Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

evangile

Publié depuis Overblog et Facebook et Twitter

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 17,11-19.


En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)
religieuse

Petit Journal, § 1286 (Petit journal : la Miséricorde divine dans mon âme; trad. Apostolat de la Miséricorde divine; Parole et Dialogue 2002, p. 433)


« Il se jeta aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »
Je te remercie, mon Dieu, pour toutes les grâces,
Dont tu me combles sans cesse,
Et qui m'éclairent, comme la lumière du soleil,
Par elles tu me montres le chemin sûr.

Merci, mon Dieu, de m'avoir créée,
De m'avoir appelée du néant à l'existence,
D'y avoir marqué ta divine empreinte,
Et de ne l'avoir fait que par amour.

Merci, mon Dieu, pour le saint baptême,
Qui m'a incorporée à la famille divine ;
C'est un don inconcevable et grand,
Qui transforme nos âmes.

Merci, Seigneur, pour la sainte confession
Pour cette source de grande miséricorde,
Qui est intarissable,
Pour cette source inconcevable de grâces,
Qui rend la blancheur aux âmes souillées par le péché.

Je te remercie, Jésus, pour la sainte Communion,
Par laquelle toi-même tu te donnes à nous ;
Je sens comme ton cœur bat en ma poitrine,
Comme toi-même tu épanouis la vie divine en moi.

Je te remercie, Saint Esprit, pour le sacrement de la confirmation,
Qui m'a armée chevalier à ton service,
Et donne force à l'âme à chaque instant,
Et me protège du mal. (…)

Je te remercie, Seigneur, pour le sacrement de l'extrême-onction
Qui me fortifiera pour la lutte dans mes derniers moments,
Et m'aidera à parvenir au salut,
Et donnera force à mon âme,
Afin que nous nous réjouissions éternellement.

Merci, mon Dieu, pour toutes les inspirations,
Dont ta bonté me comble,
Pour ces illuminations intérieures de l'âme,
Qu'on ne peut pas exprimer, mais que le cœur ressent.

Merci, Sainte Trinité, pour cette foule de grâces,
Dont tu me combles à chaque instant, ma vie durant.
Ma gratitude croîtra à mon entrée dans l'aube éternelle,
Lorsque j'entonnerai pour la première fois un chant à ta gloire.

 

Méditation de l'évangile père Gabriel

 

Etonnant regard que celui de Jésus ! Il voit ces pauvres lépreux, Il souffre avec eux, Il les renvoie guéris, ou tout comme, puisqu'ils le seront en chemin. combien nos regard sont indifférents Combien celui du Seigneur savait voir et deviner la détresse

 

Guérison des dix lépreux

 

 

"Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit :« Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés."

Les malades l'aiment et savent combien son coeur est ouvert à toutes les misères. Et voici qu'eux, les bannis du village, les pourris vivants, dans leur grande détresse, courent vers Jésus pour se faire guérir, tout en gardant les distances légales.

Car les lépreux n'avaient pas le droit d'entrer dans les villages. Ainsi le miracle des lépreux s'insère-t-il dans la vie quotidienne d'Israël. Le village se défend de la contagion : interdiction aux lépreux d'entrer.

Etonnant regard que celui de Jésus ! Il voit ces pauvres lépreux, Il souffre avec eux, Il les renvoie guéris, ou tout comme, puisqu'ils le seront en chemin. Combien nos regard sont indifférents;  combien celui du Seigneur savait voir et deviner la détresse.

L'un d'eux, voyant qu'il était guéri,revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain.

Jésus redonne joie et goût de vivre à un pauvre homme qui, rayonnant et jubilant, revient vers Lui lui crier son bonheur.

" Au lépreux guéri en chemin, venu le remercier, Jésus demande : Tous les dix n'ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s'est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !"

On sent toute sa déception rien que dans le tour de sa phrase.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »

Avoir la lèpre, c’est être condamné à vivre en marge de la communauté humaine. C’est à l’entrée d’un village, que Jésus entend : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » Dix lépreux sont là, compagnons de misère, mais décidés à saisir la chance de leur vie en criant vers Jésus, car ils sont rejetés des hommes. Ils se tiennent à distance, par habitude, par crainte. Dans notre relation à Jésus, nous croyons aussi que notre situation de pécheurs nous éloigne de l’amour de Dieu. Nous avons peur de nous approcher de lui tels que nous sommes. Jésus marche vers sa mort et sa résurrection, il marche vers Jérusalem. Ces "Dix lépreux" rassemblés, constituent une assemblée de prières. Ils crient : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Ils sont le symbole de l’humanité, ils sont représentatifs du peuple de Dieu qui a besoin d’être guéri. Nous supplions encore comme ces lépreux : "Jésus aie pitié de nous, viens à notre secours." Remplis nous de ton amour Jésus, mets en notre cœur les sentiments qui sont dans ton cœur. Ces cris de supplication et d’action de grâce sont notre vie de prière. Jésus marche pour accomplir notre purification et notre sanctification. Il ne brusque rien, il respecte la gêne de ces lépreux, qui se sentent si laids et si peu agréables.

« A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Nous croyons qu’une distance nous sépare de Jésus. Or, jamais Jésus n’est plus proche de nous, que lorsque nous souffrons, lorsque nous sentons le poids de la solitude, et que nous nous croyons coupés de tout secours humain. D’après la Loi, il revenait aux prêtres de faire le constat officiel de la guérison, puis d’offrir des sacrifices. En cours de route, ces lépreux furent purifiés. L’un d’eux, revient sur ses pas et il glorifie Dieu. Cet ancien lépreux se jette la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Un nouveau dialogue, plus riche, s’établit avec Jésus qui lui dit : « ta foi t’a sauvé. » Jésus donne le sens final de la guérison, il lui offre d’entrer dans le salut, dans la vie en plénitude. Il y a aussi dans notre vie des événements qui surgissent et dont il nous faut trouver le sens véritable. Nous entrons alors dans la louange, Jésus nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Rien n’échappe à l’action purifiante et bienfaisante de Jésus. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.

Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Jésus nous demande un acte de foi total. Se mettre en route pour le constat de la guérison de la lèpre est l’obéissance à la parole de Jésus. Devant la guérison subite, complète, pour les dix en même temps, ils ont cru, mais un seul est venu remercier Jésus. Les neuf ont reçu le cadeau de Jésus et cela leur a semblé normal. La bonté de Dieu ne les a pas tirés de leur torpeur ; ils ont seulement saisi son bienfait. Ils n’ont pas compris qu’à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe. Dieu les libérait pour la louange et le service. Le samaritain, lui, est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que Jésus l’aimait au point de le guérir. Il se prosterne aux pieds de Jésus pour lui dire avec son corps guéri, avec son cœur adouci par la joie, le merci qui n’est dû qu’à Dieu. Devenir un vrai disciple de Jésus reconnaissant, nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Nous rendons grâce à Dieu, et nous nous souvenons de nos frères. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.

Prière:

Seigneur toi qui est pardon et justice tu le démontre en disant au lépreu: « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Mais aussi tu dit non seulement il faut avoir la foi, mais aussi lui rendre grâce pour tout ce qu'il nous donne. Redonne nous la vigueur, pour devenir des êtres d’actions de grâce.

Emounawh 

10 novembre 2021

Voir les commentaires

Le Maître de l’univers ne reculera devant personne,car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits, il prend soin de tous

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Écoutez, ô rois, et comprenez, afin que vous appreniez la sagesse » (Sg 6, 1-11)
Lecture du livre de la Sagesse

Écoutez, ô rois, et comprenez ;
instruisez-vous, juges de toute la terre.
    Soyez attentifs, vous qui dominez les foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples.
    Car la domination vous a été donnée par le Seigneur, et le pouvoir, par le Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions.
    En effet, vous êtes les ministres de sa royauté ;
si donc vous n’avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu,
    il fondra sur vous, terrifiant et rapide, car un jugement implacable s’exerce sur les grands ;
    au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront jugés avec puissance.
    Le Maître de l’univers ne reculera devant personne, la grandeur ne lui en impose pas ; car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits :
il prend soin de tous pareillement.
    Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse.
    C’est donc pour vous, souverains, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse et que vous évitiez la chute,  car ceux qui observent saintement les lois saintes seront reconnus saints, et ceux qui s’en instruisent y trouveront leur défense.
    Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 81 (82), 3-4, 6-7)
R/ Lève-toi, Dieu, juge la terre ! (Ps 81, 8a)

Rendez justice au faible, à l’orphelin ;
faites droit à l’indigent, au malheureux.
Libérez le faible et le pauvre,
arrachez-le aux mains des impies.

Je l’ai dit : Vous êtes des dieux,
des fils du Très-Haut, vous tous !
Pourtant, vous mourrez comme des hommes,
comme les princes, tous, vous tomberez !

ÉVANGILE
« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)
Alléluia. Alléluia.
Rendez grâce en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.

Alléluia. (1 Th 5, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
    Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent :
« Jésus, maître, prends pitié de nous. »
    À cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »

En cours de route, ils furent purifiés.
    L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
    Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
    Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
    Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Ce récit, pour ainsi dire, divise le monde en deux: ceux qui ne remercient pas et ceux qui remercient;
ceux qui prennent tout comme un dû et ceux qui acceptent tout comme un don, comme une grâce. (...)

La prière d'action de grâce commence toujours ici
à partir de la reconnaissance de soi comme précédé par la grâce.

Nous avons été pensés avant d'apprendre à penser;
nous avons été aimés avant d'apprendre à aimer;
nous avons été désirés avant qu'un désir n'éclate dans nos cœurs.

Si nous regardons la vie de cette manière, alors "merci" devient le motif qui guide nos journées.

(Audience générale du 30 décembre 2020)

 

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog et Facebook et Twitter

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Jean 2,13-22.
 

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Augustin (354-430)
évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Discours sur les psaumes, Ps 130, 1-2
Le Temple saint, le Corps du Christ


« Le Seigneur les chassa tous du Temple. » L'apôtre Paul dit : « Le temple de Dieu est saint et ce temple, c'est vous » (1Co 3,17), c'est-à-dire, vous tous qui croyez au Christ et qui croyez au point de l'aimer (...) Tous ceux qui croient ainsi sont les pierres vivantes dont s'édifie le temple de Dieu (1P 2,5) ; ils sont comme ce bois imputrescible dont a été construite l'arche que le déluge n'a pas pu submerger (Gn 6,14). Ce temple, le peuple de Dieu, les hommes eux-mêmes, c'est l'endroit où Dieu exauce quand on l'y prie. Ceux qui prient Dieu en dehors de ce temple ne sauraient être exaucés pour la paix de la Jérusalem d'en haut, même s'ils sont exaucés pour certains biens matériels que Dieu accorde aussi aux païens. (...) Mais c'est tout autre chose d'être exaucé en ce qui concerne la vie éternelle ; cela n'est accordé qu'à ceux qui prient dans le temple de Dieu.

            Car celui qui prie dans le temple de Dieu prie dans la paix de l’Église, dans l'unité du Corps du Christ, parce que le Corps du Christ est constitué de la multitude des croyants répartis sur toute la terre. (...) Et celui qui prie dans la paix de L’Église prie « en esprit et en vérité » (Jn 4,23) ; l'ancien Temple n'en était que le symbole. En effet, c'était pour nous instruire que le Seigneur a chassé du Temple ces hommes qui ne cherchaient que leur propre intérêt, qui ne s'y rendaient que pour acheter et pour vendre. Si cet ancien Temple a dû subir cette purification, il est évident que le Corps du Christ lui aussi, le temple véritable, contient des acheteurs et vendeurs mêlés à ceux qui prient, c'est à dire des hommes qui ne cherchent que « leur propre avantage et non celui de Jésus Christ » (Ph 2,21). (...) Un temps viendra où le Seigneur mettra dehors tous ces péchés.

 

Méditation de l'évangile du

père Gabriel

 Jésus venu prier dans le Saint (cette partie du temple où l'on venait se recueillir) sent la colère monter en lui devant cette profanation. Nous ne pouvons qu'admirer la splendide vigueur du Seigneur : valse des tables et de la monnaie, valse des bancs des changeurs, seules les colombes qui l'ont racheté, trouvent grâce...

Les vendeurs du temple

Jésus nous prêche l'énergie, non seulement par ses paroles (n'est-Il pas l'homme des impératifs) mais aussi dans ses actes.

" Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes :« Enlevez cela d'ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce "

Jésus est capable de s'emporter pour la gloire de Dieu. Le texte de Jean nous montre bien la fougue du Seigneur. Son action rapide et énergique, en face de ceux qui avaient transformé le temple en marché, a dû réjouir saint Jean, bouillant "Fils du tonnerre" comme l'appellera Jésus. Il décrit si bien le scène ! :

Jésus venu prier dans le Saint (cette partie du temple où l'on venait se recueillir) sent la colère monter en lui devant cette profanation. Nous ne pouvons qu'admirer la splendide vigueur du Seigneur : valse des tables et de la monnaie, valse des bancs des changeurs, seules les colombes qui l'ont racheté, trouvent grâce...Les grands prêtres et les scribes, surpris et affolés, arrivent après la bataille.

Pour Jésus, Dieu n'est pas un être lointain, mais le Père qui l'a envoyé et dont les juifs doivent respecter le Temple. C'est là, dans le silence, que l'on devrait le rencontrer, et non dans le tohu-bohu des marchands.

Face à l'autorité du Temple qui n'accomplit plus son travail, en laissant s'installer le trafic dans le sanctuaire, Jésus manifeste une liberté d'esprit absolue. Il ne mâche pas ses mots.

Les juifs lui demandent des comptes : « Les juifs donc prirent la parole et lui dirent : Quel miracle nous montres-tu pour agir de la sorte ? Jésus répondit et leur dit :  Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai »

Devant les Princes des Prêtres, Jésus ne se démonte pas. Il répond en faisant appel à son identité profonde, et à un pouvoir que ses interlocuteurs ne saisissent pas du tout d'ailleurs..." Les juifs donc lui dirent : On a mis quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ? Mais Il parlait du Temple de son corps. Lors donc qu'Il fut ressuscité (relevé) d'entre les morts, ses disciples se souvinrent de cette prédiction, en se disant : C'est cela qu'Il disait ".

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Dédicace de la basilique du Latran

"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. »

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran, la Cathédrale de l’évêque de Rome, successeur de Pierre. Le temple est un lieu de beauté où l’on rencontre Dieu, un lieu où Dieu se fait proche et où nous acceptons de nous approcher de lui. L’Évangile de la purification du Temple est toujours très actuel : "Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce !" Dans le Temple, le commerce des hommes gêne la rencontre avec le Seigneur Dieu. Trop d’intermédiaires veulent servir à la fois Dieu et Mamôn. Durant les siècles qui ont suivi la Mort et la Résurrection de Jésus, à Rome les chrétiens étaient persécutés. C’était le temps des premiers Martyrs. Dans cette épreuve, ils se sont réfugiés dans les « caves, » les Catacombes. Les saints Mystères étaient célébrés dans ces lieux secrets, l’annonce de la Bonne Nouvelle se faisait ainsi en Secret. Dans ce contexte, le « Mystère » et « l’intériorité » étaient favorisés.

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. » 

Le temple de Salomon à Jérusalem avait été rebâti pour la communauté des pauvres, au retour d’un exil de quarante ans. Quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, si notre cœur est encombré de marchandises et de calculs, il est comme un temple profané. Mais nous désirons sincèrement les rendez-vous d’alliance avec notre Père qui nous appelle. Sous le règne de Constantin, l’Église reçoit des bâtiments, une cathédrale, avec la possibilité de célébrer les Saints Mystères à ciel ouvert ! Le Culte chrétien devient public, reconnu, ouvert au monde. La nouvelle épreuve sera que « l’esprit du monde », en matière de pouvoir, de savoir et d’avoir entre dans les mœurs de l’Église. Il lui faut trouver une intériorité plus grande car la tentation sera de faire en Église ce qui se fait dans le monde. Nous supplions Jésus que le Père nous trouve chaque jour ouverts à sa rencontre, en attente d’un dialogue où il va nous promouvoir à notre liberté filiale. Nous sommes, avec le Christ Jésus, ce temple où habite l’Esprit de Dieu. Tous, nous entrons comme autant de pierres vivantes, dans la construction d’une vivante maison de Dieu, l’Église sainte. Jésus nous donne de vivre Dieu déjà sur la terre dans des relations d’amour toutes nouvelles : "Voyez comme ils s’aiment," disait-on des premiers chrétiens.

Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Jésus répond par cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jean commente : « Mais lui parlait du temple de son corps. » Le corps de Jésus, c’est sa Personne vivante, le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité. Le Mystère du Dieu vivant est célébré au milieu des hommes, alors qu’il était jusqu’alors célébré dans le Secret. L’Église a reçu la possibilité de célébrer les Mystères du Christ en public. Les célébrations extérieures ouvrent à des possibilités de dérives ! Jésus est pour nous le Temple de la nouvelle alliance. C’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père. C’est lui, qui conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l’Esprit Saint qui nous fait vivre.

Prière:

Ô mon Seigneur de Jésus, nous te demandons pardon. Aide-nous à faire ta volonté, et non pas devenir les marchands du temple en pierre. Mais apprends-nous à être à être digne d'édifier ton temple, et donne-nous le signe que nous marchons selon ta Parole et de vivre la bonne nouvelle.

 

Emounawh

 

Voir les commentaires

Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jn 2, 13-22)Vous êtes un sanctuaire de Dieu » (1 Co 3, 9c-11.16-17)

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« J’ai vu l’eau qui jaillissait du Temple, et tous ceux que cette eau atteignait étaient sauvés » (Antienne Vidi aquam) (Ez 47, 1-2.8-9.12)
Lecture du livre du prophète Ézékiel

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici :
sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.
L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
    L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
    Il me dit :
« Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain,
et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
    En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner.
Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre,
et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
    Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas.
Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire.
Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

    – Parole du Seigneur.

 

OU BIEN

PREMIÈRE LECTURE
« Vous êtes un sanctuaire de Dieu » (1 Co 3, 9c-11.16-17)
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, vous êtes une maison que Dieu construit.
    Selon la grâce que Dieu m’a donnée, moi, comme un bon architecte, j’ai posé la pierre de fondation.
Un autre construit dessus.
Mais que chacun prenne garde à la façon dont il contribue à la construction.
    La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve : Jésus Christ.

    Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
    Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a)
R/ Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. (Ps 45, 5)

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

ÉVANGILE
« Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jn 2, 13-22)
Alléluia. Alléluia.
J’ai choisi et consacré cette Maison, dit le Seigneur, afin que mon Nom y soit à jamais.
Alléluia. (2 Ch 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
    Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
    Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
    Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
    Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
    Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
    Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
    Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

    Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


«Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce!»

Cette expression ne fait pas seulement référence aux échanges qui avaient lieu dans les cours du temple.

Il fait plutôt référence à un type de religiosité. Le geste de Jésus est un geste de "nettoyage", de purification (...). (...)

Ce geste est un rappel du culte authentique, de la correspondance entre la liturgie et la vie;
un rappel qui vaut pour toutes les époques et pour nous aujourd'hui.

Cette correspondance entre la liturgie et la vie.

La liturgie n'est pas une chose étrange, là-bas, très loin, et durant laquelle je pense à beaucoup de choses, ou je prie le rosaire.

Non, non.

Il y a une correspondance entre la célébration liturgique et ce que je porte ensuite dans ma vie.

(Homélie durant la visite d’une paroisse romaine, le 7 mars 2015)

Voir les commentaires

Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,1-6.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive !
Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.
Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.
Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Asterius d'Amasée (?-v. 410)

évêque

Homélie 13 ; PG 40, 355s  (in Chaque jour tu nous parles, t. 4 septembre – novembre; trad. Orval; Éd. Abbaye d'Orval 1974; p. 47)
« Si ton frère a commis une faute..., pardonne-lui. »

Vous (...) qui êtes durs et incapables de douceur, apprenez la bonté de votre Créateur et ne soyez pas pour vos compagnons de service des juges amers et des arbitres, en attendant que vienne celui qui dévoilera les replis des cœurs et attribuera, lui, le maître tout-puissant, à chacun sa place dans la vie de l'au-delà. Ne portez pas de jugements sévères afin de n'être pas jugés de même et transpercés par les paroles de votre propre bouche comme par des dents acérées. Car c'est contre ce genre de délit que semble bien nous mettre en garde cette parole de l'Évangile : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés » (Lc 6,37). En disant cela, il ne bannit pas le discernement et la sagesse ; ce qu'il appelle jugement, c'est une condamnation trop sévère. Allège donc autant qu'il est possible le poids de ta mesure, si tu veux que tes actes ne pèsent pas trop lourd sur le plateau, quand notre vie sera pesée, comme sur une balance, au jugement de Dieu... Ne refuse pas de faire miséricorde afin que tu ne sois pas exclu du pardon quand toi-même tu en auras besoin.

 

Méditation de l'Evangile  du jour

par le père Gabriel

Jésus nous demande une liberté d'esprit absolue vis-à-vis des péchés de nos frères. Il nous demande d'être comme le Père céleste, ce Père des Miséricordes toujours prêt à pardonner et à oublier.

Savoir pardoner.

 

Cette idée du Christ-Jésus que nous sommes tous frères, membres d'une même famille, celle de Dieu, cette pensée avait bien frappé ses disciples. Pierre, en effet, lorsqu'il demande à Jésus combien de fois il devait pardonner à son prochain, appelle ce prochain son frère.

“Seigneur, si mon frère a péché contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je ? Jusqu'à sept fois ? … Jésus lui dit : Je ne te dis pas : jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois” (Mt 18, 21-22)

Quelles conséquences, si dans la vie pratique, ces idées de Jésus animaient notre manière de vivre et d'agir !

Pardonner sans limite, c'est un des principes de Jésus. Cela rejoint l'histoire de la brebis perdue (pour qui on lâche tout), ou bien celle du fils prodigue.

La bonté de Jésus et son pardon n'ont pas de limites : “Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, Pierre, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois”. Quel contraste avec nos cœurs et l'ardeur de la haine. Il nous faut faire effort contre nous pour apprendre à pardonner et à nous en donner la force. La Sagesse de Jésus se montre bien différente de la sagesse du monde.

Abandonner la haine, toujours pardonner, quand la vengeance serait si douce et qu'elle est à la portée de la main, ne peut être un commandement dicté par un cœur humain. Seul celui de l'Homme crucifié pour les autres pouvait faire cette obligation à tous ceux qu'Il faisait siens : “Je ne te dis pas jusqu'à sept fois…”

Jésus nous demande une liberté d'esprit absolue vis-à-vis des péchés de nos frères. Il nous demande d'être comme le Père céleste, ce Père des Miséricordes toujours prêt à pardonner et à oublier. Nous savons facilement dire : “J'ai pardonné”, mais nous ajoutons trop facilement : “mais je ne puis oublier”. Ce n'est pas tout à fait la ligne de conduite demandée par Jésus.

Contrairement à nos attitudes, celles de Jésus sont d'oubli et de pardon. Nous avons trop bonne mémoire. Dieu est patient, nous ne le sommes guère.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam
 

« Augmente en nous la foi ! »
 

"Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! »

Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. En marche vers Jérusalem avec Jésus, nous prenons conscience de l’amour infini de Dieu qui nous est donné dans le combat de Jésus. Il nous faut entrer dans cet amour pour devenir amour. L’adversaire va s’abattre sur nous comme il s’est abattu sur Jésus. Il nous faut consentir au réel, quitter notre représentation des choses pour dire oui à une vie renouvelée et plus pauvre. Des évènements cruels peuvent surgir entre notre aspiration au bien, ce qui compte pour nous, et la réalité. La souffrance dans laquelle nous sommes peut atteindre notre capacité à croire, à espérer, à nous ouvrir à l’autre. Nous nous sentons près à défaillir en notre être, niés, bafoués en notre être. Il s’agit d’accueillir la réalité et de voir comment avancer de nouveau sur la terre des vivants. Quand nous avons rencontré Jésus dans son amour vivant, nous supplions l’Esprit Saint de devenir amour en nous pour pardonner sans cesse.

« Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. »

 Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Il nous faut, avec Jésus, entrer dans une attitude qui dépasse nos propres capacités humaines, et qui nous appelle à nous situer autrement dans la réalité. Cela nécessite une vigilance dans l’orientation de notre volonté. Il nous faut être attentifs à tout. Jésus nous appelle à l’attention envers notre propre cœur pour contribuer à rendre possible la construction de l’unité entre nos frères. Parler, dire les choses, et si c’est nécessaire offrir le pardon à l’autre. Jésus nous invite à prendre le point de vue de Dieu notre Père qu’il va manifester dans sa Passion. Des sources surabondantes de grâce vont nous être données dans le pardon ainsi exercé. Nous assumons les combats venant de l’extérieur comme les combats venant de l’intérieur. Rester vulnérable, doux et humble, en toute circonstance empêche notre imaginaire de prendre le pas sur la réalité.

"Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

 Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Jésus nous projette loin. Il nous a sauvé sur l’arbre de la Croix, planté dans la mer du péché, de la trahison pour que la vie s’impose par sa splendeur. Le reconnaître, c’est vivre à partir du Don de son Amour immense. Que tout soit Eucharistie, que notre action ne soit plus qu’action de grâce. Chaque épreuve est un appel à rejoindre le Christ de la Croix où surgit en nous le frère de Jésus. La présence de Jésus, l’amour de Dieu, la Lumière dont nous avons besoin ne nous manquera jamais. Un véritable amour s’édifie dans la vérité. La foi est notre plus grand combat dans la nuit de notre vie, nous ne voyons pas Dieu, nous croyons en lui. L’Esprit Saint qui avait conduit Jésus au désert est notre force et notre lumière. Il est celui qui imprime dans notre vie, la vie de Jésus. Il faut que nous ayons le courage de nous dire les uns aux autres ce qui nous fait mal, ce qui nous blesse pour ne pas entrer dans le scandale. L’autre a ainsi la possibilité de pardonner et de se rectifier, même si c’est sept fois par jour.

Prière:

Seigneur pardonne nous pour les pardons que nous ne donnons pas, et délivre-nous du poids de nos sévérités qui sont souvent injuste, à cause de nos jugements  selon nos perceptions personnelles et non selon ce que Notre Seigneur nous enseigne. Amen

Emounawh

Voir les commentaires

 Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras 

Lecture de la messe

PREMIÈRE LECTURE

« La Sagesse est un esprit ami des hommes. L’esprit du Seigneur remplit l’univers » (Sg 1, 1-7)

Lecture du livre de la Sagesse

    Aimez la justice, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple, car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui.
    Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et sa puissance confond les insensés qui la provoquent.
    Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché.
    L’Esprit saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond.
    La Sagesse est un esprit ami des hommes, mais elle ne laissera pas le blasphémateur impuni pour ses paroles ; car Dieu scrute ses reins,
avec clairvoyance il observe son cœur, il écoute les propos de sa bouche.
    L’esprit du Seigneur remplit l’univers : lui qui tient ensemble tous les êtres, il entend toutes les voix.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 138 (139), 1-3, 4-6, 7-8, 9-10)

R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres,
déjà, Seigneur, tu le sais.
Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres,
tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse,
hauteur que je ne puis atteindre !

Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.

ÉVANGILE

« Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » (Lc 17, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ;
mais malheureux celui par qui cela arrive !
    Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.

    Prenez garde à vous-mêmes !
Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.
    Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »

    Les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »
    Le Seigneur répondit :
« Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici :
    “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »

             – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le scandale est laid parce que le scandale blesse, blesse la vulnérabilité du peuple de Dieu et blesse la faiblesse du peuple de Dieu, et bien souvent ces blessures sont portées tout au long de la vie. (...)

Combien de chrétiens détournent les gens par leur exemple, par leur incohérence, par leur propre incohérence :
l'incohérence des chrétiens est une des armes les plus faciles dont dispose le diable pour affaiblir le peuple de Dieu, et détourner le peuple de Dieu du Seigneur.

Dire une chose et en faire une autre.

(Homélie à Sainte-Marthe du 13 novembre 2017)

Voir les commentaires

Sommes-nous capables de : Tout donner parce que le Christ a tout donné? méditons cette parole

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 12,38-44.

 


En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Thomas de Celano (v. 1190-v. 1260)
biographe de saint François et de sainte Claire

« Vita prima » de Saint François, §76 (trad.
Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 257)


Tout donner parce que le Christ a tout donné

 


François, petit pauvre et père des pauvres, voulait vivre en tout comme un pauvre ; il souffrait de rencontrer plus pauvre que lui, non pas par vanité mais à cause de la tendre compassion qu'il leur portait. Il ne voulait qu'une tunique de tissu rêche et très commun ; encore lui arrivait-il bien souvent de la partager avec un malheureux. Mais il était, lui, un pauvre très riche, car poussé par sa grande charité à secourir les pauvres comme il le pouvait, il s'en allait chez les riches de ce monde au temps des plus grands froids et leur demandait de lui prêter un manteau ou une pelisse. On les lui apportait avec plus d'empressement encore qu'il n'en avait mis à les demander. « J'accepte, disait-il alors, à condition que vous ne vous attendiez plus à les revoir. » Au premier pauvre rencontré, François, le cœur en fête, offrait ce qu'il venait de recevoir. 

            Rien ne lui causait plus de peine que de voir insulter un pauvre ou maudire une créature quelconque. Un frère s'était un jour laissé aller à des paroles blessantes contre un pauvre qui demandait l'aumône : « Est-ce que, par hasard, lui avait-il dit, tu ne serais pas riche tout en faisant semblant d'être pauvre ? » Ces paroles ont fait très mal à François, le père des pauvres ; il a infligé au délinquant une terrible semonce, puis lui a ordonné de se dépouiller de ses vêtements en présence du pauvre et de lui baiser les pieds en lui demandant pardon. « Celui qui parle mal à un pauvre, disait-il, injurie le Christ, dont le pauvre présente au monde le noble symbole, puisque le Christ, pour nous, s'est fait pauvre en ce monde » (2Co 8,9).

 

Méditation de l'Évangile du Père Gabriel 

Pour Jésus, l'argent a une valeur très relative. Les gros sous jetés dans le trésor par les riches ne représentent pas grand chose à ses yeux, mais les deux maigres piécettes de la veuve, un quart d'as, sont lourdes de tout son amour.

Évangile de Jésus-Christ selon saint marc 12, 38-44

 

 

“Ayant levé les yeux, Jésus vit”

Jésus sait voir. Il a noté les différentes attitudes des gens qui composent cette foule, venus offrir leur argent dans le Temple. Il a vu les riches en jeter beaucoup dans le trésor, mais de leur superflu. Il a vu la veuve jeter peu, mais de son indigence, et Il en a été bouleversé.

“Jésus, levant les yeux, vit des riches qui mettaient leurs offrandes dans le trésor. Il vit aussi une veuve misérable qui y mettait deux petites pièces. Alors Il dit : Vraiment, Je vous le dis, cette pauvre femme a mis plus que tous. Tous ceux-là ont donné de leur superflu en offrande à Dieu, mais celle-ci a pris sur son indigence tout ce qu'elle avait pour vivre”

Pour Jésus, l'argent a une valeur très relative. Les gros sous jetés dans le trésor par les riches ne représentent pas grand chose à ses yeux, mais les deux maigres piécettes de la veuve, un quart d'as, sont lourdes de tout son amour.

Pour Lui, c'est le coeur, l'intention qui importe. La veuve qui n'a versé qu'un quart d'as, quelques centimes, a versé davantage que les riches, aux yeux de Dieu.

Il nous apporte donc vraiment l'espérance d'un monde tout autre que celui où le seule référence reste l'argent.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.

Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. »

Jésus voudrait voir chez les responsables de son Peuple le service des uns et des autres ! Il voudrait qu’ils soit reliés au Dieu de l’espérance et de l’amour. Le bonheur de toute vie est dans le service des frères. Notre quotidien est difficile, le travail est lourd et nous sommes surchargés ! L’attitude qui convient alors est le service quand se présente pour nous une demande ! C’est en accompagnant la souffrance que nous portons le mieux nos situations limites. La femme de Sarepta a fait ce que le prophète lui disait, elle lui apporte son petit pain. A Cana, Jésus dira à Marie : « Quoi entre toi et moi ? » Les serviteurs obéissent à Jésus. La puissance de l’amour infini de Dieu, la puissance de la résurrection de Jésus est à l’œuvre à l’avance. Ce sera son Corps livré pour nous. Ces femmes nous disent comment nous comporter dans les situations limites. Être relié au Dieu de l’espérance et de l’amour, c’est, dans les moments difficiles, répondre à qui nous demande un service. « Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre, » dit Jésus.

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes.

Jésus regarde et admire cette pauvre veuve qui met son obole au trésor. Il s’exclame : « Avec ces deux petites piécettes, elle a mis plus que tout le monde ! Tous ont donné de leur superflu, elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le don de cette pauvre veuve qui met ses deux piécettes dans le tronc, montre le dynamisme et l’espérance qui sont possibles dans son cœur. Nous pouvons penser à une autre veuve nommée Marie, qui, au pied de la Croix, offrira Jésus, tout ce qu’elle avait pour vivre. Le mystère de la femme est le mystère de la véritable attitude religieuse. A Cana, Marie détecte la misère de son peuple et la remet à Jésus en la partageant avec ses frères : "Ils n’ont plus de vin." Nous demandons à Marie de nous préparer à faire le don de nous mêmes, en nous préparant comme elle, par les petits dons de la vie quotidienne.

Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. 

Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » L’attitude de la veuve de l’Evangile nous fait penser à une autre veuve de Sarepta, avant de nous mettre sur les pas de Marie, la mère de Jésus. « Le prophète Élie partit pour Sarepta. Une veuve ramassait du bois ». Elle n’a plus rien à manger, et son enfant va mourir. "Sors me chercher de l’eau," lui dit le prophète. Je vais ramasser un petit peu de bois, dit-elle, mettre le reste de farine, d’eau et d’huile, mélanger le tout, le mettre sur ce petit feu, nous mangerons ce petit pain et nous mourrons." Cette femme, dans cette situation limite, va chercher de l’eau, tout simplement, avec tout l’amour de son cœur. Quand elle revient, Élie le prophète lui dit : "Fais ce que tu as dit, mais apporte moi d’abord ce petit morceau de pain !" L’épreuve est que ce petit pain ne sera pas pour son enfant, pour qu’il vive ! Le prophète lui dit : "Oui, fais ce que tu as dit, mais apporte-moi d’abord ce petit pain." C’est ainsi le pain de l’Eucharistie qui est annoncé. Au Golgotha se réalise le mystère de la vie donnée et offerte en sacrifice. C’est ainsi qu’advient le Corps du Christ, Pain de Vie.

 

Prière:

 Père nous te demandons humblement par ton Fils bien aimé, la grâce de recevoir la confiance par la Sainte Trinité, pour vivre avec la puissance d’amour de la résurrection de Jésus.

Emounawh

 

 

Voir les commentaires

Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » et Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Avec sa farine la veuve fit une petite galette et l’apporta à Élie » (1 R 17, 10-16)
Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville.
Une veuve ramassait du bois ;
il l’appela et lui dit :
« Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? »
    Elle alla en puiser.
Il lui dit encore :
« Apporte-moi aussi un morceau de pain. »
    Elle répondit :
« Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu :
je n’ai pas de pain.
J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase.
Je ramasse deux morceaux de bois,
je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste.
Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »
    Élie lui dit alors :
« N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit.
Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils.
    Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur
donnera la pluie pour arroser la terre. »
    La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger.
    Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-10)
R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! (Ps 145, 1b)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

DEUXIÈME LECTURE
« Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude » (He 9, 24-28)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu.
    Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ;
    car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde.
Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice.
    Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ;
il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)
Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules :
« Méfiez-vous des scribes,
qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques  les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
    Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières :
ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

    Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
    Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
    Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
    Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

ÉVANGILE
« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 41-44)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
    Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
    Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
    Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Les riches ont donné, avec beaucoup d'ostentation, ce qui leur était superflu, tandis que la veuve, avec discrétion et humilité, a donné «tout ce qu'elle avait pour vivre» (v. 44).

Pour cette raison - dit Jésus
- elle a donné plus que quiconque.

En raison de son extrême pauvreté, elle aurait pu n’offrir qu'une seule pièce pour le Temple et garder l'autre pour elle.

Mais elle ne veut pas faire la moitié du chemin avec Dieu:
elle se prive de tout.

Dans sa pauvreté, elle a compris que parce qu'elle a Dieu, elle a tout; elle se sent totalement aimée par Lui et Lui, à son tour, l'aime totalement.

Quel bel exemple que cette petite vieille!

(Angélus du 8 novembre 2015)

Voir les commentaires

Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ?"

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,9-15.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.
Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.
»


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
 

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l'Église

Sur Abraham, I, 5, 32-35 (Lire la Bible avec les Pères, t. 1: La Genèse ; trad. Sr Isabelle de la Source; Éd. Mediaspaul 1988, p. 63)
« Faites-vous des amis avec l'argent trompeur »


« Abraham était assis à l'entrée de sa tente, nous dit l'Écriture, il y était assis au plus chaud du jour » (Gn 18,1). Les autres se reposaient ; lui guettait la venue d'hôtes éventuels. Il méritait bien que Dieu vienne à lui au chêne de Mambré, celui qui cherchait avec tant d'empressement à exercer l'hospitalité. (...)

            Oui, l'hospitalité est bonne, elle a sa récompense particulière : elle s'attire d'abord la gratitude des hommes ; elle reçoit aussi — ce qui est plus important — un salaire de la part de Dieu. Nous sommes tous, en cette terre d'exil, des hôtes de passage. Pour un temps, nous avons à loger sous un toit ; bientôt, il faudra en déloger. Prenons garde ! Si nous avons été durs ou négligents dans l'accueil des étrangers, une fois écoulé le cours de cette vie, les saints pourraient bien, à leur tour, refuser de nous accueillir. « Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête, dit le Seigneur dans l'Évangile, afin qu'ils vous reçoivent dans les demeures éternelles ». (...)

            D'ailleurs, sais-tu si ce n'est pas Dieu que tu reçois, alors que tu penses n'avoir affaire qu'à des hommes ? Abraham accueille des voyageurs ; en réalité il reçoit chez lui Dieu et ses anges. Toi aussi, qui accueilles un étranger, c'est Dieu que tu reçois. Le Seigneur Jésus l'atteste dans l'Évangile : « J'étais un étranger et vous m'avez accueilli. Ce que vous avez fait à l'un de ces tout-petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,35.40).

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16, 9-15

Jésus le sait et nous le dit : Le cœur humain ne peut s'attacher qu'à un seul maître. Si l'argent devient notre maître, il chassera Dieu de notre cœur. Jésus le contrôlera par une expérience personnelle, combien cruelle : la trahison d'un ami, pour de l'argent !

 

Les chemins de liberté chrétienne passent par le mépris de l'argent. La liberté de l'homme, c'est justement de ne pas se donner de maître en dehors de Dieu.

« Personne ne peut servir deux maîtres. En effet, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un, et ne fera pas de cas de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent »

Or, si aujourd'hui on ne fait plus aucun cas de Dieu, c'est que notre maître, aussi bien à l'Ouest qu'à l'Est, c'est l'argent. Des deux côtés, nous en sommes arrivés à une définition matérialiste du sens de l'homme : un homme ne vaut que le poids de son salaire, en dollars ou en roubles.

Jésus connaît l'unité du cœur humain pris par une passion, par un seul maître. Le cœur humain se donne entièrement. N'est-ce pas une des causes profondes de l'apostasie actuelle : on sert l'argent et l'on méprise Dieu.

Jésus le sait et nous le dit : Le cœur humain ne peut s'attacher qu'à un seul maître. Si l'argent devient notre maître, il chassera Dieu de notre cœur. Jésus le contrôlera par une expérience personnelle, combien cruelle : la trahison d'un ami, pour de l'argent !

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

« Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable dit Jésus ? »

"Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable dit Jésus ?"

"Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles."

Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande." Dans cette scène de l’Évangile, l’argent trompeur du gérant malhonnête était proposé pour se faire des amis. « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur. » Il se cache, derrière ces paroles, la réalité profonde de notre insécurité. Jésus dit : "De cet argent trompeur, faites-vous des amis qui vous recevrons dans le Royaume de Dieu." Dans le monde, c’est la banque qui donne la sécurité ! Avec de l’argent, nous pouvons tout acheter ! Nous pouvons nous faire illusion et croire que nous sommes en sécurité. L’argent peut permettre beaucoup, il est là disponible, capable de se transformer en bien des choses, ce qui va compter, ce n’est pas sa puissance, mais ce que je suis, et ce que je veux. Sa puissance ne doit pas se substituer à ma volonté ! Il peut m’aider dans une véritable réalisation des autres et de moi-même. Notre trésor, c’est de servir Jésus en Église. Cette Parole de Dieu est d’actualité !

"Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ?"

 Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. » Ce qui donne la vie, c’est la relation, l’approfondissement de la relation. Les nombreuses rencontres du Christ Jésus parsèment l’évangile et le manifestent également. Nous contemplons celles des disciples et de Jésus qui s’inscrivent dans la durée. Pour nous, lorsque nous quittons une responsabilité, ce qui reste, ce sera les relations vécues ! L’argent part sa capacité peut aider la relation, mais la relation doit être première, dans toute sa pureté. Si nous servons l’argent, Dieu n’a plus de place dans notre vie. Dans l’Evangile la situation se limite aux sacs de blé, de farines, et aux barriques d’huile ! Cette réalité n’entraîne pas de déséquilibre trop grave. Mais si nous mettons à cette place la technique de la banque et la puissance de l’ordinateur, c’est très séduisant. La personne humaine n’est plus considérée, elle qui est la vraie « richesse » ! Nous pouvons passer, sans même nous en rendre compte et d’une manière très subtile, à cet argent malhonnête qui accapare tout. Or, tout appartient à Dieu, les richesses de l’univers sont à partager entre les sœurs et les frères du monde.

"Les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet."

Il leur dit alors : « Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos cœurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu. J’accède à la profondeur de mon être dans mes relations à Dieu et aux autres. Dieu veut se donner à chacun de nous autant qu’Il le peut, encore faut-il que nous le Lui permettions, en n’étant pas enfermer dans la puissance, mais que chaque instant de notre vie soit une ouverture à l’Autre. C’est la merveille des merveilles qui m’est ainsi donnée. Si l’amour est à la base de mon existence, la pauvreté devient une richesse grâce au partage. Jésus, le maître, Créateur du monde s’est fait pauvre. Les « techniques » qui nous sont données exploitent la création. Quand la technique prend toute la place, le cœur qui aime disparaît, il n’y a plus de relation entre les personnes. Un glissement s’est opéré, le centre d’intérêt qui était le bonheur de la « personne humaine » s’est déplacé. Or c’est un cœur qui aime qui est notre trésor. Cette Bonne Nouvelle passe par notre humanité, par un cœur qui aime. Un cœur qui aime est nécessairement un cœur de pauvre, assoiffé d’amour.

Prière:

Ô Père, Pardonne nos dérives inconscientes, et soutiens nous dans nos regrets de t'avoir offensé. aides-nous à trouver la grâce de devenir de bons gérants des biens et le respect de la Parole divine. Merci pour ton Amour infini de Dieu.

Emounawh.

 

 

Voir les commentaires

Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? » (Lc 16, 9-15)

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE
« Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix » (Rm 16, 3-9.16.22-27)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    saluez de ma part Prisca et Aquilas, mes compagnons de travail en Jésus Christ, ceux qui ont risqué leur tête pour me sauver la vie ;
je ne suis d’ailleurs pas seul à leur être reconnaissant, toutes les Églises des nations le sont aussi.
    Saluez l’Église qui se rassemble dans leur maison.
Saluez mon cher Épénète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d’Asie.
    Saluez Marie, qui s’est donné beaucoup de peine pour vous.
    Saluez Andronicos et Junias qui sont de ma parenté.
Ils furent mes compagnons de captivité.
Ce sont des apôtres bien connus ;
ils ont même appartenu au Christ avant moi.
    Saluez Ampliatus, qui m’est cher dans le Seigneur.
    Saluez Urbain, notre compagnon de travail dans le Christ, et mon cher Stakys.
    Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix.
Toutes les Églises du Christ vous saluent.
    Moi aussi, Tertius, à qui cette lettre a été dictée, je vous salue dans le Seigneur.
    Gaïus vous salue, lui qui me donne l’hospitalité, à moi et à toute l’Église.
Éraste, le trésorier de la ville, et notre frère Quartus vous saluent.

    À Celui qui peut vous rendre forts selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :
révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence mystère maintenant manifesté
au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi,  à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, à lui la gloire pour les siècles. Amen.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 144 (145), 2-3, 4-5, 10-11)
R/ Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! (Ps 144, 1)

Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

ÉVANGILE
« Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? » (Lc 16, 9-15)
Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
    Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
    Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
    Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
    Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

    Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,
eux qui aimaient l’argent,
tournaient Jésus en dérision.
    Il leur dit alors :
« Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes
aux yeux des gens,
mais Dieu connaît vos cœurs ;
en effet, ce qui est prestigieux pour les gens
est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Par cet enseignement, Jésus nous invite aujourd'hui à faire un choix clair entre lui et l'esprit du monde, entre la logique de la corruption, de la domination et de la cupidité et la logique de la justice, de la douceur et du partage.

Certaines personnes se comportent avec la corruption comme avec la drogue:
elles pensent qu'elles peuvent en consommer et arrêter quand elles le veulent.

Elles commencent petit à petit :
un pourboire par-ci, un pot-de-vin par-là...
Et entre les deux, elles perdent peu à peu leur liberté.

(Angélus du 18 septembre 2016)

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>