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emounawh

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Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,25-28.34-36.


En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople

Catéchèse 46 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 355-357 ; rev.)


Debout ! Réveillez-vous !


Gardez-vous donc, je vous prie, toujours sains et saufs dans l’atelier secret de l’âme. Ne commettez, mes enfants, aucune action qui mène à la perte et à la ruine de vos âmes. Oui, craignons ce Dieu qui s’apprête à révéler les arcanes des ténèbres, à rendre manifestes les desseins des cœurs (1 Co 4,5) et à rétribuer chacun non seulement pour ses actions (cf. Mt 16,27), mais aussi pour ses paroles et pour ses simples pensées. (…)

            Et qui ne restera pas éveillé, rejetant sa paresse et sa somnolente inertie ? Debout ! Réveillez-vous ! La nuit est passée. Déjà commence à poindre (cf. Rm 13,12) le jour de la restauration future ! Prenons garde que la mort ne nous saisisse sans que nous soyons prêts et qu’elle ne nous apporte un malheur éternel et sans remède. (…) Relevons-nous encore et encore et élançons-nous vers tout ce qui peut plaire à Dieu, supportons vaillamment les choses présentes en nous réjouissant de celles que nous espérons (cf. Rm 12,12 ; He 11,1). (…) Je le sais bien, nous serons sauvés et nous danserons sans fin dans les cieux, dans la joie de ceux qui depuis le commencement du monde auront plu au Christ. (…)

            Brisez la gangue de l’inertie, soyez joyeux, d’humeur égale ; que votre âme soit paisible et votre cœur léger ; soyez secourables les uns pour les autres ; bannissez inquiétudes et soucis. (…) Et quel besoin de vous soucier et de vous agiter à tout propos ? Choisissez, je vous le conseille, la meilleure part (cf. Lc 10,41-42) : écouter nos humbles paroles (cf. Lc 10,39). Puissiez-vous, mes enfants être sauvés dans le Seigneur et exulter dans la crainte (cf. Ps 2,11) (…) du Christ Jésus notre Seigneur, à qui appartiennent la gloire et la puissance avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

 

Méditation de l'Évangile  du père Gabriel

Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout.
“Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme”

Veillez, priant en tout temps

“Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie, et que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un piège ; car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre”

La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire.

Mais justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout.

“Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme”

Autant Jésus juge inutile de nous donner le jour et l'heure de la fin du monde, “De ce jour et de cette heure, personne ne sait rien”, autant Il juge important de nous mettre face à face avec notre propre mort, celle qui règlera toute notre vie. Il faut donc être prêt et bien savoir qu'elle nous prendra sans nous avertir.

“Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie”

Il est si facile de se laisser-aller et de s'étourdir dans l'alcool et une vie de plaisir sans frein.

Mais Jésus nous avertit, la mort agira comme le lacet du chasseur : avec la même brutalité, elle nous précipitera dans l'autre vie. Et pour tous, elle revêtira cette soudaineté. On ne s'habitue pas à la mort, car elle ne repasse pas.

“Prenez garde que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un lacet de chasseur, car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre”

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

On verra le Fils de l’homme venant dans une nuée avec puissance et grande gloire.

« Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, inquiètes du fracas de la mer et des flots ;

Le temps de l’Avent est le remps de l’attente de Dieu. Il est devant nous et il nous faut resserrer les liens d’Amour qui nous unissent à Dieu et qui nous unissent les uns aux autres. Nous entrons dans une nouvelle année liturgique. Le pèlerinage liturgique nous permet d’être plus présent à Jésus. Le temps passe et il nous est difficile de regarder le changement continuel des évènements de notre vie. La Parole nous répète : « Quand tous ces "événements" commenceront, redressez-vous, et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche. » Aujourd’hui, tous les événements concernant notre "monde" sont dans une telle détresse. Les événements concernant chacune de nos situations personnelles sont si difficiles, mais le Christ est vainqueur. Le silence de notre devenir s’ouvre devant nous avec l’Evangile. Il accomplit en nous la victoire de son Amour et il l’accomplit à travers le monde. C’est avec une grande espérance que nous célébrons le combat de Jésus pour la Vie en ce temps de l’Avent. Prions avec ferveur pour que la victoire de l’Amour s’accomplisse et que nous nous rendions plus disponibles à l’Esprit Saint.

Des hommes défailliront de frayeur, dans l’attente de ce qui menace le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.

L’espérance est un véritable moteur qui nous pousse à l’action et nous incite à faire des activités généreuses pour nos frères et nos sœurs. Pendant ce temps de préparation à la fête de Noël, nous sommes invités à participer à la civilisation de l’Amour. Nous pardonnons, et nous renouons les contacts en venant en aide aux autres, en créant un monde plus fraternel. Nous restons éveillés, et nous prions en tout temps, car nous sommes en marche, attendant l’annonce de la venue de Jésus. Le chant des oiseaux, la lumière du soleil, sont des signes qui nous ramènent à la prière et à l’action de grâce. Dieu nous fait ce Don si beau de la vie qui s’offre à nous sans conditions. C’est le temps de faire silence, de s’extraire du bruit pour écouter. En ce début d’année liturgique, Jésus nous engage à considérer l’amour infini de Dieu, gracieux, qui rejoint le plus profond de notre cœur. Restons en éveil en percevant les signes qui nous sortent de notre torpeur.

Et alors on verra le Fils de l’homme venant dans une nuée avec puissance et grande gloire.

Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche. » Dieu fait de nous des messagers de paix. C’est la volonté de notre Père qui veille amoureusement sur chacun de nous. Il le fait d’autant plus fortement que nous sommes dans l’épreuve. Jésus est offert chaque jour dans l’Eucharistie pour nous donner la vie. Il se fait "Pain de vie" pour que nous prenions force et vigueur en Lui. Le petit Enfant de Marie va naître à Noël, il s’adapte à nous en prenant notre humanité. Jésus le Seigneur est vainqueur du mal ! Nous voulons être debout comme un marcheur qui donne et qui reçoit, qui est présent et désirant, ouvert à l’inconnu. Paraître devant Jésus debout lorsqu’il se sera fait plus proche, pouvoir vivre la rencontre de Dieu, la rencontre de toute l’humanité. l’Evangile retentit, et l’apôtre Paul nous encourage : "Que le Seigneur vous fasse croître et abonder dans l’amour que vous avez les uns envers les autres et envers tous, comme nous-mêmes envers vous : qu’il affermisse ainsi vos cœurs irréprochables en sainteté devant Dieu, notre Père, lors de l’Avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints. »

Prière:

Seigneur ne permet pas

que nous soyons détournés de ta voie.

Soutiens-nous pour que

ta voix soit toujours en nous.

Voit notre coeur, qu'il soit toujours digne de toi.

Donne-nous la grâce

de toujours rester dans la foi sans déviation, 

de vivre cet amour dans la réalité,

la sincérité en fusion avec toi,

Seigneur Jésus- Christ.

Emounawh

28 novembre 2021

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Priez en tout temps avoir la force d’échapper à ce qui doit arriver et d'être debout devant Notre Roi.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,34-36.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople

Catéchèse 33 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 297-299 ; rev.)


Les yeux fixés sur le terme

 


Nous ne vivrons pas éternellement, et dans peu de temps, au moment que Dieu a déterminé, vous comme moi, nous sortirons de la vie d’ici-bas. Mais, il s’agit lors de ce départ d’être bien pourvu de vivres, de pratiquer les commandements et de plaire à notre Seigneur Jésus Christ. (…)

            Oui, oui, je vous le demande, mes enfants, tenez bon, allez de l’avant, élancez-vous vers tout ce qui est véritablement beau et vertueux et « établissez solidement vos âmes par votre constance » (cf. Lc 21,19), selon la parole du Seigneur. Les yeux fixés sur le terme de la mort, renouvelez-vous chaque jour et considérez toutes choses comme secondaires à cause de l’amour du Seigneur, vous gardant vous-même dans la juste mesure, dans l’intelligence et dans l’amour spirituel (…), ainsi vous serez soumis les uns aux autres, sans murmures, sans jalousie, sans envie, sans disputes.

            Si nous ne nous hâtons pas de nous rapprocher [de nos saints pères dans les cieux], nous n’aurons aucune chance de les voir, de parler avec eux et de nous tenir auprès d’eux. Et nous espérons aussi voir paraître à nos yeux Notre Dame elle-même, notre toute reine et notre maîtresse, la mère de Dieu, et nous jeter à ses pieds et – poussons l’audace jusque-là – nous espérons voir le maître de toutes choses, notre Seigneur lui-même ; en effet, le divin Paul l’a dit : « Après avoir été ravis dans les nuées pour aller au-devant du Seigneur au moment de la régénération (cf. Mt 19,28), nous serons toujours avec lui (1 Th 4,17 ).

            Quand donc de telles gloires, de telles joies, de telles vies nous sont proposées, qui ne bondirait, ne serait séduit, ne s’enflammerait, ne volerait vers l’amour de Dieu et n’accomplirait ses devoirs ?

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

Justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout. "Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme"

Soudaineté de la mort

"Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie, et que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un piège ; car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre"

La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire.

Mais justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout.

"Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme"

Autant Jésus juge inutile de nous donner le jour et l'heure de la fin du monde, "De ce jour et de cette heure, personne ne sait rien", autant Il juge important de nous mettre face à face avec notre propre mort, celle qui règlera toute notre vie. Il faut donc être prêt et bien savoir qu'elle nous prendra sans nous avertir.

"Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie"

Il est si facile de se laisser-aller et de s'étourdir dans l'alcool et une vie de plaisir sans frein.

Mais Jésus nous avertit, la mort agira comme le lacet du chasseur : avec la même brutalité, elle nous précipitera dans l'autre vie. Et pour tous, elle revêtira cette soudaineté. On ne s'habitue pas à la mort, car elle ne repasse pas.

"Prenez garde que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un lacet de chasseur, car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

tout le peuple, dès l’aurore,
venait à lui dans le Temple pour l’écouter.

« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. »

« On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée. » La Bonne Nouvelle de Jésus vient retentir en nous, elle vient nous rejoindre. S’amorce alors le temps d’une attente devenue plus vraie au cœur de nos situations difficiles. Nous tentons de percevoir notre vie en sa profondeur, de la comprendre, pour nous l’approprier et vivre ce qui nous est demandé. Nous entrons déjà dans l’esprit de l’Avent ! Un Fils d’homme apparaît, qui se tient sur les nuées, en ce monde qui s’effondre. Jésus tient debout, parce qu’il ne dépend pas de ce monde, il vient dans l’Esprit Saint en ce monde, à partir de la nuée. Il prend son appui sur le Père, il tient par lui, il est libre par rapport au monde. Il vient avec puissance et gloire. Il se manifeste, il manifeste ce à quoi il tient, ce qui le tient, la relation vivante avec son Dieu. Notre vie évolue au fil des jours, des mois, des années, elle décline par le vieillissement, mais bien d’autres causes peuvent agir encore ! Jésus parlait à ses disciples de sa venue à la veille de sa passion, pour nous soutenir dans les tentations qui nous attendent. Il nous manifeste la tendresse de son cœur, nous ne pouvons pas mettre son amour en échec, car il nous a aimés jusque la fin. Nous restons debout au pied de la croix du monde comme Marie, dans la persévérance et dans la prière. Nous ne prenons pas prétexte de nos fautes pour fuir puisque Jésus est venu nous sauver. Nous prenons appui sur Jésus, le médecin divin qui vient nous guérir, dans toutes nos difficultés.

« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

La crainte peut s’emparer de nous devant les malheurs arrivant sur le monde en ces jours de grave crise, nous comprenons mieux notre histoire commune et ce que veut dire : « les puissances des cieux soient ébranlées. » Nous comprenons alors qu’une grande peur puisse nous saisir lorsque nos repères s’effondrent. Dans cette situation, nous nous ouvrons d’une nouvelle manière à la Bonne Nouvelle, en regardant aussi autrement notre situation. Jésus vient nous révéler ce qui compte vraiment en nos vies. Nous ne nous laissons pas impressionner par les malheurs du monde, mais en solidarité avec Jésus, nous prions à l’école de Marie. Nous demandons la grâce d’être debout, de faire ce que nous pouvons faire ! Jésus est venu nous donner la victoire de son amour : "Je suis venu répandre un feu sur la terre et quel est mon désir jusqu’à ce qu’il s’enflamme." Devant les soucis de la vie, la tentation de ne pas demeurer dans la prière nous assaille pour nous faire entrer dans le divertissement. Nous prenons conscience que cela ne fait que rajouter du vide au vide du monde.

"Il passait ses journées dans le Temple à enseigner ; mais ses nuits, il sortait les passer en plein air, à l’endroit appelé mont des Oliviers."

Et tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter. Pour supporter notre état de pauvreté, nous n’avons que la prière. Nous sommes appelés à demeurer vigilants dans la prière, signe en nous du désir de Dieu. Cette prière nous maintient dans la vérité de notre situation d’attente qui finira par être comblée. Ainsi, nous restons libres par rapport à toute situation, lorsque Jésus viendra, nous pourrons aller à lui, parce que nous n’aurons pas cessé de l’attendre en ce monde, sans être du monde. L’effondrement du monde ne nous abattra pas, au contraire, il nous donnera de manifester ce sur quoi nous tenons, l’attente de la venue de Jésus. Le feu souterrain de l’Amour de Dieu travaille au secret dans les cœurs. Les transformations les plus profondes ne sont pas apparentes à l’extérieur, c’est le mystère de l’Amour caché dans les cœurs. Ce mystère est révélé à Jean et à l’Église entière. Dans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » Il est l’homme fort qui remet les choses à leur place. L’effondrement du monde et le surgissement du Fils de l’homme manifestent la vérité profonde de notre situation, la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, déjà ressuscités.

Réflexion

 Jésus, n'a de cesse de nous enseigner, nous prévenir, nous conseiller, nous consoler, nous encourager : Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste. Saint Théodore le Studite  nous suggère la sagesse dans la foi et la prière: Les yeux fixés sur le terme de la mort, renouvelez-vous chaque jour et considérez toutes choses comme secondaires à cause de l’amour du Seigneur, vous gardant vous-même dans la juste mesure, dans l’intelligence et dans l’amour spirituel. Par ce moyen vous serez soumis les uns aux autres, sans murmures, sans jalousie, sans envie, sans disputes. Le père Gabriel lui comme un frère ainé  exhorte et explique dans sa sagesse: La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire. Il ajoute  où dans les temps actuelle la puissante simplicité, d'être des hommes libres, des hommes debout. Le père Gilbert Adam dans son homélie confirme les les méditations précédentes, lui apporte un complément nous explique. Dans l'homélie c'est une coutumes que nous retrouvonsDans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » ce fut sa manière de nous dire prier pour vos frères et soeurs à l'heure de leur départ pour le jugement éternel. Avant de nous quitté il mit en place le dernièr actes qui est notre fin de vie terrestre, et celui de l'espoir pour l'éternitéRestez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. L’effondrement du monde dans les actualités manifestent la vérité profonde de notre situation, et aussi la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, par la grâce de la prière et du respect de la Loi d'amour du Père.

Prière

Esprit de Sainteté nous appelons à ta vigilance, pour que nous ayons  la grâce de prier à chaque instant pour que le Père Éternel nous fasse miséricorde.

Emounawh 

27 novembre 2021

 

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Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas

Évangile de Jésus-Christ selon
 saint Luc 21,29-33.


En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Claude la Colombière (1641-1682)

jésuite

Journal spirituel (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 152)
Dieu seul ne passera pas


Il n’y a que Dieu seul qui soit immortel (cf. 1 Tm 6,16). Tout le reste meurt, les rois, les parents, les amis ; ceux qui nous estiment ou que nous avons obligés se séparent de nous, ou par la mort, ou par l’absence ; nous nous séparons d’eux ; le souvenir de nos bienfaits, l’estime, l’amitié, leur reconnaissance meurent en eux. Les personnes que nous aimons meurent ou du moins la beauté, l’innocence, la jeunesse, la prudence, la voix, la vue, etc., tout cela meurt en eux. Les plaisirs des sens n’ont, pour ainsi parler, qu’un moment de vie. Dieu seul est immortel en toutes manières.

            Comme il est très simple, il ne peut mourir par la séparation des parties qui le composent ; comme il est très indépendant, il ne peut défaillir par la soustraction d’un concours étranger qui le conserve. De plus, il ne peut ni s’éloigner, ni changer ; non seulement il sera toujours, mais il sera toujours bon, toujours fidèle, toujours raisonnable, toujours beau, libéral, aimable, puissant, sage et parfait en toutes manières. Le plaisir qu’on goûte à le posséder est un plaisir qui ne passe jamais, il est inaltérable, il ne dépend ni du temps, ni des lieux ; il ne cause jamais du dégoût ; au contraire, il devient toujours plus charmant, à mesure qu’on en jouit.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.

Sachez interpréter les signes des temps

Jésus nous met en garde contre les faux prophètes qui, à chaque génération, surgissent.  Aujourd'hui,  es faux prophètes revêtent le visage de multiples idéologies mirobolantes.

"Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici le Christ ici, Le voilà là, ne le croyez pas. Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus.  Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

Voyez le figuier et tous les arbres ; quand ils bourgeonnent déjà, à cette vue, vous connaissez par vous-mêmes que l'été est proche"

Soyez intelligents, nous dit le Seigneur : sachez interpréter les signes.

"De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le règne de Dieu est proche"

C'est le Fils de l'homme qui a le pouvoir de constituer le monde nouveau.

"Mais en ces jours-là, après cette détresse-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera plus sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.

Eh bien, c'est alors qu'on verra le Fils de l'homme venant des nuées, avec grande puissance et grande gloire ; c'est alors qu'Il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel"

Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne  que de courir après les prophéties. Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date.

"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils,  personne absolument si ce n'est le Père"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.

"Et il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche."

L’image sereine du figuier qui bourgeonne nous ramène à la joie paisible du triomphe de la vie de Jésus ressuscité. Au cœur de la description des « signes » qui affoleront les nations, Jésus annonçait : « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. » C’est le soleil levant, l’astre d’en haut qui vient nous visiter et qui chasse les ténèbres de notre nuit, et réchauffe notre cœur. Nous pouvons être rassurés, chacun peut se préparer à l’heure de la venue de Jésus. Il est inutile de scruter les prophéties de la fin des temps pour travailler à notre conversion. Jésus vient pour l’humanité entière. L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu. Origène disait : « Bois l’eau de tes sources et de tes puits, et que ta source soit bien à toi. » Essaie, toi qui m’écoutes, d’avoir un puit à toi et une source à toi ; de la sorte, quand tu prendras le livre des Écritures, tu arriveras à découvrir toi aussi, de ton propre chef, quelque interprétation. Oui, d’après ce que tu as appris dans l’Église, essaie de boire, toi aussi, à la source de ton esprit…Car si tu as reçu en toi la parole de Dieu, si tu as reçu de Jésus l’eau vive, et si tu l’as reçue avec foi, elle deviendra en toi « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

"De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche."

Nous mettons à profit le temps qui nous est donné pour nous convertir. Un jour nous verrons "le ciel nouveau et la terre nouvelle," car le premier ciel et la première terre auront disparu, et il n’y aura plus de mer. Et nous verrons descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Daniel, après avoir montrer une grande discordance, prophétise la vision d’un vieillard harmonieux ! Au milieu de la vision, le Fils de l’homme ! Jésus est venu apporter à l’humanité douceur et tendresse dans nos relations humaines. Le figuier dans la vigne est la représentation de la Parole de Dieu ! Quand il fleurit, il annonce le printemps tout proche. C’est ainsi que la Parole de Dieu travaille dans le peuple de Dieu. Ces rameaux tendres, ces fleurs qui commencent à éclore sont le signe de toutes ces bonnes actions, ces pensées, ces paroles qui jaillissent d’un cœur bon. Nous pouvons bâtir un monde nouveau, le monde de l’amour. « Je regardais… Et je voyais venir avec les nuées du ciel comme un Fils d’homme. » Le visage humain est le lieu de la présence de Dieu la plus authentique.

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas."

Jésus ne laisse place à aucune hésitation. La promesse concerne notre humanité, elle s’accomplira en temps voulu pour celui qui sait attendre dans la foi et persévérer dans l’espérance. « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard, confirme saint Pierre, mais il fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion. » La Parole s’accomplit, nous sommes témoins de l’action libératrice et guérissante de la grâce dans nos vies. C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Plus le monde déploie de la violence et de la haine, plus Jésus, dans le mystère de son amour, répond par la douceur et par l’humilité. Il s’agit pour nous d’entourer les souffrants avec une grande tendresse, qu’en leur cœur jaillisse un amour. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre : "Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens." Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.

Réflexion  

Le Seigneur nous parle comme un grand frère protecteur, en nous alertant: Si on vous dit; surgira de faux Christ et de faux prophètes; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus.  Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

St Claude la Colombière nous explique. Il n’y a que Dieu seul qui soit immortel (1 Tm 6,16). Nous sommes tous mortels. Jésus lui est un composant du Père Éternel, d'où son immortalité. il ne peut mourir par la séparation des parties qui le composent ; bien qu'il soit très indépendant, il ne peut défaillir par la soustraction d’un concours étranger .

Le père Gabriel conseil : Sachez interpréter les signes des temps il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne  que de courir après les prophéties. 
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Le père Gilbert Adam confirme L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu.  C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Tandis que le monde s'enflamme dans la violence, de la haine, l'hypocrisie, les débauches en tous genres. Par la grâce de Jésus, par le mystère de son amour, sa réponse sont douceur et l’humilité. Il s’agit pour nous d’être proche dans la  tendresse respectueuse. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre et nous crions: "Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens." Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.

Prière:

​​​​​​​Seigneur toi qui nous guide vers l 'Éternité accorde nous d'entendre et de comprendre ta Parole à tous ceux que tu appelles . Accorde nous la grâce de vivre le mystère de notre Seigneur,  pour nous permettre de le suivre sur sur le chemin qu'il nous a tracé, en mettant dans notre vie compréhension, et soutient à toutes souffrances. 

Gloire à Dieu au plus haut des Cieux

Emounawh

26 novembre 2021

 

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La victoire du Fils de l'homme, on verra le Seigneur venir dans la nuée, avec puissance et gloire.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28.
 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche.
Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville,
car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture.
Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple.
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli.
Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Une homélie grecque du 4e siècle
Sur la Sainte Pâque, 44-48 ; PG 59, 743 ; SC 27
(inspiré d'une homélie perdue de saint Hippolyte de Rome;
trad. P. Nautin; Éd. du Cerf 1950, rev.)


La victoire du Fils de l'homme, qui est venu et qui vient


Qu'est-ce que l'avènement du Christ ? La délivrance de l'esclavage et le rejet de l'ancienne contrainte, le commencement de la liberté et l'honneur de l'adoption, la source de la rémission des péchés et la vie vraiment immortelle pour tous. Comme le Verbe, la Parole de Dieu, nous voyait d'en haut, tyrannisés par la mort, dissous, liés par les liens de la déchéance, emportés par un chemin sans retour, il est venu prendre la nature d'Adam, le premier homme, selon le dessein du Père. Il n'a pas confié à des anges ni à des archanges la charge de notre salut, mais lui-même a pris sur lui tout le combat pour nous, obéissant aux ordres du Père. (...) Ramassant et comprimant en lui toute la grandeur de sa divinité, il est venu avec la mesure qu'il a voulue (...) ; par la puissance du Père il n'a pas perdu ce qu'il avait, mais prenant ce qu'il n'avait pas, il est venu tel qu'il devait être limité. (...)

            Vois qu'il est Seigneur : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite » (Ps 109,1). (...) Vois qu'il est Fils : « Il m'appellera Père, et j'en ferai l'aîné » (Ps 88,27-28). (...) Vois aussi qu'il est Dieu : « Les puissants viendront et se prosterneront devant toi ; ils te prieront, car Dieu est en toi » (Is 45,14). (...) Vois qu'il est roi éternel : « Sceptre de droiture, le sceptre de ta royauté (...) Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse » (Ps 44,7-8). (...) Vois qu'il est Seigneur des puissances : « Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur des puissances, lui-même est ce roi de gloire » (Ps 23,8). (...) Vois aussi qu'il est grand prêtre éternel : « Tu est prêtre pour l'éternité » (Ps 109,4). Mais s'il est Seigneur et Dieu, Fils et roi, Seigneur et grand prêtre éternel, lorsqu'il l'a voulu, « il est homme aussi : qui le comprendra ? » (Jr 17,9 LXX). (...) 

            C'est bien comme Dieu et homme que ce grand Jésus est venu chez nous. (...) Il a revêtu notre corps misérable et mort (...) ; il a soigné nos corps pour leurs infirmités, guéri chacune de nos maladies par sa puissance, afin que soit accomplie la parole : « Je suis le Seigneur (...) Je te prendrai par la main droite et te fortifierai. (...) Je suis le Seigneur, c'est mon nom. (...) Et le dernier ennemi, la mort, sera détruit. Mort, où est ton dard venimeux ? » (Is 42,6; 1Co 15,26.55)

 

méditation de l'Évangile du père Gabriel

Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date. Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne que de courir après les prophéties.

La fin du monde

Jésus nous met en garde contre les faux prophètes qui, à chaque génération, surgissent. Aujourd'hui, les faux prophètes revêtent le visage de multiples idéologies mirobolantes.

"Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici le Christ ici, Le voilà là, ne le croyez pas. Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes ; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus. Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

"Voyez le figuier et tous les arbres ; quand ils bourgeonnent déjà, à cette vue, vous connaissez par vous-mêmes que l'été est proche"

Soyez intelligents, nous dit le Seigneur : sachez interpréter les signes.

"De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le règne de Dieu est proche"

C'est le Fils de l'homme qui a le pouvoir de constituer le monde nouveau.

"Mais en ces jours-là, après cette détresse-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera plus sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Eh bien, c'est alors qu'on verra le Fils de l'homme venant des nuées, avec grande puissance et grande gloire ; c'est alors qu'Il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel"

Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne que de courir après les prophéties.

Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date.

"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, personne absolument si ce n'est le Père"

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

« Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. »

"Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche."

Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans la montagne ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l’Écriture." Nous sommes à la fin de l’année liturgique et la compréhension de ces passages de l’Evangile ne nous paraît guère évidente. Nous pourrions considérer ces événements comme ayant déjà eu lieu à la Pâque du Seigneur Jésus, or ces événements se déroulent aujourd’hui. Jamais nous n’avons eu autant d’informations sur ce que se passe de douloureux et de difficile dans le monde. Ce message est actuel, il se lit sous nos yeux, dans les journaux pour des milliers de personnes qui meurent dans la misère. A l’époque ou Luc écrit à Jérusalem, un million cent mille morts, cent mille déportés par Titus ! Nous dirions la même chose aujourd’hui en tant de lieux de notre humanité. Jésus dit : « Jérusalem, son Temple sera piétinée par les païens. » Le véritable Temple de Dieu ce sont nos corps et nos vies que l’on massacre. Jésus, Pain de vie, régénère notre humanité en déroute.

"Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple." Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes ; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu’à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées." Chaque événement de notre vie peut être pour nous une occasion de mourir à nous même, de mourir d’amour. Quand ce « passage, » cette Pâque arrivera, Jésus lui-même sera là pour nous accompagner. Dans le Christ, il nous faut être pleinement humain, se relever, montrer un visage de Paix, capable de vision et de parole. Relever la tête pour voir le Christ et être libre pour lui, car nous avons à recevoir ces événements, savoir qu’avec eux, un autre monde se dévoile, celui de notre rédemption. Nous faisons l’offrande de tout ce que Dieu nous a donné dans l’action de grâce. Il nous a donné le mémorial du don de Lui-même : Le mystère de l’Eucharistie.

"Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire." Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Tout ce que nous quittons nous libère et fait apparaître ce qui tient bon, ce qui est solide, ce qui se construit invisiblement. Un tri salutaire s’opère en nous. Nous accueillons la bonne nouvelle qui vient, même si nous sommes très démunis devant sa venue. Celui que nous attendions, le Seigneur Jésus, est Bonne Nouvelle, il nous reçoit et nous donne sa Présence d’Amour. Sachons percevoir l’avancée amoureuse de Jésus dans notre vie. En action de grâce, l’offrande de notre vie à chaque instant est salutaire, elle devient un « mourir d’amour, » car notre offrande est remplie de tendresse. Offrir tout ce qui peut nous être difficile à vivre en sacrifice est nécessaire, car service et sacrifice sont les deux composantes de notre vie. Nous aimons rendre service, mais il y a un moment où le service n’est plus possible ! Alors c’est le sacrifice qui prend le relais. Nous voulons bâtir le Royaume, mais une grande colère se fait entendre autour de ceux qui bâtissent le Corps du Christ. Le Dieu vivant qui donne vie à tout est là, et Marie nous enveloppe de toute sa tendresse.

Réflexion et Prière

Qu'est-ce que l'avènement du Christ ? La délivrance , la liberté et l'honneur de l'adoption, la source de la rémission de nos péchés et la vie immortelle pour les élus. Le Verbe, la Parole de Dieu, est revenu pour accomplir le dessein du Père. Il ne nous confiera pas à des anges, ni aux archanges la charge de notre salut. Mais il a pris sur lui tout le combat pour nous, obéissant aux ordres du Père.

ce message de l'Évangile interpelle, surtout les derniers mots: «Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche» (Lc 21,28). Le cœur du message dans ces derniers jours de l'année liturgique n'est pas la peur, mais l'espérance de la future libération. Elle est l'espérance de parvenir à la plénitude de la vie avec le Seigneur, à laquelle participerons aussi notre corps et le monde qui nous entoure. Les événements qui nous sont racontés si dramatiquement veulent indiquer de manière symbolique la participation de toute la création à la seconde venue du Seigneur, comme elle a déjà participé à sa première venue, en particulier au moment de la passion, quand le ciel s'obscurcit et que la terre tremblera. L'espérance du chrétien, ce sont quand ces choses commenceront d'arriver .Nous dit le Seigneur : «alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 21,27). 

Seigneur nous te rendons grâce, pour l'espérance de cette promesse.

Dirige nos pas pour ne pas tomber, toi qui es notre  Roi et Sauveur, nous nous  confions à ta miséricorde infinie.

amen.

Emounawh 

25 novembre 2021

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C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.

Évangile de Jésus-Christ selon

saint Luc 21,12-19.

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Augustin (354-430)

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Sermon 306
« C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie »


Veux-tu arriver à la vie où tu seras pour toujours à l'abri de l'erreur ? Qui ne le voudrait ? (...) Nous voulons tous la vie et la vérité. Mais comment y arriver ? Quel chemin suivre ? Certes, nous ne sommes pas au terme du voyage mais nous le voyons déjà (...), nous aspirons à la vie et à la vérité. C'est le Christ qui est l'une et l'autre. Par où y parvenir ? « Je suis le chemin » dit-il. Où arriver ? « Je suis la vérité et la vie. » (Jn 14,6)

            Voilà ce que les martyrs ont aimé ; voilà pour quel motif ils ont dépassé l'amour des biens présents et éphémères. Ne vous étonnez pas de leur courage ; en eux c'est l'amour qui a vaincu les souffrances. (...) Marchons sur leurs traces, les yeux fixés sur celui qui est leur Chef et le nôtre ; si nous désirons parvenir à un si grand bonheur, ne craignons pas de passer par des chemins difficiles. Celui qui nous l'a promis est véridique ; il est fidèle, il ne saurait nous tromper. (...) Pourquoi craindre les dures voies de la souffrance et de la tribulation ? Le Sauveur en personne y est passé.

            Tu réponds : « Mais c'était lui, le Sauveur ! » Sache que les apôtres y ont passé eux aussi. Tu vas dire : « C'étaient des apôtres ! » Je le sais. N'oublie pas qu'un grand nombre d'hommes comme toi y ont passé à leur suite (...) ; des femmes aussi y ont passé (...) ; des enfants, mêmes des jeunes filles ont passé par là. Comment sera-t-elle encore dure cette route que tant de passants ont aplanie ?

 

Méditation de l'Évangile  du père Gabriel

Jésus est vraiment le signe de contradiction annoncé à Marie par le vieillard Siméon. Le chrétien ne peut jamais être entièrement d'accord avec le parti politique pour lequel il milite, car il a toujours à réajuster toute idéologie à la Parole.

Vous serez persécutés

 

Le pouvoir craint Jésus, son emprise sur les cœurs et sur les intelligences. Le pouvoir de tous les temps est contre le Seigneur pour une raison d'influence.

Mais si le chrétien est toujours en butte à cet agacement du pouvoir, heureusement à toutes les générations se lèvent aussi des témoins, suscités par l'Esprit de Jésus, pour affirmer, au péril de leur vie, sa Vérité. Aujourd'hui, Lech Walesa en Pologne nous en est un exemple, tout comme Mgr Romero en Amérique du Sud.

"Mais avant tout cela, ils mettront leurs mains sur vous et vous persécuteront, vous conduisant aux synagogues et aux prisons, vous faisant comparaître devant des rois et des gouverneurs à cause de mon Nom ; cela finira pour vous par le témoignage "

Jésus est vraiment le signe de contradiction annoncé à Marie par le vieillard Siméon. Le chrétien ne peut jamais être entièrement d'accord avec le parti politique pour lequel il milite, car il a toujours à réajuster toute idéologie à la Parole.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.

« Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. »

Le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, est venu habiter notre humanité ! Conçu de la Vierge Marie, né d’elle, Jésus est le Sauveur du monde. Nous contemplons ce mystère du Dieu présent qui se donne à nous. Non seulement Jésus s’est fait chair, mais il s’est fait Pain de vie ! La persécution surgit envers nous lorsque nous agissons selon la manière du Christ dans toutes les situations de notre vie. Jésus est le Roi vainqueur de la vie et de la mort par son Amour victorieux. C’est ainsi qu’il a rendu témoignage de l’Amour infini de Dieu pour nous. Nous sommes dans le rayonnement cet amour. Des liens nouveaux apparaissent alors dans notre vie, faisant surgir cette nouvelle réalité de l’Amour. Une opposition se fait jour entre l’Esprit de Dieu et celui du prince de ce monde. C’est à travers les événements et les affrontements de notre vie que nous percevons cette adversité qui prend forme sous nos yeux. Pour nous libérer, Jésus a pris un chemin d’humilité, le chemin de l’humanité. L’amour est au-delà de la vie et de la mort !

"Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense."

C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. La Parole qui naîtra en nous sera inspirée par l’Esprit Saint. Cette parole dit ce que notre cœur éprouve, ce qu’il ressent. Notre cœur aspire à la Vie en recevant l’Esprit Saint qui se donne à lui. Nous entrons ainsi dans le mystère de l’humanité divine qui nous régénère à la suite de Jésus en prenant son chemin d’amour : « On portera la main sur vous, on vous persécutera. » Il est si « mystérieux » ce rejet de Jésus par l’humanité. Ce rejet de l’amour du Christ est impossible à saisir avec notre intelligence. C’est le mystère d’iniquité qui se manifeste. Nous demandons à Marie un regard d’amour pour Jésus qui ne s’est pas défendu dans ses épreuves. Nous pouvons imaginer sa souffrance devant le rejet de son enfant ! « On vous persécutera. On vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison. » Chaque fois que Jésus rencontrait la contradiction, Marie habitait cet Amour infini. La parole vient du plus profond de notre cœur pour nous offrir dans cet Amour.

"Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous." Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.

C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. L’Esprit Saint réalise à partir de l’humanité de Jésus le salut de tous. Jésus nous invite ardemment à prendre le même chemin que lui. Il nous prie de croire que nous lui ressemblerons à l’heure où notre chemin de foi ne sera pas facile. Il nous faut comprendre qu’un humanisme nouveau est en train de naitre. « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. » Cette communion d’amour est notre sanctification. La terre est inadéquate à l’amour infini de Dieu. Toutes nos puissances de vie et d’amour, notre intelligence et notre cœur, sont un don reçu de Dieu. Plus la fin de notre vie approche, plus nous voulons correspondre à Jésus, lui devenir semblables. Jésus vient pour nous rassurer devant le chemin exigeant d’être ses ambassadeurs, de lui rendre témoignage. Un jour du temps, il est sorti de son Père pour nous assurer de sa prière lorsque se présentera pour nous des temps difficiles. « Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de votre défense. » Il ne nous faut pas nous laisser toucher par le mal et le mensonge.

 

Réflexion et Prière:

 

 Jésus avertis ses apôtres :On portera la main sur vous et l’on vous persécutera,  On oppose des réalités qui nous semble de bon sens « Mais c'était lui, le Sauveur ! » St Augustin répond: Sache que les apôtres y ont passé eux aussi. Comme à l'époque de St Augustin nous persistons : « C'étaient des apôtres ! » Et il réplique : Je le sais. Nous se sont nos religieux prêtres qui nous enseigne la Parole du Seigneur. St Augustin complète: N'oublie pas qu'un grand nombre d'hommes comme toi y ont passé à leur suite ; des femmes aussi y ont passé ; des enfants, mêmes des jeunes filles ont passé par là. Actuellement c'est toujours  d'actualité, dans le monde plus gravement dans les pays communistes, islamistes sous dominations extrémistes.  Rien a changé malgré les apparences, dû au modernisme technologique généralisé. Cette route semble aplanie, il n'en est rien, seule l'apparence le fait croire. ?

 Mais si le chrétien est toujours en butte à cet agacement du pouvoir, heureusement à toutes les générations se lèvent aussi des témoins, suscités par l'Esprit de Jésus, pour affirmer, au péril de leur vie, sa Vérité. Les Paroles de Jésus nous guident, nous consolent, nous prévient et nous promet sa protection :

Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu

Seigneur, toi qui est Notre ROI, nous te demandons la grâce de nous donner le force morale et physique pour recevoir ton pardon et nous accueillir dans ton royaume à l'heure que le Père nous a programmé.
 Emounawh

 

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« Beaucoup viendront sous mon nom. Ne marchez pas derrière eux ! »

Livre de Daniel 3,57.58.59.60.61.


Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les cieux, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !


Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,5-11.


En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

 

Lettre 120 aux frères N. de Guida, J. de Zerri, N-J de Vannucio, n° 74 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 753-755)
« Beaucoup viendront sous mon nom.

Ne marchez pas derrière eux ! »


Dieu le Père, poussé par le feu de sa charité, a envoyé le Verbe, son Fils unique, qui est venu comme un char de feu, répandant les flammes de l'amour ineffable et la miséricorde éternelle du Père, nous enseignant la doctrine de la Vérité, et nous montrant la voie de l'amour que nous devions suivre. Il a dit : « Je suis la voie, la vérité, la vie ; celui qui va par moi ne va pas par les ténèbres, mais arrive à la lumière » (cf. Jn 14,6 ; 8,12). Et il en est ainsi, car celui qui suit cette voie en vérité, reçoit la vie de la grâce et marche à la lumière de la sainte Foi ; et avec cette lumière il arrive à l'éternelle vision de Dieu. (…)

            Il y en a beaucoup qui veulent s'éloigner et ne pas le suivre ; ils veulent marcher sans guide, et non derrière lui, prenant une voie nouvelle, et voulant servir Dieu et acquérir la vertu sans fatigue ; mais ils se trompent, car il est la voie. Ceux-là ne sont pas forts et persévérants ; ils faiblissent, et au moment du combat, ils jettent à terre leurs armes, les armes d'une humble et continuelle prière, d'une ardente charité, le glaive de la volonté, avec lequel on se défend, et qui a deux tranchants, la haine du vice et l'amour de la vertu ; (…) ils n'obtiennent pas la gloire, mais la honte et la confusion, parce qu'ils ne suivent pas la doctrine du Verbe, mais ils s'en éloignent, en voulant aller par une autre voie que la sienne.

            Il faut donc lui être fidèle et l'aimer en vérité, non par crainte de la peine dont est puni celui qui n'aime pas, ni pour l'utilité et le plaisir que trouve l'âme dans l'amour, mais seulement parce que le souverain Bien est digne d'être aimé. (…) Telle est la voie qu'il nous a enseignée en nous donnant la doctrine de l'humilité, de l'obéissance, de la patience, de la force, de la persévérance.

 

Méditation du père Gabriel

 

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

La splendeur du temple

On voit dans l'Évangile Jésus discuter amicalement avec ses apôtres :

"Comme Il sortit du Temple, un de ses disciples lui dit : Maître, vois quelles pierres et quelles constructions !

Et Jésus lui dit : Tu vois ces grandes constructions ?...Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée"

Devant la splendeur du Temple, Jésus met en garde ses apôtres : l'essentiel ne réside pas là. C'est déjà ce qu'Il affirmait à la Samaritaine :

"Femme, lui dit Jésus, crois-moi : l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père...Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut doit venir des juifs. Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. Aussi bien, ce sont ceux-là que le Père cherche pour adorateurs : Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et vérité"

Il ne voit pas l'avenir du monde, dans la perspective d'un Israël terrestre, mais d'un Israël spirituel.

"Et ils l'interrogèrent, disant : Maître, quand donc sera cela, et quel sera le signe lorsque cela devra arriver ? Or, Il leur dit : prenez garde d'être induits en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : c'est moi, et le temps est proche. Ne vous mettez pas à leur suite"

Si nombreux sont ceux qui, au cours des siècles, se donnent comme le Salut. Tant de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, tant d'idéologies ! Mille ans de paix ! Nous l'avons entendu proclamer durant la guerre la plus meurtrière de l'histoire...Il nous est difficile de croire à ces prophètes

"Ne vous mettez pas à leur suite"

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

"Comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

Au lendemain de la fête du Christ Roi, la liturgie nous fait méditer longuement sur l’avenir. Jésus le fait dans le langage traditionnel des apocalypses et dans un cadre qui englobe la terre et le ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Certes, Jésus a en vue des événements proches : la ruine du Temple de Jérusalem, il fait aussi allusion aux épreuves et aux persécutions qui frapperont les disciples. Jésus nous dit l’illusion qu’il pourrait y avoir à bâtir le Royaume de Dieu à l’extérieur du mystère de son amour infini ! Nous voulons toujours bâtir quelque chose de beau, selon nos vues, être généreux ! C’est ainsi, que progressivement, nous entrons dans l’illusion que nous pourrions bâtir ainsi le Royaume de Dieu par nous-même. Jésus nous a dit : "Mon Royaume n’est pas de ce monde." Il nous faut nous rappeler qu’une seule chose demeure, l’union de notre cœur au Cœur de Dieu. C’est dans la pauvreté et dans la petitesse, dans une union d’amour que s’établit un lien d’amour les uns avec les autres. Tout ce qui est ainsi tissé tiendra bon, tout le reste s’évanouira.

« Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! 

Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Derrière la destruction du Temple se profilent les signes de la fin du monde. L’histoire du monde est entrée dans sa phase définitive avec la venue de Jésus. Derrière le jugement de Jérusalem, nous discernons la venue du Fils de l’Homme. Il faut espérer, il faut veiller, inutile de prévoir. Une transformation fondamentale est à réaliser dans le monde et dans notre vie. C’est le « passage » d’un temple de pierre à un « Temple » tout intérieur qui est notre cœur. L’Esprit Saint est l’Auteur principal de la civilisation de l’Amour qui annonce le Royaume de Dieu. C’est Jésus qui opère notre conversion : « Que nous mangions, que nous buvions, » nous le faisons "dans le Christ Jésus." Nous sommes unis au Christ et à Marie dans une unité toute nouvelle qui nous fait réaliser le Corps du Christ.

« Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.

Jésus annonce la ruine du Temple en donnant une consigne valable en tout temps d’épreuve : Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies. L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul, mais nous avons le temps du jour pour le servir et l’aimer, nous avons l’espace de notre cœur pour accueillir la parole de Jésus. Dans la violence du monde qui ne reçoit pas cet amour, au sommet de la Croix, Jésus s’écriera : « J’ai soif ! » C’est un cri pour la réalisation d’une Humanité nouvelle. Le Royaume de Dieu relève les défis de la violence pour bâtir la civilisation de l’amour. Unis à Jésus dans sa Passion et à l’Esprit Saint, nous voulons bâtir le Corps du Christ en priant sans cesse. Dans la vie des baptisés le règne de Dieu s’élabore dans le nouvel amour qui nous habite. Dans le Corps du Christ, nous tissons des liens d’amour qui permettent au Christ d’étendre son règne de Paix à travers tout l’univers. Jésus bénit le Père d’avoir révélé ce mystère aux pauvres et aux tout-petits.

Réflexion et Prière

Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »

Nos grandes constructions seront détruites, rien ne restera, Jésus nous alerte, il y aura des guerres nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre en divers lieux, des famines et des épidémies, des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. 

Quand nous entendons parler de guerres, de désordres, ne soyons pas terrifiés. Jésus nous rassure, tout en nous affirmant, cela ne veut pas dire que les temps sont arrivés, mais ce sont des temps. Jésus nous affirme : "il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin."

Cependant, il nous prévient également de ne pas suivre les gourous, les chef de fausses dominations, il annonce et donne les consignes  valable pour tout les temps et jusqu'à la fin des temps : "Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies." L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul. Nous possédons le temps pour aimer, glorifier en servant notre Seigneur et Roi. Nous laissant la période nécéssaire pour accueillir sa Parole, la diffuser en la mettant en action. Jésus nous attend passionément, lorsque'il dit du haut de sa croix: "j'ai soif" Ce qui nous appelle, il a tant donné pour nous, que son cri est cette impatience de nous voir vite à ses côtés, pour une humanité nouvelle.

Seigneur permet nous de recevoir, Ta Paix, pour atteindre la joie dans le Christ, et de vivre avec joie et selon ta Parole 

Nous demandons la grâce de trouver une grande joie dans le Christ qui nous fait déjà vivre divinement notre temps  sur terre.

Emounawh

 

23 novembre 2021

 

 

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Le Père, en nous donnant son Fils, nous a tout donné, il a tout donné en nous donnant Jésus

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.


En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Bienheureux Charles de Foucauld

(1858-1916)
ermite et missionnaire au Sahara

Retraite faite à Nazareth, 1897 (in Œuvres spirituelles; Éd. Seuil 1958; p. 520)
Tout donner parce que le Christ a tout donné


Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d'être plus riche que son Bien-aimé. Comme il sera vite pauvre celui qui, songeant que tout ce qu'on fait à un de ces petits on vous le fait, que tout ce qu'on ne leur fait pas on ne vous le fait pas (Mt 25,40.45), soulagera toutes les misères à sa portée. Comme il sera vite pauvre celui qui recevra avec foi vos paroles : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres. Bienheureux les pauvres. Quiconque aura quitté ses biens pour moi recevra ici-bas cent fois plus et au ciel la vie éternelle » (Mt 19,21.29; 5,3) et tant d'autres.

            Mon Dieu, je ne sais s'il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu'il dépend d'elles, et surtout en vos abaissements. (...) En tout cas moi, je ne puis concevoir l'amour sans un besoin impérieux de conformité, de ressemblance, et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie. Être riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d'un rude labeur, pour moi je ne le puis, mon Dieu ; je ne puis aimer ainsi.

            Il ne convient pas que « le serviteur soit plus grand que le maître » (Jn 13,16), ni que l'épouse soit riche quand l'Époux est pauvre. (...) Pour moi, il m'est impossible de comprendre l'amour sans la recherche de la ressemblance (...), sans le besoin de partager toutes les croix.

 

Méditation de l'Évangile  du père Gabriel

Pour Jésus, l'argent a une valeur très relative. Les gros sous jetés dans le trésor par les riches ne représentent pas grand chose à ses yeux, mais les deux maigres piécettes de la veuve, un quart d'as, sont lourdes de tout son amour.

Le regard de Jésus sur la veuve

"Ayant levé les yeux, Jésus vit"

Jésus sait voir. Il a noté les différentes attitudes des gens qui composent cette foule, venus offrir leur argent dans le Temple. Il a vu les riches en jeter beaucoup dans le trésor, mais de leur superflu. Il a vu la veuve jeter peu, mais de son indigence, et Il en a été bouleversé.

"Jésus, levant les yeux, vit des riches qui mettaient leurs offrandes dans le trésor. Il vit aussi une veuve misérable qui y mettait deux petites pièces. Alors Il dit : Vraiment, Je vous le dis, cette pauvre femme a mis plus que tous. Tous ceux-là ont donné de leur superflu en offrande à Dieu, mais celle-ci a pris sur son indigence tout ce qu'elle avait pour vivre"

Pour Jésus, l'argent a une valeur très relative. Les gros sous jetés dans le trésor par les riches ne représentent pas grand chose à ses yeux, mais les deux maigres piécettes de la veuve, un quart d'as, sont lourdes de tout son amour.

Pour Lui, c'est le coeur, l'intention qui importe. La veuve qui n'a versé qu'un quart d'as, quelques centimes, a versé davantage que les riches, aux yeux de Dieu.

Il nous apporte donc vraiment l'espérance d'un monde tout autre que celui où le seule référence reste l'argent.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.

Levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.

Jésus porte à notre attention des gens importants qui apportent de riches offrandes. Et deux piécettes tombent dans un tronc, Jésus ne voit plus alors que cette femme, il n’entend que ces deux piécettes. L’enseignement de la Parole est très important pour notre vie ! « Cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde, » affirme Jésus qui n’a pas le même regard que nous. Nous évaluons ce que nous donnons en fonction de ce que cela nous a coûté, de ce à quoi nous avons renoncé. Notre don dit notre valeur, nos qualités, notre générosité à nos propres yeux. Jésus ne parle pas de ce que nous donnons, mais ce que nous gardons. C’est la différence entre cette femme et les riches qui déposent leur offrande dans le trésor : elle n’a rien gardé. « Aimer, c’est tout donner, » chante Thérèse de Lisieux. Nous voulons porter beaucoup d’attention, être réceptifs à ce que Jésus nous dit pour être particulièrement disponible à l’œuvre de Dieu. Nous ajustons notre marche dans la foi et la prudence, tenant compte de la part divine et de la part humaine de notre être, ce qui relève de la foi et ce qui relève de la prudence.

Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.

Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. On ne peut tout donner dans notre vie que lorsque nous avons rencontré Dieu dans sa providence. Nous préparons nos cœurs à cette rencontre pour découvrir la source de tout amour qui se livre à nous sans rien attendre en retour et sans rien retenir pour soi. Jésus doit régner dans nos vies comme dans celle de cette femme qui fait tomber dans le tronc toute sa richesse, ces deux piécettes. Jésus nous dit qu’elle a donné plus que tous les autres, cela nous fait réfléchir sur la place du Don dans notre vie. Sommes-nous en train de calculer, de donner de notre superflu ? Cela dit quelque chose du don de Dieu pour nous, sur notre manière de le mettre en œuvre. Certes il convient d’être prudent, mais nous pouvons nous mettre au centre de la situation et ne pas nous mettre dans une attitude de foi. Jésus nous dit : « Soyez candides comme des colombes, et prudents comme des serpents. » Si la nature humaine a des lois que nous respectons, nous participons aussi à la vie divine qui a ses propres repères. Il n’y a pas là de contradictions, mais des paradoxes. Il faut que la foi et la grâce l’emportent, ce qui n’est pas toujours facile pour nous.

Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.

Une petite pièce prise sur peu de bien, l’emporte sur un trésor tiré de l’abondance ! Nous ne calculons pas ce qui est donné mais ce qui reste, personne n’a donné davantage que celle qui n’a rien gardé pour elle. Nous avons la certitude absolue que Dieu ne peut pas nous lâcher. Saint Ambroise commente : "Le Seigneur enseigne comme il convient d’être miséricordieux et généreux envers les pauvres, sans s’arrêter à la pensée de sa pauvreté ; car la générosité ne se calcule pas d’après l’abondance du patrimoine, mais d’après la disposition à donner. C’est pourquoi la parole du Seigneur fait préférer à tous cette veuve dont il est dit : « Cette veuve a donné plus que tous. » Marie est la pauvre veuve qui a tout donné à la Croix, tout ce qu’elle avait pour vivre. En donnant Jésus, icône du Père, elle a tout donné. Nous avons en elle un exemple étonnant. L’apôtre reprendra cette parole : Le Père, en nous donnant son Fils, nous a tout donné, il a tout donné en nous donnant Jésus. Jésus quand il nous donne son corps et son sang, et qu’il nous donne Marie, a tout donné, il nous invite à tout lui donner pour être heureux.

Prière:

Seigneur voit et permet nous de recevoir un cœur comme cette pauvre veuve, elle a donné ce dont elle avait besoin pour vivre. Charles de Foucault nous dit : il faut tout donner parce que le Christ à tout donné. 

Seigneur Jésus que ton regard sur nous ne nous condamne pas, mais nous aides à ce que l'on te donne tout ce que tu nous demande sans regret. Pour que ton regard sur nous soit celui de la bénédiction comme tu le fis sur cette pauvre veuve.

Renouvelle en nous la grâce d’une foi sans défection, pour que notre vie reçoive la promesse de te rejoindre le jour venu dans ton royaume.

Emounawh 

22 novembre 2021

 

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Si notre roi est bon, ce n'est pas une raison de nous montrer grossiers. l est de notre devoir de nous lui témoigner notre gratitude

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Jean 18,33b-37.

 


En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)
carmélite, docteur de l'Église

Le Chemin de la perfection, 22 (trad. Grégoire de Saint-Joseph,‎ o.c.d. ; Éd. Seuil, p. 143s rev.)


« Ma royauté ne vient pas de ce monde »


Tu es roi pour l'éternité, mon Dieu (...) ; quand on dit dans le Credo que ton « royaume n'aura pas de fin », presque toujours j'en éprouve une joie toute particulière. Je te loue, Seigneur, je te bénis à jamais ! Enfin ton royaume durera éternellement ! Ne permets jamais, Maître, que ceux qui t'adressent la parole croient pouvoir le faire du bout des lèvres. (...) Assurément, quand on va trouver un prince, on ne lui parle pas avec le même laisser-aller qu'à un paysan ou qu'à une pauvre religieuse comme nous. De quelque façon qu'on nous parle, ce sera toujours bien.

            Sans doute, l'humilité de notre roi est telle que malgré mon ignorance des règles du langage, il n'arrête pas de m'écouter et de me permettre d'approcher de lui. Ses gardes ne me repoussent pas, car les anges qui l'entourent n'ignorent pas que leur roi apprécie plus la simplicité d'un petit berger bien humble, qui dirait davantage s'il le pouvait, que tous les beaux raisonnements des plus grands savants et des lettrés, s'ils ne sont pas humbles. 

            Mais si notre roi est bon, ce n'est pas une raison de nous montrer grossiers. Ne serait-ce que pour lui témoigner ma gratitude de ce qu'il daigne supporter près de lui une personne aussi repoussante que moi, il est juste que je reconnaisse sa noblesse et sa grandeur. En vérité, il suffit de l'approcher pour comprendre cela. (...) Oui, approchez de lui, mes filles, mais songez et comprenez à qui vous allez parler, ou à qui vous parlez déjà. Après mille vies comme la nôtre vous n'arriverez pas encore à comprendre les égards que mérite un tel Seigneur, devant qui tremblent les anges. Il commande tout, il peut tout ; pour lui, vouloir c'est faire. Il est juste, mes filles, que nous cherchions à nous réjouir des grandeurs de notre Époux, que nous comprenions de qui nous sommes les épouses, et donc que nous sachions quelle doit être la sainteté de notre vie.

 

Méditation de l'évangile du père Gabriel 

D'ailleurs, la charte de son royaume commence par ces mots : "Bienheureux les pauvres de coeur, le royaume des cieux est à eux" ; et continue par ceux-ci :  " Bienheureux les doux, ils possèderont la terre."

Jésus et son royaume_ Solennité du Christ Roi

 

Et aux accusations portées contre Lui par les grands prêtres et les anciens, Il n'a rien répondu. Alors, Pilate lui dit : Tu n'entends pas combien de témoignages on porte contre Toi ! Et il ne répondit sur aucun point , de sorte que le Gouverneur fut fort étonné.

Dans le dialogue entre Lui et Pilate, Jésus témoigne d'une étonnante liberté d'esprit et de parole. Sa royauté ne rentre pas en concurrence avec le pouvoir temporel; elle est de toute autre ordre.

Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d'autres te l'ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n'est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n'est pas d'ici. »

Après cette nuit terrible, Jésus possède encore toute sa lucidité d'esprit et répond avec une clarté remarquable à Pilate, le tranquillisant de suite : il n'a rien à craindre de Rome. Il ne se trouve pas en face d'un vulgaire agitateur populaire, comme le laisse entendre ses ennemis. S'il se dit Roi, son royaume n'est pas de ce monde. César n'a rien à redouter.

De fait, il y a un royaume, mais ce royaume n'est pas de ce monde. Que les gouverneurs et les puissants ne craignent donc rien, jamais Il ne leur enlèvera leur cher pouvoir.

Lui, n'est que le Serviteur, et Il ne se fait pas appeler "bienfaiteur des peuples" après les avoir pressurés.

D'ailleurs, la charte de son royaume commence par ces mots : "Bienheureux les pauvres de coeur, le royaume des cieux est à eux" ; et continue par ceux-ci :  " Bienheureux les doux, ils possèderont la terre."

C'est l'envers du pouvoir des grands qui ne cherchent qu'argent et puissance politique. Non ! son royaume n'est pas de ce monde.

Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

Prisonnier de Pilate, Il ose lui dire qu'il y a un autre pouvoir que le sien, plus important que le pouvoir politique, le pouvoir de la vérité. Pilate ne comprends pas : " Qu'est ce que la Vérité "

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam 

Christ-Roi de l’Univers.

Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »

Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ?

Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. 

 Non, ma royauté ne vient pas d’ici. » La fête du Christ Roi redonne le sens, l’attitude profonde du service de notre vie humaine. Nous voulons nous mettre à l’école de notre divin Roi. « Roi sans palais » toute la terre appartient à Dieu. Avec une dignité toute royale, Jésus ne répond pas à la question de Pilate, mais il l’interroge : « Dis-tu cela de toi-même ? » L’Amour de Jésus est plus fort que la haine et il triomphera toujours de ses ennemis. Au cours de sa vie publique, plus d’une fois, les foules avaient voulu proclamer Jésus Roi, mais chaque fois, Jésus fuyait cette royauté humaine et passagère. Il prend la tête de tous ceux qui sont torturés pour la Vérité. Nous lui demandons le courage d’affirmer nos convictions. Le palais du roi, c’est chacun de nous, Il vient régner dans nos cœurs. Jésus-Roi veut que son amour soit victorieux de toutes les difficultés de notre vie, qu’à chaque instant son amour soit victorieux, qu’il soit la source de toute joie. Le programme de Jésus est merveilleux : « Roi sans armée, » Dieu est un Dieu désarmé. Il sera crucifié, et là, Il règnera sur un trône royal, après avoir fait mourir la haine et la mort. Jésus fait mourir toute violence, Il détruit nos enfers. Nous voulons appartenir à ce Royaume de Paix et d ‘Amour. « Roi sans trésor » ! Toutes les mines d’or lui appartiennent. Toutes les pierres précieuses et tous les océans sont à Lui. Il nous les donne, car Lui n’en a pas besoin, Il est le Créateur du monde.

Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »

Jésus est un Roi venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité, c’est le vrai sens de la Royauté de Jésus qu’il affirme devant Pilate qui a le pouvoir de le condamner à la mort. Nous savons bien ce qui est vrai, il nous faut le courage d’aller jusqu’au bout pour faire triompher la Vérité. Jésus nous sauve, nous sommes son vrai trésor, son amour est victorieux dans notre vie, il est le « Roi qui détruit la violence. » Avec Lui, nous pouvons être des artisans de paix et d’amour. Mais c’est le « Roi, d’un royaume de pécheurs » ! « Prie pour nous pauvres pécheurs » répétons-nous souvent. Nous voulons demeurer sans cesse dans le regard de compassion qu’Il nous porte, ainsi nous pouvons avoir un regard de compassion pour nos frères, ils sont comme nous, de pauvres pécheurs. Jésus est le Roi des pauvres, nous savons que son amour de Dieu est notre richesse, qu’elle ne nous manquera jamais. Jésus est le « Roi d’un royaume de frères », être des frères qui s’aiment est notre trésor commun ! Dans le regard de Jésus, c’est la Paix et l’Amour qui se propage. C’est ainsi que l’Evangile nous présente Jésus, le Roi de l’univers accusé, devant Pilate qui le juge.

Jésus déclara alors : "Ma royauté ne vient pas de ce monde". Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » 

Jésus répondit : « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. » Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde. Nous sommes dans ce monde pour faire advenir cette royauté d’amour, de tendresse, de bonté, de beauté. Jésus est le Sauveur du monde, il n’est pas venu pour juger l’humanité, mais pour la sauver. Il prend la place des coupables, lui le seul juste. Nous savons par expérience que la violence met en échec l’action de Jésus. Celui qui domine le monde, le prince de ce monde se cache, Jésus dans sa Passion le démasque. Jésus demanda à Pilate : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit de moi, » il voit au-delà du visible, profondément. Il voit chacun comme son enfant tendrement aimé par le Père, il est le Roi d’Amour. Nous croyons que cet Amour nous habite et nous le vivons dans tous les endroits que nous traversons. Nous savons bien que Jésus est dans l’Autre et nous voulons lui venir en aide. Jésus explique le sens de sa Royauté et nous voulons être à sa suite et avoir le courage de nous affirmer comme Chrétiens.

Prière:

Ô Seigneur écoute-nous, Ponce Pilate inquiet t'a demandé si tu étais le Roi des Juifs, car lui parle  pour son poste, comme nos chefs d'états de ce ce monde. Jésus notre Roi dans ton Royaume, à prouvé non par ses paroles mais par la nuit inhumaine qu'il a subi. Seul ta puissance pouvait rester lucide et fort physiquement nous prouvant ta dignité et ta force. Tu as prouvé que ton Royaume n'est pas de celui de Ponce Pilate, ni de notre actualité.  Seigneur, tu nous enseigne la dignité en toute circonstance, et tu nous laisse libre de nos choix en toutes circonstances. L'envers du décors de ce monde ne cherche que gloire, puissance, argent, toutes ses possessions terrestre ne dure qu'un certain temps sur terre, rarement toute notre vie terrestre. Pardonne nos écarts dût à l'ignorance et notre inconscience.

Seigneur, tu es Notre Roi, celui qui nous aime comme ses enfants, à cause de Notre Père qui nous aime profondément. Il nous pardonne, si toi tu nous pardonne.

Mon Seigneur adoré, Notre Roi, donne nous la grâce d'être des artisans de Paix et d'amour pour  t'appartenir selon ta volonté, et habité ton Royaume Céleste.

Amen.

Emounawh 21 novembre 2021

 

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Ceux qui sont jugés dignes d'être ressuscité d’entre les morts n'ont plus ni femme ni mari, ils ont les délices de l'éternité

Évangile de Jésus-Christ selon

saint Luc 20,27-40.


En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus
et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
de même le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Pacien de Barcelone

(?-v. 390)  évêque

Sermon sur le baptême, 6 ; PL 13,1093 (trad. Orval ; cf bréviaire 19e sam. )
« Vivre, c'est le Christ »


Nous ne mourrons plus désormais. Même si nous sommes détruits en notre corps, nous vivrons dans le Christ, comme lui-même l'a dit : « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » (Jn 11,25). Nous pouvons être certains ; le Seigneur lui-même en témoigne ; qu'Abraham, Isaac, Jacob et tous les saints de Dieu sont en vie. C'est justement de ceux-là que le Seigneur a dit : « Ils sont tous vivants ; car Dieu est le Dieu des vivants et non des morts ». Et l'apôtre Paul dit de lui-même : « Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir m'est un gain ; mon souhait, c'est de m'en aller pour être avec le Christ » (Ph 1,21-23)...

            Voilà bien ce que nous croyons, mes frères, et « si nous mettons nos espoirs en ce siècle-ci, nous sommes les plus malheureux des hommes » (1Co 15,19). La vie de ce monde, pour les animaux domestiques ou sauvages et pour les oiseaux, est ; comme vous pouvez le constater ; plus ou moins longue que la nôtre. Ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ lui a donné par son Esprit : c'est-à-dire la vie éternelle, mais à condition que nous renoncions désormais au péché. Car la mort résulte du péché et est évitée par la vertu ; la vie est détruite par le péché et conservée par la vertu. « Le salaire du péché, c'est la mort, tandis que le don de Dieu, c'est la vie éternelle par notre Seigneur Jésus Christ » (Rm 6,23).

Méditation de l'évangile du père Gabriel

La femme aux sept maris

Dieu est le Dieu des vivants et non des morts. Pour Jésus, au Ciel, nous sommes des vivants, des gens actifs au superlatif, car notre centre d'intérêt à changé du tout au tout, nous vivons d'abord pour Dieu.

Jésus va répondre sans difficulté aux sadducéens au sujet d'une femme qui, successivement, aurait épousé sept frères, selon la loi du lévirat. Ses ennemis lui posent un cas embarrassant, pensent-ils. Mais leur gouaillerie et leur plaisanterie douteuse tombent à faux devant la réaction du Christ. Sa réponse donne un aperçu tellement élevé du Ciel et de sa liberté, vis-à-vis de tout le sensible, que la question posée devient ridicule.

"La femme donc, à la résurrection, de qui sera-t-elle la femme ? Car les sept l'ont eue pour femme"

"Jésus leur dit : Ne seriez-vous pas dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures ni la puissance de Dieu ? Car lorsque l'on ressuscite des morts, on n'épouse plus, on n'est plus épousée ; mais on est comme des anges dans les Cieux"

Le Ciel n'est pas du tout ce que les sadducéens imaginent. Ils sont dans un univers matérialiste qui les empêche de réaliser la Puissance de Dieu, de son amour envers nous. Il s'agit d'une nouvelle vie, celle-là même de Dieu. Rien que cela !

"Et quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce qui vous a été dit par Dieu en ces termes : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants"

Telle est l'espérance de la Vie Eternelle, ce n'est pas la vie terrestre continuée, mais la vie même en communion avec Dieu. Dans l'exclamation de Jésus devant leur étroitesse : "Vous êtes grandement dans l'erreur", On sent toute sa tristesse de voir des hommes enfermés dans une vision si mesquine du Ciel et du Royaume de Dieu.

Dieu est donc le Dieu des vivants et non des morts. Pour Jésus, au Ciel, nous sommes des vivants, des gens actifs au superlatif, car notre centre d'intérêt à changé du tout au tout, nous vivons d'abord pour Dieu.

On le voit ici, le rayonnement du Christ Jésus était si grand, si prenant, que ses ennemis ne peuvent échapper au désir de se mesurer avec Lui, happés, pris qu'ils se trouvent par sa Lumière même.

Ils détestent cette clarté, mais ne peuvent en nier l'éclat. Après l'échec des pharisiens sur le plan national, voici celui des sadducéens sur le plan religieux et moral.

Jésus se montre si percutant dans ses réponses que ses ennemis redoutent la discussion avec Lui. Il répond avec une telle vigueur, un tel à-propos, que bientôt personne n'ose plus l'interroger. Mais la crainte révérencielle de ses ennemis n'exclut pas la haine, malheureusement.

"Quelques-uns des scribes, prenant la parole, Lui dirent : Maître, tu as bien parlé. Car ils n'osaient plus L'interroger sur rien" .

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent,

Quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.

« Donner une descendance à son frère » est une manière de « survivre » selon le « monde » quand on a pas la joie de croire, à la suite de Jésus, en la Résurrection des morts ! En suivant Jésus, celui qui croit ouvre son cœur à l’amour infini de Dieu qui ne meurt pas. Ainsi le pauvre de la première alliance qui croyait déjà en la résurrection des morts n’est pas oublié pour toujours à sa solitude, jamais ne périt l’espoir du malheureux. Il y a un bonheur selon Dieu qui peut-être vécu comme malheur pour le monde qui ne connait pas Dieu comme le manifestent les sadducéens ! Cette interprétation du sens de la vie est très mystérieuse, elle fera dire à Saint Augustin : « Deux amours mènent le monde, l’amour de Dieu jusqu’à »l’oubli« de soi ; et l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu. »L’oubli" de soi est bonheur selon Dieu car il ouvre à l’infini de l’amour.

"Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, 

puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » « Les sept ! » ce chiffre contient le sens d’une plénitude ! Mais dans cette perspective, elle est vide, sans fécondité ! La compréhension de l’énigme de la vie se réalise dans un mystère de foi en la vie et dans l’amour qui est à renouveler chaque jour. Devenus pauvres, nous pouvons nous appuyer sur Dieu seul, et aujourd’hui il nous est possible de croire en Jésus qui par sa Résurrection d’entre les morts devient notre espérance, une espérance totale et absolue : « Je sais en qui j’ai mis ma confiance. » Tenir bon dans le Christ, nous pouvons le faire à l’école de Marie, la mère de Jésus, la femme éprouvée dans sa foi, éprouvée dans son espérance, éprouvée dans son amour ; Elle a tenu bon envers et contre tout.

"Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,"

car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit. Le Dieu d’Abraham, c’est le Dieu de l’homme qui a cru envers et contre tout. Le Dieu d’Isaac préfigure Jésus quand son père va l’offrir en sacrifice pour que nous ayons la vie. Le Dieu de Jacob, c’est le Dieu de celui qui combat avec Dieu, il est plein d’espérance mais demeurera blessé à la hanche. Après ce combat, son équilibre est en Dieu et non plus en l’homme. Le Dieu vivant est le Dieu des vivants, le Dieu ce ceux pour lesquels la mort est un passage vers la vie.

Prière:

Sainte Trinité voit tes enfants malheureux parmi les hommes de ce monde. Tu rayonnes en Jésus, et la peur  change de camp, nos ennemis malgré leurs tentatives fanfaronnent. Tu nous envoie ta lumière et réchauffe nos coeurs. Les incroyants imaginent le Paradis , selon leurs critères matérialistes. C'est ce qui les empêchent de voir ta Puissance inégalable, la vie dans ton royaume est si nouvelle, si différente, que seul ceux qui ont foi en toi peut le croire.

Très Sainte Trinité, Tes jugements sont dignes et justes, à la résurrection chacun retrouvera sa famille, et nous ne prenons plus ni femme, ni mari. Nous découvrirons d'autres joies qui nous sont inconnus.

Très Sainte Trinité, avec confiance nous te demandons la grâce de l'espérance inconditionnelle en ton amour. Par Jésus ton Fils adoré pour les siècles des siècles amen.

 

Emounawh 

20 novembre 2020

 

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Que notre coeur reconnaisse la Parole de Jésus avec confiance, pour recevoir la promesse.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 19,41-44.


En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Isaac le Syrien (7e siècle)
moine près de Mossoul

Discours ascétiques, 1ère série, n° 60 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 323)
Pleurer avec le Christ


Ne méprise pas le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si pour l'amour de Dieu tu t'élèves contre lui, pleure plutôt sur lui. Pourquoi le méprises-tu ? Méprise ses péchés, et prie pour lui, afin d'être pareil au Christ, qui ne s'est pas irrité contre les pécheurs mais a prié pour eux (cf Lc 23,34). Ne vois-tu pas comment il a pleuré sur Jérusalem ? Car nous aussi plus d'une fois nous avons été joués par le diable. Pourquoi mépriser celui qui comme nous a été joué par le diable qui se moque de nous tous ? Pourquoi, toi qui n'es qu'un homme, mépriser le pécheur  ? Est-ce parce qu'il n'est pas juste comme toi ? Mais où est ta justice, dès lors que tu n'as pas l'amour ? Pourquoi n'as-tu pas pleuré sur lui ? Au contraire tu le persécutes. C'est par ignorance que certains s'irritent contre les autres, eux qui croient avoir le discernement des œuvres des pécheurs.

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

Cette entrée à Jérusalem est extraordinaire pour ses apôtres. On sent toute leur admiration pour Jésus, tout leur bonheur de Le traiter enfin en Roi et en Messie, tel un triomphateur entrant dans sa capitale. Depuis le temps qu'ils attendent ce moment !

Jésus à Jérusalem

 

Malgré la hargne de ses ennemis, Jésus organise sa rentrée triomphale à Jérusalem et ne se laisse pas impressionner par eux. Il témoigne d'une entière liberté d'action. Il envoie donc deux de ses disciples devant Lui, chercher l'ânon et préparer son entrée à Jérusalem. Ils obéissent sans sourciller à ses ordres, pour le moins extravagants :

"Allez au bourg qui est en face. Quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu'un vous demande : Pourquoi le détachez-vous ? Vous direz de la sorte : Le Seigneur en a besoin"

Cette entrée à Jérusalem est extraordinaire pour ses apôtres. On sent toute leur admiration pour Jésus, tout leur bonheur de Le traiter enfin en Roi et en Messie, tel un triomphateur entrant dans sa capitale. Depuis le temps qu'ils attendent ce moment !

"Et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus"

Ce fut du délire et une explosion de joie de la part de tous ceux qui, depuis trois ans, avaient vu ses miracles, bénéficié de sa bonté :

"Et comme Il approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la troupe des disciples, transportés de joie, se prirent à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus, disant : Béni Celui qui vient, Lui, le Roi au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire dans les hauteurs !"

Et dans la foule, un grand nombre étendirent leurs manteaux sur le chemin. Et d'autres coupèrent des branches aux arbres. Et ils en jonchaient le chemin. Et les foules qui Le précédaient et celles qui Le suivaient, criaient : Hosanna, au Fils de David ! Béni, Celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna, au plus haut des Cieux !"

C'est vraiment le grand cri de l'espérance de tout un peuple, juste avant la Passion. Jésus Lui-même laisse cet enthousiasme éclater.

Quant aux pharisiens, ils sont furieux de son succès auprès du peuple : "Et quelques pharisiens mêlés à la foule Lui dirent : Maître, mets tes disciples à la raison !".Jésus leur répond avec une liberté de langage totale : "Je vous le dis : si ceux-ci se taisent, les pierres crieront"."

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Dédicace des Basiliques Saint Pierre et Saint Paul

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

« Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. »

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. C’est au XIe siècle qu’apparaît dans le martyrologe de Saint-Pierre l’annonce de la dédicace de la basilique, au 18 novembre. Au siècle suivant, les calendriers du Latran et du Vatican ajoutent au même jour la dédicace de Saint-Paul. Jésus a vaincu la mort et le mal, il apaisera la tempête qui secoue encore notre barque. Les épreuves, les tempêtes, et finalement la mort physique ne sont pas épargnées aux croyants. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort. La réalité quotidienne est d’affronter les vents contraires et la mer agitée. Jésus domine ces forces du mal, cet évènement est une annonce de la résurrection à venir. Jésus ressuscité est le signe de notre victoire, signe posé dans l’histoire des hommes. Les disciples, pour marcher sur les eaux, ne doivent pas attendre la fin de la tempête qui durera jusqu’à la fin des temps. La présence de Dieu est une présence délicate et ténue qui ne s’impose pas par la force, elle se déploie dans une faiblesse apparente. A la suite de Jésus, les Apôtres Pierre et Paul continuent le même combat.

"En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.

Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Lorsque Pierre suit Jésus sur les eaux agitées, le vent souffle, mais Pierre ne s’en effraye pas, confiant dans la Parole et l’exemple de Jésus. Mais dès que Pierre prend en considération les forces contraires, il prend peur, et il coule. Jésus doit le saisir par la main pour le sauver de la noyade. La délicatesse de Dieu dans sa présence à nos côtés est remarquable. Il ne s’impose pas face aux puissances de la mort et du mal. Nous suivons Jésus à la suite des apôtres malgré notre pauvreté et notre petitesse. Nous marchons sur les eaux de l’adversité avec la grâce de Jésus, avec la force de l’Esprit Saint. Depuis deux mille ans, la puissance de Dieu est donnée à tous ceux qui mettent leur confiance en Jésus.

« Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. »

Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Nous faisons confiance à la Parole de Jésus, à son invitation à participer dès ici-bas à sa victoire. Jésus le premier a traversé la mort sans être englouti par les eaux. La puissance de vie de Jésus ne s’impose pas avec fracas sur les puissances de mort. Jésus marche sur les eaux. Il est le maître de la vie, il connaît la puissance de vie qui l’habite. Il laisse la mer et le vent se déchaîner car ils ne peuvent rien contre lui. Ainsi, Jésus nous assure que nous aussi, avec lui, nous traverserons les eaux de la mort. Nous aurons, nous aussi, à marcher sur des eaux agitées et à affronter des vents contraires. C’est quand Jésus sera monter dans notre barque que nous serons vainqueur avec lui. Nous comprenons que Pierre ait douté de sa capacité à résister aux éléments qui se déchaînaient contre lui. En Jésus réside la plénitude de la divinité, et rien ne peut l’engloutir. Marcher sur les eaux, signifie pour nous la rencontre de Jésus dans le quotidien au temps de l’Eglise.

Prière:

Seigneur ne pleure plus, pardonne nos petitesse à cause de nos doutes. Tu as pitié de Jérusalem à cause de leur comportement, car ils ne t'ont pas reconnu. Pourtant certains sont amour, à cause d'eux prend pitié, accorde leur le pardon. Parce que nous avons confiance en toi, en ta tendresse, que nous acceptons les missions que tu nous donne à chacun de nous.
Parce que nous t'aimons, nous ne craigons pas d'agir en ton nom.

Seigneur !écoute-nous, exauce nous.

Emounawh

18 novembre 2021

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