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evangile

À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?

LECTURES DE LA MESSE

 

PREMIÈRE LECTURE
« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8, 18-25)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
    j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent
et la gloire qui va être révélée pour nous.
    En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
    Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir.
Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
    Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
    Et elle n’est pas seule.
Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ;
nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption
et la rédemption de notre corps.
    Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ;
voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer :
ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ?
    Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous ! (Ps 125, 3a)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.

ÉVANGILE
« La graine a poussé, elle est devenue un arbre » (Lc 13, 18-21)
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait :
« À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
    Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.
Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
    Il dit encore :
« À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
    Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Parfois, l'histoire, avec ses événements et ses protagonistes, semble aller à l'encontre du plan du Père céleste, qui veut la justice, la fraternité et la paix pour tous ses enfants.

Mais nous sommes appelés à vivre ces périodes comme des saisons d'épreuve, d'espoir et d'attente vigilante de la récolte.

En effet, hier comme aujourd'hui, le Royaume de Dieu croît dans le monde de manière mystérieuse, de manière surprenante, révélant la puissance cachée de la petite graine, sa vitalité victorieuse.

Dans les plis des événements personnels et sociaux qui semblent parfois marquer le naufrage de l'espérance, nous devons rester confiants dans l'action discrète mais puissante de Dieu.

C'est pourquoi, dans les moments d'obscurité et de difficulté, nous ne devons pas baisser les bras, mais rester ancrés dans la fidélité de Dieu, dans sa présence qui sauve toujours.

Rappelez-vous ceci :
Dieu sauve toujours. Il est le sauveur.

(Angélus du 17 Juin 2018)

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 Femme, te voici délivrée de ton infirmité. Ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17.


 

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Homélie attribuée à Eusèbe d'Alexandrie

(fin du 5ème siècle)
Sermon sur le dimanche, 16, 1-2 ; PG 86, 416-421 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 251)
« Ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »


La semaine comporte évidemment sept jours : Dieu nous en a donné six pour travailler, et il nous en a donné un pour prier, nous reposer et nous libérer de nos péchés. Si donc nous avons commis des fautes durant ces six jours, nous pouvons les réparer le dimanche et nous réconcilier avec Dieu.

            Rends-toi donc de grand matin à l'église de Dieu, approche-toi du Seigneur pour lui confesser tes péchés, apporte-lui ta prière et le repentir d'un cœur contrit. Sois présent pendant toute la sainte et divine liturgie, achève ta prière, ne sors pas avant le renvoi de l'assemblée. Contemple ton Seigneur, tandis qu'il est partagé et distribué sans être détruit. Et si ta conscience est pure, avance-toi et communie au corps et au sang du Seigneur. (...)

            Ce jour t'a été offert pour la prière et pour le repos. « Voici donc le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie » (Ps 117,24). Rendons gloire à celui qui est ressuscité en ce jour, ainsi qu'au Père et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

 

Méditation de l'Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,10-17.

du père Gabriel

 

Guérison de la femme courbée

 

Or, intervint le chef de la synagogue, indigné que Jésus eût guéri le jour du sabbat…C'est bien l'esprit et la lettre, l'amour en face du règlement tracassier… Jésus, en plus, a le chic pour trouver des images lumineuses ou des comparaisons savoureuses comme celles de son âne que l'on mène à boire, même le jour du sabbat !

 

Dans la guérison de la femme courbée depuis dix-huit ans, on retrouve de nouveau tout le problème de la foi vivante. Jésus guérit cette femme ; le miracle est évident.

“L'ayant vue, Jésus l'appela et lui dit : “Femme, tu es guérie de ton infirmité”. Et Il lui imposa les mains. Et aussitôt, elle se redressa puis elle rendit gloire à Dieu”

Sa foi, à elle, n'est pas à mettre en doute. Le signe de sa guérison la fait éclater de reconnaissance. Elle loue Dieu.

Par contre, si le chef de la synagogue a bien enregistré le miracle, pour lui, il n'est que le signe de la folie de ce prophète qui ose guérir un jour de sabbat, dans la synagogue !…

“Or, intervint le chef de la synagogue, indigné que Jésus eût guéri le jour du sabbat. Et Il disait au peuple : Il y a six jours pendant lesquels on doit travailler. Venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat”

Devant la réponse de Jésus, il y a deux groupes parmi tous ces témoins du miracle : le peuple, la foule, qui se joignent à l'enthousiasme de la miraculée, et le chef de la synagogue et les savants, confus mais furieux. Pour eux, le miracle n'est pas un signe de Dieu. Ils sont totalement étrangers à la lumière de la foi.

“Et pendant qu'Il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient confus. Et toute la foule se réjouissait des miracles accomplis par Lui”

C'est bien l'esprit et la lettre, l'amour en face du règlement tracassier… Jésus, en plus, a le chic pour trouver des images lumineuses ou des comparaisons savoureuses comme celles de son âne que l'on mène à boire, même le jour du sabbat !

Les vieilles chouettes hypocrites en sont toutes éblouies, et le peuple jubile.

Père Gabriel

Homélie du Père Gilbert Adam

 Femme, te voici délivrée de ton infirmité. 

« Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
 

Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. En guérissant cette femme, Jésus ne viole pas la loi, il ne fait qu’appliquer le commandement le plus important, qui est celui de l’amour et de la compassion que l’on se doit, selon la loi, de pratiquer en tout temps. Le respect du sabbat est une chose importante, mais le respect du commandement de l’amour donne le cadre de la pratique de tous les autres commandements. Aussi celui qui pèche, c’est d’abord celui qui viendrait à manquer d’aimer son prochain, c’est-à-dire à ne pas faire pour lui, ce qu’il aimerait que l’on fasse pour lui, dans les mêmes circonstances. Jésus fait un miracle de résurrection pour cette femme, il la remet debout ! Dieu vient en aide à tous ceux qui crie vers le ciel ! Il est le défenseur des veuves, celles qui n’ont plus le soutien d’un cœur, d’une épaule, d’un bras qui protégeait leur vie. A l’isolé, à celui qui a perdu son équilibre de vie, qui est dans la nuit, Dieu donne une maison. C’est en prenant notre condition humaine que Jésus, ami des hommes, nous manifeste l’action de Dieu.

"Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat." 

 Le chef de synagogue s’en prend à la foule ! Lorsqu’on a quelque chose à dire de déplaisant à une personne qui nous en impose, on le lui fait savoir en prenant un bouc émissaire, la foule va jouer le rôle de bouc émissaire ! Nous connaissons, par expérience, cette façon d’opérer le rejet, la discrimination et les persécutions ! Les victimes sont les paratonnerres de la colère du monde, nous ne devons pas nous étonner, mais nous attrister de ce fait ! Le chef de la synagogue s’indigne, pourtant le Sabbat est jour de joie qui éclate dans le Peuple ! Avec cette femme, remise debout, tendrement aimée du cœur de Dieu, nous devenons à la suite de Jésus, des êtres attentifs les uns aux autres. Dans cette adoption filiale, notre cœur est dégagé de lui-même, il est mû par l’Esprit Saint, et il deviendra de plus en plus amour. Notre vie est une vie selon la conduite de l’Esprit Saint. Nous entrons dans la toute petitesse de Jésus, dans sa grande pauvreté.   

"Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ?" 

 À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. Les adversaires de Jésus, virulents contre sa conduite, nous disent comment nous nous montrons violents comme eux, nous aussi. Un examen rapide de notre vie révèle que nous sommes conduis alors par la jalousie. En ce qui concerne l’amour d’une personne ou d’un bien, nous montrons à quel point, lorsqu’il s’agit de notre intérêt, de nous-mêmes, nous n’hésitons pas à braver bien des interdits ! Mais nous sommes timorés pour nous engager pour le bien des autres. C’est la Puissance de l’Amour infini de Dieu qui a fait naître Jésus dans notre chair. Le Fils unique de Dieu, né de la Vierge Marie, le Sauveur des hommes, vient à notre aide en faisant de nous des enfants de Dieu. Cette adoption filiale nous fait entrer dans notre mystère, dans notre identité véritable. Devant l’œuvre de Salut de Jésus qui sera crucifié pour nous, nous sommes heureux de ce salut et nous vivons de sa Résurrection. Nous sommes devenus par sa Croix et sa Résurrection héritiers de l’amour infini de Dieu qui ne nous manquera jamais. Nous voulons demeurer dans cette sollicitude de l’amour fraternel, confiants comme l’enfant qui se tourne vers son Père. La vraie compassion consiste à faire pour les autres, ce que l’on aimerait que les autres fassent pour nous dans la même situation. L’Esprit Saint se joint à notre esprit pour nous faire crier vers Dieu, tous ensemble, pour lui dire notre reconnaissance.

Prière 

Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance, que son amour nous transforme pour que nous demeurions dans l’Amour.

 

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Secourir un frère ou une soeur un jour de Sabbat est un d'amour pas de travail. Penser le contraire c'est hypocrisie pure

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! » (Rm 8, 12-17)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.
    Car si vous vivez selon la chair,vous allez mourir ;
mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.
    En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.
    Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ;
mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire :

Père !
    C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
    Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers :
héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 67 (68), 2.4, 6.7ab, 20-21)
R/ Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires. (Ps 67, 21a)

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
ses adversaires fuient devant sa face.
Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.

Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté ;

Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.
Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.

ÉVANGILE
« Cette fille d’Abraham, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » (Lc 13, 10-17)
Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ; dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,  Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
    Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ;
elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
    Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit :
« Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
    Et il lui imposa les mains.
À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.

    Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule :
« Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
    Le Seigneur lui répliqua :
« Hypocrites !
Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
    Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

    À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


La rigidité n'est pas un don de Dieu.

La douceur, oui ; la bonté, oui ; la bienveillance, oui ; le pardon, oui.
Mais pas de rigidité !

Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché, dans de nombreux cas, une double vie. Prions le Seigneur, prions pour nos frères et sœurs qui croient que marcher dans la loi du Seigneur, c'est devenir rigide.

Que le Seigneur leur fasse sentir qu'Il est Père et qu'Il aime la miséricorde, la tendresse, la bonté, la douceur et l'humilité.

Et qu'il nous apprenne à tous à marcher dans la loi du Seigneur avec ces attitudes.

(Homélie à Sainte-Marthe, 24 octobre 2016)

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Parce qu'il a eut confiance en Jésus: l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 10,46b-52.


En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395)  moine et évêque

La Vie de Moïse, II, 231-233, 251-253 ; SC 1ter (trad. J. Daniélou; Éd. du Cerf 2000; p. 265s)


« Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route »


 

[Sur le mont Sinaï, Moïse dit au Seigneur  « De grâce, fais-moi voir ta gloire ». Dieu lui répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté (...), mais tu ne peux pas voir ma face » (Ex 33,18s).] Ressentir ce désir me semble provenir d'une âme animée d'amour à l'égard de la beauté essentielle, une âme que l'espérance ne cesse d'entraîner de la beauté qu'elle a vue à celle qui est au-delà. (...) Cette demande audacieuse, qui dépasse les limites du désir, c'est de ne pas jouir de la Beauté par des miroirs et des reflets, mais face à face. La voix divine accorde ce qui est demandé par le fait même qu'elle le refuse (...) : la munificence de Dieu lui accorde l'accomplissement de son désir ; mais en même temps elle ne lui promet pas le repos ou la satiété. (...) C'est en cela que consiste la véritable vision de Dieu : dans le fait que celui qui lève les yeux vers lui ne cesse jamais de le désirer. C'est pourquoi il dit : « Tu ne pourras pas voir mon visage » (...)

            Le Seigneur, qui avait répondu ainsi à Moïse, s'exprime de la même façon à ses disciples, mettant en lumière le sens de ce symbole. « Si quelqu'un veut me suivre », dit-il (Lc 9,23) et non : « Si quelqu'un veut me précéder ». À celui qui lui adresse une prière au sujet de la vie éternelle, il propose la même chose : « Viens, suis-moi » (Lc 18,22). Or celui qui suit est tourné vers le dos de celui qui le conduit. Donc l'enseignement que reçoit Moïse sur la manière dont il est possible de voir Dieu est celui-ci : suivre Dieu où qu'il conduise, c'est là voir Dieu. (...)

            Il n'est pas possible en effet à celui qui ignore le chemin de voyager en sécurité s'il ne suit pas le guide. Le guide lui montre le chemin en le précédant ; celui qui suit alors ne s'écartera pas du bon chemin, s'il est toujours tourné vers le dos de celui qui le conduit. En effet, s'il se laisse aller sur le côté ou s'il fait face à son guide, il s'engage dans une autre voie que celle que lui montre le guide. C'est pourquoi Dieu dit à celui qu'il conduit : « Tu ne verras pas mon visage », c'est-à-dire : « Ne fais pas face à ton guide ». Car alors tu courrais en sens contraire de lui. (...) Tu vois combien il importe d'apprendre à suivre Dieu. Pour celui qui le suit ainsi, aucune des contradictions du mal ne s'oppose plus à sa marche.

 

Méditation de l'évangile 

du père Gabriel

La présence de Jésus nous est toujours aussi nécessaire, et la lumière qu'Il nous apporte aujourd'hui est une lumière intérieure, lumière de sagesse et d'amitié qui éclaire notre route quotidienne et nous fait comprendre la souffrance selon les vues du Père.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10, 46b-52

Guérison de Bartimée

Jésus est attentif à ceux qu'Il rencontre. Le voici à Jéricho :

"Et comme Il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse,le fils de Timée, Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Et apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !

Plusieurs le réprimandaient pour le faire taire. Mais lui criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi !

Et Jésus s'arrêtant, dit : Appelez-le. Et on appelle l'aveugle en lui disant : Courage ! Lève-toi : Il t'appelle. Et lui, jeta son manteau, bondit et vint en face de Jésus.

Et Jésus, lui adressant la parole, dit : Que veux-tu que Je fasse pour toi ?

Et l'aveugle lui dit : Rabbouni, que je voie !

Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé et aussitôt l'aveugle recouvra la vue"

Marc nous rapporte cette guérison en une série d'instantanés. Le mouvement de la foule est particulièrement bien évoqué. La foule vient de tancer l'aveugle pour l'empêcher de crier, mais dès que le prophète s'occupe de lui, il devient "une vedette" et chacun de l'encourager à qui mieux mieux.

Un autre flash très réussi, c'est le moment où il laisse tomber son manteau pour bondir vers Jésus, avec le dialogue rapide qui s'engage entre eux, pour aboutir à la guérison de Bartimée.

Dans cette histoire des aveugles de Jéricho, car ils sont deux à avoir été guéris, nous pouvons noter que Jésus redonne courage et espoir à des mendiants. Jésus a pris le temps de s'arrêter pour eux. Il prendra toujours le temps de s'arrêter avec nous car Il a pris le temps, nous dit Matthieu, de toucher les yeux des aveugles et ses mains leur apportent la guérison.

Puissent nos attitudes et nos gestes redonner plus d'espoir que nos paroles ! Car nos gestes peuvent être aussi amicaux que nos paroles et, eux aussi, porteurs d'attention.

Sa présence nous est toujours aussi nécessaire, et la lumière qu'Il nous apporte aujourd'hui est une lumière intérieure, lumière de sagesse et d'amitié qui éclaire notre route quotidienne et nous fait comprendre la souffrance selon les vues du Père. Même les malades entrent dans les vues d'amour du Père, mais seul, Jésus nous explique les mystères du Royaume.

Car c'est maintenant, dans la réalité de notre vie humaine de créature fragile, que le Royaume se construit en nous.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

« Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse

Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Bar Timée est un gêneur pour la foule, il est dépendant des autres, il mendie, et il se met à crier ! Mais le plus grave handicap est de ne pas pouvoir accéder à la foi, soit à cause de barrières culturelles, soit à cause d’un manque d’éducation, soit à cause du contre-témoignage des croyants. Combien d’hommes, de femmes et de jeunes, sont là, au bord de la route, entendant passer ceux qui marchent avec Jésus, tendant la main pour un peu d’amitié, pour un regard. Pour Jésus, la présence de Bar Timée va être l’occasion de contester l’égoïsme de la foule, de chacun de nous. Le cri de cet homme manifeste sa misère, son enfermement, sa solitude, sa réclusion. Autour de lui s’est établi le silence ! On lui dit de se taire. Mais lui criait de plus belle : "Fils de David aie pitié de moi !" Deux cris se rejoignent, le cri de cet homme Bartimée et sa souffrance : « Aie pitié de moi ; » Le cri de Jésus, sa tendresse et sa miséricorde : « Allez le chercher. » Jésus vient à notre secours : Notre mission est de continuer de conduire à Jésus tous ceux qui crient pour que se continue son œuvre ! Par nous, aujourd’hui encore, Jésus entre en communication avec les souffrants et Il le sauve. Nous expérimentons ainsi le bonheur que Jésus met dans notre vie.

"Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »

Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Jésus se comporte en éducateur, il éduque la foule à une charité active. Quant à l’aveugle, c’est sa foi qui va être éduquée. Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il faut que Jésus lui parle pour qu’il y ait communication entre eux. Jésus veut donner à cet homme la joie d’exprimer sa confiance : « Rabbûnī, mon maître, que je retrouve la vue ! » Nous entendons aujourd’hui des jeunes qui sont désarçonnés par les douleurs du monde, ils sont saisis dans leur cœur par la misère de tant de pauvres. Regardant agir la communauté, ces jeunes peuvent retrouver une espérance. Nous sommes attentifs à ces frères qui parcourent un long chemin d’exil : Un retour de l’hôpital psychiatrique, une sortie de la rue ! Quand un homme déracinés, exilés, revient enfin dans son village au bout de dix ans, il retrouve un sourire ! Dieu n’abandonne pas son peuple. Au cœur de la détresse résonne la Présence et le cri de Dieu : « Allez le chercher ! »

L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. Jésus a donné au cœur de Bartimée un apaisement. C’est sa mission de redonner le bonheur à ses amis jusqu’aux extrémités du monde. Cet homme de l’Evangile, « nouveau disciple, » suit Jésus. Va- t-il oublier son passé quand un pauvre criera sur sa route ? Non, il ne peut pas ignorer son cri de détresse. Le cri de l’humanité monte vers nous des quatre coins du monde et nous voulons le faire remonter jusqu’à Jésus. Nous sommes chargés d’annoncer l’amour vivant que Dieu nous donne, les merveilles que Jésus réalise par nos vies et par nos communautés. Que je sache moi aussi reconnaître ta visite Seigneur Jésus, discerner les traces de ton amour, voir ta main qui m’invite. Que je voie par quel chemin rajeunir mon premier amour. Que je m’attache à tes pas pour te suivre sur la route en « glorifiant Dieu. »

Prière:

Esprit de Sainteté, donne nous la grâce d’être des instruments de paix et d'amour pour amener les malheureux de corps et d'esprit à Jésus. Amen

Emounawh

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Lorsque nous avons confiance en Jésus Fils de Dieu L’aveugle et le boiteux, et autres problèmes seront exaucés

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)
Lecture du livre du prophète Jérémie

    Ainsi parle le Seigneur :
Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations !
Faites résonner vos louanges et criez tous :
« Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël ! »
    Voici que je les fais revenir du pays du nord, que je les rassemble des confins de la terre ; parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée :
c’est une grande assemblée qui revient.
    Ils avancent dans les pleurs et les supplications, je les mène, je les conduis vers les cours d’eau
par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.
Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.

DEUXIÈME LECTURE
« Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)
Lecture de la lettre aux Hébreux

Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ; il est établi pour intervenir en faveur des hommes
dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.
    Il est capable de compréhension envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple.
    On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on est appelé par Dieu, comme Aaron.

    Il en est bien ainsi pour le Christ :
il ne s’est pas donné à lui-même la gloire de devenir grand prêtre ;
il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :
Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré, car il lui dit aussi dans un autre psaume :
Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)
Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort, il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse,
le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
    Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
    Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
    L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
    Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
    Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Plus fort que tout argument contraire, dans le cœur de l'homme, il y a une voix qui crie.

Nous avons tous cette voix en nous. Une voix qui sort spontanément, sans que personne ne la commande, une voix qui interroge le sens de notre voyage ici-bas, surtout lorsque nous nous trouvons dans l'obscurité:
«Jésus, aie pitié de moi! Jésus, aie pitié de moi!».

C'est une belle prière.

(Audience générale du 6 mai 2020)

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Dieu respecte la liberté de l'homme. Il lui donne toujours le temps et les moyens d'accomplir la réalisation de ses oeuvres.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9

 


Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l'Église,

copatronne de l'Europe

 

Le don de la conformité au Christ, chap. L, n° 80 (Le dialogue, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 278-279)
Ma miséricorde et ma charité laisse le temps…

 


 

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Qu'il le veuille ou non, le monde me rend gloire. En vérité, la gloire que j'en retire n'est pas celle qu'il me devrait procurer, en m'aimant par-dessus toute chose, mais il n'en monte pas moins de lui, louange et gloire à mon nom.

            Dans les mondains en effet brille ma Miséricorde et l'abondance de ma Charité, qui leur laisse le temps. Au lieu de commander à la terre de les engloutir, j'attends leur retour, j'ordonne à la terre de leur donner ses fruits, au soleil de répandre sur eux sa lumière et sa chaleur, au ciel de se mouvoir, pour continuer la vie à toutes les choses que j'ai créées pour eux. J'use envers eux de miséricorde et de charité, non seulement en ne leur retirant pas ces dons à cause de leurs fautes, mais encore en les accordant au pécheur comme au juste et souvent plus au pécheur qu’au juste. Car le juste est préparé à souffrir, et je le prive des biens de la terre, pour lui donner plus abondamment les biens du ciel. Ainsi éclatent en eux, ma charité et ma miséricorde.

            D'autres fois aussi les serviteurs du monde, par les persécutions qu'ils font subir à mes serviteurs, éprouvent leur vertu, mettent en évidence leur patience et leur charité, provoquent, au milieu des souffrances, leurs humbles et continuelles prières. Prières et souffrances montent vers moi comme un hommage d'honneur et de louange à mon nom. Ainsi donc, sans le vouloir, le méchant travaille à ma gloire, alors même qu'il prétend me faire affront.

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

 

La parabole du figuier stérile nous rappelle enfin que Dieu respecte l'homme libre. Il lui donne toujours le temps et les moyens de réaliser des fruits. Oui, quel respect Jésus ne manifeste-t-Il pas envers l'homme dans cette interrogation inquiète : "Et s'il donnait du fruit ?"

 

Le figuier desséché.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,1-9

 

 

"Il leur disait cette parabole : Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Et il vint chercher du fruit et n'en trouva pas. Il dit alors au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Arrache-le. Pourquoi avec cela rend-Il la terre improductive ? Maître, lui répond celui-ci, laisse-le encore cette année, pour me laisser le temps de creuser autour et de mettre du fumier. Et s'il donnait du fruit... Sinon, dans l'année qui vient, Tu l'arracheras ! "

La parabole est claire. Voici bientôt trois ans que Jésus annonce le Royaume; mais ses contemporains ne veulent pas l'accueillir. Dieu, le propriétaire, commence à s'énerver. Trouvera-t-Il bientôt du fruit ?  Jésus, le Vigneron, le tempère. Qu'Il patiente encore une année. La phrase : "Et s'il donnait du fruit" dépeint à merveille sa sollicitude inquiète; et pourtant Il prévoit le dénouement :"Sinon, dans l'année qui vient, Tu l'arracheras !".

Cette parabole permet encore à Jésus et d'enseigner au moyen d'images très simples tirées de la vie rurale de tous les jours, accessibles à tous, et d'affirmer sa personnalité, Lui qui discute librement avec Dieu et arrête sa colère.

La parabole du figuier stérile nous rappelle enfin que Dieu respecte l'homme libre. Il lui donne toujours le temps et les moyens de réaliser des fruits. Oui, quel respect Jésus ne manifeste-t-Il pas envers l'homme dans cette interrogation inquiète : "Et s'il donnait du fruit ?"

Nous aurions souvent à prendre exemple sur Lui, pour agir avec plus de patience.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gabriel Adam

 

’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir.

 

« A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. »

Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux." Jésus regroupe deux paroles et une parabole. Toutes trois, soulignent la nécessité de nous convertir. Jésus est à la fois doux et radical dans toutes ses paroles, nous ne nous lasserons jamais de l’entendre. Il réagit à une mauvaise nouvelle qu’on lui annonce et lui-même pose la question : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort ? » La parole est ajustée à la violence dans l’actualité quotidienne, aux événements que nous vivons dans le monde. Les Galiléens sont morts à cause de la cruauté de Pilate. Jésus sait ce que nous vivons, il est au cœur de tous les événements heureux et douloureux qui se déroulent sous nos yeux. La réponse peut être interprétée en deux temps : d’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment. D’autre part, Dieu est fidèle au Don qu’il nous a fait. Il a la grâce de la miséricorde divine, il rend à chacun selon ses œuvres. L’humanité est la vigne du Seigneur, c’est Israël, c’est chacun de nous.

« Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? »

Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Il nous faut être prêt pour le dernier passage et cela nous demande une conversion. L’accueil de Jésus bouleverse et transforme notre existence. Les dix-huit personnes ensevelies dans les décombres de la tour de Siloé à Jérusalem sont mortes parce qu’elles se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Il nous faut entendre et mettre en pratique la parole qui vient de Dieu. Ainsi nous demeurerons dans la vie pour qu’elle porte les fleurs de la paix et des fruits de joie ! Nous voulons les donner à Jésus. Dieu a besoin de notre conversion pour faire son œuvre d’amour, de tendresse, de miséricorde. Nourris des sacrements de la foi, des richesses de la Parole et de la vie fraternelle, du dévouement des frères et des sœurs en l’Église, nous avançons. La communauté célèbre le salut, vit de l’Eucharistie, de l’action de grâce, il est toujours possible de bâtir la civilisation de l’amour, de bâtir un peuple nouveau qui vit de la parole de Dieu et reçoit le don de Dieu !

"Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.

Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » Nous demandons encore un petit peu de temps pour accueillir la tendresse et la miséricorde de Dieu. Jésus nous révèle les ressources de sa douceur. Il est le vigneron qui s’attelle au travail de notre conversion par sa Croix. Il bêche sa vigne et il ajoute un engrais dont il a le secret. C’est un engrais spirituel à base d’humilité, de simplicité et de courage avec une bonne dose de confiance. Nous avons pris la mesure des difficultés qui se vivent dans le monde. Nous répondons à l’attente de Jésus en annonçant la bonne nouvelle de l’Evangile. Le figuier dans la vigne, c’est la Parole de Dieu au milieu de son peuple. Elle doit être entendue, vécue pour être vivante ! Le Maître du figuier vient chercher les fruits de la charité active pour son Église. Le figuier, la Thora, la Parole de Dieu au milieu du peuple de Dieu fait son œuvre. C’est le temps de l’adoration où nous contemplons le Sauveur du monde.

Prière

Seigneur nous te demandons la grâce d’être à l’écoute de la Parole de Dieu pour que l’amour infini de Dieu brûle dans notre vie.

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La conversion de notre coeur dure notre vie, la miséricorde de Dieu nous donne un temps pour la conversion., à nous de la saisir

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« L’Esprit de celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts habite en vous » (Rm 8, 1-11)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation.
    Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
    En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine :
il a condamné le péché dans l’homme charnel.
    Il voulait ainsi que l’exigence de la Loi s’accomplisse en nous, dont la conduite n’est pas selon la chair mais selon l’Esprit.

    En effet, ceux qui se conforment à la chair
tendent vers ce qui est charnel ;
ceux qui se conforment à l’Esprit tendent vers ce qui est spirituel ;
    et la chair tend vers la mort, mais l’Esprit tend vers la vie et la paix.
    Car la tendance de la chair est ennemie de Dieu, elle ne se soumet pas à la loi de Dieu,
elle n’en est même pas capable.
    Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.

    Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit,
puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
    Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

ÉVANGILE
« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)
Alléluia. Alléluia.
Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive !
Alléluia. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
    Jésus leur répondit :
« Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
    Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »

Jésus disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron :
“Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas.
Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
    Mais le vigneron lui répondit :
“Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
    Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Cette image du vigneron manifeste la miséricorde de Dieu, qui nous donne un temps pour la conversion.

Nous avons tous besoin de nous convertir et la patience de Dieu, sa miséricorde, nous accompagne en cela.

Malgré la stérilité qui marque parfois notre existence, Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer.

La possibilité de conversion n'est pas illimitée; il faut donc la saisir maintenant.

(Angélus du 24 mars 2019)

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Ayons la force de discerner avec courage ce qui nous est difficile, dans notre vie, Selon les Saintes écritures.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59.


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive.
Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape

 

Encyclique « Dives in Misericordia » § 15; 30/10/1980 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana, rev.)


Discerner les signes de notre temps

L'Église a le droit et le devoir de faire appel au Dieu de la miséricorde « avec de grands cris » (He 5,7) : ces « grands cris » doivent caractériser l'Église de notre temps (...), un cri qui implore la miséricorde selon les nécessités de l'homme dans le monde contemporain (...) Dieu est fidèle à lui-même, à sa paternité, à son amour ! Comme les prophètes, faisons appel à l'aspect maternel de cet amour qui, comme une mère, suit chacun de ses fils, chacune des brebis perdues, et cela même s'il y avait des millions d'égarés, même si dans le monde l'iniquité prévalait sur l'honnêteté, même si l'humanité contemporaine méritait pour ses péchés un nouveau déluge, comme la génération de Noé l'a mérité jadis.

            Ayons recours à l'amour paternel que le Christ nous a révélé par sa mission messianique, et qui a atteint son sommet dans sa croix, sa mort et sa résurrection. Ayons recours à Dieu par le Christ, nous souvenant des paroles du Magnificat de Marie, proclamant sa miséricorde « d'âge en âge » (Lc 1,50). Implorons la miséricorde divine pour l'âge contemporain (...) : élevons nos supplications, guidés par la foi, l'espérance et la charité que le Christ a implantées dans notre cœur.

            Cette attitude est également amour envers ce Dieu que l'homme contemporain a parfois repoussé loin de lui, considéré comme étranger à lui-même, en proclamant de diverses manières qu'il est inutile. Elle est amour de Dieu, dont nous ressentons profondément combien l'homme contemporain l'offense et le refuse. C'est pourquoi nous sommes prêts à crier comme le Christ en croix : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,24). Elle est en même temps amour des hommes, de tous les hommes, sans aucune exception ou discrimination, sans différence de race, de culture, de langue, de conception du monde, sans distinction entre amis et ennemis.

 

Méditation de l'Evangile 

du père Gabriel

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59 

 

Jésus invite les pharisiens, avec ironie, à être attentifs aux signes de Dieu dans les événements qui parlent de lui, tout autant que le ciel rouge leur annonce la tempête ou le beau temps.

 

Savoir discerner les signes du Royaume

Nous ne croyons pas au miracle, mais nous voulons voir, disent les pharisiens, et nous après eux, donne-nous un signe.

Jésus distingue très bien les deux domaines de la science et de la foi quand Il nous dit :

"Le soir venu, vous dites : "Beau temps ! car le ciel est rouge", et le matin "De l'orage aujourd'hui ! car le ciel est rouge et menaçant..."Vous savez discerner l'aspect du ciel, mais vous ne le pouvez pour les signes des temps !"

Vous savez discerner l'aspect du ciel, mais vous ne le pouvez pour les signes du temps de Dieu ! Car la science observe les réalités terrestres et leurs lois, mais elle ne peut atteindre les lois du Royaume réservées à la foi et à l'amour... un tout autre domaine.

Jésus invite les pharisiens, avec ironie, à être attentifs aux signes de Dieu dans les événements qui parlent de lui, tout autant que le ciel rouge leur annonce la tempête ou le beau temps.

Et dans le texte de Luc : "Et pourquoi de vous-mêmes ne jugez-vous pas ce qu'il serait juste de faire ?"

Il renvoie ses auditeurs à leurs propres responsabilités et leur demande de savoir juger par eux-mêmes, sans s'en remettre toujours au jugement des scribes et des pharisiens aveuglés.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

Saint Jean-Paul II

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

Jean-Paul II, le pape Karol Wojtyla, nait à Wadowice le 18 mai 1920, second fils d’un père militaire et d’une mère institutrice. Il a été marqué dans sa jeunesse par la disparition de tous ses proches. Il est âgé de 9 ans quand sa mère décède. Quelques années plus tard, son frère aîné meurt prématurément. Puis son père meurt en 1941. Ces épreuves familiales ont pris place dans une Pologne atteinte par les drames du 20e siècle. Karol Wojtyla travaillera comme ouvrier dans une carrière de pierre d’abord, puis dans une usine chimique. Jean-Paul II gardera de cette expérience une grande préoccupation pour les problèmes sociaux. En 1939, la Pologne perd à nouveau son autonomie avec sa partition entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Le pape Jean-Paul II visitera la Pologne communiste dès le début de son pontificat en 1979, puis de nouveau en 1983 et en 1987. Les rassemblements populaires suscités par ses visites, son soutien explicite au syndicat Solidarnosc, auront joué un rôle décisif dans la chute du pouvoir communiste en Pologne en 1989. Son pontificat est marqué par les droits de l’homme : « La paix se réduit au respect des droits inviolables de l’homme […], tandis que la guerre naît de la violation de ces droits et entraîne encore de plus graves violations de ceux-ci. » L’Evangile de ces jours va bien avec la fête de Jean-Paul II. Jésus ressuscité enverra sur les disciples rassemblés des langues de feu. Jésus a voulu répandre l’incendie de l’Amour dans le monde. L’Esprit Saint a allumé la foi dans le cœur de l’humanité grâce à la Parole de Jésus portée jusqu’au bout du monde.

Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !

Jésus passe de l’image du feu à l’image de l’eau. Le baptême, est une plongée dans l’eau, en vue d’une purification. Jésus envisage une immersion dans la souffrance. Il sent venir la Passion qui va le submerger. Il sait que les grandes eaux de la mort vont l’engloutir. Lui, le Juste, va purifier le genre humain tout entier. Il a hâte que ce baptême soit accompli parce que cette plongée dans la Passion va lui permettre d’accomplir l’œuvre du Père. Sa mort va donner la vie à tous les hommes. Lorsque Jacques et Jean revendiqueront les deux places d’honneur dans son Royaume, Jésus leur demandera : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ou être baptisé du baptême dont je vais être baptisé ? » Jean-Paul II est conscient que pour allumer sur la terre le feu de l’Esprit Saint il doit passer lui-même par la souffrance. Il y a répondu largement, par le feu de son Amour de Jésus depuis sa naissance, à la vie de Dieu. Aujourd’hui la parole de Jésus vient nous réveiller encore.

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.

Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » L’engagement de Jésus jusqu’à la Croix pour le salut de l’humanité donne courage aux baptisés pour témoigner de lui partout. Jean-Paul 2 a contribué par toute sa vie à étendre le règne de Dieu. Karol Wojtyla, a écrit plusieurs compositions poétiques et théâtrales dont certaines, comme la boutique de l’orfèvre, ont eu un écho en dehors des frontières polonaises. Les activités de la culture sont un axe majeur de son pontificat. Jean-Paul II a conservé, sa vie durant, une réelle proximité avec les jeunes qui s’exprimera à travers les Journées Mondiales de la Jeunesse. Les efforts de rapprochement avec le judaïsme et le dialogue interreligieux sont des aspects situés dans la perspective du Concile. À l’égard du judaïsme, Jean-Paul II posera des gestes hautement symboliques pour favoriser le rapprochement avec l’Église catholique. Il donnera une visibilité au dialogue interreligieux à travers sa rencontre avec des jeunes musulmans au grand stade de Casablanca. Les deux rencontres de prière interreligieuse à Assise, en 1986 et en 2002 sont de belles victoires pour apporter la paix de Jésus dans l’humanité. La parole de Jésus, à l’œuvre dans notre cœur, nous conduira nous aussi à poser humblement des choix dans une société en butte à la contradiction.

 

Prions

Seigneur mets en nous, la volonté d’Amour en Dieu, pour qu'il soit notre seul amour. Qu'en lui nous soyons unifié à la Sainte Trinité. Pour que notre vie, depuis que le Père a posé sur nous son regard de tendresse. Pour que nous ayons la force de discerner avec courage ce qui nous est difficile. Amen

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« Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ? » (Rm 7, 18-25a)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans l’être de chair que je suis.
En effet, ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien, mais pas de l’accomplir.
    Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.
    Si je fais le mal que je ne voudrais pasalors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi.
    Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc, en moi, cette loi :
ce qui est à ma portée, c’est le mal.
    Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu.
    Mais, dans les membres de mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché présente dans mon corps.
    Malheureux homme que je suis !
Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?
    Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 118 (119), 66.68, 76-77, 93-94)
R/ Seigneur, apprends-moi tes commandements. (Ps 118, 68b)

Apprends-moi à bien saisir, à bien juger :
je me fie à tes volontés.
Toi, tu es bon, tu fais du bien :
apprends-moi tes commandements.

Que j’aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai :
ta loi fait mon plaisir.

Jamais je n’oublierai tes préceptes :
par eux tu me fais vivre.
Je suis à toi : sauve-moi,
car je cherche tes préceptes.

ÉVANGILE
« Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? » (Lc 12, 54-59)
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait aux foules :
« Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.
    Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive.
    Hypocrites! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?
    Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
    Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin
mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison.
    Je te le dis :
tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE


Pour comprendre les signes des temps, il faut d'abord le silence: se taire et observer.

Et puis réfléchir en nous-mêmes.

Un exemple: pourquoi y a-t-il tant de guerres aujourd'hui? Pourquoi quelque chose s'est produit?

Et pour prier...

Le silence, la réflexion et la prière.

Ce n'est que de cette manière que nous pourrons comprendre les signes des temps, ce que Jésus veut nous dire.

(Homélie à Sainte-Marthe, 23 octobre 2015)

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Je suis venu jeter un feu sur la terre: Le feu intérieur de l’amour

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 12,49-53.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé

Le bon zèle (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 531-532 ; rev.)


Le feu intérieur de l’amour

 

Un des meilleurs fruits de la vie d’union et d’abandon à Dieu est d’entretenir dans l’âme le feu de l’amour, non seulement de l’amour divin, mais encore de la charité envers le prochain. Au contact fréquent du foyer de l’Amour substantiel, l’âme s’embrase pour les intérêts et la gloire du Seigneur, pour l’extension du règne du Christ dans les cœurs. La vraie vie intérieure nous livre aux âmes autant qu’à Dieu : elle est source de zèle. Quand on aime véritablement Dieu, en effet, on désire qu’il soit aimé, que « son nom soit glorifié, que son règne arrive dans les âmes, que sa volonté soit faite en tous » (cf. Mt 6, 9-10)

 

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12, 49 - 53

Je suis venu jeter un feu sur la terre

L'ami du Seigneur, aujourd'hui, dans le calme, doit savoir lutter contre les idées reçues pour rester, lui, fidèle. Puisse-t-il le faire avec humour, au cœur du drame qu'il vivra au milieu des siens. Avec le Christ, les chemins de la liberté deviennent les chemins de la contradiction, car on n'est pas forcément d'accord avec les siens si on suit Jésus et si l'on met en pratique ses paroles.

Jésus n'est pas venu apporter la paix et la tranquillité, mais la lutte. Tous ceux qui se donneront à Lui devront lutter sans trêve et sans merci contre eux-mêmes et contre les mentalités régnantes.

"Je suis venu jeter un feu sur la terre ; et combien Je voudrais qu'il fût déjà allumé !...Mais Je dois recevoir un baptême ; et combien Je suis angoissé jusqu'à ce qu'il soit accompli !...

Et Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple, au coeur même de sa propre famille.

"Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa maison"

C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. La mentalité des fils et des filles est souvent diamétralement opposée à celle des parents, vis-à-vis de l'amour, vis-à-vis de l'Eglise, vis-à-vis de l'autorité et de la liberté, etc.

Et l'ami du Seigneur, aujourd'hui, dans le calme, doit savoir lutter contre les idées reçues pour rester, lui, fidèle. Puisse-t-il le faire avec humour, au cœur du drame qu'il vivra au milieu des siens.

Avec le Christ, les chemins de la liberté deviennent les chemins de la contradiction, car on n'est pas forcément d'accord avec les siens si on suit Jésus et si l'on met en pratique ses paroles.

Il y a encore une autre lutte que Jésus annonce. Il s'y engage pour nous tracer le chemin, avec toute son énergie ; c'est le baptême où Il sera plongé, baptême de la souffrance et de la mort où Il s'immerge au moment de sa passion. Sa générosité se dévoile bien là. Il est impatient de se donner et d'être baptisé de ce baptême de sang que sera la croix.

Mais sa mort, qui apporte la réponse de la Résurrection, change le monde, le plonge dans la lumière et le feu de Dieu.

Jésus est un enthousiaste, dans le sens propre du mot, et Il brûle d'allumer ce feu dans tous les cœurs.

Il y a des moments dans la vie humaine où la souffrance est comme l'eau envahissante d'une marée inéluctable qui nous recouvre de ses flots.

Jésus a voulu connaître la déréliction de ceux qui perdent un enfant, de ceux qui voient mourir leur femme ou leur époux, de ceux qui voient ruiner leur réputation, s'effondrer leur équilibre matériel ou psychique.

C'est le sens de cette "agonie" où Il se trouve plongé à Gethsémani, et qui signifie "combat". A ces moments, nous saurons que Jésus, et Lui seul, comprend nos détresses, et que c'est vers cet Emmanuel "Dieu avec nous" qu'il faut aller.

Seul Dieu, venu nous visiter dans le Fils de l'homme, l'Emmanuel, peut rendre crédible notre vocation à la vie éternelle, à travers la propre vie fragile et mortelle de son Fils Bien-Aimé, Jésus.

Oui, sa venue allume chez tous les hommes le feu de l'amour divin. La paille si ténue de l'homme s'embrase grâce à Lui du feu inextinguible du Buisson ardent.

Père Gabriel

 

 

Homélie du père Gilbert Adam

« Comme Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. »

"Le pharisien fut étonné en voyant que Jésus n’avait pas d’abord fait son ablution avant le repas."

Les Pharisiens attachent une grande importance au respect de la loi de Moïse et ils ont aussi beaucoup d’autres coutumes et de règles pour s’assurer qu’ils obéissent correctement à cette loi. Leur complet respect des listes de lois et de règles est source de fierté et d’un sentiment de satisfaction. Mais il leur manque l’essentiel ! Comme eux, nous pouvons tomber dans le pièges de perdre de vue Celui pour qui nous rendons un culte et ne plus voir l’Amour de Dieu purifier nos cœurs. Jésus, qui est invité chez un pharisien pour prendre son repas, surprend ce pharisien par sa liberté, il n’a pas fait son « ablution ! » Pour entrer dans la perspective de Jésus il nous faut revenir à l’Annonciation ou tout l’amour du cœur de Dieu se déverse dans le cœur de Marie pour la transformer de fond en comble. C’est cet amour qui la purifie dés l’origine de sa conception. Marie est attirée par son Dieu, silencieuse, elle est de toutes manières à son service, toute attentive à Celui qui vit au plus intime de son être. Toutes les purifications de la première alliance sont relativisées face à cet amour nouveau.

"Le Seigneur dit au pharisien : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté." 

Nous pouvons nous donner bonne conscience à nous même en accomplissant toutes ces règles. Or le commandement de Dieu est là pour nous mener à Dieu, il nous libère d’une subjectivité confuse sur notre manière d’adorer Dieu et de vivre notre vie. L’Évangile nous entraine à creuser la foi en notre amour de Dieu. La vie chrétienne est animée par l’Esprit Saint. Dans la foi, l’espérance et de la charité nous voulons demeurer dans la lumière de Jésus pour célébrer l’alliance que nous vivons à la suite de Marie. « Vous purifiez l’extérieur, » dit Jésus, au pharisien qui l’avait invité, mais c’est l’intérieur qui est le plus important. Marie, bouleversée par sa rencontre de Dieu, rend visite à sa cousine Élisabeth. La grâce chrétienne part du cœur de Dieu qui transforme le cœur humain, et l’envoie en pleine humanité.

"Insensés ! dit Jésus ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? 

Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous." La loi de l’amour est la plus importante. Elle rassemble tous les commandements du Seigneur Jésus. Quand Jésus demande de faire l’aumône, il dit aux Pharisiens d’aimer leurs prochains. Alors, leurs cœurs seront purs. Le dialogue avec le Seigneur Jésus, permet que notre cœur soit toujours tourné vers lui. Nous avons besoin d’être guidés par lui, car nous ne pouvons pas y arriver tout seul, il nous faut être libéré et guidé dans notre relation avec lui. La purification de notre cœur se réalise en faisant alliance avec Dieu. Nous faisons ainsi alliance avec le plus petit des enfants des hommes, Jésus. A travers lui nous faisons alliance avec tous nos frères en humanité. Marie, qui porte Jésus à travers le peuple de Dieu, préfigure l’Église qui annonce le mystère de Dieu. Jésus la conduira vers celui qui sera le plus démuni, le prophète Jean-Baptiste. Quand nous célébrons l’alliance que Dieu a établit avec nous par le repas de l’Eucharistie, nous manifestons que l’amour de Jésus règne dans nos familles et dans nos communautés. L’apôtre Jean dira : "Celui qui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.

Prions 

Seigneur nous te demandons la grâce d’être renouvelés dans une ardente charité pour retrouver la lumière de la nouvelle Alliance établie par Jésus notre Seigneur.

 

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