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evangile

Par la foi en Jésus, la lumière du Seigneur nous éclaire et nous ne sommes plus aveugle

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 18,35-43


Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route.
Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait.
On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »
Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. »
Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »
À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l'Église

 

Homélies sur l'Évangile, n°2 ; PL 76, 1081(trad. par les moines du Barroux ; Le Barroux , Éd. Sainte-Madeleine ; diff. Téqui, 2000)


« Vois ! Ta foi t'a sauvé »


Remarquons ce que le Seigneur dit à l'aveugle qui s'approche : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Celui qui avait le pouvoir de rendre la vue ignorait-il donc ce que voulait l'aveugle ? Non, bien sûr ! Mais il veut que nous demandions les choses, bien qu'il sache d'avance que nous les demanderons et qu'il nous les accordera. Il nous exhorte à prier jusqu'à être importuns, lui qui affirme cependant : « Votre Père céleste sait de quoi vous avez besoin avant que vous ne le lui demandiez » (Mt 6,8). S'il interroge, c'est pour qu'on lui demande ; s'il interroge, c'est pour exciter notre cœur à la prière. (...) 

            Ce que demande l'aveugle au Seigneur, ce n'est pas l'or, mais la lumière. Il ne se soucie pas de demander autre chose que la lumière. (...) Imitons cet homme, frères très chers. Ne demandons au Seigneur ni des richesses trompeuses, ni des cadeaux terrestres, ni des honneurs passagers, mais la lumière : non la lumière circonscrite par l'espace, limitée par le temps, interrompue par la nuit, et dont nous partageons la vue avec les animaux, mais demandons cette lumière que seuls les anges voient avec nous, qui ne débute par aucun commencement et n'est bornée par aucune fin. Or le chemin pour arriver à cette lumière, c'est la foi. C'est donc avec raison que le Seigneur répond aussitôt à l'aveugle à qui il va rendre la lumière : « Vois ! Ta foi t'a sauvé ».

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

La présence de Jésus nous est toujours aussi nécessaire, et la lumière qu'Il nous apporte aujourd'hui est une lumière intérieure, lumière de sagesse et d'amitié qui éclaire notre route quotidienne et nous fait comprendre la souffrance selon les vues du Père.

Guérison de Bartimée

 

Jésus est attentif à ceux qu'Il rencontre. Le voici à Jéricho :

"Et comme Il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Et apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !

Plusieurs le réprimandaient pour le faire taire. Mais lui criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi !

Et Jésus s'arrêtant, dit : Appelez-le. Et on appelle l'aveugle en lui disant : Courage ! Lève-toi : Il t'appelle. Et lui, jeta son manteau, bondit et vint en face de Jésus.

Et Jésus, lui adressant la parole, dit : Que veux-tu que Je fasse pour toi ?

Et l'aveugle lui dit : Rabbouni, que je voie !

Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé et aussitôt l'aveugle recouvra la vue"

Marc nous rapporte cette guérison en une série d'instantanés. Le mouvement de la foule est particulièrement bien évoqué. La foule vient de tancer l'aveugle pour l'empêcher de crier, mais dès que le prophète s'occupe de lui, il devient "une vedette" et chacun de l'encourager à qui mieux mieux.

Un autre flash très réussi, c'est le moment où il laisse tomber son manteau pour bondir vers Jésus, avec le dialogue rapide qui s'engage entre eux, pour aboutir à la guérison de Bartimée.

Dans cette histoire des aveugles de Jéricho, car ils sont deux à avoir été guéris, nous pouvons noter que Jésus redonne courage et espoir à des mendiants. Jésus a pris le temps de s'arrêter pour eux. Il prendra toujours le temps de s'arrêter avec nous car Il a pris le temps, nous dit Matthieu, de toucher les yeux des aveugles et ses mains leur apportent la guérison.

Puissent nos attitudes et nos gestes redonner plus d'espoir que nos paroles ! Car nos gestes peuvent être aussi amicaux que nos paroles et, eux aussi, porteurs d'attention.

Sa présence nous est toujours aussi nécessaire, et la lumière qu'Il nous apporte aujourd'hui est une lumière intérieure, lumière de sagesse et d'amitié qui éclaire notre route quotidienne et nous fait comprendre la souffrance selon les vues du Père. Même les malades entrent dans les vues d'amour du Père, mais seul, Jésus nous explique les mystères du Royaume.

Car c'est maintenant, dans la réalité de notre vie humaine de créature fragile, que le Royaume se construit en nous.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Saint Albert le Grand

« C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.

Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Jésus termine son discours sur le Royaume. Il prend l’image du filet que l’on tire de la mer avec plein de poissons qui sont ensuite triés sur le rivage. Le Royaume, en notre vie historique, consiste en une manière d’être, une attitude qui sert la vie. Le Royaume ne s’impose pas comme une réalisation concrète mais elle colore toute notre existence. Nous fêtons Saint Albert le Grand, élève de Thomas d’Aquin qui a brillé dans l’Église par son intelligence. Nous demandons à Dieu la grâce d’éclairer notre intelligence pour que notre cœur soit éclairé et que notre volonté choisisse ce qui est bien. Si nous nous connaissons mieux, nous naitrons à la vérité et notre cœur aimera davantage. Créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous voulons épanouir les capacités d’amour qui se trouvent en nous. Nous voulons épanouir l’amour de notre cœur en nous mettant à l’école de Jésus. Nous pourrons alors bâtir un monde nouveau et rendre gloire au Père.

Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Dans nos rapports fraternels, nous voulons comprendre l’autre, ses dons, les dons du Saint-Esprit. Les dons d’intelligence, de science et de sagesse viennent à notre secours pour que nous comprenions mieux la réalité du monde et que nous avancions dans la lumière. Notre cœur lui-même est alors affermi dans la vérité. Dieu nous donne en Jésus de nous conformer à l’image de son Fils bien-aimé. Nous laissons s’épanouir l’aspect filial et fraternel de notre vie qui demande beaucoup d’intelligence. Saint Albert le Grand saisit la pensée de son époque avec la lumière de la Parole de Dieu. Il a harmonisé l’intelligence humaine et la sagesse divine : « Saint Albert le grand a su concilier sagesse humaine et foi divine. » Dieu nous a donné l’intelligence pour découvrir l’harmonie de notre monde intérieur et de l’univers extérieur. Aimer la vérité, la justice dans ce que notre intelligence découvre, c’est aider notre cœur à être plus large et à épouser la réalité que Dieu nous donne pour l’aimer. Au travers de cette lumière, le choix de notre volonté, le choix de notre vie, va s’exercer en pleine liberté.

"Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui. »

Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » « Comprendre » signifie écouter et s’approprier, intégrer les paroles de Jésus. Notre mission est de proclamer le message de la Bonne Nouvelle dans sa pureté, tout en l’adaptant aux circonstances nouvelles. Nous rapportant à la tradition reçue, nous disons à notre manière, entrelaçant « le neuf et le vieux, » l’« ancien et le nouveau Testament, » la Parole de Dieu qui est vivante. C’est un Héritage inépuisable de nouveauté qui jamais ne se flétrit. Les paraboles de Jésus évoquent une réalité nouvelle, une nouvelle manière d’être. La vie demeure avec ses nécessités qui s’imposent, mais le Royaume se manifeste par la manière dont nous répondons, la manière dont nous tirons du fond de notre trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. Notre manière de suivre Jésus sera marquée par les nouvelles capacités techniques, mais aussi par la manière dont chacun se comporte devant l’autre souffrant. Ainsi s’accomplissent les merveilles de Dieu tirées de notre trésor. Notre action d’amour aura un effet certain dans la coulée de l’histoire. Elle aura été simple, mais réel témoignage d’une réponse au Seigneur Jésus, en attendant son retour.

Prière:

Seigneur ne permet pas que nous nous perdions dans  les méandre de l'impureté. Ne permet pas que notre esprit soit souillé. Aide-nous à nous épanouir dans la dimension de ton amour. Redonne-nous la vue de ta vérité, enlèves-nous nos obscurentismes, que ta lumière s'épanouisse dans nos coeurs.
Amen

Emounawh

15 novembre 2021

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Fais-moi vivre, Seigneur, afin que je garde ta loi pour sauver les âmes que tu me désigne.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« C’est ainsi que s’abattit sur Israël une grande colère » (1 M 1, 10-15.41-43.54-57.62-64)
Lecture du premier livre des Martyrs d’Israël

En ces jours-là, de la descendance des successeurs d’Alexandre le Grand surgit un homme de péché, Antiocos Épiphane, fils du roi Antiocos le Grand.
Il avait séjourné à Rome comme otage, et il devint roi en l’année 137 de l’empire grec.
    À cette époque, surgirent en Israël des hommes infidèles à la Loi, et ils séduisirent beaucoup de gens, car ils disaient :
« Allons, faisons alliance avec les nations qui nous entourent.
En effet, depuis que nous avons rompu avec elles, il nous est arrivé beaucoup de malheurs. »
    Ce langage parut judicieux, et quelques-uns, dans le peuple, s’empressèrent d’aller trouver le roi.
Celui-ci leur permit d’adopter les usages des nations.
    Ils construisirent un gymnase à Jérusalem, selon la coutume des nations ; ils effacèrent les traces de leur circoncision, renièrent l’Alliance sainte, s’associèrent aux gens des nations, et se vendirent pour faire le mal.
    Le roi Antiocos prescrivit à tous les habitants de son royaume de ne faire désormais qu’un seul peuple,  et d’abandonner leurs coutumes particulières.
Toutes les nations païennes se conformèrent à cet ordre.
    En Israël, beaucoup suivirent volontiers la religion du roi, offrirent des sacrifices aux idoles, et profanèrent le sabbat.
    Le quinzième jour du neuvième mois, en l’année 145, Antiocos éleva sur l’autel des sacrifices l’Abomination de la désolation, et, dans les villes de Juda autour de Jérusalem, ses partisans élevèrent des autels païens.
    Ils brûlèrent de l’encens aux portes des maisons et sur les places.
    Tous les livres de la Loi qu’ils découvraient, ils les jetaient au feu après les avoir lacérés.
    Si l’on découvrait chez quelqu’un un livre de l’Alliance, si quelqu’un se conformait à la Loi, le décret du roi le faisait mettre à mort.

    Cependant, beaucoup en Israël résistèrent et eurent le courage de ne manger aucun aliment impur.
    Ils acceptèrent de mourir pour ne pas être souillés par ce qu’ils mangeaient, et pour ne pas profaner l’Alliance sainte ; et de fait, ils moururent.
    C’est ainsi que s’abattit sur Israël une grande colère.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 118 (119), 53.61, 134.150, 155.158)
R/ Fais-moi vivre, Seigneur, que je garde ta loi. (cf. Ps 118, 88)

Face aux impies, la fureur me prend,
car ils abandonnent ta loi.
Les pièges de l’impie m’environnent,
je n’oublie pas ta loi.

Rachète-moi de l’oppression des hommes,
que j’observe tes préceptes.
Ceux qui poursuivent le mal s’approchent,
ils s’éloignent de ta loi.

Le salut s’éloigne des impies
qui ne cherchent pas tes commandements.
J’ai vu les renégats : ils me répugnent,
car ils ignorent ta promesse.

ÉVANGILE
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? – Seigneur, que je retrouve la vue » (Lc 18, 35-43)
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route.
    Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait.
    On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait.
    Il s’écria :
« Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »
    Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire.
Mais lui criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène.
Quand il se fut approché, Jésus lui demanda :
    « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
Il répondit :
« Seigneur, que je retrouve la vue. »
    Et Jésus lui dit :
« Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »
    À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu.
Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le roi décrète alors dans tout son royaume que tous doivent former un seul peupl
- la pensée unique;
la mondanité
- et que chacun doit abandonner ses propres coutumes.

Tous les peuples se plient aux ordres du roi; même de nombreux Israélites acceptent son culte:
ils sacrifient aux idoles et profanent le sabbat.

Apostasie.

C'est-à-dire que la mondanité vous conduit à la pensée unique et à l'apostasie.

Les différences ne sont pas permises :
tous les mêmes.

(Homélie à Sainte-Marthe du 16 novembre 2015)

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"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, personne absolument si ce n'est le Père"

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 13,24-32.

 

 


En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ;
les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople

 

Catéchèse 43 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 340-341)


« Sachez que le Fils de l’homme est proche » (Mc 13,29)


Quelle crainte et quel tremblement s’empareront de nous au moment où nous sortirons de ce monde ? (…) Comment affronterons-nous ce jour redoutable, si l’un de nous devait vivre dans la négligence ?

            Lorsqu’au signal de la trompette de l’archange, tous les hommes ressusciteront (1 Th 4,16) et que tous les peuples, toute tribu et toute langue (cf. Ap 5,9) iront vers le jugement, alors le ciel se dissoudra avec fracas, les éléments s’embraseront (cf. 2 P 3,10.12), la création tout entière sera transformée, toutes les innombrables myriades des saints anges s’avanceront avec crainte, et il siégera, le juge de toutes choses ; puis actes et paroles de chacun seront étalés au grand jour, il placera devant nous les pièces à conviction : la faute telle qu’elle apparaît à première vue, la faute avec ses circonstances de lieu, de manière et de temps, et tout cela en un clin d’œil (cf. 1 Co 15,52). Alors « ils s’en iront » dit l’Écriture, « ceux qui auront fait le bien vers une vie éternelle, ceux qui auront fait le mal vers une punition éternelle » (Mt 25,46) ; là « il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Mt 8,12), « leur feu ne s’éteindra pas et leur ver ne mourra pas » (Is 66,24) (…). Mais non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais donnons plutôt gloire (cf. Ps 113B,1) et louange à ton nom en ce jour-là, en nous établissant à ta droite. (…)

             « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? les tribulations, l’angoisse, la faim, la persécution, le danger ou le glaive ? », car « à cause de toi, on nous met à mort tout le long du jour, nous avons passé pour de brebis d’abattoir » (cf. Rm 8,35-36). À lui est la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

 

Méditation de Evangile du jour

par le père Gabriel 

Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date. Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne que de courir après les prophéties.

La fin du monde : Se garder des Nostradamus

 

Jésus nous met en garde contre les faux prophètes qui, à chaque génération, surgissent. Aujourd'hui, les faux prophètes revêtent le visage de multiples idéologies mirobolantes.

"Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici le Christ ici, Le voilà là, ne le croyez pas. Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes ; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus. Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

"Voyez le figuier et tous les arbres ; quand ils bourgeonnent déjà, à cette vue, vous connaissez par vous-mêmes que l'été est proche"

Soyez intelligents, nous dit le Seigneur : sachez interpréter les signes.

"De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le règne de Dieu est proche"

C'est le Fils de l'homme qui a le pouvoir de constituer le monde nouveau.

"Mais en ces jours-là, après cette détresse-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera plus sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Eh bien, c'est alors qu'on verra le Fils de l'homme venant des nuées, avec grande puissance et grande gloire ; c'est alors qu'Il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel"

Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne que de courir après les prophéties.

Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date.

"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, personne absolument si ce n'est le Père"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire.

En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat.

Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel. Jésus nous dit sa venue en gloire qui marquera la fin de l’histoire. Cette fin, il nous faut l’attendre, l’espérer et la préparer : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » Jésus se contente d’évoquer les images traditionnelles des prophètes, spécialement Daniel, qu’il cite très souvent. Quand un orage éclate au cœur de la nuit, tout devient lumineux comme en plein jour. C’est une image qui évoque la fin des temps ! Nous voulons demeurer éveillés, prier en tout temps pour correspondre à la beauté de l’amour de Dieu. Demeurer dans l’amour est la seule et unique préparation. Quel amour l’Esprit Saint fait germer dans le cœur de Marie à l’Annonciation ! La Parole vivante faite chair pour nous s’est fait tendresse de Dieu pour le monde. L’attente de l’Eglise aujourd’hui est à l’image de Marie, elle se réalise dans le monde. C’est une attente toute amoureuse, car Dieu est amour !

Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. 

De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Jésus parle du figuier, de ses branches qui deviennent tendres, c’est l’humanité qui s’ouvre à l’amour. Jésus porte ce que toutes les générations ont connu, les guerres, les tremblements de terre, les faux messies et les persécutions. Le temps que nous vivons est celui où l’Évangile est proclamé à toutes les nations. L’Esprit Saint assure la défense des disciples de Jésus. La fin du monde sera l’irruption du monde nouveau. La manifestation de la gloire du Christ, et l’immense rassemblement de tous les amis de Jésus de tous les pays et de tous les temps. Jésus, que Marie a porté dans la tendresse de son amour maternel, vient chaque jour attendrir notre cœur. Mais nous savons le combat pour demeurer dans l’amour. Sur ce chemin de transformation personnelle, le cœur de l’homme est conduit à se faire « tendre, » à savoir s’ouvrir sans cesse à la présence divine.

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.

Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. Jésus nous a sauvés une fois pour toutes, il s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. C’est dans la douleur de la femme qui enfante que nous nous préparons à la victoire de Dieu. Nous restons éveillés dans la foi et dans l’amour fraternel serrant dans le creux de notre main la perle du Royaume, c’est-à-dire la promesse que Jésus nous a faite. Nous contemplons Jésus qui est « passé » dans ce monde par Marie comme un Époux. L’Apocalypse dira que la femme crie dans les douleurs d’un l’enfantement qui dure encore pour le corps de douleurs qui est le nôtre. C’est un grand combat pour la Vie, le combat pour l’amour. « Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance ; tu ne peux m’abandonner à la mort, tu ne peux laisser ton ami voir la corruption. Mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. Tu m’apprends le chemin de la vie. »

Prière:

Seigneur envoie à chacun de tes fidèles un guide aux côtés de leur Ange Gardien, pour leur permettre de recevoir la grâce de ne pas s'égarer et de rester dans ton amour. Amen.

Emounawh 

14 novembre 2021

 

 

 

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A l'heure venu, Il rassemblera les élus des quatre coins du monde; Il rassemblera les élus des quatre coins du monde

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)
Lecture du livre du prophète Daniel

    En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.
Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci.
Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.
    Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles.
    Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)
R/ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

DEUXIÈME LECTURE
« Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint
pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés.

    Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.
    Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds.
    Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie.

    Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)
Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
    « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira
et la lune ne donnera plus sa clarté ;  les étoiles tomberont du ciel,
et les puissances célestes seront ébranlées.
    Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
    Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

    Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :
dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
    De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
    Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
    Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
    Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel,
pas même le Fils, mais seulement le Père. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


L'histoire de l'humanité, comme l'histoire personnelle de chacun d'entre nous, ne peut être comprise comme une simple succession de paroles et d'actes qui n'ont pas de sens.

Elle ne peut pas non plus être interprétée à la lumière d'une vision fataliste, comme si tout était déjà prédéterminé selon un destin qui enlève toute place à la liberté, empêchant de faire des choix qui sont le fruit d'une véritable décision.

Au contraire, dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus dit que l'histoire des peuples et celle des individus ont une fin et un but à atteindre :
la rencontre définitive avec le Seigneur.

 

(Angélus du 18 novembre 2018)

 

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Quand le Fils de l’homme viendra, aurons-nous toujours la foi ?

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 18,1-8.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Jean Cassien (v. 360-435)
fondateur de monastère à Marseille

De la prière, XXXI-XXXII, XXXIV ; SC 54 (Conférences VIII-XVII; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 66-68)
 

Persistons à prier!
 

Je dirai ce que l’expérience m’a révélé des marques auxquelles on reconnaît qu’une prière est exaucée du Seigneur. Si nulle hésitation n’est venue traverser notre prière, et que nulle pensée de doute n’en ait brisé le confiant élan ; si, au contraire, nous avons le sentiment intime d’avoir obtenu ce que nous demandions dans l’effusion même de notre prière ; celle-ci, n’en doutons pas, a été efficace auprès de Dieu. Car ce qui nous vaut d’être exaucés et d’obtenir satisfaction, c’est la foi au regard de Dieu sur nous, et la confiance qu’il a le pouvoir d’accorder ce qu’on lui demande. Notre Seigneur ne peut reprendre sa parole : « Tout ce que vous demanderez dans la prière, dit-il, croyez que vous l’obtiendrez, et il vous sera donné. » (Mc 11,24). (…)

            Arrière donc toute hésitation, qui trahirait un manque de foi, et persistons à prier ! Notre persévérance nous méritera de voir exaucer toute demande qui sera selon Dieu, il n’en faut point douter. C’est le Seigneur lui-même qui, dans son désir de nous accorder les biens célestes et éternels, nous exhorte à lui faire violence en quelque sorte par notre importunité. Et loin de repousser avec mépris les importuns, il les encourage, il les loue, il leur fait la douce promesse de leur accorder tout ce qu’ils auront espéré avec constance : « Demandez, dit-il, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira : car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et à celui qui frappe, on ouvre ; » (Lc 11, 9-10) et encore : « Tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous l’obtiendrez, et rien ne vous sera impossible. » (Mt 21,22 ; 17,20).

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

 

Dieu, notre Père, écoute aussi, encore mieux, la voix de ses fils les élus, voix qui monte jour et nuit vers Lui, du fond de leur détresse; et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers Lui jour et nuit, alors qu'Il se montre patient à leur sujet ?

Le Juge inique

 

Jésus contait à ses auditeurs "une parabole sur ce qu'il leur fallait toujours prier et ne pas se décourager"

Sans doute parce que, comme pour nous, la réponse de Dieu semble se faire bien attendre !

L'histoire qu'Il nous raconte, pleine d'un humour noir, était justement faite pour insister près d'eux, et près de nous, afin de nous rappeler que notre foi saura forcer ce Père qui nous aime. Le juge inique nous révolte... mais nous rassure. Il cède, agacé, parce qu'il veut être tranquille.

Dieu, notre Père, écoute aussi, encore mieux, la voix de ses fils les élus, voix qui monte jour et nuit vers Lui, du fond de leur détresse; et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers Lui jour et nuit, alors qu'Il se montre patient à leur sujet ?

"Je vous dis qu'Il leur fera justice promptement. Mais... le Fils de l'homme, quand Il viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ? "

Oui, Jésus a pénétré votre détresse, Il sait que jour et nuit vous criez vers Lui. Il s'agit bien d'un cri, tant votre souffrance physique ou morale vous lancine, vous poursuit, vous empêche même de dormir !

Tout cela Il le sait, mais Il connaît son Père, Il en est l'Envoyé. Il sait combien sa tendresse a pris en compte l'homme qu'Il rencontre en Lui, dans la faiblesse de sa chair. Il nous demande de vivre dans la foi et de nous souvenir de son amour, malgré la peine.

Jésus insiste sur la foi. Car, pour toujours prier, il faut croire que Dieu est un Père; et qu'Il se souvient de nous comme de ses propres enfants !

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 Le Fils de l’homme, quand il viendra,

trouvera-t-il la foi sur terre ?

Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager :

Jésus souligne l’importance de la prière et de la persévérance dans la prière de demande. Si la veuve de l’Evangile sait venir importuner le juge inique au point de le faire fléchir et d’obtenir satisfaction, combien plus notre prière d’intercession trouvera dans le cœur de Dieu notre Père un accueil juste et favorable. Jésus nous promet que la prière tenace trouvera toujours satisfaction. Plus notre vie est en péril, plus il nous faut insister dans notre prière de demande, ce n’est pas le moment de « baisser les bras. » C’est toujours pour nous, le moment d’être en vigilance avec Dieu dans notre combat pour la vie, car il travaille sans cesse. Dieu transforme le monde et le fait progresser en avant et nous ne nous en rendons pas compte : « Alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse. » Dieu veut que nous nous demeurions dans la vigilance de la prière afin que nous restions en harmonie avec lui. Dans ce grand passage de l’humanité vers la vie, nous savons que Dieu est patient, qu’il veut à tout prix nous sauver.

"Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes."

Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : « Rends-moi justice contre mon adversaire. » Longtemps il refusa ; puis il se dit : « Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m’ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête. » On ne peut pas se défaire de l’impression d’être comme impuissant face à nos demandes. Il faut nous résigner à ne pas savoir prier et garder la pauvreté de cœur pour rester ouverts aux dons de l’Esprit Saint. Notre attente est de le rencontrer dans la pauvreté de notre cœur pour tenir dans la prière, et pour savoir reconnaître Jésus qui nous exauce. Si nous savons garder la pauvreté et l’humilité de cœur, Jésus saura accueillir ce que nous souhaitons. Le pauvre de cœur sait que s’il peut formuler quelques demandes, son Père qui est au Ciel a sur lui et sur tous les hommes un regard et un dessein d’Amour beaucoup plus beau, beaucoup plus grand que lui. Le pauvre de cœur présente donc, inlassablement, ses demandes, mais il reconnaît que mieux que lui le Seigneur désire le bien de tous ses frères les hommes. Ainsi, le priant, après avoir présenté ses demandes, fait totalement confiance à notre Père du ciel. Il dit de tout son cœur la prière que nous avons proclamée au début de cette Eucharistie : « Fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d’un cœur sans partage. »

« …Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus ? » Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »

La pauvreté de cœur nous fait reconnaître nos manques et nos besoins et la capacité de Jésus à combler ces manques et ces besoins. La veuve sait que le juge est le seul qui peut lui rendre justice, de même, nous reconnaissons que nous dépendons fondamentalement de Dieu dans notre vie, il en est l’origine et le terme. Prier, comme aimer, est une ouverture de soi et un don de soi pour recevoir de l’autre ce qui dépend de lui. C’est l’ouverture de nous-mêmes et le don de nous-mêmes dans une attitude de prière et d’attente. Notre attente et notre persévérance sont des cris jetés vers Dieu. Le roc de notre attente ce sont les promesses de Jésus et la présence de l’Esprit Saint. Jésus, le Prince de la Paix, dans sa Passion et sa Résurrection, est vainqueur de toute notre détresse. Sa Parole nous éclaire sans cesse et elle nous donne la Paix. A chaque Eucharistie nous annonçons le salut de Jésus qui advient pour nous maintenant. Il s’agit du Salut de l’humanité profondément remodelée dans le nouvel Adam et la nouvelle Eve. Jésus qui nous est donné avec Marie dont la vie est transfigurée.

Prière:

Seigneur aide nous  en déléguant nos Anges Gardiens à ne pas nous décourager dans nos prières. Que nos oreilles se bouchent aux mots moqueurs des incroyants et donne nous la grâce d’être des « serviteurs de la foi », d'être vigilants à la prière en nous appuyant sur l'amour de notre très Sainte Mère Marie et notre protecteur Saint Joseph son époux.

Emounawh

13 novembre 2021

 

 

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Par l’annonce de l’Évangile, Dieu vous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE


« De la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles. Ils bondissaient comme des agneaux » (Sg 18, 14-16 ; 19, 6-9)
Lecture du livre de la Sagesse

Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur,
ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, 
comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible.
    Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre.

    La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.
    On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante.
    C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux.
    Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux
et chantaient ta louange, Seigneur :
tu les avais délivrés.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 104 (105), 2-3, 36-37, 42-43)
R/ Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites.
ou : Alléluia ! (Ps 104, 5a)

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Il frappe les fils aînés du pays,
toute la fleur de la race ;
il fait sortir les siens chargés d’argent et d’or ;
pas un n’a flanché dans leurs tribus !

Il s’est ainsi souvenu de la parole sacrée
et d’Abraham, son serviteur ;
il a fait sortir en grande fête son peuple,
ses élus, avec des cris de joie !

ÉVANGILE
« Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? » (Lc 18, 1-8)
Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile, Dieu vous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
    « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
    Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander :
“Rends-moi justice contre mon adversaire.”
    Longtemps il refusa ; puis il se dit :
“Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »

    Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
    Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre? Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


L'enseignement de l'Évangile est clair:
il faut toujours prier, même quand tout semble futile, quand Dieu semble sourd et muet et que nous semblons perdre notre temps.

Même si le ciel s'assombrit, le chrétien ne cesse pas de prier.

La prière va de pair avec la foi. Et la foi, en de nombreux jours de notre vie, peut sembler une illusion, un effort stérile.

Il y a des moments sombres dans nos vies, et dans ces moments-là, la foi semble être une illusion.

Mais pratiquer la prière, c'est aussi accepter cette fatigue.

(Audience générale du 11 novembre 2020)

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Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 17,26-37.
 

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint John Henry Newman (1801-1890)
cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre

Sermon « The Incarnation », PPS, vol. 2 n°3 (trad.©Evangelizo.org)
« Le jour où le Fils de l'homme se révèlera »

 

Notre Seigneur et Sauveur a accepté de vivre dans un monde qui l'a désavoué ; il y a vécu pour mourir pour lui au moment fixé. Il y est venu comme le prêtre désigné pour offrir le sacrifice pour ceux qui ne prenaient part à aucun acte d'adoration. (...) Il est mort, et il est ressuscité le troisième jour, Soleil de justice (Ml 3,20), montrant toute la splendeur qui avait été cachée par les nuages du matin. Il est ressuscité et est monté à la droite de Dieu, pour plaider par ses blessures sacrées en faveur de notre pardon, pour régner et conduire son peuple racheté, et pour déverser sur lui de son côté transpercé les plus grandes bénédictions. Il y est monté pour descendre au moment fixé et juger le monde qu'il a racheté. (...) Il a élevé avec lui la nature humaine (...), car un homme nous a rachetés, un homme a été exalté par-dessus toute créature, faisant un avec notre Créateur, et un homme jugera les hommes au dernier jour (Ac 17,31).

            Cette terre est si privilégiée que notre juge ne sera pas un étranger, mais celui qui est notre semblable, qui soutiendra nos intérêts et sympathisera pleinement avec toutes nos imperfections. Lui qui nous a aimés jusqu'à mourir pour nous est miséricordieusement désigné pour fixer la mesure et la valeur finales de son propre ouvrage. Celui qui a appris par sa propre faiblesse à prendre la défense du faible, celui qui veut récolter tout le fruit de sa Passion, séparera le froment de la paille, en sorte qu'il ne tombera pas un grain à terre (cf Mt 3,12). Celui qui nous a fait participer à sa propre nature spirituelle, de qui nous avons tiré le sang vital de nos âmes, celui qui est notre frère, décidera de ses frères. En ce second avènement, puisse-t-il se souvenir de nous dans sa miséricorde et sa tendre pitié, lui, notre seul espoir, lui, notre seul salut !

 

Méditation de l'évangile du jour par père Gabriel

Souvenez-vous de Noé et de la femme de Loth

Jésus nous avertit : la mort vient sans prévenir, à nous de le savoir. Mais l'heure de l'Espérance, résolue dans la mort, est laissé au jugement du Père. Inutile donc de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

 

.."Souvenez-vous de la femme de Loth ! Celui qui chercherait à sauvegarder sa vie, la perdrait ; et celui qui la perdra, la conservera"

Pour Jésus, les chemins de la liberté chrétienne passent par le choix de la vie éternelle, au risque de nous faire perdre la vie.

Jésus se donne comme le Maître de l'absolu, et du radicalisme, en face du royaume de Dieu toujours à conquérir de haute lutte. Il faut choisir la vraie vie et ne pas imiter la femme de Loth, car elle fut l'exemple de l'attachement qui tue. Elle se retourna pour voir sa maison en flamme, et elle resta pétrifiée. Si elle avait su tout perdre, elle y aurait trouvé la vie.

Les chemins de la liberté chrétienne passent par le détachement.

..."Et comme, Il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-Il aux jours du FIls de l'homme"

Semblablement, comme Il arriva aux jours de Loth, Il en sera de même au jour où le Fils de l'homme doit être révélé : "Ce Fils de l'homme qui commande à toutes les époques de l'homme".

"Alors deux se trouveront dans les champs : un est pris et un est laissé ; deux femmes moudront à la meule : une est prise et une est laissée"

"Je vous le dis, cette nuit-là deux seront sur la même couche : l'un sera pris, l'autre sera laissé"

Jésus nous avertit : la mort vient sans prévenir, à nous de le savoir. Mais l'heure de l'Espérance, résolue dans la mort, est laissé au jugement du Père. Inutile donc de nous inquiéter ou de recourir aux extra-lucides.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. Nous avançons dans l’année liturgique, le retour de Jésus est proposé à notre méditation. L’Evangile nous manifeste les différentes étapes qui nous mènent au salut, le terme de notre histoire individuelle et collective. Jésus veut nous rassurer, il bannit de notre cœur toute fausse crainte. La joie de sa rencontre est première en tout. Chercher à sauver ses biens ou essayer d’échapper à cette venue serait une grave erreur. Il nous faut reconnaître nos « idoles » et choisir Dieu en vérité. Tout ce que Dieu nous donne est si merveilleux que cela nous conduit à la contemplation de son Amour. Dieu est éminemment beau, mais le diable-séducteur a les apparences du beau, la véritable beauté est subtile à saisir. "Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car ils ne s’égarent peut-être qu’en cherchant Dieu avec le désir de le trouver." Il faut beaucoup de douceur et d’humilité pour être en relation avec Dieu. Dieu qui nous a fait nous attire, mais notre attachement à nos idées propres fait que nous ne pensons pas à Dieu qui vient au moment où nous ne l’attendons pas ! Nous demandons la grâce d’un état de vigilance, un état de prière.

En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. En évoquant l’histoire de Noé et de Loth, Jésus ne stigmatise pas la perversion des gens mais il nous reproche de vivre immergés dans le monde présent sans aucun souci du Royaume. Le concile Vatican II nous demande de prêter grande attention aux signes des temps. Si notre grand bonheur est de servir Dieu, celui qui est sur la terrasse, habité par le désir de Dieu le suit immédiatement. Il ne rumine ni son chagrin ni quelques contrariétés. S’il prévoit de bonnes affaires, il ne sera pas concerné par le passage de Dieu. Être disponible à la volonté de Dieu, ne vouloir que lui seul est notre but. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. » L’intelligence de l’Évangile nous dit la différence entre « l’icône, » qui en tout nous oriente vers Dieu et « l’idole, » qui retourne tout ce qu’elle touche sur elle même. Notre nature est bonne et tout ce que Dieu nous donne peut servir la grâce pour devenir meilleure. Un bon pain peut être transsubstantié et devenir le Corps de Jésus. Si nous sommes icône de Dieu, nous sommes appel de Dieu, désir de Dieu.

Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. 

 Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » Beaucoup d’événements nous rappellent que notre vie sur terre ne se prolongera pas indéfiniment. Les maladies et les épreuves nous montrent notre fragilité et nous signalent que notre fin peut survenir à chaque instant. Jésus nous engage à nous montrer responsables, sans aucune peur, dans notre pèlerinage. La routine quotidienne peut voiler notre vue. La vigilance s’accorde bien avec la confiance de la foi : « Mon âme te désire, mon Dieu. Quand viendras-tu vers moi ? » L’Esprit de Dieu souffle pour une envolée plus grande vers Dieu, pour être en attente du Dieu qui vient. Tout dépend en effet de la disposition de notre cœur, si nous n’avons qu’un seul souci, la gloire de Dieu, la volonté de Dieu, alors tout est brûlé à l’autel de Jésus. Nous ne nous laissons pas affecter par les contraintes qui se succèdent au cours d’une journée, mais nous revenons toujours à l’essentiel.

Pière:

Père fait nous la grâce de faire en nous ta volonté, pas seulement pour notre petite personne, pour la mission que tu nous a confié. Amen

Emounawh

12 novembre 2021

 

 

 

 

 

 

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Les cieux proclament la gloire de Dieu. Le jour où le Fils de l’homme se révélera

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« S’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert Celui qui en est le Maître ? » (Sg 13, 1-9)
Lecture du livre de la Sagesse

De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu :
à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan.
    Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux.
    S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.
    Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites.
    Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur.

    Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés :
    plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences :
ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !
    Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.
    S’ils ont poussé la science à un degré tel
qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 18a (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

ÉVANGILE
« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » (Lc 17, 26-37)
Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
    « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
    On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
    Il en était de même dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
    cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
    En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
    Rappelez-vous la femme de Loth.
    Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
    Je Vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l’une sera prise, l’autre laissée.
    Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l’une sera prise, l’autre laissée. »
    Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE
 

Chers frères et sœurs, interpellés par l'Évangile, posons-nous quelques questions:
est-ce que moi, qui suis Jésus, je me soucie de ceux qui sont les plus délaissés? (...)
Est-ce que je comprends la vie comme une compétition pour me faire une place au détriment des autres,
ou est-ce que je crois qu'exceller signifie servir?

Et, concrètement:
est-ce que je consacre du temps à un "petit", à une personne qui n'a pas les moyens de me rendre la pareille?

Est-ce que je m'occupe de quelqu'un qui ne peut pas me rendre la pareille, ou seulement de mes parents et amis?

Ce sont des questions que nous pouvons nous poser. (Angélus du 19 septembre 2021)

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« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » Ta paix viendra de ton union intime avec le Christ. Dit le Seigneur

 

Évangile de Jésus-Christ

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En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

L'Imitation de Jésus Christ
traité spirituel du 15e siècle

Livre II, ch.1, 2-3
Demeurer dans le Royaume de Dieu


« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » dit le Seigneur. (...) Hâte-toi donc de préparer ton cœur pour cet Époux afin qu'il daigne venir et habiter en toi. Car il a dit : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, alors nous viendrons en lui et nous établirons en lui notre demeure » (Jn 14,23). Fais donc place au Christ et ferme la porte à tout autre que lui. En possédant le Christ, tu es riche et lui seul te suffit. Il veillera sur toi, pourvoira à tout, en sorte que tu n'auras pas à recourir toujours aux hommes. Car les hommes changent souvent et manquent tout d'un coup, tandis que « le Christ demeure éternellement » (Jn 12,34) ; il reste notre soutien inébranlable jusqu'à la fin.

            Ne place donc pas ta confiance d'une manière trop absolue dans l'homme, qui est fragile et mortel, même quand quelqu'un nous est utile et très cher. Ne t'attriste pas beaucoup s'il te déçoit ou s'il te contredit. Ceux qui sont pour toi aujourd'hui pourront être contre toi demain et inversement, car les hommes changent comme le vent. Toi donc mets ta confiance en Dieu. Qu'il soit ta crainte et ton amour. Il répondra pour toi et il fera ce qui est le mieux.

            « Tu n'as pas ici-bas de demeure durable » (He 13,14). Où que tu sois, tu es « étranger et voyageur » (He 11,13). Ta paix viendra de ton union intime avec le Christ.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,20-25.

Le Règne de Dieu (le Royaume des Cieux), est une réalité spirituelle qui est avant tout notre réponse personnelle à la Parole de Jésus. C'est le thème développé dans la parabole du Semeur. C'est pourquoi le Règne de Dieu pour Jésus n'est pas observable comme une réalité matérielle, mais comme une réalité invisible et intérieure. C'est vraiment le Règne du choix et de la liberté par excellence.

Le règne de Dieu

"Les pharisiens l'interrogent : quand donc vient le Règne de Dieu ?"

Ils mènent une enquête et on les sent inquiets de la puissance politique de Jésus. A tel point qu'ils envisagent comme tout proche l'établissement du Royaume temporel, du régime nouveau institué par le Christ.

Mais Lui remet les choses au point. Ce qu'Il veut ce sont les coeurs. Inutile d'attendre l'apparition du nouveau régime. Il n'y aura ni manifestation ni mouvement de masse :"L'arrivée du Règne de Dieu ne saurait être observée"...Pas non plus de complots et de partisans pour prendre le pouvoir en troublant le pays..."Comme si l'on pouvait dire : voici qu'il est ici ou bien il est là..." "... Car voici que le Règne de Dieu est au-dedans de vous..."

Le Règne de Dieu (le Royaume des Cieux), est une réalité spirituelle qui est avant tout notre réponse personnelle à la Parole de Jésus. C'est le thème développé dans la parabole du Semeur. C'est pourquoi le Règne de Dieu pour Jésus n'est pas observable comme une réalité matérielle, mais comme une réalité invisible et intérieure. C'est vraiment le Règne du choix et de la liberté par excellence.

Aux pharisiens inquiets du temps où va s'installer le Royaume du Christ (et ils pensent bien sûr à une prise de pouvoir), Jésus répond donc que la "Grande Espérance" du Royaume n'a rien de politique. C'est à l'intérieur de nous-mêmes que s'installe le Royaume de Dieu. Les grands n'ont rien à craindre. Mon Royaume n'est pas de ce monde dira Jésus à Pilate.

Le Règne de Dieu c'est une Espérance du coeur qui se réalise, et pour nous, et pour Dieu.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Saint Martin de Tours

“Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

"« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire."

Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Pour fêter Saint Martin de Tours, l’Eglise nous remet devant la tendresse miséricordieuse de Dieu, qui en Jésus Christ, s’est fait proche des petits et des pauvres. Jésus nous redit tout son amour pour ces petits auxquels il s’est identifié. Nous sommes interpellés dans notre agir quotidien à propos de la charité que nous voulons vivre, jour après jour. Jésus est là dans la réalisation ordinaire de cette charité. Nous aurions beau avoir de belles pensées sur la vie chrétienne, nous pourrions avoir une grande intelligence de la foi, Jésus attend ce service du pauvre, de l’humble et du petit. Nous contemplons Jésus qui rencontre le lépreux, le paralytique, qui se met au service du plus petit. Au soir du jeudi Saint, il a lavé les pieds de ses disciples. C’est en aimant la miséricorde, en faisons ce qui est bon, que nous marchons humblement avec le Dieu si présent dans le quotidien et qui nous appelle à le servir. C’est alors nous que nous reconnaissons que nous sommes dans une grande pauvreté, que nous avons besoin les uns des autres.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. »

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” C’est en contemplant Jésus que nous pouvons le reconnaitre ; il est celui qui s’approche de chacun, il est celui qui réalise ce grand et beau programme de l’amour de l’autre, qui réalise cette charité concrète. En réalisant l’accueil et le service du Pauvre dans ce qui lui est nécessaire, c’est Dieu lui-même que nous rencontrons, c’est Dieu lui-même que nous découvrons. C’est Dieu lui-même que nous admirons dans le petit, le pauvre, l’exclu, l’étranger, le malade et celui qui est en prison ! Saint Martin qui donne la moitié de son manteau au mendiant ne se regarde pas, c’est alors qu’il s’aperçoit que Jésus est vraiment présent dans ce pauvre. Dieu est présent dans le pauvre, il est présent dans cet accueil que je fais de l’autre, il est présent en moi et c’est là qu’il m’attend !

"Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. »

Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » C’est une révolution que Jésus opère et pas tant une nécessité morale. Ce n’est pas tant une conséquence de la vie chrétienne, c’est le cœur de notre vie chrétienne. Je rencontre Dieu dans la figure du petit, du pauvre. Je suis véritablement proche de lui, de l’Amour. Dieu m’invite à servir, il celui qui m’attend dans le geste simple et quotidien de l’amour. Le service du pauvre et du petit est le cadeau que Dieu me fait pour le rencontrer, le lieu où il me donne sa grâce. Que l’Esprit Saint nous permette aujourd’hui de grandir dans le désir de rencontrer Jésus qui s’est fait petit enfant, qui a accepté d’être l’agonisant crucifié par amour pour nous rejoindre dans son Amour immense. C’est un tel bonheur de servir le Dieu vivant ! Ceux qui font du bien ne s’en rendent pas compte. Dieu a mis dans notre cœur un grand amour. Si nous laissons surgir cet amour, la grâce rejoint ceux que Dieu met sur notre route, « Jésus vivant » au milieu de nous.

Prière:

Que le Seigneur nous accorde la grâce de retrouver la simplicité de l’Evangile, de répondre à l'appel de Jésus, pour recevoir l'héritage du royaume préparé pour tous ceux qui aime et accepte de recevoir cet amour divin, préparé pour tous depuis la fondation du monde.

Seigneur exauce-nous

Emounawh

11 novembre 2021

 

 

 

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Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« La Sagesse est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu » (Sg 7, 22 – 8, 1)
Lecture du livre de la Sagesse

Il y a dans la Sagesse un esprit
intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ;
perçant, net, clair et intact ;
ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ;
ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.
    La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ;
elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.
    Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ;
aussi rien de souillé ne peut l’atteindre.
    Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu,
l’image de sa bonté.

    Comme elle est unique, elle peut tout ;
et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers.
D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu.
    Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse.
    Elle est plus belle que le soleil,elle surpasse toutes les constellations ;
si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure,  car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien.
    Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 118 (119), 89-90, 91.130, 135.175)
R/ Pour toujours, ta parole, Seigneur. (Ps 118, 89)

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon.

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !

ÉVANGILE
« Le règne de Dieu est au milieu de vous » (Lc 17, 20-25)
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit :
« La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
    On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !”
En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples :
« Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
    On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
    En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
    Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

            – Acclamons la Parole de Dieu

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


De nos jours, comme nous le savons tous, la vie de certaines personnes peut être médiocre et terne parce qu'elles ne sont probablement pas parties à la recherche d'un véritable trésor:
elles se sont contentées de choses attrayantes mais éphémères, de lumières scintillantes mais illusoires, parce qu'elles vous laissent dans le noir.

La lumière du Royaume, par contre, n'est pas un feu d'artifice, c'est une lumière:
le feu d'artifice ne dure qu'un instant, la lumière du Royaume nous accompagne tout au long de notre vie.

(Angélus du 26 juillet 2020)

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