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evangile

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21,19)

Livre de Malachie 3,19-20a.

19Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, – dit le Seigneur de l’univers –, il ne leur laissera ni racine ni branche. 20aMais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. »

Psaume 98(97),5-6.7-8.9.

5Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ;
6au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !
7Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ;
8que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. 9Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,7-12.

7Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; 8et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous. 9Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.
10Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
11Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.
12À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné.
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-19.

 

5En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : 6« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
7Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
8Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront :
“C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !

9Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
10Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
11Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
12Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
13Cela vous amènera à rendre témoignage.
14Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
15C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. 16Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
17Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
18Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
19C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662)

moine et théologien

Centurie sur l’amour IV, n° 16-18, 23-24 (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès)
 
« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21,19)
 
Il n’a pas encore l’amour parfait, ni la connaissance profonde de la Providence divine, celui qui, au temps de l’épreuve, manque de patience dans les afflictions qui lui arrivent et se détache de l’amour de ses frères spirituels.
 
Le but de la Providence divine est d’unifier par la foi droite et l’amour spirituel ceux que de bien des manières le mal a déchirés. C’est pour cela qu’à souffert le Sauveur : rassembler dans l’unité (cf. Jn 11,52)
les enfants de Dieu qui étaient dispersés. Donc, celui qui n’endure pas ce qui le gêne, qui ne supporte pas ce qui l’afflige, qui n’assume pas ce qui le peine, ne marche pas sur la voie de l’amour divin et manque le but de la Providence. Si l’amour est patient et bienveillant (cf. 1 Cor 13,4), celui qui manque de courage quand viennent les afflictions, et pour cela fait du mal à ceux qui l’ont affligé et se coupe lui-même de l’amour qu’il leur doit, comment ne déchoit-il pas du but de la Providence divine ? (…)
Est patient celui qui attend la fin de l’épreuve, et qui reçoit la gloire de la persévérance.

            L’homme patient a une grande sagesse (cf. Pr 14,29 LXX).

Car il rapporte à la fin tout ce qui lui arrive, et il supporte les afflictions en attendant cette fin. Or la fin est la vie éternelle, selon l’Apôtre (cf. Rm 6,22).
Et la vie éternelle est qu’on te connaisse, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ (cf. Jn 17,3).

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La splendeur du temple

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-19.
 

 
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d'arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C'est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l'on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l'esprit que vous n'avez pas à vous préoccuper de votre défense. C'est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s'opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

C'est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

100309-la-splendeur-du-temple

Méditation de l'évangile du dimanche 17 novembre

On voit dans l'Evangile Jésus discuter amicalement avec ses apôtres :

“Comme Il sortit du Temple, un de ses disciples lui dit : Maître, vois quelles pierres et quelles constructions !

Et Jésus lui dit : Tu vois ces grandes constructions ?…Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée”

Devant la splendeur du Temple, Jésus met en garde ses apôtres : l'essentiel ne réside pas là. C'est déjà ce qu'Il affirmait à la Samaritaine :

“Femme, lui dit Jésus, crois-moi : l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père…Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut doit venir des juifs. Mais l'heure vient – et c'est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. Aussi bien, ce sont ceux-là que le Père cherche pour adorateurs : Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et vérité”

Il ne voit pas l'avenir du monde, dans la perspective d'un Israël terrestre, mais d'un Israël spirituel.

“Et ils l'interrogèrent, disant : Maître, quand donc sera cela, et quel sera le signe lorsque cela devra arriver ? Or, Il leur dit : prenez garde d'être induits en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : c'est moi, et le temps est proche. Ne vous mettez pas à leur suite”

Si nombreux sont ceux qui, au cours des siècles, se donnent comme le Salut. Tant de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, tant d'idéologies ! Mille ans de paix ! Nous l'avons entendu proclamer durant la guerre la plus meurtrière de l'histoire…Il nous est difficile de croire à ces prophètes

“Ne vous mettez pas à leur suite”

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

Père Gabriel

 

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Parabole du juste qui se fait prier longtemps

Évangile selon saint Luc 18, 1-8

Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »

Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Écouter cette méditation

Prière

Seigneur, je veux commencer ma prière avec la conscience de qui tu es et de qui je suis. Je veux me tenir en ta présence avec confiance, comme un petit enfant devant son Père.

Demande

Seigneur, augmente ma foi !

Réflexion

1. Prier sans cesse et ne pas se décourager

Le message du Christ aujourd’hui est clair. Il nous demande, d’abord, de prier sans cesse. La vie n’est facile pour personne, nous avons tous de nombreux besoins et le secours de Dieu va nous aider et nous consoler dans nos souffrances. Il est important de garder du temps pour être avec lui, pour lui parler de notre vie : des choses difficiles comme des choses faciles, de nos tristesses et nos joies aussi. Prier sans cesse, c’est vivre chaque instant avec lui, avoir conscience qu’il est là et essayer de le regarder. La deuxième partie de la phrase est, peut-être, plus difficile à comprendre : ne pas se décourager. Pourquoi se décourage-t-on ? Souvent, c’est parce que l’on ne reçoit pas ce que l’on demande, en pensant que c’est ce qui convient le mieux dans la situation où nous nous trouvons.

Souvent, l’image que nous avons de Dieu est proche de celle du Père Noël des enfants. On pense qu’on a le droit de lui demander des choses concrètes et matérielles, qu’il doit nous écouter et nous donner les choses que nous demandons. Et l’on se décourage quand il ne répond pas. Mais Dieu n’est pas le Père Noël. Ce que nous devons lui demander concerne plutôt le domaine spirituel et les grâces dont nous avons besoin. Au lieu de lui demander de faire disparaître une difficulté, demandons-lui la force de pouvoir vivre cette difficulté dans la confiance. Il s’agit surtout de lui demander les biens de l’Esprit, tels que confiance, charité, force, etc.

Mais lorsque l’on demande de telles choses, nous devons aussi nous rappeler que les chemins que Dieu utilise pour nous les accorder ne sont pas toujours faciles à comprendre, mais qu’il compte sur notre collaboration. Il permet parfois des choses difficiles, mais il est à côté de nous et nous donne les grâces dont nous avons besoin. Et parfois, il n’est pas non plus facile de savoir si l’on a reçu la grâce, parce qu’elle n’est pas mesurable : cela nous demande d’avoir une plus grande confiance en Dieu.

2. La différence entre le juge inique et Dieu

Dans cet Évangile, Jésus nous présente d’abord l’exemple d’un juge qui ne pratique pas la justice. Il fait ce que la veuve lui demande, non pas parce qu’il est bon, mais parce que la veuve insiste tellement qu’il n’a pas d’autre choix, s’il veut vivre tranquillement : « Comme cette veuve m’importune, je vais lui rendre justice, pour qu’elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête. » Il est évident qu’il réagit pour se débarrasser d’elle et non pour elle.

Jésus compare Dieu à un juge, mais c’est un juge qui veille sur ses élus et pour qui la justice doit être vraiment appliquée. Ce Dieu est prêt à nous aider mais il ne peut rien sans notre foi. C’est la raison pour laquelle il pose cette question : « Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Pour que les hommes crient vers lui jour et nuit, il faut qu’ils aient une foi profonde. Ils doivent être pleins de confiance entre ses mains. Demandons-lui de nous donner cette foi, qui nous rende capables d’aller vers lui au milieu de nos difficultés et besoins.

Dialogue avec le Christ

Jésus, merci pour l’exemple que tu m’as laissé dans cet Évangile. Tu as toujours eu une très grande confiance en ton Père. Aide-moi à avoir la même confiance que toi, à ne pas me décourager quand il me semble qu’il ne m’écoute pas et à avoir la certitude qu’il est encore à mes côtés et me donne des grâces innombrables.

Résolution

Demander à Dieu le Père une grâce de l’Esprit Saint pour moi ou pour quelqu’un de proche qui en a besoin et le remercier d’avance avec la conviction d’être écouté.

Eugenia Alvarez, consacrée de Regnum Christi
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés

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Que ma prière devant toi s'élève, et mes mains s'élance vers toi en offrande du soir

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8.

1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : 2« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. 3Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” 4Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, 5comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » 6Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! 7Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? 8Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975)

prêtre, fondateur

Homélie du 26/03/67 in Es Cristo que pasa (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 209)

Toujours prier

« Priez sans cesse » ordonne l'apôtre Paul (1Th 5,17). Rappelant ce précepte, Clément d'Alexandrie écrit : « Il nous est commandé de louer et d'honorer le Verbe, dont nous savons qu'il est le Sauveur et le Roi, et par lui, le Père, non pas en des jours choisis, comme d'autres le font, mais constamment tout au long de notre vie, et de toutes les façons possibles ».

            Au milieu des occupations de la journée, à l'instant de vaincre la tendance à l'égoïsme, lorsque nous éprouvons la joie de l'amitié envers les autres hommes, dans tous ces moments-là, le chrétien doit retrouver Dieu. Par le Christ et dans l'Esprit Saint, le chrétien accède à l'intimité de Dieu le Père, et il parcourt son chemin en cherchant ce royaume qui, bien que n'étant pas de ce monde (Jn 18,36), se prépare et commence dans ce monde.

            Il faut fréquenter le Christ, dans la Parole et dans le Pain, dans l'eucharistie et dans la prière. Et le fréquenter comme on fréquente un ami, un être réel et vivant comme l'est le Christ, puisqu'il est ressuscité. (...)
Le Christ, le Christ ressuscité, c'est le compagnon, c'est l'Ami. Un compagnon qui ne se laisse voir que dans la pénombre, mais dont la réalité remplit toute notre vie et nous fait désirer sa compagnie définitive. « L'Esprit et l'Épouse disent : Viens ! Que celui qui écoute dise : Viens ! Et que l'homme assoiffé s'approche, que l'homme de désir reçoive l'eau de la vie, gratuitement. (...)
Le garant de ces révélations l'affirme : Oui, mon retour est proche ! Oh oui, viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22,17.20)

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Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, il ne les fera pas attendre, comme ce juge inique

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« De la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles. Ils bondissaient comme des agneaux » (Sg 18, 14-16 ; 19, 6-9)

Lecture du livre de la Sagesse

Un silence paisible enveloppait toute chose,
et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ;
    alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur,
ta Parole toute-puissante
fondit en plein milieu de ce pays de détresse,
comme un guerrier impitoyable,
portant l’épée tranchante de ton décret inflexible.
    Elle s’arrêta, et sema partout la mort ;
elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre.

    La création entière, dans sa propre nature,
était remodelée au service de tes décrets,
pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.
    On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre,
on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ;
de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles
et, des flots impétueux, une plaine verdoyante.
    C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa
en contemplant des prodiges merveilleux.
    Ils étaient comme des chevaux dans un pré,
ils bondissaient comme des agneaux
et chantaient ta louange, Seigneur :
tu les avais délivrés.

            – Parole du Seigneur.

 

PSAUME
(Ps 104 (105), 2-3, 36-37, 42-43)

R/ Souvenez-vous des merveilles
que le Seigneur a faites.
ou : Alléluia !
 (Ps 104, 5a)

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Il frappe les fils aînés du pays,
toute la fleur de la race ;
il fait sortir les siens chargés d’argent et d’or ;
pas un n’a flanché dans leurs tribus !

Il s’est ainsi souvenu de la parole sacrée
et d’Abraham, son serviteur ;
il a fait sortir en grande fête son peuple,
ses élus, avec des cris de joie !

ÉVANGILE
« Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? » (Lc 18, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile,
Dieu vous appelle à partager
la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples une parabole
sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
    « Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
    Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
“Rends-moi justice contre mon adversaire.”
    Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
“Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
    comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »

    Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
    Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
    Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Le juge inique

Dieu, notre Père, écoute aussi, encore mieux, la voix de ses fils les élus, voix qui monte jour et nuit vers Lui, du fond de leur détresse; et Dieu ne
ferait pas justice à ses élus qui crient vers Lui jour et nuit, alors qu'Il se montre patient à leur sujet ?

Cependant, le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Méditation de l'évangile du samedi 16 novembre

Jésus contait à ses auditeurs “une parabole sur ce qu'il leur fallait toujours prier et ne pas se décourager”

Sans doute parce que, comme pour nous, la réponse de Dieu semble se faire bien attendre !

L'histoire qu'Il nous raconte, pleine d'un humour noir, était justement faite pour insister près d'eux, et près de nous, afin de nous rappeler que notre foi saura forcer ce Père qui nous aime. Le juge inique nous révolte… mais nous rassure. Il cède, agacé, parce qu'il veut être tranquille.

Dieu, notre Père, écoute aussi, encore mieux, la voix de ses fils les élus, voix qui monte jour et nuit vers Lui, du fond de leur détresse; et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers Lui jour et nuit, alors qu'Il se montre patient à leur sujet ?

“Je vous dis qu'Il leur fera justice promptement. Mais… le Fils de l'homme, quand Il viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ? “

Oui, Jésus a pénétré votre détresse, Il sait que jour et nuit vous criez vers Lui. Il s'agit bien d'un cri, tant votre souffrance physique ou morale vous lancine, vous poursuit, vous empêche même de dormir !

Tout cela Il le sait, mais Il connaît son Père, Il en est l'Envoyé. Il sait combien sa tendresse a pris en compte l'homme qu'Il rencontre en Lui, dans la faiblesse de sa chair. Il nous demande de vivre dans la foi et de nous souvenir de son amour, malgré la peine.

Jésus insiste sur la foi. Car, pour toujours prier, il faut croire que Dieu est un Père; et qu'Il se souvient de nous comme de ses propres enfants !

Père Gabriel

OFFICE DES VÊPRES

VEILLE DU 33ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : IL VIENDRA

CFC — CNPL

Il viendra,
Un soir
Où nul ne l’attend plus,
Peut-être.
Appelé par son nom,
Quelqu’un tressaillira.
   Au cœur sans mémoire,
   Qu’un temps soit accordé
   Pour qu’il se souvienne !

Il viendra,
Un soir
Pareil à celui-ci,
Peut-être.
À l’orient, devant lui,
Le ciel s’embrasera.
   Au pauvre, allez dire
   Que tout s’accomplira
   Selon la promesse.

Il viendra,
Un soir
Où rôde le malheur,
Peut-être.
Ce soir-là, sur nos peurs,
L’amour l’emportera.
   Criez à tous les hommes
   Que rien n’est compromis
   De leur espérance.

Il viendra
Un soir
Sera le dernier soir
Du monde.
Un silence d’abord,
Et l’hymne éclatera.
   Un chant de louange
   Sera le premier mot
   Dans l’aube nouvelle.

ANTIENNE

Que ma prière devant toi s’élève comme un encens ; et mes mains, comme l’offrande du soir.

PSAUME : 140
1 Seigneur, je t’appelle : accours vers moi !
Écoute mon appel quand je crie vers toi !
2 Que ma prière devant toi s’élève comme un encens,
et mes mains, comme l’offrande du soir.

3 Mets une garde à mes lèvres, Seigneur,
veille au seuil de ma bouche.
4 Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal
ni devenir complice des hommes malfaisants.

Jamais je ne goûterai leurs plaisirs :
5 que le juste me reprenne et me corrige avec bonté.
Que leurs parfums, ni leurs poisons, ne touchent ma tête !
Ils font du mal : je me tiens en prière.

6 Voici leurs juges précipités contre le roc,
eux qui prenaient plaisir à m’entendre dire :
7 « Comme un sol qu’on retourne et défonce,
nos os sont dispersés à la gueule des enfers ! »

8 Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ;
tu es mon refuge : épargne ma vie !
9 Garde-moi du filet qui m’est tendu,
des embûches qu’ont dressées les malfaisants.
[10]
ANTIENNE

Tu es ma part, ô Seigneur, sur la terre des vivants.

PSAUME : 141

2 À pleine voix, je crie vers le Seigneur !
À pleine voix, je supplie le Seigneur !
3 Je répands devant lui ma plainte,
devant lui, je dis ma détresse.

4 Lorsque le souffle me manque,
toi, tu sais mon chemin. *
Sur le sentier où j’avance,
un piège m’est tendu.

5 Regarde à mes côtés, et vois :
personne qui me connaisse ! *
Pour moi, il n’est plus de refuge :
personne qui pense à moi !

6 J’ai crié vers toi, Seigneur ! *
J’ai dit : « Tu es mon abri,
ma part, sur la terre des vivants. »

7 Sois attentif à mes appels :
je suis réduit à rien ; *
délivre-moi de ceux qui me poursuivent :
ils sont plus forts que moi.

8 Tire-moi de la prison où je suis,
que je rende grâce à ton nom. *
Autour de moi, les justes feront cercle
pour le bien que tu m’as fait.

ANTIENNE

Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père !

PSAUME : CANTIQUE (PH 2)
6 Le Christ Jésus, +
ayant la condition de Dieu, *
ne retint pas jalousement
le rang qui l'égalait à Dieu.
7 Mais il s'est anéanti, *
prenant la condition de serviteur.

Devenu semblable aux hommes, +
reconnu homme à son aspect, *
8 il s'est abaissé,
devenant obéissant jusqu'à la mort, *
et la mort de la croix.

9 C'est pourquoi Dieu l'a exalté : *
il l'a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu'au nom de Jésus
tout genou fléchisse *
au ciel, sur terre et aux enfers,

11  et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur » *
à la gloire de Dieu le Père.
PAROLE DE DIEU : RM 11, 33-36
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.
RÉPONS

R/ Louez le Seigneur du haut des cieux !

 

* Louez-le, tous les univers !

 

V/ Louez-le aux profondeurs des abîmes ! *

 

V/ Louez-le, tous les peuples de la terre ! *

 

V/ Louez-le, tous ses fidèles ! *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/ *

ANTIENNE

Pâque nouvelle, ô Christ ressuscité, tu as vaincu la mort, tu nous donnes la vie, alléluia.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Pour rendre gloire au Père, au Fils et à l’Esprit, prions et supplions :


R/ Sauve-nous, Dieu de l’univers !

Béni sois-tu, Seigneur, pour le monde et ses merveilles : 
— que ta justice et ton amour emplissent la terre.

 

Béni sois-tu, Seigneur, Parole vivante du Père : 
— que ton Évangile parvienne à toutes les nations.

 

Béni sois-tu, Seigneur, Esprit de vie : 
— que ton souffle renouvelle la face de la terre.

 

Béni sois-tu, Seigneur de ton peuple : 
— que ton Église témoigne pour l’espérance.

 

Béni sois-tu, Seigneur des vivants : 
— fais entrer les défunts dans l’éternelle joie.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité : car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien.

 

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Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37.

26En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
27On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
28Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; 29mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
30cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
31En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
32Rappelez-vous la femme de Loth.
33Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
34Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.
35Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »
36 Deux hommes seront dans un champ: l'un sera emmené, l'autre laissé
37Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit :
« Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

 

Homélies sur la Genèse, II, 3 (trad. cf SC 7 bis, p. 89)
 

L'arche de l'Église

Autant que la petitesse de mon esprit me le permet, je pense que le déluge, qui a mis alors presque un terme au monde, est le symbole de la fin du monde, fin qui doit véritablement arriver. Le Seigneur lui-même l'a déclaré quand il a dit : « Aux jours de Noé, les hommes achetaient, vendaient, bâtissaient, se mariaient, donnaient leurs filles en mariage, et le déluge arriva, qui les fit tous périr. Ainsi sera également l'avènement du Fils de l'homme. » Dans ce texte, il semble bien que le Seigneur décrit d'une seule et même façon le déluge qui a déjà eu lieu et la fin du monde qu'il annonce pour l'avenir.

            Ainsi donc, jadis il a été dit à Noé de faire une arche et d'y introduire avec lui non seulement ses fils et ses proches mais des animaux de toute espèce. De même, à la consommation des âges, il a été dit par le Père au Seigneur Jésus Christ, notre nouveau Noé, le seul Juste et le seul Parfait (Gn 6,9), de se faire une arche de bois équarri et de lui donner des mesures qui sont pleines de mystères divins (cf Gn 6,15). Cela est indiqué dans un psaume qui dit : « Demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour domaine les extrémités de la terre » (2,8). Il a construit donc une arche avec toutes sortes d'abris pour recevoir les animaux divers. Un prophète parle de ces demeures quand il écrit : « Va, mon peuple, entre dans tes abris, cache-toi pour quelques instants, jusqu'à ce que la colère ait passé » (Is 26,20). Il y a en effet une correspondance mystérieuse entre ce peuple qui est sauvé dans l'Église, et tous ces êtres, hommes et animaux, qui ont été sauvés du déluge dans l'arche.

 

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Laissez au Père le jugement Inutile de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

ANTIENNE INVITATOIRE

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de tendresse et d'amour.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : QUI DONC EST DIEU POUR SE LIVRER PERDANT

Servel — Chalet

Qui donc est Dieu pour se livrer perdant
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal
comme une mère ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie
et son royaume ?

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils
donner sa mère ?

Qui donc est Dieu pour être notre Pain
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps
jusqu’en sa gloire ?

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ?
ANTIENNE

Purifie-moi, mon Dieu, et je serai pur ; lave mon âme, et je serai blanc plus que neige.

PSAUME : 50

3 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4 Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

5 Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
6 Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
7 Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

8 Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
9 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

10 Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
11 Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

12 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13 Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

14 Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
15 Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

16 Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
17 Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

18 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
19 Le sacrifice qui plaît à Dieu,
   c’est un esprit brisé ; *
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
   un cœur brisé et broyé.

20 Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
21 Alors tu accepteras de justes sacrifices,
   oblations et holocaustes ; *
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

ANTIENNE

Tous rassemblés, ils béniront le Seigneur éternel.

PSAUME : CANTIQUE DE TOBIE (TB 13)

9 Bénissez le Seigneur, vous, ses élus !
Fêtez-le, rendez-lui grâce !

10 Jérusalem, ville sainte,
Dieu t'a frappée pour les œuvres de tes mains.
11 Rends toute grâce au Seigneur
et bénis le Roi des siècles !

Qu'il relève en toi le sanctuaire, +
12 Qu'il réjouisse en toi les exilés, *
qu'il aime en toi les malheureux,
pour les siècles sans fin.

13 Une lumière brillante brillera
jusqu'aux limites de la terre.
14 De loin, viendront des peuples nombreux
vers ton nom qui est saint, *
les mains chargées de leurs offrandes
pour le roi du ciel.

Les générations des générations t'empliront d'allégresse,
et le nom de l'Élue restera pour les siècles.

15 Réjouis-toi, exulte, à cause des fils des justes :
tous rassemblés, ils béniront le Seigneur éternel.
Heureux ceux qui t'aiment :
ils se réjouiront de ta paix.

Mon âme, bénis le Seigneur, le Grand Roi : *
16 il bâtira, dans Jérusalem,
sa maison pour les siècles !

18 Que les bénis de Dieu
bénissent le Nom très saint, *
pour les siècles et à jamais !

ANTIENNE

Alléluia !

PSAUME : 147
12 Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !

13 Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants ;
14 il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.

15 Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
16 Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

17 Il jette à poignées des glaçons ;
devant ce froid, qui pourrait tenir ?
18 Il envoie sa parole : survient le dégel ;
il répand son souffle : les eaux coulent.

19 Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
20 Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.
PAROLE DE DIEU : (GA 2, 19B-20)
Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi.
RÉPONS

R/ Le Christ nous a aimés,

 

* Il s'est livré pour nous.

 

V/ Il a porté lui-même nos fautes sur la croix. *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Rendez toute grâce au Seigneur, vous les bénis de Dieu !

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

Et maintenant, Seigneur, permets-nous de prier, pour ta plus grande gloire :


R/

Pour ta plus grande gloire !

 

Source de la vie, tu es à l'origine de tout ce qui existe :
— reçois notre admiration et nos actions de grâce,

 

Pasteur de ton peuple, tu le conduis avec amour :
— fais de nous tes serviteurs dans l'Église servante,

 

Père de Jésus Christ, tu as reçu l'offrande de sa vie :
— accepte la nôtre pour ta gloire,

 

Maître de l'histoire, tu agis au cœur des hommes :
— donne-nous de construire avec toi ton Royaume,

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Seigneur notre Dieu, ouvre nos cœurs à l'intelligence des Écritures afin que nous portions témoignage à ton Fils qui est mort pour nous et qui vit avec toi et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« S’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert Celui qui en est le Maître ? » (Sg 13, 1-9)

Lecture du livre de la Sagesse

De nature, ils sont inconsistants,
tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu :
à partir de ce qu’ils voient de bon,
ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ;
en examinant ses œuvres,
ils n’ont pas reconnu l’Artisan.
    Mais c’est le feu, le vent, la brise légère,
la ronde des étoiles, la violence des flots,
les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde,
qu’ils ont regardés comme des dieux.
    S’ils les ont pris pour des dieux,
sous le charme de leur beauté,
ils doivent savoir
combien le Maître de ces choses leur est supérieur,
car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.
    Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés,
ils doivent comprendre, à partir de ces choses,
combien est plus puissant Celui qui les a faites.
    Car à travers la grandeur et la beauté des créatures,
on peut contempler, par analogie, leur Auteur.

    Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ;
car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver,
qu’ils se sont égarés :
    plongés au milieu de ses œuvres,
ils poursuivent leur recherche
et se laissent prendre aux apparences :
ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !
    Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.
    S’ils ont poussé la science à un degré tel
qu’ils sont capables d’avoir une idée
sur le cours éternel des choses,
comment n’ont-ils pas découvert plus vite
Celui qui en est le Maître ?

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 18a (19), 2-3, 4-5ab)

R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

ÉVANGILE
« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » (Lc 17, 26-37)

Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé,
ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
    On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche
et où survint le déluge qui les fit tous périr.
    Il en était de même dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait,
on achetait, on vendait,
on plantait, on bâtissait ;
    mais le jour où Loth sortit de Sodome,
du ciel tomba une pluie de feu et de soufre
qui les fit tous périr ;
    cela se passera de la même manière
le jour où le Fils de l’homme se révélera.
    En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse,
et aura ses affaires dans sa maison,
qu’il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ,
qu’il ne retourne pas en arrière.
    Rappelez-vous la femme de Loth.
    Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
    Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l’une sera prise, l’autre laissée.
    Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l’une sera prise, l’autre laissée. »
    Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« Là où sera le corps,
là aussi se rassembleront les vautours. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Souvenez-vous de Noé et de la femme de Loth

Méditation de l'évangile du vendredi 15 novembre

Jésus nous avertit : la mort vient sans prévenir, à nous de le savoir. Mais l'heure de l'Espérance, résolue dans la mort, est laissé au jugement du Père. Inutile donc de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

« Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

..”Souvenez-vous de la femme de Loth ! Celui qui chercherait à sauvegarder sa vie, la perdrait ; et celui qui la perdra, la conservera”

Pour Jésus, les chemins de la liberté chrétienne passent par le choix de la vie éternelle, au risque de nous faire perdre la vie.

Jésus se donne comme le Maître de l'absolu, et du radicalisme, en face du royaume de Dieu toujours à conquérir de haute lutte. Il faut choisir la vraie vie et ne pas imiter la femme de Loth, car elle fut l'exemple de l'attachement qui tue. Elle se retourna pour voir sa maison en flamme, et elle resta pétrifiée.Si elle avait su tout perdre, elle y aurait trouvé la vie.

Les chemins de la liberté chrétienne passent par le détachement.

…”Et comme, Il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-Il aux jours du FIls de l'homme”

Semblablement, comme Il arriva aux jours de Loth, Il en sera de même au jour où le Fils de l'homme doit être révélé : “Ce Fils de l'homme qui commande à toutes les époques de l'homme”.

“Alors deux se trouveront dans les champs : un est pris et un est laissé ; deux femmes moudront à la meule : une est prise et une est laissée”

“Je vous le dis, cette nuit-là deux seront sur la même couche : l'un sera pris, l'autre sera laissé”

Jésus nous avertit : la mort vient sans prévenir, à nous de le savoir. Mais l'heure de l'Espérance, résolue dans la mort, est laissé au jugement du Père. Inutile donc de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

Père Gabriel

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« Le règne de Dieu est au milieu de vous »

Livre de la Sagesse 7,22-30.8,1.

22Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif, 23irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils. 24La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté. 25Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre. 26Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté. 27Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. 28Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse. 29Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, 30car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien. 1Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.

Psaume 119(118),89.90.91.130.135.175.

89Pour toujours, ta parole, Seigneur, se dresse dans les cieux. 90Ta fidélité demeure d'âge en âge, la terre que tu fixas tient bon.
91Jusqu'à ce jour, le monde tient par tes décisions : toute chose est ta servante.
130Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent. 135Pour ton serviteur que ton visage s'illumine : apprends-moi tes commandements.
175Que je vive et que mon âme te loue ! Tes décisions me soient en aide !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,20-25.

20En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
21On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » 22Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
23On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
24En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. 25Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890)

cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre

Sermon « The Invisible World », PPS vol. 4, n°13 (trad.©Evangelizo.org)
 

« Le règne de Dieu est au milieu de vous »

Est-il difficile à la foi d'admettre les paroles de l'Écriture concernant nos relations avec un monde qui nous est supérieur ? (...)
Ce monde spirituel est présent, quoique invisible ; il est présent et non pas futur, non pas distant. Il n'est pas au-dessus du ciel, il n'est pas par-delà la tombe ; il est maintenant et ici : « Le royaume de Dieu est parmi nous ». C'est de cela que parle saint Paul : « Nous regardons non pas les choses visibles, mais les invisibles, car les choses visibles n'ont qu'un temps, mais les choses invisibles sont éternelles » (2Co 4,18). (...)

            Tel est le royaume caché de Dieu ; et de même qu'il est maintenant caché, ainsi sera-t-il révélé au moment voulu. Les hommes croient être les seigneurs du monde et pouvoir en faire ce qu'ils veulent. Ils croient en être les propriétaires et détenir un pouvoir sur son cours. (...)
Mais ce monde est habité par les humbles du Christ qu'ils méprisent et par ses anges en qui ils ne croient pas. À la fin ce sont eux qui en prendront possession, quand ils seront manifestés. Maintenant « toutes choses », en apparence, « continuent comme elles étaient depuis le commencement de la création » et les railleurs demandent :
« Où est la promesse de sa venue ? » (2P 3,4) Mais au temps marqué, il y aura une « manifestation des enfants de Dieu », et les saints cachés « resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Rm 8,19; Mt 13,43).

             Quand les anges sont apparus aux bergers, ce fut une apparition soudaine : « Soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable » (Lc 2,13). Auparavant, la nuit ressemblait à tout autre nuit (...)
— les bergers veillaient sur leurs troupeaux, ils observaient le cours de la nuit, les étoiles suivaient leur course, il était minuit ; ils ne pensaient pas du tout à une chose pareille lorsque l'ange est apparu. Telles sont la puissance et la force cachées dans les choses visibles. Elles sont manifestées quand Dieu le veut.

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Les dix lépreux

Évangile selon saint Luc 17, 11-19

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Écouter cette méditation

 
Prière

Seigneur, rempli d’espérance, je viens te trouver en te demandant de me guérir de ce manque de foi et de confiance en toi, de cette routine quotidienne. Je sais que, pour me guérir, tu attends, Seigneur, que je te manifeste une confiance absolue et inébranlable se traduisant par une reconnaissance totale.

Demande

Seigneur, ces lépreux représentent l’humanité entière aveuglée par le péché et qui ne sait plus ni te prier, ni reconnaître ton insondable miséricorde vis-à-vis de chaque pécheur et vis-à-vis de l’humanité elle-même.

Réflexion

1. « Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. »

En commentant ce passage au cours de l’angélus du 14 octobre 2007, le pape Benoît XVI expliquait qu’avec eux l’humanité entière était devant nous : « La lèpre, qui défigure réellement l'homme et la société, est le péché ; il s'agit de l'orgueil et de l'égoïsme qui engendrent dans l'âme humaine indifférence, haine et violence. Cette lèpre de l'esprit, qui défigure le visage de l'humanité, personne ne peut la guérir sinon Dieu qui est amour. En ouvrant son cœur à Dieu, la personne qui se convertit est guérie intérieurement du mal. » (Benoît XVI, angélus du 14 octobre 2007)

Ces dix lépreux savent qu’il leur faut une purification rituelle, constatée par un prêtre selon la prescription du Lévitique (cf. Lv 14, 2-8). Cette maladie – la lèpre – par l’orgueil et l’égoïsme laisse silencieusement s’installer l’indifférence et, avec elle aussi peut-être, la haine, la violence, et bien d’autres dommages difficiles et longs à guérir.

2. « Allez vous montrer aux prêtres. »

Au moment des faits transcrits par saint Luc, ces lépreux devaient accomplir une démarche inscrite dans la Loi. Ils comprennent que le Seigneur ne les guérira que s’ils veulent accomplir cette Loi. Ils auraient pu refuser la démarche et ne rien faire avant d’avoir constaté qu’ils avaient obtenu ce qu’ils demandaient. Mais ils pouvaient ne pas avoir vraiment confiance en Jésus et en son pouvoir de guérison.

Cependant, ils accomplissent tous un acte de foi et de confiance et se mettent en route tous les dix. Miraculeusement, en chemin, sans exception, ils sont tous guéris. Mais un seul revient vers Jésus…

3. « Or, c’était un Samaritain. »

Ici, l’évangéliste met l’accent sur la reconnaissance de ce Samaritain et l'ingratitude des neuf autres : il y a une ligne de partage entre des juifs et cet « étranger ». On voit que, pour Jésus, cet homme est un homme qui a besoin d’être soigné, écouté, guéri. Il fait confiance, il ne doute pas : au fond de lui, il sait que Jésus va le guérir.

« C’était un Samaritain » : Jésus guérit tous les hommes qui le cherchent avec droiture, qu’ils soient juifs ou non. La foi soulève les montagnes ? (cf. Mt 21, 21) Ici, seul, ce lépreux samaritain croit pleinement au Christ. Il est habité par l’espérance et par la foi alors que l'ingratitude des neuf autres témoigne de la faiblesse humaine.

Cet homme est là, face contre terre, aux pieds de Jésus. Jésus le félicite et lui dit de se relever : «Ta foi t’a sauvé ! » C’est encore une mise en évidence de la vérité de la Parole du Christ disant à ses apôtres, à ses disciples tout comme à ses différents auditeurs, que les guérisons obtenues sont toujours le fruit de la foi : par exemple, l’hémorroïsse (cf. Mt 9, 22), la fille de Jaïre (cf. Mt 9, 23), l’aveugle-né (cf. Jn 9, 35-38), etc.

Nous voulons être guéris, « nous en sortir », et ce désir égoïste nous enferme sur nous-mêmes. Ici, le pape Benoît nous rappelle que la foi des dix lépreux ouvre la porte à leur guérison, celle du corps. Mais, pour l’un d’eux en particulier, celui qui revient remercier, c'est la « guérison de l'âme » que demande le Samaritain.

Dialogue avec le Christ

La foi des dix lépreux ouvre la porte à leur guérison, celle du corps. Pour le Samaritain, la guérison est plus totale : il ressort de cette rencontre, guéri et transformé, de corps et d'esprit.

Alors, Seigneur, pour être guéri, que faut-il faire ? La réponse paraît évidente ; croire c’est avoir confiance en celui que Dieu a envoyé. « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » (Jn 6, 29)

Alors, Seigneur, que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? Peut-on changer dans la vie, peut-on évoluer ? Pour le Samaritain il semble que oui. Pour ses neuf autres compagnons d'infortune, on peut se demander quels efforts il leur faut et faudra faire. Comment peut-on entrer dans cette vie transformée de corps et d’esprit ? Il faut vivre pleinement sa foi !

Résolution

Reprendre et vivre le plus sérieusement possible ce conseil du Christ : « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile. » (Mc 1, 15)

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés

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« Il n'y a que cet étranger ! »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.

11En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. 12Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
13et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » 14À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
15L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
16Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
17Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? 18Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
19Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l'Église

Sermons divers, n°27

« Il n'y a que cet étranger ! »

Il est heureux, ce lépreux samaritain qui reconnaissait qu'il « n'avait rien qu'il n'ait reçu » (1Co 4,7). Il a « sauvegardé ce qui lui avait été confié » (2Tm 1,12) et il est revenu vers le Seigneur en lui rendant grâces. Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce...en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (...)

            Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (...)

            Je vous en prie donc, mes frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). (...) Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.

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