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Syrie: le fils d'un cheikh devient enfant de Dieu


Syrie: le fils d'un cheikh devient enfant de Dieu
 
Anwar est un jeune syrien qui a été rejeté par sa famille, ses proches et sa communauté à cause de sa conversion au christianisme. Mais il garde espoir en Jésus.


Anwar (pseudonyme) a 25 ans. Il vient d’une famille très religieuse membre d'une communauté alaouite en Syrie. Son père en était le cheikh, le leader religieux. Mais c'est en Jésus-Christ qu'il a trouvé le chemin qui conduit à Dieu.
 
Un jeune homme solitaire et abattu

Anwar se souvient de son enfance, morose: «Je n'avais pas beaucoup d'amis, je passais des heures sur mon téléphone. Mais j'étais aussi très religieux, je priais avec mon père et j'imitais ses gestes».
 
Il se souvient également de son désir déçu, à l’adolescence, d’en savoir plus sur sa religion: elle n'est pleinement connue que par des hommes d’un certain âge initiés aux secrets de l'alaouisme.
 
Puis avec la guerre, sa santé physique et mentale s’est rapidement dégradée. Anwar pensait n'avoir aucun avenir, aucun espoir et voulait en finir.

 
Une joie retrouvée

Mais Dieu avait un autre plan pour lui. Une jeune chrétienne a parlé de Jésus à Anwar, très sceptique au départ. Puis le jeune homme s'est peu à peu laissé atteindre par l'amour du Seigneur. Anwar a commencé à prier dans sa chambre, à lire la Bible et à écouter de la louange. En Jésus, il a retrouvé la joie de vivre.
 
Sa conversion n’était pas sans risques: «S'ils découvraient la vérité, je serais en danger. Je pouvais être tué ou chassé de la maison, privé de mon héritage et désavoué.» Ses craintes étaient fondées: quand sa famille a appris qu’il allait à l’église, Anwar a été chassé de chez lui.

 
Un nouveau départ

Malgré le rejet de sa famille à cause de sa foi, Anwar s’est accroché à Dieu. Via son amie chrétienne, il a trouvé un hébergement et un emploi dans un Centre d’Espoir. Il a aussi retrouvé une nouvelle famille: l’Église.
 
Le jeune homme las et réservé a laissé place à une personne rayonnante et enthousiaste. Il ne regrette pas sa décision:
 
«Jésus est tout pour moi: mon frère, mon compagnon, mon meilleur ami. Jésus m'a vraiment sauvé la vie. Quand je voulais me suicider, Il m'a donné de l'espoir pour l'avenir».

Et il nous encourage: «Je dis à tous ceux qui vivent les mêmes circonstances: ayez du courage et faites confiance au Seigneur parce que ça vaut vraiment le coup!»
 

 
Sujets de prière :
  

Remercions Dieu d’avoir sauvé Anwar et pour la courageuse décision qu’il a prise.
 
Prions pour qu’une réconciliation soit possible entre Anwar et sa famille.
 
Prions pour qu’ils puissent à leur tour, découvrir l’amour véritable de Dieu envers eux.
 

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Pakistan : acquittés après 7 ans dans le couloir de la mort

Pakistan : acquittés après 7 ans dans le couloir de la mort

Ils ont passé 7 ans dans le couloir de la mort d’une prison pakistanaise. Condamnés à tort pour blasphème en 2014, Shaguftah Kausar et son mari Shafqat Emmanuel ont enfin été acquittés.

 

Ils ont passé 7 ans dans le couloir de la mort d’une prison pakistanaise. Condamnés à tort pour blasphème en 2014, Shaguftah Kausar et son mari Shafqat Emmanuel ont enfin été acquittés.

Shaguftah Kausar avait remplacé Asia Bibi dans sa tristement célèbre cellule du couloir de la mort. Cette chrétienne, mère de 4 enfants et son mari Shafqat Emmanuel viennent d’être acquittés par la Haute Cour de Lahore (Pakistan), suite aux pressions exercées par le Parlement européen. Cette décision tant attendue met un terme à des années d’errance policière et judiciaire.

Un procès constamment retardé
Après pas moins de 12 reports depuis avril 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, l’acquittement a fini par être prononcé par le tribunal. Le couple avait déjà fait appel de sa condamnation à mort en 2016. Mais le procès a été constamment retardé, laissant Shaguftah et son mari Shafqat croupir en prison.  8 ans au total, dont 7 dans le couloir de la mort! Le tout dans des conditions de détention très pénibles. Shafqat, grabataire depuis un accident survenu en 2004, est resté couché pendant toute sa détention. «Il était couvert d'escarres et on pensait qu'il allait mourir en prison», disaient les visiteurs. Quant à son épouse, également très éprouvée, elle est tombée en dépression.

Des aveux extorqués sous la pression
Shaguftah et Shafqat, avaient été arrêtés pour blasphème en 2013 et condamnés à mort en 2014. Ces chrétiens catholiques, tous deux analphabètes, avaient été reconnus coupables d'avoir envoyé des textes blasphématoires - en anglais qui plus est! - à des religieux islamiques.

Leur condamnation s’est inscrite dans le cadre de la loi très controversée sur le blasphème. Elle sert souvent de prétexte pour s'approprier des terres, régler des rancunes personnelles, des rivalités commerciales, etc.

En juillet 2013, leur accusateur, Muhammad Hussein, avait déclaré avoir trouvé dans son téléphone portable des textos insultant à la fois Mahomet et le Coran.

Les SMS auraient été envoyés depuis le téléphone portable de Shaguftah, un appareil perdu depuis un mois. Qui avait pu envoyer les prétendus messages? Sous la pression des policiers, eux-mêmes pressés par la vindicte des islamistes, Shafqat avait fini par avouer avoir envoyé les textos blasphématoires.

«La police a extorqué des aveux à Shafqat, ce qui est illégal», avait déclaré le défenseur des deux chrétiens à l’époque.

Entre-temps, ils ont changé d’avocat: Saif-ul-Malook, qui avait obtenu l'acquittement d'Asia Bibi en octobre 2018, a aussi obtenu celui de Shafqat et Shaguftah. Leur libération devrait intervenir cette semaine.

Source : World Watch Monitor

SUJETS DE PRIÈRE
Louons Dieu pour l'acquittement tant attendu de Shafqat et Shaguftah.
Prions pour que leur liberté soit effective et définitive.
Prions pour l'abrogation de la loi sur le blasphème au Pakistan.

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Prière urgente pour les chrétiens en Inde

Prière urgente pour les chrétiens en Inde

 

Face à la situation humanitaire désespérée en Inde et à la discrimination dont ils sont victimes, les chrétiens ont un besoin urgent de nos prières. 

L'Inde est en crise. La deuxième vague d'infections à la Covid-19 a rendu la situation peut-être pire que partout ailleurs dans le monde. Près de 20 millions d'infections ont été enregistrées à ce jour et les experts disent qu'en réalité, le nombre est bien plus élevé. Pour les chrétiens, la situation pourrait encore s'aggraver.

«Nous avons été frappés par des défis inimaginables, mais nous restons concentrés sur les plus persécutés pendant cette crise», déclare le pasteur Samuel, partenaire de Portes Ouvertes en Inde. 

Les chrétiens plus vulnérables
Solomon (pseudonyme), autre partenaire de Portes Ouvertes, nous dit: «Le virus s'est propagé rapidement dans les zones rurales, les petites villes et les villages. Les installations médicales y sont rares, ce qui peut entraîner un taux de mortalité élevé. La plupart des membres de notre communauté sont concentrés dans ces zones, ce qui les rend plus vulnérables.»

Nos partenaires d'Inde touchés par le virus 
Nos partenaires, bénévoles et leurs familles ont également été touchés. Certains sont dans un état critique, et plusieurs sont décédés. Solomon explique:

«Nous louons vraiment Dieu et remercions tous ceux qui prient pour l'Inde. Environ 12 de nos partenaires et membres de la famille ont récupéré de la Covid. S'il vous plaît, continuez à prier pour certains des partenaires qui ont perdu leurs proches et qui sont dans une grande douleur. Environ 35 de nos partenaires et des membres de leur famille sont encore en train de se remettre et deux d'entre eux sont sous oxygène.»

Ceux qui sont en bonne santé continuent à exercer leur ministère et à encourager les chrétiens qui survivent avec de maigres ressources et peu de nourriture:

«Nous faisons tout ce que nous pouvons pour fournir une aide d'urgence aux familles chrétiennes qui en ont désespérément besoin alors que les hôpitaux débordent et que la nécessité d’être secouru n'a jamais été aussi élevée», ajoute le pasteur Samuel.

Les discriminations continuent
Depuis un an, les chrétiens indiens qui refusent de renoncer à leur foi sont abandonnés à leur sort. Le pasteur Samuel continue:

«Nous avons vu d'innombrables actes de discrimination et les chrétiens sont ignorés dans la distribution de la nourriture.»
Nous avons appris que le 7 mai, les membres de plusieurs dénominations chrétiennes en Inde allaient jeûner et prier pour leur pays. 

Soutenir l'Église persécutée en Inde
Portes Ouvertes se tient aux côtés des chrétiens indiens depuis de nombreuses années, alors que ce pays monte dans le classement de l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens. Cette année, il est au 10e rang. En 2011, il était au 32e rang.

Votre aide permettra à nos partenaires locaux de continuer nos projets humanitaires sur place à court terme et à plus long terme.  

SUJETS DE PRIÈRE


Remercions Dieu car au sein de la crise, il permet que les chrétiens persécutés continuent à recevoir de l'aide.


Prions pour nos frères et sœurs chrétiens en Inde, alors que le nombre de cas de Covid-19 et de décès augmente.


Prions pour la guérison de nos partenaires malades et la protection de ceux qui sont encore en bonne santé.

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Défendre l'opprimé : condamné à deux ans de prison tandis que son épouse, a été condamnée à 11 ans d’emprisonnement.

L’édito de Camille
du 26 mars :
Défendre l’opprimé

« Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l’opprimé; Faites droit à l’orphelin, Défendez la veuve. » Ésaïe 1:17

Découvrez justement dans les actualités du jour des initiatives mises en place pour prendre la défense des opprimés, pour donner une voix à ceux qui n’en n’ont pas.

Sous la forme de manifestations comme à Paris, où douze organisations non-gouvernementales ont organisé hier un die-in (forme de manifestation dans laquelle les participants simulent la mort) place de la République pour dénoncer la complicité silencieuse de la France dans le contexte de la guerre du Yémen qui dure depuis 6 ans.

Une manifestation a également été organisée au Pakistan à Lahore pour demander au gouvernement de prendre des mesures concrètes contre la torture et les abus perpétrés par les forces de police.

En Chine, c’est grâce à un article paru dans Asia News qu’une église a été sauvée de la destruction. La publication de cet article a fait pression sur les autorités locales qui ont changé d’avis. Une belle victoire pour les membres de cette église !

L’ONG Article 18, dédiée à la protection de la liberté religieuse en Iran et qui prend la défense des chrétiens persécutés dans ce pays, dénonce la condamnation d’un couple de chrétiens, Homayoun Zhaveh atteint de la maladie de Parkinson et son épouse Sara Ahmadi. L’organisation appelle le tribunal à revenir sur sa décision.

En Italie, plusieurs personnalités ont lancé un appel au gouvernement azerbaïdjanais pour réclamer la libération des Arméniens, une soixantaine de militaires et de civils faits prisonniers au cours du conflit dans le Haut-Karabagh.

L’enseignement de la Bible est très clair, nous sommes appelés à prendre la défense de ceux qui souffrent, de ceux qui sont opprimés, maltraités ou exclus. Que ces actualités puissent nous inspirer à le faire !

Camille Westphal Perrier

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page

 

Iran : Un chrétien, atteint de la maladie de Parkinson, et son épouse condamnés à une peine de prison

Un couple de chrétiens iraniens a été condamné à une peine de prison accusés d’appartenir à une « association illégale » parce qu’ils faisaient partie d’une église de maison. 

Homayoun Zhaveh âgé de 62 ans et son épouse Sara Ahmadi 42 ans ont reçu une convocation vendredi dernier les sommant de se présenter à la prison d’Evin à Téhéran dans les prochains jours pour débuter leur peine de prison. Leur avocat demande un autre procès.

Le couple a été arrêté par des agents du ministère iranien du renseignement en juin 2019 alors qu’ils étaient en vacances avec plusieurs autres familles chrétiennes dans la ville d’Amol, près de la mer Caspienne rapporte Article 18. À la suite de cette arrestation, ils ont été détenus et interrogés.

Homayoun Zhaveh a été libéré un mois plus tard alors que Sara Ahmadi a passé 67 jours au total, dont 33 jours en isolement dans le quartier 209 du ministère du renseignement pendant lesquels elle a été soumise à une torture psychologique extrême.

L’homme a été condamné à deux ans de prison tandis que son épouse, également accusée de faire parti des dirigeants de l’église, a été condamnée à 11 ans d’emprisonnement. Ils ont été interdits de voyage à l’étranger ou d’appartenance à un groupe social ou politique pendant deux ans après leur libération, et ont été condamné à six mois de travaux d’intérêt général dans un centre pour handicapés mentaux.

En décembre leurs demandes en appel ont été rejetées, bien que la peine de Sara Ahmadi ait été réduite à huit ans. Dimanche 14 mars, ils ont été informés que leur dossier a été transmis à l’organe gouvernemental chargé de l’exécution des jugements, qui peut  les convoquer à tout moment.

Pour Mansour Borij d’Article 18, organisation dédiée à la protection et à la promotion de la liberté religieuse en Iran et qui prend la défense des chrétiens persécutés, la décision du tribunal de prononcer une telle peine de prison pour un homme de l’âge et de la condition de Homayoun Zhaveh qui est atteint de la maladie de Parkinson, uniquement pour son appartenance à une église de maison, serait « choquante » si ce n’était pas quelque chose d’aussi récurant en Iran.

« L’Iran a des antécédents de persécution systématique des chrétiens de langue persane, quels que soient leur âge, leur état de santé ou toute autre considération raisonnable. »

Lors de l’audience en appel de décembre dernier, l’avocat du couple de chrétiens a mis en exergue le fait que la loi n’est « pas claire » pour définir ce qui peut être interprété comme une « organisation illégale » puisque c’est ce qui est reproché à ses clients dans le contexte d’un groupe de chrétiens.

« Mes clients ont toujours insisté sur le fait qu’ils ne se sont livrés à aucune action contre la sécurité nationale et qu’ils ne nourrissent aucune animosité ou hostilité envers le gouvernement. »

En outre, l’avocat affirme que « la condition de santé d’Homayoun » ne lui permettrait pas de « prendre part à une quelconque anti- actions de sécurité, même s’il le souhaitait ».

Mansour Borji appelle l’Iran à « revenir immédiatement sur sa décision » et à « cesser de persécuter les chrétiens convertis comme Homayoun et Sara pour la pratique pacifique de leur foi. »

Les chrétiens sont régulièrement victimes de persécutions de la part du gouvernement en Iran comme l’atteste le cas d’Ebrahim Firouzi, chrétien accusé à tort de propagande contre l’État qui été emprisonné à plusieurs reprises et poussé à l’exil.

Le 9 mars dernier, c’est Julian Braithwaite, ambassadeur britannique auprès de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) qui s’est exprimé dans le cadre d’une session ordinaire du Conseil des droits de l’homme pour dénoncer, entre autres, les persécutions dont sont victimes les chrétiens en Iran.

C.P

Crédit image : vanchai tan / Shutterstock.com

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L’édito de Camille du 24 mars : La place de Dieu

L’édito de Camille du 24 mars : La place de Dieu

 

« Au nom de Dieu Tout-Puissant ! Le peuple et les cantons suisses, conscients de leur responsabilité envers la Création ». C’est par ces mots que commence le préambule de la constitution fédérale de la confédération suisse.

Cette référence à Dieu dérange Fabian Molina, un parlementaire suisse qui souhaite retirer cette mention. Il considère qu’elle contredit la neutralité de l’État en matière religieuse.

Si Dieu n’a pas sa place dans la constitution fédérale de la confédération suisse, en tant que chrétiens Dieu doit être au centre de notre vie, c’est là où est sa place.

En Chine, des chrétiens sont prêts à tout risquer pour mettre Dieu à sa juste place dans leur vie. Découvrez les témoignages bouleversants de croyants, emprisonnés à cause de leur foi, qui reviennent sur leur temps en captivité. L’année 2020 a été une année particulièrement difficile pour les chrétiens en Chine, le gouvernement ayant utilisé l’excuse de la pandémie pour faire fermer les lieux de cultes et procéder à des arrestations.

Aux États-Unis, une fusillade dans une épicerie de Bolder dans le Colorado qui a fait 10 morts relance le débat sur les armes à feu. Parmi les victimes, se trouve un officier de police, Eric Talley. Ce père de 7 enfants était connu pour être un fervent chrétien. Un homme qui avait mis Dieu à la bonne place, un homme comme témoigne son père, qui aimait sa famille et son Seigneur Jésus Christ.

En tant que chrétien, nos actions doivent refléter la place que Dieu occupe dans notre vie et c’est aussi le rôle de l’église que d’être un exemple. Dans le contexte de la gestion des violences sexuelles dans l’Église, l’archidiocèse de Cologne en Allemagne a tenu une conférence de presse pour présenter des réformes concrètes. Le cardinal Woelki promet de tout faire pour que l’Église devienne meilleure.

« Si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » nous dit la Bible dans Galates 2 verset 20. Tâchons nous aussi, de vivre une vie centrée sur Dieu, car lui seul comblera notre coeur.

Camille Westphal Perrier

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Chine : Découvrez les témoignages bouleversants de chrétiens persécutés

Les membres de l’église du Dieu Tout-Puissant dans la province de Henan sont régulièrement la cible du gouvernement chinois. Une chrétienne témoigne de la souffrance qu’elle a vécu.

En Chine, les chrétiens sont régulièrement condamnés simplement pour avoir été des membres actifs d’une église. Des chrétiens condamnés à faire de la prison témoignent après de Bitter Winter des tortures et des humiliations dont ils ont été victimes pendant leur détention. Bien que ces personnes soient aujourd’hui libérées, elles ont été impactée de manière durable par la persécution qu’elles ont connu en prison.

En novembre 2018, plus d’une centaine de membres de l’église du Dieu Tout-Puissant de la province de Henan ont été arrêtés au cours d’une opération policière. Une chrétienne membre de l’église condamnée à deux ans de prison à cause de sa foi qui a été libérée en novembre 2020 rapporte que la tâche de ses geôliers était de la convaincre d’abandonner sa foi.

« J’ai été emmené dans un bloc de cellules hautement gardé et le gardien de prison a arrangé deux prisonniers pour me surveiller et me contrôler. Leur tâche était de me faire abandonner ma croyance. »

Elle raconte les mauvais traitements qu’elle a subi, elle a notamment était contrainte par un gardien de rester au garde-à-vous 18 heures par jour pendant 14 jours consécutifs. La prisonnière n’avait pas le droit d’aller aux toilettes et devait prendre ces repas dans cette position inconfortable.

Elle raconte la faim qui la tenaillait car elle recevait peu de nourriture ainsi que la douleur dans ces pieds et ses jambes, endoloris par toutes ces heures passées sans bouger.

« Le quatrième jour, alors que je me tenais au garde-à-vous, mes pieds sont devenus engourdis, comme du plomb. Quand j’allais aux toilettes la nuit, je devais bouger lentement avec mes mains soutenant mes genoux. L’arrière de mes pieds et mes jambes étaient tous noirs. »

Trois minutes, c’est le temps qu’elle était autorisée à passer aux toilettes sinon quoi les autres prisonniers s’en prenaient à elle.

« Si je restais dans les toilettes pendant les trois minutes qu’ils ont fixées, les prisonniers criaient pour me pousser et versaient de l’eau froide sur mon corps. Comme ils me versaient de l’eau plus d’une fois, mes chaussures étaient toujours mouillées, ce qui gonflait encore plus mes pieds, de sorte que j’avais du mal à mettre mes pieds dans mes chaussures. Mes mains ont également commencé à être enflées et engourdies. »

« J’avais sommeil et faim, étourdi et énervé. » affirme la prisonnière qui rapporte qu’au bout de neuf jours de ce traitement son estomac était gonflé de douleur ce qui avait un impact sur son appétit et son sommeil, tandis que ses pieds et ses mains étaient « terriblement enflés ».

Après 14 jours, parce qu’elle refusait toujours d’écrire une déclaration « promettant de renoncer à sa foi », les gardiens l’ont forcé à rester assise 18 heures par jour sur un tabouret en plastique. Elle rapporte qu’elle souffrait alors « d’incontinence urinaire et fécale ».

« C’était très douloureux de s’asseoir sur le petit tabouret en plastique. »

Des sévices qui ont laissé des traces puisque la chrétienne maintenant libre explique qu’elle n’est toujours pas rétablie.

Bitter Winter a également interviewé un autre membre de l’église du Dieu Tout-Puissant de la province du sud-est du Jiangxi. Arrêté en juillet 2018 pour avoir aidé à la production de vidéos pour son église, il a été condamné à un an et dix mois de prison. Pendant sa détention, parce qu’il avait également refusé de signer des déclarations affirmant qu’il avait abandonné sa foi chrétienne, il a été contraint de rester immobile et enfermé dans une petite pièce sombre. L’homme rapporte également qu’il a été enfermé à deux reprises avec des prisonniers atteints de maladies mentales. Les prisonniers étaient incités à le battre et à recouvrir son visage avec une serviette tachées d’excréments.

Comme il ne cédait pas, les gardiens l’ont ensuite enfermé dans une cellule avec d’autres prisonniers où ils étaient forcés de rester immobiles sans pouvoir se parler.

« Dix-sept ou dix-huit prisonniers y ont été enfermés et nous avons été punis de rester immobiles plusieurs heures par jour, sans pouvoir bouger ni parler. »

L’ancien prisonnier rapporte également le manque de nourriture qui lui a fait perdre 15 kg, ainsi que la privation de sommeil.

« Nous étions réveillés toutes les demi-heures pour un appel nominal la nuit. Cela a continué à plusieurs reprises jusqu’à l’aube. »

La famille d’une autre chrétienne de la province de Henan, libérée de prison au début de l’année 2020 évoque la dégradation de l’état mental de l’ancienne prisonnière. Sa mémoire a été durablement détériorée par son temps en captivité et on lui a diagnostiqué un léger degré d’atrophie cérébrale.

« Nous allons toujours chercher notre nourriture au même endroit, mais elle ne s’en souvient jamais et ne peut s’en souvenir que si quelqu’un lui rappelle. »

Condamnée à huit ans de prison pour avoir été un membre actif de l’église du Dieu Tout-Puissant, elle a été durablement impacté par ces années de détention et d’humiliations.

L’année 2020 a été une année difficile pour la communauté de l’église du Dieu Tout-Puissant qui a été plus que jamais victime de persécutions. Le Parti communiste Chinois a utilisé l’excuse de la pandémie pour combattre la foi. Le Rapport annuel 2020 sur la persécution par le gouvernement communiste chinois de l’église de Dieu Tout-Puissant, indique qu’entre « janvier et mars, les autorités de la ville de Pizhou, province du Jiangsu, ont fermé au moins 111 sites de rassemblement chrétiens pour des raisons de contrôle de l’épidémie, détruisant également les symboles religieux ».

Sous prétexte de contrôler l’épidémie, 7 055 membres de l’église ont été arrêtés en 2020.

C.P

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la Parole se libère

 

Difficile de passer à côté du hashtag #MeTooInceste ces derniers jours sur les réseaux sociaux. 

C’est le collectif #NousToutes qui a lancé ce hashtag le weekend dernier dans le sillage de la publication du livre de Camille Kouchner. Elle expose les agissements incestueux de son beau-père, Olivier Duhamel, envers son frère qui était à l’époque des faits âgé de 13 ans. Une initiative qui a provoqué une véritable déferlante de publications sur les réseaux sociaux.

Un mouvement qui libère la parole des victimes d’inceste alors qu’en France on estime que 6,7 millions de personnes ont subi ce type d’abus sexuels.

La parole se libère en France, mais également en Chine, sur un autre sujet : celui de la persécution des chrétiens.

À Chengdu, capitale de la province du Sichuan en Chine, une mère de famille chrétienne appartenant à l’église Early Rain Covenant Church a écrit une lettre ouverte au maire de sa ville pour dénoncer la persécution dont sont victimes les chrétiens. Malgré les menaces qui pèsent maintenant sur elle, la chrétienne s’est déclarée prête à assumer  « les conséquences de sa décision ».

Les États-Unis et le Royaume-Uni prennent aussi la parole pour s’insurger contre les prélèvements d’organes forcés sur les prisonniers politiques et les minorités religieuses qui se déroulent actuellement en Chine. Les deux nations comptent bien agir contre « cet esclavage moderne ».

La parole se libère parfois pour dénoncer comme c’est le cas dans les trois actualités énoncées ci-dessus et parfois c’est pour mieux comprendre une communauté ou combattre les clichés qui l’entourent. C’est précisément ce que le quotidien La Croix a souhaité faire en publiant une grande enquête, mardi 19 janvier sur les chrétiens évangéliques de France.

Le quotidien pose la question suivante : « L’extrême diversité du courant évangélique ne doit-elle pas inciter à davantage de nuances ? ».

En tant que chrétiens nous savons que la vérité réside en Jésus et que le reste n’est que sujet à l’interprétation. « Je suis le chemin la vérité et la vie. » nous dit le Christ dans Jean 14:16.

Néanmoins, si la recherche de la vérité n’est pas toujours évidente nous devons tout de même nous y astreindre. Et aussi célébrer la libération de la parole, lorsqu’elle expose les dérives sexuelles, ces secrets de famille qui viennent détruire ceux que l’on devrait protéger : les enfants. De même lorsqu’elle expose les persécutions dont sont victimes les chrétiens, grâce à des personnes ou des institutions qui ont le courage de leur conviction.

Enfin, célébrons la libération de la parole (et le quotidien La Croix) lorsqu’elle vient mettre en lumière une communauté chrétienne, ces qualités, ces défauts et surtout son zèle à suivre Jésus et à aimer les autres !

Camille Westphal Perrier

En Chine, une chrétienne écrit une lettre ouverte au maire de Chengdu pour dénoncer la persécution des chrétiens

Cette mère de famille a depuis été convoquée et interrogée par la police mais elle se dit prête à subir « les conséquences de sa décision ».

Chengdu est la capitale de la province du Sichuan en Chine. Une chrétienne appartenant à l’église Early Rain Covenant Church a écrit une lettre ouverte au maire de cette ville pour dénoncer la persécution dont sont victimes les chrétiens.

Les chrétiens de la Early Rain Covenant Church sont victimes de persécutions et discriminations en Chine. Leur pasteur, Wang Yi, est toujours placé en détention.

Une mère de famille, Shu Qiong, a décidé de plaider la cause de sa communauté en écrivant au maire de sa ville. Suite à l’intervention de la police à son domicile en son absence le 14 janvier dernier, elle demande une intervention officielle contre la persécution causée par la police.

China Aid en a publié une copie sur son site.

« Au cours des deux dernières années, les fonctionnaires du gouvernement, en particulier la police, ont constamment persécuté les membres de l’église que je fréquente. Aujourd’hui, j’ai personnellement vécu cette tragédie alors que les policiers ont empiété sur ma foi chrétienne, ma sécurité personnelle et mes biens. Les fonctionnaires des départements administratifs de Chengdu, la ville que vous supervisez, en particulier le département de la sécurité publique, ont empiété sur la foi, la sécurité personnelle et la possession de chrétiens innocents, comme cela m’a été fait aujourd’hui, à plusieurs reprises au cours des deux dernières années. La police a illégalement placé des chrétiens de mon église en détention administrative, confisqué illégalement leurs biens, battu un membre de l’église, coupé l’eau, l’électricité, le chauffage et Internet à certains de leurs endroits, a forcé certaines familles à quitter leurs maisons, a menacé certains des citoyens à la maison, certains ont été licenciés de leur travail, ont scellé leurs portes avec des cadenas, ont séparé les enfants de leur mère et ont gardé certains membres d’église de l’ERCC sous surveillance 24 heures sur 24… Dans le passé, j’ai été témoin de la façon dont la police a empiété sur les autres, et maintenant, cela m’est arrivé. »

Shu Qiong continue en expliquant que deux boîtes de cahier de dévotion, placées dans son dressing, avaient disparu. La mère se rend alors au commissariat, en compagnie de son plus jeune fils âgé de 9 mois. La police l’informe alors que ses documents lui avaient été confisquées parce qu’elle était “impliquée dans une affaire”. Mais elle n’a “aucune idée du crime” qu’elle aurait commis.

Alors elle interroge :

« Pourquoi le département de la sécurité publique n’a-t-il pas dit mon crime en confisquant mes affaires personnelles pour traiter l’affaire ? Pourquoi personne ne m’a informé de la façon dont les fonctionnaires du département de la sécurité publique sont entrés chez moi ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? »

Mais les agents lui affirment qu’ils n’ont pas besoin de montrer de papier pour traiter une affaire et que la Early Rain Covenant Church est une secte.

La mère de famille interpelle désormais le maire :

 » – Les agents de la Sûreté de l’État sont-ils autorisés à forcer la porte d’un citoyen à s’ouvrir, à inspecter son logement et à confisquer les biens d’un citoyen sans montrer aucun document légal ?
La Early Rain Covenant Church est-elle une secte ? Comment définissez-vous une secte ? Par quelle loi faites-vous la définition ? Quelle est la limite du pouvoir du gouvernement ? Le gouvernement est-il autorisé et qualifié pour juger une église ?
Le gouvernement va-t-il intervenir lorsque ses services administratifs empiètent sur la liberté de religion, la sécurité personnelle et les biens des citoyens ? »

Shu Qiong lui fait enfin part de son inquiétude :

« Je ne sais pas quand la police va forcer illégalement ma porte à s’ouvrir et menacer ma sécurité personnelle ainsi que la sécurité de mes biens. »

Après publication de cette lettre, Shu Qiong a été convoquée et interrogée par la police le 16 janvier. On lui a demandé de ne plus participer à des “rassemblements illégaux” et d’inscrire son fils dans une école publique. Deux demandes rejetées par la chrétienne qui affirme être prête à “subir les conséquences de sa décision”.

M.C.

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Nigeria : L’État Islamique exécute 5 chrétiens et publie la vidéo de leur mise à mort

Nigeria : L’État Islamique exécute 5 chrétiens et publie la vidéo de leur mise à mort

 

4 janvier 2021

« C’est un avertissement aux chrétiens de toutes les régions du monde et à ceux du Nigeria. […] Utilisez la tête de ces cinq de vos frères pour continuer vos célébrations impies. »

Le jour de noël, onze chrétiens avaient été enlevés par des djihadistes à Garkida, au Nigeria. Le 29 décembre, l’agence de presse de l’État islamique, AMAQ, a publié dans une vidéo l’exécution filmée de cinq d’entre eux par les membres de l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Morning Star News explique que la vidéo montre cinq membres de l’ISWAP alignés derrière cinq hommes vêtus de tenues orange, agenouillés, les mains dans le dos. On ordonne à ces hommes à genoux de dire leur nom. Ces derniers s’exécutent et ajoutent, « je suis chrétien ».

L’un des djihadistes affirme alors qu’il s’agit d’une menace à l’encontre des chrétiens « de toutes les régions du monde » et du Nigeria.

« C’est un avertissement aux chrétiens de toutes les régions du monde et à ceux du Nigeria. Nous n’avons pas oublié ce que vous avez fait à nos frères de la ville de Zangon Kataf et d’autres régions du Nigeria. Utilisez la tête de ces cinq de vos frères pour continuer vos célébrations impies. »

À ces mots, les chrétiens sont abattus.

Il s’agirait, selon Morning Star News, de Uka Joseph, Sunday, Wilson, Joshua Maidugu et Garba Yusuf.

Moses Abarshi serait le frère d’une des victimes. Il témoigne auprès de Morning Star News :

« Que le sang de ces martyrs continue de parler pour l’Évangile. Que l’église ne soit pas effrayée et découragée, au nom de Jésus ! »

M.C.

Crédit image : Morning Star News

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Un « véritable carnage » en RDC : 22 civils assassinés

Un « véritable carnage » en RDC : 
22 civils assassinés

Un groupe d’origine ougandaise affilié à l’Etat islamique sème la terreur en République démocratique du Congo. On dénombre pas moins de 1157 civils massacrés en 13 mois, dont 22 le 4 janvier dernier. 

Le Centre d’études pour la promotion de la démocratie et des droits fondamentaux (CEPADHO) dénonce le massacre perpétré à l’encontre de civils lundi 4 janvier, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) dans la région du Nord Kivu.

C’est dans une note diffusée par l’Agence Fides que l’ONG relate un « véritable carnage » qui s’est déroulé entre 19h et 21h faisant 22 morts ainsi que des dégâts matériels.

« L’attaque à la base d’un véritable carnage s’est réalisée entre 19 et 21h00 locales de lundi 4 janvier, à en croire des sources concordantes. Elle a occasionné le massacre d’au moins 22 civils dont 6 membres d’une même famille, sans compter les disparus et les autres dégâts matériels. »

D’après Donat Kiwana, administrateur du territoire de Beni, dix des 22 personnes assassinées étaient des femmes.

Une attaque terroriste commise par les « forces pour la défense de la démocratie » (ADF), un groupe d’origine ougandaise qui sème la terreur en RDC. Depuis peu affilié à l’Etat islamique, le groupe a pris le nom de Madina aTauheed Wau Mujahedeen   qui signifie en français, « la ville des monothéismes et des saints combattants ».

En 13 mois, c’est 1157 civils qui ont été massacrés par ces terroristes, comme le rappelle l’ONG congolaise. Des attaques « en représailles aux offensives lancées contre eux par les forces armées de RDC « .

Le CEPADHO évoque également un autre massacre, le 31 décembre 2020 qui a entraîné la mort de 22 personnes, « transformant ainsi en pleurs l’allégresse attendue à l’occasion des festivités du 1er janvier 2021 ».

C.P

Crédit image : Ben Houdijk / Shutterstock.com

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Pakistan: le sort d’une jeune chrétienne kidnappée entre les mains de la justice
Il y a 2 jours
 

 

Le 18 octobre dernier, une jeune chrétienne de 13 ans a été enlevée et mariée de force au Pakistan. Les tribunaux se sont saisis de l'affaire.

Cela s'est passé le 18 octobre, à Karachi, au Pakistan. Ali Azhar, un musulman de 44 ans, a enlevé Arzoo, une jeune chrétienne de 13 ans. Deux jours après l'incident, la police informe le père d'Arzoo que le ravisseur a présenté un certificat de mariage. Celui-ci indique qu'Arzoo a 18 ans et certifie qu'elle s'est convertie à l'Islam. Deux semaines plus tard, la Haute Cour du Sind accorde la garde d'Arzoo au kidnappeur. En raison de manifestations, les juges ordonnent finalement à la police lundi 3 novembre d'assurer la libération de la jeune fille. Un signal positif pour la minorité chrétienne, rarement défendue par la justice au Pakistan.

Pour une décision judiciaire qui protège des abus 
Les chrétiens de l'entourage d'Arzoo s'inquiètent de savoir s'ils pourront bénéficier d'un procès équitable et si leur famille sera suffisamment protégée. Un contact sur place explique: «Les chrétiens du Pakistan aiment leur pays. Beaucoup d'entre eux s'engagent pour son développement. Ils prient sincèrement que justice leur soit rendue dans les prochains jours, et que les tribunaux créent un précédent clair. Une telle décision permettrait de clarifier que les enfants, quelle que soit leur appartenance religieuse, seront à l'avenir protégés contre les abus [...] conformément aux lois du pays qui limitent leur mariage. Arzoo est le visage de beaucoup d'autres enfants mariés de force.»

Libre, la jeune fille n'a cependant pas encore pu retourner auprès de sa famille. Elle est actuellement détenue par l'État, qui assure sa prise en charge. 

Appartenance à l'islam irrévocable 
Lors d'une première audience au tribunal, Arzoo a récité la profession de foi de l'islam et a témoigné qu'elle était désormais musulmane. Les chrétiens locaux indiquent qu'elle a également déclaré avoir 18 ans et donc l'âge légal du mariage. «C'est un coup dur pour les chrétiens du pays», a commenté un dirigeant chrétien. «Ses réactions, ses réponses et son comportement sont ceux d'un enfant qui a subi un lavage de cerveau.»

Le tribunal a ordonné des examens médicaux pour confirmer l'âge de la jeune fille. Ceux-ci pourraient prouver la minorité d'Arzoo et confirmer les déclarations de ses parents. Mais même si le tribunal annulait le mariage forcé et rendait la fille à ses parents, elle ne pourrait pas reprendre sa vie normale. Selon les avocats, elle resterait officiellement musulmane. «La situation est très tendue. Nous sommes heureux de la récente décision du tribunal de faire arrêter l'homme qui a enlevé, maltraité et forcé Arzoo à se marier. Mais il pourrait y avoir des troubles publics et des violences parce qu'elle a avoué être musulmane», relaient des chrétiens de l'entourage de la jeune fille pakistanaise.

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Au Laos, les chrétiens sont encore obligés de prier en cachette

Au Laos, les chrétiens sont encore obligés de prier en cachette

Les chrétiens du Laos font régulièrement face à différentes formes de discrimination et de harcèlement. Une situation qui stagne voire qui empire malgré l’engagement pris par le gouvernement communiste de protéger leurs droits.

Coincé entre le Vietnam, la Chine, la Birmanie et la Thaïlande, le Laos est généralement connu des touristes pour son terrain montagneux et ses monastères bouddhistes. Il l’est moins pour les multiples et nombreuses formes de discrimination et de harcèlement dont les chrétiens sont la cible. Ces derniers ne représentent que 2% des quelque 7 millions d’habitants que compte le pays mais sont régulièrement pris à partie par la population ce qui les oblige à pratiquer leur foi à huis clos.

 

2% de catholiques

Pendant des décennies, la propagande du gouvernement – communiste – laotien a décrit le christianisme comme un instrument d’influence servant à soutenir l’impérialisme occidental (le Laos est une ancienne colonie française, ndlr). Le pouvoir communiste surveille et contrôle ainsi toute activité religieuse, même celle des églises enregistrées. « Tous les rassemblements doivent être déclarés, ce qui oblige les églises de maison à opérer dans la clandestinité », rapporte l’ONG chrétienne Portes ouvertes. « Les nouveaux convertis sont accusés de s’exclure d’eux-mêmes de la communauté et sont persécutés par leur famille élargie, les autorités locales et les responsables religieux ».

Aujourd’hui, dans la capitale, Vientiane, et d’autres grandes villes les chrétiens peuvent pratiquer leur foi relativement librement. Mais dans les communautés rurales les fonctionnaires agissent souvent contre eux en toute impunité : les autorités des villages ainsi que les autres habitants les considérant comme des « éléments négatifs », ils sont souvent l’objet de brimades et peuvent être, dans certains cas, expulsés de leur village, arrêtés et emprisonnés

 

Cinq jeunes adultes et un bébé ont ainsi été contraints fin juillet de quitter leur village situé au nord du pays après qu’une foule ait pris d’assaut leurs habitations « armée de fusils, de marteaux et d’autres outils de menuiserie », souligne encore l’ONG Portes ouvertes qui précise que « la communauté avait peur que les esprits du village soient perturbés et tuent les habitants si les chrétiens continuaient à croire en Dieu ».

D’après UCA News, le gouvernement laotien a approuvé une loi en décembre dernier permettant aux chrétiens de célébrer des messes et de prêcher leur foi sans être dérangés, en obéissant toujours aux règles et règlements du pays. Mais cette dernière n’est toujours pas – ou mal – appliquée dans les zones rurales.

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