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Inde: le témoignage des chrétiens suscite une flambée de haine

Inde: le témoignage des chrétiens

suscite une flambée de haine
 
En Inde, les violences antichrétiennes sont en forte augmentation. Le témoignage des chrétiens est au cœur d'un combat spirituel. Continuons à intercéder!

 

 
Vous avez été nombreux à prier dans le cadre de la campagne Impact Inde cet été. Grâce à votre intercession et à l'aide de Dieu, les chrétiens indiens tiennent bon. Non seulement ils ne renient pas Christ pour revenir à l'hindouisme, mais ils persévèrent dans le témoignage. D'où des réactions violentes de la part des nationalistes hostiles au christianisme et à la conversion des hindous.
 
Des slogans hostiles

En août, des manifestations antichrétiennes ont été organisées par des extrémistes dans plusieurs villes, dont une capitale d'État. Dans le collimateur des manifestants, les conversions au christianisme.
Selon nos partenaires, des slogans disant «Stop aux conversions! Nous ne tolérerons plus de conversions!» ont été scandés par la foule. L'orateur principal de la manifestation aurait affirmé: «Depuis longtemps, des conversions ont lieu et notre peuple est forcé ou incité à changer de religion. Mais maintenant, nous n'allons plus tolérer ça.» Avant de conclure:
 
«Si la police ne fait pas son travail, nous allons faire notre devoir.»

Les leaders des extrémistes ont également menacé:
 
«Si quelqu'un est pris en train de convertir [un hindou], il sera traîné hors de la maison et battu nu dans les rues. Il sera sévèrement puni!»
 
Des vidéos virales

La presse écrite et les médias virtuels ont couvert la nouvelle. Des vidéos ont été mises en ligne avec des manifestants scandant des slogans hostiles. Elles sont devenues virales et un sentiment de peur s'est alors emparé des chrétiens locaux: ils craignent de devoir quitter la région.
 
Dans l'une des vidéos, un manifestant affirme: «Nous devons nous opposer [aux conversions]. Tout le monde devrait s'y opposer. Vous êtes hindou avant tout. Si vous n'êtes même pas hindou, comment cette nation va-t-elle survivre? Je lance cet appel à tous les hindous! Protestez!» Il a conclu en lançant:
 
«Attaquez-les! Que personne ne puisse nous arrêter! Vive l'Inde!»

Des conversions authentiques

Les extrémistes attaquent les chrétiens partout, y compris dans les lieux de culte. Pourtant, nos partenaires locaux sont formels: des témoins leur ont rapporté que les nouveaux chrétiens sont de vrais convertis. Tous confessent qu'ils sont venus au Christ volontairement, qu'ils n'ont pas été payés pour suivre Jésus et qu'ils sont même prêts à mourir pour Lui.
 

Ce soir, prions ensemble pour l'Inde
 
Le combat spirituel pour l'Inde n'est pas terminé. La campagne Impact Inde se poursuit: montrons-nous aussi persévérants que nos frères et sœurs indiens.
 
Jusqu’à la fin de l’année nous vous proposons de nous réunir en prière via zoom une fois par mois.
 
Pour ce mois-ci, retrouvons-nous demain jeudi à 20h sur Zoom. Nous prierons pour l'Inde, et également pour l'Afghanistan qui a fait la une de l’actualité ces dernières semaines.
 
 

Rejoindre la réunion de prière
 

 
Sujets de prière :
  
Louons Dieu pour toutes les vraies conversions qui ont lieu en Inde.
 
Prions-le de protéger les chrétiens de la violence des foules hostiles.
 
Demandons-lui d'apaiser les esprits et de faire triompher la Vérité.
 

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Prière urgente pour les chrétiens en Inde

Prière urgente pour les chrétiens en Inde

 

Face à la situation humanitaire désespérée en Inde et à la discrimination dont ils sont victimes, les chrétiens ont un besoin urgent de nos prières. 

L'Inde est en crise. La deuxième vague d'infections à la Covid-19 a rendu la situation peut-être pire que partout ailleurs dans le monde. Près de 20 millions d'infections ont été enregistrées à ce jour et les experts disent qu'en réalité, le nombre est bien plus élevé. Pour les chrétiens, la situation pourrait encore s'aggraver.

«Nous avons été frappés par des défis inimaginables, mais nous restons concentrés sur les plus persécutés pendant cette crise», déclare le pasteur Samuel, partenaire de Portes Ouvertes en Inde. 

Les chrétiens plus vulnérables
Solomon (pseudonyme), autre partenaire de Portes Ouvertes, nous dit: «Le virus s'est propagé rapidement dans les zones rurales, les petites villes et les villages. Les installations médicales y sont rares, ce qui peut entraîner un taux de mortalité élevé. La plupart des membres de notre communauté sont concentrés dans ces zones, ce qui les rend plus vulnérables.»

Nos partenaires d'Inde touchés par le virus 
Nos partenaires, bénévoles et leurs familles ont également été touchés. Certains sont dans un état critique, et plusieurs sont décédés. Solomon explique:

«Nous louons vraiment Dieu et remercions tous ceux qui prient pour l'Inde. Environ 12 de nos partenaires et membres de la famille ont récupéré de la Covid. S'il vous plaît, continuez à prier pour certains des partenaires qui ont perdu leurs proches et qui sont dans une grande douleur. Environ 35 de nos partenaires et des membres de leur famille sont encore en train de se remettre et deux d'entre eux sont sous oxygène.»

Ceux qui sont en bonne santé continuent à exercer leur ministère et à encourager les chrétiens qui survivent avec de maigres ressources et peu de nourriture:

«Nous faisons tout ce que nous pouvons pour fournir une aide d'urgence aux familles chrétiennes qui en ont désespérément besoin alors que les hôpitaux débordent et que la nécessité d’être secouru n'a jamais été aussi élevée», ajoute le pasteur Samuel.

Les discriminations continuent
Depuis un an, les chrétiens indiens qui refusent de renoncer à leur foi sont abandonnés à leur sort. Le pasteur Samuel continue:

«Nous avons vu d'innombrables actes de discrimination et les chrétiens sont ignorés dans la distribution de la nourriture.»
Nous avons appris que le 7 mai, les membres de plusieurs dénominations chrétiennes en Inde allaient jeûner et prier pour leur pays. 

Soutenir l'Église persécutée en Inde
Portes Ouvertes se tient aux côtés des chrétiens indiens depuis de nombreuses années, alors que ce pays monte dans le classement de l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens. Cette année, il est au 10e rang. En 2011, il était au 32e rang.

Votre aide permettra à nos partenaires locaux de continuer nos projets humanitaires sur place à court terme et à plus long terme.  

SUJETS DE PRIÈRE


Remercions Dieu car au sein de la crise, il permet que les chrétiens persécutés continuent à recevoir de l'aide.


Prions pour nos frères et sœurs chrétiens en Inde, alors que le nombre de cas de Covid-19 et de décès augmente.


Prions pour la guérison de nos partenaires malades et la protection de ceux qui sont encore en bonne santé.

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l'Inde enregistre un nouveau record de près de 4 000 décès et plus de 400 000 nouvelles contaminations en 24 heures

Covid-19 : l'Inde enregistre un nouveau record de près de 4 000 décès et plus de 400 000 nouvelles contaminations en 24 heures

Ces chiffres font suite à plusieurs jours de baisse du nombre de cas qui avaient fait espérer que cette recrudescence catastrophique pourrait s'atténuer.

Après plusieurs jours de baisse du nombre de cas, les chiffres repartent à la hausse. L'Inde a avoisiné les 4 000 décès – un record – et enregistré 412 000 nouvelles contaminations en 24 heures, selon des données officielles publiées jeudi 6 mai. Au total, plus de 230 000 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie de Covid-19 dans le pays. Certains experts estiment d'ailleurs ces chiffres largement sous-évalués. Suivez notre direct.

Trois signes qui montrent que le Premier ministre est rattrapé par sa gestion de la crise sanitaire
Plus de 226 000 morts et plus de 20 millions de cas ont officiellement été recensés dans le pays. Cette flambée de la pandémie qui asphyxie le système de santé fragilise le pouvoir.

Les images de corps de victimes de l'épidémie de Covid-19 en Inde, en train de brûler sur des bûchers de jour comme de nuit, ont fait le tour du monde. D'autres scènes ont également frappé les esprits. Celles des files d'attente d'Indiens, tentant d'acheter de précieuses bouteilles d'oxygène. Ou celles d'hôpitaux saturés, peinant à sauver les malades les plus gravement atteints.

Ces séquences dramatiques accentuent la pression sur le Premier ministre indien, le nationaliste hindou Narendra Modi, alors que l'épidémie flambe dans ce pays de 1,37 milliard d'habitants qu'il dirige depuis sept ans. Le virus y a déjà contaminé plus de 20 millions de personnes et fait plus de 226 000 morts, selon les chiffres officiels. Cette flambée épidémique s'accélère encore, avec plus de 3 500 décès et plus de 378 000 tests positifs comptabilisés par jour en moyenne.

Voici trois signes qui révèlent combien le chef du gouvernement est affaibli par sa gestion critiquée de la crise sanitaire. 

Un mécontentement manifesté (et censuré) sur les réseaux sociaux
Une avalanche de messages critiques à l'égard du pouvoir indien a déferlé sur les réseaux sociaux. Cet internaute indien, qui affiche ses sympathies pour le parti du Congrès, dans l'opposition, résumait mardi 4 mai l'état d'esprit de nombreux habitants. L'homme liste "cinq problèmes" : le manque d'"oxygène", le manque de "lits d'hôpitaux", la "hausse des morts", la "pénurie de médicaments" et le "manque de vaccins". Il en pointait la "seule raison", selon lui : le Premier ministre Narendra "Modi".

De quoi irriter l'exécutif au point que Narendra Modi, pour mettre fin à cet échauffement des esprits, a demandé et obtenu fin avril la suppression de tweets le mettant en cause.

Twitter a confirmé avoir supprimé, à la requête des autorités indiennes, des dizaines de tweets critiquant l'incapacité du gouvernement à répondre à l'urgence sanitaire. Pour faire taire les critiques, une plainte a même été déposée contre une personne qui avait tweeté pour demander de l'oxygène pour son grand-père.

La méthode n'est pas nouvelle. Confrontée depuis des mois à une fronde d'agriculteurs mécontents de la libéralisation des prix, le gouvernement de Narendra Modi a déjà demandé à Twitter de bloquer 250 comptes d'abonnés indiens, au motif qu'ils représentaient une "grave menace pour l'ordre public". Parmi ces comptes : ceux de militants et représentants syndicaux d'agriculteurs, des dirigeants de l'opposition, d'un acteur et enfin du magazine The Caravan, dont un journaliste avait été arrêté. Au classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, l'Inde est classée 142e pays sur 180, juste devant le Mexique.

Un revers pour le parti au pouvoir aux élections régionales
Autre signe de ce mécontentement : le revers infligé au parti nationaliste hindou du Premier ministre, le Bharatiya Janata Party (BJP), dans le Bengale-Occidental, lors des élections régionales qui se tenaient jusqu'à dimanche dans cinq régions totalisant 175 millions d'habitants. Le BJP n'avait pourtant pas lésiné sur les moyens pour décrocher la victoire dans cet Etat-clé de 90 millions d'habitants. Narendra Modi et son proche collaborateur Amit Shah avaient ainsi fait activement campagne pendant des semaines pour tenter de ravir le pouvoir à Mamata Banerjee, la femme qui dirige l'Etat depuis 2011.

A l'arrivée, c'est un échec. Mamata Banerjee, qui avait fait notamment campagne sur la crise sanitaire, est en route vers un troisième mandat. "Ma première priorité sera de lutter contre la pandémie de Covid-19", a-t-elle proclamé. Comme le montre cette vidéo de France 24, elle a aussi souligné que même si sa victoire était "écrasante, la prestation de serment se fera[it] en petit comité à cause du virus", mettant ainsi l'accent sur les précautions sanitaires.

Car pendant la campagne électorale au Bengale-Occidental, le parti de Narendra Modi a pris le risque, malgré la crise sanitaire, d'organiser des dizaines de rassemblements, qui ont réuni jusqu'à des centaines de milliers de personnes. Des épidémiologistes ont estimé que ces meetings, tout comme l'autorisation donnée au pélerinage hindouiste du Kumbh Mela de se tenir en janvier dans le nord de l'Inde, ont pu jouer un rôle dans la nouvelle vague de l'épidémie qui dévaste le pays.  

Une classe moyenne frappée de plein fouet
Dernier signe de fragilisation du pouvoir nationaliste : la classe moyenne, celle qui a porté au pouvoir Narendra Modi, est ébranlée. Elle est victime, elle aussi, de la vétusté des hôpitaux incapables de répondre à l'ampleur prise par l'épidémie.  

"Pour la première fois, la classe moyenne, l'élite indienne, est touchée de plein fouet."

Christophe Jaffrelot, spécialiste de l'Inde à franceinfo
"L'Inde n'a jamais consacré plus de 4% de son budget à la santé publique. Les hôpitaux sont depuis très longtemps les parents pauvres de l'Etat indien. Et lorsqu'on a vu se développer des hôpitaux, ça a été pour l'essentiel des hôpitaux privés, qui, et c'est là la nouveauté, sont eux aussi touchés par la crise", analysait Christophe Jaffrelot, spécialiste de l'Inde et directeur de recherches au CNRS et au Centre de recherches internationales de Sciences Po, interrogé par franceinfo fin avril.

"La première vague avait jeté sur les routes des millions de travailleurs migrants. Les victimes de la première vague, c'étaient les pauvres. Cette fois-ci, tout le monde est touché. Les pauvres sont partis avant d'attendre un nouveau confinement. Et dans les villes, reste une classe moyenne qui fait la dure expérience de l'absence d'accès aux soins". 

Narendra Modi a cependant encore du temps devant lui pour tenter de faire oublier la crise sanitaire et sa gestion critiquée. Les prochaines élections législatives ne se dérouleront qu'en 2024.

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J’AVAIS FAIM ET VOUS M’AVEZ DONNÉ À MANGE

J’AVAIS FAIM ET VOUS M’AVEZ DONNÉ À MANGE

La crise due au Covid-19 touche les plus pauvres dont beaucoup sont chrétiens. Pourtant, dans les villages, ils sont discriminés dans la distribution de l’aide gouvernementale. Une persécution qui s’ajoute à celles qu’ils vivent déjà au quotidien. Grâce à votre soutien nous continuons à aider nos frères et sœurs en Inde. 

LE COVID-19 A AMPLIFIÉ
LA PERSÉCUTION

L’épidémie de Covid-19 n’a pas arrêté la persécution loin de là. À certains endroits, c’est même l’inverse qui s’est produit. Un de nos partenaires sur place explique:

“La liste est longue de chrétiens privés d’aide à cause de leur foi et pour beaucoup, leur seul espoir est de se faire aider par d’autres chrétiens.”

 

Le plan des hindouistes s’applique toujours
Depuis 2014, les nationalistes hindous ont pris le contrôle du gouvernement à tous les niveaux et s'opposent à quiconque n'est pas hindou. Leur message? «Si vous n’êtes pas hindou, vous n’êtes pas Indien.» Leur objectif? Chasser les minorités religieuses de l’Inde d’ici le 31 décembre 2021. Résultat? Des violences régulières commises en toute impunité contre les chrétiens. 
Chiffres de la violence en 2019 (de janvier à décembre)
8
Chrétiens tués
1 103
Chrétiens détenus
1 676
Chrétiens battus
49
Propriétés religieuses attaquées

VOTRE SOUTIEN EST PRÉCIEUX

Dès le début du confinement, nos partenaires sur le terrain se sont mobilisés, répondant aux nombreux appels au secours qui leur parvenaient de toute l’Inde. Grâce à vos dons, des dizaines de milliers de frères et sœurs ont reçu de quoi manger. Une aide d’autant plus précieuse qu’en plusieurs endroits, les chrétiens se sont vu refuser sciemment toute aide.  Notre partenaire raconte:

“Lorsque nous leur apportons de la nourriture, les gens pleurent d’émotion et de reconnaissance. Souvent ils n’ont pas mangé depuis plusieurs jours.”

Ils se préparaient à mourir

La foi de nombreux chrétiens a été fortifiée. Comme cette famille qui n’avait plus rien à manger et se préparait à mourir. Quand un de nos partenaires a sonné chez eux avec un panier plein de victuailles ils ont vu agir Dieu concrètement dans leur vie.

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ELLES VOUS DISENT MERCI

SUJATA: «Nous n’avons pas perdu espoir et nous avons prié»

«Je travaille sur des chantiers de construction en tant que travailleuse journalière pour gérer la vie de ma famille. Mon mari m'a quittée il y a quelques années lorsque j'ai choisi de devenir chrétienne. Nous sommes quatre dans la famille : ma sœur, ma fille et ma mère. À cause du confinement, je ne trouvais pas de travail et donc pas de salaire. Nous avions très peu de nourriture et nous étions très inquiètes de ce qui allait arriver. Nous n'avons pas perdu espoir et nous avons prié. En réponse à notre prière, Dieu a envoyé des frères avec des provisions. Nous sommes très reconnaissantes.»

RUCHITA: «Jamais personne ne m’avait offert autant de provisions»

«Je suis séropositive et j'ai contracté cette maladie de mon mari qui est mort il y a quelques années. J'étais désespérée, mais j'ai ensuite trouvé l'espoir en Jésus et j'ai décidé de devenir chrétienne. En retour, j'ai été méprisée et ridiculisée par mon entourage. Je conduis un rickshaw pour subvenir aux besoins de ma famille. À cause du confinement, nous n'avions plus de nourriture à la maison. Mes maigres revenus ne me permettaient d’acheter que le strict nécessaire, tous les deux ou trois jours. Je suis extrêmement reconnaissante à Dieu pour cette aide.»

DIEU A ENVOYÉ SON PEUPLE

Les restrictions sanitaires prises dans le cadre du Covid-19 ont été dramatiques pour les millions de chrétiens d’Inde qui vivaient déjà dans une grande pauvreté. Une chrétienne raconte : «Nous avons perdu notre emploi. Nous n'avions pas d'argent pour acheter de la nourriture, mais nous n'avons pas perdu espoir et avons continué à prier. Notre Dieu a envoyé son peuple pour fournir des provisions.»

 

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Le super-cyclone Amphan frappe l’Inde et le Bangladesh et pourrait avoir de lourdes conséquences sur la pandémie de Covid-

 

Le super-cyclone Amphan frappe l’Inde et le Bangladesh et pourrait avoir de lourdes conséquences sur la pandémie de Covid-19

Frappés par le super-cyclone Amphan, l’Inde et le Bangladesh doivent mettre à l’abri 3 millions de personnes. Une nécessité compliquée par les risques de contamination par le Covid-19.

Le super-cyclone Amphan a frappé mercredi soir le Bangladesh et l’est de l’Inde. Il s’agit, selon les experts, du « cyclone le plus violent » à se former sur le golfe du Bengale depuis 1999, date à laquelle le cyclone d’Orissa, « le cyclone du siècle », avait fait plus de 10 000 morts.

Mamata Banerjee, chef de l’Etat indien du Bengale occidental, avoue ne pas savoir « comment y faire face ».

« La situation est plus préoccupante que la pandémie de coronavirus. Nous ne savons pas comment y faire face. Presque tout est détruit dans les villages côtiers de l’État. »

Des vents violents, dont certains atteignaient les 185 km/h, et des pluies torrentielles ont provoqué dès mercredi soir des inondations et des coulées de boue. Des lignes à haute tension ont été détruites, laissant 3 millions de personnes sans électricité. Des ponts qui reliaient les îles au continent ont été balayés, isolant les populations. Des toits se sont envolés.

 
 
 

 

 

 

Ailleurs, des ondes de mer, hausse importante du niveau de la mer, ont pénétré les terres. Dans le sud-ouest du Bangladesh, ces murs d’eau pouvaient atteindre 1 mètre 50 de hauteur.

Balbul Mondal, villageois de la région sinistrée des Sundarbans, au sud de Calcutta, témoignent des maisons dévastées. Elles « semblent avoir été écrasées par un bulldozer, tout est détruit. »

Trois millions de personnes ont été évacuées. Mais ces mises à l’abri sont largement compliquées en ces temps de pandémie. En Inde certains des abris conçus pour mettre les populations à l’abri en temps de cyclone avaient d’ailleurs été réquisitionnés et transformés en centres de quarantaine. Si les centres d’accueil ont été multipliés pour permettre une meilleure distanciation, certains accueillent tout de même jusqu’à 5000 personnes.

Alors, dans ce contexte de pandémie, certains refusent d’y aller. C’est le cas de Sulata Munda, mère de 4 enfants, qui craint plus la contamination par le Covid-19, que les dégâts du super-cyclone.

Rajesh Pandit est officier de police en Inde. Pour lui, la « guerre » est menée « sur deux fronts ».

« Nous menons une guerre sur deux fronts. D’abord pour évacuer les gens et ensuite pour être sûr qu’ils ne soient pas contaminés. »

Selon l’UNICEF, 50 millions de personnes, dont plus de 16 millions d’enfants sont menacés par ce super-cyclone. Et le Covid-19 pourrait « aggraver les conséquences humanitaires ».

« L’UNICEF est également très préoccupé par le fait que COVID-19 pourrait aggraver les conséquences humanitaires du cyclone Amphan dans les deux pays. Les évacués qui ont déménagé dans des abris temporaires surpeuplés seraient particulièrement vulnérables à la propagation de maladies respiratoires comme COVID-19, ainsi qu’à d’autres infections. »

Mercredi soir, on déplorait déjà 14 victimes.

M.C.

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Lapidation du pasteur Lalu Kirade en Inde, un mois après les menaces de mort faites à sa fille

Lapidation du pasteur Lalu Kirade en Inde, un mois après les menaces de mort faites à sa fille

 

Prions pour soutenir cette famille 

 

C’est la deuxième agression subie par Lalu Kirade et sa famille en seulement 1 mois.

Lalu Kirade est pasteur en Inde. Nous vous parlions le mois dernier du drame vécu par sa famille dans le village de Bilood. Ils avaient alors été menacés, expulsés, contraints à vivre dans la jungle. Et sa fille, agressée alors qu’elle souhaitait simplement se rendre dans son école, avait été menacée de mort.

Le 3 avril dernier, Lalu Kirade a à nouveau été agressé par les mêmes villageois. Le pasteur explique à Morning Star News que les agresseurs ont « jailli comme une meute de chiens sauvages », en représailles. En effet, il avait contacté la police suite à l’agression de sa fille.

Ils l’ont roué de coups et lui ont volé le peu d’argent qui lui restait pour survivre pendant le confinement.

Des femmes l’ont lapidé. Une pierre l’a atteint à la tête et il s’est écroulé. Le pied sur la gorge, une femme du village l’a menacé de lui briser les cordes vocales. Il dit qu’il était alors « à bout de souffle » et qu’il pensait être en train de mourir. Alors la femme qui l’agressait s’est écriée :

« Appelle ton Dieu à l’aide. Tu pries et tu prêches avec tes cordes vocales, je vais mettre un terme à ta voix aujourd’hui. »

Voyant tout cela, un passant s’est empressé de retrouver un des chrétiens du village. Ce dernier a accouru avec d’autres membres de l’église. En les voyant arriver, les assaillants se sont enfuits.

Lalu Kirade regrette que sa plainte n’ait pas été prise en compte par la police. En effet, le pasteur n’avait pas d’argent à donner à l’officier, qui avait donc refusé de traiter l’affaire.

« Si seulement la police avait donné suite à ma plainte précédente, Laxman et sa famille n’auraient pas osé m’attaquer à nouveau. »

À ce jour, aucune mesure n’a été prise à l’encontre de Laxman ou de ses proches.

M.C.

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En Inde, un pasteur attaché à un arbre et battu pendant 3 heures est accusé de « conversions illégales »

En Inde, un pasteur attaché à un arbre et battu pendant 3 heures est accusé de « conversions illégales »

Battu pendant des heures en Inde, le pasteur Keralli est désormais accusé d’être « impliqué dans des conversions illégales ».

Manju Keralli est pasteur en Inde. Il était au culte dans le village de Bennakoop quand une foule de nationalistes hindous extrémistes a pénétré leur lieu de culte. Ils ont insulté les chrétiens présents, les ont agressés, ont détruit leurs instruments et le mobilier de l’église avant de se saisir du pasteur.

Le pasteur Keralli a pu raconter cet évènement tragique auprès de International Christian Concern.

« Je suis tombé par terre après avoir reçu plusieurs coups de poing et coups de pied. Ensuite, ils m’ont traîné en dehors de la salle de réunion, ils m’ont attaché à un arbre à l’extérieur et m’ont à nouveau frappé à coups de poing. Ils m’ont emmené à deux autres endroits dans le même village et m’ont attaché à un poteau électrique, puis à un pilier sur le marché. Ils n’ont pas cessé ce harcèlement physique pendant plus de trois heures. »

La police a fini par arriver et conduire Manju Keralli au poste. Mais là encore, le pasteur a subi des menaces.

« Même la police m’a menacé, avec des propos grossiers. Ils disaient que je n’avais pas le droit de vivre dans ce pays parce que je pratiquais une foi étrangère. »

Pire encore, la police a déposé plainte contre lui, au titre de l’article 295 de la législation indienne. Manju est accusé d’être « impliqué dans des conversions illégales ».

Désormais en fuite, il reste caché, mais souffre de nombreuses blessures.

« Je ne peux pas m’asseoir car j’ai une blessure au dos . Les médecins soupçonnent une fracture de la colonne vertébrale. J’ai de fortes douleurs dans le bas-ventre et j’ai du mal à respirer. »

M.C.

Crédit Image : Almazoff / Shutterstock.com

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Un pasteur indien se dit « heureux d’avoir souffert pour le nom de Jésus les Tortures

 
Battu à coups de chaîne et écrasé par des motos, un pasteur indien se dit « heureux d’avoir souffert pour le nom de Jésus »
 

« Ils l’ont méprisé et se sont moqués de lui, lui demandant d’appeler le nom de Jésus. Ils ont également menacé de le tuer s’il continuait à ‘convertir’ des gens. »

La tendance est à la persécution accrue des chrétiens en Inde. Morning Star News rapporte que le pasteur Isaac Paloose a été la victime de dix extrémistes hindous le 3 mars, alors qu’il venait de déposer son fils de 5 ans à l’école. Conscient des difficultés que peuvent connaître les chrétiens, il affirme ne pas avoir peur et se dit « heureux d’avoir souffert pour le nom de Jésus ».

Dans l’État de Madhya Pradesh, Isaac Paloose vient de déposer son fils à l’école quand il est interpelé par un homme à moto. Sans penser qu’il s’agit d’un piège, le pasteur s’arrête, mais l’homme à moto est bientôt rejoint par neuf autres. Armés de bambous et d’une chaîne munie d’un cadenas, ils commencent à le battre, l’accusant de recourir à des conversions forcées. Puis, alors qu’il est à terre, ils lui roulent dessus avec leurs cinq motos, l’une après l’autre, avant de partir.

Deep, pasteur de la Grace Fellowship Church of Christian Evangelistic Assemblies, raconte :

« Ils l’ont méprisé et se sont moqués de lui, lui demandant d’appeler le nom de Jésus. Ils ont également menacé de le tuer s’il continuait à ‘convertir’ des gens. »

Deep avoue avoir été « en état de choc » après avoir rendu visite au pasteur Paloose, mais désormais il affirme vouloir continuer à « travailler pour le Seigneur ».

« Au début, j’étais très troublé, en état de choc après avoir vu Isaac dans cet état, mais plus tard, le Seigneur m’a donné la paix et la force. C’est notre privilège de souffrir pour le Seigneur, et nous continuerons à travailler pour le Seigneur. Je suis sûr que Dieu nous récompensera. »

Hemant Lal est un chrétien proche du pasteur Paloose. Il se dit « étonné de sa foi ».

« J’ai été étonné de sa foi. Il m’a dit qu’il n’avait pas peur et qu’il y aurait des difficultés à faire l’œuvre du Seigneur, mais qu’il était heureux d’avoir souffert pour le nom de Jésus. »

Une plainte a été déposée pour intimidation criminelle, blessures volontaires et tentative de meurtre.

M.C.

Crédit Image : Morning Star News

 

 

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Un bébé de 11 mois, sa mère et sa grand-mère frappés à coups de bâtons en Inde à cause de leur foi

Un bébé de 11 mois, sa mère et sa grand-mère frappés à coups de bâtons en Inde à cause de leur foi

« Ils ne se souciaient pas du petit enfant dans les bras de ma femme. Ils ont battu ma femme avec un bâton, qui a frappé mon fils à la jambe et aux hanches. »

En Inde, dans l’État de Chhattisgarh, des animistes armés de bâtons se sont rendus dans la maison de Podiya Tati pour l’attaquer. Comme il était absent, ils ont agressé son bébé de 11 mois, sa femme ainsi que sa mère. Ils menacent désormais de le tuer.

Podiya Tati est un chrétien. Il s’est absenté pour travailler à 150 kilomètres de son domicile. Le 20 février, des villageois animistes ont pénétré dans son domicile et ont déversé leur colère sur les membres de sa famille. Il raconte à Morning Star News que sa mère et sa femme ont été frappées à coup de bâtons. Son bébé de 11 mois, alors porté par sa femme, a également été battu.

« Ils ne se souciaient pas du petit enfant dans les bras de ma femme. Ils ont battu ma femme avec un bâton, qui a frappé mon fils à la jambe et aux hanches. »

Seule sa fille de 6 ans a été épargnée.

« L’un des assaillants était sur le point de frapper ma fille de 6 ans. Elle a eu très peur et a commencé à pleurer fort à cause de la panique, alors il l’a épargnée. »

La cause de ce déferlement de violence ? Cette famille ne se rend pas aux fêtes du village. Les assaillants demandaient :

« Vous ne participez pas à nos fêtes ; pourquoi allez-vous à l’église ? »

Sa femme n’a pu recommencer à marcher que huit jours après l’attaque, mais avec de fortes douleurs. Sa mère, hospitalisée, souffre de fracture à la main et de blessures au dos et aux jambes.

Les assaillants ont également détruit sa maison, pillé ses poulets et brûlé son stock de céréales qui devait nourrir la famille pour l’année à venir. Ils ont également détruit le puits que Podiya avait fait construire en janvier dernier afin de ne plus manquer d’eau. Ils ont aussi volé plusieurs papiers, parmi lesquels sa carte d’électeur et sa carte de rationnement.

Podiya est dans la crainte. Il dort sur le sol de l’hôpital avec ses enfants et ne sait pas où aller.

Le pasteur Kumar affirme ne pas avoir connu une telle hostilité auparavnt.

« L’attaque a laissé Podiya sans abri, nourriture, vêtements, eau et argent. »

Un rapport d’information a été déposé auprès de la police de Kirandu, mais les trois assaillants reconnus ont été libérés sous caution le 25 février.

M.C.

Crédit Image : Morning Star News

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Les évêques indiens fustigent le "pseudo-nationalisme" qui divise

(image d'archives)

Les évêques indiens fustigent le "pseudo-nationalisme" qui divise
L’assemblée plénière des évêques indiens a clos ses travaux mercredi 19 février 2020, avec un appel « fervent » contre le «pseudo-nationalisme» qui divise, contre les «nouvelles formes de totalitarisme» et pour le dialogue «qui constitue l’essence même du christianisme».
 

Vatican News

Le dialogue comme «chemin de vérité et de charité» a été au coeur des travaux qui ont réuni pendant une semaine les évêques des trois rites -latin, syro-malabar et syro-malankar- qui composent l’Église catholique en Inde. Ce thème reflète les préoccupations de l'épiscopat face aux tensions croissantes qui traversent la société et la vie politique du pays, et qui ont été avivées par l'approbation récente de la loi d'amendement de la citoyenneté (CAA) laquelle dénie aux immigrants musulmans l’accession à la citoyenneté indienne.

Le respect de chaque culture doit être garanti et promu

À cet égard, le document final réaffirme que la religion ne saurait être un facteur discriminant, a fortiori dans la société indienne, caractérisée depuis toujours par un pluralisme certain. «Depuis les temps anciens, l'Inde est une mosaïque de religions, de cultures et de langues. Ce qui nous unit est plus fort et plus profond que ce qui nous divise», assurent les évêques dans ce texte, se déclarant «fiers de la Constitution indienne» qui consacre la laïcité de l'État et garantit à tous les citoyens «la justice, la liberté, l'égalité et la fraternité».

Le message rappelle que l'Église, fondée sur la Révélation biblique, a le dialogue pour vocation. C'est pourquoi elle «encourage les croyants à se respecter mutuellement ainsi que leurs traditions respectives, pour travailler ensemble à promouvoir la paix et l'harmonie et à œuvrer pour le bien commun de tous».

L’identité culturelle de chaque communauté vivant en Inde doit être respectée à tout prix, soulignent les évêques. Il s'ensuit donc qu'aucune culture ou religion ne peut prévaloir sur les autres car «la soumission de certaines cultures à une culture dominante détruira la fraternité et l'harmonie existant dans le pays».

Dialogue avec les minorités, la création et les enfants à naître

L'ennemi de cette fraternité, affirment encore les évêques, en citant le document d'Abou Dhabi signé il y a un an par le Pape François et le grand imam d'Al Azhar, «est un individualisme qui se traduit par le désir de s'affirmer et d'affirmer son groupe par rapport aux autres». À ce modèle individualiste, le message oppose le dialogue avec les pauvres, les Dalits notamment dont les droits sont continuellement niés ; le dialogue avec la Création que les activités humaines détruisent, mais aussi le dialogue avec les enfants à naître, dont la vie en Inde est aujourd'hui encore plus menacée par la nouvelle loi sur l'avortement qui a porté à 24 semaines le délai d'interruption volontaire de grossesse et dont l'Église indienne demande «l'annulation immédiate».

En conclusion, l’épiscopat lance un appel aux autorités indiennes afin qu'elles s'engagent contre les «tentatives de créer un isolement culturel» dans le pays et qu'elles favorisent au contraire le dialogue qui, comme l'a souligné le Pape François dans son exhortation apostolique «Querida Amazonia», n'est pas un ennemi de l'identité. Pour leur part, les évêques réaffirment leur ferme volonté de continuer à collaborer à la construction de la nation.

20 février 2020, 17:58

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