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evangile

Aimez Notre Père de toute nos forces, et aimer nos frères et soeurs comme nous-même

LECTURE  DE LA MESSE

 

Livre du Deutéronome 6,2-6.
Tu craindras le Seigneur ton Dieu. Tous les jours de ta vie, toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils, tu observeras tous ses décrets et ses commandements, que je te prescris aujourd’hui, et tu auras longue vie.
Israël, tu écouteras, tu veilleras à mettre en pratique ce qui t’apportera bonheur et fécondité, dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères.
Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Ces paroles que je te donne aujourd'hui resteront dans ton cœur.


Psaume 119(118),97.99.101-106.
De quel amour j'aime ta loi : tout le jour je la médite !
Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences.
Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d'observer ta parole.
De tes décisions, je ne veux pas m'écarter,

car c'est toi qui m'enseignes.
Qu'elle est douce à mon palais ta promesse :
le miel a moins de saveur dans ma bouche !
Tes préceptes m'ont donné l'intelligence : je hais tout chemin de mensonge.

Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.
Je l'ai juré, je tiendrai mon serment, j'observerai tes justes décisions.


Lettre aux Hébreux 7,23-28.
Jusque-là, un grand nombre de prêtres se sont succédé parce que la mort les empêchait de rester en fonction.
Jésus, lui, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas.
C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux.
Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
La loi de Moïse établit comme grands prêtres des hommes remplis de faiblesse ; mais la parole du serment divin, qui vient après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, conduit pour l’éternité à sa perfection.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


En choisissant ces deux mots adressés par Dieu à son peuple et en les mettant ensemble, Jésus a enseigné une fois pour toutes que l'amour de Dieu et l'amour du prochain sont inséparables, voire qu'ils se soutiennent mutuellement.

Bien que placées en séquence, elles sont les deux faces d'une même pièce: vécues ensemble, elles constituent la véritable force du croyant!
Aimer Dieu signifie donc investir chaque jour ses énergies pour être ses collaborateurs en servant le prochain sans réserve, en cherchant à pardonner sans limites et en cultivant des relations de communion et de fraternité.

 

(Angélus du 4 novembre 2018)

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Jésus nous invite, Il ne nous force jamais. et quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1.7-11.


Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus
carme, fondateur de Notre Dame de Vie

La foi et la contemplation surnaturelle
(Je veux voir Dieu, éd. du Carmel, 1949 ; p. 478)
Dieu donne aux humbles la grâce de la contemplation


La contemplation surnaturelle est un don gratuit de la miséricorde divine. Dieu seul en effet peut mettre en action les dons du Saint-Esprit qui la produisent en perfectionnant la foi en son exercice. (…)

            L'humilité seule peut prétendre attirer les dons de la miséricorde divine, car Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles. Pour parvenir à la contemplation, une attitude humble sera plus utile que les efforts les plus violents. Cette attitude d'humilité consistera pratiquement à « nous tenir comme des pauvres nécessiteux, en présence d'un grand et riche monarque », à nous porter aux formes modestes des oraisons actives et à y attendre dans un patient et paisible labeur que Dieu nous élève aux oraisons passives : « Lorsque vous êtes invités à un repas de noces, dit Notre-Seigneur, ne vous mettez pas à la première place... mais à la dernière, afin que lorsque votre hôte viendra, il vous dise : Mon ami, montez plus haut ! Alors vous serez honoré devant tous les invités. Car celui qui s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera exalté. » (Lc 14, 8-11) La parabole évangélique s'applique à la lettre à la vie d'oraison : pour mériter d'être élevé à la contemplation il faut humblement se mettre à la dernière place parmi les spirituels. En cette dernière place il est bon de désirer les moyens plus élevés et plus rapides pour parvenir à l'union parfaite, mais en se gardant de tout effort présomptueux pour se les procurer soi-même. (…)

            Telle fut l'oraison parfaite de la Vierge Marie, tout illuminée et embrasée des feux divins, mais dont la foi paisible et ardente semblait ignorer les richesses qu'elle possédait, pour aller toujours plus loin dans l'ombre lumineuse de l'Esprit Saint qui l'enveloppait et la pénétrait.

 

Méditation de l'Evangile du
père Gabriel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,1.7-11.

Le choix des places

Jésus ne se met pas en avant et nous invite à la même discrétion.

“Or, Il disait aux invités une parabole, remarquant comment ils choisissaient pour eux les premières places.

Il leur disait donc : invité par quelqu'un à des noces, ne te mets pas à la première place, car une personne plus considérée que toi pourrait avoir été invitée par lui. Et celui qui vous aurait invités, elle et toi, viendrait peut-être dire : cède-lui la place. Et alors tu devrais, non sans confusion, occuper la dernière place”.

“Mais lorsque tu auras été invité, va t'asseoir à la dernière place, de façon que celui qui t'a invité vienne te dire : mon ami, approche plus haut. Alors ce sera pour toi un honneur, en présence de tous ceux qui seront à table avec toi. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé”

On peut rapprocher ce passage de celui du Magnificat dans Luc :
“Il a déployé la puissance de son bras, Il a dispersé ceux qui s'élevaient d'orgueil aux pensées de leur coeur. Il a fait descendre les potentats de leur trônes et élever les humbles” . Telle Mère, tel Fils.

Oui, la parabole des invités qui prennent les bonnes places permet à Jésus de redonner espoir aux plus petits, car Dieu ne juge pas comme les hommes. Tous les grands du second Empire français sont bien oubliés, et le nom du commissaire Jacomet nous serait totalement inconnu si l'humble Bernadette Soubirous n'avait été invitée à monter à la première place.

Jésus nous invite, Il ne nous force jamais.

Dans la parabole du choix des places au banquet de noces, Il nous suggère de ne pas nous mettre en avant… Parabole pleine d'humour et de finesse qui nous révèle, encore une fois, ses talents d'éducateur. Ici, les impératifs sont ceux de la discrétion devant cette démangeaison de paraître qui nous guette tous.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Quiconque s’élève sera abaissé ;
et qui s’abaisse sera élevé.

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient."

Jésus partage la vie des hommes, il est de plein pied avec eux. Il fait les mêmes choses qu’eux, se rend dans les mêmes lieux qu’eux. Jésus instruit ses proches dans ses rencontres, il les aide à se situer dans l’amour. Il est proche d’eux, attentif à la manière dont ils vivent, comment ils se situent dans la vie. Jésus regarde chacun en profondeur. Il écoute ce qu’ils disent. Il réagit et entre en dialogue avec chacun. Nous sommes attentifs à ce que vit Jésus car nous voulons nous ouvrir à lui, à sa parole, à ses gestes, à sa manière d’agir. Nous laissons notre manière de vivre et d’être pour nous laisser influencer et nous imprégner de lui. Par notre appartenance à lui comme "Chrétien," nous sommes, comme un autre Christ. Beaucoup de malheurs arrivent dans nos vies du fait que nous n’avons pas entendu sa Parole. C’est par lui que nous pouvons percevoir ce qu’est notre place parmi nos frères. Ce jour de sabbat, il va partager le repas chez un chef des pharisiens. L’Évangile est pour nous une règle de bonheur si nous le mettons en pratique.

« Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :" 

« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Dans nos relations personnelles, dans les études, nous voulons être félicités ! Or, le plus important est d’abord d’être sous le regard de Dieu, dans son amour infini. Nous voulons honorer ce qui est le plus fondamental à notre nature humaine, notre existence. Le psalmiste dit : « Seigneur, je n’ai pas le regard hautain, ni le cœur fier, je n’ai pas choisi de grands desseins qui me dépassent. Non, je tiens mon âme égale et silencieuse, près de toi, mon Dieu. » Choisir les premières places se joue à tous les niveaux de notre vie. Quelle place vais-je occuper ? Quel est mon "rang" ? Cet imaginaire nous fait quitter l’essentiel pour avoir "la première place." Alors nous n’honorons plus ce que nous sommes.

"Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place.

Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » Le bonheur de rendre grâce à Dieu pour tout ce que nous avons est immense. Le simple fait d’exister sous le regard de Dieu, de se savoir aimé infiniment de lui, est si beau ! C’est honorer le fait que nous soyons dans l’amour avec lui qui va développer encore son amour en nous. Jésus nous libère de ce qui nous tient captifs, sa parole est vérité. La mettre en œuvre nous donne de nous éprouver comme juste et nous ouvre à la vraie vie. Notre joie et notre grâce n’est pas d’imaginer quelle serait notre place, mais d’honorer l’amour infini que Dieu nous donne dans l’existence, par la vie et par l’être. Si nous honorons la relation d’amour avec lui, tout le reste nous sera donné par surcroît. « Jésus a tellement choisi la dernière place, que jamais personne ne pourra la lui ravir. » Celui qui se sera abaissé pour être avec lui, sera élevé au plus haut des cieux.

Prière 

 Marie Notre Mère, apprend nous à choisir la dernière place loin de l' orgueil, et là ou Jésus ton Fils adoré se trouve, pour demeurer avec lui dans le bonheur et l'humilité.

Emounawh

 

 

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Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé »

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Si le monde a été réconcilié quand les Juifs ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts ! » (Rm 11, 1-2a.11-12.25-29)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    je pose la question :
Dieu a-t-il rejeté son peuple ?
Pas du tout !
Moi-même, en effet, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin.
    Dieu n’a pas rejeté son peuple, que, d’avance, il connaissait.

    Je pose encore une question :
ceux d’Israël ont-ils trébuché pour vraiment tomber ?
Pas du tout !
Mais leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux.
    Or, si leur faute a été richesse pour le monde, si leur amoindrissement a été richesse pour les nations, combien plus le sera leur rassemblement !

    Frères, pour vous éviter de vous fier à votre propre jugement, je ne veux pas vous laisser dans l’ignorance de ce mystère :
l’endurcissement d’une partie d’Israël s’est produit pour laisser à l’ensemble des nations le temps d’entrer.
    C’est ainsi qu’Israël tout entier sera sauvé, comme dit l'Écriture :
De Sion viendra le libérateur, il fera disparaître les impiétés du milieu de Jacob.
    Telle sera pour eux mon alliance lorsque j’enlèverai leurs péchés.
    Certes, par rapport à l’Évangile, ils sont des adversaires ,et cela, à cause de vous ; mais par rapport au choix de Dieu, ils sont des bien-aimés, et cela, à cause de leurs pères.
    Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 93 (94), 12-13, 14-15, 17-18)
R/ Le Seigneur ne délaisse pas son peuple. (Ps 93, 14a)

Heureux l’homme que tu châties, Seigneur,
celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur,
tandis que se creuse la fosse de l’impie.

Car le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n’abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.

Si le Seigneur ne m’avait secouru,
j’allais habiter le silence.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! »
ton amour, Seigneur, me soutient.

ÉVANGILE
« Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-11)
Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, dit le Seigneur, car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
    Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
    « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place,
de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
    Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire :
“Cède-lui ta place” ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
    Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place.
Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :
“Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
    En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Avec cette recommandation, Jésus n'entend pas donner des normes de comportement social, mais une leçon sur la valeur de l'humilité.

L'histoire nous enseigne que l'orgueil, le carriérisme, la vanité et l'ostentation sont la cause de nombreux maux.

Et Jésus nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place, c'est-à-dire de rechercher la petitesse et la dissimulation:
l'humilité.

Aujourd'hui, Jésus devient la voix des sans-voix et adresse à chacun de nous un appel sincère à ouvrir nos cœurs et à faire nôtres les souffrances et les angoisses des pauvres, des affamés, des marginaux, des réfugiés, des vaincus de la vie, de ceux qui sont mis au rebut par la société et par l'arrogance des plus forts.

(Angélus du 28 août 2016)

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Un jour de sabbat, Jésus dans la maison d’un chef des pharisiens

 

Évangile de Jésus-Christ
 selon saint Luc 14,1-6.


Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie.
Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »
Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.
Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? »
Et ils furent incapables de trouver une réponse.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Baudouin de Ford (?-v. 1190)
abbé cistercien, puis évêque

Le Sacrement de l'autel, t. II, 3, 2 ; SC 94 ( trad. E. de Solms, o.s.b.;

Éd. Le Cerf 1963, p. 517)
Vers le sabbat en plénitude


Moïse a dit : « Le repos du sabbat sera consacré au Seigneur. » Le Seigneur aime le repos ; il aime se reposer en nous, et qu'ainsi nous nous reposions en lui. Mais il y a un repos du temps à venir dont il est écrit : « Désormais, dit l'Esprit, qu'ils se reposent de leurs travaux. » Et il y a un repos du temps présent, dont le prophète dit : « Cessez de faire le mal. »

            On parvient au repos du temps futur par les six œuvres de miséricorde qui sont énumérées dans l'Évangile à l'endroit où il est dit : « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger », etc. (…) Car « il y a six jours pendant lesquels il faut travailler » ; ensuite vient la nuit, c'est-à-dire la mort, où « nul ne peut travailler ». Après ces six jours, c'est le sabbat : lorsque toutes les bonnes œuvres sont consommées, c'est le repos des âmes.

(Références bibliques : Ex 31,15; Ap 14,13; Is 1,16; Mt 25,35s; Lc 13,14; Jn 9,4) 

 

Méditation de l'Evangile

du père Gabriel

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1-6.

Un jour de Sabbat, guérison d'un hydropique

 

” Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d'un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l'observaient.”

Il n'a aucun complexe et va, sans souci, manger chez les pharisiens, même les plus hauts placés.

C'est à table qu'Il parle facilement.

” Or voici qu'il y avait devant lui un homme atteint d'hydropisie. Prenant la parole, Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander :  Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ?   Ils gardèrent le silence.” 

Jésus s'intéresse à l'homme, avant tout, et non pas à des principes religieux devenus des abstractions et dont on jongle au mépris de la réalité humaine. Devant l'hydropique, les pharisiens ne pensent, en ce jour du sabbat, qu'à l'observation minutieuse de la Loi, et ses prescriptions deviennent pour eux plus importante que l'homme pour qui elles ont été édictées.

Jésus résistera toujours aux gens en place, que ce soit Hérode Antipas, que ce soient les docteurs de la Loi, les pharisiens ou les sadducéens; Il ne se laissera jamais impressionner. Ici de même, Il prendra lui-même l'initiative de la lutte en posant  une question embarrassante à ces gens qui ne veulent jamais se compromettre :

” Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? Ils gardèrent le silence. “

Cela frisait la provocation. Mais Jésus ne se démonte pas pour si peu. Il attaque en faveur de l'homme.

” Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l'un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l'en retirer, même le jour du sabbat ? Et ils furent incapables de trouver une réponse” 

Alors comme toujours, Jésus établit un contact physique et personnel avec cet homme et le guérit. IL n'agit pas comme le magicien qui éblouit son auditoire, mais comme le Dieu de toute tendresse.

C'est l'homme pour Lui qui est premier et la religion est toute faite pour conduire, relier l'homme à Dieu et non pas pour sacraliser des rites au mépris de l'homme.

Les mains du Seigneur sont aussi vives que son coeur. J'aime son geste envers l'hydropique pour le rassurer, le guérir et le pousser dehors. Qui pourrait jamais oublier une telle attention

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : « Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? »

Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l’un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu’eux étaient à l’observer.

Ils sont nombreux les épisodes où Jésus reproche aux pharisiens leur hypocrisie. Notre Dieu, d’une manière remarquable nous montre à quel point lui déplait la fausse apparence, la tromperie vaniteuse, qui se situe si loin de l’éloge de Jésus à Nathanaël : « Voici un véritable israélite, un homme qui est sans détour. » Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d’esprit et rejette énergiquement la complication, le regard trouble, la duplicité, l’hypocrisie. C’est dans le peuple juif que Dieu voulait voir resplendir tout l’amour qu’il portait en surabondance à l’humanité. Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, mais un homme frappé de maladie, handicapé, le bouleverse. Des Pharisiens étaient là, à l’observer. "Peut-on prendre son repas dans la joie, chanter les louanges de Dieu, être véritablement heureux alors qu’un pauvre souffre comme cet homme à coté de soi ?" Jésus est la fête, il faut que cet homme soit à la fête lui aussi ! C’est le mystère de l’amour que Jésus vient annoncer, cet amour sera agissant désormais dans l’Eglise.

«  Et voici qu’un hydropique se trouvait devant lui. Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : « Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? »

 Et eux se tinrent cois. Nous prêtons une grande attention à la question que Jésus pose aux pharisiens : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » et « Ils gardèrent le silence. » La réponse silencieuse des pharisiens à la question de Jésus démontre qu’au fond, ils ont mauvaise conscience. Devant eux gisait un malade qui cherchait à être guéri par Jésus. L’accomplissement de la Loi juive, sa lettre, non son esprit, et l’orgueilleuse présomption de leur conduite irréprochable, les portent à se scandaliser de l’attitude du Christ qui, poussé par son cœur miséricordieux, ne se laisse pas lier par le formalisme de la loi, et veut guérir le malade. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya. C’est l’attachement de Jésus pour toute l’humanité qui se manifeste dans son amour pour son peuple ! L’Église a ses racines dans l’humanité sauvée par le Christ. La Vierge Marie est le chef-d’œuvre de la création, « Il a prit chair de la Vierge Marie. » Le peuple d’Israël, à qui Dieu s’est révélé comme le Dieu d’amour, est aimé de son Dieu. C’est dans ce peuple que Dieu voulait voir resplendir tout l’amour qu’il lui portait en surabondance à l’humanité. Nous célébrons la nouvelle alliance qui s’inscrit dans l’ancienne alliance.

Puis il leur dit : « Lequel d’entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l’en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? »

Et ils ne purent rien répondre à cela. Les pharisiens se rendent compte de ce que leur conduite n’est pas justifiée et voilà pourquoi ils se taisent. De ce passage nous comprenons la nécessité de nous énamourer totalement de Jésus pour entrer dans la sainteté qui consiste à le suivre jusque là. Les commandements sont saints parce qu’ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu. Laissons régner dans nos vies la délicieuse simplicité de la Vierge Marie. La Parole de Dieu et les psaumes sont notre trésor, toujours actuel. Nous comprenons ainsi l’amour que Jésus porte à son peuple. L’évangile vient confirmer l’amour infini qui nous est donné, que nous avons pour le peuple des pauvres, les privilégiés de Dieu. Ainsi Jésus s’adresse aux docteurs de la loi pour les entraîner plus avant dans le Royaume de l’amour. Jésus veut que nous abordions, avec un regard limpide et une conscience claire, cet amour infini de Dieu dans notre vie. Quand nous célébrons le mystère pascal, la Pâque juive est en arrière-plan, elle donne une lumière spéciale sur la libération que nous célébrons dans le mystère eucharistique.

Prière

 Seigneur permet nous de recevoir la grâce de vivre d’amour infini de Notre Père Éternel pour qu'il rayonne dans notre vie.

Emounawh

 

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Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » (

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE
« Pour mes frères, je souhaiterais être anathème » (Rm 9, 1-5)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    c’est la vérité que je dis dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :
    j’ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante.
    Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ :
    ils sont en effet Israélites, ils ont l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni pour les siècles. Amen.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 147 (147b), 12-13, 14-15, 19-20)
R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.

ÉVANGILE
« Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » (Lc 14, 1-6)
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; 
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
    Or voici qu’il y avait devant lui
un homme atteint d’hydropisie.
    Prenant la parole,
Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens
pour leur demander :
« Est-il permis, oui ou non,
de faire une guérison le jour du sabbat ? »
    Ils gardèrent le silence.
Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.
    Puis il leur dit :
« Si l’un de vous a un fils ou un bœuf
qui tombe dans un puits,
ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer,
même le jour du sabbat ? »
    Et ils furent incapables de trouver une réponse.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Origine du "Droit Naturel"

REDACTION evangeli.net (réalisé à partir de textes de Benoît XVI)
(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, il n’est pas facile de discerner ce qui est juste pour dans les questions anthropologiques fondamentales. Une "chaire" acceptable par tous pourrait-elle exister? Comment distinguer le bien du mal, le vrai Droit du "droit apparent"? Dans tout ce qui touche à la dignité de l’homme, à l’évidence le principe "majoritaire" ne suffit pas.

Historiquement, les ordonnancements juridiques furent presque toujours fondés sur la religion. Cependant, le christianisme n’a jamais imposé à la société un "Droit révélé", mais il s’en est remis à la nature et à la raison comme véritables sources du Droit; il s’est référé à l’harmonie entre raison objective et subjective, une harmonie qui présuppose que les deux sphères sont fondées sur la Raison créatrice de Dieu.
De fait, les théologiens chrétiens se joignirent au mouvement philosophique et juridique qui débuta au second siècle avant J.-C., quand ils "découvrirent" le Droit Naturel social (développé par les philosophes stoïciens) et le Droit Romain.

—De ce contact "providentiel" naquit la culture juridique occidentale, d’une importance déterminante pour l’humanité.

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Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,12-19.


En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Rupert de Deutz (v. 1075-1130)
moine bénédictin

Œuvres du Saint Esprit 4,9 (trad. SC 165, p. 157 rev.)
 

Les apôtres instruits par l'Esprit Saint à la Pentecôte


C'est à tous les apôtres réunis que la Vérité a dit : « L'Esprit Saint, le Paraclet, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses » (Jn 14,26). En effet (...), au moment où les apôtres ont vu paraître des langues et où le feu divin s'est posé sur chacun d'eux (Ac 2,3), ils ont vu d'un seul coup d'œil, par une illumination intérieure, toutes les Écritures et tous les prophètes (...) Ils ont pénétré ces secrets qui restaient fermés aux scribes et aux Pharisiens, aux sages et aux docteurs de la Loi. Ainsi s'est accomplie la parole du Seigneur : « Tu as caché ces choses aux sages et aux savants, et tu les as révélées aux tout petits » (Mt 11,25) (...) Ces hommes sans lettres n'étaient donc pas enseignés par des hommes, mais instruits merveilleusement par l'Esprit Saint, l'Esprit d'intelligence (Is 11,2) qui leur ouvrait le trésor des Écritures.

            C'est pourquoi ils ont le droit d'être reçus et écoutés par nous comme la bouche de Dieu même (cf Lc 10,16) (...) Notre foi est fondée sur eux, ainsi que sur les patriarches et les prophètes à qui la Parole de Dieu s'est fait entendre par le même Esprit, sans l'intermédiaire d'aucun homme. Et ce fondement, nous le gardons.

            Quant à tous les autres qui n'étaient pas là, qui n'ont pas appris de cette manière-là, nous croyons ce qu'ils disent non à cause de leur opinion personnelle, mais parce qu'ils appuient leurs dires sur le témoignage des apôtres. Car c'est aux apôtres que la Révélation a été faite (...); c'est à eux qu'a été révélé par l'Esprit Saint ce que des hommes ne pouvaient ni enseigner ni savoir.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

 

Il y a dans le choix des apôtres le double mouvement et le double jeu de la liberté du Seigneur et celle de ses amis. Il appelle ceux qu'Il veut. Les douze font le pas et se rendent auprès de Lui. Dieu dans son amour nous choisit mais il nous laisse libre de nous rendre près de Lui. Dieu est tellement discret

 

Le Choix des douze

 

Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 6, 12 – 19

 

Jésus va réaliser son grand projet de l'annonce du règne de Dieu en se choisissant des amis capables de travailler avec lui et de poursuivre son œuvre après sa mort. Il consacre alors une nuit entière à la prière avant l'élection de ses apôtres, avant la fondation de son Eglise, tant il sait l'importance de cette prière pour qu'une œuvre soit fondée, établie d'une manière surnaturelle.

Il arriva en ces jours là qu'Il sortit dans la direction de la montagne pour prier. Et il passait la nuit à prier Dieu. (Lc VI, 12). Pour mieux prier, Jésus s'isole dans la montagne, et sa prière n'est pas une prière vague ou sentimentale : il prie Dieu son Père, et il y passe la nuit .

Voici maintenant un autre aspect de cette élection des apôtres souligné par Luc : « Puis, Il monte à la montagne et Il appelle auprès de Lui ceux qu'ils voulaient. Et Il en établi douze pour être avec Lui et pour les envoyer prêcher. Il leur donne pouvoir sur les esprits impurs pour les chasser et pour guérir toute maladie et toute infirmité (Mc III, 13-14 – Mt X, I).

Ce passage nous montre quelle personne extraordinaire se révélait en Jésus. On était attiré vers Lui, on se bousculait pour le toucher et le voir, on cédait à un de ses regards et pourtant, on ne pouvait pénétrer dans son intimité … C'est lui qui brise cette crainte et qui « appelle auprès de Lui ceux qu'Il voulait » (Mc III, 13) pour les faire entrer dans son amitié. L'amitié est forcément un choix.

Il y a dans le choix des apôtres le double mouvement et le double jeu de la liberté du Seigneur et celle de ses amis. Il appelle ceux qu'Il veut. Les douze font le pas et se rendent auprès de Lui. Dieu dans son amour nous choisit mais il nous laisse libre de nous rendre près de Lui. Dieu est tellement discret.

Et c'est désormais l'intimité entre ces douze et Lui-même. Et cela, Il le veut et ils ne sont là auprès de Lui et ils ne sont ses amis que pour partager sa mission, ses préoccupations. Comme Lui n'est que l'Envoyé du Père, ainsi envoie t'Il les siens pour poursuivre la mission. A ses douze, Il donne trois pouvoirs : prêcher le royaume, guérir les malades, chasser les démons.

Ils iront donc à son exemple annoncer la bonne nouvelle du Règne de Dieu qui change nos cœurs et nos mentalités. Ils iront chasser le démon de toute la terre et nous en libérer. Ils iront guérir de toute infirmité et de toute maladie.

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

Saint Simon et Saint Jude

 

Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.

En cette fête des Saints Apôtres Simon et Jude, nous rendons grâce de notre appartenance à la Famille de Dieu. L’Église prend Corps dans le mystère de la prière de Jésus. Jésus reçoit du Père le choix de ses Apôtres ! Nous connaissons les faiblesses de chacun et le choix de Judas qui va le trahir est impressionnant. Nous écoutons, nous méditons et nous observons un grand silence devant Jésus qui fait la volonté du Père. La prière est un don à accueillir. L’œuvre de Dieu exige une grande fidélité pour accomplir la volonté de notre Père. L’expérience de Jésus nous manifeste que sa prière de Fils bien aimé du Père accomplit la paternité de Dieu. Dans la communion de l’Esprit Saint, elle sera une présence prolongée et fidèle de Jésus qui ira jusqu’au Jardin des Oliviers, et jusqu’à la Croix. Dans l’amitié profonde avec Jésus, en vivant en Lui et avec Lui, se fortifie notre relation filiale avec notre Père des cieux. La durée de la prière nocturne de Jésus, préparatoire à ce choix des apôtres, est soulignée dans le choix des Douze.

« Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : »

Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Dans ce choix des douze, il nous est montré que chacun d’entre nous est choisi particulièrement par Dieu. Chacun est choisi pour ce qu’il est, pour ce qu’il va devoir être dans la prière et dans la mission de l’œuvre de Jésus. Jésus veut que nous soyons capable de le re­fléter à travers notre visage et notre regard. Le rayonner à travers l’an­nonce de sa Parole, au travers notre vie et de notre existence. C’est notre personne que Dieu choisit. Jésus nous guérit pour que transparaisse en nous sa vie. L’Église de Jésus, « l’Envoyé du Père, » donne à chacun de nous le nom "d’envoyé." Désormais, qui nous voit, voit « Jésus, » le Fils bien-aimé du Père. La même réponse d’Amour dans l’Esprit Saint est toujours demandée à l’homme pour que se poursuive l’œuvre de Dieu dans l’humanité. Qui nous voit doit voir le rayonnement de l’amour infini de Dieu. Ainsi le monde peut comprendre à quel point il est aimé. Cela, grâce au rayonnement de l’amour de Dieu dans tous ceux qui ont reçu son Amour.

« Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. »

Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Jésus est fidèle à l’Amour infini du Père pour lui. Nous nous laissons surprendre par la relation intense de Jésus avec son Père et notre Père. Nous demandons la joie de rencontrer Jésus, et en lui, de rencontrer notre Père qui est la Lumière pour notre existence. Le mystère de l’Esprit Saint agit dans l’humanité, c’est l’habitation du mystère de Dieu à l’intérieur de chacun de nous. Les apôtres, qui sont les « Douze, » repren­nent la figure des douze tribus d’Israël pour annoncer de la Bonne Nouvelle. Ils sont envoyés, parce qu’ils ont été choisis par Jésus. Ils sont nés de la prière du Christ. Des différences sont manifestent entre la fonction d’apôtre et celle de disciple : « Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples. » La foule, « une grande mul­titude de gens qui de toute la Judée venaient à lui. » Les apôtres recevront le pouvoir de guérir et ils commanderont aux démons de partir. Le choix des douze est signifi­catif de la volonté de Jésus de choisir, au sein d’un peuple, au sein d’une foule, quelques hommes qui vont être ceux-là mêmes qui recevrons la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle.

Prière:

Par la grâce de l’Esprit Saint envoie nous un guide pour  diriger nos pas sur la route de la lumière. Amen

Emounawh

 

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Sur toute la terre paraît le message et la bonne nouvelle aux limites du monde.

 

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres » (Ep 2, 19-22)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères,
    vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la constructionqui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
    En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.

    En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps18 (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Par toute la terre s’en va leur message. (cf. Ps 18, 5a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

ÉVANGILE
« Il en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » (Lc 6, 12-19)
Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange ! Toi que les Apôtres glorifient, nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.

    Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Nous oublions souvent cela, que Jésus prie pour nous.

C'est notre force. Pour dire au Père:
«Mais si Toi, Père, tu ne nous regardes pas, regarde ton Fils qui prie pour nous.»

Dès le premier instant, Jésus prie :
il a prié quand il était sur terre et il continue à prier maintenant pour chacun de nous, pour toute l'Église.

Ce sont des choses d'amour!

L'amour ne regarde pas si l'on a un visage laid ou un beau visage:
il aime! Et Jésus fait de même:
il aime et choisit avec amour.

Et il choisit tout le monde!  Dans la liste, il n'y a personne d'important
- entre guillemets - selon les critères du monde :
ce sont des gens ordinaires.

Il y a des gens ordinaires.

Mais ils ont une chose
- oui - à souligner chez tous: ils sont pécheurs. Jésus a choisi les pécheurs.

Il choisit les pécheurs. Jésus appelle tout le monde!

Nous nous souvenons de la parabole des noces du fils: lorsque les invités ne sont pas venus, que fait le maître de maison ?

Il envoie ses serviteurs:
«Allez et ramenez tout le monde à la maison! Bons et mauvais!», dit l'Évangile. Jésus a choisi tout le monde!

(Homélie à Sainte-Marthe - 9 septembre 2014)

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Il dépose ses lois dans leur conscience, et les inscrit avec son doigt dans leurs cœurs

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,22-30.
 

En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.
Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.
Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.”
Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.”
Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.”
Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Prosper d'Aquitaine (?-v. 460)
théologien laïc

L'Appel de tous les peuples, 9 (coll. Les Pères dans la foi, n°51; trad. F. Frémont-Verggobi et B. Throo; Éd. Migne 1993; p. 39 rev.)
« Alors on viendra de l'Orient et de l'Occident, du nord et du midi »

 

Ceux qui viennent à Dieu en s'appuyant sur lui avec le désir d'être sauvés sont vraiment sauvés : c'est l'inspiration divine qui leur fait concevoir ce désir de salut ; c'est éclairés par celui qui les appelle qu'ils arrivent à la connaissance de la vérité. Ils sont en effet les fils de la promesse, la récompense de la foi, la descendance spirituelle d'Abraham, « une race élue, un sacerdoce royal » (1P 2,9), prévu de longue date et prédestiné à la vie éternelle. (...) Par l'intermédiaire d'Isaïe, le Seigneur nous fait connaître sa grâce qui fait de tout homme une créature nouvelle : « Voici que je vais faire une chose nouvelle, déjà elle pointe, ne la reconnaissez-vous pas ? Oui, je vais mettre dans le désert un chemin et dans la steppe des fleuves (...), pour abreuver mon peuple, mon élu, le peuple que je me suis formé pour qu'il publie mes louanges ». Et ailleurs (...) : « Devant moi tout genou fléchira ; par moi jurera toute langue » (Is 43,19s; 45,23).

            Il est impossible que tout cela n'arrive pas, parce que la prévoyance de Dieu n'est jamais en défaut ; ses desseins ne changent pas ; sa volonté est agissante et ses promesses ne sont pas erronées. Donc tous ceux que désignent ces paroles seront sauvés. Il dépose en effet ses lois dans leur conscience, il les inscrit avec son doigt dans leurs cœurs (Rm 2,15) ; ils accèdent à la connaissance de Dieu, non par le biais d'un enseignement humain, mais sous la direction du maître suprême : « Ainsi donc, ni celui qui plante n'est grand, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu » (1Co 3,7). (...) À tous il est donné d'avoir un cœur changé, un jugement droit, une volonté droite également. Chez tous ces hommes Dieu fait naître la crainte, pour qu'ils soient instruits de ses commandements. (...) Ils célèbrent la puissance de sa miséricorde, et les miracles qu'elle a accomplis : car Dieu les a élus, il en a fait ses fils, ses héritiers de la nouvelle alliance (Jr 31,31).

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Oui, le Royaume souffre violence. Ce qui compte pour Jésus, ce ne sont pas les belles promesses et les belles paroles : “Seigneur ! Seigneur !” mais les attitudes courageuses pour s'engager résolument sur le chemin difficile du Royaume.

Y aura-t-il beaucoup de sauvés ?

 

Les juifs s'inquiètent du Salut  : “Seigneur, dis-nous s'il y aura peu de sauvés”

La réponse de Jésus est à prendre avant tout en fonction d'Israël. Son nationalisme et son conformisme l'enferment dans une vision où l'on passe à côté de l'essentiel. De toute manière, l'Orient et l'Occident, eux aussi, sont appelés à la table d'Abraham.

Car Jésus, pour nous parler du Royaume, prend souvent l'image du banquet. Dieu notre Père nous invite à la fête où tous les peuples de la terre partageront sa vie et son bonheur.

“Or, Je vous dis que beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place à table avec Abraham et Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là où il y aura des pleurs et des grincements de dents”

A cette question précise : “Y aura-t-il beaucoup de sauvés ?”

Jésus ne répond que par le conseil de s'y préparer : car pour Lui le salut, la transformation de nos mentalités, la recherche de la vraie Vie se réalisent toujours dans la lutte.

Le chemin de la liberté est une ascension.

“Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous assure, chercheront à entrer et ne le pourront pas, après que le Maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte et que vous commencerez à vous tenir dehors et à heurter la porte, en disant : Seigneur, ouvre-nous ! et Il vous répondra : Je ne sais d'où vous êtes !”

Oui, le Royaume souffre violence. Ce qui compte pour Jésus, ce ne sont pas les belles promesses et les belles paroles : “Seigneur ! Seigneur !” mais les attitudes courageuses pour s'engager résolument sur le chemin difficile du Royaume.

Il s'agit d'accomplir la volonté du Père sous peine de s'entendre dire la terrible parole : “Je ne vous ai jamais connus ! Retirez-vous de Moi, vous, artisans d'iniquité !”

Si on y réfléchit bien, Jésus affirme à ses contemporains que le malheur absolu c'est de l'ignorer.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, dit Jésus, car je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. »

« Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. »

Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas." Jésus, comme un Maître intérieur, nous réveille pour que nous désirions habiter le Royaume de Dieu. « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, » dit-Il. La parole de Dieu se fait pressente : "Efforcez-vous !" L’Esprit Saint le roi d’amour de notre vie mène nos affections, nos actions, nos pensées pour que nous édifions la civilisation de l’Amour dans une société qui crie pour plus de justice, plus de paix, plus de vérité, plus d’amour. Notre combat est de nous "soumettre," de « nous mettre sous » l’action de l’Esprit Saint. Ce n’est pas naturel pour nous ! "Efforcez-vous" prend alors tout son sens.

"Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : ’Seigneur, ouvre-nous,’ il vous répondra : ’Je ne sais pas d’où vous êtes.’

Alors vous vous mettrez à dire : ’Nous avons mangé et bu en ta présence et tu as enseigné sur nos places.’ Il vous répondra : ’Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’ « L’Esprit Saint, de l’intérieur, vient au secours de notre faiblesse, il intervient lui-même par des cris inexprimables. » La création crie dans les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Nous-mêmes, nous crions dans les douleurs de cet enfantement. L’Esprit Saint crie dans nos cœurs pour que se réalise ce passage à une vie dans l’Amour. « Dieu qui voit le fond des cœurs connaît les intentions de l’Esprit. » Dieu nous connaît, Il nous appelle et nous destine à une vie tellement plus merveilleuse !

 "Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors

Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. » Notre effort quotidien est de nous joindre au cri de l’Esprit Saint au plus profond de notre vie pour marcher à la suite de Jésus. En effet notre destinée est de devenir comme Jésus lui-même. Il est Fils de Dieu, nous sommes les enfants de Dieu par adoption. Nous nous situons dans cet amour infini du cœur de Dieu. C’est une vigilance de tous les instants ! « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. »

Prière 

Seigneur Jésus, notre rédempteur, obtien nous la grâce d'adorer le Père en vérité et d'aimer nos sœurs et nos frères,selon ton enseignement. amen

 

 

 

 

 

 

 

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Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.

Messe

 

PREMIÈRE LECTURE
« Quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien » (Rm 8, 26-30)
Frères,
    l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut.
L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables.
    Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.

    Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu,lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
    Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères.
    Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés,il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.

            – Parole du Seigneur.

 

PSAUME
(Ps 12 (13), 4-5a, 5b-6)
R/ Moi, je prends appui sur ton amour, Seigneur.

Regarde, réponds-moi, Seigneur mon Dieu !
Donne la lumière à mes yeux,
garde-moi du sommeil de la mort ;
que l’adversaire ne crie pas : « Victoire ! »

Que l’ennemi n’ait pas la joie de ma défaite !
Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !
Je chanterai le Seigneur pour le bien qu’il m’a fait.

 

ÉVANGILE
« On viendra de l’orient et de l’occident, prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)
En ce temps-là tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.
    Quelqu’un lui demanda :
« Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »
Jésus leur dit :
    « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, 
car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.
    Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,en disant :
“Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra :
“Je ne sais pas d’où vous êtes.”
    Alors vous vous mettrez à dire :
“Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.”
    Il vous répondra :
“Je ne sais pas d’où vous êtes.
Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.”
    Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.
    Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
    Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DES NEIGES
Ô Notre-Dame,
nous nous confions en vous, en votre obédience bénieet en votre garde très spéciale.
Aujourd’hui et chaque jour nous vous confions nos âmes et nos corps ; nous vous confions tout notre espoir et toute notre consolation ; toutes nos angoisses et nos misères ; notre vie et la fin de notre vie, pour que par votre très sainte intercession et par vos mérites, toutes nos actions soient dirigées et disposées selon votre volonté et celle de votre Fils. Amen.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Par ces mots, Jésus précise qu'il ne s'agit pas d'une question de nombre, il n'y a pas de "numerus clausus" au Paradis!

Mais il s'agit de franchir le bon passage, et ce bon passage est pour tous, mais il est étroit.

C'est là le problème. Dans le sens où, pour être sauvé, il faut aimer Dieu et son prochain, et cela n'est pas confortable!
C'est une "porte étroite" parce qu'elle est exigeante.

L’amour est toujours exigeant, il demande un engagement, voire un "effort", c'est-à-dire une volonté déterminée et persévérante de vivre selon l'Évangile.

Saint Paul l'appelle «le bon combat de la foi» (1 Timothée 6, 12).

Il faut faire des efforts tous les jours, toute la journée, pour aimer Dieu et son prochain.

(Angélus - Dimanche 25 août 2019)

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Père donne nous la grâce de la persévérance et de l’endurance pour que la Vie nouvelle donnée par l’Esprit Saint germe et pousse en nous

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,18-21.
 

En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus
(1894-1967)

carme, fondateur de Notre Dame de Vie

L’union transformante (Je veux voir Dieu, éd. du Carmel, 1949 ; p. 1001-1003)

La grâce sanctifiante est comme un levain


L'appellation d'union transformante évoque en premier lieu cette régénération spirituelle et cette transformation complète de l’âme par l'amour. L'âme « est devenue divine et Dieu par participation » (St Jean de la Croix, Cant. Spir., str. 27). Son union avec Dieu est telle qu'ils sont devenus « deux natures dans un même esprit et amour de Dieu ». La plénitude de ces mots ne livre ses secrets qu'à la lumière des définitions de la grâce sanctifiante et de ses propriétés.

            La grâce sanctifiante donnée par le baptême est une participation réelle à la vie divine. Elle entre dans notre âme, établit son siège dans la substance comme qualité entitative, et prend possession des facultés par les vertus infuses. Elle ne reste pas à la surface comme un vernis ou à l'extérieur comme un greffon qui prolonge la tige. Elle est véritablement infuse et pénètre dans les profondeurs comme un corps simple, comme une huile répandue et un levain dont on ne saurait arrêter l'action et la pénétration envahissantes. L'âme et les facultés sont donc à la fois enveloppées et pénétrées par cette vie divine. En fait, la vie spirituelle n'est pas autre chose que cette progression conquérante de la vie divine par envahissement progressif. La grâce est vraiment ce levain qu'une femme met dans trois mesures de farine. (…)

            Elle ne transforme que pour unir davantage à Dieu. Union et transformation vont de pair. Telle est en effet la propriété essentielle de l'amour, et cette grâce est charité comme Dieu est amour. (…) La grâce ou amour qui envahit l'âme et la transforme n'est que participation créée de la nature divine. Elle appartient en propre à l'âme et reste bien distincte de Dieu. Toutefois, elle n'est donnée que pour unir au principe dont elle procède. Elle jette l'âme dans le brasier infini qu'est Dieu lui-même et l'y maintient par une union constante comme dans son élément vital.

Méditation de l'Evangile

du père Gabriel


D'ailleurs, qu'y-a-t 'il de plus vivant que du levain qui travaille et digère la pâte ? La Parole de Dieu, contenue dans l'Evangile, nous interpelle, nous remue comme un levain.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,18-21. 

Jésus leur dit une autre parabole : « Le Règne des Cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et caché dans trois mesure de farine, jusqu'à ce que tout ait fermenté »

Le Royaume-Eglise, un jour, s'étendra à toute l'humanité, « jusqu'à ce que tout ait fermenté  ».Mais la parabole nous rappelle aussi que dans l'aspect Royaume-Vie intérieure, ce sont toutes nos manières de penser, toutes nos attitudes, en un mot notre mentalité qui sera transformée par le levain de la Parole. Nous oublions trop cette puissance de la Parole contenue dans l'Evangile, elle travaille la pâte humaine et la divinise.

D'ailleurs, qu'y-a-t 'il de plus vivant que du levain qui travaille et digère la pâte ? La Parole de Dieu, contenue dans l'Evangile, nous interpelle, nous remue comme un levain.

Pour Jésus, notre liberté orientée vers le Royaume est une force tranquille, mais en même temps déchaînée comme le levain. Rien ne l'arrêtera. Et là aussi, Jésus note bien que c'est la femme qui a pris et caché le levain des trois mesures de froment. C'est son acte libre qui permet au levain de la Parole de Dieu de transformer son cœur et ses actions.

Et Jésus dit encore :« A quoi comparerai-je le Règne de Dieu ? Il est semblable à du levain qu'une femme a pris et caché dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que tout ait fermenté »

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus dit: À quoi le règne de Dieu est-il comparable,
à quoi vais-je le comparer ?

Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. 

Jésus nous annonce la gloire de Dieu, son règne d’Amour. l’Amour nous est donné, il se révèle à nous en permanence. La gloire de Dieu est l’épanouissement de cet amour de Dieu en nous. Le règne de Dieu passe toujours par un autre, par ce qui ne vient pas de nous. C’est un Amour qui nous est donné. Le Royaume est comparé par Jésus à de multiples événements capables de nous transformer. C’est un Amour dynamique, un processus de transformation, un mouvement en devenir. Vivre en fonction du Règne, c’est vivre dans un renouvellement constant de l’Amour permanent de Dieu. Etre sensible à cet Amour qui agit en nous, c’est nous élever vers la Vie en plénitude. Dés qu’il y a de l’amitié entre nous, le Seigneur Jésus établit en nous sa demeure, et la vie triomphe de la mort. Jésus, le plus petit des enfants des hommes, sera « jeté en terre » au jardin des Oliviers. A partir de sa mort et de sa Résurrection le mystère de l’Église s’étendra aux quatre coins du monde. Le rejet du mystère de petitesse et de pauvreté de Jésus accomplit la Parole pour l’humanité : "Il n’avait aucune apparence humaine," disait Isaïe !

« Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.

Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Ce qui nous étonne, c’est la plus « petite » de toutes les semences. Le Verbe de Dieu a pris chair de la Vierge Marie ! C’est ainsi que l’Esprit Saint transforme notre humanité et la régénère. Nous voulons entrer dans la dynamique du règne de Dieu en recevant ce Don de Dieu. Nous voudrions nous suffire à nous-même alors que nous sommes fondamentalement incomplets ! Le mystère de l’Annonciation faite à Marie nous éclaire. Nous comprenons que le règne de Dieu est arrivé jusqu’à nous. L’Esprit Saint se joint à notre esprit pour l’éclairer, pour que notre humanité soit transformée. Dans le mystère de Marie, toute l’humanité est bénie, elle est renouvelée. Le jour où nous sentons combien Dieu nous aime, la grâce transforme notre nature et le règne de Dieu arrive jusqu’à nous. Nous sommes mis en route sur un chemin de joie et de bonheur. Laisser place en soi au manque, c’est laisser la place à l’autre, c’est rendre possible la vie en plénitude.

« Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? »

Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Sans un apport extérieur, sans un geste accompli par un autre, rien ne pousse. Livrée à elle-même, notre vie peut devenir un jardin d’épines, dans un retour sur soi asphyxiant ! Le travail « souterrain » se fait grâce au levain enfoui dans la pâte, à la manière de la graine jetée en terre. Il suffit que la graine soit "jetée" en terre, ou que le levain soit enfoui dans la pâte, pour que le travail de Dieu se fasse en nous. "La création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des enfants de Dieu. Elle crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore." Le jardin de notre vie remis à Dieu sera bien cultivé, rempli de fleurs. Tous les oiseaux du ciel viendront s’y nicher et rendre gloire à Dieu. Vivre en plénitude n’est pas immédiat, cela nous demande du temps, ce n’est pas tout, tout de suite. C’est grandir, mûrir, croître en rendant grâce pour ce qui nous est donné. Entrer dans la dynamique du règne de Dieu, c’est entrer dans une durée, dans une histoire, dans une temporalité.

Prière

Père donne nous la grâce de la persévérance et de l’endurance pour que la Vie nouvelle donnée par l’Esprit Saint germe et pousse en nous jusqu'à la fin des temps. Amen

Emounawh

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