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evangile

Notre Seigneur bien aimé: ‘Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.’

Évangile de Jésus-Christ
selon saint Matthieu 8,5-17.
 

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :

‘Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.’
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Croisée de sentiments

Reflexion

C’est un mélange de sentiments qui se croisent en cet Évangile :
d’une part, un sentiment de joie en voyant le Seigneur Jésus guérir le serviteur du centurion.

D’autre part, nous envahit aussi un sentiment de stupeur en lisant jusqu’à la fin ces versets.

Le Seigneur guérit, en effet, mais ce qui est le plus important c’est qu’il guérit ceux qui le lui demandent, car ceux-ci ont foi en lui. C’est une vérité simple, facile à comprendre mais qui est difficile à mettre en pratique.

Il nous suffit de relire les paroles du Christ : « (…) mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Ceux qui ont reçu une éducation, un suivi dans la foi, qui ont bénéficié de toutes les facilités pour croître dans la foi, se retrouveront à la fin de leur vie, eux aussi, à la porte et rencontreront le Seigneur.

Auront-ils la foi pour aller au Paradis ?
Évidence
La première lecture est très éloquente et révèle une grande vérité :
« Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? » (Gn 18, 14)

Il est bon de revenir sur ce fait qui, en soi, est très simple, concret et évident. C’est tellement évident que nous l’oublions ou que nous n’y croyons pas totalement. En effet, le Seigneur est Maître de l’univers. S’il est le Créateur, y aurait-il quelque chose qui soit hors de sa portée ?

Les Évangiles nous rapportent des cas de guérisons très impressionnants mais où l’on constate à chaque fois une foi forte et explicite des protagonistes.

Nous avons le cas de l’Évangile de ce jour mais rappelons-nous aussi, par exemple
– et chacun est libre de méditer un passage qui lui vient à l’esprit
– de la femme hémorroïsse qui, au seul fait de toucher le vêtement de Jésus, a été guérie.
Soyons nous-mêmes des témoins de l’Évangile
Ce que Jésus notre Seigneur reproche à ceux qui ont eu accès à la foi et ont eu l’occasion de la faire croître, c’est le fait d’être moites et de vivre dans une certaine tiédeur. Rappelons-nous les paroles de Dieu dans l’Apocalypse. Le chrétien est une personne qui n’est pas forcément appelée à accomplir des choses extraordinaires, qui sont remarquées de tous. Le Christ nous demande d’être fermes dans notre foi et de témoigner de cette foi par notre vie de chaque jour.
Rayonnons alors de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ et n’ayons aucune honte de dire aux hommes la source et la cause de notre joie ! Témoignons car le Christ ne nous demande que cela !
Éveillons cette foi dans notre vie de chaque jour par la prière, l’Eucharistie, la confession et la charité !
Laissons Dieu œuvrer ensuite comme il l’entend. De notre côté, faisons ce qui nous est demandé, sans peur, tout au contraire, avec la joie de celui qui a une relation intime avec le Christ.
Dialogue avec le Christ
Esprit-Saint, donne-moi ta clairvoyance et ta force pour témoigner en tant que fils de Dieu.

 

Xavier Kerrand

Guérison du serviteur
du centurion romain

Méditation de l'Evangile du samedi 26 juin

La personne de Jésus l'avait bouleversé. Devant la maladie de son serviteur, voici qu'il envoie vers le prophète ses amis juifs pour demander une guérison à distance. Rien que cela !… Son audace et sa foi enchantent Jésus surtout lorsqu'il ose lui faire porter ce message :

Dans nos détresses, il nous est bon de regarder l'attitude du centurion de Capharnaüm et de nous en inspirer. Il a forcé l'enthousiasme de Jésus. A son merveilleux cri de confiance et à sa splendide humilité, Jésus ne veut répondre que par plus d'amour, et en l'exauçant immédiatement.

La personne de Jésus l'avait bouleversé. Devant la maladie de son serviteur, voici qu'il envoie vers le prophète ses amis juifs pour demander une guérison à distance. Rien que cela !… Son audace et sa foi enchantent Jésus surtout lorsqu'il ose lui faire porter ce message :

“Jésus se trouvait déjà loin de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : Seigneur, ne te donne pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ! Aussi n'ai-je même pas osé aller à toi. Mais dis un mot et que mon serviteur soit guéri.
En effet, je suis moi-même quelqu'un de soumis à une autorité, ayant sous moi des soldats ; et je dis à celui-ci : Va ! et il va ; et à un autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait”

Jésus admire cette foi provocante et hardie. Bien plus, cet homme qui lui donne un ordre l'enchante. Dans le domaine de la foi, Il avoue n'avoir jamais rien trouvé de semblable même en Israël, une telle audace…

“Ce qu'ayant entendu, Jésus l'admira. Et s'étant tourné vers la foule qui le suivant, Il dit : Je vous le dis : même en Israël, je n'ai pas trouvé autant de foi !”

Jésus, dans sa réponse, établit une égalité quasi algébrique entre la foi et l'accueil de Dieu face à nos demandes : “Va, qu'il te soit fait selon que tu as cru” Et il ajoute, pensant à vous et à bien d'autres : “Oui, je vous le dis : beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place avec Abraham et Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux”

Son regard dépasse le moment présent pour saisir le développement du Royaume, son Eglise ! Le centurion lui permet d'ouvrir la baie et de voir la rentrée prochaine de toutes les races de la terre, dans ce Royaume, auprès de la race choisie d'Abraham et d'Isaac.

C'était déjà notre foi que Jésus admirait dans cette multitude venue de l'Orient et de l'Occident.

Père Gabriel

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église

Homélies sur saint Matthieu, 27,1 (trad. Véricel, l'Evangile commenté, p. 98)
« Il guérit beaucoup de malades »
 


       « Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; par sa parole il en chassa les esprits, et guérit tous ceux qui étaient malades. »

Vois-tu comme la foi de la foule grandit peu à peu ? Malgré l'heure avancée, ils n'ont pas voulu quitter le Seigneur ; ils ont pensé que le soir permettait de lui amener des malades.

Songe au nombre de guérisons que les évangélistes laissent de côté ;
ils ne les racontent pas toutes une à une, mais en une seule phrase ils nous font voir un océan infini de miracles.

Pour que la grandeur du prodige ne nous entraîne pas à l'incrédulité, pour qu'on ne soit pas troublé à la pensée d'une telle foule frappée de maux si divers et guérie en un moment, l'évangile apporte le témoignage du prophète, aussi extraordinaire et aussi surprenant que les faits eux-mêmes :
« Ainsi devait s'accomplir l'oracle du prophète Isaïe : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies » (53,4).

Il ne dit pas : « Il a détruit », mais : « Il a pris » et « Il s'est chargé », marquant ainsi, à mon avis, que le prophète parle plus du péché que des maladies du corps, ce qui est conforme à la parole de Jean Baptiste :
« Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29).

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Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob »

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Y a- t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment où je reviendrai chez toi, Sara aura un fils » (Gn 18, 1-15)
Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,
qui était assis à l’entrée de la tente.
C’était l’heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux,
et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.
Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente
et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit :
« Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,
ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,
vous vous laverez les pieds,
et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger,
et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,
puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »
Ils répondirent :
« Fais comme tu l’as dit. »
Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,
et il dit :
« Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,
pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau,
il prit un veau gras et tendre,
et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait,
le veau que l’on avait apprêté,
et les déposa devant eux ;
il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,
pendant qu’ils mangeaient.
Ils lui demandèrent :
« Où est Sara, ta femme ? »
Il répondit :
« Elle est à l’intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit :
« Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,
et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »
Or, Sara écoutait par-derrière, à l’entrée de la tente.
– Abraham et Sara étaient très avancés en âge,
et Sara avait cessé d’avoir ce qui arrive aux femmes.
Elle se mit à rire en elle-même ; elle se disait :
« J’ai pourtant passé l’âge du plaisir,
et mon seigneur est un vieillard ! »
Le Seigneur Dieu dit à Abraham :
« Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant :
“Est-ce que vraiment j’aurais un enfant,
vieille comme je suis ?”
Y a- t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ?
Au moment où je reviendrai chez toi,
au temps fixé pour la naissance,
Sara aura un fils. »
Sara mentit en disant :
« Je n’ai pas ri »,
car elle avait peur.
Mais le Seigneur répliqua :
« Si, tu as ri. »

– Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Lc 1, 46b- 47, 48-49, 50.53, 54-55)
R/ Le Seigneur se souvient de son amour. (cf. Lc 1, 54b)

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais.

ÉVANGILE
« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob » (Mt 8, 5-17)
Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.

Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


La reconnaissance la plus émouvante de la pauvreté de notre prière a peut-être fleuri sur les lèvres de ce centurion romain qui, un jour, a supplié Jésus de guérir son serviteur malade.

Il se sent tout à fait inadéquat:
il n'est pas juif, il est officier dans l'armée d'occupation détestée. Mais le souci qu'il avait de son serviteur le pousse à oser et il dit:
"Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri."

C'est la phrase que nous répétons également dans chaque liturgie eucharistique. Dialoguer avec Dieu est une grâce:
nous n'en sommes pas dignes, nous n’avons pas le droit d’avoir des prétentions, nous "boitons" avec chaque mot et chaque pensée… 
Mais Jésus est la porte qui ouvre à ce dialogue avec Dieu.

(Audience générale du 3 mars 2021)

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ean est venu pour rendre témoignage à la Lumière et préparer l'arrivée du Seigneur .

Messe

1ère Lecture

Livre d'Isaïe 49,1-6.
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »


Psaume 139(138),1-2.3b.13-14ab.14cd-15ab.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
tous mes chemins te sont familiers.

C'est toi qui as créé mes reins,
qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l'être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.
Mes os n'étaient pas cachés pour toi
quand j'étais façonné dans le secret.

2ème Lecture
Livre des Actes des Apôtres 13,22-26.
En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : ‘J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.’
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” »
Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

PAROLES DU SAINT PÈRE

Tout l'événement de la naissance de Jean Baptiste est entouré d'un joyeux sentiment d'émerveillement, de surprise et de gratitude.
Étonnement, surprise, gratitude. (…)
Et en regardant cela, demandons-nous: comment est ma foi?
S'agit-il d'une foi joyeuse, ou d'une foi toujours la même, d'une foi "plate"?
Est-ce que j'ai un sentiment d'émerveillement quand je vois les œuvres du Seigneur, quand j'entends parler d'évangélisation ou de la vie d'un saint, ou quand je vois tant de bonnes personnes:
est-ce que je ressens la grâce à l'intérieur, ou est-ce que rien ne bouge dans mon cœur ?
Puis-je ressentir les consolations de l'Esprit ou suis-je fermé?
(Angélus du 24 juin 2018)

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C'est à leurs fruits que nous les reconnaissons l'application de la Parole du Seigneur

Évangile de Jésus-Christ
selon saint Mt 7, 15-20

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu'au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
Donc, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

156574-quelques-principes-de-jesus-la-bonte-du-coeur-donne-de-bons-fruits

 

Quelques principes de Jésus :

La bonté du coeur donne de bons fruits…

Méditation de l'Evangile du mercredi 23 juin
« Tenez-vous en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous en habits de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces » Et Jésus nous donne le moyen de les discerner : « Vous les reconnaîtrez d'après leurs fruits. Récolte-t-on des raisins sur les épines et des figues sur les ronces ? »

Médiation de l'Evangile du mercredi 23 juin


Jésus nous recommande une grande liberté d'esprit face aux faux prophètes de tous poils.

« Tenez-vous en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous en habits de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces »

Et Il nous donne le moyen de les discerner : « Vous les reconnaîtrez d'après leurs fruits. Récolte-t-on des raisins sur les épines et des figues sur les ronces ? »

Il sait, à partir d'images très simples, rendre son enseignement inoubliable : le loup vêtu de la peau de brebis, épines et raisins, ronces et figues. Non seulement Il possède des idées nouvelles, capables de transformer le monde, mais Il sait les faire passer dans les cœurs au moyen d'images très évocatrices.

Jésus, dans ce passage, semble faire allusion, entre autres, à l'éducation. Pour Lui, l'homme n'est pas essentiellement bon. Il le devient, et par sa liberté bien employée, et par la grâce de Dieu. Une bonne éducation justifie toutes les espérances :

« Ou rendez l'arbre bon, et son fruit bon ; ou rendez l'arbre méchant, et son fruit méchant : car l'arbre se reconnaît au fruit ! »

Il y a, soulignée ici la responsabilité de tous les éducateurs qui rendent l'arbre bon ou mauvais… Les adultes peuvent faire leur examen de conscience, lorsque dans un pays, la jeunesse qu'ils ont formée, leur donne beaucoup de fil à retordre : l'arbre se reconnaît à son fruit.

Voici trois autres principes de Jésus, utiles, à méditer eux aussi.

« Tout arbre qui ne fait pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu »

Il veut notre perfection sous peine de condamnation. Il croit donc à l'enfer, même s'il est difficile de préciser exactement, à travers une comparaison, ce qu'est l'enfer. Ce qui est sûr, c'est qu'Il y croit et qu'Il l'affirme, sans description tragique. Mais la simple affirmation du Fils de Dieu, Lui la bonté même, n'est-elle pas déjà tragique lorsqu'il s'agit de l'enfer ?

« L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et l'homme mauvais tire de mauvaises choses de son fond : car la bouche parle de la surabondance de son cœur »

« C'est d'après tes paroles que tu seras déclaré juste, et d'après tes paroles que tu seras condamné »

Jésus nous avertit, c'est surtout notre langue qui est la grande ouvrière de notre condamnation. Il est si difficile de garder sa langue

Père Gabriel

​​​​​​​

 

Saint Ignace d'Antioche

(?-v. 110)
 

évêque et martyr

Lettre aux Éphésiens, 13-15

Nous serons reconnus par nos fruits
Efforcez-vous de vous réunir plus fréquemment pour rendre à Dieu actions de grâces et louange. Car, quand vous vous rassemblez souvent, les puissances de Satan sont abattues et son œuvre de ruine détruite par l'unanimité de votre foi. Rien ne surpasse la paix, qui triomphe de tous les assauts que nous font les puissances célestes et terrestres.

            Rien de tout cela ne vous est caché, si vous portez à Jésus Christ une foi et un amour parfaits, qui sont le commencement et la fin de la vie : le commencement, c'est la foi, et la fin, la charité. Les deux réunies, c'est Dieu. Toutes les autres vertus qui mènent à la perfection découlent de ces deux premières. Nul, s'il professe la foi, ne pèche ; nul, s'il possède la charité, ne hait. « On connaît l'arbre à ses fruits » ; de même, c'est à leurs œuvres qu'on reconnaîtra ceux qui font profession d'être du Christ. Car aujourd'hui l'œuvre qui nous est demandée n'est pas une simple profession de foi, mais d'être trouvés dans la pratique de la foi jusqu'à la fin.

            Mieux vaut se taire et être, que de parler sans être. Il est bon d'enseigner, si celui qui enseigne agit. Nous n'avons qu'un seul maître, celui qui « a dit et tout a été fait » (Ps 32,9) ; même les œuvres qu'il a faites dans le silence sont dignes de son Père. Celui qui comprend véritablement la parole de Jésus peut entendre même son silence ; c'est alors qu'il sera parfait : il agira par sa parole et se fera connaître par son silence. Rien n'est caché au Seigneur ; même nos secrets lui sont familiers. Faisons donc tout dans la pensée qu'il demeure en nous ; nous serons ainsi ses temples et lui-même sera en nous notre Dieu.

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C’est à leurs fruits que vous reconnaîtrez ceux qui viennent du Seigneur

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste » et « le Seigneur conclut une alliance avec lui » (Gn 15, 1-12.17-18a)

Lecture du livre de la Genèse

    En ces jours-là,
    la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :
« Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande. »
    Abram répondit :
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »
    Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
    Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang. »
    Puis il le fit sortir et lui dit :
« Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux… »
Et il déclara :
« Telle sera ta descendance ! »
    Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.

    Puis il dit :
« Je suis le Seigneur,
qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée
pour te donner ce pays en héritage. »
    Abram répondit :
« Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir
que je l’ai en héritage ? »
    Le Seigneur lui dit :
« Prends-moi une génisse de trois ans,
une chèvre de trois ans,
un bélier de trois ans,
une tourterelle et une jeune colombe. »
    Abram prit tous ces animaux,
les partagea en deux,
et plaça chaque moitié en face de l’autre ;
mais il ne partagea pas les oiseaux.
    Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,
Abram les chassa.
    Au coucher du soleil,
un sommeil mystérieux tomba sur Abram,
une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.
    Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.
Alors un brasier fumant et une torche enflammée
passèrent entre les morceaux d’animaux.
    Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram
en ces termes :
« À ta descendance
je donne le pays que voici,
depuis le Torrent d'Égypte
jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.
ou : 
Alléluia !
 (Ps 104, 8a)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

ÉVANGILE
« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Méfiez-vous des faux prophètes
qui viennent à vous déguisés en brebis,
alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
    C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Va-t-on cueillir du raisin sur des épines,
ou des figues sur des chardons ?
    C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits,
et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
    Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais,
ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
    Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits
est coupé et jeté au feu.
    Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le fruit, ce sont des actions, mais aussi des paroles.

Même par des mots, nous connaissons la qualité de l'arbre.

Car celui qui est bon tire le bien de son cœur et de sa bouche, et celui qui est mauvais tire le mal de la sienne, en pratiquant l'exercice le plus délétère parmi nous, qui est de murmurer, de bavarder, de dire du mal des autres.

Cela détruit;
cela détruit la famille,
cela détruit l'école,
cela détruit le lieu de travail,
cela détruit le quartier.

À partir du langage, les guerres commencent.

Réfléchissons un peu à cet enseignement de Jésus et posons-nous la question:
est-ce que je parle mal des autres?
Est-ce que j'essaie toujours de salir les autres?
Est-il plus facile pour moi de voir les défauts des autres que les miens?
Et essayons de nous corriger au moins un peu: cela nous fera du bien à tous.

(Angélus du 3 mars 2019)

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Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?

Évangile de Jésus-Christ selon st Marc 4:35-41.


Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ?

 

Méditation

Dans le psaume 27 :  8 – 9 

 Il nous dit que Dieu est à la fois la force, et la protection du peuple du Père Créateur ? Que par son Messie annoncé, il sera sauvé, que son peuple se sont tous les baptisés et qu’il veille sur lui pour l’éternité. Jésus installé confortablement sur son coussin, laissé ses disciples au commande de la barque. Eux étaient terrifié et ils le réveillèrent. Tout au moins c’est ce qu’ils croyaient.

Sommes-nous conscients de cette magnifique opportunité ?Sommes-nous confiant en sa Parole ?

Dans Marc 4 : 35 – 41

37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait

Les apôtres avaient-ils suffisamment confiance en leur maitre, puisqu’ils le sermonnèrent apeurés. Jésus dormait, pendant que la mer furieuse, jetait violemment ses vagues contre la barque. Excité, nerveux par la peur, ils le réveillent « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Jésus en se levant, ordonne à la mer :  « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.

La crainte, et l’émerveillement envahit les pécheurs de la barque. Ils se posèrent la question, qui est-il ? Et pourtant ils le suivent déjà depuis un certains temps. C’est pourquoi Jésus les interroge : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Mais eux ne réalisent pas encore à qui ils ont affaire, malgré tous les enseignements qu’il a commencé à leur donner. La crainte les envahit et pourtant : ils n’osent pas croire ce dont ils sont témoins. ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Nous n’avons pas Jésus avec nous sur la terre comme les apôtres, et pourtant nous savons qu’il est avec nous, au fond de notre cœur, au fond de nous. Que la joie est en nous, malgré tous les problèmes de notre vie. La Pandémie c’est la mer furieuse, nos familles sont dans des difficultés diverses, emplois, santés, enfants, violences etc… certains nous bafouent à cause de notre foi, d’autres nous caricatures. Sont-ils vraiment des incroyants, ou sont-ils comme les apôtres craintifs et dans le doute ?

Le doute c’est pour ceux qui redoute de devoir croire en la divine, car chacun à plus ou moins de lourd péchés. Ils n’osent croire qu’eux aussi ont droit au pardon. Il suffit de dire oui au Seigneur, et d’appliquer dans leur vie, l’enseignement de Notre Seigneur Jésus.

Emounawh

Homélie grecque ancienne


Attribuée à tort à Origène (vers 185-253), prêtre et théologien (in L'évangile selon Matthieu commenté par les Pères; coll. PdF n°30; trad. B. Landry; Éd. DDB 1985, p. 64)


« Pourquoi avoir peur? »
Ses disciples s'approchent de lui, le réveillent et lui disent : « Seigneur, au secours, nous périssons ! » (...) Ô bienheureux, ô vrais disciples de Dieu, vous avez avec vous le Seigneur votre Sauveur et vous craignez un danger ? La Vie est avec vous et vous vous inquiétez pour votre mort ? Vous tirez de son sommeil le Créateur présent avec vous, comme s'il ne pouvait pas, même endormi, calmer les vagues, faire tomber la tempête ? 

            Que répondent à cela les disciples bien-aimés ? Nous sommes de tout petits enfants encore faibles. Nous ne sommes pas encore des hommes vigoureux. (...) Nous n'avons pas encore vu la croix ; la Passion du Seigneur, sa résurrection, son ascension dans les cieux, la descente du Saint-Esprit Paraclet ne nous ont pas encore rendus solides. (...) Le Seigneur a raison de nous dire : « Pourquoi êtes-vous peureux, gens de peu de foi ? » Pourquoi êtes-vous sans force ? Pourquoi ce manque de confiance ? Pourquoi si peu de témérité quand vous avez la Confiance auprès de vous ? Même si la mort allait faire irruption, ne devrez-vous pas la supporter avec une grande constance ? En tout ce qui arrive, je vous donnerai la force nécessaire, en tout danger, en toute épreuve, y compris la sortie de l'âme de son corps. (...) Si, dans les dangers, ma force est nécessaire pour tout supporter avec foi comme un homme, combien plus nécessaire est-elle en présence des tentations de la vie pour ne pas tomber ! 

            Pourquoi vous troubler, gens de peu de foi ? Vous savez que je suis puissant sur terre ; pourquoi ne croyez-vous pas que je suis puissant aussi sur mer ? Si vous me reconnaissez comme vrai Dieu et Créateur de tout, pourquoi ne croyez-vous pas que j'ai pouvoir sur tout ce que j'ai créé ? « Alors il se dressa et commanda avec force aux vents et à la mer et il se fit un grand calme. »

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« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Messe

 

Livre de Job 38,1.8-11.
Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
Qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein primordial ;
quand je lui mis pour vêtement la nuée, en guise de langes le nuage sombre ;
quand je lui imposai ma limite, et que je disposai verrou et portes ?
Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici ! tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !”


Psaume

107(106),21a.22a.24.25-26a.27b.28-29.30-31.


Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
qu'ils offrent des sacrifices d'action de grâce,
ont vu les œuvres du Seigneur
et ses merveilles parmi les océans.

Il parle, et provoque la tempête,
un vent qui soulève les vagues :
portés jusqu'au ciel, retombant aux abîmes,
leur sagesse était engloutie.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse,
réduisant la tempête au silence,
faisant taire les vagues.

Ils se réjouissent de les voir s'apaiser,
d'être conduits au port qu'ils désiraient.
Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes.


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,14-17.
Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4: 35-41.
Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


«Pourquoi avez-vous peur?

N’avez-vous pas encore la foi?»

Le début de la foi est de savoir que nous avons besoin du salut.

Nous ne sommes pas autosuffisants par nous-mêmes;
par nous-mêmes nous sombrons:
nous avons besoin du Seigneur comme les anciens marins des étoiles.

Invitons Jésus dans les bateaux de nos vies.

Remettons-lui nos peurs afin qu'il puisse les surmonter.

Comme les disciples, nous ferons l'expérience que, avec Lui à bord, nous ne ferons pas naufrage.

Parce que c'est la force de Dieu :
transformer en bien tout ce qui nous arrive, même les mauvaises choses.

Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

(Moment extraordinaire de prière en temps de pandémie, 27 mars 2020)

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L’invitation de Jésus est ferme et claire; elle est actuelle et dérangeante et oblige  le choix vrai et conséquent.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 6,24-34.


 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Sainte Julienne de Norwich

(1342-après 1416)
 

recluse anglaise

Révélations de l'amour divin, ch 85 (Le Livre des révélations, trad. R. Maisonneuve, coll. Sagesses chrétiennes ; Éds du Cerf 1992, p. 266-267 rev.)


« Ne vous souciez pas de demain : demain se souciera de lui-même »
Je m'émerveillais beaucoup : malgré notre sottise et notre aveuglement ici-bas, notre Seigneur en sa courtoisie nous regarde sans cesse avec bienveillance et avec joie. Le plus grand plaisir que nous puissions lui faire, c'est d'en être convaincus vraiment et avec intelligence, et de nous en réjouir avec lui et en lui. Car, de même que nous serons à tout jamais dans la béatitude de Dieu, le louant et le remerciant, de même nous sommes depuis toujours dans sa prévoyance : en son dessein éternel, il nous a aimés et connus avant l'origine des temps.

      C'était avec cet amour sans commencement qu'il nous a créés, c'est par ce même amour qu'il nous garde : il ne permet jamais que nous soyons blessés au point d'en perdre notre béatitude. C'est pourquoi, au temps du jugement, quand nous serons tous élevés jusqu'au ciel, nous verrons clairement en Dieu les secrets qui maintenant nous sont cachés. Alors personne ne sera tenté de dire : « Seigneur, s'il en avait été autrement, alors cela aurait été parfait. » Nous dirons tous d'une seule voix : « Seigneur, béni sois-tu ! Il en est ainsi, et tout est bien. Nous voyons en vérité que tout est accompli selon l'ordre que tu as voulu avant le commencement de toutes choses. »

Jésus et la richesse :

Les impératifs de la liberté essentielle


Méditation de l'évangile du samedi 19 juin


Jésus nous entraîne vers une recherche tout autre. La cascade d'impératifs : ” Vendez ce que vous avez…”, “Faites l'aumône…”, “N'amassez pas de trésors sur la terre…”, “Amassez-vous des trésors dans le Ciel…”, nous invite à bien saisir le vrai sens de notre vie et à nous donner à fond à la poursuite des richesses essentielles du Royaume. C'est le désir de notre Père du Ciel, “car où est ton trésor, là sera aussi ton coeur”


Qui, avant Lui, a méprisé les richesses avec cette violence ? Qui, avant Lui, s'est élevé si haut ? Car si certains sages ont découvert la vanité de l'or, personne ne nous a conduits, avant Lui, vers le Royaume incorruptible du Père.

“Ne crains pas, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume. Vendez ce que vous avez et faîtes l'aumône”

“Ne vous amassez pas des trésors sur la terre où la teigne et le ver consument, et où les voleurs percent les murs et volent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni teigne ni ver ne consument, et où il n'y a pas de voleurs qui percent les murs et volent.” Car, où est ton trésor, là sera aussi ton coeur”.

Il ne s'agit pas, pour Jésus d'une attitude orgueilleuse de mépris envers les richesses, mais de nous faire découvrir la vraie richesse. C'est ici qu'il faut rappeler le mot d'un ami du philosophe Diogène : “Diogène, je vois ton orgueil à travers les trous de ton manteau.”

Jésus nous entraîne vers une recherche tout autre. La cascade d'impératifs : ” Vendez ce que vous avez…”, “Faites l'aumône…”, “N'amassez pas de trésors sur la terre…”, “Amassez-vous des trésors dans le Ciel…”, nous invite à bien saisir le vrai sens de notre vie et à nous donner à fond à la poursuite des richesses essentielles du Royaume.

C'est le désir de notre Père du Ciel, “car où est ton trésor, là sera aussi ton coeur”

Jésus connaît bien le coeur humain. Il sait que nous sommes des passionnés. Nous sommes entièrement pris par ce que nous faisons avec coeur. Nous avons le coeur à l'ouvrage, comme l'on dit, que cela soit pour le bien ou pour le mal, pour l'utile ou pour l'inutile.

Jésus nous recommande de bien orienter cette activité et de ne pas la gaspiller pour des futilités.

Père Gabriel

L'argent  Jésus ne le condamne pas,

mais juge sa mauvaise place donnée  dans notre vie

 

 Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. » De plus Jésus ajoute de ne pas s’inquiéter de l’avenir.  C’est difficile à entendre pour ceux qui sont au chômage, ceux qui n'ont que de petits boulots précaires sous-payés. Comment ne pas se soucier de l'avenir quand nous avons un sentiment d’insécurité.  Comment comprendre cette proposition de Jésus ?

Cette invitation transmise par Matthieu est une piste de réflexion soumise aux premiers disciples de Jésus en Galilée après sa résurrection. Ceux-ci, persuadés que le Royaume de Dieu était tout proche, s'étaient engagés à fond dans un style de vie nouveau. Ils abandonnaient tout : maisons, métier, famille même, pour aller prêcher dans les villages la Bonne Nouvelle reçue de Jésus ressuscité.  À quoi bon se tracasser pour tout le côté matériel de la vie? Tout cela n'est que transitoire, car demain tout sera neuf avec Dieu. C’est une utopie qui n'a pas duré, mais l’invitation de Jésus est ferme et claire; elle est actuelle et dérangeante; elle oblige  à faire  un choix vrai et conséquent.
 
Nous sommes au cœur d'un monde qui nous propose chaque jour de nouvelles valeurs à vivre. Au cœur de ce monde qui nous harcèle de propositions de tous ordres, la tentation est grande de nous faire des idoles.  Qu’est-ce qui nous anime? Est-ce la recherche sans fin du plaisir immédiat? Est-ce  la fuite de la rudesse de la vie dans la drogue ou l'alcool? Est-ce la tendance à dominer et commander les autres, à les manipuler. Est-ce notre compte en banque? Tout cela nous alourdit et nous empêche d'être nous-mêmes et d'être en relation avec les autres. Ce n'est pas l'usage de l'argent que Jésus condamne, c’est la mauvaise place qu’il occupe dans nos vies. Ce qui constitue une des grandes pauvretés de notre humanité, c'est le manque de partage équitable des biens et des ressources planétaires. La culture de l'individualisme de plus en plus croissante, le réflexe de satisfaire d'abord le moi  font reculer les frontières du Royaume de Dieu. L'Évangile nous demande de vivre dans la confiance, à être pleinement humains, à chercher la justice et le Royaume, à faire un monde nouveau qui permet l'accomplissement de l'humain en nous. C’est cela l'essentiel pour un chrétien.  Quand on s'engage dans un amour, toute la vie est transformée et comme illuminée. Ce choix fait qu'il y a désormais un essentiel et du secondaire. Les amoureux ne passent pas leur temps à s'inquiéter du lendemain : travail,  maison, santé, argent, niveau de vie. Tout cela est comme éclipsé par l'amour qui donne confiance en la vie et chasse toute inquiétude.  Il en est ainsi de notre vie chrétienne à la suite de Jésus. Nous devons choisir ce qui est essentiel. Cherchons d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, le reste sera donné comme par surcroît. Autrement dit, nous devons faire le choix de l'important dans la vie, le reste n'est que détails qui retrouveront leur vraie place.  Ce qui distingue un chrétien, c’est sa confiance envers ce Dieu qui se présente comme un Père et qui demande d’être reconnu comme tel.  Le prophète Isaïe a comparé Dieu à une mère, lorsque le peuple se sent abandonné par lui. C’est pourquoi la relation que les chrétiens doivent établir avec Dieu est une relation de confiance qui débouche sur l’espérance. Nous devons travailler à restaurer la justice qui est la première valeur de toute la Bible.

L'inquiétude qui pourrait nous habiter est un frein qui nous empêche d'avancer dans la vie, d'avancer vers notre avenir. Le souci est inutile, car Dieu est là et il se soucie de nous. La justice que Dieu réclame, c'est une existence pleinement ajustée à notre mission. Nous devons être dynamisés comme l'amoureux tout fou, plein de son amour qui lui fait oublier que les lendemains ne seront pas toujours des lendemains qui chantent.  C'est dans l'aujourd'hui que se trouve et se cherche le règne de Dieu.

Nous  sommes donc invités à choisir entre l’esclavage et la liberté.

À chacun de choisir sa voie.


Serge Lefebvre

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Ne vous faites pas de souci pour demain

ÉVANGILE

« Ne vous faites pas de souci pour demain » (Mt 6, 24-34)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Nul ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis :
Ne vous souciez pas,
pour votre vie, de ce que vous mangerez,
ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez.
La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,
et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel :
ils ne font ni semailles ni moisson,
ils n’amassent pas dans des greniers,
et votre Père céleste les nourrit.
Vous-mêmes, ne valez-vous pas
beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci,
peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?
Observez comment poussent les lis des champs :
ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire,
n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs,
qui est là aujourd’hui,
et qui demain sera jetée au feu,
ne fera- t-il pas bien davantage pour vous,
hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ;
ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?”
ou bien : “Qu’allons-nous boire ?”
ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent.
Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,
et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain :
demain aura souci de lui-même ;
à chaque jour suffit sa peine. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« Ne vous faites pas de souci pour demain » (Mt 6, 24-34)
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
 (cf. 2 Co 8, 9) En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »
« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera- t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
Julienne de Norwich (1342-après 1416) est une recluse anglaise
Révélations de l'amour divin, ch 85 (Le Livre des révélations, trad. R. Maisonneuve, coll. Sagesses chrétiennes ; Éditions du Cerf 1992, p. 266-267 rev.)
« Ne vous souciez pas de demain : demain se souciera de lui-même »
Je m'émerveillais beaucoup : malgré notre sottise et notre aveuglement ici-bas, notre Seigneur en sa courtoisie nous regarde sans cesse avec bienveillance et avec joie. Le plus grand plaisir que nous puissions lui faire, c'est d'en être convaincus vraiment et avec intelligence, et de nous en réjouir avec lui et en lui. Car, de même que nous serons à tout jamais dans la béatitude de Dieu, le louant et le remerciant, de même nous sommes depuis toujours dans sa prévoyance : en son dessein éternel, il nous a aimés et connus avant l'origine des temps.
      C'était avec cet amour sans commencement qu'il nous a créés, c'est par ce même amour qu'il nous garde : il ne permet jamais que nous soyons blessés au point d'en perdre notre béatitude. C'est pourquoi, au temps du jugement, quand nous serons tous élevés jusqu'au ciel, nous verrons clairement en Dieu les secrets qui maintenant nous sont cachés. Alors personne ne sera tenté de dire : « Seigneur, s'il en avait été autrement, alors cela aurait été parfait. » Nous dirons tous d'une seule voix : « Seigneur, béni sois-tu ! Il en est ainsi, et tout est bien. Nous voyons en vérité que tout est accompli selon l'ordre que tu as voulu avant le commencement de toutes choses. »
Et nous que faisons-nous de cette Parole ?
Cette parole d’un autre temps, avec notre modernisme, nos courses journalières pour tout et pour rien, seulement elles sont toutes en finale pour l’argent et les plaisirs diverses. A l’époque de Jésus, et de Julienne de Norwich, les problèmes dans leur monde était étaient le même : le toit, le repas, les vêtements et les fêtes, les économies. Pour les croyants de leurs temps, avaient les mêmes obligations de la vie. Mais,  eux ils s’en remettaient à la parole du Seigneur : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent . Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Cette Parole est juste et pourtant bien difficile à accepter pour beaucoup d’entre-nous. Les réseaux sociaux, et tous les moyens actuels nous font miroité autres voies de bonheur. Et pourtant, se contenter de ce que nous avons, sans se soucier de demain, et de partager le surplus est le secret du bonheur que nous enseigne Jésus-Christ, notre Seigneur bien aimé, et est toujours d’actualité.
Emounawh

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ;
mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Concile Vatican II
 

Message du pape Paul VI aux gouvernants, 8 décembre 1965 (© Copyright - Libreria Editrice Vaticana)


« Ne vous faites pas de trésors sur la terre »


Nous, les Pères du 21e Concile œcuménique de l'Église catholique (...), dans la pleine conscience de notre mission envers l'humanité, nous nous adressons avec déférence et avec confiance à ceux qui tiennent dans leurs mains le destin des hommes sur cette terre, à tous les dépositaires du pouvoir temporel.

            Nous le proclamons hautement : nous rendons honneur à votre autorité et à votre souveraineté ; nous respectons votre fonction ; nous reconnaissons vos lois justes ; nous estimons ceux qui les font et ceux qui les appliquent. Mais nous avons une parole particulièrement sacrée à vous dire, et la voici : Dieu seul est grand. Dieu seul est le principe et la fin (Ap 1,17; 2,8). Dieu seul est la source de votre autorité et le fondement de vos lois.

            C'est à vous qu'il revient d'être sur terre les promoteurs de l'ordre et de la paix entre les hommes. Mais, ne l'oubliez pas : c'est Dieu, le Dieu vivant et vrai, qui est le Père des hommes. Et c'est le Christ, son Fils éternel, qui est venu nous le dire et nous apprendre que nous sommes tous frères (Mt 23,8). C'est lui, le grand artisan de l'ordre et de la paix sur la terre, car c'est lui qui conduit l'histoire humaine et qui seul peut incliner les cœurs à renoncer aux passions mauvaises qui engendrent la guerre et le malheur. C'est lui qui bénit le pain de l'humanité, qui sanctifie son travail et sa souffrance, qui lui donne des joies que vous ne pouvez pas lui donner, et la réconforte dans des douleurs que vous ne pouvez pas consoler. Dans votre cité terrestre et temporelle, il construit mystérieusement sa cité spirituelle et éternelle, son Église.

«Faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler»

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés
(Tarragona, Espagne)


Aujourd'hui, le Seigneur nous dit que «la lampe du corps, c'est l'œil» (Mt 6,22). Saint-Thomas interprète qu'en parlant de l'œil, Jésus se réfère à l'intention de l'homme. Lorsque son intention est droite, lucide, dirigée vers Dieu, toutes nos actions sont brillantes et resplendissante; par contre lorsque l'intention n'est pas droite, «qu'elles ténèbres y aura-t-il!» (cf. Mt 6, 23).

Notre intention peut manquer de droiture par malice, par méchanceté, mais normalement c'est par manque de sagesse. Nous vivons comme si nous étions venu au monde pour accumuler les richesses et nous ne pensons à rien d'autre. Gagner de l'argent, acheter, jeter, avoir. Nous voulons susciter l'admiration des autres, ou peut-être l'envie. Nous trompons, souffrons, nous nous chargeons de préoccupations et de déceptions et nous ne trouvons pas le bonheur que nous cherchons. Jésus nous fait cette offre: «Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler» (Mt 6, 20). Le ciel est le grenier des bonnes actions qui constituent un trésor pour toujours.

Soyons sincères avec nous-mêmes, en quoi employons-nous nos efforts, qu'est-ce qui nous motive? Certainement, le propre d'un bon chrétien est d'étudier et de travailler honnêtement pour se faire une place dans ce monde, pour élever dignement la famille, assurer le futur des siens et la tranquillité de sa vieillesse, travailler aussi pour aider les autres… Oui, tout ceci est propre d'un bon chrétien. Mais si ce que tu cherches est d'avoir chaque fois plus, plaçant ainsi le cœur dans ces richesse, oubliant les bonnes actions, oubliant que nous sommes de passage en ce monde, que notre vie est une ombre qui passe, n'est-il pas vrai alors que nous avons l'œil plongé dans les ténèbres? Et si le sens commun s'embrouille «quelles ténèbres y aura-t-il!» (Mt 6, 23).

 

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Homélie du 18 juin 2021

 
L’engagement au service du Christ ne peut être que radical, exclusif. C’est sa nature même. Il ne peut en être autrement. Pour nous amener à cette prise de conscience, Jésus commence par nous questionner sur le lieu de nos sécurités. Il nous interroge sur l’exclusivité de ce que nous attendons de Dieu. La question est celle-ci : attendons-nous vraiment tout de Dieu ? Si c’est le cas, nous n’aurons pas à thésauriser quelques biens terrestres pour y trouver une pseudo-sécurité face à l’avenir. Notre « trésor » sera dans le ciel, c’est-à-dire dans notre confiance en la bonté de notre Père qui est totale, sans repentance à notre égard. Cette bonté s’identifie d’ailleurs avec Dieu lui-même puisqu’elle caractérise sa nature. Voilà pourquoi ce trésor de la bonté du Père « ne rouille pas » et ne nous sera jamais dérobé par aucun voleur. Dieu demeure identique à lui-même dans tout ce qu’il fait. La fidélité à ses dons envers nous est pour lui fidélité à ce qu’il est, car Il est don. Rappelons-nous cette phrase de saint Pierre : « Dieu est fidèle car il ne peut se renier lui-même ».

 Comment alors ne pas se détacher de tous les biens futiles et illusoires et attacher sans retour notre cœur à un tel Dieu ? Pourquoi si souvent préférer le « terrestre » au « céleste » ?

Jésus ne veut pourtant pas nous conduire à considérer tous les biens terrestres comme mauvais. Le risque serait alors grand de tomber dans un angélisme irresponsable. L’enjeu sur lequel notre Seigneur veut attirer notre attention est celui de la qualité de notre attachement à Dieu seul. Il s’agit de discerner parmi les biens terrestres, ceux qui contribuent à renforcer cet attachement et ceux qui l’érodent, telle la rouille sur le métal. Il s’agit surtout de ne pas laisser ces biens de la terre se substituer à Celui à qui ils renvoient. Autrement dit, Jésus nous invite à ne pas laisser ce qui est un moyen devenir une finalité en soi, ne renvoyant plus au donateur dont il provient.

 Voilà pourquoi, dans le deuxième moment de notre péricope, Jésus lie l’image du « cœur » à celle de « l’œil ». L’œil est la « lampe du corps ». Il est l’organe du désir, de la lucidité et du discernement. Jésus nous invite ici à nous interroger sur cet « œil », sur la « lumière » de notre discernement. « Si ton œil est clair, nous dit Jésus, ton corps tout entier sera dans la lumière ». En d’autres termes, tes relations avec le monde, avec tes frères et avec Dieu seront justes, bien ajustées selon la volonté de Dieu et son dessein d’amour. Mais « si ton cœur est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres ». Ce sera la confusion dans tes relations qui ne seront plus ordonnées en vue de l’unique Bien. Tu n’y verras plus clair. Tu seras dans la nuit, incapable de te diriger vers l’unique fin en vue de laquelle tu as été créé.

 Remarquons enfin que dans notre passage évangélique, il n’est nullement question de voie moyenne entre la lumière et les ténèbres, de compromis entre les trésors de la terre et ceux du ciel. Jésus ne nous trompe pas. Il nous remet devant l’exigence et la radicalité du choix de nous engager à sa suite.

 Parfois cela nous paraîtra difficile. Rappelons-nous alors ces mots de la petite Thérèse qui disait : « Ce qui est étonnant ce n’est pas de tomber mais c’est de se relever ». Là aussi, n’oublions pas que la grâce nous précède et nous accompagne. N’hésitons pas à nous appuyer sur ces dons premiers de Dieu reçus au baptême : la foi, l’espérance et la charité.

 Seigneur, fais-nous la grâce de savoir resituer toutes choses par rapport à toi. Éclaire notre intelligence pour que nous puissions discerner ce qui nous rapproche de toi et fortifie notre volonté pour que nous ayons la force de le choisir.

Diocèse de Strasbourg

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