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c'est arrive ce jour

ça s'est passé un... 31 janvier

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ça s'est passé un... 31 janvier
31 janvier 1943

Les Allemands capitulent à Stalingrad

 

 

Le 31 janvier 1943, à Stalingrad, le maréchal Friedrich Paulus (*) signe la capitulation de son armée du secteur sud de la ville. Le 2 février, c'est au tour du secteur nord de cesser toute résistance.

Le choc des titans

Ayant soumis l'Europe continentale au terme de plusieurs guerres-éclair, Hitler ne trouva que l'Angleterre de Winston Churchill pour lui résister pendant un an. Mais le 22 juin 1941, le dictateur allemand attaque l'URSS de Staline. Ses troupes envahissent le pays et arrivent aux portes de Moscou et de Léningrad.

Une partie de la Wehrmacht se dirige vers le sud et les gisements de pétrole du Caucase tandis que la VIe Armée de von Paulus oblique vers la ville de Stalingrad. Cette métropole industrielle située sur la Volga a changé son nom de Tsaritsyn pour celui du dictateur soviétique (la ville s'appelle aujourd'hui Volgograd, la «ville de la Volga»).

Le Führer veut à tout prix s'en emparer. Stalingrad, qui s'étend sur 40 km, est conquise rue par rue pendant l'automne 1942, au prix d'immenses souffrances des deux côtés.

Bataille de rues à StalingradMais le chef d'état-major soviétique, le général Joukov, devine que les Allemands se sont avancés trop loin de leurs bases. Il regroupe ses forces et déclenche une puissante contre-offensive.

Le 19 novembre, deux armées soviétiques se dirigent sur Stalingrad en empruntant la Volga gelée, l'une par le nord, l'autre par le sud. La VIe Armée allemande est bientôt emprisonnée dans sa conquête, une ville en ruine plongée dans le terrible hiver russe !

Hitler interdit à Paulus de faire retraite. En janvier, il le nomme maréchal pour le détourner du déshonneur de la capitulation. Mais Paulus n'a bientôt plus d'autre solution que de se rendre avec les 90.000 soldats survivants du siège. Son armée aura perdu 400.000 hommes dont 120.000 prisonniers.

La victoire des Soviétiques, trois mois après celle des Britanniques à EL Alamein, soulève un immense espoir dans les pays soumis à l'occupation allemande. En démontrant la vulnérabilité des armées allemandes, la bataille de Stalingrad marque un tournant dans la Seconde Guerre mondiale. La défaite de Hitler devient inéluctable.

Décès
Ignace de Loyola
31 janvier 1556 à Rome (Italie)

En 1529, à l'Université de Paris, Ignace de Loyola, un vieux routier basque, boiteux de surcroît, se lie d’amitié avec un étudiant savoyard, Pierre Favre, et un jeune noble basque, François-Xavier, comme lui désireux de vouer leur vie au Christ. Ignace de Loyola met au point des exercices spirituels destinés à entraîner leur corps et leur esprit. 

Comme la chrétienté est à ce moment-là secouée par la Réforme de Luther, le petit groupe propose ses services au pape. C'est ainsi qu'est fondée la Compagnie de Jésus. Ses membres, les jésuites, sont des prêtres qui s’obligent aux vœux monastiques (chasteté,...) ainsi qu'à l’obéissance au pape et à leur supérieur. 

Du fait de leur compétence intellectuelle et de leur discipline toute militaire, les Jésuites vont devenir le bras armé de la papauté, contribuer aux progrès de l’éducation et diffuser le catholicisme jusqu'aux extrémités du monde, convertissant nombre de Chinois, d'Indiens et de Japonais.

27 septembre 1540: Fondation de la Compagnie                                  de Jésus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 27 septembre 1540, le pape Paul III signe la bulle qui porte fondation de la Compagnie de Jésus.

Cet ordre consacré à l'évangélisation et à l'éducation est issu de la rencontre en 1529, à l'Université de Paris, d'un étudiant savoyard, Pierre Favre, d'un jeune noble navarrais, François de Jassu y Xavier (François-Xavier), et d'un vieux routier basque de 37 ans, boiteux de surcroît, Íñigo de Loyola (Ignace de Loyola).

Ils partagent la même chambre au Collège de Navarre. Avec quelques autres étudiants désireux comme eux de vouer leur vie au Christ, ils entraînent leur corps et leur esprit par quelques exercices spirituels mis au point par Ignace de Loyola.

Marie Desclaux.

 

 
Une obéissance aveugle au pape

Le 15 août 1534, les jeunes gens assistent à la chapelle de Montmartre à une messe de leur ami Pierre Favre, récemment ordonné prêtre. À cette occasion, ils font le voeu d'aller à Jérusalem en pèlerinage.

Mais à Venise, empêchés de se rendre à Jérusalem, ils tournent leurs pas vers Rome et proposent leurs services au pape. L'Europe et la France sont à ce moment-là secouées par la Réforme protestante de Luther.

C'est ainsi qu'est fondée la Compagnie de Jésus. Ses membres, les Jésuites, sont des prêtres qui s'obligent à accepter les traditionnels vœux monastiques (chasteté...) ainsi qu'à obéir en toutes choses au pape et à leur supérieur. Ce dernier, qui porte le titre de général de la Compagnie de Jésus, est élu à vie comme le pape et dispose d'un pouvoir sans limites.

Du fait de leur énergie, de leur compétence intellectuelle, de leur détermination et de leur discipline toute militaire, les Jésuites deviennent le bras armé de la Contre*Réforme catholique, en Autriche, en Allemagne, en France, en Amérique du sud...

La Compagnie de Jésus joue un rôle majeur pendant plusieurs siècles dans le développement du catholicisme et le renforcement de l'autorité papale.

Elle diffuse avec succès le catholicisme jusqu'aux extrémités du monde connu.

François-Xavier obtient des conversions massives en Inde, autour de Goa, où repose aujourd'hui sa dépouille, et également au Japon. Matteo Ricci se fait introduire à la cour de l'empereur de Chine, à Pékin, et obtient également de prometteurs succès.

Fatales jalousies

Au Japon, cependant, le gouvernement impérial, méfiant à l'égard des influences étrangères, expulse les missionnaires et persécute les nouveaux convertis.

En Europe même, les succès des Jésuites suscitent des jalousies dans les ordres rivaux, chez les franciscains notamment. Il s'ensuit une condamnation du compromis tissé par les Jésuites entre les rites traditionnels chinois et la foi chrétienne. Cette "querelle des Rites" brise l'élan missionnaire en Chine.

Au XVIIIe siècle, en Amérique, indignés par les exactions des colons européens, les Jésuites organisent les Indiens du Paraguay en colonies agricoles indépendantes, à la façon antique, ce qui leur vaut en haut lieu des haines fatales à leur Compagnie.

Celle-ci est abolie par décret dans les années 1760 au Portugal, en Autriche, en France et en Espagne. Le 21 juillet 1773, le pape Clément XIII se rend aux arguments des cardinaux français et espagnols qui l'ont élu et par le bref Dominus ac Redemtor, prononce la dissolution de la Compagnie de Jésus.

Elle renaîtra de ses cendres, plus active que jamais, après la tourmente révolutionnaire, sous le pontificat de Grégoire XVI.

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ça s'est passé un... 30 janvier....

ça s'est passé un... 30 janvier....
30 janvier 1649

Charles 1er est décapité.

 

 

Charles 1er Stuart, roi d'Angleterre, est décapité à Whitehall, près de Westminster, le 30 janvier 1649 (selon le calendrier Julien en vigueur en Angleterre à cette époque). Il a 49 ans.

Pendant tout son règne, le roi avait combattu les parlementaires et les puritains anglicans. Ces Têtes rondes lui reprochaient de gouverner en monarque absolu. Par sa mort courageuse et digne, le roi rattrape les erreurs de son règne. À son corps défendant, il restaure la ferveur monarchiste et prépare la restauration.

Dictature et république

Après la mort du roi Oliver Cromwell (50 ans), commandant en chef des Têtes rondes devient le maître tout-puissant du pays. Avec une froide détermination, Cromwell sévit d'abord contre les catholiques Irlandais, en rébellion contre le Parlement.

Cet homme d'une grande piété organise le massacre de la garnison de Drogheda, près de Dublin, le 10 septembre 1649, et mate les Irlandais par une répression d'une extrême violence. Il s'en prend aussi aux Écossais, défaits à Worcester le 3 septembre 1651.

Rassuré du côté des peuples allogènes, il se retourne contre son Parlement croupion, trop mou à son gré ! Il remplace le Parlement par une assemblée de 140 membres désignés par l'armée.

Le 16 décembre 1653, lui-même prend le titre officiel de Lord Protector of the Commonwealth (Protecteur de la République). C'est ainsi que naît la seule République qu'ait connue l'Angleterre. Cromwell livre encore une guerre contre les Provinces-Unies. Il meurt le 3 septembre 1658 et laisse le pouvoir à son fils.

Celui-ci, Richard Cromwell, est vite débordé et le général Monck peut préparer la Restauration de la monarchie. C'est chose faite le 29 mai 1660 avec l'intronisation de Charles II, fils de Charles 1er. C'est la fin de la «Grande Rébellion», une décennie républicaine, sanglante et intolérante.

Toutefois, les troubles civils ne prendront fin qu'en 1688, avec l'avènement d'une solide monarchie parlementaire, au terme de la «Glorieuse Révolution».

30 janvier 1735

Déclaration d'indépendance des Corses

 

 

Le 30 janvier 1735, une assemblée corse, la Consulta d'Orezza, rejette la domination de Gênes, qui remonte à la bataille de La Meloria (1284), et donne à l'île une Constitution écrite (la première de l'Histoire).

L'initiative attire l'attention des élites de Paris mais aussi des Treize Colonies anglaises qui, à leur tour, proclameront unilatéralement leur indépendance sous le nom des États-Unis...

La République de Gênes tente de reconquérir l'île. C'est le début d'une «Guerre de quarante ans». Mais sans s'en douter, les insurgés travaillent pour la France qui ambitionne de prendre pied sur l'île et d'en chasser les Génois.

De l'insurrection à l'indépendance unilatérale

Une première révolte a éclaté le 27 décembre 1729 lorsqu'un magistrat prétend soutirer une pièce à un berger du village du Borziu sous prétexte d'impôt. Un an plus tard, la révolte paysanne est relayée par les notables.

Gênes obtient des renforts de l'empereur allemand tandis que les Corses entament la guerre avec un énergique général, Giacinto - ou Hyacinthe - Paoli (le père du futur dirigeant corse Pasquale Paoli).

C'est alors que se réunissent à Orezza les délégués de toute l'île. Ils rejettent officiellement la souveraineté génoise et se donnent une Constitution du Royaume de Corse d'avant-garde, qui introduit la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs.

Par la même occasion, les insurgés se donnent un hymne national. C'est le «Dio vi Salvi Régina». L'assemblée se met par ailleurs en quête d'un monarque et offre la couronne de Corse au roi d'Espagne mais celui-ci la refuse. Plus volontaire, un personnage surgi de nulle part, le baron Théodore de Neuhoff, postule pour la couronne et offre sa fortune en contrepartie mais sa tentative fait long feu.

Un rêve avorté

Seuls les Anglais se montrent intéressés à aider les insurgés. C'est qu'ils veulent tirer parti de l'insurrection pour prendre pied en Corse.

Le Premier ministre français, le cardinal Fleury, riposte en apportant son aide aux Gênois en 1737.

Battus, les insurgés reprennent les armes en 1755 sous la conduite de Pasquale - ou Pascal - Paoli (30 ans), qui prend la relève de son père et soulève le peuple. Il crée un «Royaume de Corse» indépendant... et sans roi. Lui-même est proclamé général en chef à la consulta.

Lasse de la guerre, Gênes cède«provisoirement» ses droits sur la Corse à la France par le traité de Versailles du 15 mai 1768.

30 janvier 1944 : Conférence de Brazzaville
 

Du 30 janvier au 8 février 1944, le gouvernement provisoire du général de Gaulle organise à Brazzaville, capitale de l'AEF (Afrique Equatoriale Française), une réunion destinée à rétablir son autorité dans les colonies françaises d'Afrique.

Le chef de la France Libre prononce à cette occasion un discours où il énonce sa vision de la vocation coloniale de la France et écarte toute idée d'indépendance pour les colonies : « En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi ».

Le gouverneur Félix Eboué,  petit-fils d'esclave originaire de Guyane, qui s'est rallié dès 1940 au général de Gaulle, figure parmi les principaux inspirateurs du discours.

 

Mohandas Gandhi
Né le 2 octobre 1869 à (Porbandar Ides Britanniques)
Décès: 30 janvier 1948 à Delhi (Inde)
 
 

 

Mohandas Gandhi fait des études d'avocat à Londres puis s’établit en Afrique du sud. Affecté par des vexations racistes de la part des Blancs, il s'érige en défenseur des immigrants indiens et forge une doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité (la «satyagraha»). 

À son retour en Inde en 1915, il bénéficie d'une solide réputation d'ascète et de héros qui lui vaut d'être surnommé par le grand poète indien Tagore Mahatma, d'après un mot hindi qui veut dire «Grande âme». Gandhi mène dès lors la lutte pour l'autonomie du pays puis pour son indépendance tout en prônant l'autosuffisance économique, le retour aux techniques traditionnelle, mais aussi l'émancipation des femmes et des Intouchables (les hors-castes de l'hindouisme). 

Son combat aboutit à l'indépendance de l'Inde (15 août 1947) mais aussi à sa scission d'avec le Pakistan, un État artificiel en deux parties séparées par 1200 kilomètres destiné à rassembler les musulmans du sous-continent. Il s'ensuit une atroce guerre qui se solde par de nombreux morts et quatorze millions de personnes déplacées. Gandhi lui-même est assassiné par un fanatique hindou. Le vieillard meurt en prononçant : «Mon Dieu !».

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ça s'est passé un... 29 janvier

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29 janvier 1635

Fondation de l'Académie française

 

 

Le 29 janvier 1635, le cardinal de Richelieu signe les lettres patentes qui fondent l'Académie française.

Son nom vient du jardin Akademos, à Athènes, où Platon enseignait la philosophie. Sous la Renaissance, on a pris l'habitude d'appeler ainsi les sociétés savantes où l'on discutait de belles lettres et de sciences.

L'Académie française est issue d'un petit groupe d'érudits qui se réunissaient chaque semaine chez l'un d'eux, Valentin Conrart, secrétaire du roi Louis XIII.

L'habile cardinal de Richelieu a l'idée de s'attacher ces gens de lettres et de les mettre au service de l'État et de la monarchie. Il invite les érudits à se constituer en corps officiel et leur accorde sa protection.

La nouvelle Académie se voue à la langue française. L'article 24 de ses statuts énonce : «La principale fonction de l'Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et la science...»

Valentin Conrart, premier secrétaire perpétuel de l'Académie, avalise la pratique des réunions hebdomadaires destinées à la rédaction d'un Dictionnaire de la langue française.

En 1638, Richelieu, soucieux de faire taire les railleries autour de la jeune Académie, l'engage à donner son sentiment sur la tragédie du «Cid», qu'a donnée Corneille un an plus tôt. C'est l'unique fois où l'Académie s'érige en arbitre littéraire.

Des traditions solides... et dépassées

L'Académie française et les autres académies royales sont supprimées par la Convention révolutionnaire en 1795 et remplacées par un Institut national des sciences et des arts.

Le Premier consul Napoléon Bonaparte puis Louis XVIII et Louis-Philippe ont rétabli l'Académie française dans sa plénitude. Cinq académies figurent aujourd'hui dans l'Institut de France.

L'Institut siège depuis 1805 sous la fameuse Coupole du collège des Quatre-Nations, érigé par Louis Le Vau sur les bords de la Seine. Les académiciens sont cooptés par leurs pairs et demeurent en fonction jusqu'à leur mort.

L'Académie a une activité de pure forme et son travail sur le fameux Dictionnairesuscite le sourire. Certains s'interrogent sur l'opportunité de lui donner plus d'initiative dans la promotion de la langue française.

La moindre des choses serait que les nouveaux élus aient un statut actif pendant quelques années durant lesquelles ils pourraient travailler et faire des propositions. Au terme de ce mandat, ils seraient invités à se cantonner dans un rôle honorifique et laisseraient le travail à de plus jeunes.

29 janvier 1814 : bataille de Brienne-le-château
 

Après la retraite de Russie et la bataille de Leipzig, Napoléon 1er doit faire face à l'invasion de la France par les armées de la sixième coalition. Retrouvant la virtuosité de ses jeunes années, l'Empereur, avec des forces bien moins nombreuses, vole de l'une à l'autre.

Gourgaud et Napoléon à Brienne-le-Château, le 29 janvier 1814, sous la menace d'un Cosaque (Robert-Alexander Hilingford, 1891)Il arrête l'armée de Silésie, commandée par le général prussien Blücher, à Brienne-le-château, en Champagne, le 29 janvier 1814, près de l'école militaire où il a suivi ses études ! Il lui livre encore bataille à Montmirail le 11 février et à Château-Thierry le 12. Il bat ensuite l'armée de Bohême, avec l'Autrichien Schwarzenberg, à Montereau le 18 février ! La campagne de France semble bien engagée...

 

Décés d'Alexandre Pouchkine

29 janvier 1837 à Moscou (Russie)

né le: 26 mai 1799 à Moscou (Russie) - 

Alexandre Sergueievitch Pouchkine est généralement considéré comme le fondateur de la littérature russe moderne.

Ce poète flamboyant, dandy et romantique à souhait, est élevé dans la culture française et connaît l'oeuvre de Voltaire aussi bien que de La Fontaine.

Dès le lycée, à Tsarskoïe-Selo, il affirme ses talents littéraires. En 1820, son poème Rouslan et Ludmila lui gagne la célébrité… et un exil dans le Caucase pour cause d'opinions libérales. Rentré dans les faveurs du tsar Nicolas 1er en 1826, il retrouve la vie mondaine de Moscou et publie en particulier le drame national Boris Gadounov.

Natalia Gontacharova, avec laquelle il s'est marié en 1831, aurait dû faire son bonheur. Mais celle qui est considérée comme une des plus belles femmes de la Russie sera finalement la cause de sa mort : courtisée par tous, y compris le tsar Nicolas Ier, elle finit par envoûter un jeune officier français, d'Anthès. Le 26 janvier 1837, à Saint-Pétersbourg, il provoque le poète en duel et le blesse à l'aine. Transporté chez lui, Pouchkine meurt trois jours plus tard à moins de 38 ans.

Par son père, Pouchkine appartient à l'une des plus grandes familles russes et par sa mère, il est l'arrière-petit-fils du «nègre de Pierre le Grand», Abraham Petrovitch Hanibal (1696-1781). Né à Logone, au Cameroun, et présenté au tsar, cet Africain devint un ingénieur militaire réputé et fonda la ville d'Elisabethgrad (aujourd'hui Kirovograd, en Ukraine).

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ça s'est passé un... 28 janvier

ça s'est passé un... 28 janvier

Le 28 janvier 1547 Barbe bleue ?

Mort d'Henri VIII d'Angleterre, l'homme aux six femmes. Deux furent répudiées, deux autres exécutées pour inconduite, une mourut en couche et la dernière lui survécut. Il n'en fallait pas plus pour en faire un des modèles du 'Barbe-Bleue' de Perrault. La répudiation de sa première femme Catherine d'Aragon, entraîna un schisme avec Rome : il fonda dès lors l'anglicanisme et en devint le chef suprême. Au-delà de ses démêlés conjugaux, il demeure l'un des grands rois de l'histoire anglaise.

28 janvier 1878 : Premier central téléphonique

Le 28 janvier 1878 est inauguré le premier central téléphonique. Deux ans à peine après l'invention du téléphone par l'américain Graham Bell, le central est mis en place à New-Haven, dans le Connecticut. Les opératrices desservent 21 abonnés.

28 janvier 1910 : Crue exceptionnelle à Paris
 

Le 28 janvier 1910, une crue d'exception recouvre le centre de Paris et les bords de la Seine. Le débordement atteint un maximum de 8,62 mètres, du jamais vu dans la capitale. Les dégâts matériels sont très importants. Des milliers d'immeubles et de maisons sont inondés et 200.000 Parisiens sinistrés, mais l'on ne déplore pas de victimes à part un sapeur pompier emporté avec son embarcation.

28 janvier 1924

Alexandra David-Néel pénètre à Lhassa

 

 

Chanteuse lyrique, orientaliste, exploratrice, aventurière, anarchiste, féministe, écrivain, «jétsunema» («dame-lama»)... Aucun substantif n'est suffisant pour définir Alexandra David-Néel, première Occidentale à pénétrer à Lhassa, au cœur du Tibet interdit, le 28 janvier 1924. Elle a 55 ans.

Béatrice Roman-Amat
Fugueuse dans l'âme

Née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé, près de Paris, dans un milieu bourgeois, et dotée d'un goût très précoce pour les fugues, elle étudie les philosophies orientales et fréquente des sociétés secrètes, notamment franc-maçonnes.

Elle côtoie dans la maison familiale le grand géographe et penseur anarchiste Élisée Reclus, qui l'amène à s'intéresser aux idées féministes. Enfin, elle débute une carrière de cantatrice.

En 1890, quand elle touche l'héritage providentiel de sa tante qui est aussi sa marraine, elle profite de cette manne pour parcourir l'Inde de part en part pendant un an.

Le 4 août 1904, elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens.

En 1911, elle a déjà 43 ans quand elle obtient de trois ministères une aide financière pour un voyage d'études aux Indes. Partie en disant à son mari qu'elle reviendrait au bout de huit mois, elle ne remettra les pieds en Europe que 14 ans plus tard. Pendant toutes ces années, elle va arpenter l'Inde, la Chine, le Japon et le Tibet et s'immerger sans relâche dans les philosophies bouddhistes et hindouistes.

Aventures rocambolesques

Alexandra arrive en 1912 au Sikkim, petit royaume au coeur de l'Himalaya, et se lie d'amitié avec le roi Sidkéong Tulku Namgyal.

En 1914, elle rencontre dans un monastère bouddhiste Aphur Yongden (15 ans) dont elle fera son fils adoptif. Ensemble, ils se retirent jusqu'en 1916 dans un ermitage à 4000 mètres d'altitude, avec un «maître» qui l'initie aux enseignements les plus secrets du bouddhisme tibétain. Pendant cette retraite, ils entrent plusieurs fois au Tibet et tentent mais en vain de gagner Lhassa.

Expulsés du Sikkim en 1916, ils se replient vers l'Inde puis le Japon, la Corée et enfin la Chine. L'objectif ultime d'Alexandra David-Néel demeure le Tibet et mieux encore la ville sainte Lhassa.

L'exploratrice a déjà essayé quatre fois de pénétrer dans la zone fermée aux étrangers «aux yeux blancs» (les Occidentaux) du «Paysdes Neiges». Au-delà de sa fascination pour le Tibet, elle souhaite ainsi «attirer l'attention sur le phénomène, singulier à notre époque,de territoires devenant interdits».

Tibet interdit

Le Tibet n'a pas toujours été fermé aux Occidentaux. Des Jésuites et des Capucins s'installèrent à Lhassa au XVIIIe siècle et, en ce début du XXe siècle, Anglais et Chinois souhaitent tous deux faire entrer le Tibet dans leur zone d'influence. Solidement implantés en Inde, les Anglais entrent à Lhassa en 1904 et imposent au Tibet un traité qui ouvre le pays à leur commerce.

La Chine réussit toutefois à faire reconnaître sa suzeraineté sur le Tibet. En 1911, les Tibétains profitent du soulèvement républicain qui renverse la dynastie mandchoue pour chasser de Lhassa la garnison chinoise, ce qui rend le Tibet indépendant de facto. Il interdit alors une partie de son territoire, dont la capitale, aux Occidentaux.

Une Parisienne à Lhassa

Partie de Chine avec son fils adoptif et un lama tibétain, Alexandra David-Néel gagne le désert de Gobi puis la Mongolie et enfin le Tibet, le «Toit du monde». En 1923, elle séjourne avec Yongden dans le monastère de Kumbum puis se prépare au voyage vers Lhassa.

Pour cela, elle se déguise en mendiante tibétaine. Elle mêle des crins de yack à ses cheveux, se poudre avec un mélange de cendres et de cacao pour noircir sa peau et se cantonne à un humble mutisme, alors qu'elle parle couramment tibétain.

Son déguisement ne manque pas de lui donner des sueurs froides quand ses doigts teints en noir déteignent dans la soupe ou le thé au beurre que lui offrent des paysans et qu'elle mélange avec ses doigts, en vraie mendiante.

Les deux voyageurs mendient leur nourriture, l'obtenant souvent en échange de prophéties que Yongden, en lama savant, révèle aux paysans et pèlerins croisés en route.

L'accoutrement de l'exploratrice lui permet d'observer de tout près les mœurs des Tibétains. Dans les zones où elle craint d'être reconnue par les autorités tibétaines, elle voyage de nuit et dort le jour, cachée dans des fourrés.

Ne reculant devant aucun danger, Alexandra David-Néel choisit de traverser le pays des Popas, une peuplade farouche dont «beaucoup prétendaient (qu'ils) étaient cannibales»«La route suivant les vallées se trouvaient indiquée sur plusieurs cartes ; au contraire, l'autre voie était complètement inexplorée. Évidemment, je devais choisir cette dernière», écrit-elle.

Le pays Popa est justement en train de se soulever contre l'autorité de Lhassa, après avoir lapidé son émissaire venu lever des impôts. Les Popas s'avèrent finalement des mangeurs de tsampa (préparation à base de farine d'orge), comme les autres Tibétains, mais aussi de fieffés voleurs. Plus d'une fois, les deux voyageurs manquent de se faire tuer au détour d'un chemin.

Bloqués par la neige dans des solitudes glacées, ils sont contraints de manger le cuir de leurs bottes dans une soupe pour ne pas mourir de faim.

«La mystérieuse Rome du monde lamaïste»

Après avoir traversé plusieurs rivières accrochés à un câble et passés des cols à plus de 5000 mètres d'altitude, les prétendus chemineaux tibétains arrivent enfin à Lhassa. Ils ont alors quitté le Yunnan depuis quatre mois. Alexandra David-Néel écrit à son mari qu'elle arrive à Lhassa «réduite à l'état de squelette». Elle peut néanmoins crier«Lha gyalo !» (les dieux ont triomphé !) en contemplant le Potala, palais-forteresse du dalaï-lama.

Comme prévu, elle parvient à Lhassa à temps pour se mêler aux festivités du Nouvel An tibétain, qui ressemble plus à un carnaval chamaniste qu'à de grandes manifestations de spiritualité. L'exploratrice est toutefois habituée à la place centrale des démons dans les superstitions du bas peuple tibétain

Certes interdite aux Occidentaux, la ville qu'elle découvre n'est pas coupée du reste du monde : les soldats tibétains y défilent armés de fusils anglais et toutes sortes de babioles chinoises, indiennes et occidentales sont visibles sur les marchés, où sont installés des commerçants népalais et indiens.

Yongden et sa «mère» mendiante y passent deux mois, avant d'être démasqués pour cause de trop grande propreté. Alexandra allait se laver à la rivière chaque matin. Elle est dénoncée au gouverneur qui la laisse néanmoins reprendre son périple.

Voyageuse impénitente

Débarrassée de son déguisement, Alexandra David-Néel se rend en Inde, à Bombay, où elle accorde de nombreuses interviews. Enfin, elle embarque pour l'Europe. En mai 1924, elle est accueillie au Havre comme une vraie héroïne nationale et fait la une des journaux.

Quatre ans plus tard, elle s'établit à Digne, près d'autres montagnes mais bien loin de ses chères Himalaya, des yacks et des démons tibétains. Elle raconte ses aventures dans le livre : Voyage d'une Parisienne àLhassa (1929).

N'y tenant plus, elle monte dans le Transsibérien en 1937 avec Yongden et gagne la Chine. C'est pour y assister aux horreurs de la guerre sino-japonaise... Elle est affectée par l'annonce de la mort de son mari.

De retour à Digne, elle se consacre à l'écriture. À 100 ans, elle demande le renouvellement de son passeport en vue d'un nouveau voyage. La mort ne lui permettra pas de réaliser cet ultime défi. Ses cendres et celles du lama Yongden ont été selon leur désir dispersées dans le Gange à Bénarès (Varanasi).

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ça s'est passé un... 26 janvier

ça s'est passé un... 26 janvier

26 janvier 1611 : Sully quitte le gouvernement

Le 26 janvier 1611, Maximilien de Béthune, duc de Sully démissionne de ses fonctions à la tête du gouvernement. Parce qu'il est protestant, l'ancien Premier ministre du roi Henri IV, assassiné l'année précédente, n'est guère aimé à la Cour. Devenu suspect à l'entourage de la régente Marie de Médicis, il doit abandonner ses charges. Il va se consacrer à la rédaction de ses mémoires, dans sa propriété de Sully-sur-Loire et son hôtel du Marais, à Paris.

La postérité gardera de Sully l'image d'un gestionnaire rigoureux. Attaché aux traditions agricoles et dédaigneux de l'industrie, il a encouragé les recherches menées par Olivier de Serres, auteur en 1600 du premier ouvrage d'agronomie scientifique :Théâtre d'agriculture et mesnage des champs. On prête au ministre lui-même la formule : « Les labourage et pastourage [pâturage] sont les deux mamelles dont la France est alimentée et les vraies mines et trésors du Pérou ».

26 janvier 1886 : Grève tragique à Decazeville

Le 26 janvier 1886, 2.000 mineurs de Decazeville, dans l'Aveyron, font grève. Ils s'en prennent au sous-directeur de la mine, l'ingénieur Jules Watrin, à l'origine d'une baisse de leurs salaires, et le défenestrent. La victime décède de ses blessures et devient un martyr aux yeux des patrons.

La compagnie minière en appelle à l'armée. Elle promet également aux mineurs de réviser leurs salaires à la hausse mais dès le mois de février revient sur ses promesses. La grève reprend. Elle va durer jusqu'en juin de la même année.

L'opinion se divise. À la Chambre, le député républicain opportuniste Jean Jaurès, fraîchement élu, reproche à ses collègues socialistes de faire l'apologie de l'assassinat en soutenant les grévistes !

Le ministre de la guerre, le général Georges Boulanger, qui a envoyé la troupe, exprime maladroitement son embarras face à la répression : « Ne vous en plaignez pas. Car peut-être à l'heure où je vous parle, chaque soldat partage-t-il avec un mineur sa soupe et sa ration de pain », déclare-t-il à la tribune de la Chambre.

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ça s'est passé un... 20 janvier

ça s'est passé un... 20 janvier
20 janvier 1666 : Mort d'Anne d'Autriche
Le 20 janvier 1666, Anne d'Autriche meurt au Louvre, à 65 ans, d'un cancer du sein apparu deux ans plus tôt. Ses souffrances sont accrues par l'acharnement des médecins. À son chevet, son fils aîné, le roi Louis XIV. en larmes, perd connaissance. Son deuxième fils, Philippe d'Orléans, tout aussi ému, reste auprès d'elle jusqu'à ses derniers instants.

Anne d'Autriche a régenté le royaume pendant la minorité de son fils, jusqu'en 1661. Elle est inhumée à Saint-Denis. Son coeur est confié au Val-de-Grâce, le couvent qu'elle a fait ériger en reconnaissance à Dieu après la naissance de son fils aîné, couvent où elle aurait aimé finir ses jours si la maladie lui en avait laissé le loisir.

20 janvier 1771

 

 

 

 

Louis XV et Maupeou exilent le Parlement

 

 

 

Dans la nuit du 20 au 21 janvier 1771, Louis XV fait arrêter cent trente magistrats du Parlement de Paris

 

 

 jUne institution séculaire

Les Parlements avaient été constitués au Moyen Âge en vue d'appliquer les lois et de rendre la justice en appel. Ils étaient présents à Paris et dans une douzaine de capitales provinciales. Ses membres étaient propriétaires de leur charge souvent de père en fils. Au gré des conflits avec le gouvernement royal, ils avaient peu à peu acquis le droit de vérifier les lois avant qu'elle puissent avoir autorité. Ils étaient ainsi devenus des corps politiques incontournables.

A la fin du XVIIe siècle, les magistrats du Parlement, jouant sur l'homonymie avec leParliament britannique, une assemblée politique à vocation législative, se voient déjà en arbitres de la politique gouvernementale.

Louis XIV restreint les droits politiques des parlementaires, en particulier le droit de remontrance, et les renvoie à leur vocation de magistrats et de juges. Mais après sa mort, le 1er septembre 1715, le duc Philippe d'Orléans ne craint pas de restituer aux parlementaires leur droit de remontrance pour s'acquérir leurs faveurs et se voir confirmer la régence du royaume pendant la minorité de Louis XV !

Le Régent, une fois installé au pouvoir, tente de réparer son erreur initiale en dépouillant une nouvelle fois les magistrats de leurs droits politiques. Mais ces derniers ne se laissent pas faire et tout au long de la Régence et du règne de Louis XV, vont s'opposer systématiquement aux réformes qui menacent les privilèges sous couvert de défendre les libertés publiques.

Bras de fer royal

A chaque projet de réforme, le Parlement de Rennes est au premier rang des protestataires. Il prend fait et cause pour la noblesse, en prétextant des franchises de la province.

- 1ère manche :

À l'instigation du procureur général Caradeuc de La Chalotais, les magistrats bretons s'opposent au gouverneur de la province, le jeune duc d'Aiguillon, qui désire lever un impôt supplémentaire. Ils démissionnent en bloc le 12 mai 1765.

Mais le roi fait arrêter La Chalotais, ennemi des Jésuites et acquis aux idées«philosophiques», et réduit le Parlement à l'obéissance. Comme le Parlement de Paris rejoint celui de Rennes, il lui impose à son tour le silence. De sa prison, La Chalotais continue d'agiter les esprits.

Le duc de Choiseul, qui est arrivé à la tête du gouvernement grâce à l'appui de l'ancienne favorite du roi, hésite à sévir contre les empiètements des parlementaires sur le pouvoir royal.

Favorable aux «philosophes», aux Encyclopédistes et sensible à l'esprit des «Lumières» comme son ancienne protectrice, la marquise de Pompadour, morte quelques mois plus tôt, il plaide la clémence auprès du roi.

- 2ème manche :

 

 

En 1769 monte à la Cour de Versailles l'étoile de la comtesse du Barry, nouvelle favorite du roi. Son protégé, le garde des sceaux et chancelier de France René Nicolas de Maupeou obtient en décembre 1770 le renvoi de Choiseul.

Le duc est remplacé par un triumvirat de trois ministres, le duc d'Aiguillon lui-même, ministre des Affaires étrangères et de la Guerre, l'abbé Terray, Contrôleur général des finances, et surtout Maupeou, garde des sceaux.

Comme le Parlement de Rennes s'en prend au duc d'Aiguillon, le roi casse la procédure selon le droit qui est le sien et déclare irréprochable la conduite du duc. Là-dessus, le Parlement de Paris vient au secours de son confrère. Il publie un arrêt de remontrance au roi. Mais cet arrêt est aussitôt cassé par le Conseil d'État.

Le 7 décembre 1770, le roi fait enregistrer solennellement en lit de justice un édit de discipline. En représailles, les parlementaires suspendent leurs travaux et présentent une nouvelle fois des remontrances, imités par leurs collègues de province.

- 3ème manche :

 

 

Le 18 janvier 1771, le Parlement de Paris ayant réitéré son refus de siéger pour entériner les décisions royales, le garde des sceaux Maupeou convainc le roi de briser son opposition systématique. Il s'exclame avec clairvoyance : «Y a-t-il un seul souverain ? Ou la France est-elle soumise à douze aristocraties ?»

Louis XV envoie ses mousquetaires au domicile des récalcitrants et les fait exiler en province, sans tenir compte des protestations de l'opinion éclairée, des bourgeois et même des princes du sang (sa propre famille).

Le chancelier abolit les Parlements coupables de vénalité, forme un nouveau Parlement avec des magistrats dociles et par un édit révolutionnaire, il supprime la vénalité des offices et introduit l'égalité de tous les sujets devant la justice... Mais ces mesures tardives ne font qu'aggraver l'impopularité du roi vieillissant, entouré de ses maîtresses et impuissant tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Les «parlements Maupeou» sont tournés en dérision par Beaumarchais. Malmené en 1773 dans un procès l'opoosant à un magistrat, l'écrivain déploie toute sa verve ironique dans quatre Mémoires judiciaires que l'on s'arrache dans les salons. Voltaire lui-même, à l'origine favorable à la disparition des anciens parlements, en vient à changer d'avis en lisant son jeune émule. Mais peu à peu, en dépit des reproches quant à leur supposée corruption, les nouveaux magistrats trouvent leur place au sein du système judiciaire cependant que le gouvernement, n'ayant plus à craindre de«remontrances», Multiplie les réformes toutes plus hardies les unes que les autres.

Retour à la case départ

Dès son avènement, le 10 mai 1774, le nouveau roi Louis XVI (20 ans), veut à tout prix se défaire du «triumvirat» en dépit d'un travail remarquable. Il lui reproche son impopularité, qui est la marque de fabrique des réformateurs, et plus encore sa proximité avec l'ancienne favorite de son grand-père, la Du Barry. Il ne veut pas davantage renouer avec les «choiseulistes», proches des encyclopédistes et ennemis des dévots, qui reprochent à Choiseul l'expulsion des Jésuites. Faute de mieux, on lui souffle l'idée saugrenue de rappeler en mai 1774 le comte de Maurepas, un ancien ministre de la Marine de son grand-père. Celui-ci a été écarté des affaires depuis 25 ans pour avoir écrit une épigramme contre Mme de Pompadour (c'est en souvenir de cette «poissonnade» que les filles du défunt Louis XV, qui n'aimaient pas la marquise, l'ont recommandé à leur neveu !).

Le vieux débauché (73 ans) devient conseiller occulte du roi et occupe l'appartement de la Du Barry, relié par un escalier secret à celui du roi. Le 24 août 1774, enfin, à l'occasion d'une  «saint Barthélemy des ministres», le ministère Maupeou est congédié et Maurepas devient ministre d'État et chef du Conseil royal des finances, avec le bonTurgot au contrôle général des Finances. Miromesnil, ancien président du Parlement de Rouen, devient garde des sceaux. 

Au duc de la Vrillière qui vient lui réclamer les sceaux pour les remettre à son successeur, Maupeau déclare, amer : «Monsieur, le roi ne peut avoir d'autre reproche à me faire que mon trop de zèle pour le maintien de son autorité. Je lui avais fait gagner un procès qui durait depuis trois cents ans. Il veut le reprendre ; il en est le maître».

Maurepas, triomphal, prépare sans attendre le rétablissement des anciens Parlements, avec le soutien de la haute noblesse et de la reine, et sous les applaudissements de la plèbe. Après beaucoup d'hésitations et de reniements, le jeune roi (20 ans) l'approuve et signe le 27 septembre 1774 le rappel de l'ancien Parlement de Paris, croyant de bonne foi retrouver la faveur du public éclairé. Le 12 novembre 1774, au cours d'un lit de justice, il réintègre les magistrats exilés dans leurs anciennes fonctions tout en leur adressant cette vaine admonestation : «Je veux ensevelir dans l'oubli tout ce qui s'est passé, et je verrais avec le plus grand mécontentement des divisions intestines troubler le bon ordre et la tranquillité de notre Parlement».

Fatale décision. «On peut sans exagération dire que la Révolution date de 1774», écrit l'historien Jean Tulard (*).

Camille Vignolle

20 janvier 1831 : Neutralité de la Belgique


Le 20 janvier 1831, au cours de la conférence qui s'est réunie à Londres le 4 novembre 1830 en vue de reconnaître l'indépendance de la Belgique, les grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, France, Russie) proclament solennellement la neutralité du nouvel État.

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ça s'est passé un... 19 janvier

ça s'est passé un... 19 janvier
19 janvier 639 : Mort de Dagobert 1er
Le 19 janvier 639 meurt à 36 ans le roi Dagobert 1er lointain descendant de Clovis. Il décède dans l'Abbaye de Saint Denis qu'il a richement doté, et il est le premier roi à y être inhumé.

Sitôt après sa mort, Pépin de Landen et Arnould, influents conseillers du roi, quittent Paris pour Metz, capitale de l'Austrasie, l'un des royaumes francs qu'a réunis Dagobert sous son sceptre. À sa tête, le défunt roi a placé son fils Sigebert III comme roi. Il n'a que 10 ans et les deux compères profitent de sa jeunesse pour gouverner à sa place. Pépin, ancêtre des Pippinides et de Charlemagne, exerce la fonction officielle de« maire du palais » (ou majordome) et la transmet à son fils Grimoald (ou Grimaud).

Clovis II, autre fils de Dagobert, est reconnu quant à lui roi de Neustrie et de Bourgogne. Le Regnum Francorum mérovingien est à nouveau divisé et, plus gravement, ses souverains perdent le pouvoir effectif au profit de leur maire du palais. Cela leur vaudra la réputation de « rois fainéants ». Notons que seul celui de Neustrie conservera le titre de « roi des Francs ».

19 janvier 1419 : Rouen se livre aux Anglais
 

Vainqueur à Azincourt, Henri V de Lancastre assiège Rouen. Pourvus d'une centaine de canons et conduits par un chef énergique, Alain Blanchard, les Rouennais supportent le siège pendant sept mois. Ils poussent hors de la ville 12.000 bouches inutiles, femmes, vieillards et enfants, mais le roi Henri V, impitoyable, les laisse mourir de faim dans les fossés. Le 19 janvier 1419, après avoir en vain attendu des secours, réduits à la famine, ils se résignent à livrer leur ville.

19 janvier 1902 : Naissance de l'Académie Goncourt
 

Le 19 janvier 1902 naît l'Académie Goncourt. Issue du testament d'Edmond de Goncourt  (1822-1896). L'Académie a vocation de promouvoir de jeunes talents littéraires en remettant chaque automne un prix à un auteur d'avenir. Son choix se fait à l'issue d'un déjeuner des académiciens dans le restaurant Drouant (Paris).

À la différence de sa rivale du quai de Conti (l'Académie française), elle ne craint pas d'étaler les conflits de personnes ni d'être suspectée de compromissions commerciales avec les grands éditeurs. Ses choix n'en sont pas moins heureux. C'est par l'Académie Goncourt que Proust et Malraux ont été révélés au grand public.

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çà s'est passé un 18 Janvier...

çà s'est passé un 18 Janvier...
18 janvier 1778 : Cook découvre l'archipel des Hawaii
 

Le 18 janvier 1778, James  Cook découvre l'archipel des Hawaii. Il sera tué par des indigènes au moment de revenir vers l'Angleterre.

 

Naissance
Charles-Louis de Montesquieu
18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, France) - 10 février 1755 à Paris


Né au château de La Brède, non loin de Bordeaux, Montesquieu se signale très tôt par une critique spirituelle de la société française sous la Régence du duc d'Orléans : les Lettres persanes (1721). Auteur à succès, il fait le tour de l'Europe avant de se retirer à la Brède pour écrire, ou plutôt dicter, son chef-d’œuvre, L'Esprit des Lois (1748).
L'auteur recommande de confier les pouvoirs législatif (la rédaction des lois), exécutif (l'exécution des lois) et judiciaire à des organes distincts les uns des autres. S'inspirant du modèle anglais et du philosophe John Locke, il propose par ailleurs de diviser le pouvoir législatif entre deux assemblées, l’une qui crée la loi, l’autre (Sénat, chambre «haute» ou chambre des Lords) qui la corrige.
Ces principes de distribution des pouvoirs sont à l'origine de nos constitutions politiques. Mais leur inventeur doutait qu'ils puissent fonctionner dans de très grands États, comme c'est pourtant le cas aujourd'hui !
Montesquieu est l’un des fondateurs des sciences politiques modernes avec les Anglais Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704). Le premier, auteur de Léviathan et de la célèbre sentence : «L’homme est un loup pour l’homme», s’est fait l’apologue de l’absolutisme ; le second, auteur d’un Traité du gouvernement civil, est à l’origine de la pensée libérale.


Décès
Rudyard Kipling


30 décembre 1865 à Bombay (Indes britanniques) - 18 janvier 1936 à Londres (Angleterre)
Né à Bombay (Inde), Joseph Rudyard Kipling (prix Nobel de Littérature 1907) acquiert la célébrité avec des romans destinés à la jeunesse : The Jungle Book (Le livre de la Jungle, 1895) et Captains Courageous (Capitaines courageux, 1897).
Mais c'est en qualité de chantre malheureux de l'impérialisme qu'il gagnera sa place dans l'Histoire...

18 janvier 532

Justinien réprime la sédition Nika

 

 

 

Le18 janvier 532, à Constantinople, capitale de l'empire romain d'Orient, une rumeur enfle à propos de l'empereur Justinien et de son favori, auxquels on reproche autoritarisme et concussion.

Dans l'Hippodrome, sur les hauteurs de la ville, les courses de chars se déroulent dans une ambiance survoltée. Oubliant leur rivalité, les partisans de l'équipe des Verts, qui appartiennent aux franges populaires de la ville, font alliance avec les partisans de l'équipe des Bleus, d'origine patricienne. Ils décident d'en finir avec l'empereur.

Ensemble, aux cris de «Nika !» (Sois vainqueur !), les insurgés brûlent la basilique Sainte-Sophie puis se dirigent vers le palais impérial.

Justinien se dispose à fuir quand son épouse Théodora prend les choses en main.

Fille du gardien des ours du cirque (!), Théodora est une ancienne comédienne, probablement prostituée. Son énergie et sa force morale lui ont valu d'être épousée par Justinien et de revêtir la pourpre impériale.

À l'empereur affolé, elle déclare en substance :«La pourpre est un beau linceul pour mourir !»L'empereur alors se ressaisit.

La garde impériale, sous le commandement du général Bélisaire, qui revient d'une campagne contre les Perses, noie la révolte dans le sang. Plus de 30.000 personnes sont massacrées dans l'Hippodrome.

Rassuré sur son pouvoir, Justinien se lancera dès lors à la reconquête de l'Occident romain, envahissant le royaume ostrogoth du défunt  Théodoric le Grand. Il se consacrera aussi à la reconstruction de la basilique Saint Sohie, plus belle et plus grande que jamais. -

18 janvier 1800

Naissance de la Banque de France

 

 

 

 

La Banque de France est créée par Napoléon Bonaparte le 18 janvier 1800 (28 nivôse an VIII).

Cette initiative du Premier Consul, à peine installé au pouvoir, fait suite à une proposition du financier suisse Jean-Frédéric Perregaux.

Celui-ci a fait fortune en spéculant sur les assignats de la Révolution. Ces billets sans valeur ont dégoûté les Français du papier-monnaie. Ils ont rapidement disparu et laissé la place aux pièces en or ou en argent.

Sous le Directoire, tandis que les affaires reprennent, le manque de monnaie se fait sentir. Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la «Caisse des Comptes courants». Avec un groupe d'amis banquiers, il propose au Premier Consul d'octroyer à son établissement l'autorisation d'imprimer à nouveau des billets de banque. Ce droit d'émission vise à collecter l'épargne et à augmenter la quantité de monnaie en circulation.

C'est ainsi qu'est créée par décret la Banque de France. Le nouvel établissement absorbe la Caisse des Comptes courants et s'installe à son siège, l'hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.

La Banque de France obtient un droit d'émission prudent, limité dans un premier temps à Paris. Elle peut imprimer autant de billets qu'elle veut mais à une condition: il faut que toute personne qui présente un billet à la banque puisse l'échanger, si elle le désire, contre une quantité d'or de la même valeur. Cela va donner aux Français confiance dans les billets de banque et, petit à petit, la nouvelle monnaie remplacera les pièces en métaux précieux. Les premiers billets sont imprimés à l'encre noire sur un papier blanc filigrané, sur une seule face.

HEURS ET MALHEURS DE LA BANQUE DE FRANCE

Pour faire face aux demandes de remboursement, la Banque de France reçoit à sa création 30 millions de francs (une très grosse somme pour l'époque). Ce capital lui est apporté par de riches bourgeois tels que Perregaux. Le Premier Consul lui-même place des fonds à la Banque de France en témoignage de confiance. En échange de leur argent, les actionnaires obtiennent le droit de nommer les directeurs de la Banque.

La Banque de France n'est pas une banque ordinaire. En raison du droit d'émission qu'elle est la seule à posséder dans le pays, on l'appelle «banque centrale». Ses clients sont les banques commerciales ordinaires dont le métier est de prêter de l'argent aux particuliers et aux entreprises. Les gens qui empruntent de l'argent à ces banques signent un papier qui contient la promesse de les rembourser. C'est ce qu'on appelle un effet de commerce.

En attendant d'être remboursées par leurs clients, les banques commerciales peuvent avoir besoin d'argent pour faire de nouveaux prêts. Elles se tournent alors vers la Banque de France et lui achètent des billets. Elles lui donnent en échange les effets de commerce dont elles disposent. C'est ainsi que s'accroît la quantité d'argent dans le pays.

Après les moments difficiles de la Révolution, la Banque de France va aider les Français à se remettre au travail. Elle va encourager le commerce et l'industrie en facilitant les emprunts et en augmentant la quantité de monnaie en circulation.

Beaucoup de Français s'enrichiront et comme ils deviendront plus riches, ils devront payer davantage d'impôts au gouvernement. Ce sera tout bénéfice pour le Premier Consul qui pourra ainsi financer son armée en vue de nouvelles guerres contre les voisins européens.

Les premières années de la Banque de France seront difficiles. Sous le Premier Empire, il arrivera que de nombreux clients doutent de la valeur de leurs billets et exigent de les échanger contre de l'or.

Pour surmonter la crise, Napoléon 1er renforcera son autorité sur la Banque de France. Il en confiera la direction à un gouverneur et deux sous-gouverneurs nommés par lui-même. Dès lors, l'assemblée des actionnaires n'aura plus de pouvoir sur la banque centrale.

En 1848, sous la Seconde République, les Français ne pourront plus obtenir le remboursement de leurs billets de banque contre de l'or. Mais la confiance dans le papier-monnaie sera assez bien établie pour que personne ne s'inquiète de cette mesure.

Par une loi du 12 mai 1998, la Banque de France a dû céder son droit d'émission à la Banque Centrale européenne, à Francfort. Celle-ci se présente comme la filiale des onze banques centrales de la zone euro, y compris la Banque de France.

Avec la création de la nouvelle monnaie européenne, la Banque de France et ses 14.000 salariés bien lotis s'interrogent sur leur raison d'être et leur avenir.

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ça s'est passé un... 17 janvier

ça s'est passé un... 17 janvier
17 janvier 395 : Mort de l'empereur Théodose
 

 17 janvier 395, la mort de Théodose 1er le Grand consacre le partage définitif de l'empire romain. À son fils Arcadius (18 ans) l'empereur lègue l'Orient (capitale : Constantinople) et à son fils Honorius (11 ans) l'Occident (capitale : Ravenne). Cette scission se lit encore dans la frontière qui sépare la Croatie (occidentale et catholique) de la Serbie et de la Bosnie (orientale et orthodoxe).

17 janvier 1377 : Le pape quitte (provisoirement) Avignon
 

Le 17 janvier 1377, cédant aux prières de Sainte Catherine de Sienne et faisant fi des lamentations de son entourage, attaché au Palais des Papes et à son luxe, le pape Grégoire XI, dernier pape français, met fin à la "captivité d'Avignon" et réinstalle le Saint-Siège à Rome. La monarchie capétienne, affaiblie par la guerre de Cent Ans, n'est plus assez forte pour retenir le pape.

Las, à sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l'élection d'un pape indigne, déséquilibré et violent, Urbain VI. Celui-ci violente les cardinaux qui s'opposent à lui, jusqu'à les dépouiller et les faire exécuter en place publique.

Treize cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulent l'élection d'Urbain VI et confère la tiare au cardinal Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et, faute de pouvoir faire autrement, regagne Avignon. C'est le début du Grand Schisme d'Occident.

17 janvier 1562 : Charles IX signe l'Édit de Janvier

Le 17 janvier 1562, le roi Charles IX (12 ans) signe l'Édit de Janvier, ou édit de tolérance de Saint-Germain (du nom du château où a lieu la signature).

Le texte a été préparé par sa mère, Catherine de Médicis, régente du royaume, assistée du chancelier Michel de l'Hospital.

Par ce texte, le jeune roi confère aux protestants français le droit de célébrer le culte à l'extérieur des villes fortifiées ainsi que de tenir des assemblées dans les maisons privées à l'intérieur de ces mêmes villes.

Paradoxalement, cette mesure attise la haine entre les catholiques et les protestants, tant il est vrai que l'esprit de tolérance ne dépasse pas le cercle étroit des milieux cultivés.

 

 
17 janvier 1895 : Félix Faure président de la République
 

Félix Faure, président de la République française (30 janvier 1841, Paris -16 février 1899, Paris)Suite à la démission de Jean Casimir-Périer, les parlementaires élisent à la présidence de la République Félix Faure (54 ans).

Élu par une coalition de modérés et de monarchistes, celui que l'on surnommera le «Président Soleil», du fait de son amour du faste, restera dans l'Histoire en raison de sa...mort heureuse!

On retient aussi de lui qu'il ébaucha une alliance avec la Russie en recevant le tsar Nicolas II, qu'il s'opposa à la révision du procès de Dreyfus et que son gouvernement dû céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

 
17 janvier 1906 : Armand Fallières président de la République
 

Succédant à Emile Loubet, Armand Fallières (65 ans) est élu président de la République française le 17 janvier 1906 comme candidat des gauches. Sa mine débonnaire lui vaut le surnom de «Père Fallières»...

17 janvier 1913 : Raymond Poincaré président de la République
 

Le 17 janvier 1913, les parlementaires élisent à la présidence de la République Raymond Poincaré, précédemment président du Conseil (chef du gouvernement).

Toujours soucieux de préparer la «revanche» ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande, Poincaré fait voter en juillet 1913 une loi sur le service militaire de 3 ans pour tous (curés compris !)...

17 janvier 1920 : Paul Deschanel président de la République
 

Paul Deschanel (13 février 1855, Schaerbeek (Bruxelles) - 28 avril 1922, Paris)Le 17 janvier 1920, les parlementaires français se montrent avant tout soucieux de barrer la route de l'Élysée à Georges Clémenceau (79 ans) auquel ils reprochent moins son âge que sa supposée modération à l'égard de l'Allemagne lors des négociations du traité de Versailles!... Ils élisent donc à la présidence de la République son concurrent Paul Deschanel (66 ans).

Surmené, celui-ci montre des signes de fatigue. Sous l'emprise de médicaments ou d'une crise de somnabulisme, il descend d'un train en marche, en pleine nuit et en pyjama. La garde-barrière à laquelle il s'adresse voit de suite qu'il s'agit de quelqu'un d'important car il a les pieds propres !

Contraint de démissionner au bout de neuf mois, Paul Deschanel recouvre la santé après un séjour en maison de repos et poursuit une carrière de sénateur... Clemenceau persifle : «Ils craignaient un gâteux, ils l'ont eu quand même !»

17 janvier 1945 : Les Soviétiques entrent à Varsovie
 

Le 17 janvier 1945, les Soviétiques libèrent Varsovie.  Cinq mois après, l'insurrection de Varsovie (1er août 1944), l'Armée Rouge se décide à libérer la capitale polonaise. Entre temps, les Allemands ont pu exterminer la résistance intérieure. De ce fait, il ne se trouve personne à Varsovie susceptible de contester l'autorité des nouveaux occupants. Les communistes polonais n'ont aucune peine à s'installer au pouvoir.

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C'est arrivé un 16 Janvier....

C'est arrivé un 16 Janvier....

16 janvier 1605 : Publication de la première partie de Don Quichotte
Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, sous le titre : El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha, le roman de Miguel de Cervantès recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l'étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.
16 janvier 1761 : Lally-Tollendal capitule à Pondichéry
Le 16 janvier 1761, Lally-Tollendal capitule à Pondichéry pendant la guerre de Sept Ans. La France, défaite sur tous les fronts, perd à l'issue du conflit ses plus belles colonies. Pour l'Angleterre s'ouvre le début d'un exceptionnel destin.
Le 16 Janvier 1900: Création de la coupe Davis
Dwight David invente la coupe Davis, épreuve de tennis par équipes nationales. Les rencontres se déroulent sur trois jours au cours desquels quatre simples sont entrecoupés d'un double et opposent les représentants de différents pays.
Aujourd'hui, la coupe Davis est l'emblème de la suprématie mondiale du tennis pour les équipes nationales masculines.
16 janvier 929 : Abd er-Rahman III calife de Cordoue
Le 16 janvier 929, Abd er-Rahman III devient calife de Cordoue. Il va porter à son apogée l'Espagne musulmane.
16 janvier 1906 : Conférence d'Algésiras
Le 16 janvier 1906, la conférence d'Algésiras règle pour quelques années le contentieux entre la France et l'Allemagne, toutes deux désireuses d'imposer leur protectorat sur le Maroc. C'est finalement la France qui a gain de cause en 1912.
16 janvier 1917 : Télégramme de Zimmerman
Le 16 janvier 1917, Arthur Zimmerman, secrétaire d'État allemand aux Affaires étrangères, adresse un télégramme secret à son homologue mexicain. Il lui fait part de l'intention de son pays de reprendre la guerre sous-marine à outrance dans le gigantesque conflit qui l'oppose aux Alliés, notamment la France et le Royaume-Uni (la guerre sous-marine reprend en effet dès le 1er février 1917).
Le scandale occasionné par la publication du télégramme Zimmerman pousse l'opinion américaine, jusque-là neutraliste, dans la guerre aux côtés des Alliés. C'est chose faite le 6 avril 1917 avec la déclaration de guerre des États-Unis à l'Allemagne.
16 janvier 1920 : La « Prohibition » en vigueur aux États-Unis
Le 16 janvier 1920, le XVIIIe amendement à la Constitution des États-Unis d'Amérique interdit la vente mais aussi la consommation d'alcool sur toute l'étendue du pays. Cette « Prohibition » marque le triomphe es ligues de vertu.
Mais il s'ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu'ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d'origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d'immigration, sautent sur l'occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l'administration. La criminalité s'étend...
Devant un pareil échec, le gouvernement américain choisit sagement de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le Blaine Act du sénateur John J. Blaine, qui autorise la vente de bière. Et le 5 décembre 1933 est voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annule le XVIIIe. La Prohibition cesse dès lors de ronger la société américaine...
16 janvier 1969 : Ian Pallach s'immole par le feu à Prague
Le 16 janvier 1969, un étudiant tchèque de 20 ans, Ian Pallach, s'immole par le feu à Prague, pour protester contre l'invasion de son pays par les troupes du pacte de Varsovie.
16 janvier 1979 : Le chah d'Iran s'enfuit de Téhéran
Le 16 janvier 1979, le chah d’Iran et sa famille s’envolent de Téhéran pour un exil définitif. Le chef d'État déchu cherche un refuge de pays en pays avant de finir sa course au Caire où il meurt d'un cancer le 27 juillet 1980.
La fuite de Mohammed Réza Pahlévi marque le triomphe d’une révolution populaire qui va prendre de court toutes les chancelleries et bouleverser durablement les rapports entre le monde musulman et l’Occident… comme un quart de siècle plus tôt le coup d’État de Mossadegh. Conduite par les religieux chiites, c'est la première révolution post-socialiste.

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