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evangile

Amassons des trésors éternels, dans l'amour de nos frères et soeurs

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,1-8.
 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Jean-Marie Vianney

(1786-1859)
prêtre, curé d'Ars

Pensées choisies du Saint curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui ; chap. 4, p.23-24)
Amassons des trésors éternels

 

Le monde passe ; nous passons avec lui. Les rois, les empereurs, tout s'en va. On s'engouffre dans l'éternité d'où l'on ne revient plus. Il ne s'agit que d'une seule chose : sauver sa pauvre âme. Les saints n'étaient pas attachés aux biens de la terre ; ils ne songeaient qu'à ceux du ciel. Les gens du monde, au contraire, ne songent qu'au temps présent.

      Il faut faire comme les rois. Quand ils vont être détrônés, ils envoient leurs trésors en avant ; ces trésors les attendent. De même un bon chrétien envoie toutes ses bonnes œuvres à la porte du ciel. [...]

      La terre est un pont pour passer l'eau ; elle ne sert qu'à soutenir nos pieds... Nous sommes en ce monde mais nous ne sommes pas de ce monde, puisque nous disons tous les jours : « Notre Père qui êtes aux cieux... » Il faut donc attendre notre récompense quand nous serons « chez nous » dans la maison paternelle

 

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Même l'argent à qui Jésus ajoute l'épithète d'injuste ” l'injuste argent ” peut donc, dans un choix judicieux, devenir moyen pour nous orienter vers le royaume. Notre liberté nous permet 'employer l'argent intelligemment selon les lumières de la foi et non pas à note profit personnel  

Le gérant infidèle

“Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n'en ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, des gens m'accueillent chez eux.

Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d'huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”

Le maître fit l'éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.” 

La parabole de l'économe infidèle n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre. Jésus nous invite, non pas à imiter la malhonnêteté de cet intendant, mais à être aussi intelligent que lui dans la recherche des biens spirituels..

Le nom que Jésus donne à l'argent, “Mammon”, c'est le nom du Dieu syrien de l'argent, nom méprisant d'une idole pour un juif, et de l'adjectif qu'il lui accole, “Mammon d'iniquité”, souligne que l'argent nous entraîne à commettre bien des iniquités. Et combien cette définition de l'argent correspond à la réalité lorsque l'on voit tant d'hommes possédés par l'argent, et prêt à toutes les bassesses pour se le procurer.

Et plus loin Jésus nous demande d'être fidèle dans les petites choses, et en particulier de bien nous servir de ” l'injuste argent”, afin que les biens éternels nous soient confiés.

” Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Et si, pour ce qui est à autrui, vous n'avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? .”

L'histoire de l'économe infidèle nous provoque, car les filous savent se servir des biens de la terre, à leur avantage.
Alors pourquoi ne les ferions nous pas fructifier encore davantage, en vue du Royaume et pour une utilisation encoure plus fraternelle ?

Même l'argent à qui Jésus ajoute l'épithète d'injuste ” l'injuste argent ” peut donc, dans un choix judicieux, devenir moyen pour nous orienter vers le royaume.

Notre liberté nous permet d'employer l'argent intelligemment selon les lumières de la foi , et non pas seulement à notre profit personnel.

Et Moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec l'argent injuste.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.

« Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens."

Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Jésus nous raconte l’histoire de « l’intendant malhonnête, » fondée sur un événement connu par ses auditeurs. « L’argent d’iniquité » est celui qui est gagné malhonnêtement. Il devient une puissance aveugle d’injustice et il réduit en esclavage celui qui le possède ou celui qui le désire. Jésus emploie le mot mâmôn pour nommer cet argent qui dans le judaïsme désignait le gain mal acquis. Jésus de Nazareth a connu la joie de l’homme qui gagne sa vie par le travail de ses mains. Il sait le prix de l’ouvrage bien fait. Comme tout artisan il comptait sur son salaire, sachant que Marie l’attendait aussi. Nous sommes témoins de la délicatesse, de la finesse et de l’intelligence du Christ. Ses disciples étaient organisés, ils avaient un économe. Quelques femmes qui suivaient Jésus depuis ses débuts en Galilée et « beaucoup d’autres l’aidaient de leurs ressources. » Jésus apprécie l’aide de ces femmes et il souligne que les choses de la terre nous donne de faire confiance dans les "choses" du Royaume.

"Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” 

Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” Les sécurités illusoires de ce monde s’opposent à la confiance des « pauvres » d’Israël en leur Dieu. Nous ne voulons pas être soumis à nos compulsions ou à nos passions, mais à ce que Dieu veut réaliser dans le monde. L’argent nous donne de nous faire des amis qui nous accueilleront dans la vie future, là où l’argent ne sera plus nécessaire : « Amassez-vous des trésors dans le ciel. » Savoir ce que Dieu nous demande et l’accomplir avec une grande ardeur nous ajuste sur Dieu. C’est être ensemble pour la mission de Dieu, chacun à sa place, se conformant à ce que dit le Saint-Esprit. Chacun n’ayant qu’un souci, édifier une communauté missionnaire qui va annoncer le mystère de Jésus selon la grâce que Dieu donne.

« Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; » 

en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Gérants des biens de ce monde, nous sommes associés de Dieu dans le travail de la rédemption. C’est « le bien véritable » des héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ. Nous bâtissons le Royaume de Dieu avec intelligence et chantons sans fin le chant de la résurrection : « Alléluia, le Seigneur fait des merveilles. » En ajustant notre vie sur l’Esprit Saint nous servons la gloire de Dieu. Il nous faut toujours être en vigilance pour annoncer le Royaume. Un jour viendra ou toutes nos possessions seront inutiles. Cette certitude nous donne de faire confiance en Dieu et de le servir dans le quotidien avec ardeur. L’important est "qu’au milieu des changements de ce monde," nos cœurs s’établissent fermement là où sont les vraies joies. Depuis notre baptême, nous sommes enfants de la lumière, ministres de Jésus Christ chacun selon le don que Dieu nous a donné. Nous vivons de cette Bonne Nouvelle pour l’annoncer en Vérité. Nous demandons à l’Esprit Saint d’être mus par Lui de manière à être ajustés sur Jésus, ne désirant que faire sa volonté. Le Saint-Esprit travaille sans cesse en nous aux œuvres de Dieu. Nous rejoignons alors le désir de Jésus, être les enfants de Lumière qui ne cessent d’être à l’œuvre de Dieu.

Prière

Seigneur fait nous voir dans notre présent; l'habilité qui nous est  nécessaire pour recevoir la grâce d'être habile pour honorer et édifier l'Église de notre D.ieu.

Emounawh

 

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Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière »

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Ministre du Christ Jésus pour les nations, afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu » (Rm 15, 14-21)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Moi-même, je suis convaincu, mes frères, que vous êtes pleins de bonnes qualités, remplis de toute connaissance de Dieu, et capables aussi de vous reprendre les uns les autres.
    Mais je vous ai écrit avec un peu d’audace, comme pour raviver votre mémoire sur certains points, et c’est en raison de la grâce que Dieu m’a donnée.
    Cette grâce, c’est d’être ministre du Christ Jésus pour les nations, avec la fonction sacrée d’annoncer l’Évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu,
sanctifiée dans l’Esprit Saint.
    Je mets donc ma fierté dans le Christ Jésus, pour ce qui est du service de Dieu.
    Car je n’oserais rien dire s’il ne s’agissait de ce que le Christ a mis en œuvre par moi
afin d’amener les nations à l’obéissance de la foi, par la parole et l’action, la puissance des signes et des prodiges, la puissance de l’Esprit de Dieu.
Ainsi, depuis Jérusalem en rayonnant jusqu’à la Dalmatie, j’ai mené à bien l’annonce de l’Évangile du Christ.
    Je l’ai fait en mettant mon honneur à n’évangéliser que là où le nom du Christ n’avait pas encore été prononcé, car je ne voulais pas bâtir sur les fondations posées par un autre, mais j’ai agi selon qu’il est écrit :
Ceux à qui on ne l’avait pas annoncé verront ;
ceux qui n’en avaient pas entendu parler comprendront.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)
R/ Le Seigneur a fait connaître son salut parmi toutes les nations. (cf. Ps 97, 2)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez.

ÉVANGILE
« Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière » (Lc 16, 1-8)
Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait aux disciples :
« Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
    Il le convoqua et lui dit :

“Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?
Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
    Le gérant se dit en lui-même :
“Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ?
Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
    Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
    Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître.
Il demanda au premier :
“Combien dois-tu à mon maître ?”
    Il répondit :
“Cent barils d’huile.”
Le gérant lui dit :
“Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
    Puis il demanda à un autre :
“Et toi, combien dois-tu ?”
Il répondit :
“Cent sacs de blé.”
Le gérant lui dit :
“Voici ton reçu, écris 80.”
    Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Nous sommes appelés à répondre à cette ruse du monde par la ruse chrétienne, qui est un don de l'Esprit Saint.

Il s'agit de se détourner de l'esprit et des valeurs du monde, que le diable aime tant, pour vivre selon l'Évangile.

Et comment la mondanité se manifeste-t-elle?

La mondanité se manifeste par des attitudes de corruption, de tromperie, d'abus, et c'est la voie la plus erronée, la voie du péché, car l'une mène à l'autre!

C'est comme une chaîne, même si
- c'est vrai
- c'est généralement la voie la plus facile à suivre.

Au contraire, l'esprit de l'Évangile exige un style de vie sérieux - sérieux mais joyeux, plein de joie !
-sérieux et exigeant, fondé sur l'honnêteté, l'équité, le respect des autres et de leur dignité, et le sens du devoir.

Et ça, c'est de la perspicacité chrétienne!

(Angélus du 18 septembre 2016)

 

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Jésus mange avec les pécheurs, Nul ne vit pour soi-même, nous sommes des êtres de communion, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-10.


En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Ô éternelle beauté (Jésus Christ notre Résurrection, trad. A. Bernard, éd. du Cerf, 1980, p. 40-41 ; rev.)
Père, pourquoi t’éprendre de ta créature ?


Ô Père éternel ! Ô feu et abîme de charité ! Ô éternelle beauté, ô éternelle sagesse, ô éternelle bonté, ô éternelle clémence, ô espérance, ô refuge des pécheurs, ô largesse inestimable, ô bien éternel et infini, ô fou d’amour ! As-tu donc besoin de ta créature ? On le dirait, car tu agis comme si tu ne pouvais vivre sans elle, toi qui est la vie source de toute vie et sans laquelle tout meurt. Pourquoi donc es-tu si fou d’amour ? Pourquoi t’éprendre de ta créature, lui donner tes complaisances, prendre en elle tes délices ? Il est en toi comme une ivresse, ce désir de son salut : elle te fuit et tu pars à sa recherche ; elle s’éloigne et toi, tu te rapproches. Pouvais-tu venir plus près d’elle qu’en te revêtant de son humanité ?

            Et que dirai-je ? Je ferai comme le bègue, je dirai “a, a” puisque je ne sais rien dire d’autre et que des mots finis ne sauraient exprimer le sentiment de l’âme qui infiniment ne désire que toi. Il me semble que je pourrais répéter la parole de Paul : « nous annonçons ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas encore monté au cœur de l’homme ; ‒ Et qu’annonces-tu ? ‒ Tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (cf. 1 Co 2,9) ‒ Que dirai-je donc ? Pas de sentiments grossiers ici. Disons seulement, ô mon âme, que tu as goûté et vu l’abîme de la souveraine et éternelle providence. Et je te rends grâces, à toi, Seigneur, Père éternel, pour la bonté sans mesure que tu m’as témoignée, à moi si misérable et indigne de toute grâce.

 

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Jésus mange avec les pécheurs

Jésus va plus loin, Il établit une relation profonde et amicale avec les pêcheurs en mangeant chez eux ou avec eux. Cela nous l'osons rarement.

La phrase que vous allez lire, tirée du chapitre 15 de Luc, est l'une des notations les plus extraordinaires des témoins de la vie de Jésus sur ses attitudes envers les pécheurs. Elle nous montre que son attention aux pauvres, aux plus démunis, aux plus mal jugés, aux pécheurs publics, reste une des constantes de sa manière d'être et de se présenter, et que les pauvres l'avaient bien perçue ainsi. Cependant, tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de Lui pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant :

«  Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux ! »

Le texte de Luc souligne le double mouvement, et des pécheurs qui s'approchent de Jésus pour l'entendre, et du Seigneur qui les accueille. Besoin d'entendre la parole de Dieu chez ceux que l'on regarde comme inaptes à l'entendre ! Il est si commun d'enfermer les gens dans des groupes, dans des classes. Notre formalisme conduit à un déterminisme simpliste : il y a des gens bien (nous évidemment) et les autres, ces publicains et ces pécheurs. Il y a aussi cet accueil tout à fait extraordinaire de Jésus, souligné avec agacement par ses propres ennemis.

« Il accueille des pécheurs et mange avec eux ! »

Nous aurions besoin souvent de ce contact humain, dans des choses aussi simples et vitales qu'un repas, pour découvrir l'extraordinaire complexité des hommes nos frères, classés dans la catégorie de publicains et de pécheurs. Comment inviter un tel à notre table, manger avec lui !… Le Fils de l'homme, Lui, a été assez réaliste pour le faire.

Jésus se moque des convenances. Il accueille ces gens mal vus par les bien pensants. C'est déjà beaucoup d'audace. Mais Il va plus loin, Il établit une relation profonde et amicale avec eux en mangeant chez eux ou avec eux. Cela nous l'osons rarement.

Un aumônier de prison avait donné un Évangile à un détenu d'âge mûr. Il se le reprochait : Cet homme était-il capable de comprendre ce Message de la Bonne Nouvelle. Quelques mois après, cet homme lui a dit : “Tu vois, les gens comme moi étaient au premier rang pour écouter ton prophète.”Devant l'étonnement de l'aumônier, il lui a montré ces versets de Luc.

Jésus rencontre les hommes qui sont loin de Dieu, non pas dans des discussions abstraites, mais dans des soupers. Et à ce moment-là, tous s'approchent de Lui pour l'entendre, pris au charme de son accueil. Beau scandale pour les gens rangés et pieux :

« Cependant, tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de Lui pour l'entendre.
Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux ! »

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »

 

Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : ’Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ces paraboles jettent une lumière inhabituelle sur nos expériences habituelles. Si nous vivons dans la banalité et que nous laissons venir l’éclairage de Dieu, du neuf se profile à l’horizon. Des gens qui ont mauvaise réputation viennent vers Jésus et désirent l’écouter, ce sont des pécheurs de toutes sortes et des publicains. Alors certains « bons croyants, » ne sont pas heureux et font savoir leur mécontentement, ils s’en prennent à Jésus : « Cet homme » accueille les pécheurs. Jésus, le Seigneur, est lumière et salut par la libération qu’il opère dans l’humanité. Il est lumière et salut par l’espérance que nous mettons en Lui. Jésus est lumineux, il nous révèle que notre Père des cieux nous donne la vie, qu’il est miséricorde. Nous savons que la vie qu’il nous donne est un amour qui n’aura pas de fin. Jésus le Sauveur nous remet debout, il nous donne l’Esprit Saint qui est un Esprit de communion et d’amour.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : ’Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ 

Jésus est d’une bonté merveilleuse, il nous demande d’être toujours dans la joie. La joie la plus grande, c’est quand nous avons retrouvé notre Père des cieux quand nous avons retrouvé le but de notre destinée. Les publicains et les pécheurs entendent ce que Jésus vient d’expliquer dans ces paraboles. Jésus ressemble à ce berger qui va chercher la brebis récalcitrante, ou encore à la femme qui met sa maison sens dessus dessous jusqu’à ce qu’elle retrouve la pièce cachée. Les scribes et les pharisiens et tous ceux qui leur ressemblent sont comme cette brebis et cette pièce perdue. S’ils acceptent d’être accostés, Jésus les appelle à la conversion : « il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » C’est ainsi qu’est annoncée la joie de notre Père des cieux quand il nous a retrouvé. La joie est un signe de bonne santé, elle est notre rempart.

De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » 

Les Pharisiens et les scribes récriminent, ils ne sont pas joyeux. Au travers ce que Jésus leur dit malgré leurs reproches, il vient pour les chercher. L’Amour fait tout pour les trouver. Il y a des gens qui bondissent vers lui et d’autres qui récriminent. Le Christ vient pour les uns et pour les autres. Par sa simple présence, il veut tous les trouver, les rassembler, leur donner sa vie en plénitude. Les publicains et les pécheurs sont joyeux, ils viennent tous à Jésus pour l’écouter. Jésus attire à lui tous les pauvres, tous les miséreux, nous sommes ces pauvres qui viennent vers Jésus, là est notre joie. Nous recevons notre vie comme un enfant qui rend grâce. Cette vie que Dieu nous donne, personne ne pourra nous l’enlever car elle est habitée par le Seigneur Jésus ! Habiter l’Esprit de communion nous fait toujours demeurer en communion les uns avec les autres. Notre vie est vie pour les autres. Nul ne vit pour soi-même, nous sommes des êtres de communion, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Prière

Seigneur tu nous rappelle qu'il ne faut pas juger sur les apparences, donne nous un signe  qui nous permettra de reconnaître ce qui est bien, pour être l'amour vrai et recevoir la grâce de faire rayonner cette joie autour de nous.

Emounawh

 

 

 

 

 

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Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur » (Rm 14, 7-12)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.
    Alors toi, pourquoi juger ton frère ? Toi, pourquoi mépriser ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu.
    Car il est écrit :
Aussi vrai que je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue proclamera la louange de Dieu.
    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 26 (27), 1, 4, 13-14)
R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. (Ps 26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

ÉVANGILE
« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)
Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
    Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
    Alors Jésus leur dit cette parabole :
    « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
    Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis,celle qui était perdue !”
    Je vous le dis :
C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

    Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
    Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
    Ainsi Je Vous le dis :
Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE

 

Le Seigneur ne peut se résigner au fait qu'une seule personne puisse être perdue.

L'action de Dieu est celle de celui qui part à la recherche de ses enfants perdus et qui se réjouit ensuite avec tous lorsqu'ils sont retrouvés.

C'est un désir irrépressible :
même 99 brebis ne peuvent arrêter le berger et le garder au bercail. Il pourrait raisonner ainsi: «Je fais le point : j'en ai 99, j'en ai perdu une, mais ce n'est pas une grande perte».

Au lieu de cela, il va chercher celle-là, parce que chacune d'entre elles est très importante pour lui et que celle-là est la plus nécessiteuse, la plus abandonnée, la plus rejetée ; et il va la chercher.

(Audience générale, 4 mai 2016)

 

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Si quelqu'un veut faire route derrière Moi, qu'il se renonce, qu'il se charge de sa croix chaque jour et qu'il me suive

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,25-33.


En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Jean Cassien (v. 360-435)
fondateur de monastère à Marseille

Conférences 3, 6-7; CSEL 13/2, 73-75 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 437)
 

Renoncer à tous ses biens
 

Selon la tradition des Pères et l'autorité des saintes Écritures, les renoncements sont au nombre de trois. Le premier concerne ce qui est matériel ; il nous fait mépriser toutes les richesses et les biens du monde. Par le deuxième, nous répudions notre ancienne manière de vivre, avec les vices et les passions de l'âme et de la chair. Par la troisième, nous détachons notre esprit de toutes les réalités présentes et visibles pour ne contempler que les réalités futures et ne désirer que les réalités invisibles. Ces renoncements doivent être observés tous les trois, comme le Seigneur l'a ordonné à Abraham, lorsqu'il lui a dit : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père » (Gn 12,1).

            Il a dit en premier lieu : « Quitte ton pays », c'est-à-dire les richesses de la terre. En second lieu : « Quitte ta famille », c'est-à-dire les habitudes et les vices passés qui, en s'attachant à nous depuis notre naissance, nous sont étroitement unis par une sorte de parenté. En troisième lieu : « Quitte la maison de ton père », c'est-à-dire tout attachement au monde actuel qui se présente à nos yeux.

            Contemplons, comme le dit l'apôtre Paul, « non pas ce qui se voit, mais ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel » (2Co 4,18) ; « nous, nous sommes citoyens des cieux » (Ph 3,20). Nous sortirons ainsi de la maison de notre ancien père, celui qui était notre père selon le vieil homme, dès notre naissance, quand « nous étions par nature voués à la colère comme tous les autres » (Ep 2,3), et nous porterons toute l'attention de notre esprit aux choses célestes. Notre âme s'élèvera alors jusqu'au monde invisible par la méditation constante des choses de Dieu et la contemplation spirituelle.

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

 

“Si quelqu'un veut faire route derrière Moi, qu'il se renonce, qu'il se charge de sa croix chaque jour et qu'il me suive !” Jésus ne nous demande pas une mutilation. Il nous demande d'abandonner nos vues propres, notre manière d'être et d'agir, pour nous remplir de Lui et du Message évangélique.

Après que Pierre se soit opposé à Lui devant le mystère de la souffrance et de la croix, Jésus s'adressant à tous renchérit :

“Si quelqu'un veut faire route derrière Moi, qu'il se renonce, qu'il se charge de sa croix chaque jour et qu'il me suive !”

Jésus ne nous demande pas une mutilation. Il nous demande d'abandonner nos vues propres, notre manière d'être et d'agir, pour nous remplir de Lui et du Message évangélique.

“Car celui qui voudra sauver son âme la perdra, mais celui qui perdra son âme à cause de Moi et de l'Évangile, celui-là la sauvera”

Dans Jean, au chapitre 13, 24, Jésus nous renvoie au grain de blé, tombé en terre et qui ne donne du fruit que s'il meurt. Jésus, dans sa sagesse, nous fait réfléchir sur l'excellence que nous donnons. L'âme, n'est-ce pas là notre personnalité humaine, dans ce qu'elle a d'égoïsme essentiel ? L'être contingent, suffisant que nous sommes, s'oppose à l'Être par excellence, et ne veut dépendre que de soi-même.

En face de cette prétention, Jésus nous donne sa réponse filiale de l'Homme-Dieu qui regarde Dieu comme Mère. Il accepte donc, dans une vue réaliste, de regarder les événements de chaque jour comme l'expression de la volonté du Père et de son Amour.

C'est à ce niveau que se place la Croix quotidienne, car nous voudrions bien échapper à ce terrible quotidien, imposé à Jésus lui-même, le Bien-Aimé, par notre condition de créature finie et mortelle. Alors nous serions comme Lui et nous vivrions à notre guise. Mais Jésus nous rappelle le principe de réalité :

“Si quelqu'un veut me suivre, qu'il se renonce, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive !”

Nous sommes des créatures finies, c'est l'évidence même.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

Saint Martin de Porrès

 Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ?

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.

Pour accomplir son œuvre de salut, Jésus s’est fait pauvre, et il se sert des pauvres pour chercher la brebis égarée. Lorsqu’il l’a retrouvée, elle appelle ses amis et dit : « Réjouissez–vous avec moi, car j’ai retrouvé ma « brebis égarée. » Ainsi Dieu s’adresse à nous tous, créés à son image et à sa ressemblance, quelles que soient les conditions de notre conception, de notre naissance. Nous fêtons Martin de Porrès aujourd’hui. Jésus appelle Martin chez les religieux du couvent des Dominicains. Il est plein de tendresse et d’amour pour lui. Martin est venu vers Jésus et il l’écoutait. Il était rejeté à cause de son état car il était méprisé comme fils « naturel » d’une esclave de couleur noire. Son « père, » militaire de passage, était reparti de ce pays. Martin s’est plu avec les plus petits, les plus pauvres. C’était un homme étonnant, le premier "métis" du nouveau monde qui ait été béatifié. Saint Martin avait le regard sans cesse tourné vers les pauvres, avec un cœur plein d’amour, comme Jésus. A l’écoute de Jésus, il faisait comme lui envers les pauvres qu’il rencontrait. Il soignait les malades de la communauté et donnait le nécessaire à tous les pauvres qui venaient dans le monastère.

"Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.

La guérison de cet homme atteint d’hydropisie le rend tout joyeux ainsi que son entourage qui se réjouit avec lui. Jésus, par ses paroles de miséricorde exprime l’amour de Dieu qui part à notre recherche et il célèbre la joie de notre guérison. Il nous faut, à la suite de Jésus, nous reconnaître comme frères, et retrouver avec notre Père des cieux une relation filiale pour nous réjouir de la joie de Dieu. Pour nous réjouir entre frères, il nous faut nous reconnaître pécheur, et découvrir notre ouverture à lui comme une grâce. Fils d’un même Père, nous sommes frères car Jésus nous donne la vraie vie. Avec Jésus, nous sommes attentifs à nos frères pour les servir. Martin a su ouvrir la porte à ses frères en les soignant comme les amis de Jésus. Il a cherché la brebis perdue, et demandé à Jésus de lui donner un cœur plein d’amour.

"Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse."

L’action de grâce devant tant d’amour monte de nos cœurs pour Jésus. Pauvres pécheurs nous confessons nos péchés dans l’Esprit Saint. L’Amour miséricordieux nous invite à la table de Dieu, dans le pardon et la miséricorde. Ensemble, tournés vers notre Père, nous nous nourrissons du Pain de Vie et du Vin de Noces qui ne manqueront jamais. C’est dans le banquet Eucharistique que nous rendons grâce à Celui qui nous accueille toujours pour nous donner la vie. Jésus, dans son amour infini pour les pauvres, a donné son Corps et son sang pour eux, il a donné toute sa vie. La célébration de l’Eucharistie nous rappelle combien nous sommes rassemblés dans le Christ, pour être soucieux de tous les enfants de Dieu dispersés. La Communauté est le lieu où les plus petits et les plus pauvres sont retrouvés.

Prière

Seigneur nous te demandons la Dieu la grâce d’être soucieux de tous ceux qui sont en dehors de notre maison.

 

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Celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi si aimer n'est pas un vain mot

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi » (Rm 13, 8-10)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
    La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.
Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    L’amour ne fait rien de mal au prochain.

Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 111 (112), 1-2, 4-5, 8a.9)
R/ L’homme de bien a pitié, il partage.
ou : Alléluia ! (Ps 111, 5a)

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.

Son cœur est confiant, il ne craint pas :
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

ÉVANGILE
« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)
Alléluia. Alléluia.
Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous : l’Esprit de Dieu repose sur vous.
Alléluia. (1 P 4, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
    « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
    Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

    Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
    Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
    “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
    Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
    S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

    Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le disciple de Jésus renonce à tous les biens parce qu'il a trouvé en Lui le plus grand Bien, dans lequel tout autre bien reçoit sa pleine valeur et signification :
les liens familiaux, les autres relations, le travail, les biens culturels et économiques et ainsi de suite...

Le chrétien se détache de tout et retrouve tout dans la logique de l'Évangile, la logique de l'amour et du service.

(Angélus du 8 septembre 2013)

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Venez, les bénis de mon Père. La mort a été engloutie dans la victoire

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Comme une offrande parfaite, il les accueille » (Sg 3, 1-6.9)
Lecture du livre de la Sagesse

          Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ; aucun tourment n’a de prise sur eux.
  Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ; leur départ est compris comme un malheur,
 et leur éloignement, comme une fin :
mais ils sont dans la paix.
  Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait.
  Après de faibles peines, de grands bienfaits les attendent, car Dieu les a mis à l’épreuve
et trouvés dignes de lui.
  Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ; comme une offrande parfaite, il les accueille.
  Au temps de sa visite, ils resplendiront :
comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.
  Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
  Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui.
Pour ses amis, grâce et miséricorde :
il visitera ses élus.

          – Parole du Seigneur.

PSAUME
(26 (27), 1, 4, 7-9a, 13-14)
R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. (26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié! Réponds-moi!
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

DEUXIÈME LECTURE
« La mort a été engloutie dans la victoire » (1 Co 15, 51-57)
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
  c’est un mystère que je vous annonce :
nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, et cela en un instant, en un clin d’œil, quand, à la fin, la trompette retentira.
Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous, nous serons transformés.
  Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable ;
il faut que cet être mortel revête l’immortalité.
  Et quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel
aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture :
La mort a été engloutie dans la victoire.
  Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?
  L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi.
  Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.

          – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25, 31-46)
Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Alléluia. (Jn 11, 25a.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
  « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
  Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
  il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
  Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
  Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
  j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
  Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
  tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
  tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
  Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ 

          Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
  Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;  j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
  Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’
  Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

          Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

ou

évangile

selon Saint Luc 12: 35 40

Tenez-vous prêt

35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.

36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.

38 S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

39 Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.

40 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


On entend parfois cette objection à propos de la Sainte Messe:
«Mais à quoi sert la Messe? Moi, je vais à l'église quand j'en ai envie, ou je prie mieux dans la solitude».

Mais l'Eucharistie n'est pas une prière privée ou une belle expérience spirituelle, elle n'est pas une simple commémoration de ce que Jésus a fait lors de la dernière Cène.

Nous disons, pour bien le comprendre, que l'Eucharistie est un "mémorial", c'est-à-dire un geste qui actualise et rend présent l'événement de la mort et de la résurrection de Jésus:
le pain est vraiment son Corps donné pour nous, le vin est vraiment son Sang versé pour nous.

(Angélus du 16 août 2015)

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Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

Évangile de Jésus-Christ
selon saint Matthieu 5,1-12a.


En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople

Catéchèse (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 332-334)
 

Soyez les saints de Dieu !


Soyez donc bons les uns pour les autres (cf. Ep 4,32), indulgents, pleins d’amour fraternel ; supportez-vous mutuellement avec charité (cf. Ep 4,2) ; portez les fardeaux les uns des autres (cf. Ga 6,2), cédez, pardonnez ; tenez-vous les uns les autres en honneur (cf. Rm 12,10), avec révérence, avec piété et crainte de Dieu. Si telle est votre conduite, si vous vivez ainsi, vous êtes mes saints, ou plutôt ceux de Dieu, ses anges sur la terre, les adorateurs (cf. Jn 4,23) de sa puissance, les ministres de sa gloire, les héritiers du royaume des cieux, les compagnons des saints, les habitants du paradis, vous jouissez des biens inconcevables qui nous ont été réservés.

            C’est pourquoi, je vous prie (…) de marcher toujours droit dans les chemins de Dieu, de vous affermir par la vigueur de sa force (cf. Ep 6,10). (…) Que la lumière de la connaissance de Dieu vous précède en tout mouvement et en toute action, qu’une disposition pacifique vous gouverne et que le calme d’un amour fraternel règne en vous ! (…) Puisse le Seigneur Dieu vous ouvrir une porte de justice (Ps 117,19), un chemin de vérité (cf. 2 P 2,2), qu’il vous attire à lui, qu’il vous embrase tout entiers ; qu’il fasse de vous un instrument qui résonne de sons harmonieux pour sa joie , qu’il vous transforme en de parfaits temples vivants, et il habitera en vous, qu’il vous accorde dès ici-bas les arrhes (cf. 2 Co 1,22) de la béatitude de là-haut. (…)

            Que le Seigneur notre Dieu garde, restaure (cf. 1 P 5,10), rende droites votre route et vos œuvres, qu’il emplisse vos saints cœurs de grâce, de joie et de douceur, et puisse-t-il ainsi vous rendre dignes aussi du royaume des cieux dans le Christ lui-même, notre Seigneur, à qui sont la gloire et la puissance avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

 

Méditation de l'Evangile

du père Gabriel

Les béatitudes : les coeurs purs

Le mot " pur" signifie : sans mélange, comme un lingot de métal purifié par le feu. Etre pur...un cristal décanté des boues du désir : désir insatiable de la richesse, de la sensualité, du pouvoir. Etre pur...un cristal qui ne capte plus que la seule lumière de Dieu. 

Méditation de l'Évangile du lundi 1er novembre
Le mot " pur" signifie : sans mélange, comme un lingot de métal purifié par le feu.

J'ai dans les yeux la gravure de mon livre de chimie, des années trente, où la grande Cornue Bessemer bascule, dans une gerbe éblouissante, son torrent d'acier. Jésus nous invite à être sans mélange, et sans partage pour Dieu. Lutte incessante où les violents l'emportent, et cela aussi bien pour nous débarrasser de la gangue des biens matériels qui nous collent aux mains, que de nous libérer de ce besoin impérieux de domination envers nos frères.

Etre pur...un cristal décanté des boues du désir : désir insatiable de la richesse, de la sensualité, du pouvoir. Etre pur...un cristal qui ne capte plus que la seule lumière de Dieu.

" Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu "

"Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, parce que le Royaume des Cieux est à eux".

C'est l'immense cortège de tous ceux qui, à travers les siècles, ont rendu témoignage au Christ. Ils ont tout simplement osé dire les paroles qui dérangent, celles que Luc nous rapportent :

"Malheur à vous qui êtes repus maintenant, parce que vous aurez faim"

"Malheur à vous qui riez maintenant, parce que vous serez dans le deuil et les larmes"

"Malheur à vous lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi que leur pères traitaient les faux prophètes"

Ce sont ces paroles qui ont valu la persécution, la prison et la mort à tant et tant d'amis du Seigneur, depuis Etienne, jusqu'au Père Doudko, en passant par les paysans d'Amérique du Sud.

Les riches enragent d'entendre dire que : Leur or n'est que dérisoire poussière, Les repus que la faim spirituelle les guette, les rieurs que leurs bouffonneries masquent mal le tragique désespoir de l'homme devant son destin...s'il n'y a d'autre fin que la mort.

"Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux. car, c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui étaient avant nous"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Toussaint.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

Les béatitudes nous sont offertes dans la fête de tous les saints. Elles sont la première parole publique de Jésus en ses débuts de prédicateur. Les béatitudes racontent comment nous pouvons vivre vraiment en acceptant la logique de l’Amour. Nous découvrons alors un Père qui nous donne une vie riche en Amour. Le meilleur moyen d’entrer dans les béatitudes, c’est de regarder comment Jésus les vit lui-même. Matthieu nous a transcrit ce discours où Jésus, après avoir pris un peu de hauteur, après avoir gravi la montagne, vient à nous. Devant ses disciples et la foule des gens qui le suivent, Jésus énumère les chemins du bonheur selon Dieu. C’est bien du bonheur de l’homme dont il s’agit. Chacune des Béatitudes commence par le mot « Heureux. » Dieu connait l’homme comme il l’a fait, pour être heureux du bonheur de le trouver et de choisir librement l’amour qu’il nous porte. L’humanité peut le connaitre comme un Père infiniment bon et miséricordieux qui a envoyé Jésus son Fils dans le monde pour vivre sur le chemin de sa rencontre. Cela n’empêchera pas chacun de vivre à la suite de Jésus la souffrance, la maladie, la mort, et d’en souffrir, comme souffrent aujourd’hui les amis du Fils de Dieu. Ces voies des béatitudes sont des chemins de bonheur pour nous qui entendons « Heureux les pauvres. » Les pauvres de cœur, les pauvres en esprit, ceux qui ont une âme de pauvre, ceux qui ne sont pas attachés à la possession, ni à l’avoir. La pauvreté effective, le partage, la générosité envers autrui sont induits par cette invitation à être pauvre de cœur pour le Royaume.

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Nous avons besoin de méditer l’invitation de Jésus dans les Béatitudes, pour qu’il nous les fasse vivre en esprit et en vérité pour témoigner réellement du Royaume au long de notre vie sur terre. Il ne nous faut jamais déconnecter les paroles de Jésus de la manière dont il les met lui-même en pratique. « Heureux les doux, » être doux, c’est être comme Jésus quand il est doux. Jésus entrant à Jérusalem est présenté comme doux, et juste quand on le montre rabrouant les marchands du temple. Jésus est doux selon la Parole de Dieu en renonçant à l’injustice et en faisant ce qui lui semble juste sans se soucier de l’image qu’il donne. « Heureux les doux, » heureux ceux qui agissent selon l’Esprit envoyé par le Père. Les béatitudes sont un style de vie dans le Christ, un rythme inattendu de l’Esprit Saint. Ce qui rend heureux, c’est de savoir que l’on entre dans une vie personnelle habitée par Dieu. Cela ne plaît pas à tout le monde, et c’est bon signe : « heureux serez-vous quand on dira toutes sortes de mensonges contre vous ».

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi pour toutes les recommandations de Jésus. Ce sont des ressources pour le bonheur de l’éternité qui est déjà commencée maintenant. Les doux, les pacifiques, les non-violents, ceux qui pleurent ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur cœur, les éprouvés ou les réprouvés de la vie, ceux qui ont faim et soif de la justice, ceux qui luttent pour les droits des plus faibles et l’épanouissement de tous, les cœurs purs les bienveillants qui cherchent le bien des autres de manière désintéressée, qui ne se servent pas des autres pour leur satisfaction, les artisans de paix qui contribuent à l’harmonie entre les hommes, les persécutés, les insultés, les calomniés à cause de leur foi. Toutes ces invitations nous engagent sur les chemins de l’amour infini où Dieu nous attend.     

                                     Vénérable Pierre Toussaint 

Prière      

Dès aujourd’hui nous voulons accueillir et accomplir la Parole de Jésus. En vue de notre rédemption et être uni à tous les Saints et Saintes nos modèles et nos guides et protecteurs. Pour Nous permettre de les rejoindre et que nous soyons tous ensemble pour être unis  dans la maison de Dieu, selon le programme du Père et enseigné, guidé par notre Seigneur  Jésus. Amen. 

Emounawh

 

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« Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 2-4.9-14)
Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ;
d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :
    « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »
    Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau :
ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.

    Après cela, j’ai vu :
et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
    Et ils s’écriaient d’une voix forte :
« Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »
    Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ;
se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu.
    Et ils disaient :
« Amen!
Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
    L’un des Anciens prit alors la parole et me dit :
« Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »
    Je lui répondis :
« Mon seigneur, toi, tu le sais. »
Il me dit :
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

DEUXIÈME LECTURE
« Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-3)
Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
    voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu
– et nous le sommes.
Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :
c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
    Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.
Nous le savons :
quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
    Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)
Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,  voyant les foules, Jésus gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait :
    « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
    Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
    Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
    Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
    Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le pauvre en esprit est le chrétien qui ne compte pas sur lui-même, sur les richesses matérielles, qui n'obstine pas sur ses propres opinions, mais écoute respectueusement et se soumet volontiers aux décisions des autres.

S'il y avait plus de pauvres en esprit dans nos communautés, il y aurait moins de divisions, de conflits et de controverses!
L'humilité, comme la charité, est une vertu essentielle pour vivre ensemble dans les communautés chrétiennes.

Les pauvres, dans ce sens évangélique, apparaissent comme ceux qui maintiennent vivante la finalité du Royaume des Cieux, nous permettant d'entrevoir qu'il est anticipé en germe dans la communauté fraternelle, qui privilégie le partage sur la possession.

(Angélus du 29 Janvier 2017)

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'adorer sans divergence Notre Père créateur sans condition, et d'aimer nos semblables  comme nous même.  Selon le premier commandement de D.ieu

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 12,28b-34.


En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Lettre 36, à la reine Jeanne de Naples (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 316-317)
« Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force »
Glorieuse et très chère Mère, madame la Reine, votre indigne Catherine, la servante et l'esclave des serviteurs de Jésus Christ, vous écrit dans son précieux sang, avec le désir de vous voir la vraie fille et l'épouse choisie de Dieu. (…)

            Je vous supplie instamment au nom du Christ Jésus de consacrer tout votre cœur, toute votre âme, toutes vos forces à aimer et servir ce doux et cher Père, cet Époux qui est Dieu, la Vérité suprême, éternelle, qui nous a tant aimés sans être aimé. Oui, qu'aucune créature ne résiste, quel que soit son rang, sa grandeur, sa puissance : toutes les gloires du monde ne sont-elles pas vaines ; ne passent-elles pas comme le vent ? Qu'aucune créature ne s'éloigne de ce véritable amour, qui est la gloire, la vie, le bonheur de l'âme ; et alors nous montrerons que nous sommes des épouses fidèles. Et aussi, quand l'âme n'aime que son Créateur, elle ne désire rien hors de lui. Ce qu'elle aime, ce qu'elle fait, c'est pour lui, et tout ce qu'elle voit on dehors de sa volonté, comme les vices, les péchés, les injustices, elle le déteste ; et la sainte haine qu'elle a conçue contre le péché est si forte, qu'elle aimerait mieux mourir que de violer la foi qu'elle doit à son éternel Époux.

            Soyons, soyons fidèles, en suivant les traces de Jésus crucifié, en détestant le vice, en embrassant la vertu, en faisant de grandes choses pour lui.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12, 28b-34

Le premier commandement : Aimer Dieu et nos frères

La grande Espérance du Royaume de Dieu annoncée par Jésus, c'est d'établir les hommes dans l'amour de Dieu et de leurs frères.

« Maître, quel est le plus grand commandement dans la Loi ? Il lui dit : ” Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton esprit. C'est le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux, toute le Loi dépend et les prophètes “

Le premier des commandements, pour Jésus, c'est aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute notre force. Tour notre être doit être donné, comme livré à cet amour. Le dessein d'amour de Dieu dans la création est tellement premier que le second commandement est semblable au premier.

Dieu a tellement aimé l'homme, l'a revêtu d'une telle splendeur, d'une telle dignité (à l'image du Bien-Aimé), que mépriser l'homme, c'est Le mépriser Lui, en ignorant son Amour.

Pour Jésus, Vie Éternelle, Loi, Royaume de Dieu sont une seule et même réalité. Le docteur de la Loi qui l'interroge sur la Vie Éternelle est renvoyé à la Loi, dans l'Évangile de saint Luc; et dans le texte de Marc, au docteur de la Loi qui fait de l'Amour de Dieu et du prochain le seul et unique commandement, Jésus affirme qu'il est tout proche du Royaume de Dieu !

Aimer Dieu, aimer son prochain, c'est installer le Royaume de Dieu parmi nous.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Nous comprenons la demande de ce scribe, il y a plus de six cent prescriptions qui sont données pour avancer à la rencontre du Dieu d’Israël. Ce n’est pas toujours facile à s’y retrouver car il y a en nous de l’opacité, nous avons des résistances. Mais quand le mouvement est pris, il est immanquablement tourné vers le but. Cet homme sait que Dieu aime, il voudrait pouvoir aimer et devenir amour. Il a remarqué comment Jésus arrive à aimer, alors il lui demande quel est le premier Commandement ? Il a raison d’avancer dans la confiance en Dieu vers Jésus. Dieu est cet Amour absolument incroyable, diffusif de lui-même. C’est un feu qui rayonne et qui éclaire, qui attire, et qui finit par tout consumer. Si nous sommes touchés, brûlés par cet amour, nous pouvons devenir amour avec Jésus.

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui.

L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Ce Commandement de l’Amour nous est donné pour que l’Amour de Dieu prenne tout en nous et que nous puissions nous aimer de l’Amour même de Dieu. C’est désormais cet Amour qui nous transforme par la fréquentation du Dieu-Amour. Nous pourrions prendre l’image d’un roi dont le royaume est étonnant de bonté, de beauté, de richesses pour comprendre notre situation. C’est comme si nous étions la petite servante de ce roi qui est choisie pour devenir reine. Cette petite servante est peut-être "sauvage," avoir tellement conscience de son état d’esclave. Il peut arriver que la peur la saisisse devant les appels du roi pour qu’elle quitte sa maison d’esclavage. Si elle part dans la nuit et dans le froid, il lui sera très difficile de revenir. Elle a besoin d’un médiateur. En effet, Il lui faut trouver un bon chemin ! Si nous fréquentons le Dieu d’amour, nous sommes touchés par cet amour. Jésus, en unissant l’Amour de Dieu et l’Amour des frères est le Chemin, il nous fait entrer dans un amour qui est une « fusion d’amour » dans une distinction des personnes qui sont unies. Je peux faire confiance à Dieu au point de m’approcher de lui et de ne plus faire « qu’un » avec lui dans l’Amour.

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

Et personne n’osait plus l’interroger. Pour être amour, il faut être dans une relation de personnes : « Dieu a créé l’homme, homme et femme, à son image, et à sa ressemblance. » Dans la Bible, Dieu se présente comme l’Époux de son peuple, il attire à lui l’humanité, sa petite créature. Dieu Amour réalise son plan d’Amour en invitant sa créature qui est devenue son enfant à la table de son grand Amour. Chacun peut librement faire un chemin de confiance envers Dieu et envers ses frères. Le chemin de la rencontre avec Dieu est aussi le chemin de l’Amour fraternel. Jésus, le Fils du Père, nous introduit dans cette filiation nouvelle qui fait de nous des frères qui s’aiment. « Écoute, Israël, le Seigneur est Un. » Cette Communion d’amour de Jésus et de son Père nous invite à sa table. L’amour, à « l’intérieur, » nous est donné. Dieu est ce Roi d’amour que nous chantons dans le "Gloire à Dieu." C’est ce qui fait dire à Thérèse de Lisieux : "Dans le cœur de l’Église, je serai l’amour". Elle a pensé que dans le Dieu amour, elle pourrait devenir amour. Je n’ai plus d’autre office que d’aimer dira-t-elle.

Prière

Oh Marie obtient nous la grâce d'aimer ton Fils adoré et à travers lui, d'adorer sans divergence Notre Père créateur sans condition, et d'aimer nos semblables  comme nous même.  Selon le premier commandement de D.ieu.

Emounawh

 

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