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encyclique

Ayons la force de discerner avec courage ce qui nous est difficile, dans notre vie, Selon les Saintes écritures.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59.


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive.
Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape

 

Encyclique « Dives in Misericordia » § 15; 30/10/1980 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana, rev.)


Discerner les signes de notre temps

L'Église a le droit et le devoir de faire appel au Dieu de la miséricorde « avec de grands cris » (He 5,7) : ces « grands cris » doivent caractériser l'Église de notre temps (...), un cri qui implore la miséricorde selon les nécessités de l'homme dans le monde contemporain (...) Dieu est fidèle à lui-même, à sa paternité, à son amour ! Comme les prophètes, faisons appel à l'aspect maternel de cet amour qui, comme une mère, suit chacun de ses fils, chacune des brebis perdues, et cela même s'il y avait des millions d'égarés, même si dans le monde l'iniquité prévalait sur l'honnêteté, même si l'humanité contemporaine méritait pour ses péchés un nouveau déluge, comme la génération de Noé l'a mérité jadis.

            Ayons recours à l'amour paternel que le Christ nous a révélé par sa mission messianique, et qui a atteint son sommet dans sa croix, sa mort et sa résurrection. Ayons recours à Dieu par le Christ, nous souvenant des paroles du Magnificat de Marie, proclamant sa miséricorde « d'âge en âge » (Lc 1,50). Implorons la miséricorde divine pour l'âge contemporain (...) : élevons nos supplications, guidés par la foi, l'espérance et la charité que le Christ a implantées dans notre cœur.

            Cette attitude est également amour envers ce Dieu que l'homme contemporain a parfois repoussé loin de lui, considéré comme étranger à lui-même, en proclamant de diverses manières qu'il est inutile. Elle est amour de Dieu, dont nous ressentons profondément combien l'homme contemporain l'offense et le refuse. C'est pourquoi nous sommes prêts à crier comme le Christ en croix : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,24). Elle est en même temps amour des hommes, de tous les hommes, sans aucune exception ou discrimination, sans différence de race, de culture, de langue, de conception du monde, sans distinction entre amis et ennemis.

 

Méditation de l'Evangile 

du père Gabriel

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59 

 

Jésus invite les pharisiens, avec ironie, à être attentifs aux signes de Dieu dans les événements qui parlent de lui, tout autant que le ciel rouge leur annonce la tempête ou le beau temps.

 

Savoir discerner les signes du Royaume

Nous ne croyons pas au miracle, mais nous voulons voir, disent les pharisiens, et nous après eux, donne-nous un signe.

Jésus distingue très bien les deux domaines de la science et de la foi quand Il nous dit :

"Le soir venu, vous dites : "Beau temps ! car le ciel est rouge", et le matin "De l'orage aujourd'hui ! car le ciel est rouge et menaçant..."Vous savez discerner l'aspect du ciel, mais vous ne le pouvez pour les signes des temps !"

Vous savez discerner l'aspect du ciel, mais vous ne le pouvez pour les signes du temps de Dieu ! Car la science observe les réalités terrestres et leurs lois, mais elle ne peut atteindre les lois du Royaume réservées à la foi et à l'amour... un tout autre domaine.

Jésus invite les pharisiens, avec ironie, à être attentifs aux signes de Dieu dans les événements qui parlent de lui, tout autant que le ciel rouge leur annonce la tempête ou le beau temps.

Et dans le texte de Luc : "Et pourquoi de vous-mêmes ne jugez-vous pas ce qu'il serait juste de faire ?"

Il renvoie ses auditeurs à leurs propres responsabilités et leur demande de savoir juger par eux-mêmes, sans s'en remettre toujours au jugement des scribes et des pharisiens aveuglés.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

Saint Jean-Paul II

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

Jean-Paul II, le pape Karol Wojtyla, nait à Wadowice le 18 mai 1920, second fils d’un père militaire et d’une mère institutrice. Il a été marqué dans sa jeunesse par la disparition de tous ses proches. Il est âgé de 9 ans quand sa mère décède. Quelques années plus tard, son frère aîné meurt prématurément. Puis son père meurt en 1941. Ces épreuves familiales ont pris place dans une Pologne atteinte par les drames du 20e siècle. Karol Wojtyla travaillera comme ouvrier dans une carrière de pierre d’abord, puis dans une usine chimique. Jean-Paul II gardera de cette expérience une grande préoccupation pour les problèmes sociaux. En 1939, la Pologne perd à nouveau son autonomie avec sa partition entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Le pape Jean-Paul II visitera la Pologne communiste dès le début de son pontificat en 1979, puis de nouveau en 1983 et en 1987. Les rassemblements populaires suscités par ses visites, son soutien explicite au syndicat Solidarnosc, auront joué un rôle décisif dans la chute du pouvoir communiste en Pologne en 1989. Son pontificat est marqué par les droits de l’homme : « La paix se réduit au respect des droits inviolables de l’homme […], tandis que la guerre naît de la violation de ces droits et entraîne encore de plus graves violations de ceux-ci. » L’Evangile de ces jours va bien avec la fête de Jean-Paul II. Jésus ressuscité enverra sur les disciples rassemblés des langues de feu. Jésus a voulu répandre l’incendie de l’Amour dans le monde. L’Esprit Saint a allumé la foi dans le cœur de l’humanité grâce à la Parole de Jésus portée jusqu’au bout du monde.

Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !

Jésus passe de l’image du feu à l’image de l’eau. Le baptême, est une plongée dans l’eau, en vue d’une purification. Jésus envisage une immersion dans la souffrance. Il sent venir la Passion qui va le submerger. Il sait que les grandes eaux de la mort vont l’engloutir. Lui, le Juste, va purifier le genre humain tout entier. Il a hâte que ce baptême soit accompli parce que cette plongée dans la Passion va lui permettre d’accomplir l’œuvre du Père. Sa mort va donner la vie à tous les hommes. Lorsque Jacques et Jean revendiqueront les deux places d’honneur dans son Royaume, Jésus leur demandera : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ou être baptisé du baptême dont je vais être baptisé ? » Jean-Paul II est conscient que pour allumer sur la terre le feu de l’Esprit Saint il doit passer lui-même par la souffrance. Il y a répondu largement, par le feu de son Amour de Jésus depuis sa naissance, à la vie de Dieu. Aujourd’hui la parole de Jésus vient nous réveiller encore.

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.

Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » L’engagement de Jésus jusqu’à la Croix pour le salut de l’humanité donne courage aux baptisés pour témoigner de lui partout. Jean-Paul 2 a contribué par toute sa vie à étendre le règne de Dieu. Karol Wojtyla, a écrit plusieurs compositions poétiques et théâtrales dont certaines, comme la boutique de l’orfèvre, ont eu un écho en dehors des frontières polonaises. Les activités de la culture sont un axe majeur de son pontificat. Jean-Paul II a conservé, sa vie durant, une réelle proximité avec les jeunes qui s’exprimera à travers les Journées Mondiales de la Jeunesse. Les efforts de rapprochement avec le judaïsme et le dialogue interreligieux sont des aspects situés dans la perspective du Concile. À l’égard du judaïsme, Jean-Paul II posera des gestes hautement symboliques pour favoriser le rapprochement avec l’Église catholique. Il donnera une visibilité au dialogue interreligieux à travers sa rencontre avec des jeunes musulmans au grand stade de Casablanca. Les deux rencontres de prière interreligieuse à Assise, en 1986 et en 2002 sont de belles victoires pour apporter la paix de Jésus dans l’humanité. La parole de Jésus, à l’œuvre dans notre cœur, nous conduira nous aussi à poser humblement des choix dans une société en butte à la contradiction.

 

Prions

Seigneur mets en nous, la volonté d’Amour en Dieu, pour qu'il soit notre seul amour. Qu'en lui nous soyons unifié à la Sainte Trinité. Pour que notre vie, depuis que le Père a posé sur nous son regard de tendresse. Pour que nous ayons la force de discerner avec courage ce qui nous est difficile. Amen

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« Ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés » et Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

La Messe

 

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,12-16.


Bien-aimé, que personne n’ait lieu de te mépriser parce que tu es jeune ; au contraire, sois pour les croyants un modèle par ta parole et ta conduite, par ta charité, ta foi et ta pureté.
En attendant que je vienne, applique-toi à lire l’Écriture aux fidèles, à les encourager et à les instruire.
Ne néglige pas le don de la grâce en toi, qui t’a été donné au moyen d’une parole prophétique, quand le collège des Anciens a imposé les mains sur toi.
Prends à cœur tout cela, applique-toi, afin que tous voient tes progrès.
Veille sur toi-même et sur ton enseignement. Maintiens-toi dans ces dispositions. En agissant ainsi, tu obtiendras le salut, et pour toi-même et pour ceux qui t’écoutent.


Psaume 111(110),7-8.9.10.


Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains,
sécurité, toutes ses lois,
établies pour toujours et à jamais,
accomplies avec droiture et sûreté !

Il apporte la délivrance à son peuple ;
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.

La sagesse commence avec la crainte du Seigneur.
Qui accomplit sa volonté en est éclairé.
À jamais se maintiendra sa louange.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50.


En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »
Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante.
Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »
Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »
Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape

Encyclique « Dives in Misericordia » § 13, 30 nov. 1980 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
 

« Ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés »


Parce que le péché existe dans ce monde que « Dieu a tant aimé qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3,16), Dieu qui « est amour » (1Jn 4,8) ne peut se révéler autrement que comme miséricorde. Cela correspond non seulement à la vérité la plus profonde de cet amour qu'est Dieu, mais aussi à la vérité intérieure de l'homme et du monde qui est sa patrie temporaire. (…) C'est pourquoi l'Église annonce la conversion et y appelle. La conversion à Dieu consiste toujours dans la découverte de sa miséricorde, c'est-à-dire de cet amour « patient et doux » (cf 1Co 13,4) comme l'est Dieu Créateur et Père : l'amour auquel « le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ » (2Co 1,3) est fidèle jusqu'à ses conséquences extrêmes dans l'histoire de l'alliance avec l'homme : jusqu'à la croix, la mort et la résurrection de son Fils. La conversion à Dieu est toujours le fruit du retour au Père « riche en miséricorde » (Ep 2,4).

            La connaissance authentique du Dieu de la miséricorde, Dieu de l'amour bienveillant, est une force de conversion constante et inépuisable, non seulement comme acte intérieur d'un instant, mais aussi comme disposition permanente, comme état d'âme. Ceux qui arrivent à connaître Dieu ainsi, ceux qui le voient ainsi, ne peuvent pas vivre autrement qu'en se convertissant à lui continuellement. Ils vivent donc « en état de conversion » ; et c'est cet état qui constitue la composante la plus profonde du pèlerinage de tout homme sur la terre « en état de cheminement ».

            Il est évident que l'Église professe la miséricorde de Dieu révélée dans le Christ crucifié et ressuscité non seulement par les paroles de son enseignement, mais surtout par la pulsation la plus intense de la vie de tout le peuple de Dieu. Grâce à ce témoignage de vie, l'Église accomplit sa mission propre de Peuple de Dieu, mission qui participe à la mission messianique du Christ lui-même et qui, en un certain sens, la continue.

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« Ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50.


En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »
Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante.
Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »
Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »
Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Jean-Paul II

(1920-2005)
pape

Encyclique « Dives in Misericordia » § 13, 30 nov. 1980 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
 

« Ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés »


Parce que le péché existe dans ce monde que « Dieu a tant aimé qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3,16), Dieu qui « est amour » (1Jn 4,8) ne peut se révéler autrement que comme miséricorde. Cela correspond non seulement à la vérité la plus profonde de cet amour qu'est Dieu, mais aussi à la vérité intérieure de l'homme et du monde qui est sa patrie temporaire. (…) C'est pourquoi l'Église annonce la conversion et y appelle. La conversion à Dieu consiste toujours dans la découverte de sa miséricorde, c'est-à-dire de cet amour « patient et doux » (cf 1Co 13,4) comme l'est Dieu Créateur et Père : l'amour auquel « le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ » (2Co 1,3) est fidèle jusqu'à ses conséquences extrêmes dans l'histoire de l'alliance avec l'homme : jusqu'à la croix, la mort et la résurrection de son Fils. La conversion à Dieu est toujours le fruit du retour au Père « riche en miséricorde » (Ep 2,4).

            La connaissance authentique du Dieu de la miséricorde, Dieu de l'amour bienveillant, est une force de conversion constante et inépuisable, non seulement comme acte intérieur d'un instant, mais aussi comme disposition permanente, comme état d'âme. Ceux qui arrivent à connaître Dieu ainsi, ceux qui le voient ainsi, ne peuvent pas vivre autrement qu'en se convertissant à lui continuellement. Ils vivent donc « en état de conversion » ; et c'est cet état qui constitue la composante la plus profonde du pèlerinage de tout homme sur la terre « en état de cheminement ».

            Il est évident que l'Église professe la miséricorde de Dieu révélée dans le Christ crucifié et ressuscité non seulement par les paroles de son enseignement, mais surtout par la pulsation la plus intense de la vie de tout le peuple de Dieu. Grâce à ce témoignage de vie, l'Église accomplit sa mission propre de Peuple de Dieu, mission qui participe à la mission messianique du Christ lui-même et qui, en un certain sens, la continue

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Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi je suis le pain vivant qui est descendu du ciel

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,41-51.


En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »
Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'évangile du dimanche

 

Moi, je suis le pain vivant

Le sacrifice a toujours été l'acte essentiel de toutes les religions. Il visait à rendre sacrées, privilégiées, les relations entre l'homme et Dieu. Le sacrifice de Jésus n'y échappe pas, mais il rejoint Dieu, non dans l'offrande d'une victime extérieure à nous-mêmes, mais dans une acceptation parfaite de la volonté de Dieu à notre égard, jusque dans notre mort.

« C'est Moi qui suis le Pain Vivant descendu du Ciel. Si quelqu'un mange de ce Pain, il vivra à jamais. Et le pain que Je donnerai, c'est ma chair livrée pour la vie du monde

Ce Pain Vivant qui apporte une vie nouvelle à l'homme, c'est « la chair livrée » pour la vie du monde. L'allusion à sa mort est nette. C'est cette chair livrée à la volonté du Père dans la mort qui achemine l'homme au-delà de la vie terrestre, vers la vie éternelle.

Il y a déjà, posée là, toute l'acceptation par Jésus de la condition humaine, condition de créature finie et mortelle, s'abandonnant à la volonté du Père.

Jésus, dans la communion à sa chair livrée, à son sang versé, nous invite à venir puiser près de Lui la force d'accepter, comme Lui, notre propre condition d'homme mortel. Il nous demande d'avoir confiance en son Père, qui l'amène et le conduit, Lui le Fils de l'homme, vers sa propre résurrection, gage de la nôtre.

Mais ses paroles sont ” Esprit ” et sans la foi, elles nous rebuteraient, comme elles ont rebutèrent les juifs ses contemporains.

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.

Jésus , dans le banquet eucharistique nous invite à dévorer cette chaire livrée, à boire ce sang versé, symbole de son abandon au Père dans la mort. Elle nous invite donc à Le rejoindre totalement dans cette acceptation de ce que nous sommes : des hommes mortels, qui croient, comme Lui, à l'amour du Père.

La communion reste donc la plus géniale invention de l'amitié et du coeur d'un Dieu à notre égard. Dans la confiance, uni au Fils de l'homme, à travers les épreuves comme à travers les joies, nous voilà en marche vers la Résurrection, fortifiés par ce pain super nourrissant dont nous parle le Père.

Père Gabriel

Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape

Encyclique « Ecclesia de Eucharistia » Chap. 1, § 11; 17 avril 2003 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)
 

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »
« La nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus » (1Co 11,23) a institué le sacrifice eucharistique de son corps et de son sang. (…) L'Église a reçu l'eucharistie du Christ son Seigneur non comme un don, aussi précieux qu'il soit parmi bien d'autres, mais comme le don par excellence, car il est le don de lui-même, de sa personne dans sa sainte humanité, et de son œuvre de salut. Celle-ci ne reste pas enfermée dans le passé, puisque « tout ce que le Christ est, et tout ce qu'il a fait et souffert pour tous les hommes, participe de l'éternité divine et surplombe ainsi tous les temps » (CEC 1085).

            Quand l'Église célèbre l'eucharistie, mémorial de la mort et de la résurrection de son Seigneur, cet événement central du salut est rendu réellement présent et ainsi « s'opère l'œuvre de notre rédemption » (Vatican II LG 3). Ce sacrifice est tellement décisif pour le salut du genre humain que Jésus Christ ne l'a accompli et n'est retourné vers le Père qu'après nous avoir laissé le moyen d'y participer comme si nous y avions été présents. Tout fidèle peut ainsi y prendre part et en goûter les fruits d'une manière inépuisable. Telle est la foi dont les générations chrétiennes ont vécu au long des siècles. Cette foi, le magistère de l'Église l'a continuellement rappelée avec une joyeuse gratitude pour ce don inestimable. Je désire encore une fois redire cette vérité, en me mettant avec vous, chers frères et sœurs, en adoration devant ce Mystère : Mystère immense, Mystère de miséricorde. Qu'est-ce que Jésus pouvait faire de plus pour nous ? Dans l'eucharistie, il nous montre vraiment un amour qui va « jusqu'au bout » (Jn 13,1), un amour qui ne connaît pas de mesure.

Homélies du Père Gilbert Adam

 

Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.

Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » C’est de l’identité de Jésus que partent les murmures des juifs. Jésus vient de Dieu, il va tenter de se définir d’une double manière. D’une part par rapport à son Père, il vient de Dieu et lui seul l’a vu, et, d’autre part, par rapport aux hommes, il est celui qui se donne aux hommes pour leur transmettre la vie. Jésus se donne pour vaincre le mystère d’iniquité du monde, du mal répandu dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui vient au secours de notre souffrance et nous libère par le Christ. Isaïe le signalait : « Comme une brebis on l’a conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. » C’est ce que n’ont pas compris ceux qui récriminent. Jésus nous donne de tout récapituler en lui. Au cœur du monde en recherche, l’Esprit Saint rassemble toute personne qui est attirée par Dieu. L’humanité est totalement transformée dans le Christ Jésus. Dieu comble toutes les dimensions de notre vie pour que nous soyons régénérés en lui. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée transforme fondamentalement l’univers.

Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Jésus leur dit, vous ne me connaissez pas, vous ignorez ma véritable origine : « Je suis celui qui vient de Dieu. » Jésus écarte l’objection des juifs, mais il en soulève une plus grande encore qui constitue pour eux un insoutenable blasphème : il se dit le Fils de Dieu. « Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. » Le Verbe est Fils, il se reçoit du Père. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifiera toute l’humanité. La misère du monde sera transfigurée par la Passion de Jésus. Au cœur même de la création, le blé et le raisin, le pain et le vin, vont contribuer à la transformation de l’univers dans l’eucharistie. La Passion du Christ dans l’eucharistie se vit en présence de toute l’humanité et surtout des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie avec le Christ : « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église. » L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps du Christ Eucharistique. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement

 Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Jésus nous redit l’unité entre lui et notre Dieu. Ayant tout reçu du Père, il manifeste ce qu’il a reçu. Le Père, a tout donné à son Fils. Le Verbe est tourné vers le père, il nous plonge dans le mystère du Père. L’Amour du Père est comme le Secret et le motif de l’incarnation du Verbe. Jésus annonce le mystère de son sacrifice. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. C’est ainsi que nous sommes introduits dans la perspective du Pain de Vie. La veille de sa passion, Jésus prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps. Il prend du vin et dit : "Prenez, buvez, c’est mon sang." C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. "Dans sa chair, il a tué la haine," pour que nous ayons la vie.

Demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père, d’être entraînés dans l’Amour infini de Dieu.

43 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. 47 Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. 48 Moi, je suis le pain de la vie. 49 Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; 50 mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. 

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Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58.


En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient :
« D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.

Jésus leur dit :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Jésus est rejeté de la synagogue de Nazareth

Méditation de l'Evangile

du vendredi 30 juillet


Mais malheureusement, comme les contemporains d'Elie ou d'Élisée, ses concitoyens passeront auprès du médecin divin, sans en profiter parce qu'ils ne croient pas en Lui. Ce qui les étrangle : c'est la jalousie, l'envie… Sa doctrine, ils l'admirent, mais la petite interrogation acidulée notée par les trois synoptiques est révélatrice !« D'où lui vient tout cela ? » N'est-ce pas choquant ?

Qui, sinon la Vierge Marie, a bien pu transmettre à Luc le récit de l'incident de Nazareth ? Elle aura été tellement bouleversée par cette scène que les détails en sont restés dans sa mémoire.

Au début, tout se passe pour le mieux. Jésus enseigne à travers le texte d'Isaïe qu'il a choisi de commenter. Il rappelle que l'Envoyé du Père, conduit par l'Esprit Saint, n'est venu qu'apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, aux captifs, aux aveugles que nous sommes. Et pourtant Jésus ne put faire aucun miracle dans sa patrie parce que ses concitoyens, jaloux de ses dons et de son autorité, refusèrent de lui faire confiance :

« Et Il s'étonnait de leur incrédulité » . Le manque de confiance paralyse. Son amour ne va qu'à ceux qui ont foi en Lui : « Et Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité »

Il ne fut donc pas reçu par les siens. Il est mal reçu chez Lui, dans sa bourgade car sa Sagesse, sa Puissance lui créent des inimitiés stupides et cancanières. On ne trouve que des mots méchants et mesquins pour déprécier son père et sa mère, ses frères et sœurs : les plus pauvres du village !…« D'où lui vient cette Sagesse et ses miracles ? N'est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère n'a-t-elle pas nom “Marie', et ses frères “Jacques et Joseph, et Simon et Judas” ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui vient donc tout cela ? Et Ils se scandalisaient à son sujet »

Cela nous montre en contrepartie combien Jésus aima les siens. Ils furent tellement unis dans cette famille de Nazareth que l'on ne sépare Jésus ni de sa mère ni de son père adoptif Joseph.

Pour ses concitoyens, « Il est le fils du charpentier » , tant les silhouettes des deux hommes se sont fondues dans un même travail ! Et si l'on parle de Jésus, on ne peut pas ne pas évoquer sa mère : « Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie ? » Jésus, Marie, Joseph, groupe inséparable, qui évoque l'un, évoque les deux autres pour les habitants de la petite bourgade de Nazareth. Il n'a pas trahi non plus sa parenté : « Jacques, Joseph, Simon, et Judas, ses frères et sœurs » sont inséparables, eux aussi, de l'image que ses contemporains se font de Lui.

Mais malheureusement, comme les contemporains d'Elie ou d'Élisée, ses concitoyens passeront auprès du médecin divin, sans en profiter parce qu'ils ne croient pas en Lui. Ce qui les étrangle : c'est la jalousie, l'envie… Sa doctrine, ils l'admirent, mais la petite interrogation acidulée notée par les trois synoptiques est révélatrice !« D'où lui vient tout cela ? » N'est-ce pas choquant ?

Ce besogneux n'est-il pas le fils du charpentier, le fils de celle que l'on appelle “Marie” Non, ce n'est pas possible qu'un simple ouvrier puisse avoir tant de génie, tant de talents ! « Et ils se scandalisaient à son sujet »

Marie se rappelle de tout cela comme si c'était hier : lorsque son fils a parlé de Naïman et de la veuve de Sarepta, tout a basculé.

La rage s'est emparée de ses concitoyens et ils en sont venus aux voies de fait. « En entendant ces paroles, tous dans la synagogue furent remplis de colère, et s'étant levés, ils le poussèrent hors de la ville et le conduisirent jusqu'au sommet de la colline sur laquelle leur ville était bâtie pour le précipiter »

Ils sont subjugués par cet homme. Cette finale, avec son verbe rejeté en fin de phrase, nous laisse sous l'impression qu'Il les domine totalement et s'échappe quand Il veut : « Mais Lui, passant au milieu d'eux, s'en allait ! »

Père Gabriel

Benoît XVI
pape de 2005 à 2013

Encyclique « Spe Salvi », 47 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« À cause de leur manque de foi »


Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec lui est l'acte décisif du jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec lui qui, en nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide, et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation assurément douloureuse, comme « par le feu » ; cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et par là totalement de Dieu.

            Ainsi la compénétration de la justice et de la grâce se rend évidente aussi : notre façon de vivre n'est pas insignifiante, mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour. En fin de compte, cette saleté a déjà été brûlée dans la Passion du Christ. Au moment du jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie.

«Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison»

Abbé Jordi POU i Sabater
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)


Aujourd'hui, comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui nous connaissent depuis toujours. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait: «Les gens de Nazareth l'admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c'est comme s'ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi?’». Jésus connaissait bien ceux qui au lieu de l'écouter se scandalisaient de ses paroles. C'était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers, mais c'est justement à eux qu'Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut.

Nous, qui ne pouvons pas faire de miracles et qui n'avons pas la sainteté de Jésus, nous ne susciterons pas la jalousie (même si parfois cela peut arriver quand nous nous efforçons réellement de vivre en chrétien). Mais quoi qu'il en soit, comme à Jésus, il nous arrivera souvent que ceux que nous aimons et qui nous sont chers ne nous écoutent pas. Dans ces circonstances, nous devons nous rappeler que ceux qui ont toujours été très proches de nous voient davantage nos défauts que nos vertus et qu'ils peuvent se dire: —Toi qui faisais ça ou qui fait ça, tu n'as rien à m'apprendre.

Prêcher ou parler de Dieu aux gens de notre entourage ou de notre famille est difficile mais nécessaire. Il faut dire, tout de même, que lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Peut-être que nous aussi nous devrions établir une certaine réputation de sainteté en dehors (et à l'intérieur) de nos maisons avant de prêcher à nos proches.

Sain Jean Chrysostome ajoute ce commentaire: «Je t'en prie, regarde l'amabilité du Maître: il ne les punit pas parce qu'ils ne l'écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur: ‘Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ (Mt 13,57)». Il est évident que Jésus s'en alla de là très triste, mais Il continu à prier pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Et nous (qui ne devrons rien pardonner ou excuser), nous devrons également prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers, mais qui ne veulent pas nous écouter.

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À tout croyant, il revient d'être, dans le monde d'aujourd'hui, Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches

ÉVANGILE


« Je vous donne ma paix » (Jn 14, 27-31a)
Alléluia. Alléluia.
Le Christ devait souffrir
et ressusciter d’entre les morts
pour entrer dans la gloire.
Alléluia. (cf. Lc 24, 4b.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ;
ce n’est pas à la manière du monde
que je vous la donne.
Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m’en vais,
et je reviens vers vous.
Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie
puisque je pars vers le Père,
car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le prince du monde.
Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache
que j’aime le Père,
et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Jean XXIII (1881-1963)
pape

Encyclique « Pacem in Terris » § 164-171 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)
« C'est ma paix que je vous donne »


À tout croyant, il revient d'être, dans le monde d'aujourd'hui, une étincelle lumineuse, un foyer d'amour et un ferment pour toute la masse (Mt 5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. De fait, la paix ne saurait régner entre les hommes si elle ne règne d'abord en chacun d'eux,  c'est-à-dire si chacun n'observe en lui-même l'ordre voulu par Dieu. (...) Il s'agit là, en fait, d'une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation soit au pouvoir de l'homme laissé à ses seules forces, fût-il par ailleurs  animé de  la plus louable bonne volonté. Pour que la société humaine présente avec la plus parfaite fidélité l'image du Royaume de Dieu, le secours d'en haut est absolument nécessaire. (...)

            Par sa Passion et par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités (…). « C'est lui qui est notre paix (...). – Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c'est ce même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus, notre Seigneur ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. »

            C'est cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons avec insistance dans nos prières. Qu'il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu'il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d'amour fraternel. Qu'il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples (…). Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l'amour mutuel, montrer de la compréhension à l'égard des autres et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu'ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».

Abbé Enric CASES i Martín(Barcelona, Espagne)

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Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 2,36-40.


En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Pape François

Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi », §50-51 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)



« Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem »
« Dieu prépare pour eux une cité » (He 11,16) : la foi et le bien commun. Dans la présentation de l'histoire des patriarches et des justes de l'Ancien Testament, la lettre aux Hébreux met en relief un aspect essentiel de leur foi. Elle ne se présente pas seulement comme un chemin, mais aussi comme l'édification, la préparation d'un lieu dans lequel les hommes peuvent habiter ensemble…. Si l'homme de foi s'appuie sur le Dieu de l'Amen, sur le Dieu fidèle (Is 65,16), et devient ainsi lui-même assuré, nous pouvons ajouter que cette fermeté de la foi fait référence aussi à la cité que Dieu prépare pour l'homme. La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts quand Dieu se rend présent au milieu d'eux. Il ne s'agit pas seulement d'une fermeté intérieure, d'une conviction stable du croyant : la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu'elle naît de l'amour et suit la dynamique de l'amour de Dieu. Le Dieu digne de confiance donne aux hommes une cité fiable.

      En raison de son lien avec l'amour (Ga 5,6), la lumière de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la paix. La foi naît de la rencontre avec l'amour originaire de Dieu en qui apparaissent le sens et la bonté de notre vie…  La lumière de la foi est capable de valoriser la richesse des relations humaines, leur capacité à perdurer, à être fiables et à enrichir la vie commune. La foi n'éloigne pas du monde et ne reste pas étrangère à l'engagement concret de nos contemporains.

      Sans un amour digne de confiance, rien ne pourrait tenir les hommes vraiment unis entre eux. Leur unité ne serait concevable que fondée uniquement sur l'utilité, sur la composition des intérêts, sur la peur, mais non pas sur le bien de vivre ensemble, ni sur la joie que la simple présence de l'autre peut susciter… Oui, la foi est un bien pour tous, elle est un bien commun. Sa lumière n'éclaire pas seulement l'intérieur de l'Église et ne sert pas seulement à construire une cité éternelle dans l'au-delà ; elle nous aide à édifier nos sociétés, afin que nous marchions vers un avenir plein d'espérance

«Proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous»

Abbé Joaquim FLURIACH i Domínguez

 

(St. Esteve de P., Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Joseph et Marie viennent de célébrer le rite de la présentation de leur premier né, Jésus, dans le Temple de Jérusalem. Marie et Joseph n'épargnent rien pour accomplir avec soin tout ce que la loi prescrit, car accomplir ce que Dieu veut est un signe de fidélité, d'amour de Dieu.

Depuis que son fils —et Fils de Dieu— est né, Joseph et Marie expérimentent merveille après merveille: les pasteurs, les mages d'Orient, les anges… Non seulement des évènements extraordinaires extérieurs, mais aussi intérieurs, dans le cœur des personnes qui ont un certain contact avec cet Enfant.

Aujourd'hui apparaît Anne, une femme, veuve, qui à un moment déterminé a pris la décision de dédier toute sa vie au Seigneur, avec des jeûnes et des prières. Nous ne nous trompons pas si nous disons que cette femme était une des “vierges prudentes” de la parabole du Seigneur (cf. Mt 25,1-13): veillant toujours fidèlement sur tout ce qui lui semble être la volonté de Dieu. Et bien sur: le moment venu, le Seigneur la trouve prête. Tout le temps qu'elle a dédié au Seigneur, cet Enfant le lui récompense largement. —Demandez-lui, demandez à Anne si ça valait la peine tant de prières, tant de jeûnes et tant de générosité!

Le texte dit que «elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem» (Lc 2,38). La joie se transformait en apostolat décidé: elle est le motif et la racine. Le Seigneur est incroyablement généreux avec ceux qui sont généreux avec Lui.

Jésus, Dieu incarné, vit la vie de famille à Nazareth, comme toutes les familles: grandir, travailler, apprendre, prier, jouer… “Sainte quotidienneté!”, routine bénie où grandissent et se forgent presque sans s’en rendre compte les âmes des hommes de Dieu! Comme les petites choses de tous les jours sont importantes!

Homélie du Père  Gilbert Adam

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ;

après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Anne vivait dans l’essentiel : « elle ne s’écartait pas du Temple, participant au culte, nuit et jour, par le jeûne et la prière. » Habituellement nous voyons des signes d’espérance dans la présence d’êtres jeunes tout en promesse. Pour vivifier notre espérance l’Eglise rapproche le Bébé de Noël à deux merveilleux vieillards, Syméon et Anne. Pour les réalités de l’au-delà, de l’amitié avec Dieu dans la vie éternelle, le soir est un beau signe d’espérance. Anne proclame la louange de Dieu, elle cherche sa présence. Elle vient quotidiennement au Temple assurer l’humanité de sa prière, de jour et de nuit : « Servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. » Elle avait acquis une patience et une sensibilité si forte dans l’Esprit Saint qu’il pouvait s’approcher d’elle et se manifester à elle. Quand Jésus et Marie avec Joseph arrivent au Temple, elle s’approche d’eux et elle chante les louanges de Dieu, elle les suit tout simplement, comme on suit celui qui est la lumière. Dans ce temps de Noël, une nouvelle plénitude est exprimée.

"Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem."

C’est toute une vie de recueillement pour un instant de témoignage prophétique, à l’heure que Dieu avait choisie pour elle : « Survenant à ce moment, elle se mit à célébrer Dieu et à parler de l’Enfant à tous ceux qui attendaient la libération de Jérusalem. » Son chemin d’espérance est un grand amour vécu avec des petits moyens. Elle s’effaçait, grandissant devant l’œuvre de Dieu, dans un dévouement sans faille, dans la louange et dans l’action de grâce. Anne, dans le peuple de Jérusalem, attend la délivrance d’Israël et elle parle de l’enfant autour d’elle. Nous contemplons ce travail de douceur et de tendresse qui donne un enthousiasme nouveau ! Notre vie est désormais guidée par l‘Esprit Saint. Anne court annoncer l’enfant Jésus à tous ceux qui attendent la délivrance d’Israël. Elle parle de ce qu’elle lit dans les yeux de ce tout-petit, dans les yeux de Marie et dans les yeux de Joseph. Ce message est pour nous, qui attendons d’être délivrés de la nuit.

"Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth."

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. La grâce de Noël est une grâce de « tout-petit. » Dieu visite le monde. Cette toute petitesse est comblée par Dieu, cette grande pauvreté est accueil de Dieu. Jésus nous donne de devenir enfants de Dieu ! Anne est devenue une toute nouvelle créature ! Il faut que l’enfant qui sommeille en nous grandisse, se fortifie grâce à Jésus le Sauveur de l’humanité. Conduits par Marie nous avançons remplis d’Esprit Saint en demandant que la grâce de Dieu soit continuellement sur nous. L’enfance spirituelle nous aide à dépasser les défauts de l’enfance. Nous voulons demeurer dans cette transformation qu’apporte Noël. "Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel." Dès que nous allons à l’essentiel, nous nous rapprochons de la jeunesse de Dieu. Les jeunes traversent le temps, ils assurent la survie de la communauté. Quand nous marchons dans la prière, nous anticipons le nouvel ordre des choses qui accomplit le quotidien éternel du Royaume.

Nous demandons la grâce d’un renouvellement, d’un désir de demeurer dans l’Amour nouveau apporté par Jésus.

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Heureux le peuple que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (cf. Ps 32, 12)

ÉVANGILE
« Les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Lc 12, 1-7)

Alléluia. Alléluia.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
Alléluia. (Ps 32, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme la foule s’était rassemblée par milliers
au point qu’on s’écrasait,
Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire :
« Méfiez-vous du levain des pharisiens,
c’est-à-dire de leur hypocrisie.
    Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé,
tout ce qui est caché sera connu.
    Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres
sera entendu en pleine lumière,
ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison
sera proclamé sur les toits.
    Je vous le dis, à vous mes amis :
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
    Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
    Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous.
Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
    À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Dans les difficultés et les persécutions

L'amitié de Jésus pour nous est incassable et efficace. Il ne trahit jamais ceux qui se donnent à Lui. Aussi ceux qui sont là, ses amis, ses disciples peuvent être tranquilles, Jésus ne les abandonnera pas.

Méditation de l'évangile du vendredi 16 octobre

Les disciples de Jésus doivent s'attendre aux difficultés et à l'opposition : … Aucun disciple n'est au-dessus du Maître, ni aucun serviteur au-dessus de son Seigneur. C'est assez que son disciple soit comme son Maître, et le serviteur comme son Seigneur. S'il ont appelé le Maître de maison Beelzéboul, combien plus ceux de sa maison !

Jésus nous rend courage dans la lutte pour le Royaume. Les ennemis ne manquent pas, mais nous sommes ses amis, et Il ne trahit jamais ses amis. Sachons-le.

… « Or, Je vous le dis à vous, mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus… »

Nous n'avons donc rien à craindre des hommes puissants, comme ces pharisiens eux-mêmes; le seul que nous devons craindre, c'est Dieu. Et quand on prête attention à l'infinie délicatesse de sa Providence paternelle on est tranquille, on se rit des menées et des dires de gens tels que pharisiens et docteurs de la Loi.

« Est-ce que cinq passereaux ne se vendent pas pour deux as ? Et aucun d'entre eux n'est en oubli devant Dieu. Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux »

Et Il poursuit :

… « Je vous les dis : quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu »

Au milieu même des persécutions, des épreuves, ne perdons donc pas espoir, bien au contraire, car c'est à ces moments-là qu'Il est tout près de nous.

« Et lorsqu'on vous amènera aux synagogues, ou devant les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ni ce qu'il faudra dire; car le Saint-Esprit vous enseignera à l'heure même ce qu'il faut dire »

Son amitié pour nous est incassable et efficace.

Jésus ne trahit jamais ceux qui se donnent à Lui. Aussi ceux qui sont là, ses amis, ses disciples peuvent être tranquilles, Jésus ne les abandonnera pas.

Beaucoup hésitaient, tremblaient devant les scribes et les pharisiens qui détenaient l'autorité…« Je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes , le Fils de l'homme, le confessera aussi devant les anges de Dieu : mais quiconque me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. »


Père Gabriel

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Encyclique « Spes Salvi », 27 (trad © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps »

Celui qui ne connaît pas Dieu, tout en pouvant avoir de multiples espérances, est dans le fond sans espérance, sans la grande espérance qui soutient toute l'existence (cf Ep 2,12). La vraie, la grande espérance de l'homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement Dieu — le Dieu qui nous a aimés et qui nous aime toujours « jusqu'au bout », « jusqu'à ce que tout soit accompli » (Jn 13,1 ;19,30).

Celui qui est touché par l'amour commence à comprendre ce qui serait précisément « la vie ». Il commence à comprendre ce que veut dire la parole d'espérance dans le rite du baptême : « De la foi j'attends la vie éternelle », la vie véritable qui, totalement et sans menaces, est simplement la vie dans toute sa plénitude. Jésus, qui a dit qu'il est « venu pour que nous ayons la vie et que nous l'ayons en plénitude, en abondance » (Jn 10,10), nous a aussi expliqué ce que signifie « la vie » : « La vie éternelle, c'est de te connaître, toi le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3). La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi : elle est une relation.

Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie. Si nous sommes en relation avec celui qui ne meurt pas, qui est lui-même la Vie et l'Amour, alors nous sommes dans la vie. Alors nous vivons.

Homélie du Père Gilbert Adam
Sainte Marguerite-Marie

Ga. 4, 22-24,26-27,31-5,1 Ps. 112 Jn. 15, 9-17

"Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.

 

Jésus a fait battre le cœur humain de l’Amour de Dieu, il s’offre ainsi à l’humanité. En chacun de nous, le désir d’être aimé et d’aimé à l’infini vient de notre origine. Dès que nous rencontrons un cœur qui aime, les difficultés de notre vie s’estompent, les soucis s’évaporent, c’est enfin la conversion du cœur. Tout comme la vigne nourrit les sarments par la sève, Jésus ne cesse de répandre en nous son Amour. Cet Amour est tellement surabondant qu’il ne demande qu’à se répandre autour de nous. Jésus nous donne le vertige, puisqu’il nous demande de nous aimer les uns les autres, comme lui nous a aimés. Il nous a aimé comme le Père l’a aimé. Nous voulons vivre dans la profondeur insondable de l’Esprit Saint qui nous aime. Jésus sait que son amour nous fait agir. Il n’attend pas que nous soyons parfaits pour nous aimer, c’est son amour qui réalise notre perfection. L’amour fait fondre les duretés de notre cœur, toutes les résistances à l’amour. Il nous établit dans l’amour. Cet amour est paix, joie, douceur, silence. Jésus est Amour, dans une douceur incroyable et avec une grande humilité il nous révèle l’Amour du Père pour nous. Sainte Marguerite-Marie nous fait pénétrer dans cet amour du Christ Jésus venu dans notre chair.

"Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Dans le monde, le verbe « aimer » se réduit au sentiment d’amour qui est volatil et inconstant. Dans le mystère de Jésus, l’Amour est un don de soi, un acte qui engage toute notre personne. C’est un acte de volonté capable de dépasser les sentiments les plus contradictoires qui peuvent nous assaillir. Jésus, dans son humanité, nous aime de l’Amour infini du Père. Il exprime le don total de lui-même, la volonté du Père. Notre lien avec lui nous prépare à vivre de cet amour dans le quotidien, pour que l’autre vive, pour qu’il puisse se trouver. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Jésus manifeste son cœur à Marguerite Marie. Elle a compris que sa vocation était de vivre dans cet amour. Marie l’a guéri de la maladie, elle a été saisie par l’amour de Jésus : « Si tu m’es fidèle, je ne te quitterai point, je t’apprendrai à me connaître et je me manifesterai à toi. » Marguerite Marie est entrée dans les épreuves, la patience de Dieu, son amour infini est venu à bout de tous les obstacles de sa vie.

"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.

 Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. Quand Jésus voit venir Judas entouré des soldats romains au jardin des Oliviers, il nous est difficile de comprendre ce qu’il a pu ressentir à cet instant. Il a néanmoins aimé Judas jusqu’au bout. Comme le Père l’a aimé, il l’a aimé jusqu’à donner sa vie pour lui sur la croix. Jésus dit à Marguerite-Marie : « Mon cœur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier, ne pouvant plus contenir les flammes de mon ardente charité, il faut que je les répande par ton moyen et qu’elles se manifestent à eux pour les enrichir de mes précieux trésors. » L’amour de Dieu est vraiment le seul Amour qui peut nous guérir, nous faire entrer dans sa joie. Cet amour privilégié de Jésus est comme le soleil sur les perles précieuses, plus la perle rayonne, plus elle fait rayonner sur les autres cette lumière. Notre vie, comblée ou douloureuse, laisse alors un passage à la vraie vie.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce d’être établis dans la tendresse, la douceur et d’humilité de Jésus.

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Dirigeons les pas de notre âme sur la fermeté de cette pierre: qu'est notre Seigneur Jésus, notre Rédempteur a fondé l'Église

ÉVANGILE
« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)

Alléluia. Alléluia.
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Alléluia. (Mt 16, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
    Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
    Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
    Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
    Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
    Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »
    Alors, il ordonna aux disciples
de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE

Chacun de nous est une petite pierre, mais entre les mains de Jésus, chacun participe à l’édification de l’Eglise. Et nous tous, bien que petits, devenons des «pierres vivantes» parce que quand Jésus prend sa pierre dans sa main, il la fait sienne, la rend vivante, pleine de vie, pleine de vie de d’Esprit Saint, pleine de vie de son amour, et ainsi, nous avons une place et une mission dans l’Eglise: elle est une communauté de vie, faite de tant de pierres, toutes différentes, qui forment un unique édifice, sous le signe de la fraternité et de la communion. (Angélus, 27 août 2017)

Pierre devient le chef de l'Eglise

Le rôle du prêtre, directeur de conscience, vient de cette promesse : “Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux. Et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux; et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux”

Méditation de l’Evangile du dimanche 23 août

Après avoir demandé aux siens ce que la foule pense de Lui. “Il leur dit : mais vous, qui dîtes-vous que Je suis ? “ Après trois ans d’amitié et de vie commune, que disent-ils de Lui ?Et cette question, un jour, c’est à chacun d’entre nous qu’Il la pose : “Mais vous, qui dîtes-vous que Je suis ?”Notre intimité des Ecritures nous permet-elle à notre tour de répondre : “Tu es le Christ, le Fils de Dieu Vivant” ?

N’oublions pas la remarque de Jésus à Pierre. Cette découverte ne relève pas uniquement de notre approche personnelle du Christ ni d’une étude purement critique des textes, mais du Père qui nous le révèle.“Prenant la parole, Jésus dit à Pierre : tu es bienheureux, Simon Bariona, car ce n’est pas la chair et le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux” .Au cri ému de Pierre : “Tu es le Christ, le Fils de Dieu Vivant !”, répond le cri encore plus ému de Jésus établissant son Eglise, sur cette amitié :

“Et moi Je te le dis que tu es “Pierre” et que sur cette pierre Je bâtirai mon Eglise, que les Portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle ! “

L’oeuvre du Salut va reposer entièrement sur les Douze. Il leur donne d’ailleurs l’étonnant pouvoir d’ouvrir nos esprits et nos coeurs au Royaume : “Je te donnerai les clefs du Royaume “Le monde moderne qui rejette ce pouvoir donné à des hommes, s’invente d’autres pouvoirs tyranniques pour se libérer de ses angoisses. Les “psy” y fleurissent, tout comme les “dames soleil”. Il ne s’agit pas ici de nier l’intérêt et l’utilité des sciences humaines, mais d’en connaître les limites et, à travers elles, de ne pas nous donner des maîtres tyranniques, aux dogmes intangibles.Autres tyrans du monde actuel, les idéologies politiques qui, elles aussi et bien plus, annexent tout pouvoir pour faire des hommes des esclaves. L’Etat moderne est plus dévorant que les Moloch, et cela qu’il soit de droite ou de gauche.

Mais Lui, Jésus, donne à ses amis le fantastique pouvoir de libérer les hommes du péché et de leur donner sa paix. Les apôtres et leurs successeurs lient et délient les hommes de leurs fardeaux pour leur faire dépasser les misères de la condition humaine et les introduire dans la vraie vie.Le rôle du prêtre, directeur de conscience, vient de cette promesse : “Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux. Et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux; et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux”

Père Gabriel

                         Saint Pie X

pape de 1903 à 1914

Encyclique « Iuncunda sane » (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

La fermeté de l’Église

Nous Nous sentons en pleine sécurité dans la citadelle de la sainte Église. (…) Jamais les promesses du Christ ne trompèrent son attente ; (…) elles Nous semblent même consolidées davantage encore par l'épreuve de tant de siècles et les vicissitudes de tant d'événements.

Les royaumes et les empires se sont écroulés; des peuples, que la gloire de leur nom autant que leur civilisation avait rendus célèbres, ont disparu. On voit des nations comme accablées de vétusté se désagréger elles-mêmes. L'Église, elle, est immortelle de sa nature; jamais le lien qui l'unit à son céleste Époux ne doit se rompre, et dès lors la caducité ne peut l'atteindre; elle demeure florissante de jeunesse, toujours débordante de cette force avec laquelle elle s'élança du cœur transpercé du Christ mort sur la croix. Les puissants de la terre se sont levés contre elle, ils se sont évanouis, elle demeure! Les maîtres de la sagesse ont, dans leur orgueil, imaginé une variété infinie de systèmes qui devaient, pensaient-ils, battre en brèche l'enseignement de l'Église, ruiner les dogmes de sa foi, démontrer l'absurdité de son magistère... Mais l'histoire nous montre ces systèmes abandonnés à l'oubli, ruinés de fond en comble. Et, pendant ce temps, du haut de la citadelle de Pierre, la vraie lumière resplendit de tout l'éclat que lui communiqua le Christ dès l'origine et qu'il alimente par cette divine sentence: « Ciel et terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mt 24,35). (…)

C'est pourquoi (…) dirigez les pas de votre âme, ainsi que vous avez commencé, sur la fermeté de cette pierre: sur elle, vous le savez, notre Rédempteur a fondé l'Église à travers le monde entier, de sorte que les cœurs sincères réglant sur elle leur marche ne trébuchent pas. ​​​​​​​

Homélie du Père Gilbert Adam
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

" Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

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Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » La question de Jésus : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’Homme ? » est un peu comme le bilan du ministère de Jésus en Galilée. Après sa prédication, ses journées remplies de guérisons et de miracles, les gens sont encore divisés à son sujet. L’idée leur vient de le comparer à Jérémie ou Jean-Baptiste, ou encore au prophète Élie. La question de Jésus nous interpelle, il nous faut donner aussi notre réponse. Hérode dira : « C’est Jean-Baptiste que j’ai fait décapiter qui est ressuscité. » D’autres disent : « C’est Elie, » connu comme celui qui opère de grands prodiges. Jésus est perçu comme celui qui arrête la tempête, guérit les infirmes et chasse les démons. « C’est Jérémie, disent encore d’autres ou l’un des prophètes. » Jérémie explique à Israël que la déportation à Babylone est due au fait que le peuple a abandonné les commandements du Seigneur. Celui qui s’éloigne de Dieu, continue à être aimé de lui, mais il perd sa bénédiction. Jésus, à la suite de Jérémie, est donc alors perçu comme celui qui rappelle que l’alliance avec Dieu est une alliance où les deux parties s’engagent. Le Seigneur donne sa Grâce, mais le peuple doit choisir librement de le suivre.

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » 
​​​​​​​
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. La profession de foi de Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant, » est dans la suite de ce que disent les hommes. Jésus manifeste que la réponse de Simon va beaucoup plus loin que la chair et le sang. « La chair et le sang, » c’est l’homme laissé à ses limites, inapte à la nouveauté de Dieu. Simon s’est laissé enseigner par Dieu, il a laissé Dieu le « tirer vers Jésus. » L’Esprit-Saint veut nous accorder la grâce que Pierre a reçue afin de reconnaître en Jésus, le Messie, celui qui nous sauve, car il nous aime. Sa Miséricorde est infinie et sa volonté est que nous le connaissions et que nous l’aimions. Jésus est l’amour, le Sauveur qui nous attire, il nous donne de vivre en joie et en paix. La profession de foi de Pierre marque un grand tournant dans la vie publique de Jésus qui va désormais privilégier la formation de ses disciples. Il va leur annoncer sa passion et sa résurrection. C’est dans cette disposition du cœur que nous nous laissons entrainer avec le secours de l’Esprit Saint en reconnaissant que tout est de Lui, par Lui et pour Lui.

"Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. 
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, Jésus ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. Jésus fait de Simon, fils de Yonas, un « Bienheureux. » C’est le bonheur annoncé à ceux qui font le pas de la foi, et qui osent tout miser sur la parole de l’Ami. Jésus lui donne un nom nouveau, qui sera programme de vie : « Tu es kîfa’, tu es la Pierre, tu es le Rocher. » C’est une parole créatrice, Jésus dit, et il fait. Désormais Simon le pécheur sera rocher de l’édification de l’Église de Jésus. Nous sommes les pierres vivantes, insérées dans la construction, et nous avons à devenir avec Jésus des pierres de fondation dans son œuvre. Il nous faut cesser de tout ramener aux proportions de notre intelligence et de notre cœur, et oser dire à Jésus notre foi. Nous entrons alors dans le bonheur de Jésus notre Sauveur. Il est la plénitude de la Révélation, il suscite le cœur de notre foi, de notre relation à Dieu. Avec Jésus, une espérance et une confiance nous sont données pour avancer dans la grâce, dans la lumière et l’amour de Dieu. Jésus, le fils du Dieu vivant, nous introduit dans la filiation divine grâce au Saint Esprit qui nous est révélé.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de renouveler notre foi en Jésus qui témoigne de son Père.

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« Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. »

PREMIÈRE LECTURE
« J’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus » (Ac 20, 17-27)

En ces jours-là,
depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse
pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent arrivés auprès de lui,
il leur adressa la parole :
« Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous,
depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :
j’ai servi le Seigneur en toute humilité,
dans les larmes et les épreuves
que m’ont values les complots des Juifs ;
je n’ai rien négligé de ce qui était utile,
pour vous annoncer l’Évangile
et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.
Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs
pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit
de me rendre à Jérusalem,
sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.
Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville,
que les chaînes et les épreuves m’attendent.
Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie,
pourvu que j’achève ma course
et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus :
rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage,
vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.
C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous
que je suis pur du sang de tous,
car je n’ai rien négligé pour vous annoncer
tout le dessein de Dieu. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(67 (68), 10-11, 20-21)
R/

Royaumes de la terre,
chantez pour le Seigneur.
ou : Alléluia !

Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.

Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.
Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.

ÉVANGILE
« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)

En ce temps-là,
Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DES NEIGES

Ô Notre-Dame,
nous nous confions en vous,
en votre obédience bénie
et en votre garde très spéciale.
Aujourd’hui et chaque jour
nous vous confions nos âmes et nos corps ;
nous vous confions tout notre espoir
et toute notre consolation ;
toutes nos angoisses et nos misères ;
notre vie et la fin de notre vie,
pour que par votre très sainte intercession
et par vos mérites,
toutes nos actions soient dirigées et disposées
selon votre volonté
et celle de votre Fils. Amen.

«Père, l'heure est venue»

Abbé Pere OLIVA i March
(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile de Saint Jean —que nous lisons depuis quelques jours— débute en nous parlant de “l'heure”: «Père, l'heure est venue» (Jn 17,1). Le moment culminant, la glorification de toute chose, l'offrande ultime de Christ qui se livre pour nous… “L'heure” est une réalité invisible aux yeux de l'Homme; qui se révèlera au fur et à mesure que la vie de Jésus nous laissera entrevoir la perspective de la croix.

L'heure est venue? L'heure de quoi? L'heure est venue de connaître le nom de Dieu, c'est-à-dire son action, la façon avec laquelle il se dirige à l'Humanité, sa façon de nous parler à travers de son Fils, Christ, qu'il aime.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui, ceux qui connaissent Dieux à travers de Jésus («Je leur ai donné les paroles que tu m'avais données»: Jn 17,8), sommes témoins de la vie, de la vie divine qui grandit en nous en vertu du sacrement baptismal. En Lui nous vivons, nous agissons et nous sommes; en Lui nous trouvons les paroles qui nous nourrissent et nous font grandir; en Lui nous découvrons ce que Dieu veut de nous: la plénitude, la réalisation humaine, une existence qui ne vit pas de vaine gloire personnelle, mais sinon d'une attitude existentielle qui s'appuie en Dieu lui-même et en sa gloire. Comme nous rappelle Saint Irène, «la gloire de Dieu est que l'homme vive». Rendons gloire à Dieux afin que la personne humaine arrive à sa plénitude!

Nous sommes marqués par l'Évangile de Jésus-Christ; travaillons sans cesse pour la gloire de Dieux, travail qui représente se mettre au service de la vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Ce qui veut dire: travailler pour une authentique communication humaine, l'authentique bonheur de la personne, encourager la joie chez les tristes, ressentir la compassion pour les faibles… En résumé: être ouverts à la Vie (en majuscule).

À travers de l'esprit, Dieux travaille à l'intérieur de chaque être humain et habite au plus profond de la personne et ne cesse pas de nous encourager à puiser des valeurs de l'Évangile. La Bonne Nouvelle est l'expression du bonheur libérateur qu'Il veut nous donner.

Benoît XVI
 

pape de 2005 à 2013

Encyclique « Spe Salvi » § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

Dans le grand Credo de l'Église, la partie centrale, qui traite du mystère du Christ à partir de sa naissance éternelle du Père et de sa naissance temporelle de la Vierge Marie pour arriver par la croix et la résurrection jusqu'à son retour, se conclut par les paroles : « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu. La foi au Christ n'a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l'heure de la justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs foi. (...)

            En lui, le Crucifié, la négation des fausses images de Dieu est portée à l'extrême. Maintenant Dieu révèle son propre visage dans la figure du souffrant qui partage la condition de l'homme abandonné de Dieu, la prenant sur lui. Ce souffrant innocent est devenu espérance-certitude : Dieu existe et Dieu sait créer la justice d'une manière que nous ne sommes pas capables de concevoir et que, cependant, dans la foi nous pouvons pressentir. Oui, la résurrection de la chair existe. Une justice existe. La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent.

            C'est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance – l'espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles. Je suis convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle. Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité ; mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante.

Homélie du Père Gilbert Adam
 

« Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. »

"Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il dit : « Père, l’heure est venue :"

glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés !" Nous entrons dans la grande prière de Jésus, elle est marquée par un va et vient continuel d’expressions d’amour pour son Père, de supplication pour ses disciples et pour toute l’humanité. Jésus qui sanctifie nos cœurs par sa passion d’amour, par son agonie et par sa croix, se fait de plus en plus insistant. Il travaille au salut de l’homme grâce à son humanité. Après avoir vécu notre condition humaine, prié avec nos mots humains, il passe de notre monde à son Père avec son humanité. Il garde cette humanité que Marie lui a "tissée comme un secret d’amour !" Il prie : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie. » L’humanité rédemptrice de Jésus va entrer dans la gloire du Père. Il y eu en effet pour le Verbe de Dieu une "Pâque," un passage quand il est venu chez nous dans le sein de la femme, dans le cœur de Marie, tout enveloppé de l’amour et de la tendresse du Père. Dans ce passage, Jésus a préparé l’humanité à vivre de l’Esprit Saint, dans le mystère de Dieu, dans son amour, pour le rejoindre au ciel.

"Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde.
 

 J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole." Il nous est bon d’entrer dans la prière de Jésus qui parle de nous à son Père. Il est descendu chez nous, envoyé du Père, pour nous réintroduire dans le secret d’amour de la Trinité Sainte. Jésus nous entraine maintenant à sa suite au ciel par sa Passion et sa Résurrection. Il est notre salut. C’est par l’Amour infini qu’il nous manifeste sur la Croix que Jésus nous donne la vie : « Père, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. » Jésus a reçu de son Père tout pouvoir. Pour notre salut, il a accepté de descendre dans notre mort et dans nos enfers afin de nous en délivrer. Jésus prend notre place : "Maudit celui qui meurt sur le bois." C’est à partir de cette malédiction qu’il nous a béni de toutes sortes de Bénédictions. Nous travaillons pour le Royaume à sa suite, et nous parlons de Dieu à partir de notre vie sauvée par Jésus ! Dans l’épreuve Jésus nous accompagne et nous donne son Esprit Saint. Nous prenons conscience du rôle de la prière pour accomplir l’œuvre de Dieu.

"C’est pour eux que je prie ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi, 
 

et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde ; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous." Dieu nous donne un esprit de force. Pour que nous trouvions un bon équilibre de vie l’esprit de crainte de Dieu vient à notre aide. Nous nous remettons entre les mains du Père dans un esprit de piété : "Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous." Jésus va conclure sa litanie d’amour en notre faveur dans la volonté du Père : « Ma nourriture c’est de faire la volonté de mon Père, » dira-t-il dans la nuit du jardin des Oliviers. Avec Jésus nous avons la force et la lumière, nous avons la grâce qu’il nous faut pour avancer dans le don de nous-mêmes. "Que ta volonté soit faite et non la mienne" dit-il dans sa prière. C’est une priere pour tous ses disciples présents et à venir. L’esprit d’intelligence nous est donné pour comprendre que Dieu agit sans cesse pour tenir bon dans l’épreuve qui nous purifie.

Nous supplions l’Esprit Saint pour que nous comprenions la beauté de l’œuvre de Dieu.

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