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fables

La Fontaine (1621 - 1695) L'insouciant magnifique

La Fontaine (1621 - 1695)
L'insouciant magnifique

 

Si, dans notre imaginaire, la fourmi « n'est pas prêteuse » et le héron possède à jamais un « long bec emmanché d'un long cou », c'est grâce à un petit maître des eaux et forêts devenu l'un des plus célèbres poètes français.

Celui que l'on voit aujourd'hui comme le gentil compagnon des animaux et des enfants eut en fait un parcours chaotique qui en fit un homme plus complexe que l'image que l'on peut en avoir. Son premier recueil de fables a été publié le 31 mars 1668. Voyons comment ce « Jean qui pleure et Jean qui rit » est devenu notre cher La Fontaine national...

Isabelle Grégor

 

 

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Bonsoir les amis(es) la poésie en musique et écrits célèbres

 

Élégie VIII.



Aimer est un destin charmant ;
C'est un bonheur qui nous enivre,
Et qui produit l'enchantement.
Avoir aimé, c'est ne plus vivre,
Hélas ! c'est avoir acheté
Cette accablante vérité,
Que les serments sont un mensonge,
Que l'amour trompe tôt ou tard,
Que l'innocence n'est qu'un art,
Et que le bonheur n'est qu'un songe.

Évariste de Parny.

« L’amour est un devoir, l’ennui seul est un crime. »

E. de Parny

Poétes et littérateur

Fils de Paul de Forges de Parny, chevalier de Saint Louis, et de Marie Geneviève de Lanux, Evariste-Désiré est né le 6 février 1753 à Saint Paul sur l’île Bourbon (aujourd’hui île de la Réunion).

Les Parny appartiennent à l’une des premières familles de l’île. Le jeune garçon est envoyé en France à l’âge de neuf ans. Il fait ses études au collège de Rennes, puis à Paris à l’Ecole Militaire pendant trois années, menant une vie dissipée dans une société brillante.

D’un caractère impulsif, il est prompt à s’enthousiasmer. Il rejoint sa famille à l’île Bourbon en 1773 où il tombe éperdument amoureux d’une jeune fille. Il a alors vingt ans. Cela nourrit son inspiration poétique refoulée jusque là. Ne pouvant épouser son aimée, il repart en France (1775-1776). En 1778, il publie un livret de Poésies érotiques (1778-1781).

Sa poésie érotique et voluptueusement mélancolique annonce les prémices du romantisme. Il eut une vie bien remplie puisqu’il il fut successivement gendarme de la Garde du Roi, capitaine des Dragons de la Reine, aide de camp du vicomte de Souillac et administrateur du Théâtre des Arts (futur Opéra). Il fut élu à l’Académie Française en 1803. Napoléon lui accorda alors une pension.

Son œuvre la plus scandaleuse fut La Guerre des Dieux, dérangeante par ses audaces. C’est aussi un réquisitoire contre les mœurs dissolues du Directoire.

Il mena une vie facile, jouissive, paresseuse et sensuelle à l’image de ses vers. Le 5 décembre 1814, il décède à Paris. Sa sépulture au cimetière du Père-Lachaise est entretenue par la Ville de Paris en tant que monument historique.

La coquette et l'abeille

Poète : Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)

Recueil : Fables (1792).

Chloé, jeune, jolie, et surtout fort coquette,
Tous les matins, en se levant,
Se mettait au travail, j'entends à sa toilette ;
Et là, souriant, minaudant,
Elle disait à son cher confident
Les peines, les plaisirs, les projets de son âme.
Une abeille étourdie arrive en bourdonnant.
Au secours ! Au secours ! Crie aussitôt la dame :
Venez, Lise, Marton, accourez promptement ;
Chassez ce monstre ailé. Le monstre insolemment
Aux lèvres de Chloé se pose.
Chloé s'évanouit, et Marton en fureur
Saisit l'abeille et se dispose
A l'écraser. Hélas ! Lui dit avec douceur
L'insecte malheureux, pardonnez mon erreur ;
La bouche de Chloé me semblait une rose,
Et j'ai cru... ce seul mot à Chloé rend ses sens.
Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère :
D'ailleurs sa piqûre est légère ;
Depuis qu'elle te parle, à peine je la sens.
Que ne fait-on passer avec un peu d'encens !

Jean-Pierre Claris de Florian.

Sa biographie
Portrait de Jean-Pierre Claris de FLORIAN

Jean-Pierre Claris de Florian, né près de Sauve à Logrian, le 6 mars 1755 et mort à Sceaux le 13 septembre 1794, est un auteur dramatique, romancier, poète et fabuliste français.

Issu d’une famille noble et vouée à la carrière des armes, il naît au château de Florian, sur la commune de Logrian, près de Sauve dans le Gard, au pied des Basses-Cévennes. Sa mère, d’origine espagnole, meurt lorsqu’il est enfant et il est élevé au château de Florian. Son oncle ayant épousé la nièce de Voltaire, c’est à dix ans, en juillet 1765 lors d’un séjour à Ferney, qu’il est présenté au célèbre écrivain, son grand-oncle par alliance, qui le surnomme Florianet.

A treize ans, il devient page au service du duc de Penthièvre puis entre quelques années plus tard à l’école royale d’artillerie de Bapaume. À sa sortie, il sert quelque temps comme officier dans le régiment des dragons de Penthièvre. La vie de garnison ne lui convenant pas, il sollicite et obtient une réforme qui lui conserve son grade dans l’armée mais lui permet de suivre le duc de Penthièvre à Anet et Paris (un petit appartement lui était réservé à l’Hôtel de Toulouse) et de s’adonner entièrement à la poésie. Le duc de Penthièvre, qui lui avait donné à sa cour le titre de gentilhomme ordinaire, resta sa vie durant son ami et son protecteur.

Il est élu membre de l’Académie française en 1788 après avoir vu deux de ses œuvres couronnées par cette institution. Contraint, en tant que noble, de quitter Paris lors de la Révolution française, il se réfugie à Sceaux. Malgré l’appui de son ami François-Antoine de Boissy d’Anglas, il est arrêté en 1794, l’épître dédicatoire de « Numa Pompilius » qu’il avait écrite à la reine huit ans plus tôt, le desservant devant le Comité de sûreté générale. Remis en liberté le 27 juillet grâce à Boissy d’Anglas, il meurt subitement le 13 septembre, à l’âge de trente-neuf ans, probablement des suites de sa détention.

Il est enterré à Sceaux où sa tombe a été érigée en sanctuaire des « Félibres », association culturelle et littéraire occitane créée par Frédéric Mistral au milieu du XIXe siècle. Elle se trouve dans le « Jardin des Félibriges », entourée de bustes des membres célèbres de l’association. Chaque année, à la fin du printemps s’y déroule une manifestation commémorative : « les Fêtes Félibréennes de Sceaux ».

Jean-Pierre Claris de Florian est particulièrement connu en tant que fabuliste, ses fables étant unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de la Fontaine. Le critique Dussault (1769-1824) écrit dans ses Annales littéraires : « Tous ceux qui ont fait des fables depuis La Fontaine ont l’air d’avoir bâti de petites huttes sur le modèle et au pied d’un édifice qui s’élève jusqu’aux cieux ; la hutte de Florian est construite avec plus d’élégance et de solidité que les autres et les domine de plusieurs degrés ».

Cent-dix fables de Florian ont été publiées de son vivant et onze de manière posthume. Les morales de certains de ses apologues sont encore citées couramment, comme « Pour vivre heureux, vivons cachés » (« Le Grillon »), « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées » (« Le Vacher et le Garde-chasse ») ou « L’asile le plus sûr est le sein d’une mère » (« La Mère, l’Enfant et les Sarigues »). Quant aux expressions « éclairer sa lanterne » ou « rira bien qui rira le dernier », elles sont tirées respectivement des fables « Le Singe qui montre la lanterne magique » et « Les deux Paysans et le Nuage ».

Il a aussi écrit des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des contes en prose ou en vers, une traduction très libre du « Don Quichotte » de Cervantès et de nombreux poèmes dont la plupart ont été mis en musique (plus de 200 partitions). La romance la plus connue est « Plaisir d’amour », qui figure dans la nouvelle « Célestine », mise en musique par Jean Paul Égide Martini.

 
Source : Wikipédia
Ce contenu est soumis à la licence CC-BY-SA.

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Bonjour, bon samedi à tous et bonne lecture

En novembre …

Nous fêtons les Saints
Le premier
Nous respectons nos disparus
Le deux.
Nous commémorons nos soldats
Le onze.
Nous honorons le Christ Roi
Le vingt et un.
Célébrons le premier dimanche de l’avent
Le dernier dimanche de novembre.
Le ciel est chagrin il pleure,
En novembre.
Le vent est cinglant il gifle,
En novembre.
Les champignons sont odorants,
En novembre.
Les châtaignes sont mûres,
En novembre.
Le cerf brame dans le bois,
En novembre.
Les ours hibernent,
En Novembre.
Les impôts tombent comme les feuilles
En Novembre.
On se prépare aux festivités de fin d’année,
Ce mois froid, humide pleure.
Les nuits se rallongent également,
En novembre…

24 avril 2015
 

Décembre en marche
 
Le froid pénètre à travers nos vêtements,
Pourtant, il est un mois de joie.
La neige crisse sous nos pas,
Les flocons dansent devant nos yeux.
Les attraper ils fondent dans nos mains.

Les avents du dimanche
Les préparatifs festifs
Sont responsables des courses
La course à la recherche des cadeaux

Ce grand festin de deux jours
La Messe de minuit devenue soirée
La crèche familiale n’est plus que symbole
Le Père Noël remplace la Sainte Famille.

Seuls les câlins mystérieux restent.
Noël n’est plus le Noël d’antan
Il n’y a plus cette magie festive
Noël n’est plus lumière familiale.

Ce n’est plus la lumière du Seigneur
Ce n’est que la lumière artificielle.
Ce que l’homme crée sans avenir lumineux.

 

Le printemps passe si vite
 
Le printemps passe si vite
À attendre la réussite
Sans voir qu’elle m’évite.
 
Ce n’était qu’hier,
Demain tu seras fier,
Ton retour suivra la prière.
 
Toujours ici et là, pieusement
Au printemps frileusement,
Tu y veille scrupuleusement.
 
Les larmes fines et glacées,
Telle une mère angoissée,
Tu essuies la toile froissée.
 
Les fleurs jaunes et violettes
Se penchent vers la voilette,
D’une bruine visant la houlette.
 
Car bien avisée est ce merle,
Il siffle la pie pour une perle,
Il ne sera pas dit cloche merle.
 
Cette fin de semaine amène,
Les rameaux à notre reine,
Près d’un solstice peu amène.

Alumacom
18 avril 2018
 
 
L’évolution de notre ère
 
Il y eut les guerres,
Il y eut les pantalonnades,
Il y eut les libertés
Il y eut les amours
Il y eut les familles
Il y eut les esclaves
Il y eut les serviteurs
Il y eut des dirigeants
Cette ère n’est qu’évolution.
La vie est dans l’émotion.

Il existe un certain air
À la fois chantant l’éclair
Dansant et sifflant gaiement
Les airs mondains dignement
Des chants populaires clairs
Rythmés au gré d’un vent fier.
L’hymne éternel de notre ère,
Est si dense qu’un nouvel air,
Se personnifie dans les éclairs.
L’heure est venue de s’inquiété
Rendre les comptes de la piété
Ce qui fut aux menus en égard
Sont devenus plus que ringards.
Les temps de pauvres hères,
Est révolus la vie est austère…
Les faméliques circulent affamés…
De pauvres hères errent rétamés,
D’une frontière à une autre implorant
La piété de peuples surabondants.
La planète durant cette ère
N’a été qu’une grande atmosphère,
Une continuelle transformation,
L’homme s’adapte aux situations,
Les eaux se divisent
Les sols frémissent
Ils éclatent, se découpent
Les volcans explosent, crachent
Les îles montent ou s’enfouissent
Sans cesse la planète se redessine.
Les hommes créent les arts
Ils s’inspirent de la nature
Les styles musicaux en rupture
L’art plastique l’éthique pare,
Le dessin, la peinture sans brisure
Pierre, argile, métal pour la sculpture,
Les métaux sont fondus caricatures,
Verres soufflés beauté du guépard
Les arts passionnent accaparent.
Notre ère est également sulfureuse,
Les découvertes des humains :
Technologie, la médecine fluctueuse,
Les déplacements d’humains
L’imprimerie l’impérieuse
Le nucléaire efface les surlendemains
Enfin, le retour à la nature singulière,
L’écologie n’est plus pour demain.
Notre ère c’est la plus belle des ères passées,
Pour sure pas de contestation possible,
Il n’y a pas de connaissance d’autres passés.

Il y eut les guerres,
Il y eut les pantalonnades,
Il y eut les libertades
Il y eut les amours
Il y eut les familles
Il y eut les esclaves
Il y eut les serviteurs
Il y eut des dirigeants

Cette ère est révolution
Évolution
Innovation
Solution
Sans pour autant être raisonnable.

Alumacom
15 novembre 2016

 

Le printemps est l’espérance d’un renouveau
 
Le printemps, c’est le temps précieux
À la sortie d’un hiver qui a été pernicieux.
Ces jours hument les fraîches fragrances
Les massifs du parc ravissent par les nuances
Les chants printaniers mélodieux m’éblouissent
Les brises matinales de leurs caresses m’étourdissent.
La nature si généreuse n’est plus en sommeil
Le printemps annonce qu’il est dans la corbeille
Les pétales et pistils des cerisiers s’envolent,
Ils croisent les fleurs de leurs voisins du verger.
Les arbres s’habillent fébriles frivoles
De capes blanches, jaunes ou roses sont figées.
Le gazon se vêt de mini fleur sur tout le sol
Car le printemps c’est le temps festif ouvragé
De la création entière la nature est son obole
Celle des naissances et de la jeunesse aménagées.
Nos souvenirs commencent au chant du coq
Les histoires contées au pied de l’arbre.
Sous le feuillage naissant verdoyant de sa toque,
Le merle siffle, la mésange chante s’attardent,
Corneilles et pies veillent sur leurs petits du roc
L’amour est présent solide et glacial du marbre,
Pourquoi nous voyons-nous pas cette époque ?
Le printemps l’espérance le regain est sa cocarde.

Alumacom
25 avril 2016

Fable
Quand la sagesse rencontre l’insensé
 
Il était une fois au pays des antipodes,
Une fillette pleure son ami en exode
Son chagrin émet autour d’elle des odes
Entendus de ses amis du pays des rêves.
Elle est dans le monde des myriapodes.
Les ailes des mésanges musclées,
Caressent les cheveux d’or bouclés,
Ils chatoient sous le soleil frivole,
Des pétales de roses s’envolent,
La brise soulève la chevelure cerclée.
Sa salopette bleue-lin déclenche,
L’aubaine à la marguerite blanche,
Puisqu’elle est l’honneur du plastron.
Ses amis la console par les synchrotrons,
L’aria des cigales fuse vers les branches.
La nature s’illumine comme la Bastille,
Elle se vêt d’une multitude de brindilles,
Sa douleur l’oblige à supporter la bataille,
Tous agissent en fonction de leur taille,
Ils câlinent leur petite protégée en famille.
Un grand myriope aux idées décapantes,
Tant sa détresse est grandiloquente.
Il observe étonné avec douceur,
Inès la gosse, qui à travers ses pleurs
Sèche ses larmes l’interroge avenante.
⦁ Qui êtes-vous monsieur ?
⦁ J’étais un homme insensé,
La fée Conscience en colère,
Ma transformé en millepattes géant,
Jusqu’à ce que je trouve l’humilité.
Raoul narre à sa nouvelle amie Inès,
Je dois trouver et prouver ma sagesse,
Par mes actions en accord avec mon cœur,
De jeter tout ce qui mène à la rancœur.
La malédiction ne sera plus promesse.
⦁ Hé !  « Petite que vous arrive-t-il ?»
Les larmes d’Inès coulent subtiles,
Sous les mots de Raoul le cobra
La fée Ocarina étend son bras,
Sa baguette effleure Inès la versatile.
Le soleil apparait sous le regard d’Inès,
La fée Ocarina explique à la jeunesse
« Dans sa jalousie la fée Pétrobus,
À noué les cellules en microbus,
Inès de ce fait ne peut grandir en sagesse ».
Dès sa naissance près de la fontaine
Sa famille la croyait naine,
Chacun avait perdu l’espoir.
Inès pleurait devant le miroir,
Remplissant le bénitier en porcelaine.
Raoul s’épanche lui aussi,
Elles se rejoignent ainsi.
La fée Ocarina avise : vous êtes absous
Souriez l’avenir est à vous,
Votre épreuve est réussie.
C’est à l’orée du bois des chardons,
Que la flèche d’or de Cupidon
Envoie une chanson mélodieuse.
Les appelants à l’union miséricordieuse.
Métamorphose les corps jeunes gens.
Inès redevenue une belle jeune fille,
Raoul renaît en jeune homme de la bastille,
Consciences et cœurs ne font qu’un.
La générosité se pratique en commun,
La fée Pétrobus retrouve ses vieilles billes.
Lorsque la conscience est l’estampille,
Elle est l’osmose d’une camomille
Elle s’entoure d’une blanche corolle.
Ignorant la jalousie d’une barcarolle
Egalement la suffisance d’une pupille.
Raoul et Inès s’aiment en finale
Leur mariage fut la fête nationale
Au pays des myriopes c’est la jovialité.
Raoul a enfin retrouvé l’humilité,
Tous dansent au temps de la biennale.
Le zéphyr joyeux bat la mesure,
Les mésanges zinzinulent sur la masure,
Les cigales stridulent les fredaines.
Les colombes se charge de la traîne
Ce fut le mariage de la démesure.

Alumacom
12 janvier 2015
 

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Bonjour tout le monde, bonne semaine et bon lundi

Bonjour tout le monde, bonne semaine et bon lundi
Bonjour tout le monde, bonne semaine et bon lundi
Le coq de son perchoir
 
La lune descend à l'aurore,
Le jour se lève à l'aube,
De son perchoir le torse gonflé,
Le coq chante cocoricoooooo!
Il est l'heure de se lever.
 
Ce coq observe moqueur,
Le savant de la criée,
Celui-ci s'approche de lui,
Sans  faire-valoir à ce tapageur,
Autre que sa superbe.
 
Du haut de son perchoir,
Il exerce son devoir,
Au grand désespoir,
Du citaqdin dans son son dortoir,
Qui le voudrait dans la rôtissoire.
 
Quel ne fut pas le désarroi,
De Madame venue près de son roi,
Il est sa fierté et le croit.
Gare à celui qui en fait sa proie,
Pour elle point de passe droit.
 
Du haut de son perchoir,
Il se mire dans le miroir,
Horreur une tache noir!
Il en fait toute une histoire.
Il coqueline sur son perchoir.
 
Ses admiratrices arriven,
Elles accourent auprés du séducteur.
Le rival les reçoit sur son territoir
Bien qu'elles soient réceptives,
La crainte leur est toute relative.
 
Le coq du haut de son perchoir,
Compte es veille sur son harem,
Ces poules fidèles veillent au grain
Seule la patte dominatrice est permise.
L'intrus n'a qu'à bien se tenir.
 
Alumacom
 
 

Les amours

 

 
Il étais une fois un bel ara
Aux plumes vertes et rouges
Il cherchait sa compagne.
Après avoir lustré son plumage,
Au bal du samedi, il alla.
 
Les fille du pays de Rio,
Faisaient miroiter leurs plumes,
 Sur les branches de la forêt,
Le Roi-soleil les faisait si belles
Que le bel ara n'eût qu'à choisir.
 
Le bel ara dans le ciel tourna,
Parada devant son élue,
Sa princesse altière s'envole.
Il l'a suivit et ils dansèrent,
Elle lui consentit sa patte.
 
Bien des années plus tard,
Il revinrent sur cet arbre,
Fêter leurs années de bonheur.
Il y a eu tant de lunes passées,
Ils aimèrent le retour à leur branche.
 
Car le temps s'est écoulé harmonieusement,
ce retour aux sources de leur amour,
Leur redonna la vigueur perdue.
Il n'en fallut pas plus pour retrouver,
Cette communion scellé un jour d'été.
 
Alumacom

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Agathe et le curé

Agathe et le curé

Il étais une fois dans la forêt,
Au temps du moyen-âge,
Une" sorcière "habitait une masure,
Elle se nommait Agathe
Sa beauté et sa bonté sont légendes,
Sa connaissance des plantes,
Lui a donné sa célébrité.
Les petites gens venaient,
Ses potions guérissaient.
Des loups vivaient en bande,
Sa petite maison étaiet au centre de leur domaine,
Ils cohabitaient en harmonie.
 
Un brave bûcheron remarque cette belle jeune femme.
Les bois étant leur domaine commun,
Ils furent au début de leurs rencontres des collaborateurs.
La bonté de ce bel homme costaud,
Charma la Agathe, elle lui offrit un nectar.
L'année suivante ils se marièrent.
Ils vivaient heureux, bien que chichement.
La médecine d'Agathe est souvent gratuite,
Car elle soignait les pauvres des alentours,
En contre-partie elle recevait des cadeaux fortuits.
Leurs enfants s'ébattaient dans le sous-bois.
Toute la famille avaient trouvé le bonheur.
 
Une dizaine d'année plus tard,
Un curé tomba dans le coma au bout du chemin,
Face à la porte de la maison d'Agathe.
Elle le soigna avec ses plantes naturelles.
Monsieur le curé, voulut la payer,
Seulement elle refusa poliment le sachant bon,
Elle lui demande seulement de prier pour elle.
Hélas, trois mois plus tard,
Le drame impromptu s'annonça.
Les loups hurlèrent pour prévenir,
Qu'un danger imminent s'annonçait.
 
Le curé du village en savait trop
Sur les prélats du Seigneur de la provine
De leur vie dissolue et sans retenue.
Ce curé était un Saint homme,
Il connaissait le coeur de chaque villageois,
Et aussi ceux des pauvres serfs.
Il avait la confiance de tous,
Excepté de certains prélats puissants.

Un jour de rencontre dominicale
Chez le Seigneur leur vassal
Ils camouflèrent le poison dans le vin.
Il se diffusa lentement dans les veines du curé.
Le vin des prélats amenés chez le Seigneur,
Avait un goût fort délicat,
Il trompa ce brave curé.
Le poison coula doucement dans les veines
Ne permettant pas la mort immédiate
Seulement la nuit pendant son sommeil.
C'était ce qu'avait prévu l'un des prélat.
 
Dans le malheur, avant de rentré chez lui,
Il passa rendre une petite visite à Agathe.
Lorsqu'il atteignit la porte d'Agathe,
Il frappa à la porte et entra en ami.
Agathe, en l'observant ne dit rien,
Lui offrit une potion aux herbes,
Elle le sauva une seconde fois.

Au grand d'âme de ses prélats incestueux.
Dans le village cela fit grand bruit,
La joie des villageois était trop visible.
Le fameux prélat en fut averti.
La peur envahit tous les habitants aux alentours,
Les prélats jaloux du succés d'Agathe la "sorcière",
Firent envoyer les archers du roi.
Ils arrêtèrent celle qu'ils appelaient" la sorcière."
Avec également pour faire trembler les villageois
Le curé, le bûcheron, et...les enfants!

A genoux sur les pierres fumantes,
Agathe fût soumise, au supplice de la question.
La crainte envahissait les victimes,
Il furent accusés d'alliance avec le diable.
Par ce moyen, les prèlats eurent beau jeu,
D'accuser cette famille de pacte avec le démon.
Tous furent condamnés au buchet!
Un immense buchet fut monté par les soldats.
Les habitants de la contrée n'avait pas confiance
Ils pensaient à juste titre que c'était "de la supercherie,"

Les soldat se retrouvait à faire ce "sale travail"
Les trois adultes y montèrent dignement,
Les enfants suivirent à l'exemple des adultes.
Les flammes immense léchèrent les corps.
Tous périr dans les flammes!
Les prélats, pensaient qu'il n'y avait plus de témoin
Le jugement n'ayant pas eu lieu en public.
Il n'y avait eu que les juges avec les accusateurs,
Les bourreaux et les soldats pour témoins.

Ils ne pouvaient imaginer que ce jugement,
Resterait impopulaire dans la mémoire de la région.
Qu'un soldat marié avec une villageoise
S'est confié en larme à son épouse,
C'est devenu la légende secrète de toute la région.

 
Quel est le jugement de D.ieu dans cette affaire?

Si ces prélats avaient eu un grain de foi,
Agathe n'aurait pas était condamnée comme sorcière.
Ils auraient fait confiance au témoignage du curé.
Ils auraient conclus,
Que les connaissances des plantes permettaient la guérison.
Qu'Agathe n'a fait que sauver des humains et des animaux
Et qu'en plus Monsieur le curé lui apprenait
L'Evangile et les prières de l'Eglise!

 
Les religieux et la Bible:
Un religieux a la connaissance du Bien et du Mal. Il représente La Trinité au yeux de D. ieu et aux yeux de l'humanité.
Un religieux n'est qu'un homme, s'il se confesse pour des péchès ordinaire à son supérieur confesseur, il sera pardonné comme tous les humains croyant en D. ieu et le servant avec son coeur.

Voir: Luc 11: 14-19 - Marc 3 : 30  et Matthieu 12:32

Par contre pour ce que D. ieu juge dans les péchés ignominieux, c'est un autre domaine (Lévitique 21) ,
Ce qui peut être pardonné sous certaine condition à un simple croyant, qui se repent, ne peut l'être pour un religieux ayant été consacré devant D. ieu à son service.

Ceci est considéré être pécheur contre l'Esprit Saint, et ce péché là, n'aura jamais de rémission.
Péché, ou rejeté sciemment l'Esprit-Saint c'est couper le câble qui relie l'homme à D. ieu. Un religieux Judéo-Chrétien en a pleine connaissance. Pour cette raison, D. ieu ne réparera jamais ce lien, car ils ont péché contre lui en connaissance de cause.
Dans cette petite fable, ces prélats ne peuvent recevoir le pardon ni les honneurs du Père Eternel. Ils ont déjà reçus les honneurs, des dirigeants de leurs pays sur la planète Terre!
 
Monique Emounah

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Prologue et Le renard Joyeux

Prologue
Je me souviens
 

Oui, je me souviens, légèrement nostalgique, mais si présent dans ma mémoire. Ce bonheur, je l’appréciais en rêvant des histoires imaginaires. C’était pendant les vacances scolaires, ou les jeudis, je jouais seule avec ma corde à sauter, jonglais avec mes balles. Le plus souvent j’étais assise, adossée à mon pêcher préféré. Les jours ensoleillés sous le lilas violet, loin à l’opposer de mes parents, sous mes cahiers de vacances, j’écrivais. À l’époque on m’appeler Nini, plus tard ce fut Momo, puis Nanou.
Quel que soit mon surnom ou d’époque, je suis toujours dans mon univers d’histoires imaginaires. Tout m’inspire des aventures sulfureuses. Il me suffit de fermer les yeux et d’écouter la nature, les bruits de la rue, le truchement de la radio avec les informations ou la musique, pour partir dans un voyage fantastique.
Mes premiers rêves tout au moins ceux dont je me souviens furent sous le pêcher, dans la petite propriété secondaire de mes parents. Mon cahier d’exercices ouvert sur mes genoux, les yeux mi-clos, le nez humant cette odeur de la campagne, je me laissais bercer à cette douce torpeur de mon monde.
Imaginez un terrain avec des rangs de légumes divers, des arbres fruitiers tout aussi divers au milieu des rangs, espacés de cinq mètres verticalement pour toute vue. Ce silence-là, je ne le connaissais pas dans l’appartement ! Seule la brise, les oiseaux sont l’orchestre de ce jardin enchanté ! Les coassements des grenouilles dans la mare, sont mes soldats du roi abordant les pirates pour faire justice. Le capitaine était toujours une Victoire, une femme belle et volontaire aux cheveux longs, blonds dorés retenus par une sorte de banda. Elle imposait sa loi à ses mercenaires, ou ses soldats. Victoire était tour à tour la capitaine du roi, ou capitaine Corsaire, parcourant les mers. Elle imposait souvent une justice, ou distribuait une partie de ces prises, comme dans :
« Cœur Vaillant ». Chut, lecture interdite prêté à mes copains. Dans la mare, il y avait ces poissons-chats avec une tête énorme, hideuse et moustachue, ils devenaient les brigands des grands chemins. Devant la maison Dahlias, œillets d’inde, muguets, glaïeuls, tulipes et pivoines selon la saison, elles exhalent l’odeur des amoureux dans un bal populaire, ou un bal de princesse avec leurs robes de taffetas, de crinoline, de dentelles suivant la période.
Ce qui m’était le plus cher, c’est lorsque j’avais la permission de traverser la route. À ce moment, je sublimais ce lieu. Le Cher, l’affluent de la Loire s’écoule tranquillement, les arbres font la haie  d’honneur à la rivière. Les prés verdoyants me permettaient de courir derrière les libellules. J’en faisais des fées. Les tanches malicieuses sautaient les jours de soleil. Mon oncle me disait, ce sont des perches arc-en-ciel ! Leurs noms suffisaient pour m’envoyer dans le ciel. Tous deux, nous aimions être ensemble, car tous deux, nous vivions dans notre monde. Lui pêchait les poissons, moi un livre à la main, je laissais mon esprit divaguer selon le chant des oiseaux ou des petits clappements de poissons gobant des moustiques d’eau à grandes pattes, se posant sur ce drap vert miroitant. Ils y laissaient des cercles vivants au milieu du dormeur. Pourtant cette eau sans fond, me charmait. Son odeur m’envoûtait.
Seul le cri de mon oncle me réveillait. C’était lors de la prise d’une carpe volumineuse, sortie des profondeurs de la vase !
Le soir, c’était notre retour à bicyclette avec nos fleurs coupées pour la maison. Nous roulions heureux, chacun pour des raisons différentes. Alors que nous rentrions, je continuais mes histoires imaginaires, seulement mes yeux restaient ouverts. La route sinueuse, peu fréquentée, le talus quelquefois proche, trop proche pour les cyclistes solitaires, ne m’empêchait pas d’imaginer des personnages divers.
Cette route, que nous appelons aujourd’hui un chemin, m’a toujours créé des images fantasmagoriques des profondeurs. Pour nous préserver d’une chute dans le Cher, nous roulions en file indienne. Père le commandant de section, moi le vilain petit canard, je le suivais, Mère en poule couvant son enfant suivait, et l’oncle assurait la fin du convoi.
Dans la maison de poupée, j’avais réussi à me trouver un coin à moi. La cour lorsqu’il faisait beau, ou l’atelier de mon père les jours de pluie. Là, j’imaginais un magasin avec plein d’articles à vendre ! Ou bien les outils se transformaient en personnage ! Il y avait des jours ou la solitude me pesait. Avant que mes parents recueillent « Fidèle ». J’allais voir ma « Grison », une poule grise, que je prenais dans mes bras, ou Lapinou, ou bien encore Criquette mon cochon-dinde. À eux, je leur racontais mes histoires ou mes peines. C’est ainsi que j’ai commencé à écrire, d’abord dans ma tête, de cette sorte mon secret y restait enfoui. Il y a eu les nuits au milieu de mes fantômes sous ma couverture. Le bonheur régnait, malgré l’exiguïté de la maison. Ce bonheur, je l’appréciais à sa juste valeur. La liberté m’avait tant manqué ! Nous avions été expulsés de notre appartement, par la nouvelle propriétaire. Une femme acariâtre, méchante envers les enfants.
La mort de l’ancêtre de la maison fut notre malheur. Nos amis propriétaires de la maison ont dû vendre. De ce fait, je n’avais plus le droit de jouer dans la cour, de courir, danser, ou mettre de la musique dans l’appartement. Cette mégère montait disputer mère, pour me faire arrêter de chanter ou de danser. Il est vrai sur le parquet ciré, dans une construction de l’entre deux-guerres, prévu pour une seule famille, cela ne m’était pas facile à comprendre. Car j’évoluais en fille de la maison, avant le décès de Monsieur. Si bien tous mes jeudis, je dû sortir voir les magasins, courir à la salle des ventes, ou dans les jardins publics, etc.… Les jours de gel ou de pluie, j’appris la broderie, la tapisserie, et la couture. Mon esprit vagabond acceptait mal cette contrainte. Un jour j’ai réalisé, que mère serait heureuse, si je crée mes tableaux brodés. De ce  jour le bonheur de mère fût, et je consentis à apprendre tous les points de broderie. Maintenant, je brode, je tapisse mes pensées et j’écris mes rêves. Mes mots sont la broderie de mes rêves.
Lorsque mes parents eurent enfin trouvé une maison à vendre dans leur possibilité, le bonheur revint. Après la guerre, la ville de Tours, a dû se reconstruire à cinquante pour cent ! À l’époque, les crédits étaient mal vus. De plus, la reconstruction de la ville, battait son plein, les maisons étaient rares. Alors, sans la visiter, ils l’ont achetée ! De nos jours, c’est impensable ! Si bien, nous vivions dans une maison de poupée, je n’avais plus de chambre perso, seulement un petit lit canapé dans le séjour, un petit vestibule me séparant de la chambre de mes parents. Cependant, nous étions chez nous ! C’était un grand bonheur. Ma liberté était retrouvée, et je me suis adaptée une nouvelle fois.
Actuellement, je me remémore mes rêveries en regardant de ma fenêtre, le marronnier qui me fait face. Il est devenu si haut, que j’imagine qu’il est l’ancêtre du jardin public. Il est mon ami, pourtant, je ne peux le toucher de ma fenêtre, quoiqu’il en soit, il me fait face ! Avec lui je vois la vie, celle qu’il m’insuffle, quel que soit la saison. Je retrouve mon cœur d’enfant, mais pas les os de ma jeunesse !

II
Le renard joyeux
 
Il était une fois,
Un renard dans la joie.
Bien que parfois,
Il eut étrangement les foies,
Pourtant, rien n’atteignit sa joie.
Car il avait une grande foi.
Dans son amie de Foix.
Pourtant quelquefois,
Le doute le met aux abois.
La jalousie dans le sous-bois.
Il est, tristement aux abois,
Ce qu’il élabore le fourvoie.
Il se reprend puis renvois.
De ce fait, il se déçoit.
Par malice, il ondoie,
Toujours sourire il stipendie,
Les termes de son emploi,
Autrefois son grand exploit.
Celui d’un cheval de Troie.
 
La blague lui devient un droit,
Sans pour autant se croire étroit.
Il se complaît d’un jeu à trois.
Imaginatif, il y déploie,
Ces astuces de grivois,
Bringuebalant, il va de guingois,
Trompant le sens du choix,
Ainsi convoité il s’octroie,
La renarde qu’il louvoie,
Belle, blanche comme une oie.
Renarde s’alanguit de sa voix,
Bien qu’il n’y ait pas de loi.
Nature devient le détroit.
Ce n’est simplement qu’un étroit,
Toutefois un bien bel octroi,
Avec lequel il a pris le droit.

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Un film et une fable pour une soirée tranquile mes amis et amies à demain

LA CHOUETTE ET LA SOURIS
 
Au mont souris, il y a une souris, un peu fofolle, réellement spéciale.
Elle a un physique unique, ridicule pour certain, elle est belle pour d’autres. Il faut dire qu’elle est spéciale. Sa cape toute grise, le museau noir, le pourtour des oreilles blanches le ventre blanc, et pour la distinguer davantage ses pattes présentent des bottes blanches.
Elle est le résultat des croisements en laboratoire, d’où elle s’est échappée.
Parce qu’elle est particulière, elle navigue d’un groupe à l’autre, sans appartenir à l’un d’entre eux. Pourtant, elle aime dire.
« Je préfère les blagues à ces silences si lourds ! »
Madame la chouette la voyant dit :
vraiment pas ordinaire !
          S’apitoie-t-elle. La tristesse de la souris si spéciale, l’intrigue. Elle n’a pas de nom, c’est pourquoi on l’appelle :
hé ! la Sannom !
Madame la chouette demande à Sannom son histoire. Sannom a été conçue dans un labo. Évidemment, naturellement. Après réflexion, elle-même n’en fera pas son repas et elle la prendra sous son aile.
Madame la chouette interroge, la petite Sannom.
Hé ! Petite, ne crains pas, pourquoi n’as-tu pas de domicile ?
Je suis mi- grise, mi- blanche, alors je ne suis pas des leurs.
Pourtant, tu vas avec eux, alors pourquoi ?
Oui, parce que je les fais rire, je suis leur clown.
Tu manges avec eux pourtant !
Parce qu’ils profitent de mes récoltes !
Réponds Sannom.
Si je t’offre un lit à côté de moi, personne ne t’attaquera, ils font trop de minauderies pour cacher leur peur !
Merci madame, mais je ne peux accepter.
Pourquoi ?
S’étonne madame la chouette.
Parce que je serai une traîtresse pour eux.
Tu n’as pas où dormir, et tu les paies pour prendre le repas avec eux. Tu travailles pour eux, et tu n’as aucun droit ?
   Se scandalise sa nouvelle amie.
Que diront vos amis Madame ?
Viens, je leur expliquerai pourquoi on ne peut pas te manger, pourquoi tu n’es pas dangereuse pour nos petits.
Oh !  Madame. Comment vais-je payer mon loyer ?
En veillant le jour sur nos enfants.
Merci Madame.
Le lendemain sur le lit de la chouette, une rose sans épines et parfumée décorait la couverture.
Sannom, la larme à l’œil disait tendrement avec la force de l’espérance.
Je veux crier la vie, et compter sur l’avenir.
Viens,
Fit tendrement son amie. Elle déploie ses ailes, saisie Sannom avec douceur dans son bec, comme pour ses enfants, et la pose délicatement dans un carton à côté de son lit.
Sannom est si terrifié, qu’elle est tétanisée. Puis voyant que rien ne lui est arrivé, mais au contraire, elle est au chaud, Sannom est rasséréné. Sa nouvelle amie la caresse. Alors elle se détend soulagée. Puis elles éclatent de rire de toutes les deux. Elles resteront amies jusqu’à un âge avancé.
La morale de l’histoire.
L’apparence externe ne peut remplacer ce qui est à l’intérieur de l’âme.
 
Monique Macalou

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Bonjour et bonne nuit ce jour, tracasserie administrative malgré tout passez un nuit douce et réparatrice

Bonjour et bonne nuit ce jour, tracasserie administrative malgré tout passez un nuit douce et réparatrice
Bonjour et bonne nuit ce jour, tracasserie administrative malgré tout passez un nuit douce et réparatrice

LA CHOUETTE ET LA SOURIS

 

Au mont souris, il y a une souris, un peu fofolle, réellement spéciale.

Elle a un physique unique, ridicule pour certain, elle est belle pour d’autres. Il faut dire qu’elle est spéciale. Sa cape toute grise, le museau noir, le pourtour des oreilles blanches le ventre blanc, et pour la distinguer davantage ses pattes présentent des bottes blanches.

Elle est le résultat des croisements en laboratoire, d’où elle s’est échappée.

Parce qu’elle est particulière, elle navigue d’un groupe à l’autre, sans appartenir à l’un d’entre eux. Pourtant, elle aime dire.

« Je préfère les blagues à ces silences si lourds ! »

Madame la chouette la voyant dit :

  • vraiment pas ordinaire !

          S’apitoie-t-elle. La tristesse de la souris si spéciale, l’intrigue. Elle n’a pas de nom, c’est pourquoi on l’appelle :

  • hé ! la Sannom !

Madame la chouette demande à Sannom son histoire. Sannom a été conçue dans un labo. Évidemment, naturellement. Après réflexion, elle-même n’en fera pas son repas et elle la prendra sous son aile.

Madame la chouette interroge, la petite Sannom.

  • Hé ! Petite, ne crains pas, pourquoi n’as-tu pas de domicile ?
  • Je suis mi- grise, mi- blanche, alors je ne suis pas des leurs.
  • Pourtant, tu vas avec eux, alors pourquoi ?
  • Oui, parce que je les fais rire, je suis leur clown.
  • Tu manges avec eux pourtant !
  • Parce qu’ils profitent de mes récoltes !

Réponds Sannom.

  • Si je t’offre un lit à côté de moi, personne ne t’attaquera, ils font trop de minauderies pour cacher leur peur !
  • Merci madame, mais je ne peux accepter.
  • Pourquoi ?

S’étonne madame la chouette.

  • Parce que je serai une traîtresse pour eux.
  • Tu n’as pas où dormir, et tu les paies pour prendre le repas avec eux. Tu travailles pour eux, et tu n’as aucun droit ?

          Se scandalise sa nouvelle amie.

  • Que diront vos amis Madame ?
  • Viens, je leur expliquerai pourquoi on ne peut pas te manger, pourquoi tu n’es pas dangereuse pour nos petits.
  • Oh !  Madame. Comment vais-je payer mon loyer ?
  • En veillant le jour sur nos enfants.
  • Merci Madame.

Le lendemain sur le lit de la chouette, une rose sans épines et parfumée décorait la couverture.

Sannom, la larme à l’œil disait tendrement avec la force de l’espérance.

  • Je veux crier la vie, et compter sur l’avenir.
  • Viens,

Fit tendrement son amie. Elle déploie ses ailes, saisie Sannom avec douceur dans son bec, comme pour ses enfants, et la pose délicatement dans un carton à côté de son lit.

Sannom est si terrifié, qu’elle est tétanisée. Puis voyant que rien ne lui est arrivé, mais au contraire, elle est au chaud, Sannom est rasséréné. Sa nouvelle amie la caresse. Alors elle se détend soulagée. Puis elles éclatent de rire de toutes les deux. Elles resteront amies jusqu’à un âge avancé.

La morale de l’histoire.

L’apparence externe ne peut remplacer ce qui est à l’intérieur de l’âme.

 

Alumacom

 

Les mots d’un poète

 

Un poète est un être pensant sensible.

Sa recherche des mots est l’inspiration

Ces mots parfois sont inaccessibles

Il ouvre son livre de prédilection.

Les mots papillonnent vers sa cible

Ils surgissent, chantent l’affection.

Les textes souvent concupiscibles

De temps en temps une œuvre d’action.

Elles évoquent les temps inflexibles,

Ceux de l’enfance des récréations.

 

L’enfant coure à travers la prairie,

Cueille, hume les fleurs sauvages.

Pâquerettes minuscules sur le rivage

La libellule s’active pour la plaidoirie

À la fraîcheur d’un matin sur le grillage

L’abeille frémi cherche dans les armoiries,

Les boutons ouvrent leurs lèvres sauvages,

Le ruisseau fébrile chante vers les librairies

Les mots papillonnent ils n’ont pas d’âges,

Heureux l’inspiration a gagné son pari.

 

Alumacom

27 mai 2017

 

 

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L’héritage de l’enfant loup

L’héritage de l’enfant loup

 

Dans un village perdu du Berry, vivait un enfant loup au milieu des animaux. L’automne arrivait avec son dénuement saisonnier, et son tapis de feuilles mortes craque sous leurs pas. Les habitants de la forêt l’avaient adopté et protégé. Ils étaient tous, tacitement complice de ce gamin. De grands arbres centenaires côtoyaient les mûriers, les fraisiers, les framboisiers sauvages. Des oiseaux allez, venait, s’affairant pour l’hiver. Les orties, les fougères et la mousse, tapissaient les clairières tout au long de l’année. Ce val luxuriant  attirait les touristes, mais pas ce bois si serré, plein de broussailles.

Le petit d’homme dormait dans le creux d’un vieux chêne. Les branches lui servaient d’escalier. Rosy et Brutus veillaient sur lui. Ils avaient creusé leur terrier au pied de son arbre. Son ami Tournus le lynx se pelotonner sur lui. Il lui servant de couverture. Ainsi, quelle que soit la saison l’enfant ne manqua de rien. Il était leur petit. Ils l’interpellaient ainsi.

  • Hé petit !

Pour tout et pour rien, souvent pour se rassurer. La peur des hommes, c’était inconsciemment et viscéralement incrusté au plus profond de lui. Ces cheveux roux couvraient sa nudité. Le bonheur d’un bain dans la rivière, sous la chute d‘eau de la cascade, faisait pari de ses jeux. Il y rencontrait Brunoy, le cerf. À l’heure de s’abreuver. Malgré l’odeur des loups, avec courage il est devenu prudemment son ami.

Rosy et Brutus ayant compris ce qui se passait avait conclu un marché avec le petit. Tous les amis du petit ne seront pas pris pour gibier, il leur faudra seulement reconnaître leurs odeurs pour ne pas les attaquer. Pour simplifier, l’odeur de l’enfant mêle aux odeurs du nouvel ami. Suffisait. Certaines années de bonheur s’écoulèrent.

Les journées se déroulent entre les jeux avec les louveteaux, les repas avec ses amis. La cueillette de fruits se fait avec Merlin le merle. Gaspard le renard lui montre les ruses de la survie. Le grand-duc lui enseigne les dangers de la nuit. Raoul le pigeon ramier lui apporte des graines de blé et prévient de l’arrivée des hommes. Colardo le col vert lui partage les joies de la rivière et de la nage. Mordicus le castor, lui, bâti une maison Ses parents adoptifs et  la meute de loups le nourrit de leur chasse. Il est heureux.

Il ne connaît rien de la vie des hommes. Un jour tout changea. Il avait dix ans pour le monde des hommes. Pour ses amis cela faisait huit printemps qu’il vivait avec eux.

Le gamin s’est étourdiment éloigné de son gîte. Il remonte insouciant la rivière, il eut un malaise. Le garde-chasse explore la forêt, pour Monsieur le vicomte. D’ordinaire il ne va pas si loin. La forêt est si dense qu’aucun humain ne s’y aventure. Il trouve le petit, inanimé sur la rive à côté de deux squelettes humains. En voyant les cadavres, il court à son véhicule et téléphone à la police.

Les loups réalisent le problème. Comprenant que l’homme ne voulait que du bien à l’enfant, ils laissèrent l’homme agir. Ils pensent que le petit sera mieux près des siens. Leurs voix déchirent les bois. Puis tous redevient silencieux. L’homme avait pris sa carabine pour se protéger, se croyant attaqué. Un silence lourd s’abat, le garde-chasse comprend, qu’il n’est pas en danger. Rosy, Brutus, Tournus, Gaspard, Professeur, Colin, Collard, Mordicus et Brunoise cachés dans les broussailles observaient en silence. Se tapir dans ce bois sauvage, pour voir le départ de leur petit d’homme leur est un jeu d’enfant.

 

Le petit qu’ils ont élevé, protégé, s’en allait toujours inconscient. Une fois, que tout le monde fut parti, la forêt retrouva ses habitudes. La forêt est en deuil.

À son bureau, c’est l’effervescence. Janniot l’attend depuis plus d’une heure. Il est tout excité, il a une nouvelle importante.

Enfin, tu arrives ! Je ne pouvais pas te téléphoner. Les paparazzis écoutent nos fréquences !

Comment le sais-tu ?

Nous en avons arrêté deux. Il y en a peut-être d’autres, aussi nous n’en avons pas pris le risque.

Tu as bien fait d’autant que la doctoresse du petit est en salle d’OP  alors.

Nous connaissons les noms des squelettes, ils s’appellent, Monsieur et Madame Laficelle Jean et Pierrette, leur enfant se prénomme Dominique.

 Cela est une bonne nouvelle ! D’où venaient-ils.

De Velmouth !

Ils ont traversé le Pays, pour trouver la mort ! Pourquoi voulait-on les faire taire ? Au vu de ce que j’ai appris il y avait un secret, qu’il fallait cacher absolument.

Après un temps de silence, Caribou reprend en murmurant à l’oreille de son collègue.

Qu’avaient-ils découvert, pourquoi sont-ils allés dans les bois ?

Puis reprenant tout haut.

La Poste a ouvert ses dossiers ?

Oui. Le postier est vivant, en maison de retraite. Seulement, il n’a plus toute sa tête! Réponds un brigadier.

 Espérons qu’il vit dans la période qui nous intéresse !

Au tribunal, il ne pourra pas témoigner. Réplique un autre brigadier.

Oui, nous aurons les renseignements permettant d’avoir les bases pour élucider l’affaire. Explique Caribou puis d'ajouter.

Mettez-lui une protection rapprochée. Car s’ils ont tué les Laficelle, ils n’auront pas de complexe pour ce pauvre homme. Ordonne l’inspecteur.

Vous croyez. Répondent les brigadiers.

Évidemment, cela va de soi ! S’ils avaient de la jugeote, ils ne poseraient même pas la question ! Pensait-il énervé.

Janniot organisez-moi ça dans la discrétion.

Bien patron !

Le lendemain, il visite le vieil homme. Caribou constate avec plaisir, que ses ordres ont été observés. Cette situation le requinque. Le papy vit dans une maison de retraite au château Gay-Luron. Il est seul dans la tour, ce cher inspecteur, constate que son témoin est perturbé. Par un heureux hasard, le vœu de Caribou se réalise. Charles est revenu en mille neuf cent quarante-trois. La résistance l’a nommé le Pirate. Caribou lui apporte de petits fours. En les voyants sur sa table Charles demande :

Ce sont les gâteaux de ta femme ?

Oui.

Confirme hypocritement Caribou. L’inspecteur est célibataire. Tout en saisissant un petit four venu du pâtissier, Charles interroge :

Tu viens m’apporter une mission ?

Non, je veux que vous me fassiez le rapport de la petite Myriam  confiée à vos soins.

Oh ! ce n’est pas difficile. Elle a été tellement obéissante, ce fut un jeu d’enfant de la faire passer en Algérie.

Où est-elle allée en Algérie ?

Il ne fut pas possible de la laisser chez les Graindorge. Seulement, des  amis du cousin des Graindorge, l’ont hébergé. Ils voulaient adopter une petite fille. Ils l’ont faite passer pour leur fille.

Comment s’appellent ces gens ?

M. et Mme Moser et Léa Eistenberg. Ils ont une villa à la sortie nord d’Oran.

Pourquoi Jules n’est-il pas venu pour le rapport ?

Caribou est abasourdi par la question. Il répond tout bas à tout hasard.

Il a été arrêté à Bourjeveux par la Gestapo.

Ah ! les ordures ! … il a été dénoncé, je suppose!

Ajoute-t-il les dents et les poings serrés. La colère le gagne. Caribou intervient à nouveau.

La petite Myriam a changé de nom alors.

Pour le transfert seulement, en cas d’arrestation. À Oran la famille d’accueil est juive comme les parents de la petite. Ils lui ont laissé son prénom. Elle a seulement pris leur nom de famille jusqu’à la fin de la guerre normalement.

Castor reprend espoir. Le papy n’est plus en guerre, croit-il. Hélas ! Ce ne fut pas le cas !

Qu’est-elle devenue après ?

Je viens de vous le dire. Répond-il en colère!

            Caribou s’excuse pour le calmer. Puis prend congé. Il a au moins une piste importante. Il va pouvoir retrouver les parents d’Algérie s’ils sont toujours en vie.

Caribou s’interroge aux propos de Jules. En effet pourquoi ni avait-il pas de  rapport ?

En épluchant les dossiers de la région des années mille neuf cent quarante-trois à l'année mille neuf cent cinquante-huit, l’inspecteur fit une découverte de taille ! Jules a bien été arrêté suite à une dénonciation. Dans les archives le délateur était l’épicier du village !

La petite Myriam avait été repérée par ce Duperré. Il avait vu à la kommandantur parmi les gens recherchés le nom de Myriam Lévy fille de Moïse et Elsa Lévy arrêté, pour pratique professionnelle illicite et juive ! Toutes les arrestations et descentes de milices avaient été commanditées par ce Duperré ! À la sortie de la guerre Duperré fut décoré pour haut fait !

Caribou n’en revenait pas ! L’armistice signé, l’épicier, prend un fusil, abat son capitaine allemand. Or, cet officier était son responsable direct en qualité de chef de la milice. D’où sa décoration ! Les documents à moitié brûlés ont pu être déchiffrés, par les nouvelles techniques des polices. Ce à quoi, les mystères de la petite Myriam Lévy et de Dominique de  Velmouth. Furent établi. .Myriam est la fille du docteur Moïse et Elsa Lévy. Ses parents sont morts à Dachau. Elle a été adoptée par les Eistenberg officiellement en avril mille neuf cent cinquante-six. Madame Laficelle Pierrette était la sœur de Moïse Lévy. Elle a survécu à la déportation. Plus tard, elle s’est mariée avec Jean Laficelle. Ils ont eu un enfant appelé Dominique. Jean et Pierrette avaient retrouvé la trace de leur nièce Myriam. Ce fut leur dernière joie.  Le chef des miliciens, délateur officiel près du capitaine Curt Komzeim, a non seulement tué, mais également brûlé les documents compromettants, c’est du moins ce qu’il croyait. La chance a voulu qu’un soldat de la F.F.I. découvre les documents à moitié brûlés, et les a archivés.

L’enfant loup redevenu Dominique Laficelle fut Pupille de la nation. Après avoir fait un bond prodigieux de l’enfant des bois à l’université. Il compléta ses études dans un stage « aux Eaux et Forêts » L’état à sa majorité lui remit l’héritage de ses parents.

À sa majorité, c'est-à-dire huit ans plus tard. Dominique est devenu propriétaire et  gardien de sa forêt. Il y retrouva ses vieux amis. Ils le reconnurent malgré cette longue séparation. La joie des retrouvailles fut immense. Cependant, rien n’était semblable. Dominique étant écolo officiellement les protégea ainsi que leurs descendances

 

Page 145

 Dans Contes et Fables de Nini

L’enfant loup

 

Le petit qu’ils ont élevé, protégé, s’en allait toujours inconscient. Une fois, que tout le monde fut parti, la forêt retrouva ses habitudes. La forêt est en deuil.

À son bureau, c’est l’effervescence. Janniot l’attend depuis plus d’une heure. Il est tout excité, il a une nouvelle importante.

Enfin, tu arrives ! Je ne pouvais pas te téléphoner. Les paparazzis écoutent nos fréquences !

Comment le sais-tu ?

Nous en avons arrêté deux. Il y en a peut-être d’autres, aussi nous n’en avons pas pris le risque.

Tu as bien fait d’autant que la doctoresse du petit est en salle d’OP  alors.

Nous connaissons les noms des squelettes, ils s’appellent, Monsieur et Madame Laficelle Jean et Pierrette, leur enfant se prénomme Dominique.

 Cela est une bonne nouvelle ! D’où venaient-ils.

De Velmouth !

Ils ont traversé le Pays, pour trouver la mort ! Pourquoi voulait-on les faire taire ? Au vu de ce que j’ai appris il y avait un secret, qu’il fallait cacher absolument.

Après un temps de silence, Caribou reprend en murmurant à l’oreille de son collègue.

Qu’avaient-ils découvert, pourquoi sont-ils allés dans les bois ?

Puis reprenant tout haut.

La Poste a ouvert ses dossiers ?

Oui. Le postier est vivant, en maison de retraite. Seulement, il n’a plus toute sa tête! Réponds un brigadier.

 Espérons qu’il vit dans la période qui nous intéresse !

Au tribunal, il ne pourra pas témoigner. Réplique un autre brigadier.

Oui, nous aurons les renseignements permettant d’avoir les bases pour élucider l’affaire. Explique Caribou puis d'ajouter.

Mettez-lui une protection rapprochée. Car s’ils ont tué les Laficelle, ils n’auront pas de complexe pour ce pauvre homme. Ordonne l’inspecteur.

Vous croyez. Répondent les brigadiers.

Évidemment, cela va de soi ! S’ils avaient de la jugeote, ils ne poseraient même pas la question ! Pensait-il énervé.

Janniot organisez-moi ça dans la discrétion.

Bien patron !

Le lendemain, il visite le vieil homme. Caribou constate avec plaisir, que ses ordres ont été observés. Cette situation le requinque. Le papy vit dans une maison de retraite au château Gay-Luron. Il est seul dans la tour, ce cher inspecteur, constate que son témoin est perturbé. Par un heureux hasard, le vœu de Caribou se réalise. Charles est revenu en mille neuf cent quarante-trois. La résistance l’a nommé le Pirate. Caribou lui apporte de petits fours. En les voyants sur sa table Charles demande :

Ce sont les gâteaux de ta femme ?

Oui.

Confirme hypocritement Caribou. L’inspecteur est célibataire. Tout en saisissant un petit four venu du pâtissier, Charles interroge :

Tu viens m’apporter une mission ?

Non, je veux que vous me fassiez le rapport de la petite Myriam  confiée à vos soins.

Oh ! ce n’est pas difficile. Elle a été tellement obéissante, ce fut un jeu d’enfant de la faire passer en Algérie.

Où est-elle allée en Algérie ?

Il ne fut pas possible de la laisser chez les Graindorge. Seulement, des  amis du cousin des Graindorge, l’ont hébergé. Ils voulaient adopter une petite fille. Ils l’ont faite passer pour leur fille.

Comment s’appellent ces gens ?

M. et Mme Moser et Léa Eistenberg. Ils ont une villa à la sortie nord d’Oran.

Pourquoi Jules n’est-il pas venu pour le rapport ?

Caribou est abasourdi par la question. Il répond tout bas à tout hasard.

Il a été arrêté à Bourjeveux par la Gestapo.

Ah ! les ordures ! … il a été dénoncé, je suppose!

Ajoute-t-il les dents et les poings serrés. La colère le gagne. Caribou intervient à nouveau.

La petite Myriam a changé de nom alors.

Pour le transfert seulement, en cas d’arrestation. À Oran la famille d’accueil est juive comme les parents de la petite. Ils lui ont laissé son prénom. Elle a seulement pris leur nom de famille jusqu’à la fin de la guerre normalement.

Castor reprend espoir. Le papy n’est plus en guerre, croit-il. Hélas ! Ce ne fut pas le cas !

Qu’est-elle devenue après ?

Je viens de vous le dire. Répond-il en colère!

            Caribou s’excuse pour le calmer. Puis prend congé. Il a au moins une piste importante. Il va pouvoir retrouver les parents d’Algérie s’ils sont toujours en vie.

Caribou s’interroge aux propos de Jules. En effet pourquoi ni avait-il pas de  rapport ?

En épluchant les dossiers de la région des années mille neuf cent quarante-trois à l'année mille neuf cent cinquante-huit, l’inspecteur fit une découverte de taille ! Jules a bien été arrêté suite à une dénonciation. Dans les archives le délateur était l’épicier du village !

La petite Myriam avait été repérée par ce Duperré. Il avait vu à la kommandantur parmi les gens recherchés le nom de Myriam Lévy fille de Moïse et Elsa Lévy arrêté, pour pratique professionnelle illicite et juive ! Toutes les arrestations et descentes de milices avaient été commanditées par ce Duperré ! À la sortie de la guerre Duperré fut décoré pour haut fait !

Caribou n’en revenait pas ! L’armistice signé, l’épicier, prend un fusil, abat son capitaine allemand. Or, cet officier était son responsable direct en qualité de chef de la milice. D’où sa décoration ! Les documents à moitié brûlés ont pu être déchiffrés, par les nouvelles techniques des polices. Ce à quoi, les mystères de la petite Myriam Lévy et de Dominique de  Velmouth. Furent établi. .Myriam est la fille du docteur Moïse et Elsa Lévy. Ses parents sont morts à Dachau. Elle a été adoptée par les Eistenberg officiellement en avril mille neuf cent cinquante-six. Madame Laficelle Pierrette était la sœur de Moïse Lévy. Elle a survécu à la déportation. Plus tard, elle s’est mariée avec Jean Laficelle. Ils ont eu un enfant appelé Dominique. Jean et Pierrette avaient retrouvé la trace de leur nièce Myriam. Ce fut leur dernière joie.  Le chef des miliciens, délateur officiel près du capitaine Curt Komzeim, a non seulement tué, mais également brûlé les documents compromettants, c’est du moins ce qu’il croyait. La chance a voulu qu’un soldat de la F.F.I. découvre les documents à moitié brûlés, et les a archivés.

L’enfant loup redevenu Dominique Laficelle fut Pupille de la nation. Après avoir fait un bond prodigieux de l’enfant des bois à l’université. Il compléta ses études dans un stage « aux Eaux et Forêts » L’état à sa majorité lui remit l’héritage de ses parents.

À sa majorité, c'est-à-dire huit ans plus tard. Dominique est devenu propriétaire et  gardien de sa forêt. Il y retrouva ses vieux amis. Ils le reconnurent malgré cette longue séparation. La joie des retrouvailles fut immense. Cependant, rien n’était semblable. Dominique étant écolo officiellement les protégea ainsi que leurs descendances

 

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 Dans Contes et Fables de Nini

L’enfant loup

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Le combat de Sybille et des séraphins

Le combat de Sybille et des séraphins

Le combat de Sybille et des séraphins

Petite fable fantastique

Dans la voûte céleste tout près de la lune

Le réveil des sybilles attend le bon roi soleil

Pour faire un point de suture à la corbeille

De la chorale des Séraphins leur commune.

 

Adoration universelle de leur vrai Seigneur

 Sybille prophétise le malheur d’un temps

Elle est la servante des ténèbres de Percutant

Par leurs chants les Séraphins sont ses soigneurs

 

Sybille la première envoute son prince bien aimé

Ce qu’elle ignore il n’avait de beau que son corps

Il est le puissant Percutant et lui consenti un accord

Il l’a charmé ils sont devenus des amants enflammés

 

Sybille lui fit la prophétie de la fin de son monde

La colère de son Prince adoré le transforma

En hideux vautour à six têtes à la bataille de Zama

L’armée de tritons le chasse de son royaume immonde

 

Les Séraphins chantent la victoire du Père de l’Univers

Les faux prophètes sont chassés du royaume Eternel

Les faux anges sont noirs ils n’entendent plus les ritournelles

Les flammes éternelles les lèchent sur leurs calvaires.

 

 Les innocentes victimes trouvent sur leur route sinueuse

Le réconfort et la mansuétude du message des archanges

L’armée des anges gardiens et des anges sont les phalanges

De Celui Qui Est et ils les dirigent sur la promesse fastueuse.

 

Alumacom

11 février 2018

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