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evangile

Jésus, engendré en Marie, épouse de Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)

ÉVANGILE

 

Jésus, engendré en Marie, épouse de Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Chef de ton peuple Israël !
Toi qui as donné la Loi sur la montagne,
délivre-nous par la vigueur de ton bras.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère,
avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)


évêque et docteur de l'Église

Méditations pour l’octave de Noël, n°8 (Noël, coll. Grands auteurs spirituels; trad. O. Lathoud; Éd. Saint-Paul, 1993, p. 285 rev.)

« Elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus »
Le nom de Jésus est un nom divin que le Seigneur a fait connaître à Marie par la voix de l'archange Gabriel : « Tu lui donneras le nom de Jésus » (Lc 1,31). Nom appelé pour ce motif « au-dessus de tout nom », « le seul nom par lequel nous devions être sauvés » (Ph 2,9; Ac 4,12). Ce grand nom est comparé par l'Esprit Saint à l'huile : « Ton nom est une huile qui s'épanche » (Ct 1,3). Pourquoi ? Parce que, explique saint Bernard, de même que l'huile est à la fois lumière, aliment et remède, ainsi le nom de Jésus est lumière pour notre esprit, aliment pour notre cœur, remède pour notre âme.

            Lumière pour notre esprit : c'est l'éclat de ce nom qui a fait passer le monde des ténèbres de l'idolâtrie à la clarté de la foi. Nous sommes nés dans un pays dont les habitants, avant l'avènement du Sauveur, étaient tous païens ; nous le serions comme eux, s'il n'était pas venu nous éclairer. Combien donc ne devons-nous pas remercier Jésus Christ pour le don de la foi ! (...)

            Aliment pour notre cœur : tel est encore le nom de Jésus. Il nous rappelle, en effet, toute l'œuvre douloureuse accomplie par Jésus pour nous sauver ; c'est ainsi qu'il nous console dans les tribulations, nous donne la force de marcher dans la voie du salut, ranime notre espérance et nous enflamme d'amour pour Dieu.

            Remède, enfin, pour notre âme : le nom de Jésus la rend forte contre les tentations et les attaques de nos ennemis. Entendent-ils l'invocation de ce saint nom ? Les puissances des enfers tremblent et prennent la fuite ; c'est la parole de l'apôtre Paul : « afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans l'abîme » (Ph 2,10). Celui qui est tenté ne tombera pas s'il invoque Jésus : aussi longtemps qu'il l'invoquera, il persévérera et sera sauvé (cf Ps 17,4).

L'ange et Joseph

“Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie” : cela suffit à Joseph. Il accepte cette irruption violente de Dieu dans sa vie pour assurer la venue du Sauveur. Joseph se montre ainsi un modèle de docilité à la grâce. Eclairé par Dieu, il obéit.

  Méditation de l'évangile du vendredi 18 décembre

L'Espérance, au coeur de l'épreuve, ne fut pas refusée à Joseph. Cet homme a vu se briser son amour. Celle qu'il aime attend un enfant. Lui qui croyait connaître Marie… Il n'en dort plus, retourne mille fois dans son esprit le problème insoluble. Trahi, lui ne trahira pas. Il épargnera celle qu'il aime. Car, “juste” selon le coeur de Dieu, il oublie toute offense.

“Joseph, son mari, étant juste et ne voulant pas l'exposer au décri public, forma le dessein de la répudier secrètement”

Alors Dieu intervient au coeur même de son sommeil, pour lui rendre tout neuf son amour et le faire grandir à la dimension du salut du monde, en lui révélant simplement le Nom de ce nouveau Josué. Et il lui révèle, à lui aussi comme à Marie, dans une phrase dense et courte comme une lame de feu, que Dieu fait irruption dans le monde de l'homme pour le sauver, grâce à la puissance de son Esprit.

“Voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme, car ce qui est conçu en elle est l'ouvrage de l'Esprit Saint. Elle enfantera un fils. Et tu lui donneras le nom de Jésus. Car il sauvera son peuple de ses péchés” .

C'est tout, mais cela suffit à Joseph. Il accepte cette irruption violente de Dieu dans sa vie pour assurer la venue du Sauveur. Joseph se montre ainsi un modèle de docilité à la grâce. Eclairé par Dieu, il obéit.

“Réveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait commandé, et il prit avec lui sa femme; et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils”.

C'est Joseph qui donnera d'ailleurs au Messie son nom, un nom qui reprend le nom de Josué, Sauveur d'Israël, comme il est dit plus haut. Car en fait, c'est bien lui qui, usant de son droit de paternité au sujet de l'enfant de son épouse, lui donne son nom, Jésus, nom choisi par Dieu et indiqué par l'ange Gabriel à Marie.

Et Joseph lui donna le nom de Jésus

Et quand furent accomplis les huit jours après lesquels Il devait être circoncis, on lui donna le nom de Jésus, indiqué par l'ange avant qu'il eut été concu dans le sein de sa mère.

Dans la pensée même de Dieu, Jésus est l'Espérance des hommes. Celui qui corrige la faiblesse de la créature et la sauve de sa fragilité et de sa précarité. L'inachevé frôle l'Infini, le temporel rentre dans l'Eternel, le matériel se marie au Spirituel. Oui, Dieu a bien choisi le nom de Celui qui nous sauve : “Jésus”.


Père Gabriel

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Comme Saint Joseph soyons juste et acceptons ce que le Seigneur nous donne sans jugement critique d'autrui

PREMIÈRE LECTURE
« Je susciterai pour David un Germe juste » (Jr 23, 5-8)

Lecture du livre du prophète Jérémie

    Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,
où je susciterai pour David un Germe juste :
il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence,
il exercera dans le pays le droit et la justice.
    En ces jours-là, Juda sera sauvé,
et Israël habitera en sécurité.
Voici le nom qu’on lui donnera :
« Le-Seigneur-est-notre-justice. »

    C’est pourquoi, voici venir des jours
– oracle du Seigneur –
où, pour prêter serment, on ne dira plus :
« Par le Seigneur vivant,
qui a fait monter du pays d’Égypte
les fils d’Israël »,
    mais :
« Par le Seigneur vivant,
qui a fait monter du pays du nord
les gens de la maison d’Israël,
qui les a ramenés de tous les pays où il les avait chassés. »
Car ils demeureront sur leur sol.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 71 (72), 1-2, 12-13, 18-19)

R/ En ces jours-là fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des temps.
 (cf. ps 71, 7)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
lui seul fait des merveilles !
Béni soit à jamais son nom glorieux,
toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen ! Amen !

ÉVANGILE
Jésus, engendré en Marie, épouse de Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Chef de ton peuple Israël !
Toi qui as donné la Loi sur la montagne,
délivre-nous par la vigueur de ton bras.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère,
avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Il a pris sur lui une paternité qui n’était pas la sienne: elle venait du Père. Et il a endossé la paternité avec ce que cela signifiait: non seulement soutenir Marie et son enfant, mais aussi faire grandir cet enfant, lui enseigner un métier, le porter jusqu’à la maturité d’un homme.
«Charge-toi de la paternité qui n’est pas la tienne, elle est de Dieu»
.

Et cela, sans dire une parole. Dans l’Évangile, il n’y a aucune parole dite par Joseph.

Il est l’homme du silence, de l’obéissance silencieuse.
(Sainte-Marthe, 18 décembre 2017)

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Dieu donne au roi, son fils sa justice. il gouvernera son peuple avec justice, et fera droit aux malheureux !

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Le sceptre royal n’échappera pas à Juda » (Gn 49, 1-2.8-10)

Lecture du livre de la Genèse

    En ces jours-là,
Jacob appela ses fils et dit :
« Assemblez-vous ! Je veux vous dévoiler
ce qui vous arrivera dans les temps à venir.
    Rassemblez-vous, écoutez, fils de Jacob,
écoutez Israël, votre père.

    Juda, à toi, tes frères rendront hommage,
ta main fera plier la nuque de tes ennemis
et les fils de ton père se prosterneront devant toi.
    Juda est un jeune lion.
Tu remontes du carnage, mon fils.
Il s’est accroupi, il s’est couché comme un lion ;
ce fauve, qui le fera lever ?
    Le sceptre royal n’échappera pas à Juda,
ni le bâton de commandement, à sa descendance,
jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient,
à qui les peuples obéiront. »

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 71 (72), 1-2, 3-4, 7-8, 17)

R/ En ces jours-là fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des temps.
 (cf. Ps 71, 7)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

Montagnes, portez au peuple la paix,
collines, portez-lui la justice !
Qu’il fasse droit aux malheureux de son peuple,
qu’il sauve les pauvres gens, qu’il écrase l’oppresseur !

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !

ÉVANGILE
« Jésus, fils de David, fils d’Abraham » (Mt 1, 1-17)

Alléluia, Alléluia.
Viens, sagesse du Très-Haut !
Toi qui régis l’univers avec force et douceur,
enseigne-nous le chemin de vérité.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.

    Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
    Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
    Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
    Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
    Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
    Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
    Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
    Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
    Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

    Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
    Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
    Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
    Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

    Le nombre total des générations est donc :
depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ;
depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;
depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


 “Nous avons entendu ce passage de l’Évangile de Matthieu: mais, il est un peu ennuyeux, n’est-ce pas?

Untel engendra untel, untel engendra untel, untel engendra untel…

c’est une liste: mais c’est le chemin de Dieu! Le chemin de Dieu parmi les hommes, bons et méchants, parce que dans cette liste il y a des saints et il y a aussi des criminels pécheurs.

Il y a tellement de péché, ici. Mais Dieu ne s’effraie pas: il marche. Il marche avec son peuple.” (Sainte Marthe, 8 septembre 2015)

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La voie du Seigneur D.ieu est la voix de la Parole, appelant à ne pas suivre la voie ferrée des idolâtries.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Cieux, distillez d’en haut votre rosée » (Is 45, 6b-8.18.21b-25)

Lecture du livre du prophète Isaïe

« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre :
    je façonne la lumière et je crée les ténèbres,
je fais la paix et je crée le malheur.
C’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela.
    Cieux, distillez d’en haut votre rosée,
que, des nuages, pleuve la justice,
que la terre s’ouvre, produise le salut,
et qu’alors germe aussi la justice.
Moi, le Seigneur, je crée tout cela. »

    Ainsi parle le Seigneur, le Créateur des cieux,
lui, le Dieu qui fit la terre et la façonna,
lui qui l’affermit,
qui l’a créée, non pas comme un lieu vide,
mais qui l’a façonnée pour être habitée :
« Je suis le Seigneur :
il n’en est pas d’autre !
    N’est-ce pas moi, le Seigneur ?
Hors moi, pas de Dieu ;
de Dieu juste et sauveur,
pas d’autre que moi !
    Tournez-vous vers moi : vous serez sauvés,
tous les lointains de la terre !
Oui, je suis Dieu : il n’en est pas d’autre !
            Je le jure par moi-même !
De ma bouche sort la justice,
la parole irrévocable.
Devant moi, tout genou fléchira,
toute langue en fera le serment :
    Par le Seigneur seulement – dira-t-elle de moi –
la justice et la force ! »

Jusqu’à lui viendront, couverts de honte,
tous ceux qui s’enflammaient contre lui.
    Elle obtiendra, par le Seigneur, justice et louange,
toute la descendance d’Israël.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)

R/ Ciel, répands ta rosée !
Nuées, faites pleuvoir le juste !
 (cf. Is 45, 8 (Vg))

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

ÉVANGILE
« Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu » (Lc 7, 18b-23)

Alléluia, Alléluia.
Élève la voix, toi qui portes la Bonne Nouvelle !
Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance.
Alléluia. (cf. Is 40, 9-10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jean le Baptiste appela deux de ses disciples
    et les envoya demander au Seigneur :
« Es-tu celui qui doit venir,
ou devons-nous en attendre un autre ? »
    Arrivés près de Jésus, ils lui dirent :
« Jean le Baptiste nous a envoyés te demander :
Es-tu celui qui doit venir,
ou devons-nous en attendre un autre ? »

    À cette heure-là,
Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies,
de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés,
et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir.
    Puis il répondit aux envoyés :
« Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu :
les aveugles retrouvent la vue,
les boiteux marchent,
les lépreux sont purifiés,
les sourds entendent,
les morts ressuscitent,
les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
    Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


«L’Église existe pour proclamer, pour être la voix d’une Parole, de son époux, qui est la Parole.

Et l’Église existe pour proclamer cette Parole jusqu’au martyr.

Martyr précisément dans les mains des superbes, des plus grands de la Terre.

Jean pouvait se faire important, il pouvait dire quelque chose de lui.

«Mais je ne pense jamais à moi», seulement à cela: il indiquait, il sentait voix et non pas Parole. Le secret de Jean. Pourquoi Jean est-il saint et n’a-t-il pas péché ?

Parce jamais il n’a considéré une vérité comme sienne.

Demandons la grâce d’imiter Jean, sans idées propres, sans un Évangile pris comme propriété, seulement une Église voix qui indique la Parole, et cela jusqu’au martyr. Ainsi soit-il!»

(Sainte Marthe, 24 juin 2013)  

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Qui se repend et suit la Parole de Jésus, quel que soit son passé, verra la vrai justice de D.ieu par son pardon.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
Le salut messianique est promis à tous les pauvres. (So 3, 1-2.9-13)

Lecture du livre du prophète Sophonie

Ainsi parle le Seigneur :
Malheur à la rebelle, l’impure,
Jérusalem, la ville tyrannique !
Elle n’a pas écouté l’appel,
elle n’a pas accepté la leçon,
elle n’a pas fait confiance au Seigneur,
de son Dieu elle ne s’est pas approchée.

Alors, je rendrai pures les lèvres des peuples
pour que tous invoquent le nom du Seigneur
et, d’un même geste, le servent.
D’au-delà des fleuves d’Ethiopie,
ceux qui m’adorent, mes enfants dispersés,
m’apporteront mon offrande.
Ce jour-là, tu n’auras plus à rougir
de tes méfaits, de tes crimes contre moi,
car alors j’extirperai de toi
ceux qui se vantent avec insolence,
tu cesseras de te pavaner
sur ma montagne sainte.
Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ;
il prendra pour abri le nom du Seigneur.
Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ;
ils ne diront plus de mensonge ;
dans leur bouche, plus de langage trompeur.
Mais ils pourront paître et se reposer,
nul ne viendra les effrayer.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(33 (34), 2-3, 6-7, 16-18, 19.23)

R/ Un pauvre crie ;
le Seigneur entend.
 
 (Ps 33, 7a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

ÉVANGILE
« Jean est venu : les publicains et les prostituées ont cru à sa parole » (Mt 21, 28-32)

Alléluia, Alléluia. Viens, Seigneur, ne tarde plus, délivre ton peuple de ses fautes ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens :
« Quel est votre avis ?
Un homme avait deux fils.
Il vint trouver le premier et lui dit :
“Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.”
Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Puis le père alla trouver le second
et lui parla de la même manière.
Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !”
et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? »
Ils lui répondent :
« Le premier. »
Jésus leur dit :
« Amen, je vous le déclare :
les publicains et les prostituées
vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,
et vous n’avez pas cru à sa parole ;
mais les publicains et les prostituées y ont cru.
Tandis que vous, après avoir vu cela,
vous ne vous êtes même pas repentis plus tard
pour croire à sa parole. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE

 «Où est ma confiance?
Dans le pouvoir, les amis, l’argent ? Dans le Seigneur ! C’est donc cet héritage que nous promet le Seigneur:
“Je ne laisserai subsister en ton sein qu’un peuple humble et modeste, et c’est dans le nom de Yahvé qu’il cherchera refuge”.
Humble car il se sent pécheur; pauvre car son cœur est attaché aux richesses de Dieu et s’il en a, c’est pour les administrer; confiant dans le Seigneur car il sait que seul le Seigneur peut garantir une chose qui lui fasse du bien.
Et vraiment, ces chefs des prêtres auxquels Jésus s’adressait ne comprenaient pas ces choses, et Jésus a dû leur dire qu’une prostituée entrerait d’abord dans le Royaume des Cieux». (Sainte-Marthe, 15 décembre 2015)

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Jésus dit : " Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela." il était le serviteur de tous, cela lui donnait autorité.”

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Un astre se lève, issu de Jacob » (Nb 24, 2-7.15-17a)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
levant les yeux, le prophète païen Balaam
vit Israël qui campait, rangé par tribus.
L’esprit de Dieu fut sur lui,
et il prononça ces paroles énigmatiques :
« Oracle de Balaam, fils de Béor,
oracle de l’homme au regard pénétrant,
oracle de celui qui entend les paroles de Dieu.
Il voit ce que le Puissant lui fait voir,
il tombe en extase, et ses yeux s’ouvrent.
Que tes tentes sont belles, Jacob,
et tes demeures, Israël !
Elles s’étendent comme des vallées,
comme des jardins au bord d’un fleuve ;
le Seigneur les a plantées comme des aloès,
comme des cèdres au bord des eaux !
Un héros sortira de la descendance de Jacob,
il dominera sur des peuples nombreux.
Son règne sera plus grand que celui de Gog,
sa royauté sera exaltée. »

Balaam prononça encore ces paroles énigmatiques :
« Oracle de Balaam, fils de Béor,
oracle de l’homme au regard pénétrant,
oracle de celui qui entend les paroles de Dieu,
qui possède la science du Très-Haut.
Il voit ce que le Puissant lui fait voir,
il tombe en extase, et ses yeux s’ouvrent.
Ce héros, je le vois – mais pas pour maintenant –
je l’aperçois – mais pas de près :
Un astre se lève, issu de Jacob,
un sceptre se dresse, issu d’Israël. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)

R/ Seigneur, fais-moi connaître ta route !
 
 (cf. Ps 24, 4b)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

ÉVANGILE
« Le baptême de Jean, d’où venait-il ? » (Mt 21, 23-27)

Alléluia, Alléluia. Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Alléluia. (Ps 84, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus était entré dans le Temple,
et, pendant qu’il enseignait,
les grands prêtres et les anciens du peuple
s’approchèrent de lui et demandèrent :
« Par quelle autorité fais-tu cela,
et qui t’a donné cette autorité ? »
Jésus leur répliqua :
« À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ;
et si vous me répondez,
je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela :
Le baptême de Jean, d’où venait-il ?
du ciel ou des hommes ? »
Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement :
« Si nous disons : “Du ciel”,
il va nous dire :
“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
Si nous disons : “Des hommes”,
nous devons redouter la foule,
car tous tiennent Jean pour un prophète. »
Ils répondirent donc à Jésus :
« Nous ne savons pas ! »
Il leur dit à son tour :
« Moi, je ne vous dis pas non plus
par quelle autorité je fais cela.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


 “Jésus servait les gens, il expliquait les choses pour que les gens comprennent bien: il était au service des personnes.

Il avait un comportement de serviteurs, et cela lui donnait autorité. En revanche, ces docteurs de la loi que les gens…

oui, qu’ils écoutaient, respectaient, mais ne sentaient pas qu’ils avaient autorité sur eux, ceux-là avaient une psychologie de princes:

«Nous, nous sommes les maîtres, les princes, et nous vous enseignons. Pas de service: nous, nous commandons, vous, vous obéissez».

Et Jésus ne s’est jamais fait passer pour un prince: il était toujours le serviteur de tous, et c’est cela qui lui donnait autorité.”

  (Sainte-Marthe, 10 janvier 2017)

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28. Sermon de St Augustin

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.


Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui Es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui Es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Augustin (354-430)

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Sermons sur l'évangile de Saint Jean, n°2, §5-7 (trad. M.-F. Berrouard; Bibliothèque augustinienne, t. 71; Brepols 1993, p. 183s rev.)


« Il est venu pour rendre témoignage à la Lumière »
 

Comment le Christ est-il venu ? Il est apparu en homme. Parce qu'il était homme à ce point que Dieu était caché en lui, un homme remarquable a été envoyé devant lui pour faire reconnaître qu'il était plus qu'un homme, lui, le Christ. (...) Qui était-il, celui qui devait ainsi rendre témoignage à la Lumière ? Un être remarquable, ce Jean, un homme d'un haut mérite, d'une grâce éminente, d'une grande élévation. Admire-le, mais comme on admire une montagne : la montagne reste dans les ténèbres tant que la lumière ne vient pas l'envelopper : « Cet homme n'était pas la Lumière ». Ne prends pas la montagne pour la lumière ; ne va pas te briser contre elle, bien loin d'y trouver du secours. 

            Et que faut-il admirer alors ? La montagne, mais comme montagne. Élève-toi jusqu'à celui qui éclaire cette montagne qui est dressée pour recevoir, la première, les rayons du soleil, afin de les renvoyer à tes yeux. (...) De nos yeux, on dit aussi qu'ils sont des lumières ; et pourtant si on n'allume pas de lampe la nuit ou si le soleil ne se lève pas durant le jour, nos yeux s'ouvrent en vain. Jean lui-même était ténèbres avant d'être illuminé ; il n'est devenu lumière que par cette illumination. S'il n'avait pas reçu les rayons de la Lumière, il serait demeuré ténèbres comme les autres. (...) 

            Et la Lumière elle-même, où est-elle ? « la Lumière véritable qui illumine tout homme en venant dans ce monde » ? (Jn 1,9) S'il illumine tout homme, il illuminait aussi Jean, par qui il voulait être manifesté. (...) Il venait pour des intelligences infirmes, pour des cœurs blessés, pour des âmes aux yeux malades (...), des gens incapables de le voir directement. Il a couvert Jean de ses rayons. En proclamant qu'il avait été lui-même illuminé, Jean a fait connaître Celui qui illumine, Celui qui éclaire, Celui qui est la source de tout don.

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LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,
guérir ceux qui ont le cœur brisé,
proclamer aux captifs leur délivrance,
aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur,
mon âme exulte en mon Dieu.
Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice,
comme le jeune marié orné du diadème,
la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange
devant toutes les nations.

– Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)

R/ Mon âme exulte en mon Dieu.
 
 (Is 61, 10)

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour

DEUXIÈME LECTURE
« Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
soyez toujours dans la joie,
priez sans relâche,
rendez grâce en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard
dans le Christ Jésus.
N’éteignez pas l’Esprit,
ne méprisez pas les prophéties,
mais discernez la valeur de toute chose :
ce qui est bien, gardez-le ;
éloignez-vous de toute espèce de mal.
Que le Dieu de la paix lui-même
vous sanctifie tout entiers ;
que votre esprit, votre âme et votre corps,
soient tout entiers gardés sans reproche
pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.
Il est fidèle, Celui qui vous appelle :
tout cela, il le fera.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit du Seigneur est sur moi :
il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Alléluia. (cf. Is 61, 1)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Voici le témoignage de Jean,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit :
« Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit :
« Non. »
Alors ils lui dirent :
« Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,

comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Pour préparer la voie au Seigneur qui vient, il est nécessaire de tenir compte des exigences de la conversion à laquelle nous invite Jean-Baptiste.
Quelles sont les exigences de cette conversion?
Tout d’abord, nous sommes appelés à assainir les dépressions produites par la froideur et par l’indifférence, en nous ouvrant aux autres avec les sentiments de Jésus, c’est-à-dire avec cette cordialité et cette attention fraternelle qui se charge des besoins de son prochain.
On ne peut pas avoir une relation d’amour, de charité, de fraternité avec le prochain s’il y a des «trous», de même qu’on ne peut pas avancer sur un chemin qui a beaucoup de trous. …

Nous ne pouvons pas capituler face aux situations négatives de fermeture et de refus; nous ne devons pas nous laisser assujettir par la mentalité du monde, car le centre de notre vie est Jésus et sa parole de lumière, d’amour, de consolation. C’est Lui! (Angélus, 9 décembre 2018)

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L'ardeur et l'amour avec lesquels Marie veille sur nous du haut du ciel, et travaille, par d'infatigables prières,

ÉVANGILE


« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)
Alléluia. Alléluia.
Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Nous te remercions, Mère Immaculée, de nous rappeler que, par l’amour de Jésus Christ, nous ne sommes plus esclaves du péché, mais libres, libres d’aimer, de nous aimer, de nous aider comme des frères, même si nous sommes différents entre nous

– grâce à Dieu, nous sommes différents entre nous !

Merci parce que, par ta pureté, tu nous encourages à ne pas avoir honte du bien, mais du mal, tu nous aides à tenir loin de nous le malin, qui par la ruse nous attire à lui, dans des spirales de mort; tu nous donne la douce mémoire de notre état d’enfants de Dieu, Père d’immense bonté, fontaine éternelle de vie, de beauté et d’amour.

(Prière à Marie Immaculée, Place d’Espagne, le 8 décembre 2019)

Saint Pie X


pape de 1903 à 1914

Encyclique « Ad diem illum laetissimum » (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana; rev.)
Contempler l’Immaculée


Si la foi, comme dit l'Apôtre, n'est autre chose que « le fondement des choses à espérer" (Eb 11, 1), on conviendra aisément que puisque l'Immaculée Conception de Marie confirme notre foi, elle ravive aussi en nous l'espérance. D'autant plus que si la Vierge a été affranchie de la tache originelle, c'est parce qu'elle devait être la Mère du Christ : or, elle fut Mère du Christ afin que nos âmes pussent revivre à l'espérance.

            Et maintenant, pour omettre ici la charité à l'égard de Dieu, qui ne trouverait dans la contemplation de la Vierge immaculée un stimulant à observer religieusement le précepte de Jésus Christ, celui qu'il a déclaré sien par excellence, à savoir que nous nous aimions les uns les autres, comme il nous a aimés ? « Un grand signe est apparu dans le ciel : une femme, revêtue du soleil, ayant sous ses pieds la lune, et, autour de sa tête, une couronne de douze étoiles » (Ap 12,1). Or, nul n'ignore que cette femme signifie la Vierge Marie, qui, sans atteinte pour son intégrité, engendra notre Chef.

            Et l'Apôtre de poursuivre : « Ayant un fruit en son sein, l'enfantement lui arrachait de grands cris et lui causait de cruelles douleurs » (Ap 12,2). Saint Jean vit donc la très sainte Mère de Dieu au sein de l'éternelle béatitude et toutefois en travail d'un mystérieux enfantement. Quel enfantement ? Le nôtre assurément, à nous qui, retenus encore dans cet exil, avons besoin d'être engendrés au parfait amour de Dieu et à l'éternelle félicité. Quant aux douleurs de l'enfantement, elles marquent l'ardeur et l'amour avec lesquels Marie veille sur nous du haut du ciel, et travaille, par d'infatigables prières, à porter à sa plénitude le nombre des élus.

            C'est notre désir que tous les fidèles s'appliquent à acquérir cette vertu de charité, et profitent surtout pour cela des fêtes (…) en l'honneur de la Conception immaculée de Marie.

Homélie du Père Gilbert Adam

Jésus soupira profondément en son esprit et dit : Pourquoi cette génération demande–t–elle un signe ?

« Qu’a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. »

« Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. » Jésus vient restaurer notre relation avec Dieu. Au lieu d’être reçu, il est suspecté ! Cette attitude détériore toute relation qui demande à priori la confiance, surtout dans la relation avec Dieu. Les Pharisiens se sont approprier le monopole de la relation à Dieu et des dons de Dieu. Quand nous nous recevons de Dieu, la plus belle attitude est celle de l’action de grâce qui déborde en supplication et en reconnaissance. Dieu est si bon qu’il nous donne ce qu’il a de meilleur. La Vierge Marie, en présentant Jésus au Temple a donné ce qu’elle avait reçu de plus merveilleux : Jésus, elle l’a remis à Dieu. N’est-ce pas la meilleure manière de garder le don en Dieu ? Le consacrer, le mettre au service de Dieu au lieu de nous approprier les dons de Dieu !

"Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »

Notre vie est remplie des signes de la tendresse de Dieu ! Faut-il que nous cherchions à l’extérieur ce que nous ne voyons pas à l’intérieur ? Nous n’avons pas besoin de demander des signes comme les pharisiens de l’Evangile. Jésus a beaucoup parlé, Il a fait des signes étonnants. Mais les Pharisiens ne croient pas en Lui. Alors Jésus soupire au plus profond de lui-même, Il est meurtri. Il remonte dans la barque, et il s’en va, montrant ainsi son désaccord. Il est en droit d’attendre une relation d’amour réciproque qui se donne dans la reconnaissance car Dieu attend que nous demeurions dans cette relation d’amour.

« Et les laissant là, il s’embarqua de nouveau et partit pour l’autre rive. »

Nous demandons la grâce de rejoindre la Vierge Marie dans son offrande : Nous voulons rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne et cultiver le don de Dieu. Si Dieu nous a fait un don et que nous demeurons dans l’action de grâce, nous demeurons dans la grâce du don qu’il nous a fait. Le don qu’il nous a fait, n’est pas fait à un moment précis et pour un temps qui finirait. Le don que Dieu nous fait est infini, il est de toujours à toujours. Nous demeurons dans le don de Dieu, ainsi il demeure et nous nous réjouissons de ce don. Nous n’avons pas besoin de demander des signes puisque nous recevons les dons de Dieu avec action de grâce et nous célébrons les merveilles de Dieu. Les merveilles que Dieu fait sont innombrables ! Le signe de l’Amour infini de Dieu est à l’intérieur de notre relation à Dieu.

Nous demandons la grâce de dire merci à Dieu de tout ce qu’il nous donne.

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LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Je mettrai une hostilité entre ta descendance et la descendance de la femme » (Gn 3, 9-15.20)

Lecture du livre de la Genèse

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre,
    le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
    L’homme répondit :
« J’ai entendu ta voix dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
    Le Seigneur reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont je t’avais interdit de manger ? »
    L’homme répondit :
« La femme que tu m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
    Le Seigneur Dieu dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
    Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
    Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »
    L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante),
parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles.
 (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu nous a choisis, dans le Christ, avant la formation du monde » (Ep 1, 3-6.11-12)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Béni soit Dieu, le Père
de notre Seigneur Jésus Christ !

Il nous a bénis et comblés
des bénédictions de l’Esprit,
au ciel, dans le Christ.

    Il nous a choisis, dans le Christ,
avant la fondation du monde,
pour que nous soyons saints, immaculés
devant lui, dans l’amour.

    Il nous a prédestinés
à être, pour lui, des fils adoptifs
par Jésus, le Christ.

Ainsi l’a voulu sa bonté,
    à la louange de gloire de sa grâce,
la grâce qu’il nous donne
dans le Fils bien-aimé.

    En lui, nous sommes devenus
le domaine particulier de Dieu,
nous y avons été prédestinés
selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :
il a voulu  que nous vivions
à la louange de sa gloire,
nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)

Alléluia. Alléluia.
Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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