérard abbé de Clairvaux (✝ 1177)
Saints Grat et Ansute  martyrs en Rouergue (IVe siècle)
Vable Jean Berthier fondateur de la congrégation des Missionnaires de la Sainte-Famille (✝ 1908)
Saint Junien ermite en Limousin (✝ v. 541)
Saint Konogan évêque de Quimper (VIe siècle)
Saint Longin Centurion romain (Ier siècle)
Saint Lull évêque de Mayence (✝ 786)
Saint Maimbeuf (Magnobodus) évêque d'Angers (VIIe siècle)
Saints Martinien et Saturien martyrs en Afrique (Ve siècle)
Saint Momble évêque de Noyon (✝ v. 686)
Saint Viaud ermite dans le diocèse de Nantes (VIIIe siècle

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Bonne fête aux Thérèse et autre Saintes Âmes du 15 octobre

Sainte Thérèse d'Avila
réformatrice du Carmel et docteur de l'Église (✝ 1582)
Thérèse de Jésus.


Née dans une noble famille d'Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Sainte Thérèse de JésusElle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier «Le château intérieur de l'âme» qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l'Église en 1970.
Elle fait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid en 2011.

Illustration: Sainte Thérèse de Jésus (le Carmel en France)


Le 2 février 2011, la catéchèse de Benoît XVI a été consacrée à un portrait de sainte Thérèse de Jésus (1515 - 1582). Teresa de Ahumada, née à Avila (Espagne), eut une éducation et une vie mondaine avant de lire les auteurs spirituels franciscains qui lui apprirent la méditation et la prière. Elle entra à vingt ans au carmel de sa ville natale, et combattit sa résistance à l'appel de Dieu. "A trente neuf ans, pendant le Carême 1554, Thérèse atteint le sommet de cette lutte contre ses propres faiblesses". Puis son évolution intérieure "la porta vers l'idée de réformer l'ordre carmélitain. Soutenue par son évêque, elle fonda en 1562 à Avila le premier carmel réformé", suivi par dix sept nouvelles fondations. "Sa rencontre avec saint Jean de la Croix, qui avait établi en 1568 près d'Avila le premier couvent de carmes déchaux, fut fondamentale. Thérèse d'Avila, qui mourut en 1582, fut béatifiée par Paul V en 1614 et canonisée en 1622 par Grégoire XV. Paul VI lui attribua en 1970 le titre de Docteur de l'Église.
Puis Benoît XVI a rappelé que la sainte espagnole, "sans avoir reçu une formation académique, sut toujours tirer bénéfice des enseignements théologiques, littéraires et spirituels de ses maîtres. Elle écrivit son autobiographie intitulée Le livre des miséricordes du Seigneur", écrit pour "soumettre son âme au discernement" de son confesseur saint Jean d'Avila. Elle écrivit ensuite Le chemin de la perfection à l'attention de ses religieuses, mais "l’œuvre mystique majeure de sainte Thérèse fut son Château intérieur de 1577, un écrit de la maturité" dans lequel elle décrit le cheminement vers la sainteté. Le livre des fondations sera réservé à l'action réformatrice de son ordre. Évoquant alors la spiritualité thérésienne, le Saint-Père en a souligné "les vertus évangéliques qui sont à la base de la vie chrétienne..., en harmonie avec les personnages bibliques et à l'écoute de la Parole". Thérèse d'Avila affirmait le caractère essentiel de la prière, "enseignant aux lecteurs de ses œuvres à prier avec elle". L'importance de l'humanité du Christ était un autre sujet de prédilection de la sainte, d'où la place qu'elle réservait "à la méditation de la Passion et à l'Eucharistie, présence du Christ dans l'Église, fondement de la vie du croyant et cœur de la liturgie". Son amour total pour l'Église, a rappelé Benoît XVI, allait de pair avec son affirmation de "la perfection comme aspiration et finalité de toute vie chrétienne... Sainte Thérèse d'Avila est un maître de vie chrétienne pour les fidèles de tout temps. Dans une société souvent pauvre de spiritualité, elle nous apprend à être des témoins constants de Dieu, de sa présence et de son action. Son exemple de contemplative active doit nous pousser à consacrer chaque jour du temps pour la prière. Il ne s'agit pas de temps perdu mais un moment d'ouverture sur le chemin qui conduit à la vie, un moment pour apprendre de Dieu ce qu'est un amour ardent pour lui et son Église, ce qu'est la charité réelle à offrir à nos frères". (VIS 20110202 530)
- L'église de Hurigny, près de Mâcon abrite un grand vitrail de la Transverbération* de Thérèse d'Avila.
* La transverbération est le fait d’être transpercé, blessé au cœur... Le groupe sculpté par Le Bernin 'Extase ou Transverbération de sainte Thérèse d’Avila' se trouve dans la Chapelle Cornaro de l’église Santa Maria della Victoria, à Rome.
Mémoire de sainte Thérèse de Jésus, vierge et docteur de l'Église. Entrée à Avila dans l'Ordre du Carmel et devenue mère et maîtresse d'une observance plus stricte, elle disposa dans son cœur un itinéraire spirituel sous la forme d'une montée par degrés de l'âme vers Dieu; pour la réforme de son Ordre, elle dut supporter beaucoup de souffrances, qu'elle surpassa par une énergie sans faille; elle composa aussi des livres qui rapportent sa doctrine très élevée et son expérience, et mourut à Alba de Tormes en 1582.

Martyrologe Romain

Qu'il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose !

Sainte Thérèse - Chemins de la Perfection

Sainte Madeleine de Nagasaki
tertiaire Dominicaine (✝ 1634)


Martyre du Groupe des 16 martyrs (1633-37) de Nagasaki, Madeleine de Nagasaki est née au Japon, fille d'un couple de chrétiens martyrisés, elle se consacra à Dieu. Collaboratrice courageuse des Pères Augustins et Dominicains, son conseiller spirituel était le Père Jourdain (Hyacinthe Ansalone). Quand celui-ci fut arrêté, elle se présenta aux gardes, se déclarant chrétienne. Elle fut cruellement martyrisée, resta inébranlable dans sa foi, pendue au gibet elle mourut au bout de 13 jours le 15 octobre 1634 à Nagasaki.
Béatifiée le 18 février 1981 à Manille (Philippines), canonisée le 18 octobre 1987 à Rome par Jean Paul II.
"Quand Madeleine de Nagasaki vit que Jordan Esteban avait été emprisonné, immédiatement elle se présenta aux autorités pour partager son martyre. Son unique crime était d'avoir donné l'hospitalité aux chrétiens. Nous honorons ces hommes et ces femmes et nous reconnaissons dans leur canonisation un message pour les hommes d'aujourd'hui."
(source: Dominicains du Canada, lettre 1988, Damian Byrne, le défi de l'évangélisation aujourd'hui)
À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Madeleine, vierge et martyre, d'une grande force d'âme aussi bien pour encourager la foi que pour subir, pendant treize jours, le supplice du gibet, sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.

Martyrologe Romain

 

Autres Fêtes du Jour

Vénérable Antonio Celona prêtre italien (✝ 1952)
Sainte Aurélie ermite (✝ 1027)
Saint Barsès évêque d'Édesse en Syrie (IVe siècle)
Saint Cannat Evêque de Marseille (✝ 487)
Sainte Edwige (✝ 1243)
Saint Epain martyr en Touraine (IVe siècle)
Saint Euthyme le Jeune Fondateur du monastère de Peristeraï (✝ 898)
Saint Gonsalve prêtre de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1422)
Saint Jean de Souzdal (✝ 1373)
Saint Léonard ermite dans la région du Mans (VIe siècle)
Sainte Madeleine de Nagasaki tertiaire Dominicaine (✝ 1634)
Bienheureux Narcisse Basté prêtre jésuite et martyr lors de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Bienheureuse Philippe de Chantemilan sainte forézienne (✝ 1451)
Saint Sévère Evêque de Trèves (✝ 447)
Sainte Thècle de Kitzingen Abbesse bénédictine (✝ 790)

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Bonne fête aux Juste et aux Saintes Âmes du 14 octobre

Saint Just de Lyon
évêque (✝ 390)
 

Diacre de Vienne, Justus (ou Just) devint en 350 le treizième évêque de Lyon. On sait qu'il participa au concile de Valence en 374 et à celui d'Aquilée en 381. Peu après, il s'exila dans le désert de Scété en Egypte.
Il mourut en Egypte quelques années plus tard, bientôt suivi par son clerc Saint Viateur, qui l'avait accompagné.
Les Lyonnais allèrent chercher leurs corps et les ensevelirent dans un mausolée de la grande nécropole de Saint-Irénée - Saint-Just, à l'emplacement de l'actuel jardin archéologique, rue des Macchabées.
Voir: association culturelle des sanctuaires de Saint-Irénée et Saint-Just.
Voir aussi sur le site du musée du diocèse de Lyon:
Just (Justus) naît dans le Vivarais, peut-être à Tournon-sur-Rhône d'un père gouverneur de la province.
Formé auprès de l'archevêque du diocèse de Vienne, il en est ordonné diacre.
Vers 350 il est appelé à devenir évêque de Lyon.
Il participe au Concile de Valence en 374.
En 381 il est envoyé par les évêques des Gaules au Concile d'Aquilée qui condamne les thèses ariennes; il y rencontre Ambroise, évêque de Milan.
Quelques temps après son retour, un événement l'atteint profondément. Un homme, dans un accès de folie, se livre à un massacre dans les rues de Lyon. Pour échapper à la foule, il se réfugie dans une église. L'évêque tente en vain de faire respecter le droit d'asile du lieu. Il consent à livrer le criminel à un magistrat, le temps que la foule se calme. A peine sorti de l'église, l'individu est lynché. Just se sent responsable de la mort de cet homme et indigne de poursuivre sa tâche de pasteur; il donne sa démission. Il se retire, semble-t-il, à Tournon, d'où il part clandestinement, accompagné de Viateur, lecteur du diocèse de Lyon, pour Marseille et, de là, l'Egypte. Il s'établit à Scété en Thébaïde comme moine sans révéler son passé épiscopal. Un pèlerin lyonnais, un jour, le reconnaît et révèle son identité. Antochius, prêtre de Lyon et futur évêque, part lui rendre visite.
Il meurt le 2 septembre 390, et quelques temps après lui Viateur.
À Lyon, après 381, la mise au tombeau de saint Just, évêque. Après le concile d'Aquilée, il laissa la charge de l'épiscopat et se retira avec saint Viateur, lecteur, dans le désert d'Égypte, où il vécut plusieurs années, humblement associé aux moines. Son corps saint fut transféré plus tard à Lyon avec les ossements de saint Viateur. (2 septembre)

Martyrologe romain

Saint Calixte Ier (155-222)
Pape (16 ème) de 217 à 222
Martyr

Calixte naît vers 155 d'une famille d'esclaves d'origine grecque qui habitait le quartier du Transtévère (Trastevere) à Rome. Calixte (kalistos = le plus beau) devint chrétien au début de sa vie d'adulte. Il fut d'abord au service d'un haut fonctionnaire de l'empereur Commode, nommé Carpophore, chrétien lui-même, qui le chargea d'administrer ses biens. En relation d'affaires avec quelques juifs de Rome, il fit de mauvaises opérations, s'affola, prit la fuite, fut finalement rattrapé et enfermé dans un cachot. Son maître, qui l'estimait, le fit relâcher, pensant qu'il parviendrait à récupérer l'argent perdu. Il était sur le point d'aboutir quand il pénétra un jour de sabbat dans la synagogue, perturba l'office qui s'y célébrait et se fit mettre rudement à la porte par les participants qui le livrèrent au préfet Tuscianus en le dénonçant comme chrétien.
Il fut condamné aux mines de soufre de Sardaigne pour avoir troublé une réunion juive, et parce que chrétien. Il travailla donc durant 3 ans à l'extraction du minerai en Sardaigne et là, côtoya de nombreux martyrs chrétiens, relégués au bagne comme lui : il se montra auprès d'eux d'un dévouement admirable.
Libéré et affranchi vers 190, il passa quelques années à Antium (Anzio) au sud-est de Rome. Zéphyrin, dès son élection comme pape en 199, l'appela à ses côtés, le faisant son secrétaire personnel et l'archidiacre de la ville : il le rendit responsable de la direction du clergé et de la création du premier cimetière chrétien qu'il fit creuser dans le tuf sur la Via Appia : cimetière qui porte aujourd'hui son nom « Catacombe de Saint-Calixte ».

A la mort de Zéphyrin, en 217, Calixte est élu pape. Il le demeura 5 ans 2 mois et 10 jours. Son court pontificat fut des plus difficiles, marqué par l'opposition d'un prêtre de Rome, Hippolyte, brillant mais excessif. Calixte défendit contre lui et quelques autres la foi trinitaire et fit prévaloir l'usage d'absoudre tous les péchés, y compris ceux que les rigoristes, tel Tertullien, considéraient comme impardonnables : l'idolâtrie, l'adultère et le meurtre. Il reconnut comme valide le mariage entre esclaves et femmes libres (non admis comme légal par le droit romain) et accepta le remariage des veufs ainsi que leur entrée éventuelle dans le clergé. Politique d'indulgence générale qui lui valut beaucoup de critiques : face à ses opposants, il resta ferme et donna sans se lasser l'image du bon pasteur.

Il est à remarquer qu'envers l'État, il ne montra aucune servilité. Apprenant qu'un chrétien venait d'être exécuté sur ordre de l'empereur Alexandre-Sévère et jeté dans le Tibre, Calixte se cacha sur les rives du fleuve et avec l'aide de quelques pêcheurs et membres du clergé, le retira des eaux, célébrant solennellement ses funérailles dans sa catacombe de la Via Appia.

Il mourut le 14 Octobre 222 dans son quartier du Transtévère, victime d'une émeute dirigée contre les chrétiens. Jeté du haut d'une fenêtre dans un puits, recouvert de décombres, il en fut retiré par un prêtre une quinzaine de jours après : on l'enterra sur la Via Aurélia dans le cimetière de Calépode non loin de là. Il laissait l'Église en pleine prospérité, organisée corporativement et dotée d'une école de théologie.

Dès le début du 4° siècle, il était déclaré martyr et l'un des rares à avoir son anniversaire. Ses reliques se trouvent sous le maître-autel de la basilique Sainte Marie du Transtévère : elle fut construite sur l'emplacement du modeste oratoire consacré à Marie qu'il avait fait édifier dans sa maison : Ier lieu de culte connu érigé à la mémoire de la mère du Christ dans la Ville éternelle.

Bse Marie Poussepin
Vierge et fondatrice des
« Sœurs dominicaines de la Présentation »

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 24 janvier. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est celui de sa naissance sur terre : le 14 octobre.

Marie Poussepin naît le 14 octobre 1653 à Dourdan (Essonne). Responsable d'une manufacture de bas de laine au métier, a exercé un rôle social en avance sur son temps.
 
D'abord tertiaire dominicaine, puis consacrée, avec un groupe d'autres tertiaires, elle fonde en 1695, à Sainville-en-Beauce, une congrégation originale « Sœurs dominicaines de la Présentation » où les sœurs agissent gratuitement au service des pauvres et doivent par ailleurs gagner leur vie (travail de tissage à l'époque de la fondation). Elle place l'exercice de la charité au centre de la vie religieuse ; le travail devenant un moyen de vivre la pauvreté religieuse. Marie donnera une grande place au travail comme véritable ascèse et engagement fraternel pour atteindre les objectifs de la congrégation.

La communauté s'agrandit et rapidement d'autres communautés sont créées toujours au service des plus pauvres, des malades, des orphelines... Elle fonde une autre communauté à Auneau, puis à Meung sur Loire, à Joigny, à Massy, à Chilly-Mazarin...

En 1725, à 72 ans, elle est à la tête de vingt établissements répartis dans six diocèses.

Elle s'éteint le 24 janvier 1744 à Sainville où elle est inhumée. La congrégation compte alors 113 sœurs réparties dans vingt communautés.

En 2011, la congrégation des « sœurs de charité » regroupe près de 4000 sœurs à travers le monde, dévouées à l’enseignement et à la médecine

Marie Poussepin a été élevée à la gloire des autels le 20 novembre 1994, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

AUTRES FÊTE DU JOUR

Sainte Angadrême  abbesse (✝ v. 695)
Bienheureuse Anne-Marie Aranda Riera martyre de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Céleste Deuxième évêque de Metz
Saint Cosmas Poète et théologien, évêque de Maïouma (✝ 760)
Saint Dominique ermite (✝ 1060)
Saint Donatien évêque de Reims (✝ 389)
Sainte Enora  (VIIe siècle)
Saint Fortunat évêque de Todi en Ombrie (✝ v. 542)
Sainte Fortunate martyre (✝ 303)
Saint Gaudence évêque de Rimini (IVe siècle)
Saint Ignace Agallianos (✝ 1566)
Bienheureux Jacques Laigneau de Langellerie prêtre et martyr (✝ 1794)
Vénérable Lorenzo dello Spirito Santo religieux passionniste italien (✝ 1953)
Saint Lupulus martyr à Capoue en Italie (date ?)
Sainte Ménehould  (✝ 490)
Saint Nicolas de Tchernigov (✝ 1143)
Sainte Parascève (✝ 1050)
Bienheureux Romain Lysko  prêtre et martyr (✝ 1949)
Saint Rothad  Evêque d'Arras et Cambrai (✝ 886)
Bx Stanislas Mysakowski et François Roslaniec prêtres polonais et martyrs à Dachau (✝ 1942)
Saint Venant évêque en Italie (VIe siècle)

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Bonne fête aux Wilfrid et autres Saintes Âmes

 Saint Wilfrid
Évêque d'York
(634-709)

 

Un fait extraordinaire signale la naissance de saint Wilfrid; la maison de ses parents semble enveloppée dans un incendie; les voisins, effrayés, accourent pour éteindre le feu, mais ils s'aperçoivent avec admiration que le feu s'élance vers le ciel sans rien consumer. C'est ainsi que brûlera le flambeau du zèle de Wilfrid dans la sainte Église de Dieu.

Tout jeune encore, il résolut de se donner au Seigneur. Après un court séjour dans un couvent, s'apercevant que certains usages, contraires à ceux de Rome, s'étaient glissés dans les cérémonies, il se décida à visiter le tombeau des saints Apôtres, afin de bien discerner la vérité au centre même de la lumière. Wilfrid fut un des premiers Anglo-Saxons qui eurent le bonheur de faire le voyage de Rome, alors si long et si pénible. Bientôt le pieux pèlerin aura beaucoup d'imitateurs, et ce pèlerinage sera en grand honneur en Angleterre, grâce à son exemple.

A Rome, son premier soin est de visiter les tombeaux vénérés et de prier, dans les sanctuaires les plus sacrés, pour la conversion entière de sa patrie. Sa prière est exaucée, car il remplacera lui-même dignement le grand moine et pontife, nommé, qui, à la voix de saint Grégoire le Grand, avait porté aux Anglo-Saxons les prémices de la foi. Après un séjour de quelques années dans les Gaules, Wilfrid rentre enfin dans sa patrie, où son dévouement aux usages de Rome lui attire des ennemis et des admirateurs. Il n'a que trente ans, quand le pieux roi Alfred lui fait accepter l'évêché d'York.

Sous sa houlette, l'Évangile prend, dans ce pays, un développement merveilleux: les monastères se multiplient, de magnifiques cathédrales s'élèvent sur le sol anglo-saxon; le saint évêque préside lui-même à la construction de ces édifices grandioses qui ravissent d'admiration des populations à demi barbares, chez lesquelles l'on ne connaissait encore que les édifices de bois.

L'évêque civilisateur ne se bornait pas à l'organisation matérielle: il réformait les moeurs de son troupeau et faisait régner, avec Jésus-Christ, la paix, la justice et la charité. Un jour qu'il donnait la confirmation, une pauvre femme le supplia de ressusciter son enfant mort; Wilfrid, ému de ses larmes, bénit l'enfant et lui rendit la vie.

Incapable de céder à la peur et de manquer à sa conscience, le vaillant pontife est déposé et exilé plusieurs fois; on lui rend enfin justice, et il achève sa carrière en paix.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

Bienheureuse Jeanne Leber
Recluse de Ville-Marie
(1662-1714)

 

Parmi les grandes figures religieuses qui ont illustré la Nouvelle-France à ses débuts, la bienheureuse Jeanne Leber occupe une place exceptionnelle: celle de recluse. Fille unique de Jacques Leber, le plus grand négociant du Canada, et de Jeanne Lemoyne, soeur du Baron de Longueil, tous deux excellents chrétiens, Jeanne naquit à Ville-Marie, aujourd'hui Montréal, le 4 janvier 1662. Maisonneuve lui tint lieu de parrain, et Jeanne Mance de marraine.

A quinze ans, Jeanne terminait ses études et rentrait à Ville-Marie. Ses parents l'obligèrent de s'habiller selon sa condition sociale et songèrent à lui trouver un parti avantageux. Mais Jeanne avait déjà renoncé intérieurement au monde. Son affection se portait vers les religieuses de l'Hôtel-Dieu et celles de la Congrégation Notre-Dame. Ne se sentant cependant pas appelée à la vie communautaire, Jeanne Leber commença à songer à une vie de recueillement, séparée du monde, dans la maison paternelle. Ses pieux parents respectèrent sa vocation sans toutefois la comprendre.

Elle se voua à la réparation de tous les péchés du monde, à commencer par les siens propres. Cilice et ceinture de crins, flagellations sanglantes, consommation des restes des pauvres que l'on nourrit à la porte de son père, voilà son programme journalier de pénitence. Son vêtement est d'une grossière serge de laine gris-blanc, sans parure, qu'elle porte pour honorer la pureté et l'humilité de Marie; une capeline voile sa tête. La pieuse recluse ne sort de sa retraite que pour assister à la messe.

Après cinq ans de réclusion écoulées sous l'autorité de son directeur et des supérieurs ecclésiastiques, la pieuse jeune fille prononça les voeux de perpétuelle réclusion, chasteté et pauvreté de coeur.

Le 4 juin 1685, elle quitta le toit familial pour la chapelle qu'elle avait fait construire à ses frais en faveur de la communauté de Mère Bourgeois, à la condition qu'on lui aménagerait une cellule derrière l'autel. La brève et touchante cérémonie de la réclusion solennelle eut lieu un vendredi, à l'heure de vêpres, le 5 août, fête de Notre-Dame des Neiges. Le père de Jeanne âgé de 64 ans, accompagnait son héroïque fille avec un grand nombre de parents et d'amis. Arrivé au seuil de la cellule bénie, terrassé par l'émotion, M. Leber fut contraint de se retirer. M. Dollier exhorta Mlle Leber à persévérer dans sa sainte retraite comme Marie-Madeleine dans sa grotte, après quoi la Bienheureuse s'y enferma elle-même. Tout Ville-Marie voyait avec étonnement et admiration l'amour de Dieu victorieux de la tendresse naturelle des parents.

Une table de travail, une mauvaise chaise, un poêle et une misérable paillasse placée près du Tabernacle composaient tout l'ameublement de la pauvre cellule. Pour imiter la piété de Marie envers Jésus, la bienheureuse Jeanne Leber s'appliquait à broder des ornements sacerdotaux et des parements d'autel.

Sa prière était continuelle et son immolation totale. La nuit, elle se levait sans faire de feu, même dans les plus grands froids d'hiver; elle n'allumait pas de lumière afin de n'être remarquée par personne. Se tournant alors du côté du très Saint Sacrement éclairé par la lueur de la lampe du sanctuaire, elle prolongeait son oraison pendant une heure.

Les vingt dernières années de cette victime d'amour s'écoulèrent au sein de cette prison bénie, dans des aridités et des peines intérieures continuelles. Au milieu de ces cuisantes désolations du coeur et de l'esprit, Jeanne ne consacra jamais moins de trois ou quatre heures par jour à l'oraison et n'omit pas une seule fois ses exercices de piété.

Cette âme toute céleste quitta la terre le 3 octobre 1714, à neuf heures du matin, à l'âge de cinquante-deux ans. Sa réclusion avait duré trente-quatre ans en tout. On distribua aux fidèles tous ses pauvres haillons, jusqu'à ses souliers de paille. Tous ceux qui purent obtenir quelque chose ayant appartenu à l'admirable recluse, le révérèrent comme une insigne relique. Son corps fut inhumé dans le sous-sol de la chapelle de la Congrégation.

Résumé O. D. M.

Saint Séraphin de Montegranaro
 Religieux o.f.m. cap.
(1540-1604)

Serafino (au baptême : Felice) naît à Montegranaro, dans les Marches (Italie), vers 1540, de Girolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi.
Félix fut berger et aide-maçon, mais son désir était de vivre seul au fond des bois et de prier. Une dame le recommanda aux Capucins de Tolentino qui hésitèrent beaucoup à accepter ce jeune homme illettré, maladroit et de mauvaise santé ; ils s'y résignèrent cependant en 1556 et lui donnèrent le nom de Séraphin.

Ses confrères ne lui épargnèrent ni les moqueries ni les persécutions, mais il restait humble, simple et serviable envers tous. Sa vie mystique, sa dévotion eucharistique, et surtout les prodiges qu'il réalisait provoquèrent le respect et l'admiration pour cet illettré qui commentait l'Évangile avec une clarté peu commune.

Il passa les dernières années de sa vie au couvent d'Ascoli où il quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 12 octobre 1604.

Serafino fut canonisé le 16 juillet 1767 par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).

Lettre de Saint Jean-Paul II
à l’Évêque d'Ascoli Piceno (Italie)
à l'occasion du IV centenaire de la mort
de Saint Séraphin de Montegranaro

(Extraits) [...]

2. Saint Séraphin de Montegranaro appartient de plein droit à l'assemblée des saints qui ont enrichi l'Ordre capucin dès ses débuts. Il avait assimilé si profondément l'exhortation évangélique de « prier toujours, sans se lasser » (cf. Lc 18, 1; 21, 36), que son esprit restait généralement plongé dans les choses de l'esprit, si bien qu'il s'isolait souvent du monde qui l'entourait. Il s'arrêtait en contemplation devant la présence divine dans la création et en tirait son inspiration pour une union constante avec Dieu.

Sa prière se prolongeait pendant des heures dans le silence de la nuit, à la lumière tremblante de la lampe qui brûlait devant le Tabernacle, dans l'église conventuelle. Avec quelle dévotion l'humble frère participait à la célébration eucharistique! Et que de temps passait-il en adoration pleine d'extase devant le Très Saint Sacrement, laissant sa prière s'élever comme un encens agréable au Seigneur!

Animé par un intense amour pour la Passion du Christ, il s'arrêtait pour méditer sur les souffrances du Seigneur et de la Très Sainte Vierge. Il aimait répéter le Stabat Mater et, en le récitant, il s'effondrait en larmes, suscitant une profonde émotion chez ceux qui l'écoutaient. Il portait toujours avec lui un Crucifix de laiton, qui est conservé aujourd'hui encore comme une précieuse relique; il avait l'habitude de bénir les malades avec celui-ci, en implorant pour eux la guérison physique et spirituelle.

3. Le style de vie humble et essentiel qu'il menait dans une petite cellule austère et étroite, ses vêtements pauvres et rapiécés, constituent un témoignage éloquent de l'amour qu'il nourrissait pour la « Mère de la pauvreté ». La profonde conscience de sa petitesse, qui lui était devenue naturelle au fil des ans, laissait transparaître la véritable grandeur de son âme. Il avait bien compris la page évangélique qui proclame: « Celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous » (Mc 10, 43-44).

À des pénitences incessantes, librement choisies, parmi lesquelles figurait également l'usage du cilice et de la discipline, il unissait la pratique quotidienne des sacrifices et des renoncements, alors qu'il parcourait en mendiant les sentiers poussiéreux sous le soleil, partageant les difficultés d'un grand nombre de ses contemporains. Il aimait côtoyer les classes sociales les plus pauvres et abandonnées de la population, afin d'en percevoir les exigences, parfois cachées, et d'en adoucir les peines physiques et spirituelles. Il faisait preuve de la même disponibilité à l'égard de ceux qui frappaient à la porte du couvent. Il fut un grand pacificateur des familles, alternant avec sagesse, selon les circonstances, des rappels à l'ordre énergiques, des gestes de solidarité pleine d'amour et des paroles encourageantes de réconfort. [...]

Du Vatican, le 3 juin 2004

IOANNES PAULUS II 

Bienheureux Louis Brisson
Prêtre et fondateur des
« Oblates et Oblats de Saint-François de Sales »

Louis Brisson naît à Plancy, dans le diocèse de Troyes en Champagne, le 23 juin 1817. Il est baptisé le 29 juin de cette même année. Ses parents, fervents pratiquants, l’élèvent chrétiennement. Il fait sa première communion le 22 mars 1829 dans l’église de son village et aura toujours un grand amour pour notre Seigneur au Saint-Sacrement. Il est confirmé le 29 juin 1829. D’abord écolier au presbytère de Plancy, Louis Brisson entre en 1831 au petit Séminaire de Troyes où il se distingue par une ardente piété et son intelligence.
De 1836 à 1840, il poursuit brillamment ses études au grand Séminaire. Il est ordonné prêtre le 19 décembre 1840.
En 1841, il est nommé confesseur et professeur au pensionnat de la Visitation de Troyes et en 1843 il devient aumônier de la Communauté. Pendant 40 ans, jusqu’en 1884, il se pénètre de la pensée et de la spiritualité de saint François de Sales, sous la remarquable impulsion que la Mère Marie de Sales Chappuis imprime à ce monastère. Toutefois il résiste longtemps à celle-ci qui le presse de fonder une Congrégation de prêtres destinés à répandre la doctrine de saint François de Sales. Mais la Providence le conduit peu à peu dans cette direction.

En 1841, Mgr Cœur, évêque de Troyes, érige dans son diocèse l’Association catholique de St François de Sales pour la défense de la foi, et en nomme l’Abbé Brisson Directeur. Observateur attentif des « signes des temps », l’abbé Brisson se propose aussi – et en cela il est initiateur – de protéger la vie morale des jeunes ouvrières, très nombreuses dans cette ville de bonneterie, créant pour elles ateliers et maison de famille.
En 1866, il en confie la direction à deux anciennes élèves de la Visitation, Léonie Aviat et Lucie Canuet. Ainsi prend naissance la Congrégation des Sœurs « Oblates de Saint François de Sales ». Léonie Aviat devenue Sœur Françoise de Sales, en est la première Supérieure Générale.

En 1869, Mgr Ravinet, qui succéda à Mgr Coeur au siège épiscopal de Troyes, demande à l’abbé Brisson de reprendre en main l’unique collège catholique de la ville, contraint de fermer en raison de difficultés d’ordre économique. C’est un vrai défi ! L’abbé Brisson n’a ni hommes, ni argent… Mais sur l’ordre de son Évêque, il jette le filet… et, aidé de quelques dévoués collaborateurs prêtres, il commence cette Congrégation entrevue par la Mère Chappuis des « Oblats de saint François de Sales ».

Les œuvres de ces deux Congrégations se développent rapidement : écoles, pensionnats, patronages, mission du Namaqualand au Sud de l’Afrique en 1882, puis dans d’autres pays par la suite. Le Père Brisson en est l’âme et gouverne ses deux familles religieuses avec sûreté de vue et cette clairvoyance que Dieu accorde aux fondateurs. Pendant de nombreuses années, tout converge vers lui ; il traite toutes les affaires : direction des études, travail intellectuel, sciences, art, constructions, organisation matérielle et économique, formation spirituelle des Oblats et des Oblates : rien ne lui demeure étranger, son génie créateur embrasse tout. À cette connaissance approfondie des choses pratiques, il allie une vie intérieure intense. C’est essentiellement une âme d’oraison, il a faim et soif de Dieu, vit habituellement en sa présence, se veut adorateur perpétuel de Notre Seigneur dans l’Eucharistie, va se ressourcer régulièrement à la Chartreuse de Bosserville ou à la Grande Chartreuse.

Le sceau divin de l’épreuve marque particulièrement sa vie. D’abord à travers dix années (1878-1888) de relations difficiles avec l’autorité diocésaine qui entrave son action et l’expansion de l’œuvre hors du diocèse ; mais quand sonne l’heure de la réconciliation, à Rome, le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) salue en le Père Brisson « l’homme de la paix ». Puis cette souffrance s’accroît encore, les dix dernières années de sa vie, lors de la persécution religieuse qui se déchaîne en France (1901-1904) et anéantit en grande partie les œuvres des Oblats et des Oblates ; ses fils et ses filles sont expulsés ; leurs maisons sont confisquées. Lui-même, empêché par son grand âge de les suivre en exil, se voit contraint, en 1904 à chercher refuge à Plancy, dans l’humble maison qui avait abrité son enfance.

En ces années douloureuses d’adversités, la vertu du Père Brisson donne toute sa mesure : il tient son âme respectueuse devant la volonté de Dieu et redit avec Job : « Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté, son Nom soit béni ». Ferme dans la foi et sûr de l’avenir de ses deux Congrégations, il n’est pas ébranlé dans son invincible confiance.

Le Père Brisson expire le jour de la fête de la Présentation de Jésus, le 2 février 1908, à l’âge de 91 ans.

Louis Brisson a été proclamé bienheureux le 22 septembre 2012 dans la cathédrale de Troyes. La célébration solennelle s'est déroulée sous la présidence du card. Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui a lu la lettre apostolique signée par Benoît XVI : « Nous, (...) concédons que le Vénérable Serviteur de Dieu Louis Brisson, prêtre et fondateur des oblats et des oblates de Saint François de Sales, apôtre de la jeunesse ouvrière, témoin de la charité du Christ à l'exemple du saint évêque de Genève, soit désormais appelé bienheureux et qu'on puisse célébrer sa fête, dans les lieux et selon les règles établies par le droit, chaque année le 12 octobre. »

Autres Fêtes du Jour


Bienheureux Carlo Acutis  laïc italien (✝ 2006)
Cinq Mille Martyrs  martyrs dans la région de Tunis (✝ v. 484)
Sainte Domnine  martyre en Turquie (✝ v. 304)
Saint Edwin  Roi de Northumbrie (✝ 633)
Saint Ereptiole  premier évêque de Coutances (Ve siècle)
Saints évêques de Coutances et Avranches  évêques des deux anciens diocèses de Coutances et d'Avranches
Saint Félix IV  Pape (54e) de 526 à 530 (✝ 530)
Saint Hédiste  martyr à Rome (date ?)
Saintes Herlinde et Relinde  abbesses bénédictines (VIIIe siècle)
Bx Joseph Gonzalez Huguet et Pierre Salcedo Puchades  martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Juvenal de Riazan  martyr (✝ 1937)

Le Bon Larron en Croix, il reconnut Jésus comme le Messie.
Saint Maximilien de Lorch  Evêque (✝ 284)
Notre-Dame du Pilier  la Virgen del Pilar à Saragosse
Saint Opilion  diacre à Plaisance en Italie (Ve siècle)
Saint Pantale  évêque de Bâle en Suisse (date ?)
Saint Rodobalde  évêque de Pavie en Lombardie (✝ 1254)
Bienheureux Romain Sitko  prêtre polonais et martyr à Auschwitz (✝ 1942)
Saint Séraphin d'Ascoli  religieux capucin italien (✝ 1604)
Sainte Theudosie  martyre (IIIe siècle)
Bienheureux Thomas Bullaker  prêtre franciscain et martyr (✝ 1642)
Saint Vanne  évêque de Verdun (✝ v. 525)

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Bonne fête aux Firmin et aux Saintes âmes du 11 octobre

Saint Firmin


évêque, disciple, ami et biographe de saint Césaire d'Arles (✝ 553)
 

Originaire de Narbonne, il est disciple et ami de saint Césaire d'Arles. A 22 ans, il est l'un des premiers évêques de l'ancien diocèse d'Uzès dans le Gard. Nous le trouvons parmi les signataires du concile d'Orléans en 541. Sa réputation d'orateur et de théologien s'étendit jusqu'en Italie. Il meurt à l'âge de 37 ans.
Firmin, né à Narbonne, vient à Uzès auprès de son parent Roricius, évêque de cette ville. Un prêtre s'y fait son précepteur et l'instruit longuement des sciences divines et humaines. Il devient cher au vieil évêque à cause de sa science et de sa sainteté. Roricius l'élève au sacerdoce et finalement le prend pour coadjuteur. L'activité de Saint Firmin s'exerce dans les limites du diocèse et au-delà, chez les Gabales en particulier. A son tour, il fait élever Ferréol, son neveu, qu'il désignera pour successeur et qui sera mis au rang des saints, comme lui. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)
Il est fêté en même temps que Firmin, "évêque de Viviers au début du VIIe siècle, qui aurait été le père de Saint Aule et a été de tout temps fêté dans le diocèse de Viviers."
- Saint Firmin, évêque - Église catholique en Ardèche, page 16
À Uzès en Gaule Narbonnaise, après 552, saint Firmin, évêque. Disciple de saint Césaire d'Arles, il enseigna à son peuple la parole de vérité.

Martyrologe Romain

 

Saint Nicaise et ses Compagnons
Martyrs
(† siècle incertain)

Nicaise, dont le nom grec signifie victorieux, vit le jour en Grèce. D'après de très anciens documents, il naquit à Athènes et fut converti, avec le grand saint Denis, par le savant discours de saint Paul devant l'Aréopage.
 
Après avoir séjourné quelques temps près du grand apôtre, Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.
Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs ; car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Égobile.

Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l'Évangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé ; là, le monstre expira, par l'ordre du saint. À cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du Christ, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans le pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux, commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Évangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée. Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Égobile reprirent leur marche vers Rouen.

À la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle ; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps. Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens, irrités, conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui, peu auparavant, avait mis à mort saint Denis et ses compagnons ; mais, inaccessibles à toutes les menaces, ils subirent courageusement le martyre. On rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis ; ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

 Saint Jean XXIII
Pape (261e) de 1958 à 1963

Surnom affectueux : « Le Bon Pape »

« Au vu de la dimension extraordinaire avec laquelle ces Souverains Pontifes ont offert au clergé et aux fidèles un modèle singulier de vertu et ont promu la vie dans le Christ, tenant compte des innombrables requêtes partout dans le monde, le Saint-Père François, faisant siens les désirs unanimes du peuple de Dieu, a disposé que les célébrations de saint Jean XXIII, Pape, et de saint Jean-Paul II, Pape, soient inscrites dans le Calendrier Romain général, la première le 11, la deuxième le 22 octobre, avec le degré de mémoire facultative. […] »

De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 29 mai 2014, solennité de l’Ascension du Seigneur.

Jean XXIII (au siècle : Angelo Giuseppe Roncalli) est né le 25 novembre 1881, à Sotto il Monte près de Bergame, dans une famille nombreuse de milieu modeste. Il entre au séminaire à l'âge de douze ans. Il y suit le cursus ecclésiastique classique.

En 1904, il est ordonné prêtre. Peu après, il est nommé secrétaire de Mgr Giacomo Radini Tedeschi, nouvel évêque de Bergame, et reste à son service jusqu'à la mort de ce dernier en 1914. Pendant cette période, il s'occupe aussi de l'enseignement auprès du séminaire de Bergame.

En 1915, il est incorporé dans le service des santés des armées, avant de devenir aumônier militaire. Après la guerre, il devient directeur spirituel du séminaire de Bergame.

En 1921, il entre dans la Curie romaine, dans la Congrégation pour la propagation de la foi (plus connue sous le nom de Propaganda Fide).

En 1925, Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le promut évêque et l'envoie en Bulgarie, terre orthodoxe, en tant que visiteur, puis délégué apostolique. Il occupe ensuite le même poste à Istanbul entre 1935 et 1944, ce qui lui permet de sauver, pendant l'occupation, des victimes du nazisme.

En 1945, il succède comme nonce apostolique de Paris à Mgr Valeri, compromis avec le régime de Vichy. Il règle avec succès le problème des autres évêques compromis avec le régime de Vichy, dont le gouvernement français demandait la substitution. Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) devra accepter seulement les démissions de trois prélats : les évêques de Mende, Aix-en-Provence et Arras.

En 1953, sa carrière diplomatique s'achève, et il retourne à sa première vocation pastorale : il est nommé patriarche de Venise, puis cardinal.

Le 9 octobre 1958 le pape Pie XII vient de mourir. Le cardinal Angelo Roncalli, patriarche de Venise, âgé et malade, se rend à la Cité du Vatican pour participer au conclave qui élira un nouveau pontife. À mesure que le conclave se déroule Roncalli revoit très clairement des images de son passé, comme lorsque, jeune prêtre, il soutenait des ouvriers en grève ; ou bien cette fois où, délégué apostolique en Turquie, il a négocié secrètement avec un ambassadeur nazi afin de sauver des juifs arrivant dans les trains bondés; ou encore en France, devant un de Gaulle autoritaire, qu'il a convaincu de ne pas expulser plusieurs évêques contestés.

Au douzième tour du scrutin, le 28 octobre 1958, Angelo Giuseppe Roncalli est élu pape et prend le nom de Jean XXIII : il est couronné le 4 novembre. On s'attendait à ce qu'il soit un pape de transition sans grand éclat. Mais il surprend le monde entier en convoquant, le 25 janvier 1959, le Concile Vatican II. Cette démarche audacieuse vers une importante modernisation de l'église vise à assurer que cette institution, l'une des plus vieilles au monde, continuera de s'épanouir jusqu'à la fin du 20e siècle et bien au-delà. Il se préoccupe aussi du conflit entre les États-Unis et l'Union soviétique, qui devient de plus en plus pressant.

Le 11 octobre 1962, le concile, couramment désigné depuis lors sous le nom de « Vatican II », est ouvert. Jean XXIII y prononce un important >>> Discours. À la fin de la journée d’ouverture du Concile, était organisée une procession aux flambeaux entre le château Saint-Ange et la place Saint-Pierre. Le pape Jean XXIII, attiré par la prière de la foule, était apparu à sa fenêtre, improvisant une allocution connue aujourd’hui comme le >>> Discours à la lune. Le passage qui a fait éclater les applaudissements est celui de la larme d’un enfant : « En rentrant chez vous, vous trouverez vos enfants. Donnez une caresse à vos enfants, et dites-leur : c’est la caresse du pape. Vous trouverez peut-être quelque larme à essuyer. Ayez une bonne parole pour celui qui souffre : Le pape est avec nous, spécialement aux heures de tristesse et d’amertume ».

Vers la fin de 1962, un cancer de l’estomac est diagnostiqué. Jean XXIII s’efforce cependant de permettre au concile de continuer son travail. Le 11 avril 1963, il promulgue une encyclique qui est perçue comme étant son testament spirituel : >>> Pacem in Terris. Au-delà du monde catholique elle est adressée à tous les hommes de bonne volonté, fait l’apologie de la démocratie, affirme que la guerre ne peut être un instrument de justice et préconise que ce soit désormais la « loi morale » qui régisse la relation entre les états, prônant la solidarité, la justice et la liberté. Le 11 mai il reçoit le prix Balzan pour son engagement en faveur de la paix : c’est là sa dernière apparition publique.

Le 28 mai 1963 il est victime d'une hémorragie. À ce moment Radio Vatican transmet chaque jour l'état de santé du Pape en indiquant sa température et son pouls défaillants. Jean XXIII, entre lucidité et inconscience, continue toutefois de tenir son rôle jusqu'aux derniers moments. À l'issu d'une longue agonie il meurt le 3 juin 1963, jour de la fête de la Pentecôte. Il voulait être un prêtre ordinaire, mais il a changé la face du monde à jamais.

Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli) a été béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II.

Le  27 avril 2014 sa Sainteté le pape Francesco a proclamé saints ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II. Un moment de joie et de prière pour les 800.000 et plus fidèles qui du monde entier ont conflué dans la place Saint-Pierre, mais aussi le début d'un voyage éternel dans la gloire de l'Église catholique.

Autres Fêtes du Jour


Saint Agilbert  Evêque de Paris (✝ 680)
Saint Alexandre Sauli  Barnabite - évêque d'Aléria en Corse, puis de Pavie (✝ 1592)
Saint Anastase l'apocrisiaire  compagnon de saint Maxime le Confesseur (✝ 666)
Saints Andronic, Tarachus et Probus  martyrs célèbres en Orient (✝ v. 304)
Bx Ange Ramos Velasquez religieux salésien et martyr au cours de la guerre civile espagnole à Barcelone. (✝ 1936)
Sainte Bertille de Maroeuil  Veuve, recluse à Maroeuil, au diocèse d'Arras. (✝ v. 687)
Saint Bruno de Cologne  Evêque de Cologne (✝ 965)
Saint Canice  abbé (✝ v. 599)
Sainte Emmanuelle Sainte Soledad Torrès, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie. (✝ 1887)
Sainte Éthelburge  abbesse de Barking (VIIe siècle)
Saint Germain  (✝ 259)
Saint Gomer  Chevalier à la cour de Pépin-le-Bref (✝ v. 775)
Bx Jacques Griesinger d'Ulm  dominicain, artiste peintre-verrier (✝ 1491)
Saint Meinard  évêque de Lettonie (✝ 1196)

Saint Philippe  diacre 'Apôtre de la Palestine'  (✝ 80)
Saint Philothée Kokkinos  patriarche de Constantinople (✝ 1379)
Sainte Pience  martyre (IIIe siècle)
Saint Pierre Lê Tuy  prêtre et martyr (✝ 1833)
Saint Radzim (Gaudentius)  évêque de Gniezno en Pologne (✝ v. 1011)
Saint Saintin ou Sanctinus  évêque (IVe siècle)
Saint Sarmata  Abbé en Thébaïde (✝ 357)

Saintes Zénaïde et Philonille parentes de saint Paul à Tarse (Ier siècle)

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Bonne Fête aux Clair et autres Saintes âmes du 10 octobre

Saint Clair
1er évêque de Nantes (IVe siècle)


évêque de Nantes, selon le martyrologe romain, au IVe siècle... ou disciple de saint Pierre et premier apôtre de Bretagne, selon certains...
Saint Clair, 1er évêque de Nantes"Le diocèse de Nantes fut fondé par Saint Clair, premier évêque de Nantes au IIIe siècle arrivé par la Loire, qui joua un rôle important dans l'évangélisation de la Haute-Bretagne." (Une histoire riche - Eglise catholique en Loire Atlantique)
La tradition est unanime pour faire de saint Clair le premier évêque de Nantes. Bien que son culte ne soit attesté qu'au XIe siècle, et que Grégoire de Tours n'en fasse pas mention parmi les saints du pays nantais, c'est au IVe siècle qu'il faut vraisemblablement situer son action pastorale. Aux IXe-Xe siècles, lors des incursions normandes, le corps de saint Clair fut transporté à Angers, comme celui de saint Gohard.
Il y était vénéré dans l'église abbatiale Saint-Aubin.
(Notices des Offices propres de l'Église de Nantes où Saint Clair, premier évêque de Nantes, est fêté le 10 octobre)
A Nantes, au IVe siècle, saint Clair, vénéré comme le premier évêque de la cité.

Martyrologe romain

Saint Daniel Comboni
Évêque missionnaire et fondateur des :

 

 

Daniele Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia - Italie) le 15 mars 1831, dans une famille de paysans au service d'un riche seigneur de la région. Son père Louis et sa mère Dominique sont très attachés à Daniel, le quatrième de huit enfants, morts presque tous en bas âge. Ils forment une famille unie, riche de leur foi et de valeurs humaines, mais pauvre en moyens économiques. C'est justement la pauvreté de la famille Comboni qui pousse Daniel à quitter son village pour aller fréquenter l'école à Vérone, auprès de l'Institut de l'Abbé Nicola Mazza.
Ordonné prêtre en 1854, il part trois ans plus tard pour le Soudan. Le choc initial est rude : climat, pauvreté. En assistant à la mort en Afrique d'un jeune compagnon missionnaire, Comboni, au lieu de se décourager, se sent encore plus intérieurement confirmé dans sa décision de continuer sa mission : « Ou l'Afrique ou la mort » dit-il. Pour cette grande entreprise du « salut des âmes les plus abandonnées du monde », il est prêt à tout, même s’il doit revenir en Italie momentanément pour raison de santé.

En 1864, alors qu'il était en prière sur la tombe de S. Pierre à Rome, Daniel est frappé par une illumination fulgurante qui le pousse à élaborer son fameux « Plan pour la régénération de l'Afrique », un projet missionnaire qui peut être synthétisé en une phrase: « Sauver l'Afrique par l'Afrique », fruit de sa confiance sans limites dans les capacités humaines et religieuses des peuples africains.

Plusieurs fois, le Père Comboni revient d’Afrique en Europe et, aidé par sa connaissance des langues, il visite plusieurs pays européens pour faire connaître la mission de l’Afrique Centrale.

Sa foi inébranlable dans le Seigneur et dans l'Afrique le conduit à fonder, respectivement en 1867 et en 1872, les Instituts masculin et féminin de ses missionnaires, connus plus tard sous le nom de « Missionnaires Comboniens » et de sœurs « Missionnaires Comboniennes ».

Entre temps, il assiste au Concile Vatican I comme théologien et fait signer par 70 Pères conciliaires une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale. Les souffrances ne lui sont pas épargnées, ni les calomnies, mais il reçoit la croix avec un esprit de foi.

Évêque de Khartoum en 1877, il affronte, avec ses missionnaires hommes et femmes, la sécheresse et la famine des années 1877-78 qui réduisent de moitié la population locale et épuisent le personnel et l'activité missionnaire.

En 1880, avec toujours le même courage, Mgr Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois, à côté de ses missionnaires, décidé à continuer la lutte contre la plaie de l'esclavage et à consolider l'activité missionnaire avec les africains eux-mêmes. L'année suivante, éprouvé par la fatigue, les morts fréquentes et récentes de ses collaborateurs, l'amertume des accusations et des calomnies, le grand missionnaire tombe malade.

Le 10 octobre 1881, à l'âge de cinquante ans, marqué par la croix qui jamais ne l'a abandonné comme une épouse fidèle et aimée, il meurt à Khartoum, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas. « Je meurs, dit-il, mais mon œuvre, qui est oeuvre de Dieu, ne mourra pas ».

Daniel Comboni a été beatifié le 17 mars 1996 et canonisé le 20 décembre 2002, sur la Place Saint-Pierre de Rome (dans les deux cas), par le même pape, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

10 Octobre  
Saint François de Borgia
Jésuite

(1510-1572)

 

Saint François de Borgia était Espagnol et fils de prince. À peine put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de Jésus et de Marie. Âgé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction touchante. Bien que sa jeunesse se passât dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes, sa vie fut très pure et toute chrétienne; il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites.

A vingt-huit ans, la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même: "François, voilà ce que tu seras bientôt... A quoi te serviront les grandeurs de la terre?..." Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle, afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants.

François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du Christ. A plusieurs reprises, le Pape voulut le nommer cardinal; une première fois il se déroba par la fuite; une autre fois, saint Ignace conjura le danger.

Étant un jour en voyage avec un vieux religieux, il dut coucher sur la paille avec son compagnon, dans une misérable hôtellerie. Toute la nuit, le vieillard ne fit que tousser et cracher; ce ne fut que le lendemain matin qu'il s'aperçut de ce qui lui était arrivé; il avait couvert de ses crachats le visage et les habits du Saint. Comme il en témoignait un grand chagrin: "Que cela ne vous fasse point de peine, lui dit François, car il n'y avait pas un endroit dans la chambre où il fallût cracher plutôt que sur moi." Ce trait peint assez un homme aux vertus héroïques.

Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots: François, pécheur; celui qui ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de Jésus.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Loth
Ancient Testament : Fils de Harân et neveu d'Abraham

Loth ou Lot (en hébreu : לוט [lō], en grec ancien : Λώτ [Lṓt], en arabe : لوط [Loūṭ]) est un personnage de la Genèse, fils d'Haran et le neveu d'Abraham. Les évènements marquants du récit biblique le concernant incluent son départ de la ville d'Ur avec son oncle Abraham, la destruction de Sodome et Gomorrhe, la transformation de son épouse en statue de sel.

La tradition judéo-chrétienne le classe parmi les patriarches 

 

 

Après avoir quitté Ur en compagnie d'Abraham, Loth arrive sur les bords du Jourdain. Riches en troupeaux, ils se séparent à la suite d'une querelle entre leurs bergers : Abraham reste dans le pays de Canaan et Loth descend vers Sodome1.

Au cours d'un sac de Sodome, Loth est fait prisonnier par Kedorlaomer, roi d'Élam, et ses alliés. Abraham les bat et ramène Loth à Sodome.

 

Loth et ses filles, anonyme, vers 1520-1530, musée du Louvre

.
Un soir, deux anges sont accueillis par Loth dans sa maison à Sodome. Les hommes de Sodome « du garçon au vieillard » entourent la maison en lui demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth : « Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Sur le seuil, Loth les supplie de ne pas manquer à l'hospitalité et leur propose ses deux filles vierges en échange mais les habitants refusent. Le peuple s'emporte plus encore contre cet émigré qui fait le redresseur de torts. Les deux anges font alors rentrer Loth, ferment la porte et frappent le peuple de cécité. Puis ils déclarent que Dieu va détruire la cité, et disent à Loth de fuir avec sa famille. Il réveille alors ses futurs gendres, mais ils ne le croient pas.

À l'aurore, les deux anges le pressent de partir pour la montagne avec ses filles. Ils leur recommandent de fuir sans se retourner. Loth pense n'atteindre que la ville de Tsoar, que Dieu se résout à épargner. Dès qu'il entre à Tsoar, Dieu fait pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome, Gomorrhe, Adama et Seboïm qui sont détruites. Sodome, Gomorrhe, Adama et Seboïm se trouvent près de Lésa à la frontière du territoire des Cananéens, sur les berges méridionales de la mer Morte dans la plaine de Siddim (c'est-à-dire la mer Salée) remplie de puits de bitume. Dans le récit biblique, la femme de Loth se retourne et devient une colonne de sel. Le fait de se retourner est frappé d'interdit dans de nombreuses cultures comme dans le mythe d'Orphée et d'Eurydice rapporté par Platon où Orphée se retournant perd pour toujours son épouse Eurydice. Dans le récit biblique, Jésus demande à ses disciples de ne pas se retourner pour regretter des biens inutiles au salut et de se souvenir de la femme de Loth.

Loth et ses filles se réfugient dans une grotte de la montagne11. Loth et ses deux filles partent de Sodome sans emporter de vin et vont habiter dans une grotte que Dieu a pourvue de vin en abondance. L'aînée, s'inquiétant de ne pas trouver d'hommes dans le pays, enivre son père pour s'accoupler avec lui sans qu'il le sache, et incite sa cadette à faire de même. Les deux filles tombent enceintes : l'aînée donne naissance à Moab, et la cadette à Ben-Ammi.

Exégèse
Les Moabites sont les descendants de Moab, le fils incestueux de la fille aînée de Lot et les Ammonites sont les descendants de Ben Ammi, le fils incestueux de la fille cadette de Loth. Moab eut quatre fils :
Ar, Mayoun, Tarsion et Qanvil ; et Ben-Ammi eut six fils : Gerim, Ishon, Rabbot, Sillon, Aynon et Mayoun. L'auteur biblique du chapitre 19:30-38 du livre de la Genèse élabore le cycle de Loth, qui est adventice dans la tradition patriarcale et qui constitue un récit étiologique pour expliquer l'origine des peuples voisins d'Israël, Moabites et Ammonites, par des actes légendaires des ancêtres respectifs.


Loth dans la tradition chrétienne
Dans l'Évangile selon Luc, les pharisiens demandent à Jésus quand arrivera le royaume de Dieu. Ce dernier donne une réponse vague, parle du retour du Fils de l'Homme qui sera comme le feu et le soufre qui ont anéanti Sodome. Jésus demande qu'on se rappelle la femme de Loth transformée en statue de sel, métaphore pour dire de ne pas retourner à son ancien mode de vie sous risque d'être changé spirituellement en statue de sel.

La deuxième épître de Pierre donne l'exemple antithétique de Loth qui joue face à Sodome et Gomorrhe le même rôle que Noé face au Déluge

Autres Fêtes du Jour

Saint Aldric  Archevêque de Sens (✝ 840)
Saint Amphiloque  (✝ 1122)
Saint André de Totma  fol en Christ (✝ 1673)
Bienheureuse Angèle-Marie Truszkowska  fondatrice des franciscaines de Saint-Félix de Cantalice (✝ 1899)
Saints Cassius et Florent  martyrs en Allemagne (IIIe siècle)
Saint Cerbonius  évêque (✝ v. 575)
Bienheureux Édouard Detkens  prêtre de Varsovie et martyr en Autriche (✝ 1942)
Saints Eulampe et Eulampie  martyrs à Nicomédie (✝ 303)
Saint Foulques  abbé de Fontenelle (✝ v. 845)
Saints Géréon et ses compagnons  martyrs à Cologne (✝ 287)
Saint Hugolin  Moine franciscain martyrisé près de Ceuta, au Maroc (✝ 1227)
Bienheureux Hugues de Macon  (✝ 1151)
Saint Jean de Bridlington  Moine augustin (✝ 1379)
Saint Léon  martyr à Ceuta (✝ 1227)
Bienheureux Léon Wetmanski  évêque et martyr (✝ 1941)
Saint Malo  martyr (IIIe siècle)
Bienheureuse María Catalina Irigoyen Echegaray  religieuse basque espagnole (✝ 1918)
Saint Paulin d'York  Evêque d'York (✝ 644)
Saint Pinyte  Evêque de Cnossos dans l'île de Crète (✝ v. 190)
Sainte Salsa  Martyre en Maurétanie (IVe siècle)
Sainte Tanche  Vierge et martyre au diocèse de Troyes (✝ 637)
Sainte Telchide de Jouarre  Abbesse (✝ v. 667)
Saints Victor et Mallosus  martyrs (IIIe siècle)

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Bonne fête aux Denis et Autres Fêtes du Jour le 9 octobre

Saint-Denis

Denis ou Denys (de Dionysos, dieu grec de la vigne et du vin !) a participé à l'évangélisation de la Gaule au IIIe siècle comme chef chrétien ou comme premier évêque de Paris. Il aurait été « décollé » (pour les martyrs, on emploie le mot « décollation » de préférence à celui de décapitation) en 258, sous le règne de l'empereur Valérien et de son fils Gallien, sur la colline de Montmartre.

Il fut alors inhumé au Vicus Catolacus, au nord de Paris, et sa tombe, à l'emplacement de l'actuelle basilique de Saint-Denis, ne tarda pas à attirer des pèlerins. Vers 475, sainte Geneviève fit élever à cet endroit une première église. Un siècle et demi plus tard, le roi Dagobert fonda un monastère bénédictin.

Une pieuse légende raconte que le martyr aurait, après sa décapitation, porté sa tête jusqu'à l'endroit destiné à son inhumation.

À vrai dire, ce miracle a été imaginé au IXe siècle par les moines qui se sont inspirés d'un autre Denis, grec celui-là, que l'on classe parmi les martyrs « céphalophores » qui, selon la légende, auraient porté leur tête après leur décapitation (on recense pas moins de 120 martyrs de cette sorte !).

Les moines voulaient de la sorte relever le prestige de leur abbaye et attirer en plus grand nombre les pèlerins, source irremplaçable de revenus et de dons. Ils craignaient aussi que les rois ne délaissent leur abbaye, nécropole royale depuis l'époque de Dagobert.

De la même façon, à la même époque, l'abbé Hilduin de Saint-Denis aurait imaginé que le nom de Montmartre venait du latin Mons martyrium (« Mont du martyre »). Selon d'autres sources, ce nom viendrait de la présence, à l'époque romaine, d'un temple dédié à Mercure et d'une vénération locale pour Mars (d'où « Mons mercurii » ou « Mons martis »).

Deuxième version

 

Saint Denis de Paris
et ses compagnons, martyrs à Paris (IIIe siècle)

 

Denis et ses compagnons, Eleuthère et Rustique, martyrs à Paris, en France.
Le Patron de Paris et de la Seine-St Denis fut le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint Denis. C'est tout ce qu'on sait de lui avant le IXe siècle. Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère et Rustique, ainsi que du portement de tête du saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis.Saint Denis, diocèse de Paris Les faits sont les suivants: Le nom de saint Denis apparaît vers 520 dans "la Vie de Sainte Geneviève" qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l'évêque martyr, son père dans la foi. Elle obtint du clergé parisien l'érection d'une église sur sa tombe au "vicus Catulliacus" situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l'actuelle basilique Saint Denys, rue Catullienne. Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire. Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hieronymien mentionne la déposition de saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunat atteste la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux. Dans les mêmes années, l'historien Grégoire de Tours raconte que vers 250, le pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres évêques pour y porter l'Évangile. Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort. On pense en effet qu'il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Valérien (258). Près de la basilique où reposait le premier évêque de Paris, une abbaye fut fondée au VIIe siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert. Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d'une merveilleuse légende. A partir de 835, Hilduin, abbé du monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu'un même personnage avec Denys l'Aréopagite, converti par saint Paul. Ce Denys l'Aréopagite serait lui-même l'auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique. L'obscur et courageux fondateur de l'Église de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.
Vers 250, Denys est envoyé par le pape en Gaule avec six autres évêques missionnaires. Il s'établit à Paris dont il devient le premier évêque et y subit le martyre par le glaive. On le représente en général portant sa tête décapitée, signe que la tête du Christ ne peut être séparée de son corps, l'Église... (saint Denys, premier évêque de Paris)
D'après Grégoire de Tours, le premier évêque de Paris est un missionnaire venu d'Orient, au nom grec: Denis, accompagné du prêtre Rusticus et du diacre Eleuthère, vers l'an 250... (diocèse de Paris)
Mémoire de saint Denis, évêque, et de ses compagnons, martyrs. Selon la tradition, saint Denis fut envoyé en Gaule avec six autres compagnons par le pape de Rome vers 250, et, devenu premier évêque des Parisiens, il subit le martyre avec le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, sans doute sous la persécution de Valérien, en 258.

Martyrologe romain

Saint Louis Bertrand
Missionnaire dominicain
(1526-1580)

 

Né en Espagne, à Valence, où son père professait le notariat, saint Louis Bertrand reçut le baptême sur les mêmes fonts baptismaux que saint Vincent Ferrier. Ce Saint ne reçut que des exemples de charité et de foi de toute sa famille. A l'âge de sept ans, il organisait de petites retraites dans quelque coin où rien ne pouvait le divertir de la pensée du bon Dieu. Son enfance toute pieuse fit présager de sa sainteté future. Adolescent, plutôt que de se joindre aux amusements des jeunes gens de son âge, Louis Bertrand préférait visiter les malades et s'appliquait à les secourir.

Le jeune Louis ne tarda pas à revêtir l'habit clérical. Entré dans l'Ordre de St-Dominique, il fut un exemple de toutes les vertus religieuses dès le noviciat, et malgré sa complexion délicate, il ne cessa jamais d'être le plus ardent à toutes les observances régulières. Ses parents alléguèrent le prétexte de sa santé fragile pour l'inciter à abandonner la vie religieuse, mais Louis leur répondit qu'il aimait mieux mourir que de quitter son monastère.

Bien qu'il se jugea profondément indigne de la grâce du sacerdoce, Louis Bertrand fut ordonné prêtre à l'âge de vingt-trois ans. Lorsqu'il reçut la charge de maître des novices, il prit comme résolution et devise cette courte sentence d'un grand équilibre spirituel: "Douceur de mère, autorité de père."

En 1576, après avoir merveilleusement transformé son couvent et la ville de Valence par ses vertus et ses prédications, Louis Bertrand s'embarqua à Séville avec d'autres religieux qui partageaient son idéal d'évangéliser les Indiens d'Amérique. Après avoir surmonté les périls d'une effroyable tempête, le navire aborda en Nouvelle-Grenade, appelée aujourd'hui Colombie. Il y opéra un bien immense ainsi que chez les indigènes du Pérou. Les missionnaires ignoraient tout de la langue indigène, mais saint Louis Bertrand se fit comprendre d'eux par miracle, sans aucune difficulté, en parlant uniquement espagnol.

Comme le nombre des convertis augmentait chaque jour, les ennemis de la foi tentèrent de se débarrasser de l'ardent apôtre en l'empoisonnant. Les assassins se réjouissaient déjà de sa mort, lorsqu'ils virent le Saint venir à leur rencontre en souriant. Un revirement complet se produisit alors subitement en eux. Regrettant sincèrement leur infâmie, ils implorèrent leur pardon et réclamèrent le baptême.

Louis Bertrand dut retourner en Espagne sur l'ordre de ses supérieurs. Durant douze ans, il prêcha dans son pays natal, luttant contre le mal, propageant avec zèle la dévotion au rosaire et s'appliquant à former des religieux à l'esprit de prière et à l'humilité, vertus qu'il leur recommandait avant toutes autres.

Accablé par les infirmités, saint Louis Bertrand s'en réjouissait et répétait comme saint Augustin: "Brûlez, déchirez Seigneur, mais pardonnez-moi!" Dans sa dernière maladie, il ne perdit jamais patience ni courage. Dieu le réconforta par des visions et la révélation des douleurs de la Passion de Son divin Fils. C'est dans des transports et des effusions d'amour qu'il rendit son âme à son Seigneur, le 9 octobre 1580.

Résumé O.D.M.

Saint Jean (Giovanni) Leonardi
Prêtre et fondateur des :

 

« Clercs réguliers de la Mère de Dieu » (o.m.d.)

Giovanni Leonardi naît en 1541, à Diecimo, un village de la petite république de Lucques (aujourd'hui en Toscane). Ses parents sont de modestes propriétaires terriens.
En 1567 il se rend dans la capitale pour y devenir pharmacien. Il se joint à une association de jeunes s'engageant à une vie radicalement évangélique, dirigée par un père dominicain. Abandonnant la pharmacie il se met à l'étude de la théologie.

Ordonné prêtre en 1572, il se consacre à la formation chrétienne des jeunes dans sa paroisse de Lucques puis fonde une « Compagnie de la Doctrine chrétienne », dont le but est de faire passer par l'enseignement les prescriptions du concile de Trente dans la vie des paroisses.

En 1574, cette communauté devient l'institut religieux des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu ». Leur but est de travailler à l'approfondissement de la foi et de la dévotion.

Son esprit réformateur lui vaut des inimitiés, et il est expulsé de son pays, la République de Lucques. Mais il a le soutien du pape Clément VIII (Ippolito Aldobrandini, 1592-1605) qui l'invite à Rome pour y réformer plusieurs communautés religieuses. Avec ses clercs il travaille à répandre le culte marial, la dévotion aux quarante heures et la communion fréquente. Le sanctuaire de Sainte Marie in Portico leur est confié en 1601 et ils y font renaître le culte marial autour de l'ancienne et vénérable icône.

Le pape, qui l'estime pour ses qualités de fermeté et de discernement, l'emploie à diverses tâches délicates comme la réforme de la congrégation bénédictine de Montevergine. Jean Leonardi fonde ensuite avec Jean Vivès le séminaire de la Propaganda Fide (Propagation de la foi).

Il passe de la terre au ciel le 9 octobre 1609 en se dévouant auprès de ses frères atteints de l'épidémie d'influenza qui sévissait alors à Rome. Il laisse à sa mort deux maisons de Clercs de la Mère de Dieu, une à Lucques et l'autre à Rome. Trois autres furent ouvertes au XVIIe siècle.

L'institut des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu » recevra l'approbation pontificale en 1614. La règle définitive de sa communauté n'est publiée qu'en 1851.

Giovanni Leonardi est béatifié en 1861 et canonisé en 1938. Sa dépouille repose dans l'église Sainte Marie in Portico de Rome. Liturgiquement il est commémoré le 9 octobre.
Le 8 août 2006 le pape Benoît XVI l’a déclaré patron des pharmaciens.

Abraham
Ancien Testament - Patriarche du peuple Juif (✝ v. 1850 av. J.-C.)


Ancien Testament - Patriarche du peuple Juif (✝ v. 1850 av. J.-C.)
...et Sara, son épouse.
Espérant contre toute espérance, il obéit à Dieu qui l'appelait à quitter son pays, Ur en Chaldée, pour une terre inconnue. Il est longuement parlé de Sara dans le livre de la Genèse, chapitre 12 et 13, de son manque de foi, de sa fidélité quand se réalise la promesse des trois messagers venus lui annoncer sa maternité lors de la visite au chêne de Mambré. Abraham eut foi en Dieu et Dieu le déclara juste. Il devint le père d'une multitude de croyants. Il est notre Père dans la Foi.le sacrifice d'Abraham, fresque Liban
Lire le livre de la Genèse, chap. 15, 16, 17, 18 ... 25
Voir aussi l'exposition "les Fils d'Abraham"
Commémoraison de saint Abraham, patriarche et père des croyants. Vers 1850 avant le Christ, à l'appel de Dieu, il quitta Our en Chaldée, sa patrie, et parcourut la terre que Dieu lui avait promise, à lui et à sa descendance. Il manifesta sa foi totale en Dieu, espérant contre toute espérance, ne refusant pas même d'offrir en sacrifice son fils unique Isaac que Dieu lui avait donné dans sa vieillesse par sa femme Sara, jusqu'alors stérile.

Martyrologe Romain

 

Sainte Sara
Ancien Testament : épouse du prophète Abraham (XIXe siècle av. J.-C.)

 

Ancien Testament : épouse du prophète Abraham (XIXe siècle av. J.-C.)
Épouse d'Abraham, elle fut incrédule lors de la visite des trois messagers de Dieu (Livre de la Genèse - chapitre 18). La promesse de Dieu pourtant se réalisa malgré sa vieillesse. Elle eut un fils: Isaac.icône de Sainte Sara
01 Le Seigneur visita Sara comme il l'avait annoncé; il agit pour elle comme il l'avait dit.
02 Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée.
03 Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté: il l'appela Isaac (c'est-à-dire : Il rit).
Livre de la Genèse - chapitre 21
Illustration: icône de Sainte Sara, femme d'Abraham, Alain.

 

Autres Fêtes du Jour

 

Saint Andronic  (Ve siècle)
Sainte Athanasie
Sainte Austregilde  mère de saint Loup de Sens (VIIe siècle)
Saint Bernard de Rodez abbé en Rouergue (✝ 1110)
Saint Deusdedit  abbé du Mont-Cassin (✝ v. 834)
Saints Diodore, Diomède et Didyme  martyrs en Syrie (date ?)
Saint Domnin  ermite en Italie (✝ 610)
Saint Domni  martyr sur la voie Claudienne (✝ v. 304)
Saint Etienne l'Aveugle  (✝ 1476)
Saint Gemin  (✝ 815)
Saint Ghislain  Abbé près de Mons (✝ v. 680)
Saint Goswin  (✝ 1165)
Saint Gunther  Ermite (✝ 1045)
Saints Innocent et huit compagnons martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1937)
Saint Jean de Prousse  martyr en Bithynie (XIVe siècle)
Saint Jean Leonardi  prêtre, fondateur des Clercs de la Mère de Dieu (✝ 1609)
Bienheureux Jean Lobedau  (✝ 1264)
Vénérable Jerzy Ciesielski  laïc polonais (✝ 1970)
Saint John Henry Newman  cardinal (✝ 1890)
Saint Louis Bertrand  Frère prêcheur à Valence, en Espagne (✝ 1581)
Saints Martyrs de Turón (Asturies) 1934 - 1937
Sainte Olle  vénérée près de Cambrai (IXe siècle)
Vénérable Pie XII  Pape (260e) de 1939 à 1958 (✝ 1958)
Saint Pierre le Militaire  (IXe siècle)
Sainte Publia  moniale à Antioche (IVe siècle)
Sainte Sara
Ancien Testament : épouse du prophète Abraham (XIXe siècle av. J.-C.)
Saint Savin  ermite au pays de Bigorre (VIIIe siècle)
Bienheureuse Sibylle  religieuse (XIIIe siècle)
Saint Théofroy  (✝ v. 690)

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