Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

concile vatican ii

Jésus répond à ces disciples: « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 10,2-16.

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.
Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.
Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »
Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Concile Vatican II


Déclaration sur l'Éducation chrétienne « Gravissimum Educationis », 3; 28 octobre 1965 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Laissez les enfants venir à moi »


Les parents, parce qu'ils ont donné la vie à leurs enfants, ont la très grave obligation de les élever, et à ce titre ils doivent être reconnus comme leurs premiers et principaux éducateurs. Le rôle éducatif des parents est d’une telle importance que, en cas de défaillance de leur part, il peut difficilement être suppléé. C’est aux parents, en effet, de créer une atmosphère familiale, animée par l’amour et le respect envers Dieu et les hommes, telle qu’elle favorise l’éducation totale, personnelle et sociale, de leurs enfants. La famille est donc la première école des vertus sociales nécessaires à toute société. 

            Mais c’est surtout dans la famille chrétienne, riche des grâces et des exigences du sacrement de mariage, que dès leur plus jeune âge les enfants doivent, conformément à la foi reçue au baptême, apprendre à découvrir Dieu et à l’honorer ainsi qu’à aimer le prochain ; c’est là qu’ils font la première expérience de l’Église et de l’authentique vie humaine en société ; c’est par la famille qu’ils sont peu à peu introduits dans la communauté des hommes et dans le Peuple de Dieu. Que les parents mesurent donc bien l’importance d’une famille vraiment chrétienne dans la vie et le progrès du Peuple de Dieu lui-même.

 

Méditation de l'évangile

père Gabriel

Jésus et le Mariage

A la question des pharisiens, question posée pour le piéger, Jésus, dans sa réponse, va nous dire ce qu'Il pense du mariage et du couple.

 

Réponse à la question des pharisiens : “Dis-nous s'il est permis de répudier sa femme pour n'importe quelle raison ?”

A la question des pharisiens, question posée pour le piéger, Jésus, dans sa réponse, va nous dire ce qu'Il pense du mariage et du couple.

“Et des pharisiens s'approchèrent de Lui pour le mettre à l'épreuve et Lui dirent : dis-nous s'il est permis de répudier sa femme pour n'importe quelle raison ?” (Mt 19,3). Ce n'est donc pas nouveau que cette instabilité du mariage…

Jésus va d'abord rappeler ce que Dieu a fait au commencement et ce qui fonde la réalité du mariage. Jésus ne parle pas de la Loi, mais de ce qui est. Dieu a d'abord créé l'homme et la femme complémentaires, mâle et femelle. Il a voulu que l'homme quitte son père et sa mère pour s'attacher à sa femme. Ils ne sont plus deux mais une seule chair. Qu'un homme ne s'avise donc pas de séparer ce que Dieu a uni.

Cette recherche consciente de l'unité dans la complémentarité et dans la constance est le propre de l'homme. Dieu a créé l'homme à son image. Et Dieu est Un. L'Amour n'existe chez lui qu'entre les personnes divines. Il a voulu cette même unité entre l'homme et la femme dans le mariage et c'est ce qui le rend unique et indissoluble.

Jésus répond donc aux pharisiens en ces termes :

“N'avez-vous pas lu dans l'Ecriture que Celui qui a tout fait dès le commencement les fit mâle et femelle ? Et Il a dit: à cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair. Qu'un homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni” (Mt 19, 4-6).

Mais ce que Jésus ajoute à la Loi à la fin, à partir de la phrase : “De sorte qu'ils ne seront plus deux”…, nous montre à l'évidence que l'homme doit mener un combat intérieur pour réaliser le plan de Dieu sur le couple humain, et son unité absolue. C'est là, encore une fois que se joue la liberté chrétienne. Elle doit choisir, quoiqu'il lui en coûte, le chemin de la fidélité : “Qu'un homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”.

Jésus nous laisse donc entendre que l'amour conjugal est un amour unique, intangible, inspiré par Dieu lui-même et que l'instinct, si profond soit-il, doit être dominé, avec l'aide du Seigneur, pour ne pas détruire l'unité voulue par Lui, entre l'homme et la femme.

Les apôtres ne suivent que difficilement Jésus dans sa rigueur vis-à-vis du mariage et au sujet de son indissolubilité. Ils disent donc à Jésus :

“Si telle est la condition de l'homme avec les femmes, mieux vaut donc ne pas se marier. Il leur dit : tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux auxquels cela a été donné. Car il y a des eunuques qui sont nés tels dès le sein de leur mère ; et il y a des eunuques qui ont été rendus tels par les hommes ; et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne !” (Mt 19, 10-12).

Jésus, dans ce texte ne fait pas l'apologie du célibat comme la voie la meilleure. Mais Il souligne à son sujet deux points très importants. Ce don total est la réponse à un appel personnel : “Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux auxquels cela a été donné”.

           Et en plus Jésus n'envisage la possibilité du célibat qu'en vue du Royaume, pour le seul service du Royaume.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.

Des pharisiens abordèrent Jésus et pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »

 

Jésus nous conduit dans la voie de l’unité et de la fidélité. La clarté et la netteté de ses Paroles peut mettre beaucoup en difficulté dans le contexte actuel. Il est délicat d’affirmer ces vérités énoncées aujourd’hui dans le milieu culturel qui est le notre. Nous connaissons tous des couples qui se sont séparés, et nous connaissons les blessures et les douleurs que portent ces personnes ainsi que leurs enfants. Conscients de ces douleurs, il nous faut les soulager et les aider dans la mesure de notre possible. Etre fidèles à la Parole de Jésus et être accueillant à ces personnes qui ont vécu un échec dans leur relation est un vrai défi ! Quelle que soit la manière dont nous ayons été conçu, quel que soit l’accueil que nous avons reçu de nos parents, le commandement de l’Amour de Dieu se réalise en nous après de très longues années de purification. Les blessures de l’enfance ne sont pas pas sans lien avec ce que vivent aujourd’hui beaucoup de couples divisés. « Derrière » la vie des enfants se reproduit la vie des adultes. Nous prions pour nos familles afin quelles trouvent la beauté du plan d’Amour de Dieu sur elles. Nous sommes appelés à refléter entre nous l’unité de l’Amour de Dieu. Nous voulons vivre dans la communion comme Dieu est communion d’amour, Père Fils et Saint Esprit.

Jésus répliqua : « C’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi.

Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu’un. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Notre origine contient tous les déploiements du don de Dieu car nous réalisons « l’unité » de nos parents dans le plan de l’amour de Dieu ! Pour accueillir cette Parole, il nous faut en entendre toute la force spirituelle. Un papa et une maman sont les « instruments vivants de son Amour ! » Ils vont permettre à notre vie de surgir dans cet Amour. Reconnaître la présence du Dieu Amour dans notre vie est très guérissant. Nous sommes à l’image de Dieu et c’est lui qui nous unifie. Une humanité nouvelle, régénérée par la Passion de Jésus et la compassion de Marie peut renaître. Une nouvelle vie divine est enfantée en nous par la Croix de Jésus. Marie ainsi que Jean l’Apôtre y sont présents. Jésus qui a été abaissé a souffert la Passion, il a trouvé en Marie une grande compassion. Au pied de la Croix, elle est la Femme qui est devenue notre mère en Jésus son fils crucifié.

On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement

Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. Les fruits de l’Amour dans notre vie sont liés à l’Amour divin qui agit dans notre humanité. Nous sommes engagés dans la voie de l’unité, de la fidélité et de la fécondité de l’Amour de Dieu. Cela demande un véritable dépassement de soi qui est toujours héroïque. Peu à peu notre amour humain est conduit et transformé pour participer à l’amour même du Père pour le Fils. Nous devenons ainsi participants de l’amour de Dieu. Nos deux parents ne sont pas seuls dans leur engagement. Sans la présence de Dieu à nos côtés, nous ne pouvons pas réussir notre engagement à aimer pour toujours la même personne. C’est pourquoi l’aide de Dieu-Trinité qui est communion d’amour, est l’appui nécessaire pour mener à bien notre engagement. C’est l’Esprit Saint, qui uni à notre esprit, peut nous permettre d’aller, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir de l’amour. Jésus, le Verbe Eternel de Dieu, le Fils bien-aimé du Père a pris chair de la Vierge Marie dans une famille humaine. Grâce à Lui, nous accédons à la filiation divine. Cette vie nouvelle est donnée dans la famille. Dieu qui est à l’origine de notre vie, bâtit pour l’homme une compagne qui lui soit assortie. Nous contemplons le fondement de l’œuvre de Création de Dieu qui est profonde et fondamentale à la formation de toute société.

Prière

Seigneur accorde nous la grâce pour ma famille, celles de notre paroisse et pour toutes les familles du monde, pour qu'elles ne soient jamais séparées, et accordez votre miséricorde aux victimes des familles mutilées.

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog et Facebook et Twitter

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 7,1-8.14-15.21-23.


En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Réflexion

Prière
 « Viens, Esprit de sainteté, viens Esprit de lumière, viens Esprit de feu, viens nous embraser. »
Donne-moi, Seigneur, un cœur qui écoute afin de me laisser modeler par ta Parole ssans hypocrisie.

Reflexion
« Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. »
Des pharisiens viennent à Jésus pour le mettre à l’épreuve sur l’application de certaines traditions en vigueur à l’époque. La réponse de Jésus est tranchante : il les nomme « hypocrites » ! C’est peut-être l’un des adjectifs les plus forts de tout l’Évangile et qui nous renvoie à la scène de la colère de Jésus dans le Temple. Visiblement certains sujets sont sensibles pour Jésus. Cela ne nous le rend que plus proche !
Ici, comme dans la scène du Temple, Jésus semble vouloir faire sortir les scribes et les pharisiens de l’erreur dans laquelle ils sont tombés. Et quelle est cette erreur ? Celle de se dessiner un Dieu à leur mesure et de négliger ses commandements pour observer les traditions humaines. La réaction de Jésus est sévère car l’enjeu est de taille : il s’agit de laisser Dieu être Dieu, de nous apprendre à ne pas enfermer la miséricorde de Dieu dans nos habitudes, la routine, « cela a toujours été comme ça » et de ne pas engourdir notre relation à Dieu par des pratiques uniquement extérieures.Est-ce que je laisse Dieu être Dieu dans ma vie ?
« Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Avec quelle passion, quelle patience, quel amour Jésus continue-t-il à nous instruire ! Tout dans sa vie sur terre – ses miracles, ses discours, ses « coups de colère », ses regards transformants – sont une révélation divine. Oui, mettons-nous à l’école de Jésus et laissons-nous instruire par lui… peut-être même, laissons-nous renouveler par lui. Car si nous faisons l’expérience quotidienne de nos limites : autant spatiales, temporelles que notre incapacité à faire le bien, Dieu est omniprésent et tout-puissant. Il n’a pas de limites. En quelque sorte, notre relation intime avec lui – par l’écoute de la Parole, par l’oraison, par la réception des sacrements, par le service au pauvre – n’aura de cesse de nous renouveler, de nous purifier, de nous fortifier sans limites !

Résolution
Accueillons cet Évangile qui s’actualise aujourd’hui, et osons nous demander : quelle part du pharisien, de l’hypocrite a besoin d’être évangélisée en moi ? Et remettons avec grande confiance cette partie sombre de notre vie entre les mains d’un Dieu qui est tout-puissant !

Chantal de Baillenx, 

Concile Vatican II


Constitution dogmatique sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 82
« C'est du dedans, du cœur de l'homme » : le cœur de chaque homme, source de paix ou de guerre ?


Il est clair que nous devons tendre à préparer de toutes nos forces le moment où, de l'assentiment général des nations, toute guerre pourra être absolument interdite. (...) La construction courageuse de la paix exige très certainement que [les responsable politiques] ouvrent leur intelligence et leur cœur au-delà des frontières de leur propre pays, qu'ils renoncent à l'égoïsme national et au désir de dominer les autres nations, et qu'ils entretiennent un profond respect envers toute l'humanité, qui s'avance avec tant de difficultés vers une plus grande unité. Que tous prennent garde cependant de ne pas s'en remettre aux seuls efforts de quelques-uns, sans se soucier de notre état d'esprit personnel. Car les chefs d'État, qui sont les répondants du bien commun de leur propre nation et en même temps les promoteurs du bien universel, sont très dépendants des opinions et des sentiments de l'ensemble de la population.

            Il est inutile de chercher à faire la paix tant que les sentiments d'hostilité, de mépris et de défiance, tant que les haines raciales et les partis pris idéologiques divisent les hommes et les opposent. D'où l'urgence et l'extrême nécessité d'un renouveau dans la formation des mentalités et d'un changement de ton dans l'opinion publique. Que ceux qui se consacrent à une œuvre d'éducation, en particulier auprès des jeunes, ou qui forment l'opinion publique, considèrent comme leur plus grave devoir celui d'inculquer à tous les esprits de nouveaux sentiments générateurs de paix. Nous avons tous assurément à changer notre cœur et à ouvrir les yeux sur le monde, comme sur les tâches que nous pouvons entreprendre tous ensemble pour le progrès du genre humain.    


 

Homélies du Père Gilbert Adam

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : 

Écoutez-moi tous, et comprenez bien.

Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.

Jésus nous invite à être attentif au commandement de l’amour. Il nous oriente sans cesse vers un culte « en esprit et en vérité. » L’alliance avec Dieu se noue dans le cœur et se vit dans la qualité de notre relation à Dieu et aux autres. Il nous est possible d’avoir un double langage, de paraître et de ne pas être. Il peut nous arriver d’être détachés de la source et de ne plus nous aimer les uns les autres. Jésus reprend la Parole : "Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi." Il démasque alors une manière toute extérieure de fonctionner qui ne vient pas du cœur. Elle se vérifie chaque jour dans nos rapports les uns avec les autres. Nous découvrons que Dieu n’est plus la source de notre vie. Jésus dit : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses. » Elles disent que nous sommes en dehors de Dieu. Dieu a mis dans notre cœur, un amour infini, pour lui et pour nos frères, une possibilité de revenir à lui, de lui rendre grâce pour tout ce qu’il nous donne, d’être émerveillés de ses dons et de partager ensemble cette merveille.

Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens 

 au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus, pour la première fois, traite ses interlocuteurs d’hypocrites : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » La source véritable de l’impureté est dans le cœur de l’homme et non dans les gestes qu’il pose. L’enjeu de cette déclaration est considérable, car si la pureté ne réside pas dans des rites mais dans la droiture du cœur, un païen fidèle peut trouver place dans le Royaume qu’annonce Jésus ! Cette joie qui nous habite alors vient de Dieu, elle doit retourner à Dieu pour lui rendre grâce. L’amour que nous nous portons vient de Dieu, cet amour merveilleux retourne à Dieu. C’est cet amour qui purifie notre cœur et le rend pur, bon. « Dieu puissant, de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l’amour de ton nom, » dit la prière. Un cœur bon est un cœur filial qui se reçoit de Dieu et qui retourne à lui dans l’action de grâce.

Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 

C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Nous sommes ce lien d’amour avec Dieu, amour surabondant qui jaillit dans notre cœur à partir de l’amour infini du cœur de Dieu. Dans cet émerveillement, l’amour refluant vers sa source surabonde à nouveau. Alors nous pouvons nous aimer les uns les autres. Ce mouvement d’amour infini, c’est le mouvement d’amour du cœur de Dieu, la perle la plus précieuse qui soit. « Mettez la parole de Dieu en application, ne vous contentez pas de l’écouter, ce serait vous faire illusion. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans le malheur. » C’est dans ce mouvement d’amour que nous trouvons la vie.

Seigneur nous te demandons la grâce de nous tourner vers le cœur de Dieu, pour recevoir le courage et la force d'agir avec un coeur pur sans hypocrisies.

Voir les commentaires

successeurs immédiats des apôtres

Timothée et Tite 

successeurs immédiats des apôtres

Concile Vatican II


Décret sur la charge pastorale des évêques « Christus Dominus », 1-2,6
(Le Concile Vatican II, 1962-1965; édition intégrale définitive; coll.
Le Magistère de l'Église; trad. R. Winling; Éd. du Cerf, 2003)

 

Tout comme le Christ Seigneur, Fils du Dieu vivant, qui est venu pour sauver son peuple de ses péchés et pour sanctifier tous les hommes, a été lui-même envoyé par le Père, de même il a envoyé ses apôtres (Jn 20,21) qu'il a sanctifiés en leur donnant le Saint-Esprit, pour qu'eux aussi glorifient le Père sur la terre et contribuent au salut des hommes, « en vue de l'édification du Corps du Christ » qui est l'Église (Ep 4,12). Dans cette Église du Christ, le Pontife romain, en tant que successeur de Pierre, à qui le Christ a confié ses brebis et ses agneaux à paître (Jn 21,15s), jouit, par institution divine, du pouvoir suprême, plénier, immédiat et universel pour la charge des âmes. (...)

             Mais les évêques, eux aussi, établis par le Saint-Esprit, prennent par succession la place des apôtres comme pasteurs des âmes, et ensemble avec le Souverain Pontife et sous son autorité, ils ont été envoyés pour assurer la permanence de l'œuvre du Christ, Pasteur éternel. En effet, le Christ a donné aux apôtres et à leurs successeurs l'ordre et le pouvoir d'enseigner toutes les nations, de sanctifier les hommes dans la vérité et de les paître. Par conséquent, par l'Esprit Saint qui leur a été donné, les évêques sont devenus de vrais et authentiques maîtres de la foi, pontifes et pasteurs. (...)

            En qualité de successeurs légitimes des apôtres et de membres du collège épiscopal, les évêques se sauront toujours unis entre eux et feront preuve de sollicitude pour toutes les Églises, puisque, en vertu de l'institution divine et des devoirs de la charge apostolique, chacun d'entre eux, ensemble avec les autres évêques, est responsable de l'Église. Ils seront surtout pleins de sollicitude pour ces régions du monde dans lesquelles la Parole de Dieu n'a pas encore été annoncée ou dans lesquelles, surtout à cause du nombre restreint de prêtres, les fidèles sont exposés au danger de s'éloigner des commandements de la vie chrétienne, bien plus de perdre la foi elle-même. Qu'ils s'appliquent donc de toutes leurs forces à ce que les fidèles soutiennent et fassent progresser avec empressement les œuvres  d'évangélisation et d'apostolat.

Voir les commentaires

Cherchez le Seigneur, et allez trouver les brebis perdues pour lui rendre gloire

PREMIÈRE LECTURE
« Il est temps de chercher le Seigneur » (Os 10, 1-3.7-8.12)

     Israël était une vigne luxuriante,
qui portait beaucoup de fruit.
Mais plus ses fruits se multipliaient,
plus Israël multipliait les autels ;
plus sa terre devenait belle,
plus il embellissait les stèles des faux dieux.
    Son cœur est partagé ;
maintenant il va expier :
le Seigneur renversera ses autels ;
les stèles, il les détruira.
    Maintenant Israël va dire :
« Nous sommes privés de roi,
car nous n’avons pas craint le Seigneur.
Et si nous avions un roi,
que pourrait-il faire pour nous ? »
    Ils ont disparu, Samarie et son roi,
comme de l’écume à la surface de l’eau.
    Les lieux sacrés seront détruits,
ils sont le crime, le péché d’Israël ;
épines et ronces recouvriront leurs autels.
Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! »
et aux collines : « Tombez sur nous ! »
    Faites des semailles de justice,
récoltez une moisson de fidélité,
défrichez vos terres en friche.
Il est temps de chercher le Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne répandre sur vous
une pluie de justice.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)
R/

Recherchez sans trêve
la face du Seigneur.

ou :

Alléluia !

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

ÉVANGILE
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 1-7)

En ce temps-là,
    Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée,
et Jean son frère ;
    Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
    Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
    Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DES NEIGES

Ô Notre-Dame,
nous nous confions en vous,
en votre obédience bénie
et en votre garde très spéciale.
Aujourd’hui et chaque jour
nous vous confions nos âmes et nos corps ;
nous vous confions tout notre espoir
et toute notre consolation ;
toutes nos angoisses et nos misères ;
notre vie et la fin de notre vie,
pour que par votre très sainte intercession
et par vos mérites,
toutes nos actions soient dirigées et disposées
selon votre volonté
et celle de votre Fils. Amen

Le choix des douze apôtres

 Ce passage nous montre quelle personne extraordinaire se révélait en Jésus; On est attiré vers Lui, on se bousculait pour le toucher et le voir, on cédait à un de ses regards et pourtant on ne pouvait pénétrer dans son intimité…C'est lui qui brise cette crainte et qui : “appelle auprès de Lui qui il voulait”.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 1-17


« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.

Méditation de l’Évangile du mercredi 8 juillet


Jésus va réaliser son grand projet de l'annonce du règne de Dieu en se choisissant des amis capables de travailler avec Lui et de poursuivre son oeuvre après sa mort; Il consacre alors une nuit entière à la prière, avant l'élection de ses apôtres, avant la fondation de son Eglise, tant il sait l'importance de cette prière pour qu'une oeuvre soit fondée, établie de manière surnaturelle.

“Il arriva en ces jours là qu'il sortit dans la direction de la montagne, pour prier. Et il passait la nuit à prier Dieu”. Pour mieux prier, Jésus s'isole dans la montagne, et sa prière n'est pas une prière vague ou sentimentale : Il prie Dieu son Père et il y passe la nuit.

Voici un autre aspect de cette élection des apôtres par Luc : Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher; il leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Ce passage nous montre quelle personne extraordinaire se révélait en Jésus; On est attiré vers Lui, on se bousculait pour le toucher et le voir, on cédait à un de ses regards et pourtant on ne pouvait pénétrer dans son intimité…C'est lui qui brise cette crainte et qui : “appelle auprès de Lui qui il voulait” pour les faire entrer dans son amitié. L'amitié est forcement un choix.

Il y a dans le choix des apôtres le double mouvement et le double jeu de la liberté du Seigneur et celle de ses amis; Il appelle ceux qu'il veut; Les Douze font le pas et se rendent près de lui; Dieu dans son amour, nous choisit, mais il nous laisse libre de nous rendre près de Lui. Dieu est tellement discret.

Et c'est désormais l'intimité entre ces Douze et lui-même. Et cela, il le veut, et ils ne sont auprès de Lui, et ils ne sont ses amis que pour partager sa mission, ses préoccupations. Comme lui n'est que l'Envoyé du Père, ainsi envoie-t-il les siens pour poursuivre sa mission. A ses Douze, il donne trois pouvoirs : prêcher le royaume, guérir les malades, chasser les démons.

Ils iront donc à son exemple annoncer la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu qui change nos cœurs et nos mentalités. Ils iront chasser le démon de toute la terre et nous en libérer. Ils iront guérir de toute infirmité et de toute maladie.

 

Père Gabriel



 

 

 

Concile Vatican II
 
Constitution dogmatique sur l'Église, « Lumen Gentium », 20 (trad. française du latin © 1967, Éd. du Centurion; Vatican II L'intégrale; Éd. bilingue révisée, Bayard Compact 2002, p. 44-46)

« Ces douze, Jésus les envoya en mission »

La mission divine confiée par le Christ aux Apôtres est destinée à durer jusqu’à la fin des siècles (cf. Mt 28, 20), étant donné que l’Évangile qu’ils doivent transmettre est pour l’Église principe de toute sa vie, pour toute la durée du temps. C’est pourquoi les Apôtres prirent soin d’instituer, dans cette société hiérarchiquement ordonnée, des successeurs. En effet, ils n’eurent pas seulement pour leur ministère des auxiliaires divers (Ac 6,2-6; 11,30), mais, pour que la mission qui leur avait été confiée pût se continuer après leur mort, ils donnèrent mandat, comme par testament, à leurs coopérateurs immédiats d’achever leur tâche et d’affermir l’œuvre commencée par eux, leur recommandant de prendre garde à tout le troupeau dans lequel l’Esprit Saint les avait institués pour paître l’Église de Dieu (cf. Ac 20, 28). Ils instituèrent donc des hommes, de ce genre, leur donnant pour la suite charge d’ordonner qu’après leur mort des hommes éprouvés recueillent leur ministère. Parmi les différents ministères qui s’exercent dans l’Église depuis les premiers temps, la première place, au témoignage de la Tradition, appartient à la fonction de ceux qui, établis dans l’épiscopat, dont la ligne se continue depuis les origines, sont les instruments de transmission de la semence apostolique. Ainsi, selon le témoignage de saint Irénée, c’est la Tradition apostolique qui se manifeste et se conserve dans le monde entier par ceux que les Apôtres ont faits évêques et par leurs successeurs jusqu’à nous. Ainsi donc, les évêques ont reçu, pour l’exercer avec l’aide des prêtres et des diacres, le ministère de la communauté. Ils président à la place de Dieu le troupeau, dont ils sont les pasteurs, par le magistère doctrinal, le sacerdoce du culte sacré, le ministère du gouvernement. De même que la charge confiée personnellement par le Seigneur à Pierre, le premier des Apôtres, et destinée à être transmise à ses successeurs, constitue une charge permanente, permanente est également la charge confiée aux Apôtres d’être les pasteurs de l’Église, charge à exercer sans interruption par l’Homéliees.

Homélie du Père Gilbert Adam

 

« Proclamez que le Royaume de Dieu est tout proche. »

 

"Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna l’autorité pour chasser les esprits impurs et guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze apôtres : le premier, Simon, celui qu’on appelle Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu, le collecteur des taxes ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Cananite et Judas l’Iscariote, celui qui le livra." Jésus envoya les douze en mission, il les appelle, c’est une invitation qui implique un intérêt de la part de Jésus pour eux. Les douze choisis par Jésus vont conduire les chrétiens, Jésus les appelle par leur nom. Douze disciples sont devenus les douze apôtres, Jésus a passé la nuit en prière avant de les choisir. Dans cette prière à son Père, Jésus sait que ce sont eux que le Père a choisi. Nous aussi, nous sommes appelés, choisis par Lui, Jésus nous a appelé par notre nom et dans cet appel nous sommes à lui. Nous avons fait notre demeure chez lui, nous sommes désormais comme lui, des envoyés. A sa suite nous offrons notre vie pour lui. Nous demeurons unis à Jésus notre Sauveur, nous lui appartenons. C’est dans un même appel de Jésus que nous nous retrouvons pour former une communauté nouvelle.

"Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les injonctions suivantes : Ne partez pas sur le chemin des non–Juifs, et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les moutons perdus de la maison d’Israël. Jésus est l’envoyé du Père, il demeure dans le cœur du Père. Envoyés par Jésus, nous demeurons en Jésus, dans le cœur du Père. Cet appel entraîne pour chacun de nous des responsabilités. Le message est un message de salut, de confiance et d’espérance, un message de joie. Il transforme et il vivifie. Il est capable de toucher chaque personne au plus profond de son être. Là est notre force, Jésus nous envoie vers les brebis perdues de la maison d’Israël ! Le pouvoir de la grâce agit. La possibilité de soigner toute maladie et toute langueur est à l’œuvre. L’humanité a besoin du salut de Jésus. Il nous invite à poser notre regard sur les plus défavorisés, ceux qui sont malmenées par le péché. Il nous donne son Esprit Saint pour réaliser son œuvre d’Amour. Nous ne sommes pas envoyés pour une mission humaine avec des moyens humains. Nous sommes envoyés dans l’Esprit Saint qui nous habite pour témoigner avec Jésus du Royaume de Dieu.

"En chemin, proclamez que le règne des cieux s’est approché." Appelés chacun par Jésus, les Apôtres ne font qu’un. Non seulement un, dans l’unité de leur mission, mais aussi unifiés dans l’intime de leur être. Nous voulons vivre du Royaume, de ce nouvel Amour apporté par Jésus pour proclamer qu’il est tout proche. Le témoignage de notre vie devient une Parole vivante. Nous avons à faire connaître notre joie, annoncer la Bonne Nouvelle aux autres. Suivons sa voix, soyons apôtres ! Nous découvrirons qu’en rendant les autres heureux, nous serons nous-mêmes plus heureux et notre récompense sera la vie éternelle. Ce trésor n’est pas que pour nous, il est aussi déjà chez les autres. Il nous faut le partager, le transmettre, et faire que le plus grand nombre de nos frères rencontre Jésus et soit heureux. L’amour de Dieu et sa miséricorde sont tellement grands ! Nous demandons au Père le courage de Jésus pour vivre ensemble comme des frères et annoncer le Royaume pour lequel le Christ a offert sa vie. Jésus qui nous a appelés veut que de nouveaux amis vivent dans l’Esprit Saint. C’est le mystère de l’Église, de ceux que le Père a choisis pour « Proclamez que le Royaume de Dieu est tout proche. »

Nous demandons la grâce de nous reconnaître appelés et envoyés pour vivre mieux du Royaume de Dieu que nous annonçons.

 

Père Gilbert Adam
9 rue du Lavoir
60350 Trosly-Breuil

​​​​​​​

Voir les commentaires

Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance dans le Mystère de Jésus Sauveur.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir » (Jr 11, 18-20)

Lecture du livre du prophète Jérémie

« Seigneur, tu m’as fait savoir,
et maintenant je sais,
tu m’as fait voir leurs manœuvres.
Moi, j’étais comme un agneau docile
qu’on emmène à l’abattoir,
et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi.
Ils disaient :
“Coupons l’arbre à la racine,
retranchons-le de la terre des vivants,
afin qu’on oublie jusqu’à son nom.”
Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice,
qui scrutes les reins et les cœurs,
fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,
car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(7, 2-3, 9bc-10, 11-12a.18b)

R/ Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge. (7, 2a)

Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
me déchirer, sans que personne me délivre.

Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
le sauveur des cœurs droits.
Dieu juge avec justice ;
je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

ÉVANGILE
Est-ce de Galilée que vient le Christ ? (Jn 7, 40-53)

Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
 (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus enseignait au temple de Jérusalem.
Dans la foule, on avait entendu ses paroles,
et les uns disaient :
« C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient :
« C’est lui le Christ ! »
Mais d’autres encore demandaient :
« Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas
que c’est de la descendance de David
et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens,
qui leur demandèrent :
« Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent :
« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent :
« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens,
y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi,
ce sont des maudits ! »

Nicodème, l’un d’entre eux,
celui qui était allé précédemment trouver Jésus,
leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme
sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent :
« Serais- tu, toi aussi, de Galilée ?
Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Les valets des pharisiens refusent d'arrêter Jésus
” Personne n'a jamais parlé comme cet homme.” Quand on écoute avec un coeur simple, serait-on valet des pharisiens ou des grands prêtres, on est séduit, empoigné, gagné à sa cause, surtout quand Il parle de la vie éternelle …

Méditation de l'évangile du samedi 28 mars

Les pharisiens et les princes des prêtres ont entendu la foule chuchoter au sujet de Jésus.

” Dans la foule beaucoup crurent en lui, et ils disaient : « Le Christ, quand il viendra, accomplira-t-il plus de signes que celui-ci n'en a fait ? » Les pharisiens entendirent la foule discuter ainsi à son propos. Alors les grands prêtres et les pharisiens envoyèrent des gardes pour l'arrêter.” 

Voilà donc ces gens partis pour se saisir de  Lui. Les voici qui reviennent mais les mains vides.

 Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? ” C'est simple :

” Personne n'a jamais parlé comme cet homme.” Quand on écoute avec un coeur simple, serait-on valet des pharisiens ou des grands prêtres, on est séduit, empoigné, gagné à sa cause, surtout quand Il parle de la vie éternelle …

” Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi…” Qui a plus soif qu'un plus simple valet ,

Jésus fut aimé pationnément des foules et haï des gens en place, qui crignaient de voir disparaître leur emprise sur le peuple. Le dépit des pharisiens perce totalement dans leur réplique : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?  Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Les pauvres, les maudits goutent la saveur de cette source d'eau vive, ignorée des puissants.

Mais pourtant,  jusque parmi les pharisiens, sa parole suscite des amitiés solides. Nicodème a reconnu le prophète cette nuit mémorable où, en cachette il est venu le consulter. Aujourd'hui que l'on attaque son ami, il brave l'opinion et prend fait et cause pour Jésus, au risque de perdre la face devant les autres docteurs de la Loi.

” Nicodème, l'un d'entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait ? “

L'amitié de Jésus rend courageux les plus poltrons.

Père Gabriel

Concile Vatican II
 
Constitution dogmatique sur l'Église
« Lumen Gentium », § 9
(trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana; rev.)

Par sa croix le Christ rassemble les hommes divisés et dispersés

[Le Christ a institué une alliance nouvelle] : c’est la Nouvelle Alliance dans son sang (cf. 1 Co 11, 25), il appelle la foule des hommes de parmi les Juifs et de parmi les Gentils, pour former un tout non selon la chair mais dans l’Esprit et devenir le nouveau Peuple de Dieu (…) : « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis, ceux qui autrefois n’étaient pas un peuple étant maintenant le Peuple de Dieu » (1 P 2, 9-10). (…)

            Ce peuple messianique, bien qu’il ne comprenne pas encore effectivement l’universalité des hommes et qu’il garde souvent les apparences d’un petit troupeau, constitue cependant pour tout l’ensemble du genre humain le germe le plus sûr d’unité, d’espérance et de salut. Établi par le Christ pour communier à la vie, à la charité et à la vérité, il est entre ses mains l’instrument de la Rédemption de tous les hommes ; au monde entier il est envoyé comme lumière du monde et sel de la terre (cf. Mt 5, 13-16). (…) L’ensemble de ceux qui regardent avec la foi vers Jésus, auteur du salut, principe d’unité et de paix, Dieu les a appelés, il en a fait l’Église, pour qu’elle soit, pour tous et pour chacun, le sacrement visible de cette unité salutaire.

            Destinée à s’étendre à toutes les parties du monde, elle prend place dans l’histoire humaine, bien qu’elle soit en même temps transcendante aux limites des peuples dans le temps et dans l’espace. Marchant à travers les tentations, les tribulations, l’Église est soutenue par la vertu de la grâce de Dieu, à elle promise par le Seigneur pour que, du fait de son infirmité charnelle, elle ne défaille pas à la perfection de sa fidélité mais reste de son Seigneur la digne Épouse, se renouvelant sans cesse sous l’action de l’Esprit Saint jusqu’à ce que, par la croix, elle arrive à la lumière sans couchant.

Homélie du Père Gabriel Adam

« Jamais homme n’a parlé comme cela ! »

"Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Nous sommes toujours dans le combat engagé par Jésus pour nous sauver. Certains pensent qu’Il est prophète, d’autres disent « C’est lui le Messie ! » Jésus est le signe de contradiction que Siméon a annoncé à Marie. Il ne laisse pas indifférents ceux qui l’entendent. La réponse des gardes montre la force de ses paroles : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! » Il est la “Vérité” et sa façon de parler le reflète. Nous sommes concernés par la résistance implacable des pharisiens actuels qui détruisent l’œuvre de Dieu. C’est la bienveillance de Dieu qui nous sauve, elle passe par le regard des pauvres et des petits qui avancent dans la confiance. Ils reflètent l’image et la ressemblance de Dieu dans l’humanité. C’est à partir de la vulnérabilité et de la pauvreté de notre humanité que la vie nous est donnée. « C’est le grand prophète ! » disait-on de Jésus ; « C’est lui le Messie ! » Un sursaut d’espérance jaillit au cœur des pauvres, c’est le lieu de la présence du Dieu dans la nuit de la foi.

« Certains d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne porta la main sur lui. » 
Les gardes revinrent donc trouver les grands prêtres et les Pharisiens. Ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cela ! » Les Pharisiens répliquèrent : « Vous aussi, vous êtes-vous laissé égarer ? Est-il un des notables qui ait cru en lui ? ou un des Pharisiens ? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits ! » Aujourd’hui encore la Parole de Jésus provoque l’étonnement et l’admiration mais aussi la critique, les bavardages et la haine ! Nous avons un profond amour pour la personne de Jésus et le sentiment inébranlable que sa Parole est une parole de justice et de vérité. Mais nous savons aussi que l’opposition des sages et des savants trouve un écho à l’intérieur de notre psychologie meurtrie par les épreuves. Nous entendons "les autres" exprimer ce sentiment de rejet qui rejoint la négation de soi, le rejet de nous-mêmes que nous portons dans notre intérieur. Quand nous sommes devant les contre-témoignages qui nous déroutent, nous crions vers Jésus : Viens à notre secours. Pour venir à notre secours, Dieu nous a donné tout son amour. Il nous a donné Jésus qui manifeste un visage d’amour face à la haine de l’adversaire. Jésus parle le “langage de l’amour.” Ses œuvres et ses paroles manifestent l’amour profond qu’Il a pour toute l’humanité. Les gardes de l’Evangile sont restés dans la Présence de Dieu, avec les pauvres et les petits.

"Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
 Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi. Nicodème est demeuré dans la Parole de Jésus. Les gardes demeurent dans cette Parole qui a une telle force dans ce monde devenu comme une vallée de larmes. La parole de Jésus le transfigure, elle est en cohérence profonde avec ses actes d’Amour. Sa parole est réalisée dans sa vie quotidienne. Il révèle aux petits la compassion, le pardon et la guérison. Aujourd’hui encore, comme au temps de Jésus, les chrétiens sont des “signes de discorde !” Nous agissons en ce monde en imitant Jésus et en le suivant. Avec le langage et la réalité de l’amour, nous pouvons toucher l’humanité capable de comprendre. Nicodème est le regard bienveillant qui nous aide à persévérer dans la lutte pour la lumière. Dieu vient nous libérer de l’enfermement et de l’enfer, il nous propose une aide dans laquelle nous trouvons l’intelligence de l’Amour qui peut nous sauver. Cette lumière est celle de l’espérance, c’est un remède qui peut nous guérir, dans un monde si bouleversé.

Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance dans le Mystère de Jésus Sauveur.

Voir les commentaires

Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir

PREMIÈRE LECTURE
« Il n’a commandé à personne d’être impie » (Si 15, 15-20)

Si tu le veux, tu peux observer les commandements,
il dépend de ton choix de rester fidèle.
    Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu :
étends la main vers ce que tu préfères.
    La vie et la mort sont proposées aux hommes,
l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.
    Car la sagesse du Seigneur est grande,
fort est son pouvoir, et il voit tout.
    Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent,
il connaît toutes les actions des hommes.
    Il n’a commandé à personne d’être impie,
il n’a donné à personne la permission de pécher.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 118 (119), 1-2, 4-5, 17-18, 33-34)
R/

Heureux ceux qui marchent
suivant la loi du Seigneur !

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !

Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir
à observer tes commandements !

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j’observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ;
à les garder, j’aurai ma récompense.
Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.

DEUXIÈME LECTURE
« La sagesse que Dieu avait prévue dès avant les siècles pour nous donner la gloire » (1 Co 2, 6-10)

Frères,
    c’est bien de sagesse que nous parlons
devant ceux qui sont adultes dans la foi,
mais ce n’est pas la sagesse de ce monde,
la sagesse de ceux qui dirigent ce monde
et qui vont à leur destruction.
    Au contraire, ce dont nous parlons,
c’est de la sagesse du mystère de Dieu,
sagesse tenue cachée,
établie par lui dès avant les siècles,
pour nous donner la gloire.
    Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue,
car, s’ils l’avaient connue,
ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.
    Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture :
ce que l’œil n’a pas vu,
ce que l’oreille n’a pas entendu,
ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme,
ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.

    Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation.
Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses,
même les profondeurs de Dieu.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! moi, je vous dis » (Mt 5, 17-37)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
    Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
    Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
    Je vous le dis en effet :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

    Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
    Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
    laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
    Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
    Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

    Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
    Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le
et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
    Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la
et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
    Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.

    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère.

    Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.

    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
    ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
    Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
    Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

La loi : une loi d'amour.
Méditation de l'évangile du dimanche 16 février

Cette Loi d'Amour commence avec la création de l'homme, pour se développer et prendre force avec Abraham, les patriarches, les amoureux de Dieu de toutes les religions et enfin avec Jésus lui-même. Cet amour s'adresse à tous les hommes sans aucune exception; les plus malheureux eux-mêmes et les plus misérables, même dans l'ordre du péché, n'en sont pas exclus.

Que votre parole soit ‘oui', si c'est ‘oui', ‘non', si c'est ‘non'. Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »


 

108342-la-loi-une-loi-d-amour


« Je vous le dis en vérité : jusqu'à ce que passe le ciel et la terre, pas un iota ni un trait de la loi ne passera jusqu'à ce que tout soit arrivé »

Pour Jésus, il y a une loi immuable fondée en Dieu. Il ne s'agit pas là des innombrables prescriptions mosaïques, mais de la loi d'Amour inscrite dans le développement d'Israël et de son Histoire, Loi écrite à travers les textes des prophètes. Celle-là est immuable et se réalise point par point.

Elle fut la volonté, de la part de Dieu de rencontrer l'homme en Jésus et d'en préparer la venue. Que de pages merveilleuses écrites en ce sens, inspirées par l'Esprit de Dieu et qui, peu à peu, nous conduisent à la Loi Nouvelle qui est la Bonne Nouvelle, et dont seule l'observance nous permet d'entrer dans le Royaume à la suite de Jésus.

« Celui qui m'aime, c'est celui-là qui observe mes commandements. »

Le Concile Vatican II nous a même permis d'enfin comprendre que cette Loi d'Amour se trouve inscrite dans bien des textes ou des écrits de toutes les religions. Elles aussi conduisent mystérieusement vers la Lumière de Jésus tant d'hommes de bonne volonté ! Car la Loi, dont parle Jésus ici, c'est cette volonté divine de créer une humanité en marche vers la vie même de Dieu.

Cette Loi d'Amour commence avec la création de l'homme, pour se développer et prendre force avec Abraham, les patriarches, les amoureux de Dieu de toutes les religions et enfin avec Jésus lui-même.

Cet amour s'adresse à tous les hommes sans aucune exception; les plus malheureux eux-mêmes et les plus misérables, même dans l'ordre du péché, n'en sont pas exclus.

Mais Jésus nous conduit par les chemins exigeants de cette Loi d'Amour.

« Celui qui aura enfreint un de ces moindres commandements et aura enseigné aux hommes à agir, sera appelé le moindre dans le Royaume des cieux; et celui qui aura pratiqué et enseigné, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des Cieux ».

L'apôtre est grand dans le Royaume des Cieux, s'il commence d'abord par faire lui-même ce qu'il enseigne. Comment être crédible autrement ? Un des aspects du Royaume c'est que n'y entrent que ceux qui observent la Loi d'Amour. Et la Loi d'Amour, depuis Jésus, est exprimée dans l'Évangile à travers ses paroles et ses comportements; seuls peuvent prétendre entrer dans le Royaume des Cieux ceux qui les observent d'une manière ou d'une autre. Car sa Lumière atteint même les païens. Jésus reprendra tant de fois ce thème, en particulier dans saint Jean : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements ».

Pour Jésus, l'observation de la Loi est la seule véritable preuve d'amour, la seule manière, vraie et réaliste, de contrôler si notre volonté est bien conforme à la volonté divine. C'est cela l'Amour. « Ti volo bene », disent les petits enfants italiens en embrassant leur mère.

Pour Jésus, les chemins de la liberté chrétienne passent par l'observance amicale des plus petits commandements, dans l'amour.


Père Gabriel

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église « Lumen gentium »,
§ 9 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana; rev.)
 
 Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir
De tout temps et en toute nation, Dieu tient pour agréable quiconque le craint et pratique la justice (Ac 10,35).Cependant il a plu à Dieu de sanctifier et de sauver les hommes non pas individuellement, hors de tout lien mutuel, mais de les constituer en un peuple qui le connaîtrait dans la vérité et le servirait dans la sainteté. Il a donc choisi le peuple d'Israël pour être son peuple, avec qui il a fait une alliance et qu'il a progressivement instruit, se manifestant lui-même et manifestant son dessein dans l'histoire de ce peuple et en le sanctifiant pour qu'il soit à lui.
 Tout cela cependant est arrivé pour préparer et préfigurer l'Alliance Nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ, et la révélation plus complète qui serait apportée par le Verbe de Dieu lui-même fait chair. « Voici venir des jours, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle... Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l'écrirai sur leur cœur. Alors, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Tous me connaîtront du plus petit jusqu'au plus grand, dit le Seigneur » (Jr 31,31s). Le Christ a institué ce pacte nouveau, la Nouvelle Alliance dans son sang (1Co 11,25), appelant la multitude des hommes parmi les juifs et parmi les païens pour former un tout, non selon la chair mais dans l'Esprit, et constituer le nouveau peuple de Dieu (...) : « race choisie, sacerdoce royal, nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu » (1P 2,9). (…)

            De même que l'Israël selon la chair cheminant dans le désert reçoit déjà le nom d'Église de Dieu (2Esd 13,1; Nb 20,4; Dt 23,1s), de même le nouvel Israël qui s'avance dans l'ère présente en quête de la cité future, celle qui est permanente (He 13,14), est aussi appelé l'Église du Christ (Mt 16,18). C'est le Christ, en effet, qui l'a acquise par son sang (Ac 20,28), l'a remplie de son Esprit et l'a pourvue des moyens appropriés pour son unité visible et sociale.
 

PAROLES DU SAINT PÈRE

Jésus ne veut donc pas supprimer les commandements que le Seigneur a donnés par Moïse, mais il veut les porter à leur plénitude. Et il ajoute tout de suite après que “l’accomplissement” de la Loi demande une justice supérieure, une observance plus authentique. Il dit en effet à ses disciples : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Angélus, 16 février 2014)

Voir les commentaires

Lorsque l'on communie au corps et au sang du christ vous proclamez sa mort et sa résurrection

Livre d'Isaïe 25,6-10a.

6En ce jour-là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
7Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.
8Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé.
9Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »
10aCar la main du Seigneur reposera sur cette montagne.

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.

1Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. 2aSur des prés d'herbe fraîche,
2bil me fait reposer. 2cIl me mène vers les eaux tranquilles
3et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom.
4Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
5Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
6Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.

29En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
30De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
31Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
32Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
33Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » 34Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » 35Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
36Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
37Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Concile Vatican II
Constitution sur la sainte liturgie « Sacrosanctum Concilium », § 6.8

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne » (1Co 11,26)

De même que le Christ a été envoyé par le Père, ainsi lui-même a envoyé ses apôtres, remplis de l'Esprit Saint ; non seulement pour que, prêchant l'Évangile à toute créature, ils annoncent que le Fils de Dieu, par sa mort et sa résurrection, nous a délivrés du pouvoir de Satan et de la mort et nous a transférés dans le royaume de son Père, mais aussi afin qu'ils exercent cette œuvre de salut qu'ils annonçaient, par le sacrifice et les sacrements autour desquels gravite toute la vie liturgique. C'est ainsi que par le baptême les hommes sont greffés sur le mystère pascal du Christ : morts avec lui, ensevelis avec lui, ressuscités avec lui, ils reçoivent l'esprit d'adoption des fils dans lequel nous crions « Abba Père », et ils deviennent ainsi ces vrais adorateurs que cherche le Père. Semblablement, chaque fois qu'ils mangent la Cène du Seigneur, ils annoncent sa mort jusqu'à ce qu'il vienne. (...)

            Dans la liturgie terrestre nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem, à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle. Avec toute l'armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l'hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur société. Nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus Christ, jusqu'à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie. Et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire.

(Références bibliques : Mc 16,15 ; Rm 6,4 ; 8,15 ; Jn 4,23 ; 1Co 11,26 ; Ap 21,2 ; He 8,2 ; Col 3,4)

Voir les commentaires

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,1-5.

 
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Concile Vatican II
Constitution sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum Concilium »,  § 102, 106

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat »

Notre mère la sainte Église estime qu'il lui appartient de célébrer l'œuvre salvifique de son Époux divin par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l'année. Chaque semaine, au jour qu'elle a appelé « jour du Seigneur », elle fait mémoire de la résurrection du Seigneur, qu'elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse Passion, par la grande solennité de Pâques. (…)

              En célébrant ainsi les mystères de la rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses de la puissance et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, les mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, et les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut. (…)

             En vertu d'une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, l'Église célèbre le mystère pascal chaque huitième jour, qui est nommé à juste titre « le jour du Seigneur », c'est-à-dire le jour dominical, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour entendre la parole de Dieu et participer à l'eucharistie, et faire ainsi mémoire de la Passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâce à Dieu qui les « fait renaître pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts » (1P 1,3). C'est pourquoi le dimanche est le jour de fête primordial qu'il faut proposer avec insistance à la dévotion des fidèles, de sorte qu'il devienne aussi jour de joie et de cessation de travail.

Voir les commentaires

« C'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,49-53.

 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 78

« C'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

La paix n'est pas une pure absence de guerre et elle ne se borne pas seulement à assurer l'équilibre de forces adverses ; elle ne provient pas non plus d'une domination despotique, mais c'est en toute vérité qu'on la définit « œuvre de justice » (Is 32,17). Elle est le fruit d'un ordre inscrit dans la société humaine par son fondateur divin, et qui doit être réalisé par des hommes qui ne cessent d'aspirer à une justice plus parfaite. (...) La paix n'est jamais chose acquise une fois pour toutes, mais elle est sans cesse à construire. Comme, de plus, la volonté humaine est fragile et qu'elle est blessée par le péché, l'avènement de la paix exige de chacun le contrôle constant de ses passions et la vigilance de l'autorité légitime. Mais ceci est encore insuffisant (...). La ferme volonté de respecter les autres hommes et les autres peuples ainsi que leur dignité, la pratique assidue de la fraternité sont absolument indispensables à la construction de la paix. Ainsi la paix est-elle aussi le fruit de l'amour qui va bien au-delà de ce que la justice peut apporter.

            La paix terrestre qui naît de l'amour du prochain est une image et un effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné en personne, « prince de la paix » (Is 9,5), a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l'unité de tous en un seul peuple et un seul corps ; « il a tué la haine dans sa propre chair » (Ep 2,16). Et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l'Esprit de charité dans le cœur des hommes. C'est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité, tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix. (...)

            Dans la mesure où les hommes sont pécheurs, le danger de guerre menace, et il en sera ainsi jusqu'au retour du Christ. Mais dans la mesure où, unis dans l'amour, les hommes surmontent le péché, ils surmontent aussi la violence, jusqu'à l'accomplissement de cette parole : « De leurs épées ils forgeront des socs de charrue et de leurs lances des faucilles. Les nations ne tireront plus l'épée l'une contre l'autre et ne s'exerceront plus au combat » (Is 2,4).

Voir les commentaires

Concile Vatican II Message aux jeunes « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13.

 
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Concile Vatican II
Message aux jeunes

« Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

C'est à vous, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c'est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C'est vous qui, recueillant le meilleur de l'exemple et de l'enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain : vous vous sauverez ou vous périrez avec elle. L'Église, quatre années durant, vient de travailler à rajeunir son visage pour mieux répondre au dessein de son Fondateur, le grand Vivant, le Christ éternellement jeune. Et au terme de cette imposante « révision de vie », elle se tourne vers vous. C'est pour vous, les jeunes, pour vous surtout qu'elle vient, par son Concile, d'allumer une lumière : lumière qui éclaire l'avenir, votre avenir. L'Église est soucieuse que cette société que vous allez constituer respecte la dignité, la liberté, le droit des personnes ; et ces personnes, ce sont les vôtres. Elle est soucieuse surtout que cette société laisse s'épanouir son trésor toujours ancien et toujours nouveau : la foi, et que vos âmes puissent baigner librement dans ses clartés bienfaisantes. Elle a confiance que vous trouverez une telle force et une telle joie que vous ne serez pas même tentés, comme certains de vos aînés, de céder à la séduction des philosophies de l'égoïsme et du plaisir ou à celles du désespoir et du néant ; et qu'en face de l'athéisme, phénomène de lassitude et de vieillesse, vous saurez affirmer votre foi dans la vie et dans ce qui donne un sens à la vie : la certitude de l'existence d'un Dieu juste et bon.

Voir les commentaires

1 2 > >>