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evangile

N'ayons pas peur, à chacun le Père Eternel donne ce que nous sommes capable de recevoir

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres » (1 Th 4, 9-11)
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
    pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en parle dans ma lettre, car vous avez appris vous-mêmes de Dieuà vous aimer les uns les autres, et c’est ce que vous faites envers tous les frères de la province de Macédoine.
Frères, nous vous encourageons à progresser encore :
    ayez à cœur de vivre calmement, de vous occuper chacun de vos propres affaires et de travailler de vos mains comme nous vous l’avons ordonné.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 97 (98), 1, 7-8, 9)
R/ Il vient, le Seigneur, gouverner les peuples avec droiture. (cf. Ps 97, 9)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !

ÉVANGILE
« Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton seigneur » (Mt 25, 14-30)
Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau, dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
    À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités.
Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir
et en gagna cinq autres.
    De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
    Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

    Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
    Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents
et dit :
“Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.”
    Son maître lui déclara :
“Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”
    Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit :
“Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”
    Son maître lui déclara :
“Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”

    Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit :
“Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
    J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.
Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”
    Son maître lui répliqua :
“Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.
    Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
    Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
    Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
    Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Et cela nous fera du bien de penser:
Mais comment ce sera, le jour où je me tiendrai devant Jésus? Quand il me demandera les talents qu'il m'a donnés, ce que j'en ai fait; quand il me demandera comment était mon cœur quand la graine est tombée, sur le chemin ou avec des épines:
ces paraboles du Royaume de Dieu.

Comment ai-je reçu la Parole? Avec un cœur ouvert?

L'ai-je faite germer pour le bien de tous ou en secret?

(Homélie à Sainte-Marthe du 22 novembre 2016)

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Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 25 : 1-13.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'Evangile
du vendredi 27 août

La parabole des dix vierges

Veillez et priez, voilà ses conseils et son magnifique programme de dignité morale : paraître devant le Fils de l'homme, debout la lampe à la main . Et cette image de la lampe suggère au Seigneur cette extraordinaire parabole des dix vierges, parabole de la liberté, face à la tendresse de Dieu. En fait, Dieu veut qu'il y ait une intimité très grande entre nous et Lui. Il est l'époux que le cortège des vierges attend.

 

Dans l'introduction de la parabole des dix vierges, les sages et les folles, Jésus nous invite à prier afin d'être prêts au moment de la mort, à l'heure de Dieu, que nous ignorons.

Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l'homme.

Veillez et priez, voilà ses conseils et son magnifique programme de dignité morale : paraître devant le Fils de l'homme, debout la lampe à la main . Et cette image de la lampe suggère au Seigneur cette extraordinaire parabole des dix vierges, parabole de la liberté, face à la tendresse de Dieu. En fait, Dieu veut qu'il y ait une intimité très grande entre nous et Lui. Il est l'époux que le cortège des vierges attend.

Jésus nous regarde comme des êtres libres, responsables de notre destin spirituel. L'huile de nos lampes, pour le banquet des noces éternelles, ne vient que de nous et de notre propre initiative.

C'est ce que le Seigneur nous laisse entendre :

Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.

Alors, toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leur lampe. Les imprudentes dirent aux prudentes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent".

Les prudentes répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”

Notre âme est en attente de Dieu comme une vierge libre, toute orientée vers son époux. Toute notre ardeur de recherche, dans notre nuit terrestre, dirige la lumière de notre espérance et de notre amour vers Dieu, époux de notre âme. Pour Jésus, l'amour est un don personnel, personne ne peut alimenter cette flamme, elle ne brûle que si nous aimons.

Voilà l'époux, allez au devant de Lui. Les vierges folles qui n'ont pas d'amour ne peuvent attendre de secours de leurs compagnes prévoyantes. L'amour n'appartient qu'à celui qui l'a payé du don de lui-même.

Ce n'est pas que les vierges prudentes soient égoïstes, mais l'huile qui brille dans leurs lampes et illumine le chemin qui conduit au Christ, c'est leur amour. C'est leur amour qui ne va qu'à l'époux et ne peut se livrer à un autre.

A nous d'acheter cette huile, nous sommes des êtres debout, libres de notre destin surnaturel.

Père Gabriel

Saint Augustin (354-430)
 

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Sermon 93
« Toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe »


« Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre. » Quel est ce cri, sinon celui dont l'apôtre Paul a dit : « En un moment, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette » ? « Car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront impérissables, et nous serons changés » (1Co 15,52). Après ce cri qui retentira au milieu de la nuit qu'arrivera-t-il ? « Toutes se sont levées. » Qu'est-ce à dire ? « Viendra l'heure, dit le Seigneur lui-même, où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu et en sortiront » (Jn 5,28). (...)

            Que veulent dire ces paroles : « Elle n'avaient pas pris d'huile avec elles dans leurs vases » ? Dans leur vase, c'est-à-dire dans leur cœur. (...) Les vierges insensées qui n'ont pas emporté d'huile avec elles ont cherché à plaire aux hommes par leur continence et par leurs bonnes œuvres que symbolisent les lampes. Or, si le motif de leurs bonnes œuvres c'est de plaire aux hommes, elles ne portent pas d'huile avec elles. Pour vous, portez cette huile avec vous ; portez-la dans votre intérieur où pénètre le regard de Dieu ; portez là le témoignage d'une bonne conscience. (...) Si vous évitez le mal et si vous faites le bien pour recueillir les louanges des hommes, nous n'avez pas d'huile dans l'intérieur de votre âme. (...)

            Avant que ces vierges se soient endormies, il n'est pas dit que leurs lampes soient éteintes. Les lampes des vierges sages brillaient d'un éclat vif, alimentées par l'huile intérieure, par la paix de la conscience, par la gloire secrète de l'âme, par la charité qui l'embrase. Les lampes des vierges insensées brillaient également, et pourquoi brillaient-elles ? Parce que leur lumière était entretenue par les louanges des hommes. Lorsqu'elles se sont levées, c'est-à-dire à la résurrection des morts, elles ont commencé à disposer leurs lampes, c'est-à-dire à préparer le compte qu'elles devaient rendre à Dieu de leurs œuvres. Mais alors il n'y a plus personne pour les louer. (...) Elles cherchent, comme elles l'ont toujours fait, à briller avec l'huile d'autrui, à vivre des louanges des hommes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent ».

Homélies du Père Gilbert Adam

"Jésus s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »

« Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi, qu’une grande foule. »

Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme." Sainte Monique que nous fêtons aujourd’hui, est une femme dont la supplication évoque celle de la femme cachée, affligée de l’Evangile. Cette femme pleure, elle ne dit rien ! Dans sa souffrance, elle est devenue muette. Elle est d’une grande beauté qui conduit au silence. C’est dans ce silence que le Seigneur Jésus la rejoint. Jésus n’attend pas d’être appelé pour consoler les affligés, ceux qui souffrent. Il avance dans la relation avec son peuple, et à travers elle se manifeste quelque chose de son être. Personne n’a parlé à Jésus de la peine de cette veuve qui portait son seul enfant au tombeau. Il vient là où il y a beaucoup de peine, de tristesse et de pleurs. A Naïm, Jésus s’ouvre à cette situation limite, il éprouve de la pitié pour cette femme, elle n’est pas loin de la situation que Marie, sa propre mère, va devoir vivre. Ainsi, Jésus nous enseigne à être proche de ceux qui sont tristes, pleurant car ils ont perdu un enfant, un parent, un ami ou une personne qu’ils ont beaucoup aimée. L’amour véritable est la raison pour laquelle Jésus est allé à la ville de Nain avec ses disciples.

"En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » 

Il s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère." Cette rencontre a déjà une saveur de Pentecôte. Jésus ne laisse pas s’effondrer dans un sentiment d’impuissance et d’abandon cette femme écrasée par la perte de son unique fils. Il est présent à sa vie, il est ouvert à ce qui lui advient. Il la console et la réconforte dans sa grande peine. La première chose qu’il demande à cette mère, c’est de ne pas pleurer. Elle ne doit pas se laisser submerger ni se laisser enfoncer dans la détresse, le néant, le vide : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Le mort est rendu à la vie. C’est le signe que la mort peut être traversée, dépassée. C’est le grand signe de la Résurrection qui doit advenir. Jésus devra passer par la mort pour nous en libérer. Marie sa mère connaîtra l’épreuve de cette traversée pour nous aider à porter la nôtre. Avec l’aide de l’Esprit Saint, nous devons refuser la peur et demeurer en Jésus qui bénit nos chemins. Cette Parole éclaire la fête de sainte Monique qui a fait de sa vie une offrande agréable à Dieu pour son fils Augustin. Elle a été exaucée.

"La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »

Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins." Ce fils unique relevé d’entre les morts est l’annonce de la résurrection de Jésus. Jésus accomplit sa mission de Sauveur dans la fragilité humaine. La puissance de son être divin donne à la fragilité humaine de manifester le rayonnement de son Amour infini. La tendresse humaine renouvelle en nous la valeur de la vie. La puissance, la beauté d’une vie de compassion se déroule ainsi dans le Seigneur Jésus. Jésus a touché le cercueil du jeune homme de sa main pour indiquer que la puissance de vie rendue à ce jeune homme est communiquée par le corps. Cette femme veuve, mère d’un fils unique, est l’icône de la Vierge Marie. Dans nos épreuves, nous avons besoin de ce reflet d’amour pour nous rapprocher de Dieu. La prière pour les morts est une belle preuve que l’amour est plus fort que la mort. L’Esprit Saint vit dans l’âme humaine, et sa présence emplit le corps humain. L’Évangile nous appelle à être remplis de compassion pour les affligés.

Demandons la grâce de la prière d’intercession à l’exemple de Marie qui gardait tout dans son cœur.

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Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté » (1 Th 4, 1-8)
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ;
et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà.
Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus.
    Vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.
    La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté, en vous abstenant de la débauche  et en veillant chacun à rester maître de son corps dans un esprit de sainteté et de respect, sans vous laisser entraîner par la convoitise
comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.
    Dans ce domaine, il ne faut pas agir au détriment de son frère ni lui causer du tort, car de tout cela le Seigneur fait justice, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.
    En effet, Dieu nous a appelés, non pas pour que nous restions dans l’impureté, mais pour que nous vivions dans la sainteté.
    Ainsi donc celui qui rejette mes instructions, ce n’est pas un homme qu’il rejette, c’est Dieu lui-même, lui qui vous donne son Esprit Saint.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 96 (97), 1-2, 5-6, 11-12)
R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! (Ps 96, 12a)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent,
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

ÉVANGILE
« Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre » (Mt 25, 1-13)
Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
    Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
    les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
    Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
    Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
    Les prévoyantes leur répondirent :
“Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
    Pendant qu’elles allaient en acheter, ’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :
“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” 
     Il leur répondit :
“Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.”

    Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


C'est la deuxième attitude chrétienne:
reconnaître Jésus comme le tout, le centre, la totalité.

Mais nous aurons toujours la tentation de rejeter cette nouveauté de l'Évangile, ce vin nouveau dans de vieilles attitudes...

C'est un péché, nous sommes tous pécheurs.
Mais reconnaissez-le: «C'est un péché».
Ne dites pas que ça va avec ça.
Non! Les vieilles outres ne peuvent pas porter le vin nouveau.
C'est la nouveauté de l'Évangile. Jésus est l'époux, l'époux qui épouse l'Église, l'époux qui aime l'Église, qui donne sa vie pour l'Église. Et Jésus fait ce festin de noces! Jésus nous demande la joie de la fête, la joie d'être chrétiens.

Et il nous demande aussi la totalité:
il est tout. Et si nous avons quelque chose qui n'est pas de Lui, il faut se repentir, demander pardon et aller de l'avant.

Que le Seigneur nous donne, à nous tous, la grâce d'avoir toujours cette joie, comme si nous allions à un mariage.

Et aussi d'avoir cette fidélité avec le seul époux, le Seigneur.  

(Homélie à Sainte-Marthe du 6 septembre 2013)

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Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 24,42-51.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
 Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'évangile

du jeudi 26 août

Veillez ...

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

 

"Veillez donc, car vous ne savez pas quand doit venir le maître de la maison ; tard ? Vers minuit ? Au chant du coq ? Ou au matin ? De peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or, ce que Je vous dis, à tous, Je le dis : Veillez !"

Alors, Pierre lui pose une question, que Marc a peut-être résumée dans le passage que nous venons de lire, mais que Luc explicite.

L'apôtre, lui dit Jésus en clair, a une grande responsabilité. Il lui a été donné beaucoup, et il devra rendre compte de beaucoup, mais surtout, c'est lui qui donne la nourriture au peuple de Dieu. Qu'il ne l'oublie pas.

La place est bonne et plus d'un se laissera aller à la facilité, et même à l'ivrognerie. Mais, souligne Jésus dans le texte de Marc, cela regarde aussi chacun : "Veillez !"

Pierre dit à Jésus : Seigneur, est-ce pour nous que Tu dis cette parabole ou aussi pour tous ?

Et le Seigneur dit :
" Quel est donc l'intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur tout son domestique pour distribuer au moment voulu la ration de froment ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera agissant de la sorte ! Vraiment, Je vous dis qu'il l'établira sur tout ce qui lui appartient.

Mais si ce serviteur dit en son coeur : Mon maître tarde à revenir et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, et à manger et à boire, et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas ; et il le retranchera et le placera parmi les infidèles"

Cette mise en garde aux apôtres nous concerne tous. Celui qui donne la Parole du Seigneur risque : ou bien de se prendre au sérieux alors qu'il ne fait que distribuer l'étonnante Parole qui n'est pas la sienne, ou bien de profiter de la situation dans le domaine matériel, ou bien d'abuser de l'autorité spirituelle que lui confère la Parole pour devenir un tyran insupportable.

Jésus souligne à Pierre que nous pouvons user en bien ou en mal de notre liberté.

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

Pour Jésus, nous sommes libres et responsables de nos actes selon notre conscience et la connaissance qu'elle apporte.

Père Gabriel

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte

(?-390) moine

Homélies spirituelles, n° 33 (in Les chemins vers Dieu, coll. Icthus-Lettres chrétiennes, vol. 11; trad. F. Quéré-Jaulmes; Éd. Le Centurion-Grasset 1967, p. 155 rev.)


Par la prière, veiller dans l'attente de Dieu


Il ne faut pour prier ni gestes, ni cris, ni silence, ni agenouillements. Notre prière, à la fois sage et fervente, doit être attente de Dieu, jusqu'à ce que Dieu vienne et visite notre âme par toutes ses voies d'accès, tous ses sentiers, tous ses sens. Trêve de nos silences, de nos gémissements et de nos sanglots : ne cherchons dans la prière que l'étreinte de Dieu.

            Dans le travail, n'employons-nous pas tout notre corps à l'effort ? Tous nos membres n'y collaborent-ils pas ? Que notre âme elle aussi se consacre tout entière à sa prière et à l'amour du Seigneur ; qu'elle ne se laisse pas distraire ni tirailler par ses pensées ; qu'elle se fasse pleine attente du Christ. Alors le Christ l'illuminera, il lui enseignera la prière véritable, il lui donnera la supplique pure et spirituelle qui est selon Dieu, l'adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4,24). 

            Celui qui exerce un commerce ne cherche pas simplement à réaliser un gain. Il s'efforce aussi par tous les moyens de le grossir et de l'accroître. Il entreprend de nouveaux voyages et renonce à ceux qui lui semblent sans profit ; il ne part qu'avec l'espérance d'une affaire. Comme lui, sachons conduire notre âme sur les voies les plus diverses et les plus opportunes, et nous acquerrons, ô gain suprême et véritable, ce Dieu qui nous apprend à prier dans la vérité.

            Le Seigneur se pose dans une âme fervente, il en fait son trône de gloire, il s'y assied et y demeure.

savoir se tenir en attente

COMMENT POURRIONS-NOUS DORMIR ?
 

Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Autant de citations, et il y en aurait d’autres, où il est question de vigilance. Etymologiquement, le vigilant, c’est celui qui ne dort pas pendant que les autres sont plongés dans le sommeil. C’est celui qui veille. Qui attend, comme par exemple la sentinelle qui guette la venue du jour. Qui entretient la flamme pour qu’elle ne meure pas : imaginons l’importance du rôle du « gardien du feu » dans la préhistoire et les civilisations anciennes. Ce thème de la vigilance est donc lié à ceux du jour et de la nuit, du sommeil et de l’éveil. Notre foi chrétienne doit être une foi de vigilants, d’éveillés. Le chrétien est un gardien du feu, un gardien de phare. Une lumière lui est confiée, qui doit rester visible ; un feu lui est remis, que l’on doit voir brûler de loin. 

Chrétiens-veilleurs, nous connaissons désormais notre mission. Le Christ s’est réveillé, s’est relevé d’entre les morts (A une époque où la réflexion théologique n’a pas encore conceptualisé l’idée de résurrection et le mot même n’existant pas, il faut aller chercher dans le vocabulaire les termes qui signifient se réveiller, se mettre debout.). Comment pourrions-nous dormir, quand il s’agit d’annoncer :
« Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis ». (I Co 15, 20). Nous avons reçu notre ordre de mission :
« Vous êtes chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (I P 2, 9).

Comment pourrions-nous dormir?

Fr. Jean-Paul Baraton FEC, Fraternités n°17, juillet 2017, p.12-13

Prier avec l'Évangile du jour
Nous sommes tentés de faire du surplace, à l'aise dans le statu quo; comme si nous n'avions pas de changements significatifs à apporter à nos modes de vie. Nous sommes peut-être bouleversés et cyniques devant le piètre état du monde.

Mais faisons-nous quelque chose pour l'améliorer?
Jésus nous propose une vision à long terme. Il nous invite à croire que Dieu est maître de l'histoire humaine et qu’il nous décerne un rôle dans son évolution.

Nous serons "fidèles et sensés" si nous vivons comme si le Fils de l'homme était sur le point de revenir.
Thomas Merton a écrit: «Chaque moment et chaque événement de la vie de chaque homme sur terre fait naître quelque chose dans son âme. Car, de même que le vent porte des milliers de semences, chaque instant apporte avec lui des germes de vitalité spirituelle qui se fondent imperceptiblement dans l'esprit et la volonté des hommes.»

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Veillez, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra.

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous, un amour de plus en plus intense et débordant » (1 Th 3, 7-13)
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
nous sommes réconfortés grâce à vous au milieu de toutes nos difficultés et de notre détresse, à cause de votre foi.
    Et maintenant nous revivons, puisque vous autres, vous tenez bon dans le Seigneur.
    Comment pourrions-nous assez rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous avons à cause de vous devant notre Dieu ?
    Nous le prions avec ardeur, jour et nuit, pour que nous puissions revoir votre visage et compléter ce qui manque à votre foi.
    Que Dieu lui-même, notre Père, et que notre Seigneur Jésus nous tracent le chemin jusqu’à vous.
    Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes,
un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous.
    Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus
avec tous les saints. Amen.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 89 (90), 3-4, 12-13, 14.17abc)
R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur : nous serons dans la joie. (cf. Ps 89, 14)

Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

ÉVANGILE
« Tenez-vous prêts » (Mt 24, 42-51)
Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
    Comprenez-le bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
    Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
    Heureux ce serviteurque son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Amen, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Nous savons, Jésus le dit clairement, que les démons reviennent, toujours. Même à la fin de la vie, Jésus nous en donne l'exemple.

Et pour garder, pour veiller, pour que les démons n'entrent pas, il faut savoir se recueillir, c'est-à-dire se taire devant soi et devant Dieu, et à la fin de la journée se demander:
«Que s'est-il passé aujourd'hui dans mon cœur?.

Est-ce que quelqu'un que je ne connais pas est entré?

La clé est-elle en place?»

Et cela nous aidera à nous défendre contre tant de méchancetés, même celles que nous pouvons faire, si ces démons entrent, qui sont très intelligents, et à la fin nous trompent tous.

(Homélie à Sainte-Marthe du 10 octobre 2014)

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Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 23,27-32.


En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Pa

Méditation de l'Evangile

du mercredi 25 août

Attention à l'enseignement des scribes

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l'extérieur ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures.

 

Jésus entre donc pour manger chez un pharisien, mais il ne s'est pas lavé les mains.

"Jésus entra et se mit à table. Ce que voyant le pharisien s'étonna qu'Il ne se fût pas d'abord lavé, avant de déjeuner"

Les purifications légales étaient innombrables. La piété de Jésus est d'un tout autre ordre, elle consiste pour Lui dans un amour intérieur vis-à-vis de Dieu, Père, et non en des gestes traditionnels et superficiels. Pour Lui, l'eau bénite ne remplace pas la charité.

Cette hypocrisie l'écoeure et Il le dit : "Donc vous, pharisiens, vous purifiez le dehors de la coupe et du plat ; mais votre intérieur est rempli de rapine et de malveillance "

Il ne mâche pas ses mots et a le courage de dire leur fait aux pharisiens, gens en place, à l'influence redoutable.

"Insensés ! Est-ce que celui qui a fait le dehors n'a pas fait le dedans aussi ?"

L'humour ne manque pas, lorsqu'Il leur conseille de se débarrasser de toute leur vaisselle pour être purs définitivement : "Toutefois, donnez le contenu en aumône et voici que tout est pur pour vous"

Jésus est hors de Lui et ses invectives traduisent son indignation devant cette religion monstrueuse à ses yeux, où les valeurs sont inversées. On offre à Dieu, au Père, "la dîme de la menthe et de la rue et de tous les légumes", mais l'amour et la justice sont bafoués à son égard et à l'égard de nos frères.

"Mais malheur à vous, pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de tous les légumes, et qui omettez la justice et l'amour de Dieu ! Mais c'est ceci qu'il fallait pratiquer, sans omettre cela"

Le texte de Matthieu précise, et la liste ironique des légumes (fenouil et cumin) nécessaires pour cette "sainte cuisine", et la liste "des points les plus graves de la loi, justice, compassion et bonne foi" parfaitement ignorés !

Jésus souligne cette démangeaison, ce prurit de toujours vouloir paraître, qui nous guette tous, gens d'église ou simples fidèles : "Malheur à vous, pharisiens, qui aimez être assis au siège d'honneur dans les synagogues, et à être salués sur les places !". Cela sent son "grand catholique".

Jésus, encore une fois, éclate devant l'hypocrisie, les façades blanchies qui ne cachent qu'immondices.

Cette invective à l'égard des pharisiens "sépulcres blanchis" ne manquait pas de piquant, quand on connaît la répulsion des juifs pour tout ce qui entraînait l'impureté légale. Les tombeaux étaient en tête de liste. D'où l'ironie de ces reproches :

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui ressemblez à des sépulcres blanchis, lesquels vus du dehors paraissent splendides, mais à l'intérieur sont pleins d'ossements de morts et de toute sortes d'immondices. De la même façon, vous aussi, votre extérieur vous donne aux yeux des hommes l'apparence de justes, mais à l'intérieur vous êtes plein d'hypocrisie et d'iniquité". .

Jésus nous libère d'une religion hypocrite et routinière où les multiples préceptes et traditions, inventés par les hommes, nous dispensent de l'amour et de la justice. Il nous met aussi en garde contre toute attitude orgueilleuse et méprisante vis-à-vis de la foi populaire.

"Malheur à vous, docteurs de la Loi, car vous avez dérobé la chef de la science ; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et vous avez empêché ceux qui entraient".

La "Science", sans l'amour, est stérile, surtout dans ce domaine de la science du salut des humbles. Pour Jésus, cette prétention de détenir la vérité absolue, avec cette morgue et ce dédain des petits, est intolérable. C'est un détournement des biens essentiels devenus une liste de détails : "Vous avez dérobé la clef de la science".
Père Gabriel

L'Épître dite de Barnabé (vers 130)
 

Se détourner du chemin de l'hypocrisie et du mal


Il existe deux voies d'enseignement et d'action : celle de la lumière et celle des ténèbres. L'écart est grand entre ces deux voies. (…) La voie des ténèbres est tortueuse et jonchée de malédictions. Elle est le chemin de la mort et du châtiment éternels. On y rencontre tout ce qui peut ruiner une vie : idolâtrie, arrogance, orgueil du pouvoir, hypocrisie, duplicité du cœur, adultère, meurtre, vol, vanité, désobéissance, fraude, malice, drogues, magie, cupidité, mépris de Dieu. On y trouve ceux qui persécutent des gens de bien, les ennemis de la vérité, les amis du mensonge ; car tous ces gens ne connaissent pas la récompense de la justice, ils ne « s'attachent pas au bien » (cf Rm 12,9), ils ne secourent pas la veuve et à l'orphelin (Ml 3,5). (…) Ils sont bien éloignés de la douceur et de la patience, « aiment les vanités » (Pr 4,3, « poursuivent le gain » (Is 1,23), sont sans pitié pour le pauvre, sans compassion pour l'affligé, oublieux de leur créateur. (…)

            Il est donc juste de s'instruire de toutes les volontés du Seigneur consignées dans les Écritures et de cheminer d'après elles. Celui qui agit de la sorte sera glorifié dans le Royaume de Dieu. Mais quiconque choisira l'autre voie périra avec ses œuvres. Voilà pourquoi il existe une résurrection et une rétribution. À vous qui êtes des privilégiés et qui voulez bien accepter de moi un conseil de bonne intention, j'adresse une prière : vous êtes entourés de personnes à qui faire le bien ; n'y manquez pas.

Homélies du Père Gilbert Adam

Vous avez l’apparence d’hommes justes

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.

Tous les Pharisiens n’étaient évidemment pas hypocrites, mais Jésus dénonce une déformation fréquente dans les chefs religieux, chez ces hommes attachés à leur foi. Jésus utilise le mot “hypocrite” pour désigner le superficiel et celui qui ne prend pas au sérieux les Paroles de Dieu. Les prophètes ont trouvé beaucoup d’adversaires dans le peuple de Dieu, et tout spécialement parmi ses responsables. Nous demandons la grâce de ne pas nous établir dans les ténèbres de l’extériorité. Nous voulons demeurer dans l’amour qui brûle sans cesse dans le cœur de notre Père. Dans l’Evangile, Jésus déplore ces comportements qui étouffent la vraie vie qui est la lumière de Dieu en nous. Nous avons revêtu le Christ, il est la lumière du monde. Nous devenons ce que nous sommes si nous sommes témoins de la lumière qui nous habite. Cette lumière dont nous sommes témoins est l’amour qui brûle dans nos cœurs. Cet amour nous est communiqué par le cœur de Jésus, il est révélé dans l’Esprit Saint. Jésus a manifesté la lumière de son amour au monde en marchant comme le plus petit des enfants des hommes. Nous pouvions attendre un Dieu éclatant de gloire à l’extérieur ! L’éclatement de la gloire de Dieu se fait dans l’intériorité, dans le cœur de Marie, en Jésus qui va naître comme un tout petit enfant.

C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

Beaucoup de défenseurs de la foi dans la communauté juive n’étaient pas prêts à écouter Jésus, ce nouveau prophète. Ils avaient à cœur d’honorer les prophètes du passé et de préserver les livres sacrés, mais ils n’acceptaient pas la critique que Dieu leur adressait par la bouche de Jésus le charpentier. Pour accompagner les plus petits qui sont les frères de Jésus, il nous faut entrer dans cette lumière de la toute petitesse. Cette petitesse nous fait être à l’aise là où nous sommes. C’est là que Dieu nous a placés et nous sommes heureux d’accomplir ce que nous avons à faire. C’est la que nous faisons la volonté de Dieu, en étant ce que nous sommes. Les notables juifs laissèrent passer le moment où Dieu les visitait, ils s’enfoncèrent dans la voie qui devait mener leur nation à sa perte. Le monde est bien souvent dans la souffrance et la violence. La tentation de nos communautés et de nos familles serait de se laisser prendre par l’extériorité, par la violence ! Mais la lumière qui nous enveloppe est vainqueur des ténèbres. L’œuvre que Dieu nous demande se fait dans la douceur et l’humilité. Alors nous resplendissons la lumière du Christ. Nous ne cédons pas à la tentation de nous situer dans l’extériorité que déplore l’Evangile. « Bienheureux vous les pauvres, » dit Jésus.

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”

Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! Le jugement moral des Pharisiens est déréglé. Leur attention se porte sur les détails de la Loi comme la quantité de travail qu’un homme peut faire le jour du Sabbat, ou combien d’ablutions sont nécessaires avant le repas, et par contre ils négligent ce qu’il y a de plus grave dans la Loi, et ne voient pas ce qu’il y a de bon et de bien dans les autres. Ils sont plus préoccupés à défendre leur autorité et leur position qu’à voir le bien dans leurs frères. Jésus les mets en garde : « Malheureux êtes-vous ! » A l’extérieur ils ont une belle apparence, vus de l’extérieur, les scribes et les Pharisiens ont une apparence de sainteté, de pureté et de vertu. Jésus lui regarde le cœur, il enseignera : ‘Heureux les cœurs purs,’ il nous invite à purifier notre intérieur par la grâce et de nous revêtir d’humilité. C’est ainsi que le Christ Jésus nous demande d’avoir une vie pure, transparente, qui reflète la sainteté et l’honnêteté. C’est à partir de cette intériorité que se donnera un témoignage qui sera authentique.

 Demandons la grâce de demeurer dans la lumière pour être les témoins de l’amour du cœur de Dieu .

La Prière de Francis Bacon

sur la Miséricorde de Dieu

« Ô Seigneur, pardonnez-nous généreusement dans Votre très-grande Miséricorde » :

« Ô Dieu éternel, notre très-miséricordieux Père en Jésus-Christ, daignez aujourd'hui et toujours accueillir favorablement les paroles de nos bouches et les sentiments de nos cœurs ; puissent-ils être toujours agréables à Vos yeux ! Nous Vous en conjurons, ô Seigneur, notre Dieu, notre Protecteur, notre Sauveur ! Ô encore une fois, Dieu éternel et notre très-miséricordieux Père en Jésus-Christ, dans lequel Vous avez fait un pacte de grâce et de miséricorde avec tous ceux qui, par Lui, viendraient à Vous ; c'est en son Nom et en implorant Sa médiation, que nous nous prosternons humblement devant le Trône de votre Miséricorde. Nous confessons que, par la violation de Vos saintes Lois et de Vos saints Commandements, nous ne sommes plus que des branches d'olivier sauvage (Rom. 11, 17). Nous sommes devenus étrangers à Votre pacte de grâce. Nous avons effacé votre Image sacrée, cette Image qu'en nous créant, Vous aviez daigné graver au-dedans de nous-mêmes. Nous avons péché contre le Ciel et devant Vous, et nous ne sommes plus dignes d'être appelés Vos enfants (Luc. 15, 16). Nous Vous demandons seulement d'être admis au rang de Vos mercenaires. Ô Seigneur, Vous nous avez formés dans le sein de nos mères. Votre Providence a sans cesse veillé sur nous, et nous a conservés jusqu'à ce moment. N'arrêtez pas le cours de vos Miséricordes et de vos Bontés sur nous. Ô Seigneur, ayez pitié de nous, pour l’Amour de Jésus-Christ votre Fils bien-aimé, qui est la Voie, la Vérité et la Vie (Jean 14, 6). C'est en Lui que nous appelons de votre Justice à votre Miséricorde. C’est en son Nom et pour son Amour que nous osons Vous adresser nos supplications, et Vous dire : Pardonnez-nous généreusement, et remettez-nous tous les péchés et toutes les offenses que nous avons osé commettre en pensées, en paroles, en actions contre Votre divine Majesté. Délivrez-nous pleinement des dettes, des souillures, des châtiments et des chaînes de tous nos péchés. Revêtez-nous de la Justice parfaite de votre Fils. Nous Vous en conjurons par sa précieuse Mort et par sa parfaite Obéissance. Votre Crainte même, ô Seigneur, est l’effet de votre Miséricorde. Cette Miséricorde fait disparaître et anéantit tous nos péchés : elle donne la paix à nos âmes et à nos consciences : elle nous rend heureux par la pleine rémission de toutes nos offenses, et Vous réconcilie avec Vos pauvres serviteurs, par Jésus-Christ, le cher objet de vos Complaisances. Ne souffrez pas, ô mon Dieu, que l'ouvrage de Vos propres mains périsse. Vous ne Voulez pas la mort des pécheurs, mais qu'ils se convertissent. Réformez donc nos cœurs, et nous serons réformés. Convertissez-nous, et nous serons convertis. Faites briller aux yeux de notre esprit et de notre entendement la céleste Lumière de votre Esprit Saint. Qu'à la faveur de cette Lumière, nous croissions chaque jour dans la connaissance du Mystère de notre rédemption opérée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, notre aimable Sauveur. Que la Grâce du même Esprit Saint, cette Source très-Sainte de tous Dons et de tontes Grâces, sanctifie nos volontés et nos affections, qu'elle les rende parfaitement conformes à Votre sainte Volonté dans l'accomplissement de tous les devoirs de piété à Votre égard, et de charité envers les hommes. Enflammez nos cœurs de votre Amour, bannissez-en ce qui Vous déplaît et ce qui blesse la fidélité qui Vous est due, l'endurcissement, l'impiété, l'hypocrisie, le mépris de Votre divine Parole et de vos Lois, en un mot, tout ce qui les souille et tout ce qui est en opposition avec Votre sainte Volonté. Faites que désormais, par votre Grâce, nous ayons le courage et la force de mener une vie divine, une vie sainte, tempérante et chrétienne, en toute droiture et sincérité de cœur devant Vous. Dans cette vue, imprimez votre Crainte sacrée dans nos cœurs : faites que cette Crainte soit toujours devant nos yeux, et qu'elle guide continuellement nos pieds dans les sentiers de votre Justice et dans la voie de vos Commandements. »

Ainsi soit-il.

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En celui qui garde la parole du Christ l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« En travaillant nuit et jour, nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu » (1 Th 2, 9-13)
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues :
c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.
    Vous êtes témoins, et Dieu aussi,de notre attitude si sainte, si juste et irréprochable envers vous, les croyants.
    Et vous savez bien que nous avons été pour chacun de vous comme un père avec ses enfants :
    nous vous avons exhortés et encouragés, nous vous avons suppliés d’avoir une conduite digne de Dieu, lui qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.
    Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :
quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre,
vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 138 (139), 7-8, 9-10, 11-12)
R/ Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! (Ps 138, 1)

Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.

J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! »
mais la nuit devient lumière autour de moi.
Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre,
et la nuit comme le jour est lumière !

ÉVANGILE
« Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes » (Mt 23, 27-32)
Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux :
à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
    C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites :
“Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
    Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes :
vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
    Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


L'hypocrisie est le langage du diable, c'est le langage du mal qui entre dans nos cœurs et qui est semé par le diable.

On ne peut pas vivre avec des personnes hypocrites, mais il y en a.

Jésus aime démasquer l'hypocrisie.

Il sait que c'est précisément cette attitude hypocrite qui le conduira à la mort, car l'hypocrite ne se demande pas s'il utilise des moyens licites ou non, il va de l'avant: 
la calomnie? «Faisons la calomnie»; le faux témoignage?
«Cherchons un faux témoin.»

(Homélie à Sainte-Marthe du 15 octobre 2019)

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Vous verrez le ciel ouvert et les anges monter et descendre La promesse de la Nouvelle Jérusalem Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,45-51.


En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'Evangile

du mardi 24 août

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,45-51

Pour chacun de nous d'ailleurs, avec la même acuité, un jour le regard de Jésus plonge dans l'âme et nous donne notre nom, notre définition que Lui seul connaît et nous révèle. Le regard de Jésus pénètre. Il rentre loin dans les cœurs et juge de leur valeur d'un seul coup

Jésus rencontre Nathanaël

 Fête de Saint Barthélémy, apôtre

Jésus a une manière de parler qui témoigne d'une certitude intérieure qui bouleverse ses interlocuteurs. Car dans cette première rencontre avec Pierre, Jésus plonge son regard dans l'âme de Simon.

Et ce regard pénètre si avant qu'il définit l'apôtre et lui donne ce nom qui signifie tout l'être, ce nom que seul Dieu connaît et peut trouver.

Pour chacun de nous d'ailleurs, avec la même acuité, un jour le regard de Jésus plonge dans l'âme et nous donne notre nom, notre définition que Lui seul connaît et nous révèle. Le regard de Jésus pénètre. Il rentre loin dans les cœurs et juge de leur valeur d'un seul coup. Son regard pénètre au-delà de l'homme présent, pour atteindre toute la vie et en définit le rôle providentiel : “Tu t'appelleras Cephas, ce qui signifie : Pierre”.

Après André, Jean, Pierre, il en sera de même pour Philippe, conquis d'emblée par le Seigneur. « Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée. Il va trouver Philippe et Jésus lui dit : suis-moi. Or, Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre »

« Philippe va trouver Nathanaël et lui dit : Celui de qui ont écrit Moïse dans la loi et les Prophètes, nous l'avons trouvé ! C'est Jésus, fils de Joseph, Jésus de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : De Nazareth peut-il venir quelque chose de bon ? Philippe lui dit : Viens et vois ! »

Philippe lui aussi traduit sa découverte à Nathanaël avec enthousiasme, reprenant le vieux mot d'Archimède qui explose ici comme un cri de joie et de libération : “Eurêka” -“Nous l'avons trouvé !”. Ils ont découvert, en effet, Celui-là même dont Moïse a écrit dans la Loi, et dont les Prophètes nous ont entretenus. Pour un juif, pétri de toute cette attente, rendue plus lancinante depuis l'occupation romaine, quel beau jour que celui de cette rencontre où le Grand Prophète a laissé tomber ces mots à son égard : ” Accompagne-moi ! “

Jean, André, Pierre, Philippe, Nathanaël font tous partie du groupe de Jean-Baptiste puisque Jésus les rencontre avant de regagner la Galilée. Tous ces jeunes hommes vont quitter Jean-Baptiste pour s'engager avec cet homme dont le regard et les paroles les ont bouleversés. Pour eux, il réalise l'Espérance d'Israël; et leurs sentiments se résument bien dans le cri d'André adressé à son frère : “Nous avons trouvé le Messie !”

Père Gabriel

 

Réflexion et prière

Vous verrez le ciel ouvert et
les anges monter et descendre

La promesse de la Nouvelle Jérusalem

Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. 
 (Jn 1, 45-51)
                        Les fondations portaient les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau » (Ap 21, 9b-14)


Moi, Jean,    j’ai vu un ange qui me disait :    « Viens, je te montrerai la Femme, l’Épouse de l’Agneau. »    En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :    La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 45-51)
Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! En ce temps-là,    Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé :
c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth… » C’est toi le roi d’Israël ! »     Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »    Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Réfléchissons et Prions
En prenant le temps aujourd’hui le temps de la prière avec la parole de Dieu, nous sommes le frère, la sœur de Nathanaël, qui sous le figuier étudie la Thora. Lorsque nous commençons la prière au Christ, nous commençons par un : Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Philippe lui invite Nathanaël à rencontrer Jésus, pour lui prouver qu’il a tort de douter. de la vérité. Lorsqu’Ils sont en face de Jésus ; Nathanaël. est étonné et subjugué par la Parole d’accueil du Seigneur.
Suis-je capable de parler du Seigneur sans crainte du danger, du ridicule, pour permettre à mes amis, habités du Père Éternel, mais dans l’attente du Messie, d’entrer dans la Parole de Jésus pour démontrer que Jésus est le Messie attendu ?
L’amitié spirituelle est un magnifique cadeau que seul le Verbe en parlant de lui, utilise le mot le plus important d’une phrase, le verbe sous ces diverses utilisations. Jésus accueille Nathanaël avec les mots « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. ». En disant cela Jésus signifie qu’il reconnaît son engagement fondamental à suivre la Loi, son appartenance au peuple de Dieu, son comportement exemplaire. La surprise de Nathanaël devant les paroles d’accueil de Jésus, qui lui a dit, « je t’ai vu sous le figuier». Jésus ajoute : c’est pour cela que tu crois et il complète en affirmant : « Tu verras des choses plus grandes encore ». Avec Nathanaël, Jésus nous invite à voir et à croire au-delà de nos représentations et à garder les yeux et le cœur ouverts. 
Mon devoir est de faire, dire sans crainte, avec cette foi indéfectible, écrire, lire, dire, prendre la parole, pour dire, crier que les temps sont proches de la Nouvelle Jérusalem, sans pour autant faire croire que les jours sont arrivés. Car personne ne sait ni le jour, ni l’heure, même Jésus ne le sait. En revanche il nous parle, de ce qui nous attend dans l’autre monde après sa Passion: «

Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » 
Jésus me connaît, comme il connaît Nathanaël. Je me tourne vers lui confiante, pour lui confirmer ma confiance en sa promesse « voir des choses plus grandes encore ». Je lui demander la grâce de voir le monde avec un regard neuf.


Prière de Frère Roger de Taizé
 

Homélie 

Philoxène de Mabboug (?-v. 523)
 

évêque en Syrie

Homélie n° 4, 76-79; SC 44 (Homélies; trad. E. Lemoine; Éd. du Cerf 1956, p. 95 rev.)
« Viens, et vois »

 

Jésus a renouvelé aux saints apôtres l'appel adressé à Abraham. Et leur foi ressemblait à celle d'Abraham ; car, de même qu'Abraham a obéi aussitôt qu'il a été appelé (Gn 12), de même les apôtres sont partis à la suite de Jésus aussitôt qu'il les a appelés et qu'ils l'ont entendu. (...) Ce n'est pas un long enseignement qui les a faits disciples, mais le seul fait d'avoir entendu la parole de la foi. Parce que leur foi était vivante, aussitôt qu'elle a entendu la voix vivante, elle a obéi à la vie. Ils ont couru aussitôt à sa suite sans retard ; et on voit par cela qu'ils étaient disciples dans leur cœur avant même d'être appelés.

            Voilà comment agit la foi qui a gardé la simplicité. Ce n'est pas à force d'arguments qu'elle reçoit l'enseignement ; mais, de même qu'un œil sain et pur reçoit le rayon de soleil qui lui est envoyé, sans raisonner ni travailler, et qu'il perçoit la lumière aussitôt qu'il est ouvert (...) de même ceux qui ont la foi naturelle reconnaissent la voix de Dieu aussitôt qu'ils l'entendent. La lumière de sa parole se lève en eux ; ils se lancent joyeusement au-devant d'elle et la reçoivent, comme l'a dit notre Seigneur dans l’Évangile :
« Mes brebis entendent ma voix et elles me suivent » (Jn 10,27

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Le Père Eternel nous dit: j'ai laissé crucifier mon Fils pour toi, c'est le prix de mon amour.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Les fondations portaient les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau » (Ap 21, 9b-14)
Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait :
    « Viens, je te montreraila Femme, l’Épouse de l’Agneau. »
    En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :
    elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
    Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits :
ceux des douze tribus des fils d’Israël.
    Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.
    La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 144 (145), 10-11, 12-13ab, 17-18)
R/ Que tes fidèles, Seigneur, disent la gloire de ton règne. (cf. Ps 144, 12)

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.

ÉVANGILE
« Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » (Jn 1, 45-51)
Alléluia. Alléluia.
Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël !
Alléluia. (Jn 1, 49b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit :
« Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes,
nous l’avons trouvé :
c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
    Nathanaël répliqua :
« De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? »
Philippe répond :
« Viens, et vois. »
    Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet :
« Voici vraiment un Israélite :
il n’y a pas de ruse en lui. »
    Nathanaël lui demande :
« D’où me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier,
je t’ai vu. »
    Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
    Jésus reprend :
« Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
    Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Lorsque nous avons quelque chose dans le cœur et que nous voulons demander le pardon au Seigneur, c'est Lui qui attend que nous lui donnions le pardon.

Cette année de la miséricorde, c'est aussi un peu cela: que nous sachions que le Seigneur nous attend, chacun d'entre nous. Pourquoi?

Pour nous embrasser. Rien de plus. Pour dire:
«Fils, fille, je t'aime.

J'ai laissé crucifier mon Fils pour toi, c'est le prix de mon amour.»

C'est le don de l'amour.

(Homélie à Sainte-Marthe du 8 janvier 2016)

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Attention à l'enseignement des scribes, et à nos serments, Christ appelle à voir la lumière sur nous-même

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 23,13.15-22.


En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous !
Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.”
Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.”
Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ;
celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ;
et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. 

Méditation de l'Evangile

du lundi 23 août

Attention à l'enseignement des scribes

On peut fermer aux hommes les chemins de l'Espérance, si notre religion devient si mesquine que tous nous vomissent. Écoutons les paroles de Jésus aux pharisiens et aux scribes qui tarissent les sources de la vraie Vie :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux : car vous n'entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient »

Et Jésus note que nos manières de prier, de parler des choses saintes, d'acquitter les préceptes peuvent être si révoltantes qu'elles détournent à jamais de Dieu.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous dévorez les biens des veuves et faites semblant de prier longuement… vous dites : Si quelqu'un jure par le sanctuaire, il est tenu…
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, et qui avez passé sur les points plus graves de la loi : la justice, la compassion et la bonne foi… »

Nous risquons plus ou moins, dans une religion devenue routinière, d'être pour nos frères ces scribes et ces pharisiens qui leur ferment les portes du Royaume, les portes de la Grande Espérance.

« Et la masse du peuple L'écoutait avec plaisir »

Le peuple ne se trompe pas, il sait reconnaître ceux qui l'aiment jusqu'à la moelle, et ceux qui le méprisent.

Père Gabriel

Saint Augustin (354-430)
 

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Confessions, VII, 10


Le Christ nous appelle à voir la lumière sur nous-même


Averti par mes lectures à faire un retour sur moi-même, je suis entré dans le fond de mon cœur, sous ta conduite. Je l'ai pu parce que tu t'es fait mon soutien. J'y suis entré, et j'ai vu, de je ne sais quel œil, plus haut que ma pensée, une lumière immuable. Ce n'était pas la lumière ordinaire que perçoivent les yeux du corps, ni une lumière du même genre mais plus puissante, plus éclatante, remplissant tout de son immensité. Non, ce n'était pas cela, mais une lumière différente, très différente de tout cela.

            Elle n'était pas non plus au-dessus de ma pensée comme l'huile surnage au-dessus de l'eau, ni comme le ciel s'étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus parce que c'est elle-même qui m'a fait ; et moi au-dessous, parce que je suis son ouvrage. Pour la connaître, il faut connaître la vérité ; et celui qui la connaît, connaît l'éternité ; c'est la charité qui la connaît. Ô éternelle vérité, vraie charité, chère éternité ! Tu es mon Dieu, et je soupire après toi jour et nuit.

            Quand j'ai commencé à te connaître, tu m'as élevé vers toi pour me montrer que j'avais encore bien des choses à comprendre et combien j'en étais encore incapable. Tu m'as fait voir la faiblesse de mes regards, en lançant sur moi ta splendeur, et j'ai frémi d'amour et d'effroi. J'ai découvert que j'étais loin de toi, dans la région de la dissemblance, et ta voix me venait, comme des hauteurs : « Je suis le pain des grands ; grandis, et tu me mangeras. Et ce n'est pas toi qui me changeras en toi, comme cela se passe pour la nourriture de ta chair ; mais toi, tu seras changé en moi ».

Homélies du Père Gilbert Adam

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes.

« Vous-mêmes n’y entrez pas, et ceux qui essayent d’y entrer, vous ne leur permettez pas d’entrer ! »

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Il nous faut beaucoup de foi pour demeurer au niveau du mystère, pour demeurer dans l’amour. « Demeurez en moi, comme moi je demeure en mon Père dit Jésus. » Que vous, "vous demeuriez en mon nom." Que de raison de vaciller dans l’espérance dans un entourage si confus ! Il nous faut tout remettre entre les mains de Dieu sans cesse et cesser de tout marchander en tout temps ! Que ce soit au niveau de notre santé comme de ce qui est à accomplir, il nous faut revenir au choix de Dieu. C’est Dieu qui nous a choisis et qui nous a mis ensemble pour le fêter et l’honorer. Si nous sommes attentifs, nous nous recevons différents les uns les autres et nous accomplirons l’œuvre de Dieu qui nous émerveille.

Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : ’Si l’on fait un serment par le Temple, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Temple, on doit s’en acquitter.

Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ? Vous dites encore : ’Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.’ Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel par lequel cette offrande devient sacrée ?" Nous sommes dans la nuit de la foi et souvent dans l’épreuve, c’est alors que l’extérieur peut prendre le pas sur notre « intérieur. » Si nous n’y prenons garde, dans cette nuit de la foi, les ombres et les cauchemars risquent de prendre la place de l’essentiel. C’est notre épreuve qui est sérieuse. Il nous faut marcher dans la lumière, cette toute petite lumière qui vacille bien souvent dans l’orage de notre vie intérieure, communautaire, dans le monde et dans l’Église.

Celui qui fait un serment par l’autel fait donc un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus.

Celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône." Qu’il est difficile d’extraire de notre cœur le mal de l’hypocrisie ! Heureusement le Seigneur Jésus dénonce dans cet Evangile ce qui n’est pas une bonne nouvelle ! Ne pas aller à l’essentiel, c’est s’arrêter à la périphérie de notre être pour s’y perdre. Remplacer le mystère de l’amour infini de Dieu par des considérations toutes humaines est en effet un vrai malheur. Aller à l’essentiel, c’est rendre grâce à Dieu en tout ! « À tout instant, nous rendons grâce à Dieu à cause de vous, » dit l’apôtre. Nous voulons apprendre à rendre grâce et dans nos relations, être présents les uns aux autres. Non seulement nous sommes situés dans la foi, mais nous voulons encore que notre foi grandisse encore !

Demandons à Notre Père la grâce de prendre le chemin de l’espérance, le chemin de Jésus.

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