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conte

Bonjour tout le monde, bonne semaine et bon lundi

Bonjour tout le monde, bonne semaine et bon lundi
Bonjour tout le monde, bonne semaine et bon lundi
Le coq de son perchoir
 
La lune descend à l'aurore,
Le jour se lève à l'aube,
De son perchoir le torse gonflé,
Le coq chante cocoricoooooo!
Il est l'heure de se lever.
 
Ce coq observe moqueur,
Le savant de la criée,
Celui-ci s'approche de lui,
Sans  faire-valoir à ce tapageur,
Autre que sa superbe.
 
Du haut de son perchoir,
Il exerce son devoir,
Au grand désespoir,
Du citaqdin dans son son dortoir,
Qui le voudrait dans la rôtissoire.
 
Quel ne fut pas le désarroi,
De Madame venue près de son roi,
Il est sa fierté et le croit.
Gare à celui qui en fait sa proie,
Pour elle point de passe droit.
 
Du haut de son perchoir,
Il se mire dans le miroir,
Horreur une tache noir!
Il en fait toute une histoire.
Il coqueline sur son perchoir.
 
Ses admiratrices arriven,
Elles accourent auprés du séducteur.
Le rival les reçoit sur son territoir
Bien qu'elles soient réceptives,
La crainte leur est toute relative.
 
Le coq du haut de son perchoir,
Compte es veille sur son harem,
Ces poules fidèles veillent au grain
Seule la patte dominatrice est permise.
L'intrus n'a qu'à bien se tenir.
 
Alumacom
 
 

Les amours

 

 
Il étais une fois un bel ara
Aux plumes vertes et rouges
Il cherchait sa compagne.
Après avoir lustré son plumage,
Au bal du samedi, il alla.
 
Les fille du pays de Rio,
Faisaient miroiter leurs plumes,
 Sur les branches de la forêt,
Le Roi-soleil les faisait si belles
Que le bel ara n'eût qu'à choisir.
 
Le bel ara dans le ciel tourna,
Parada devant son élue,
Sa princesse altière s'envole.
Il l'a suivit et ils dansèrent,
Elle lui consentit sa patte.
 
Bien des années plus tard,
Il revinrent sur cet arbre,
Fêter leurs années de bonheur.
Il y a eu tant de lunes passées,
Ils aimèrent le retour à leur branche.
 
Car le temps s'est écoulé harmonieusement,
ce retour aux sources de leur amour,
Leur redonna la vigueur perdue.
Il n'en fallut pas plus pour retrouver,
Cette communion scellé un jour d'été.
 
Alumacom

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Minou et le Sac oublié

Minou et le Sac oublié
Le sac oublié
 
 
Ô  rage, Ô désespoir,
Cette attente au déversoir,
Est devenu mon espoir.
L'inconnu est un poilu
D'un temps dévolu
Aux instants révolus.
Il arrive venu de loin
M'inspecte néanmoins
Apprécie en témoin
Son visage beau et doux
Sourit sous les bambous
Il arrive de Cordou.
Avec un petit air sauvage
Son sourire me ravage
Je ne peux tourner le visage.
 
De sa fenêtre ouverte,
Sur sa chaise en hêtre
Il  scrute mon être.
Il m'observe et veille
Il me surveille.
Il est poli ce minou
Saute avec des miaous
Atteint mes genoux.
Sa queue en panache
Tel un visiteur apache
Il ronronne et  s'attache.
Elégant tel un lémurien
Sa robe rousse d'indien
Son pelage est le moyen
D'utiliser ses rayures
Pour assurer les reliures
De l'éventuelle brochure.
Avec ses yeux d'or,
Curieux ce  décor
De cour conquistador.

ce regard perçant
Tel un beau persan
Il jauge son versant.
Comme un enfant
Sa maison il défend
En mimant et bluffant.
Il est curieux ce minou
Sans nom il noue
La prudence dénoue
les risques en s'approchant
Cette attente du chant
Enfin le timbre effarouchant,
L'arrivée d'un visiteur
Serait-ce un mandateur
Ou celui de l'opérateur?
 
L'attente, toujours l'attente. C'est l'éteernité me semble-t-il, Mon Dieu, combien de temps encore? Ah! si je n'avais pas oublié ce sac! C'est dimanche aujourd'hui. Demain j'aurai besoin de ce sac! Ah, si je n'avais pas été si lasse, ce dimanche précédent, je ne l'aurait pas oublié.
Ce dimanche là, ce fut un jour de chance, et pourtant....

Jour de malheur
Jour de pleurs,
jour de bonheur,
jour de leurre
Tel fut ce jour.

Malgré tout ce fut un bon jour, et pas bonjour les dégâts. Néanmoins, un jour étourdissant. Enfin celle que j'attends arrive. Cette amie me sauve. Mon sac m'est remis.

Bonjour la vie.
Enfin je revis
Avec mes envies
Mes défis  de survie.
Ils vont dans l'espace,
Pas celles des Espaces
Ni même des rapaces,
Bien que nécessaire.
Plutôt celle des affaires
De la vie qui s'affaire,
A vouloir tout faire,
Pour tout défaire
Afin de la refaire,
Loin des bonne à tout faire
Tout cela pour un sac oublié.
 
Alumacom
 

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Gaspard le renard, Charlot le loup et Louis le grand-duc

Gaspard le renard, le grand farceur

Se persuade qu’il est le meilleur

Il sera le premier assurément

La ruse est son atout principal

Le loup Charlot, le courage et la force

Du haut de sa chaire planifie

Goguenard s’acharne au boulot

Il sait faire taire les menteurs croit-il

Souvenirs, preuves et photos truqués

Cèdent la place à d’immondes ragots

Une amère certitude derrière les fagots

Amènent l’incertitude du projet

La vérité se découvre tardivement

Louis le Grand-duc a pris le trône

Méprisant les deux compères

Lui n’a rien dit, avançant ces pions

À travers les querelles des belligérants

Pendant que les menteurs s’affrontent

Les spectateurs de ce théâtre

Applaudissent le plus malin

Ils l’installent sur le trône convoité

Au grand damne des adversaires 22/10/2011

L’ÉVÉNEMENT : LA SURPRISE

L’évènement est une surprise ;

Hou ! Hou ! Venez au pays d’Hollande.

Ouverture en silence pour les conscrits,

Médiatisation prudente sophistiquée.

Multi faces réfléchies, suivant circonstances,

Enivre tout simplement son panache.

Difficile le grand écart. Des idées,

Encouragement venu d’un état-major.

Politique hésitante toujours en attente.

Avis du maître à penser sous-jacent.

Il leur en est redevable.

Locutions toujours recherchées.

Limpidité d’apparence nonchalante.

Enveloppe l’étude de ces dossiers.

Détermine le sens directorial.

Superposant la gestion des idées.

Kermesse orchestrée de main de maître.

Mêlant la joie du chef d’orchestre.

Osant sans ambages les honneurs.

S’offrant la surprise du chef supposé,

Copinant sans réserve pour une place.

Ouvrant la route fleurie,

Victorieuse sans aucun doute.

Incluant le reste des faux-amis.

Continuant d’y croire, hélas...

Impossible sera le challenge !

Dur sera la descente,

Souvenir, souvenir devenu,

Karaoké des mots et des gestes.

19 novembre 2011.

Gaspard le renard, Charlot le loup et Louis le grand-duc

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La déception de la licorne

Quand la jalousie se déchaine

La mégère met les chaînes

Aux pieds du chêne.

Et ligote la sans-gêne.

La licorne dans la plaine

Coure vers la fredaine

Il freine devant la sereine

Face à la belle mondaine

Licorne amoureux, la dédaigne

Une jeune pouliche châtaigne

Ses yeux candides l’atteignent

La belle se refuse en Sardaigne

Pauvre Licorne, la musaraigne

Ainsi que ses amis le plaignent

Son cœur de libertin saigne

Licorne, en tirât son enseigne

Monique Macalou

25 juin 2013

La déception de la licorne

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X Le sac oublié et le chat

Orage, Ô désespoir,

Cette attente au déversoir,

Devient mon espoir,

L’inconnu est poilu,

Il vient me voir.

D’abord m’inspecte de loin,

Beau et doux à la fois,

Avec son petit air sauvage.

De sa fenêtre ouverte,

Sur sa chaise,

Il me scrute,

Il m’observe,

Il me surveille.

Il est poli ce minou,

Il saute dans la cour,

La queue en panache.

Élégant tel un lémurien.

Sa robe fauve,

Ses rayures tigres,

Ses yeux d’or,

Et son regard perçant,

Tel un persan,

Il jauge son versant.

Sa maison, il la défend.

Comme un enfant.

Il est curieux ce minou,

Cependant, il reste prudent,

En m’approchant.

L’attente, toujours l’attente,

C’est l’éternité me semble-t-il,

Mon Dieu, combien de temps encore.

Ah si je n’avais pas oublié ce sac !

C’est dimanche aujourd’hui,

Demain, j’aurai besoin de ce sac.

Ah ! Si je n’avais pas été si lasse,

Ce dimanche précédent,

Je ne l’aurai pas oublié.

Ce dimanche-là,

Ce fut jour de chance.

Jour de malheur,

Jour de pleurs,

Jour de fleurs,

Jour de bonheur,

Jour de joie,

Tel fut ce jour.

Alors ce fut un bon jour,

Pas bonjour les dégâts.

Mais un jour étourdissant,

Enfin, elle arrive.

Elle me sauve.

Mon sac m’est remis.

Bonjour la vie.

Enfin, je revis.

Avec mes envies,

Mes défis,

Cette survie,

Va dans l’espace.

Pas celle des espaces,

Ni des rapaces,

Bien que nécessaire.

Plutôt celle des affaires,

D’une vie qui s’affaire,

À vouloir tout faire.

Pour tout défaire,

Afin de le refaire.

Loin d’une bonne à faire.

Tout cela pour un sac oublié.

Monique Macalou

 X Le sac oublié et le chat

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LA CHOUETTE ET LA SOURIS

Au mont souris, il y a une souris, un peu fofolle, réellement spéciale.

Elle a un physique unique, ridicule pour certain, elle est belle pour d’autres. Il faut dire qu’elle est spéciale. Sa cape toute grise, le museau noir, le pourtour des oreilles blanches le ventre blanc, et pour la distinguer davantage ses pattes présentent des bottes blanches.

Elle est le résultat des croisements en laboratoire, d’où elle s’est échappée.

Parce qu’elle est particulière, elle navigue d’un groupe à l’autre, sans appartenir à l’un d’entre eux. Pourtant, elle aime dire.

« Je préfère les blagues à ces silences si lourds ! »

Madame la chouette la voyant dit :

  • vraiment pas ordinaire !

          S’apitoie-t-elle. La tristesse de la souris si spéciale, l’intrigue. Elle n’a pas de nom, c’est pourquoi on l’appelle :

  • hé ! la Sannom !

Madame la chouette demande à Sannom son histoire. Sannom a été conçue dans un labo. Évidemment, naturellement. Après réflexion, elle-même n’en fera pas son repas et elle la prendra sous son aile.

Madame la chouette interroge, la petite Sannom.

  • Hé ! Petite, ne crains pas, pourquoi n’as-tu pas de domicile ?
  • Je suis mi- grise, mi- blanche, alors je ne suis pas des leurs.
  • Pourtant, tu vas avec eux, alors pourquoi ?
  • Oui, parce que je les fais rire, je suis leur clown.
  • Tu manges avec eux pourtant !
  • Parce qu’ils profitent de mes récoltes !

Réponds Sannom.

  • Si je t’offre un lit à côté de moi, personne ne t’attaquera, ils font trop de minauderies pour cacher leur peur !
  • Merci madame, mais je ne peux accepter.
  • Pourquoi ?

S’étonne madame la chouette.

  • Parce que je serai une traîtresse pour eux.
  • Tu n’as pas où dormir, et tu les paies pour prendre le repas avec eux. Tu travailles pour eux, et tu n’as aucun droit ?

          Se scandalise sa nouvelle amie.

  • Que diront vos amis Madame ?
  • Viens, je leur expliquerai pourquoi on ne peut pas te manger, pourquoi tu n’es pas dangereuse pour nos petits.
  • Oh !  Madame. Comment vais-je payer mon loyer ?
  • En veillant le jour sur nos enfants.
  • Merci Madame.

Le lendemain sur le lit de la chouette, une rose sans épines et parfumée décorait la couverture.

Sannom, la larme à l’œil disait tendrement avec la force de l’espérance.

  • Je veux crier la vie, et compter sur l’avenir.
  • Viens,

Fit tendrement son amie. Elle déploie ses ailes, saisie Sannom avec douceur dans son bec, comme pour ses enfants, et la pose délicatement dans un carton à côté de son lit.

Sannom est si terrifié, qu’elle est tétanisée. Puis voyant que rien ne lui est arrivé, mais au contraire, elle est au chaud, Sannom est rasséréné. Sa nouvelle amie la caresse. Alors elle se détend soulagée. Puis elles éclatent de rire de toutes les deux. Elles resteront amies jusqu’à un âge avancé.

La morale de l’histoire.

L’apparence externe ne peut remplacer ce qui est à l’intérieur de l’âme.

LA CHOUETTE ET LA SOURIS

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Les amours

oiseau-animaux-aras-zoo-monaco-562010.jpg

Il était une fois un bel ara,

Aux plumes vertes et rouges,

Qui cherchait sa compagne,

Après avoir lustré son plumage,

Au bal du samedi, il y alla.

 

Les filles du pays de Rio,

Faisaient miroiter leurs plumes,

Sur les branches de la forêt,

Le Roi-soleil les rendait si belles.

Que le bel ara n’eut qu’à choisir.

 

Le bel ara dans le ciel tourna,

Parada devant son élue.

Sa princesse altière s'envole,

Il la suit et ils dansèrent.

Elle lui consentit sa patte.

 

Bien des années plus tard,

Ils revinrent sur cet arbre,

Fêter leurs années de bonheur.

Il y a eu tant de lunes passées.

Ils apprécièrent le retour sur leur branche.

 

Car le temps écoulé a été si harmonieux,

Ce retour aux sources de leur amour,

Leur redonne la vigueur perdue.

Il n'en faut pas plus pour retrouver.

 

Cette communion scellée un jour d’été. 

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L’enfant perdu dans le bois

enfant-perdu-dans-le-bois.jpgLe matin nous comptons le temps qui nous reste

Comme les oiseaux se comptent entre eux

Aucun ne doit manquer à l’appel du bonjour.

Nous c’est le temps pour faire quelque chose.

 

Ce jour, il nous manque du temps,

Nous nous sommes réveillés en retard,

Les enfants ont fini leur petit déjeuné

L’aîné est parti tout seul à l’école.

 

Les moineaux volent autour de la maison,

Ils ont entraînés l’enfant dans leur coursent,

L’enfant rit, coure, saute à leur poursuite,

Il oubli l’école, il s’est perdu dans le bois voisin.

 

Ce n’est qu’à l’aube que l’on retrouva l’enfant

Ils ont parcouru chaque centimètre

L’enfant tel un oiseau est craintif.

Pourtant la maman pleure et l’embrasse.

 

L’étoile des moinillons ont guidés leurs pas.

Il n’y a pas eu de chat, ni de loup,

L’enfant a compris la dure leçon

Désormais, il sera sage et obéissant

 

 

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Le sac oublié

Orage, Ô désespoir,Le sac oublié

Cette attente au déversoir,

Devient mon espoir,

L’inconnu est poilu,

Il vient me voir.

D’abord m’inspecte de loin,

Beau et doux à la fois,

Avec son petit air sauvage.

De sa fenêtre ouverte,

Sur sa chaise,

Il me scrute,

Il m’observe,

Il me surveille.

Il est poli ce minou,

Il saute dans la cour,

La queue en panache.

Élégant tel un lémurien.

Sa robe fauve,

Ses rayures tigres,

Ses yeux d’or,

Et son regard perçant,

Tel un persan,

Il jauge son versant.

Sa maison, il la défend.

Comme un enfant.

 

Il est curieux ce minou,

Cependant, il reste prudent,

En m’approchant.

L’attente, toujours l’attente,

C’est l’éternité me semble-t-il,

Mon Dieu, combien de temps encore.

Ah si je n’avais pas oublié ce sac !

C’est dimanche aujourd’hui,

Demain, j’aurai besoin de ce sac.

Ah ! si je n’avais pas été si lasse,

Ce dimanche précédent,

Je ne l’aurai pas oublié.

 

Ce dimanche-là,

Ce fut jour de chance.

Jour de malheur,

Jour de pleurs,

Jour de fleurs,

Jour de bonheur,

Jour de joie,

Tel fut ce jour.

Alors ce fut un bon jour,

Pas bonjour les dégâts.

Mais un jour étourdissant,

Enfin, elle arrive.

Elle me sauve.

Mon sac m’est remis.

 

Bonjour la vie.

Enfin, je revis.

Avec mes envies,

Mes défis,

Cette survie,

Va dans l’espace.

Pas celle des espaces,

Ni des rapaces,

Bien que nécessaire.

Plutôt celle des affaires,

D’une vie qui s’affaire,

À vouloir tout faire.

Pour tout défaire,

Afin de le refaire.

Loin d’une bonne à faire.

Tout cela pour un sac oublié.

 

Monique Macalou

 

 

 

 

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La révolte dans la basse-cour

Un jour d’été ensoleillé, dans un petit village de la Champagne,La révolte dans la basse cour habituellement si calme, l’orage semblait y être passé. Il y régnait la révolte dans la basse-cour. Ce n’était pas parce que le soleil était trop haut, ou qu’il manquait de quelque chose. Ils sont bien traité, bien nourrit et plutôt libre.

Seulement les propriétaires ont accueilli un paon magnifique. Il est devenu la coqueluche du poulailler.

Le roi coq ne régnait plus sur ses femmes.

Le jard eut la même mésaventure, quant au dindon, il fut le plus mal loti.

Si bien, que sa plus jeune et belle, parmi ses douze épouses, est subjuguée. Elle tournoie autour du nouveau venu. Lui susurrant des mots tendres accompagnés d’un regard langoureux. Arthur, comme l’appelle la fermière, est bouffie d’orgueil, méprise, et dédaigne toutes ses femelles.

Cette petite dinde se prenait pour la princesse de la basse-cour, elle péjore en se dandinant. Elle palabre autour du paon. Son mari ne convenait pas à sa petite personne si précieuse, son mari en fut le dindon !

Une voiture pétaradante perd son joint de culasse et resta immobile, en entrant dans une flaque d’eau boueuse près de la miss. Elle fut éclaboussée. Ce fut l’horreur pour cette dinde ! Ces cris injurieux firent rire la basse-cour. Un col vert passe à ce moment au-dessus d’eux riant aux éclats lui dit :

– La voiture à péter une culasse, les belles de jours ont leurs pistils entachés de boue à cause de la voiture, mais au moins aux fêtes de fin d’année, elles ne sont pas, sur la table des hommes, fourrées d’une farce aux marrons dans le ventre, entouré d’une guirlande de boudin blanc aux truffes parfumé au cognac pour la saveur prétendent-ils. Auparavant ils se sont gavés de petit four au caviar, c’est-à-dire aux œufs d’esturgeon, de foie gras d’oie ou de canard. De poissons en sauce.

Ils complètent leurs orgies gargantuesques en finissant par des desserts super décorer. Celui dont je me souviens, c’est un traîneau en caramel dur décoré d’amandes décortiquées, transportant une bûche de mousse aux fruits exotiques. Il était tiré par des rennes en chocolat blanc et noir.

La petite en larme interroge :

– Pourquoi cela ?

– Parce qu’ils font la fête ensemble. Pour eux c’est un jour important. C’est pour cette raison qu’ils mangent, ils boivent, ils dansent, et chantent beaucoup plus que d’habitude. Ces jours-là, il fait froid, il neige, il gèle dans ton pays.

– C’est pourquoi souvent ils nous écrasent parce qu’ils ne sont pas dans leur état normal. Ils voient souvent double. Ajoute Léon, le paon.

– Comment cela est-ce possible ?

– Parce que non seulement ils vous mangent, mais ils boivent des jus de fruits qu’ils font distiller en grande quantité pour être joyeux. Certains appellent cela faire ripaille.

– Quelle horreur !

– Comme tu dis. Non seulement ils nous tuent sur la route, mais également leurs enfants, leurs copains et parfois eux-mêmes. De plus ils leur arrivent de se blesser, voire d’assassiner nos amis les arbres bordant la route !

– Tu peux nous dire pourquoi ils font cette fête ?

– À Noël pour fêter la naissance du Christ, la lumière spirituelle du monde, et le premier janvier car dans leur calendrier, c’est le premier jour de la nouvelle année.

– C’est pourquoi ils mangent et boivent ?

Le col vert reprend.

– Ils ne font pas que boire et manger, ils décorent et illuminent la maison de guirlandes scintillantes. Les humains coupent les sapins dans les bois. Ils les illuminent pour leur fête de Noël. De plus, ils cueillent le gui, pour le nouvel an. En s’embrassant dessous, ils croient que cela leur portera bonheur et chance toute l’année !

Léon le paon ajoute.

– Quand les fêtes sont passées le sapin sert de bûche dans la cheminée, tout le reste va dans la poubelle où les rats se régalent !

Les criaillements, les nasillements, les caquètements, les cacardements, les glougloutements, les piaulements, les cacabent des pintades, les couinements fusent dans la cour. Un ange apparut et leur dit.

– Pourquoi tant de courroux ?

– Ne dis-je point la vérité à cette péronnelle ?

– Si ! Fait ! Cependant, ils se font des ampoules en ouvrant des huîtres qu’ils avalent cru !

– Beurk ! Quelle horreur !

S’écrient-elles en faisant la grimace ! La clameur s’amplifie, c’est une véritable symphonie discordante.

La fermière sort faisant tournoyer son balai en les injuriant.

– Voulez-vous bien vous taire espèces de chenapans à plumes !

C’est alors que la basse-cour se révolta. Tous s’enfuyaient dans les bois. Ils apprirent à vivre en liberté. La fermière ne les revit jamais.

Pourtant, aux jours venus, elle fit ripaille comme prévu, avec d’autres animaux accompagnés du champagne de sa récolte.

 

 

 

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