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evangile

Si vous croyez pas, les mots, croyez en les œuvres. vous reconnaîtrez la justesse de sa Parole :"le Père est en moi, et moi dans le Père"

Mon Père et Moi nous sommes qu'un

Jésus se distingue soigneusement de nous, et affirme encore plus énergiquement sa divinité et son unité avec le Père

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42


En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres
pour lapider Jésus.
Celui-ci reprit la parole :
« J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père.
Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Ils lui répondirent : « Ce n'est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider,
mais c'est pour un blasphème : tu n'es qu'un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux ?
Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, et l'Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”,
parce que j'ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres.
Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
Eux cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il échappa à leurs mains.

Il repartit de l'autre côté du Jourdain, à l'endroit où, au début, Jean baptisait ;
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n'a pas accompli de signe ;
mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Et là, beaucoup crurent en lui.

-mon-pere-et-moi-nous-sommes-qu-un

Méditation de l'évangile du vendredi 26 mars


Mon Père et Moi, nous sommes qu'un.

Cette unité avec le Père qu'Il affirme si tranquillement, ses contemporains le comprennent tellement bien que, devant cette affirmation, ils veulent le lapider.

” Les juifs apportèrent de nouveau des pierres pour le lapider “.

Jésus insiste lourdement en affirmant maintenant que ses miracles, Il les a accomplis en union étroite avec son Père.

“J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ?”

Les juifs lui répondirent :

« Ce n'est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c'est pour un blasphème : tu n'es qu'un homme, et tu te fais Dieu. »

Loin de s'affoler à cette affirmation, Jésus la renforce car, dans sa réponse, Il se distingue soigneusement de nous, et affirme encore plus énergiquement sa divinité et son unité avec le Père.

Car si l'Ecriture dit de tous les hommes : vous êtes des Dieux, à plus forte raison ce titre convient-il à Celui qui fait les oeuvres du Père et qui est son Envoyé.

« N'est-il pas écrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j'ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.

Jésus va donc aller encore plus loin dans l'affirmation de son identité en tant qu'nvoyé du Père et son propres Fils. Il insiste sur cette unité d'action entre Lui et la Père. Les miracles qu'opèrent ses mains témoignent qu'une même vie, une même puissance unissent le Père et son Envoyé.

Et le vieil axiome latin resurgit : ” Opera sequitur esse ” (on agit toujours selon son être). C'est d'ailleurs ce qu'il dit aux juifs. Les miracles de bonté, face à la maladie, face à la mort, face au désordre moral ( car Zachée, la Samaritaine, Lévi, sont ses plus beaux miracles) crient au monde son origine.

” Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père.”

On ne peut être plus clair. D'ailleurs, les juifs, furieux de son blasphème, cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il échappa à leurs mains.


Père Gabriel

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)


évêque de Ravenne, docteur de l'Église

Sermon 108 ; PL 52, 499 (in 2000 ans d'homélies L. Brésard A p. 220; trad. J.-E. Bernard; cf coll. Pères dans la foi, n°46, p. 118)
« Tout le jour j’ai tendu les mains vers un peuple

qui refuse et s’oppose » (Is 65,2; Rm 10,21)


« Je vous supplie par la miséricorde de Dieu » (Rm 12,1) : Paul fait une demande, ou plutôt à travers Paul, Dieu fait une demande, lui qui veut davantage être aimé que craint. Dieu fait une demande, parce qu'il veut moins être Seigneur que Père. (...) Écoute le Seigneur demander [par son Fils] : « Tout le jour, dit-il, j'ai tendu les mains. » N'est-ce pas en tendant les mains que d'habitude on demande ? « J'ai tendu les mains. » Vers qui ? « Vers le peuple. » Vers quel peuple ? Un peuple non seulement incroyant, mais « rebelle ». « J'ai tendu les mains » : il ouvre ses bras, dilate son cœur, présente sa poitrine, offre son sein, fait de tout son corps un refuge, pour montrer par cette supplication à quel point il est père. Écoute Dieu demander ailleurs : « Mon peuple, que t'ai-je fait ou en quoi t'ai-je attristé ? » (Mi 6,3) Ne dit-il pas : « Si ma divinité vous est inconnue, ne reconnaîtrez-vous pas ma chair ? Voyez, voyez en moi votre corps, vos membres, vos entrailles, vos os, votre sang ! Et si vous craignez ce qui est à Dieu, pourquoi n'aimez-vous pas ce qui est à vous ? Si vous fuyez le Seigneur, pourquoi ne courez-vous pas vers le Père ? 

           « Mais la grandeur de la Passion de mon Fils, dont vous êtes la cause, vous couvre peut-être de confusion. Ne craignez pas ! Cette croix n'est pas mon gibet, mais celui de la mort. Ces clous ne fixent pas la douleur en moi, mais ils enfoncent plus profondément en moi l'amour que j'ai pour vous. Ces blessures ne m'arrachent pas des cris, elles vous introduisent davantage au fond de mon cœur. L'écartèlement de mon corps vous donne une plus large place en mon sein, il n'accroît pas mon supplice. Je ne perds pas mon sang, je le déverse pour payer le vôtre.

            « Venez donc, revenez, reconnaissez en moi un père que vous voyez rendre le bien pour le mal, l'amour pour l'injustice, une telle tendresse pour de telles blessures. »

Homélie de Gilbert Adam

« Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »

"De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. "

Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus continue à parler de l’enjeu de la situation de violence qui se vit au sein du peuple juif. Comment apporter la nouveauté du Royaume, la vérité sur sa personne qui rend libre ? Pour que cette promesse s’accomplisse, il faut entrer dans une évolution, s’ouvrir à la possibilité d’un changement à son contact, le Fils, qui accomplit les œuvres du Père. Ces œuvres sont incomprises par ses adversaires. Les seuls qui comprennent le sens de ces Paroles sont les simples et les petits qui ont bénéficié du Salut apporté par lui. Le père du mensonge est à l’œuvre dans cette discordance qui manifeste la volonté propre de ses adversaires de garder le pouvoir, en opposition à la volonté de Dieu. Le Royaume des cieux est caché aux grands et aux savants. L’expression « Je suis Fils de Dieu, » est insupportable pour les juifs ! Ce sera le point déterminant de sa condamnation. Or Jésus montre la vérité de son Etre de Fils de Dieu, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et ils le condamnent à être lapidé.

"Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie."

Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes,” parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Jésus ne renonce pas à la vérité, il continue à éclairer les Juifs. Il réagit à partir de ce qui est écrit dans la Loi à propos de la filiation qui implique une cohérence. C’est ce que Jésus vit en profondeur et ce dont il témoigne. Mais eux refusent ces paroles qui viennent d’un Autre, de son Père. Jésus manifeste leur enfermement et il ouvre la possibilité d’un changement en eux. Il n’a pas cessé de créer des liens d’amour, de faire le bien, et le mal se déchaîne contre Lui ! Nous faisons aussi cette expérience que la haine se décuple quand nous apportons de l’amour. C’est le combat spirituel dans lequel nous sommes engagés. Le Dieu Amour, plus fort que la mort, est notre victoire sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Jésus lance un appel à la conversion mais cet appel est rejeté. Il est le visage inconnu de Dieu qui sera abandonné mais qui fonde une nouvelle fraternité. On crachera sur Jésus car il dérange. Cette révolte exprime notre péché ! Il en est ainsi parce que nous ne connaissons pas le Dieu d’amour.

« Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »

Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui. Jésus voudrait que les juifs reconnaissent qu’ils sont agis par le père du mensonge. Mais c’est l’agressivité qui va s’abattre farouchement sur lui. Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à son identité, à sa mission et à sa Personne. Il leur explique pourquoi il se nomme “Fils de Dieu.” Mais tout est vain : ce que Jésus dit est d’une telle ampleur qu’ils n’arrivent pas à le saisir. Nous contemplerons la douceur de Jésus et son humilité dans sa Passion les Jours Saints. Jésus doit fuir, et tout ceux qui croient en Lui le rejoignent, ils sont prêts à l’écouter et à le suivre. C’est à cette profondeur que le baptême nous atteint pour nous remettre dans le jaillissement de la vie. Le premier fruit de ce don est une fraternité renouvelée. Pour rétablir ces liens fraternels il nous faut d’abord rétablir les liens filiaux avec notre Père des cieux. Nous sommes frères et sœurs parce que nous avons le même Père. Devenons les enfants tendrement aimés de Dieu. Nous approchons des jours saints et la Parole de Jésus nous provoque à le contempler, à nous convertir. A nouveau la Croix de Jésus se profile à l’horizon quand il dit la vérité qui le mène au désastre relationnel avec eux. Amour et vérité sont ensemble pour Jésus, il donnera sa vie pour que cette réconciliation puisse être reçue.

Nous demandons la grâce de méditer cette Parole si actuelle.

Voir les commentaires

Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre » (He 10, 4-10

Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre » (He 10, 4-10

 LECTURES DE LA MESSE

Annonciation du Seigneur — Solennité du Seigneur


PREMIÈRE LECTURE
« Voici que la vierge concevra » (Is 7, 10-14 ; 8, 10)
Lecture du livre du prophète Isaïe

En ces jours-là,
    le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
    « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,
au fond du séjour des morts
ou sur les sommets, là-haut. »
    Acaz répondit :
« Non, je n’en demanderai pas,
je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
    Isaïe dit alors :
« Écoutez, maison de David !
Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :
il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
    C’est pourquoi le Seigneur lui-même
vous donnera un signe :
Voici que la vierge est enceinte,
elle enfantera un fils,
qu’elle appellera Emmanuel,
    car Dieu est avec nous. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10,11)
R/ Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. 
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J'annonce la justice
dans la grande assemblée ; 
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, 
je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
j'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

DEUXIÈME LECTURE
« Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre » (He 10, 4-10)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    il est impossible que du sang de taureaux et de boucs
enlève les péchés.
    Aussi, en entrant dans le monde,
le Christ dit :
Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,
mais tu m’as formé un corps.
            Tu n’as pas agréé les holocaustes
ni les sacrifices pour le péché ;
            alors, j’ai dit : Me voici,
je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,
ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.
    Le Christ commence donc par dire :
Tu n’as pas voulu ni agréé
les sacrifices et les offrandes,
les holocaustes et les sacrifices pour le péché,
ceux que la Loi prescrit d’offrir.
    Puis il déclare :
Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.
Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
    Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,
par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,
une fois pour toutes.

     – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.
(Au Temps pascal : Alléluia. Alléluia.)
Le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous
et nous avons vu sa gloire.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Jn 1, 14ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


C'est Dieu lui-même qui prend l'initiative et choisit de s'insérer, comme il l'a fait avec Marie, dans nos foyers, dans nos luttes quotidiennes, pleines d'angoisses et en même temps de désirs.

Et c'est précisément au sein de nos villes, de nos écoles et de nos universités, de nos places et de nos hôpitaux que se fait la plus belle annonce que nous puissions entendre:
«Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi!».

Une joie qui engendre la vie, qui engendre l'espoir, qui se concrétise dans la façon dont nous regardons l'avenir, dans l'attitude avec laquelle nous regardons les autres.

Une joie qui devient solidarité, hospitalité, miséricorde envers tous.

(Homélie de la Solennité de l'Annonciation du Seigneur, 25 mars 2017).

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L'Annonciation « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

ÉVANGILE


« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.
(Au Temps pascal : Alléluia. Alléluia.)
Le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous
et nous avons vu sa gloire.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Jn 1, 14ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

L'Annonciation


Méditation de l'évangile du jeudi 25 mars

Cette femme intelligente qui s'est posée des questions au sujet de ce compliment : “Comblée-de-grâce”, car elle en avait trop bien compris l'excès, réalise de même, après cette première mise au point de l'ange Gabriel, que la description du Messie qu'il lui fait, et dont il lui demande de devenir la mère, change tout pour elle.

 

J'aime à venir méditer avec vous quelques instants les textes de l'Annonciation. La Vierge Marie y reste au centre de nos pensées et nous introduit au cœur du Mystère de Jésus, son enfant : Fils de l'homme et Fils de Dieu.

L'ange entra chez elle et dit : “Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.”

A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

On semble dire parfois que la Sainte Vierge fut troublée par la présence de l'ange Gabriel venu surprendre une vierge timide. Le texte de Luc, qui nous vient de Marie et qui traduit ses sentiments profonds, ne nous fait part que de son étonnement devant la parole : ” elle fut toute bouleversée” et de la crainte spirituelle qui tourmentait son esprit devant la qualité de cette salutation : “et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. “

Elle avait bien saisi le sens des paroles de ce “Comblée-de-grâce”, mais ne comprenait pas comment il pouvait s'adresser à Elle. Aussi, la réponse de l'ange est-elle dans ce sens : ” Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu” et ma salutation n'est pas une exagération de ma part, de belles paroles ampoulées, mais elle puise sa valeur devant l'attitude même de Dieu à ton égard; Cette gratuité de l'amour, nulle autre mieux que Marie ne pouvait la si bien comprendre; Et l'ange ajoute :

“Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin.”

Cette femme intelligente qui s'est posée des questions au sujet de ce compliment : “Comblée-de-grâce”, car elle en avait trop bien compris l'excès, réalise de même, après cette première mise au point de l'ange Gabriel, que la description du Messie qu'il lui fait, et dont il lui demande de devenir la mère, change tout pour elle.

Dans la lumière du Messie, Fils du Très-Haut, Fils de David, elle devra enfanter, et là, dans sa vie spirituelle, dans sa vie d'union à Dieu, s'installe une faille, car Dieu l'a prise depuis longtemps, elle s'est donnée à lui seul; aussi l'interrogation jaillit-elle, sans trouble d'ailleurs :” Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? “

Elle ne demande pas de signe, comme Zacharie, mais elle pose une question fondamentale pour elle : comment restera-t-elle dans l'amour intégral, exclusif de Dieu, tout en devenant mère ?

La réponse de l'ange lui donne la solution d'une manière splendide et inattendue : ” L'Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre “. L'ombre qui vient de Dieu n'est que lumière, et cette zone incomprise de la maternité, coupant la Vierge du grand idéal d'union parfaite, d'union au sens étymologique avec son Dieu, s'éclaire brusquement aux paroles du messager de Dieu. Non seulement l'union n'est pas menacée, mais elle est renforcée, poussée jusqu'à la dernière puissance dont est capable un être humain.

“….L'Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. “

Maintenant la réponse monte aux lèvres de Marie : ” Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. ” Et déjà germe en son cœur la joie profonde et tranquille du Magnificat, avec le Fils qu'elle porte.


Père Gabriel.

« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. » Luc 1, 26-38

Homélie du père Gilbert Adam

« Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. »

De manière inattendue, Dieu fait irruption chez la jeune fille de son choix. Le salut du monde s’est déroulé dans un échange entre l’Ange Gabriel et une jeune fille nommée Marie. Dieu prend l’initiative de ce dialogue qui demeure toujours aussi bouleversant. Dieu fait le premier pas, c’est lui qui se déplace pour demander le oui de sa créature. L’Annonciation n’est pas le début de l’œuvre de Dieu en Marie. Déjà il l’a comblée de grâce dans sa conception immaculée. Marie est toute entière objet de la miséricorde divine. En comblant de grâce la vierge Marie, Dieu se prépare une demeure digne de lui. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne la grâce de Dieu. Marie à son tour est dans l’étonnement, elle pressent un mystère qui la dépasse. Elle s’inquiète et s’interroge, elle se trouble. Lorsque l’homme rencontre Dieu, son cœur est rempli de crainte et de fascination. Fascination face à celui qui peut tellement combler son désir, et crainte née du respect dans un face à face qui le dépasse. Si c’est à Marie que l’Ange s’adresse, c’est nous que Dieu rejoint dans son mystère. Il nous est demandé d’avoir confiance en nous, l’œuvre de salut du monde se révèle. Dieu prend l’initiative, c’est lui qui fait le premier pas.

"L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » L’Ange rassure Marie devant le projet inouï qui résonne à ses oreilles. Devenir la mère de Jésus. Le oui de Marie est prononcé dans la pauvreté et dans l’humilité. C’est un mystère de fécondité et de joie ou Dieu se donne dans un Amour infini. Il réveille en nous ce qu’il a tenu caché, les possibilités d’amour infini enfouies dans le secret de notre cœur. Le mystère resté dans le silence depuis toujours est aujourd’hui manifesté. La promesse de mariage que Marie à donnée à Joseph est respectée. Ainsi la délicatesse de Dieu s’exprime, il propose son dessein avant que Marie et Joseph ne soient mariés. Chacun est libre d’accepter la mission proposée. L’amour ne met jamais devant le fait accompli. Marie et Joseph acceptent, Jésus sera tenu pendant des années pour le fils de ce couple. Il est la garde du secret de l’œuvre de Dieu. Comblée de grâce, Marie est émerveillée par la réalisation des promesses faites à son peuple. C’est dans cette liberté que l’Amour divin ne cesse de créer le Royaume de Dieu.

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. La vierge Marie donne son consentement au nom de toute l’humanité en attente du sauveur. Il jaillit du tréfond de son être provoquant la plus grande joie de Dieu. Ainsi est donnée la possibilité au Seigneur d’agir en nous, de répandre sur nous sa grâce. En disant un Oui inconditionné à Dieu, Marie ouvre un nouvel espace de liberté à l’humanité. Un chemin est ouvert pour collaborer à la grâce de Dieu en nous. Le récit de l’Annonciation est exemplaire pour nous aider à préparer la venue du Seigneur Jésus et réaliser le dessein d’amour de Dieu sur nous. Le mystère de l’Esprit Saint et la puissance du Très-Haut nous sont révélés. A nous aussi il est donné de dire notre propre « oui, » pour entrer dans une alliance profonde avec Jésus. Cet amour renouvelle notre vie et nous entraîne bien au delà de nos espérances. Notre oui, dans le oui de Marie, nous ouvre une réponse à l’amour infini de Dieu.

Nous demandons la grâce d’un oui sans repentance pour notre vie à Notre Père.

 

 

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)
 

moine cistercien, puis évêque

Homélie mariale III, SC 72 (Huit homélies mariales, trad. Dom A. Dumas, Éd. du Cerf, Paris 1960, p. 103-105, rev.)


Ton Créateur lui-même s’est fait ton Époux
Réjouis-toi et sois dans l’allégresse, ô Marie, car tu concevras d’un souffle. Réjouis-toi, car tu seras trouvée enceinte de l’Esprit Saint. Tu étais bien l’épouse de Joseph, mais l’Esprit Saint te saisit le premier. Celui qui t’a créée, t’a marquée et t’a réservée pour lui. Ton Créateur lui-même s’est fait ton Époux ; il est devenu amoureux de ta beauté. Et c’est ce Créateur lui-même qui t’appelle en disant : « Viens, mon amie, ma belle, ma colombe, car déjà l’hiver est passé et s’en allé. Viens. » (cf. Ct 2,11.14) Il a convoité ta beauté, il désire s’unir à toi ; il ne souffre pas de retard, il a hâte de venir à toi.

      Lève-toi donc, revêts-toi des vêtements de ta gloire, orne-toi de tes bijoux les plus précieux, car le Seigneur s’est complu en toi. Lève-toi à la rencontre de ton Époux et de ton Dieu, et dis-lui : « Voici la servante du Seigneur. » (Lc 1,38) Hâte-toi, ne tarde pas, car lui ne tardera pas, mais il sautera comme un géant pour fournir sa course. Toi aussi, hâte-toi ; oublie ton peuple et la maison de ton père ; accours à sa rencontre pour être baisée d’un baiser de la bouche de Dieu, et pour être plongée dans ses bienheureux embrassements.

      « L’Esprit Saint surviendra en toi » (cf. Lc 1,35), pour qu’à son contact tes entrailles frémissent, pour que ton sein se gonfle, que se réjouisse ton cœur et que s’épanouissent tes flancs. Sois glorifiée, c’est-à-dire grandie davantage, toi qui seras comblée d’une telle douceur, qui seras digne d’un baiser si céleste, qui seras unie à un Époux si grand, qui seras fécondée par un tel mari !

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À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52) Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Dieu a envoyé son ange et délivré ses serviteurs » (Dn 3, 14-20.91-92.95)
Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là,
    le roi Nabuchodonosor parla ainsi :
« Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago,
que vous refusez de servir mes dieux
et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?
    Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner
pour adorer la statue que j’ai faite,
quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare,
de la harpe, de la lyre, de la cornemuse
et de toutes les sortes d’instruments ?
Si vous n’adorez pas cette statue,
vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ;
et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
    Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor :
« Ce n’est pas à nous de te répondre.
    Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer,
il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi.
    Et même s’il ne le fait pas,
sois-en bien sûr, ô roi :
nous ne servirons pas tes dieux,
nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »
    Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur
contre Sidrac, Misac et Abdénago,
et son visage s’altéra.
Il ordonna de chauffer la fournaise
sept fois plus qu’à l’ordinaire.
    Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats
de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago
et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

    Le roi Nabuchodonosor les entendit chanter.
Stupéfait, il se leva précipitamment
et dit à ses conseillers :
« Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés,
au milieu du feu ? »
Ils répondirent :
« Assurément, ô roi. »
    Il reprit :
« Eh bien moi, je vois quatre hommes
qui se promènent librement au milieu du feu,
ils sont parfaitement indemnes,
et le quatrième ressemble à un être divin. »
    Et Nabucodonosor s’écria :
« Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago,
qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs !
Ils ont mis leur confiance en lui,
et ils ont désobéi à l’ordre du roi ;
ils ont livré leur corps
plutôt que de servir et d’adorer
un autre dieu que leur Dieu. »

            – Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)
R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel : R/

ÉVANGILE
« Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (Jn 8, 31-42)
Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
    alors vous connaîtrez la vérité,
et la vérité vous rendra libres. »
    Ils lui répliquèrent :
« Nous sommes la descendance d’Abraham,
et nous n’avons jamais été les esclaves de personne.
Comment peux-tu dire :
“Vous deviendrez libres” ? »
    Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
qui commet le péché
est esclave du péché.
    L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
le fils, lui, y demeure pour toujours.
    Si donc le Fils vous rend libres,
réellement vous serez libres.
    Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham,
et pourtant vous cherchez à me tuer,
parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
    Je dis ce que moi, j’ai vu
auprès de mon Père,
et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu
chez votre père. »
    Ils lui répliquèrent :
« Notre père, c’est Abraham. »
Jésus leur dit :
« Si vous étiez les enfants d’Abraham,
vous feriez les œuvres d’Abraham.
    Mais maintenant, vous cherchez à me tuer,
moi, un homme qui vous ai dit la vérité
que j’ai entendue de Dieu.
Cela, Abraham ne l’a pas fait.
            Vous, vous faites les œuvres de votre père. »
Ils lui dirent :
« Nous ne sommes pas nés de la prostitution !
Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »
    Jésus leur dit :
« Si Dieu était votre Père,
vous m’aimeriez,
car moi, c’est de Dieu que je suis sorti
et que je viens.
Je ne suis pas venu de moi-même ;
c’est lui qui m’a envoyé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Souvent nous sommes distraits par trop d'intérêts, par trop d'appels, et il est difficile de distinguer, parmi tant de voix et de paroles, celle du Seigneur, la seule qui nous rende libres.

C'est pourquoi il est important de s'habituer à écouter la Parole de Dieu, à la lire.

(Angélus du 12 juillet 2020)

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Je suis venu pour rendre témoignage, « Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (Jn 8, 31-42)

ÉVANGILE
« Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (Jn 8, 31-42)

Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance.

Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance.
 (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
    alors vous connaîtrez la vérité,
et la vérité vous rendra libres. »
    Ils lui répliquèrent :
« Nous sommes la descendance d’Abraham,
et nous n’avons jamais été les esclaves de personne.
Comment peux-tu dire :
“Vous deviendrez libres” ? »
    Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
qui commet le péché
est esclave du péché.
    L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
le fils, lui, y demeure pour toujours.
    Si donc le Fils vous rend libres,
réellement vous serez libres.
    Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham,
et pourtant vous cherchez à me tuer,
parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
    Je dis ce que moi, j’ai vu
auprès de mon Père,
et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu
chez votre père. »
    Ils lui répliquèrent :
« Notre père, c’est Abraham. »
Jésus leur dit :
« Si vous étiez les enfants d’Abraham,
vous feriez les œuvres d’Abraham.
    Mais maintenant, vous cherchez à me tuer,
moi, un homme qui vous ai dit la vérité
que j’ai entendue de Dieu.
Cela, Abraham ne l’a pas fait.
            Vous, vous faites les œuvres de votre père. »
Ils lui dirent :
« Nous ne sommes pas nés de la prostitution !
Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »
    Jésus leur dit :
« Si Dieu était votre Père,
vous m’aimeriez,
car moi, c’est de Dieu que je suis sorti
et que je viens.
Je ne suis pas venu de moi-même ;
c’est lui qui m’a envoyé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Je suis venu pour rendre témoignage

Méditation de l'évangile du mercredi 24 mars
Pour Jésus, la vérité réside bien dans sa parole, et refuser de l'écouter entraîne l'homme dans le mensonge et l'esclavage de ses propres désirs et de ceux du démon.

 

Pour Jésus, c'est la foi en Lui et en sa parole qui nous libère. Car la vérité libère l'homme et sa parole nous apporte la vérité essentielle.

« Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité »

Jésus disait donc aux juifs qui avaient cru en Lui : ” si vous demeurez en ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libèrera”

Le péché, c'est toujours de refuser la vérité et de devenir esclaves de nos désirs, malgré la vérité que nous connaissons fort bien mais que nous refusons.

« Il lui répondirent : nous sommes la postérité d'Abraham. Et de personne nous n'avons été esclaves, jamais. Comment peux-tu nous dire : vous deviendrez libres ? »

Jésus affirme de nouveau que c'est Lui qui nous apporte la liberté. Jésus leur répondit :

« En vérité, en vérité, Je vous dis que quiconque commet le péché en est esclave. Or l'esclave ne demeure pas à la maison à jamais ; le fils y demeure à jamais. Si donc le Fils vous donne la liberté, vous serez réellement libres. Je sais bien que vous êtes la postérité d'Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir parce que ma parole ne pénètre pas en vous ».

Ne pouvant admettre ses paroles et pour s'opposer de toute leur violence à cette personnalité si grande qui les écrase, les ennemis de Jésus ne trouvent qu'un moyen pour s'opposer à Lui : le tuer.

Et malgré cela, Jésus, avec une grandeur d'esprit et un grand courage, va redire à ses interlocuteurs que ce sont bien ses paroles qui libèrent l'homme. Ils ne les refusent que parce qu'ils ont le diable pour père, le diable, père du mensonge, qui les enferme dans un esclavage qui les conduit à la jalousie, à la haine et à l'homicide.

Les juifs lui dirent : Nous ne sommes pas nés d'une prostitution ; nous n'avons qu'un Père : Dieu. ” Jésus leur dit : si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est Lui qui m'a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez pas entendre ma parole”

Pour Jésus, la vérité réside bien dans sa parole, et refuser de l'écouter entraîne l'homme dans le mensonge et l'esclavage de ses propres désirs et de ceux du démon.

« Vous avez le diable pour père. Et ce sont les désirs de votre père que vous voulez réaliser. Celui-là était homicide dès le commencement. Il ne se tenait pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge; il parle de son fonds, parce qu'il est ami et père du mensonge. Mais Moi, parce que Je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas ».


Père Gabriel

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Seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu’à toi !

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Tous ceux qui auront été mordus, qu’ils regardent le serpent, alors ils vivront ! » (Nb 21, 4-9)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne
par la route de la mer des Roseaux
en contournant le pays d’Édom.
Mais en chemin, le peuple perdit courage.
Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :
« Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?
Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,
où il n’y a ni pain ni eau ?
Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple
des serpents à la morsure brûlante,
et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
Le peuple vint vers Moïse et dit :
« Nous avons péché,
en récriminant contre le Seigneur et contre toi.
Intercède auprès du Seigneur
pour qu’il éloigne de nous les serpents. »
Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse :
« Fais-toi un serpent brûlant,
et dresse-le au sommet d’un mât :
tous ceux qui auront été mordus,
qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze
et le dressa au sommet du mât.
Quand un homme était mordu par un serpent,
et qu’il regardait vers le serpent de bronze,
il restait en vie !

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(101 (102), 2-3, 16-18, 19-21)

R/ Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu’à toi !
 (101, 2)

Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu’à toi !
Ne me cache pas ton visage
le jour où je suis en détresse !
Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
viens vite, réponds-moi !

Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n’aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »

ÉVANGILE
« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS » (Jn 8, 21-30)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
Fils de l’homme, élevé sur la croix,
tu attires à toi tous les hommes.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Jn 12, 32.34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux Pharisiens :
« Je m’en vais ;
vous me chercherez,
et vous mourrez dans votre péché.
Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient :
« Veut-il donc se donner la mort,
puisqu’il dit :
“Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit :
« Vous, vous êtes d’en bas ;
moi, je suis d’en haut.
Vous, vous êtes de ce monde ;
moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit
que vous mourrez dans vos péchés.
En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS,
vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient :
« Toi, qui es-tu ? »
Jésus leur répondit :
« Je n’ai pas cessé de vous le dire.
À votre sujet, j’ai beaucoup à dire
et à juger.
D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité,
et ce que j’ai entendu de lui,
je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara :
« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme,
alors vous comprendrez que moi, JE SUIS,
et que je ne fais rien de moi-même ;
ce que je dis là,
je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
il ne m’a pas laissé seul,
parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Sur ces paroles de Jésus,
beaucoup crurent en lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


«Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même.» (Jn8, 28)

Jésus s'est élevé:
sur la croix. Moïse fabrique un serpent et l'élève.

Jésus sera élevé, comme le serpent, pour donner le salut

(Homélie du 31 mars 2020)

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Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout cela » (Dn 13, 41c-62 (lecture brève))
Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là,
le peuple venait de condamner à mort Suzanne.
Alors elle cria d’une voix forte :
« Dieu éternel,
toi qui pénètres les secrets,
toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage.
Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait
de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

Le Seigneur entendit sa voix.
Comme on la conduisait à la mort,
Dieu éveilla l’esprit de sainteté
chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
qui se mit à crier d’une voix forte :
« Je suis innocent
de la mort de cette femme ! »
Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda :
« Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit :
« Fils d’Israël, vous êtes donc fous ?
Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité,
vous avez condamné une fille d’Israël.
Revenez au tribunal,
car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

Tout le peuple revint donc en hâte,
et le collège des anciens dit à Daniel :
« Viens siéger au milieu de nous
et donne-nous des explications,
car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
Et Daniel leur dit :
« Séparez-les bien l’un de l’autre,
je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés,
Daniel appela le premier et lui dit :
« Toi qui as vieilli dans le mal,
tu portes maintenant le poids des péchés
que tu as commis autrefois
en jugeant injustement :
tu condamnais les innocents
et tu acquittais les coupables,
alors que le Seigneur a dit :
“Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme,
dis-nous sous quel arbre
tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
Il répondit :
« Sous un sycomore. »
Daniel dit :
« Voilà justement un mensonge qui te condamne :
l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu,
et il va te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre
et lui dit :
« Tu es de la race de Canaan et non de Juda !
La beauté t’a dévoyé
et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël,
et, par crainte, elles se donnaient à vous.
Mais une fille de Juda
n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre
tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
Il répondit :
« Sous un châtaignier. »
Daniel lui dit :
« Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne :
l’ange de Dieu attend, l’épée à la main,
pour te châtier,
et vous faire exterminer. »

Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur
et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
Puis elle se retourna contre les deux anciens
que Daniel avait convaincus de faux témoignage
par leur propre bouche.
Conformément à la loi de Moïse,
on leur fit subir la peine
que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
on les mit à mort.
Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)
R/ Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi, Seigneur. (cf. 22, 4)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

ÉVANGILE
« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À employer de préférence les années A et B

          En ce temps-là,
  Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
                          Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui,
il s’assit et se mit à enseigner.
  Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu,
  et disent à Jésus :
« Maître, cette femme
a été surprise en flagrant délit d’adultère.
  Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là.
Et toi, que dis-tu ? »
  Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé
et, du doigt, il écrivait sur la terre.
  Comme on persistait à l’interroger,
il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché,
qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
  Il se baissa de nouveau
et il écrivait sur la terre.
  Eux, après avoir entendu cela,
s’en allaient un par un,
en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
  Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ?
Personne ne t’a condamnée ? »
  Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »

                        – Acclamons la Parole de Dieu.

ÉVANGILE
« Je suis la lumière du monde » (Jn 8, 12-20)
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Pour l’année C, si l’évangile ci-dessus a été lu la veille

En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Moi, je suis la lumière du monde.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
il aura la lumière de la vie. »
Les pharisiens lui dirent alors :
« Tu te rends témoignage à toi-même,
ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
Jésus leur répondit :
« Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même,
et pourtant mon témoignage est vrai,
car je sais d’où je suis venu,
et où je vais ;
mais vous, vous ne savez ni d’où je viens,
ni où je vais.
Vous, vous jugez de façon purement humaine.
Moi, je ne juge personne.
Et, s’il m’arrive de juger,
mon jugement est vrai
parce que je ne suis pas seul :
j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.
Or, il est écrit dans votre Loi
que, s’il y a deux témoins,
c’est un vrai témoignage.
Moi, je suis à moi-même mon propre témoin,
et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
Les pharisiens lui disaient :
« Où est-il, ton père ? »
Jésus répondit :
« Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ;
si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Il prononça ces paroles
alors qu’il enseignait dans le Temple,
à la salle du Trésor.
Et personne ne l’arrêta,
parce que son heure n’était pas encore venue.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Ainsi, Jésus ouvre devant elle une nouvelle route, créée par la miséricorde, une route qui exige son engagement à ne plus pécher.

C'est une invitation qui s'applique à chacun d'entre nous :
lorsque Jésus nous pardonne, il ouvre toujours une nouvelle route pour nous permettre d'avancer.

(Angélus du 7 avril 2019)

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Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir » (Jr 11, 18-20)
Lecture du livre du prophète Jérémie

« Seigneur, tu m’as fait savoir,
et maintenant je sais,
tu m’as fait voir leurs manœuvres.
Moi, j’étais comme un agneau docile
qu’on emmène à l’abattoir,
et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi.
Ils disaient :
“Coupons l’arbre à la racine,
retranchons-le de la terre des vivants,
afin qu’on oublie jusqu’à son nom.”
Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice,
qui scrutes les reins et les cœurs,
fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,
car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(7, 2-3, 9bc-10, 11-12a.18b)
R/ Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge. (7, 2a)

Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
me déchirer, sans que personne me délivre.

Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
le sauveur des cœurs droits.
Dieu juge avec justice ;
je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

ÉVANGILE
Est-ce de Galilée que vient le Christ ? (Jean 7, 40-53)
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (cf. Luc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus enseignait au temple de Jérusalem.
Dans la foule, on avait entendu ses paroles,
et les uns disaient :
« C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient :
« C’est lui le Christ ! »
Mais d’autres encore demandaient :
« Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas
que c’est de la descendance de David
et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens,
qui leur demandèrent :
« Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent :
« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent :
« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens,
y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi,
ce sont des maudits ! »

Nicodème, l’un d’entre eux,
celui qui était allé précédemment trouver Jésus,
leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme
sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent :
« Serais- tu, toi aussi, de Galilée ?
Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

– Acclamons la Parole de Dieu

PAROLES DU SAINT PÈRE


Jésus prêche avec sa propre autorité, comme quelqu'un qui a une doctrine qu'il tire de lui-même, et non comme les scribes qui répétaient des traditions antérieures et transmettaient des lois.

Ils étaient comme ça: seulement des mots.

Au contraire, en Jésus, la parole a autorité, Jésus fait autorité. Et cela touche le cœur.

L'enseignement de Jésus a la même autorité que Dieu qui parle; en effet, d'un seul ordre, il libère facilement le possédé du malin et le guérit.

Pourquoi? Parce que Sa parole fait ce qu'elle dit. Parce qu'il est l'ultime prophète.

Est-ce que nous écoutons, nous, les paroles de Jésus qui font autorité?
N'oubliez pas d'avoir toujours un petit évangile dans votre poche ou votre sac à main, pour le lire tout au long de la journée, pour écouter cette parole de Jésus qui fait autorité
(Angélus du 31 janvier 2021)

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« Espérant contre toute espérance, il a cru » (Rm 4, 13.16-18.22)

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père » (2 S 7, 4-5a.12-14a.16)

Lecture du deuxième livre de Samuel

    Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan :
    « Va dire à mon serviteur David :
Ainsi parle le Seigneur :
    Quand tes jours seront accomplis
et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te susciterai dans ta descendance un successeur,
qui naîtra de toi,
et je rendrai stable sa royauté.
    C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom,
et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
    Moi, je serai pour lui un père ;
et lui sera pour moi un fils.
    Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 88, 2-3, 4-5, 27.29)

R/ Sa dynastie, sans fin subsistera. (Ps 88, 37a)

L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
j'ai juré à David, mon serviteur :
J'établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

DEUXIÈME LECTURE
« Espérant contre toute espérance, il a cru » (Rm 4, 13.16-18.22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    ce n’est pas en vertu de la Loi
que la promesse de recevoir le monde en héritage
a été faite à Abraham et à sa descendance,
mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
    Voilà pourquoi on devient héritier par la foi :
c’est une grâce,
et la promesse demeure ferme
pour tous les descendants d’Abraham,
non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement,
mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham,
lui qui est notre père à tous.
    C’est bien ce qui est écrit :
J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations.
Il est notre père devant Dieu en qui il a cru,
Dieu qui donne la vie aux morts
et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
    Espérant contre toute espérance, il a cru ;
ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations,
selon cette parole :
Telle sera la descendance que tu auras !
    Et voilà pourquoi
il lui fut accordé d’être juste.

    – Parole du Seigneur

 

ÉVANGILE
« Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 16.18-21.24a)
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.
Heureux les habitants de ta maison, Seigneur :
ils pourront te chanter encore !
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Ps 83 (84), 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

    Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux, qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

    – Acclamons la Parole de Dieu.


OU BIEN

 

ÉVANGILE
« Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » (Lc 2, 41-51a)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
          Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
          À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
          Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
          Ne le trouvant pas,
ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

          C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
          et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
          En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
          Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
          Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
          Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Ces mots contiennent déjà la mission que Dieu confie à Joseph, celle d'être custode, gardien.

Et Joseph est "gardien" parce qu'il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et pour cette raison même il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire les événements avec réalisme, il est attentif à son environnement, il sait prendre les décisions les plus sages.
En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec empressement, avec empressement, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne:
le Christ! Gardons le Christ dans nos vies, pour garder les autres, pour garder la création!

(Messe d’installation du pontificat, 19 mars 2013)

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Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. (cf. Ps 105, 4)

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Renonce au mal que tu veux faire à ton peuple » (Ex 32, 7-14)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    le Seigneur parla à Moïse :
« Va, descends,
car ton peuple s’est corrompu,
lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
    Ils n’auront pas mis longtemps
à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !
Ils se sont fait un veau en métal fondu
et se sont prosternés devant lui.
Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :
“Israël, voici tes dieux,
qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

    Le Seigneur dit encore à Moïse :
« Je vois que ce peuple
est un peuple à la nuque raide.
    Maintenant, laisse-moi faire ;
ma colère va s’enflammer contre eux
et je vais les exterminer !
Mais, de toi, je ferai une grande nation. »

    Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu
en disant :
« Pourquoi, Seigneur, ta colère
s’enflammerait-elle contre ton peuple,
que tu as fait sortir du pays d’Égypte
par ta grande force et ta main puissante ?
    Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire :
“C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ;
il voulait les tuer dans les montagnes
et les exterminer à la surface de la terre” ?
Reviens de l’ardeur de ta colère,
renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.
    Souviens-toi de tes serviteurs,
Abraham, Isaac et Israël,
à qui tu as juré par toi-même :
“Je multiplierai votre descendance
comme les étoiles du ciel ;
je donnerai, comme je l’ai dit,
tout ce pays à vos descendants,
et il sera pour toujours leur héritage.” »

    Le Seigneur renonça au mal
qu’il avait voulu faire à son peuple.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 105 (106), 4ab.6, 19-20, 21-22, 23)

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
 (cf. Ps 105, 4)

Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.

ÉVANGILE
« Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance » (Jn 5, 31-47)

Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
 (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
    « Si c’est moi qui me rends témoignage,
mon témoignage n’est pas vrai ;
    c’est un autre qui me rend témoignage,
et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
    Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste,
et il a rendu témoignage à la vérité.
    Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage,
mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
    Jean était la lampe qui brûle et qui brille,
et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
    Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean :
ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ;
les œuvres mêmes que je fais
témoignent que le Père m’a envoyé.
    Et le Père qui m’a envoyé,
lui, m’a rendu témoignage.
Vous n’avez jamais entendu sa voix,
vous n’avez jamais vu sa face,
    et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous,
puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
    Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ;
or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
    et vous ne voulez pas venir à moi
pour avoir la vie !
    La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
    d’ailleurs je vous connais :
vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
    Moi, je suis venu au nom de mon Père,
et vous ne me recevez pas ;
qu’un autre vienne en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
    Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
    Ne pensez pas que c’est moi
qui vous accuserai devant le Père.
Votre accusateur, c’est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
    Si vous croyiez Moïse,
vous me croiriez aussi,
car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
    Mais si vous ne croyez pas ses écrits,
comment croirez-vous mes paroles ? »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le Père était toujours présent dans la vie de Jésus, et Jésus en parlait.

Jésus a prié le Père. Et plusieurs fois, il a parlé du Père qui prend soin de nous, comme il prend soin des oiseaux, des lys des champs... Le Père.

Et lorsque les disciples lui ont demandé d'apprendre à prier, Jésus leur a appris à prier le Père: «Notre Père» (Mt 6,9). Il va toujours vers le Père.

Cette confiance dans le Père, confiance dans le Père qui est capable de tout faire. Ce courage de prier, car il faut du courage pour prier! Prier, c'est aller avec Jésus vers le Père qui vous donnera tout. Le courage dans la prière, la franchise dans la prière.

C'est ainsi que l'Église avance, avec la prière, le courage de la prière, parce que l'Église sait que sans cette ascension vers le Père, elle ne peut pas survivre.

(Homélie à Sainte-Marthe du 10 mai 2020)

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