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le saint du jour

Bonne fête aux Patrick et autres fête des Saintes du jour

SAINT DU JOUR
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Date 17 mars

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINT PATRICK,

ÉVÊQUE MISSIONNAIRE EN IRLANDE
Saint Patrick, Sanctuaire de Colzate


 

Un des Saints les plus vénérés au monde, Saint Patrice ou Patrick, patron d’Irlande, réduit en esclavage alors qu’il était adolescent, grâce à la prière il eut une authentique conversion du cœur qui le porta à être un Saint missionnaire. L’Eglise célèbre sa mémoire le 17 mars.  

Un garçon qui prie
Maewin Succat, c’est le nom sous lequel Patrice fut baptisé; il naquit dans la Bretagne Romaine entre 385 et 392 dans une famille chrétienne. A l’âge de quinze ou seize ans il fut enlevé par un petit groupe de pirates qui l’amenèrent avec eux dans le nord de l’Irlande  où ils le vendirent comme esclave. Dans sa «Confession»  où il signe Patricius et où il raconte son expérience de ces années, il écrit: « L’amour pour Dieu et la peur de Lui grandirent en moi, et ainsi que la foi. En un seul jour je récitais cent prières, et la nuit presque autant. Je priais dans les bosquets et sur les montagnes aussi avant l’aurore. Ni la neige, ni la glace, ni la pluie semblaient ne pas me concerner.» Après six ans de prison, Patrice eut dans un songe la prémonition de la liberté désormais très proche et, obéissant à la vision qu’il eut dans le sommeil, il échappa à la surveillance des gardiens et parcourut à pieds les deux cents kilomètres environ qui le séparaient de la côte. Là il parvint à émouvoir des marins qui l’embarquèrent avec eux et le reconduisirent en Bretagne, où il put ré-embrasser sa famille.

Une vision
Peu d’années après, Patrice eut une autre vision, qu’il décrit toujours dans la «Confession»: « Je vis un homme qui venait vers moi, comme provenant d’Irlande; il s’appelait Vittorico, il portait des lettres avec lui, et m’en remit une.

Je fis la lecture de la première ligne: «Invocation des Irlandais». Alors que je poursuivais la lecture, il me sembla entendre la voix des gens qui habitaient près de la forêt de Vocluto(le lieu de sa prison), non loin du côté-ouest, de la mer, et il me sembla qu’ils m’imploraient, en m’appelant «jeune serviteur de Dieu», de venir chez eux». Cette vision galvanisa Patrice qui poursuivit ses études de formation et fut ordonné prêtre par Germano, évêque d’Auxerre. Son rêve d’évangéliser l’Irlande, toutefois, n’était pas encore prêt à se réaliser. Sa candidature au ministère épiscopal, en vue de son envoi en Irlande, fut contrariée par le prétexte de son impréparation supposée due à l’irrégularité de ses études; ceci resta longtemps un souci pour Patrice qui l’admet dans la «Confession»: « Je n’ai pas étudié comme les autres qui se sont nourris de manière égale du droit et de la Sainte Ecriture et qui depuis l’enfance ont perfectionné leur langue. Moi au contraire j’ai dû apprendre une langue étrangère. Certains m’accusent d’ignorance et d’avoir une langue balbutiante, mais en réalité il est dit que les langues balbutiantes apprennent rapidement à parler de paix.»

Evêque d’Irlande
Finalement, à une date imprécise entre 431 et 432, Patrice est consacré évêque d’Irlande par le pape Célestin I et arriva à Slane le 25 mars 432.L’évêque qui l’avait précédé, Palladio, était retourné chez lui découragé après moins de deux ans de mission. Patrice se trouva donc à affronter d’innombrables difficultés; le chef d’une des tribus druides chercha à le faire tuer, et pendant soixante jours il fut emprisonné, mais malgré les tribulations, Patrice continua pendant environ quarante ans son œuvre missionnaire, parvenant à convertir des milliers d’Irlandais, à introduire la vie monastique et à établir le siège épiscopal à Armagh.

Le trèfle
Selon la tradition, Saint Patrice avait l’habitude d’expliquer le mystère de la Trinité en montrant le trèfle, où trois petites feuilles sont reliées à une unique tige. Le premier témoignage écrit de ceci remonte seulement à 1726, mais la tradition pourrait avoir des racines beaucoup plus anciennes. Les portraits de Saint Patrice le représentent souvent avec une croix dans une main et un trèfle dans l’autre. C’est pour cela que le trèfle est aujourd’hui le symbole de la fête de Saint Patrice, qui se célèbre le 17 mars, jour de sa mort qui a eu lieu en 461 à Saul. Sa dépouille fut transportée et ensevelie dans la cathédrale de Down, qui depuis lors s’appela Downpatrick.

17 Mars
  
Saint Patrice

Apôtre de l'Irlande
(373-464)

Saint Patrice naquit probablement près de Boulogne-sur-Mer; on croit qu'il était le neveu de saint Martin de Tours, du côté maternel. Quoi qu'il en soit, ses parents l'élevèrent dans une haute piété. Il avait seize ans, quand il fut enlevé par des brigands et conduit providentiellement dans le pays dont il devait être l'apôtre. Patrice profita des cinq ou six ans de sa dure captivité pour apprendre la langue et les usages de l'Irlande, tout en gardant des troupeaux.

Un jour qu'il vaquait à ses occupations ordinaires, un ange lui apparut sous la forme d'un jeune homme, lui ordonnant de creuser la terre, et le jeune esclave y trouva l'argent nécessaire au rachat de sa liberté. Il passa alors en France sur un navire et se rendit au monastère de Marmoutier, où il se prépara, par l'étude, la mortification et la prière, à la mission d'évangéliser l'Irlande. Quelques années plus tard, il alla, en effet, se mettre, dans ce but, à la disposition du Pape, qui l'ordonna évêque et l'envoya dans l'île que son zèle allait bientôt transformer.

Son apostolat fut une suite de merveilles. Le roi lutte en vain contre les progrès de l'Évangile; s'il lève son épée pour fendre la tête du Saint, sa main demeure paralysée; s'il envoie des émissaires pour l'assassiner dans ses courses apostoliques, Dieu le rend invisible, et il échappe à la mort; si on présente à Patrice une coupe empoisonnée, il la brise par le signe de la Croix.

La foi se répandait comme une flamme rapide dans ce pays, qui mérita plus tard d'être appelée l'île des saints. Patrice avait peu d'auxiliaires; il était l'âme de tout ce grand mouvement chrétien; il baptisait les convertis, guérissait les malades, prêchait sans cesse, visitait les rois pour les rendre favorables à son oeuvre, ne reculant devant aucune fatigue ni aucun péril.

La prière était sa force; il y passait les nuits comme les jours. Dans la première partie de la nuit, il récitait cent psaumes et faisait en même temps deux cents génuflexions; dans la seconde partie de la nuit, il se plongeait dans l'eau glacée, le coeur, les yeux, les mains tournés vers le Ciel, jusqu'à ce qu'il eût fini les cinquante derniers psaumes.

Il ne donnait au sommeil qu'un temps très court, étendu sur le rocher, avec une pierre pour oreiller, et couvert d'un cilice, pour macérer sa chair même en dormant. Est-il étonnant qu'au nom de la Sainte Trinité, il ait ressuscité trente-trois morts et fait tant d'autres prodiges? Il mourut plus que nonagénaire, malgré ses effrayantes pénitences.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

St JEAN SARKANDER

PRÊTRE ET MARTYR


Saint Jean Sarkander
Sauver une petite ville du massacre et pillage, et finir en prison, accusé de complicité avec l’envahisseur. C’est l’histoire du jésuite Jean Sarkander,1576-1620. En réalité ce martyre a eu lieu en haine de la foi, à l’œuvre de la majorité protestante.  

C’est le 20 décembre 1576 que naît, à Skoczów, en Silésie, Jean Sarkander. Jeune, il fréquente le collège des Jésuites à Olomouc, l’Université de Prague et la faculté de théologie de Graz. Son destin est le mariage, mais la fiancée meurt avant les noces. Après ce deuil, il complète les études en théologie, et à 32 ans il est ordonné prêtre. En 1616 il est nommé curé à Holesov. C’est alors le début d’une période de tensions marquée par la révolte des nobles de Bohème, en majorité protestantes, contre l’Empire d’Autriche. Les Jésuites laissent Holesov et peu après, en 1619, Jean Sarkander se rend en pèlerinage à Czestochowa.

Le martyrs
Après avoir passé cinq mois en Pologne, il retourne à Holesov au moment où la Moravie est le théâtre des invasions et pillages de la part des troupes polonaises. Holesov est épargnée parce que les fidèles en procession eucharistique, conduite par Jean Sarkander, vont à la rencontre des soldats polonais. Le prêtre morave est accusé d’espionnage pour le compte du roi polonais, qui était intervenu avec ses troupes en soutien à l’empereur d’Autriche. Jean subit des interrogatoires, accompagnés de tortures cruelles et prolongées. Après un mois de souffrances, il meurt, à 46 ans, en prison, le 17 mars 1620.

La canonisation
Une autre date significative est celle du 21 mai 1995, jour de la canonisation de Jean Sarkander. Dans l’homélie, le pape Jean-Paul II souligne que la figure de saint Jean Sarkander «allume une lumière exceptionnelle surtout à la fin de sa vie, lorsqu’il est emprisonné et reçoit du Seigneur la grâce du martyre». «Dans une période de turbulences, il se pose comme signe de la présence de Dieu, de sa fidélité au milieu des contradictions de l’histoire». «Sa canonisation, a conclu le pape Wojtyla à cette occasion, honore avant tout tous ceux qui , non seulement en Moravie et Bohème, mais dans toute l’Europe de l’Est, ont préféré la privation des biens, la marginalisation, la mort, plutôt que se plier à l’oppression et à la violence».

Autres Fêtes du Jour


Saint Agricole
Evêque de Chalon-sur-Saône (✝ 580)
Bienheureuse Bárbara Maix
fondatrice des religieuses du Coeur Immaculé de Marie (✝ 1873)
Bienheureux Conrad
ermite (✝ 1620)
Saint Gabriel Lalemant
martyr au Canada (✝ 1649)
Sainte Gertrude de Nivelles
abbesse (✝ 659)
Saint Jan Sarkander
prêtre et martyr (✝ 1620)
Saint Joseph d'Arimathie
Membre du Sanhédrin (Ier siècle)
Bx Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno
fondateur de la congrégation des mercédaires de la Charité (✝ 1905)
Saint Macaire de Koliazino (✝ 1483)
martyrs à Alexandrie(✝ v. 352)
Saint Paul
Martyr dans l'île de Chypre (✝ 760)
Saint Théostericte
(VIIIe siècle)

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SAINT JEAN, APÔTRE ET ÉVANGÉLISTE

SAINT JEAN, APÔTRE ET ÉVANGÉLISTE

Pal.lat.50, Lorscher Evangeliar, sec. IX

RESUME Auteur du 4e Evangile, de trois lettres et de l’Apocalypse, Jean est «l’apôtre bien-aimé». Il est aussi celui, qui, parmi les 12 disciples, a vécu le plus longtemps et l’unique à ne pas mourir martyr; il vécut à Ephèse, en l’actuelle Turquie, ensemble avec Marie que Jésus lui avait confiée

«Le disciple que Jésus aimait», c’est ainsi que simplement Jean s’auto-définit dans son Evangile et il a raison de le penser de cette manière, parce qu’il a eu des rôles très importants dans l’histoire du salut, en plus, bien sûr, du fait que Jésus lui confie expressément avant sa mort, Marie par ces paroles: «voici ton fils» et «voici ta mère». Depuis ce jour Jean prend Marie avec lui, comme un trésor; et le point d’union entre les deux est justement la pureté, la vie virginale que tous les deux conduisent.

Informations historiques sur la vie de Jean

Les sources historiques d’où on tire des détails sur la vie de l’apôtre évangéliste sont diverses; certaines apocryphes comme un autre Evangile, selon certains auteurs doit être attribué justement à sa plume. On sait qu’il est le plus jeune et celui qui, parmi les Douze disciples, a vécu le plus longtemps. Il est originaire de la Galilée, au bord du lac Tibériade et appartient justement à une famille de pêcheurs. Son père est Zébédée et sa mère Salomé; son frère Jacques, dit le Majeur, sera lui aussi apôtre.Jean est toujours nommé par Jésus et appartient au cercle des très proches qui l’accompagnent dans les occasions les plus importantes, comme lors de la résurrection de la fille de Jaîre, de la Transfiguration sur le Mont Thabor et durant l’agonie à Gethsémani. Egalement, lors de la Dernière Cène, Jean occupe une place d’honneur, à droite de Jésus, avec sa tête appuyée sur son épaule comme geste d’affection: et c’est justement en ce moment que l’Esprit Saint lui communique la sagesse du récit évangélique qu’il écrira dans sa vieillesse. Il est le seul, avec Marie, au pied de la Croix et à demeurer dans l’attente les trois jours précédant la Résurrection; il est aussi le premier à arriver au tombeau vide après l’annonce de Marie Madeleine, mais il laissera entrer Pierre, par respect de son ancienneté. Ensuite il s’installe à Ephèse, d’où il s’occupera de l’évangélisation de l’Asie mineure. Il semble aussi avoir subi la persécution de Domitien et exilé dans l’île de Patmos qu’il quittera, à l’avènement de Nerva, pour faire retour à Ephèse où il finira sa vie plus que centenaire, à l’âge de 104 ans environ.

La fleur des Evangiles.

C’est ainsi qu’on définit l’Evangile écrit par Jean, connu aussi comme Evangile spirituel ou Evangile du logos, en raison de son langage théologique raffiné et à la marque caractéristique du terme polysémique «Logos» pour nommer Jésus avec les sens de «parole», «dialogue», «projet», «verbe». Dans son Evangile, on retrouve par ailleurs 98 fois le mot «croire», car c’est ainsi qu’on rejoint le cœur de Jésus, en croyant dans la liberté et en accueillant la grâce comme le disciple bien-aimé du Christ en est la preuve. Son Evangile est également très marial, non pas à cause des nombreuses références à la Vierge, mais pour la grâce spéciale de Celle qui plus que tous connaît le Fils et révèle le Mystère du Christ. Pourtant Marie dans le récit de Jean n’est nommé que deux fois: aux noces de Cana et au pied de la Croix. Le récit des Noces de Cana revêt une importance particulière et constitue aussi la première rencontre de Jésus avec Jean. Mais l’appel de Jean qui, ensemble avec André était déjà disciple de Jean Baptiste, a lieu probablement à Béthanie, près du fleuve Jourdain. Quand arrive Jésus, le Baptiste le désigne comme «l’Agneau de Dieu». Jean reste tellement frappé par cette rencontre qu’il s’en souvient jusqu’à l’heure où cela s’est passé, la dixième (environ 16 heures), et pourtant il ne pourra pas, après cela, ne pas suivre Jésus. En dehors de sa haute valeur théologique, l’Evangile de Jean est différent des Synoptiques; il souligne notamment l’humanité du Christ et donne des détails dans certains récits, comme s’asseoir fatigué, les larmes versées pour Lazare ou la soif sur la Croix.

L’Apocalypse et les Lettres

Jean écrit aussi trois lettres et l’Apocalypse, l’unique libre prophétique du Nouveau Testament. Il conclut les Ecritures et déjà le sens de son nom – «révélation» – indique le message concret d’espérance qu’il porte en lui, en mettant d’une certaine manière un point final au dialogue de Dieu avec l’homme; à partir de maintenant, c’est l’Eglise qui parle, qui lit l’action de Dieu à l’intérieur de l’Histoire, jusqu’à son retour sur la Terre à la fin des temps. C’est dans ce sens que l’Apocalypse est aussi une prophétie.
Quant au trois Lettres, ou Epitres, de Jean, écrites probablement à Ephese, elles sons des lettres sur l’amour et la foi et visent à réaffirmer certaines Vérités spirituelles fondamentales contre l’attaque des doctrines gnostiques.

Voici l’inimitable début de l’Evangile de Jean:

«Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme: ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant: «C’est de lui que j’ai dit: Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.»
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce;
car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître».

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Bonne fête aux julie et aux très Sainte âmes du 8 avril

SAINT DU JOUR
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Date 08 avril

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint Siège

SAINT DENYS, ÉVÊQUE DE CORINTHE

Doté d’une admirable connaissance de la Bible et d’une grande éloquence, Denis devient évêque de sa cité, Corinthe. Nous sommes au II siècle et le primat de l’Eglise de Rome, auquel il croit comme en témoignent huit de ses lettres adressées à autant d’églises locales, n’est pas encore établi.  

Sainte Julie Billiart

Fondatrice de l'Institut de Notre-Dame (✝ 1816)

A 7 ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades.
A 16 ans, elle travaillait aux champs pour venir en aide à ses parents.
Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame pour l'enseignement et l'éducation des jeunes filles pauvres. Des difficultés avec les autorités diocésaines l'obligèrent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur.
Julie Billiart- vidéo: Sainte Julie Billiart et la Mission de Sœurs de Notre-Dame de Namur hier et aujourd'hui (webTV de la CEF)
"Julie Billiart est née le 12 juillet 1751 au bourg de Cuvilly près de Compiègne dans le diocèse de Beauvais, de parents modestes. Très pieuse dès son plus jeune âge, elle est admise à la première communion à l'âge de neuf ans.
Miraculeusement guérie d'une paralysie l'ayant clouée au lit durant de longues années, elle fonde la congrégation des Sœurs de Notre-Dame en 1804, dont le but principal est l'enseignement et l'éducation chrétienne des jeunes filles pauvres.
En 1809, des difficultés l'obligent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur où elle décède au milieu des sœurs le 8 avril 1816."
Site de l'Église catholique en Oise.

À Namur en Belgique, l'an 1816, sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l'Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l'éducation chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Martyrologe romain

Sa devise:
"Une grande foi, vivre un amour sans borne, une simplicité d'enfant".

Autres Fêtes du Jour
Saint Agabus  Prophète (Ier siècle.)
Saint Amance   évêque (✝ 449)
Bienheureux Auguste Czartoryski  prêtre salésien (✝ 1893)
Bienheureux Clément d'Osimo   Supérieur général des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1291)
Bienheureuse Constance   Mère de sainte Elisabeth de Portugal (✝ 1300)
Saint Denys d'Alexandrie  Evêque (✝ 265)
Saint Denys de Corinthe  Evêque (✝ 180)
Bienheureux Dominique du Très Saint Sacrement  religieux trinitaire (✝ 1927)
Vénérable Giovanna Maria Battista Solimani   fondatrice des moniales et des missionnaires de Saint-Jean-Baptiste (✝ 1758)
Saints Hérodion, Agabos, Rufus, Phlégon et Hermas  disciples de saint Pierre et de saint Paul (Ier siècle.)
Saint Jean le Navigateur  Martyr (✝ 1669)
Bienheureux Julien de Saint-Augustin  confesseur de l'ordre des Frères-Mineurs (✝ 1606)
Saint Niphont de Novgorod  Confesseur - évêque de Novgorod (✝ 1156)
Saint Redemptus  Évêque de Ferentino (✝ 586)
Saints Timothée, Diogène, Macaire et Maxime  martyrs à Antioche (✝ 345)

Saint Gautier

Abbé de Saint-Martin de Pontoise (✝ 1099)

Ce Picard entra au monastère de Rebais dans la Brie champenoise. Il n'était encore que novice quand il ouvrit la porte à un manant qui moisissait dans la prison de l'abbaye. "Donne à qui te demande", répondit-il au Père abbé qui s'en étonnait. Douze ans plus tard, il reçut du roi la charge de l'abbaye de Saint Germain devenue Saint Martin de Pontoise. Il ne sut pas, là non plus, résister aux demandes raisonnables de ses moines. Mais il quitta en cachette le monastère pour reprendre "la dernière place" selon l'Évangile. Il cherchait la solitude. Saint Gautier de PontoiseIl alla ainsi se cacher au milieu des neuf cents moines de Cluny, mais, reconnu un beau jour, ses moines le ramenèrent à Pontoise. Il se retira dans un îlot sur la Loire près de Tours. Là encore, il fut reconnu par un pèlerin et ses moines le ramenèrent à la raison et à la maison. Il partit pour Rome afin que le Pape accepte sa démission. Grégoire VII donna au saint homme sa bénédiction et le renvoya à Pontoise avec défense de quitter désormais son poste. Il obéit.
Illustration: © archives de Pontoise - Saint-Gautier et Pontoise (site de la ville de Pontoise)
"Né en Picardie vers 1030, Gautier fut d'abord moine à l'abbaye bénédictine de Rebais-en-Brie. Par son renom, il fut choisi abbé d'une communauté implantée à l'intérieur de la ville fortifiée (castrum) de Pontoise, au N°7 de la rue de la Coutellerie, non loin de l'église St Germain.
En 1069 le roi de France Philippe 1er confirme les possessions de l'abbaye de St Germain. C'est Gautier qui obtient l'autorisation de faire édifier une nouvelle abbaye autour de l'église St Martin, située hors les murs, aux abords d'une ancienne route entre Paris et la Normandie. Les moines se déplacent alors à cet endroit. Gautier devient le 1er abbé connu vers 1070. Grâce à lui l'abbaye acquiert un grand renom et bénéfice de nombreuses donations. Humble, modeste, Gautier va même jusqu'à demander au pape Grégoire VII de le relever des ses fonctions, mais celui-ci lui demande obéissance. Gautier a longtemps été tiraillé entre sa quête sans cesse grandissante de Dieu et la solitude de sa fonction.
Gautier meurt le 8 avril 1099, très aimé de sa communauté."
(source: parcours pédestre - Saint Gautier et l'abbaye de Saint Martin - diocèse de Pontoise)
Canonisé en 1153.

Un internaute nous précise que Saint Gautier est né à Andainville dans la Somme (80140) non loin de la chapelle qui porte son nom.
Il figure également au 9 avril sur certains calendriers.
Les diocèses d'Ile de France le célèbrent le 4 mai.

Saint Perpet ou Perpetuus

Évêque de Tours
(† 494)

Saint Perpet ou Perpetuus
Saint Perpet ou Perpetuus

Saint Perpetuus, originaire d'une famille sénatoriale d'Auvergne, dans la première moitié du Ve siècle, fut désigné par l'éclat de ses vertus au clergé et au peuple de Tours pour gouverner leur Église, en 461.

La gloire de l'épiscopat de saint Perpetuus, ce fut son amour pour saint Martin et pour la basilique qu'il avait fait construire en son honneur, basilique que les auteurs et les poètes de l'époque comparent au temple de Salomon et regardent comme une des merveilles du monde. La construction de ce temple, digne du Saint qui devait y être honoré, dura vingt-deux ans; sa consécration se fit avec une grande solennité; Perpetuus y avait invité un grand nombre d'évêques et de religieux.

Lorsqu'on voulut exhumer le corps de saint Martin pour le transporter dans un sanctuaire du nouvel édifice, on éprouva des difficultés insurmontables, et l'on ne put remuer le cercueil; le projet allait être abandonné, quand un vieillard inconnu, revêtu du costume d'abbé, s'approcha et dit: "Ne voyez-vous pas que saint Martin est prêt à vous aider?" Et aussitôt, de ses mains, il souleva sans effort le corps du bienheureux. C'était sans doute un ange envoyé du Ciel ou peut-être saint Martin lui-même.

De nombreux miracles s'opérèrent plus que jamais au tombeau de saint Martin, et depuis ce temps le nom de saint Perpetuus se trouva lié à toutes les gloires de la superbe basilique. Le saint évêque de Tours bâtit beaucoup d'autres églises; de là vient qu'on le représente avec un édifice sacré sur la main, symbole qui convient fort bien, du reste, à l'un des plus grands bâtisseurs d'églises qui aient jamais existé.

Saint Perpetuus aima les pauvres, son clergé et son Église d'un ardent amour, comme son testament en fait foi. Voici quelques lignes de ces pages vraiment épiscopales: "Au nom de Jésus-Christ. Ainsi soit-il. Moi, Perpetuus, pécheur, prêtre de l'Église de Tours, je ne veux pas partir de ce monde sans laisser un testament, de peur que les pauvres ne soient privés des biens dont la bonté du Ciel m'a libéralement doté, et de peur que les biens d'un prêtre ne passent à d'autres familles qu'à mon Église. Je donne et lègue à tous les prêtres, diacres et clercs de mon Église, la paix de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il. Que le Seigneur Jésus détruise du souffle de Sa bouche tous les impies! Ainsi soit-il, ainsi soit-il! Paix soit à l'Église, paix soit au peuple, à la ville et à la campagne... Pour vous, mes frères bien-aimés, ma couronne, ma joie, mes seigneurs, mes enfants, pauvres de Jésus-Christ, indigents, mendiants, malades, orphelins, veuves, vous tous, je vous fais et constitue mes héritiers..."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Bx August Czartoryski

Prêtre salésien

 

A

ugust Czartoryski naît à Paris le 2 août 1858 où sa famille était en exil : depuis environ trente ans sa famille, en lien avec l’histoire et les intérêts des dynasties de Pologne, était émigrée en France.

 

Il avait six ans quand mourut sa mère, atteinte de tuberculose : un triste héritage que la maman transmit à son fils. Quand le mal manifesta ses premiers symptômes, commença pour Auguste un long pèlerinage forcé dans différentes nations, à la recherche de la santé, qu’il ne recouvrera jamais. Mais la santé n’était pas le principal objectif de sa recherche : coexistait dans son esprit de jeune une autre recherche bien plus précieuse, celle de sa vocation.

 

Sur le jeune prince fut exercée une grande influence par son précepteur, Joseph Kalinowski : ce dernier fut précepteur de Czartoryski pendant seulement trois ans (1874-1877), mais il laissa sa marque. Il devint ensuite carme, et sera canonisé par saint Jean-Paul II en 1991.

 

L’événement décisif fut cependant la rencontre avec Don Bosco. Auguste approchait des 25 ans. Cela se produisit à Paris, dans l’hôtel Lambert, où il habitait avec sa famille. Après cette rencontre il sentit non seulement le renforcement de sa vocation à l’état religieux, mais il eut la nette conviction d’être appelé à devenir salésien.

 

En 1887, il entra au noviciat où il eut pour maître don Giulio Barberis. Le 24 novembre de la même année, à Turin, des mains de Don Bosco, dans la basilique Marie-Auxiliatrice il reçut la soutane. Le saint Fondateur mourut deux mois après et c’est en émettant la profession religieuse sur sa tombe à Valsalice que le prince Czartoryski devint salésien.

 

Préparé par la souffrance et dans la souffrance, il fut ordonné prêtre le 2 avril 1892 à San Remo (Ligure, Italie) par Mgr Thomas Reggio, évêque de Vintimille (béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II).

 

La vie sacerdotale du P. August Czartoryski dura à peine un an, qu’il passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants. C’est là qu’il s’éteignit le soir du 8 avril 1893, assis sur le fauteuil, où Don Bosco s’était plusieurs fois reposé.

 

Son corps fut transporté en Pologne et enterré dans la crypte paroissiale de Sieniawa, à côté des tombes de la famille. Par la suite, ses restes furent transportés dans l’église salésienne de Przemyśl, où ils se trouvent encore aujourd’hui.

 

August Czartoryski, avec quatre religieuses : Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes et une laïque : Alexandrina Maria da Costa, a été béatifié à Rome, place Saint-Pierre, le 25 avril 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Bienheureuse Maria Assunta

Franciscaine Missionnaire de Marie
(1878-1905)

Bienheureuse Maria Assunta
Bienheureuse Maria Assunta

Maria Assunta naissait à Force, dans les Marches d'Ancône, le 20 août 1878. Issue d'une famille pauvre, aînée de cinq enfants, elle travailla tôt comme manoeuvre chez les maçons afin d'aider ses parents. Malgré son labeur acharné, la pieuse jeune fille s'imposait de rudes mortifications; elle jeûnait trois fois la semaine, mangeait sa soupe sans assaisonnement, portait un cilice qui souvent la blessait jusqu'au sang et dormait sur des briques.

Agée de 20 ans, elle est admise chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, où elle se livre avec ferveur à tous les exercices de la communauté. Les journées ne suffisant pas à son zèle, la Bienheureuse donne une partie de ses nuits à Dieu. On la voyait se lever doucement, s'agenouiller et prier au pied de son lit.

Elle répétait souvent: "Pour Jésus, comme Jésus veut." Telle est sa réponse invariable devant la consolation ou l'épreuve, la joie ou la douleur.

L'humilité lui semble naturelle. Les travaux serviles lui reviennent de droit et lorsqu'on la réprimande, fut-ce par erreur, Soeur Maria Assunta remercie par un gracieux et aimable sourire. Mieux que de se mépriser, elle s'ignore et elle aime.

Devant Jésus Eucharistie, elle s'abîme dans la prière et la contemplation; immobile, les yeux fixés sur l'Hostie, son regard paraissait transpercer l'apparence du pain eucharistique et son âme semblait absorbée dans le face à face de l'au-delà.

En 1904, peu après sa profession perpétuelle, elle apprend son prochain départ pour la Chine, des larmes de bonheur lui montent aux yeux. Là, la moisson réclame tout son dévouement. Le nombre des orphelines à soigner se chiffre à 400. Soeur Maria Assunta y met tout son coeur et assume le travail de la cuisine. Dans ce pays lointain, elle continue à accomplir des choses très ordinaires avec la plus grande perfection, rigoureusement fidèle aux plus petits détails de la Règle. Après sa mort, on retrouva ces paroles écrites de sa main: "Faire tout pour le seul amour de Dieu, je voudrais l'écrire avec mon sang."

Au printemps 1905, le typhus sévit à l'orphelinat. Déjà, 4 religieuses succombent en quarante jours. Le 19 mars, Soeur Maria Assunta doit s'aliter. Elle attendra dans des souffrances indicibles l'heure choisie par Dieu pour l'éternelle récompense.

Le 7 avril, vingt minutes avant son dernier soupir, un parfum mystérieux et indéfinissable imprégna la chambre de l'agonisante, se répandit bientôt dans toute la maison pendant 3 jours. Ses funérailles revêtirent une allure de fête. Comme l'écrivait sa mère supérieure: "Soeur Maria Assunta n'avait passé que neuf mois au Chansi, mais ce temps avait suffi pour faire connaître à tous sa grande vertu."

Son testament spirituel se renferme dans cette phrase qu'elle a si bien vécue: "Je demande au Seigneur la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention, qui consiste à faire tout par amour de Dieu, même les actions les plus ordinaires."

Tiré d'un petit livre écrit par les Franciscaines Missionnaires de Marie, Québec

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Bonne fête aux : Jean-Baptiste et aux très Saintes âmes du 7 avril

SAINT DU JOUR
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Date 07 avril

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINT JEAN BAPTISTE DE LA SALLE, FONDATEUR DES FRÈRES DES ECOLES CHRÉTIENNES

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Prêtre Français soucieux de l’éducation, Jean-Baptiste comprend qu’enseigner est plus qu’un travail: une mission. En 1684, il fonde les Frères des Écoles Chrétiennes, 1ère congrégation de laïcs dédiés à l’école populaire. Il est canonisé par Léon XIII en 1900.  

Les enseignants de tous les temps et de tous les lieux ne pouvaient pas avoir de meilleur saint patron ; à le déclarer comme leur point de référence fut le pape Pie XII seulement 50 ans après sa canonisation. Jean-Baptiste a peut-être trouvé l’inspiration dans la famille : aîné de 10 enfants, resté orphelin des deux parents à 21 ans, malgré ses études au séminaire, en fait, il doit s’occuper de ses frères. Cela ne l’empêche pas de faire ses vœux et d’obtenir un doctorat en théologie avec brio.

 

L’Enseignement comme vocation

Nommé par l’archevêque de Reims, Jean commence à s’occuper de l’éducation des jeunes; il rencontre ainsi Adriano Nyel, un laïc qui a consacré sa vie à l’école populaire. Mais Jean se rend vite compte que quelque chose ne va pas : les enseignants sont mal préparés et sans stimulations. Il comprend que c’est là que l’on doit agir : l’enseignement doit être une mission, et les élèves méritent des enseignants instruits. Puis il cherche, étudie, observe les méthodes des meilleures écoles, loue une maison et s’y installe avec ces enseignants, les instruisant lui-même. Il leur enseigne que les leçons ne doivent plus être individuelles, mais collectives, préférant l’organisation des écoles dans les salles de classe; il donne la priorité à la langue maternelle - la Français - au lieu du latin dans l’apprentissage de la lecture, il prête également attention aux besoins moraux et non seulement culturels des enseignants.

 

La mission des "frères" plus âgés

Les enseignants qui affluent vers Jean-Baptiste ne sont pas prêtres, même s’il mûrit l’idée qu’ils devraient consacrer leur vie entièrement à leurs élèves, renonçant à se marier et avoir une famille. Alors il les habille d’une robe noire avec dossard blanc, manteau paysan et sabots et leur propose une première règle de vie qu’il commence à écrire en 1685. Près de dix ans plus tard, il est élu supérieur des Frères des Écoles Chrétiennes, la congrégation qu’il a fondée à la suite de cette première expérience, la première entièrement formée par des enseignants masculins qui restent laïcs, parce qu’il veut qu’ils puissent enseigner non seulement dans la foi, mais dans la connaissance et les professions. Avec eux, il atteint d’importants objectifs pédagogiques : il donne de l’importance à la méthode simultanée de l’enseignement primaire qui sera gratuit dans les écoles qu’il a fondées ; il organise des écoles du soir et du dimanche pour les jeunes travailleurs et invente l’ancêtre de l’enseignement moderne technique, commercial et professionnel.

 

La débâcle de l’ignorance... et des ignorants

Au fur et à mesure que la congrégation croît, croît également la critique qu’elle s’attire sur elle-même. Le fondateur est d’abord attaqué par le haut clergé de Paris, par certains curés, par l’autorité civile, à tel point de le contraindre à tout transférer au village de Saint-Yon, près de Rouen. A bout, Jean-Baptiste réagit en se retirant dans la prière, l’isolement pénitentiel, la méditation et l’étude. Il sera accusé par les soi-disant "enseignants de rue" d’être payé par ses élèves, de jouir de privilèges réservés aux corporations professionnelles, de maintenir une communauté d’enseignants sans autorisation. Infamie gratuite et sans motif. Sans plus, en 1702, après une visite canonique, il est déchu du poste de supérieur. « Si notre institut est l’œuvre de l’homme, il ne peut manquer de tomber ; mais si c’est l’œuvre de Dieu, tous les efforts pour le détruire résulteront vains », est sa réaction. À sa mort en 1719, il y avait déjà 23 maisons et dix mille élèves. Trente mille personnes affluèrent à ses funérailles, dans la petite ville où il s’était réfugié. Ses restes furent transportés à Rome dans la maison générale de l’institut en 1937.

 

Autres Fêtes du Jour
Saint Aibert  prêtre et moine, ermite du Hainaut (✝ 1140)
Saint Calliope  Martyr à Pompeiopolis de Cilicie (✝ 304)
Bienheureux Chrétien  (date ?)
Saint Clotaire  moine (VIIe siècle)
Saint Daniel de Pereslav  (✝ 1540)
Bienheureux Edouard Oldcorne  martyr (✝ 1606)
Saint Georges de Mytilène  Evêque de Mytilène (✝ 821)
Saint Gilbert  martyr (✝ 888)
Saint Goran  prêtre et ermite en Cornouailles (date ?)
Saint Hégésippe  Ecrivain chrétien en Palestine (✝ 180)
Saint Henri Walpole prêtre et martyr (✝ 1595)
Saint Hermann-Joseph  Prêtre prémontré (✝ 1241)
Bienheureuse Josaphata Micheline Hordashevska fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée (✝ 1919)
Bienheureuse Marie-Assunta Pallotta  Franciscaine, missionnaire de Marie (✝ 1905)
Saint Pierre Nguyên Van Luu  prêtre et martyr au Vietnam (✝ 1861)
Bienheureux Ralph Ashley  martyr (✝ 1606)
Saint Sabas de Kalymnos  (✝ 1948)
Saints Théodore, Irénée, Sérapion et Ammonius  martyrs (✝ 310)
Bienheureuse Ursuline de Parme  Vierge (✝ 1410)
Bienheureux Hermann-Joseph

Prémontré
(† 1230)

Bienheureux Hermann-Joseph
Bienheureux Hermann-Joseph

Le bienheureux Hermann de Steinfeld, dit Hermann-Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne.

Son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique; il passait de longs moments chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à Son divin Enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs. Il disait souvent, en terminant sa visite:

"Mon cher petit Jésus, je resterais bien avec Vous et avec Votre Sainte Mère; mais il faut que j'aille à l'école; bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour!" Un jour, il présenta une pomme à la Sainte Vierge, et la statue étendit sa main pour la recevoir. Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec Jésus et Marie.

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui l'acceptèrent dans leur Ordre. Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectorier et de sacristain.

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes; il était sans cesse embaumé de parfums célestes; Marie lui apparut et mit l'Enfant Jésus dans ses bras; une autre fois Elle lui fit savoir qu'Elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité. Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile sur la terre; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées.

Dieu lui envoya des Croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de Jésus crucifié. Jamais une plainte ne sortit de sa bouche; il souffrit tout, le sourire sur son visage; il ajoutait même à ces Croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications. Son historien, voulant donner une idée de sa charité, dit que son coeur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Saint Sabas de Kalymnos

(✝ 1948)

Confesseur.
 

Originaire de Thrace orientale, il désirait rejoindre la vie monastique, malgré ses parents qui lui firent tenir leur petit magasin. Un beau jour, il partit en cachette jusqu'au skite de Sainte-Anne au Mont-Athos. Lors d'un pèlerinage en Terre Sainte, quinze ans plus tard, il se fixa au monastère Saint-Georges de Choziba près du Jourdain afin de s'adonner à l'hésychia. Devant les menaces des musulmans qui pillaient les lieux occupés par les chrétiens, il retourna en Grèce en 1916 puis à l'Athos. Appelé par le métropolite d'Egine, il se rendit près de lui et resta à son service jusqu'à sa mort et se retira dans l'île de Kalymnos, enseignant les fidèles et les enfants, secourant les veuves et les pauvres. Totalement étranger aux soucis financiers, il avait pour principe de ne pas laisser d'argent passer la nuit sous son toit et le distribuait aussitôt. Simple, humble, effacé, il a livré cette parole dans un de ses rares écrits: "Le moine est celui qui souffre et pleure sur ses propres péchés et qui ne se soucie pas de remarquer ceux des autres."

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Bonne fête aux Andrine et aux Très Saintes âmes du 2 avril

SAINT DU JOUR
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Date 02 avril

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

St Siège

Bienheureuse Alexandrine

Fondatrice du couvent de Foligno, en Ombrie (Italie) (✝ 1458)

Alexandrine de FolignoVierge (1385-1458)
Alexandrine ou Alessandrina, clarisse à Foligno en Italie.
Si grande était sa discrétion qu'on ne sait qu'une seule chose d'elle, l'admiration sans borne de ses sœurs, après sa mort.
En italien:
- Le 22 juillet 1424, cinq clarisses... (monastère de Sainte Lucie à Foligno, gazetta di Foligno)
- diocèse de Foligno
Illustration: Vita della beata suor Alessandrina da Sulmona, fondatrice del Monastero di Santa Lucia di Foligno (en italien)
page 117 du livre: Vite de' santi e beati di Foligno, et di quelli, i corpi de' quali si ... Lodovico Iacobilli

Autres Fêtes du Jour
Saint Abondius  Évêque de Côme (✝ 461)
Bienheureuse Alexandrine  Fondatrice du couvent de Foligno, en Ombrie (Italie) (✝ 1458)
Saint Amphien  Martyr à Césarée de Palestine (✝ 305)
Vénérable Carla Ronci  laïque italienne (✝ 1970)
Bienheureux Didace-Louis de San Vitores  martyr aux Iles Mariannes (✝ 1672)
Saint Dominique Tuoc  prêtre dominicain martyr (✝ 1839)
Sainte Ebba la Jeune  Abbesse de Coldingham (✝ 870)
Bienheureuse Élisabeth Vendramini  religieuse fondatrice (✝ 1860)
Saint Eustase  Disciple de saint Colomban, abbé à Luxeuil puis en Bavière (✝ 625)
Sainte Floberde  Vierge (VIIIe siècle)
Saint François Coll  fondateur de la Congrégation des dominicaines de l'Annonciation (✝ 1875)
Saint Grégoire de Nicomédie  Confesseur (✝ 1240)
Bienheureux Guillaume Apor  évêque et martyr (✝ 1945)
Saint Jean Paine  prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1582)
Vénérable Jean-Jacques Olier  Fondateur de l'ordre des Sulpiciens (✝ 1657)
Bienheureux Léopold de Gaiche  prêtre franciscain (✝ 1815)
Saint Longis  Abbé de la Boisselière dans le Maine (✝ v. 653)
Bienheureuse Marie de Saint-Joseph (Laure Alvarado)  Religieuse - Fondatrice (✝ 1967)
Bienheureux Nicolas Carneckyj  évêque et martyr (✝ 1959)
Saint Nizier de Lyon  Evêque de Lyon (✝ 573)
Sainte Noflette  vierge (✝ 638)
Saint Pedro Calungsod  catéchiste martyr philippin (✝ 1672)
Sainte Théodosie  Martyre à Césarée de Palestine (✝ 307)
Saint Urbain  Evêque de Langres (✝ v. 375)
Saint Victor  évêque de Capoue (✝ 554)

SAINTE MARIE L'EGYPTIENNE PÉNITENTE

Née à Alexandrie, Marie l’Egyptienne fuit la maison à 12 ans pour faire la prostituée. Elle arrive à Jérusalem à 21 ans, une voix intérieure la retient d’entrer à la Basilique. Repentie, elle va vaguer pendant 47 ans au désert, au-delà du Jourdain, où elle recevra l’Eucharistie du moine Zosime.  

Saint François de Paule
Ermite et fondateur de :

« Ordre des Minimes »
 

F

rançois (Francesco) naît, dans la petite ville de Paule (en Calabre), le 27 mars 1416, du couple Giacomo Alessio et Vienna di Fuscaldo. François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance de ses parents, et l'on aperçut, pendant la nuit de sa naissance, de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

 

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Il poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.

 

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la Sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers ? »

 

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de saint François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

 

À quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d'un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

 

Il guérit tant de malades qu'il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit. À l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture.

 

C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en chrétien.

François meurt en France, à Plessis-les-Tours, le vendredi saint, 2 avril 1507, à 3 heures de l'après-midi ; il avait 91 ans.

 

François de Paule fut béatifié par le pape Léon X (Giovanni de’ Medici, 1513-1521) en 1513 et canonisé, par le même pape, en 1519.

Saint François Coll y Guitart
Prêtre dominicain et fondateur des :

« Sœurs Dominicaines de l'Annonciation »

 

F

rançois (Francisco) Coll y Guitart, naît à Gombren (Gérone) le 18 mai 1812. Il est le dixième et dernier enfant d'un cardeur de laine.

 

En 1823, il entre au séminaire de Vic où, parallèlement à sa propre formation de séminariste, il se dédie à celle des enfants.

 

Par une claire inspiration de Dieu, il entre dans l'Ordre des Prêcheurs à Gérone en 1830 où il demeure jusqu'à la profession perpétuelle et où il reçoit le diaconat. En 1835 la claustration des religieux l'oblige à vivre en dehors du couvent. Mais jamais il ne renonçe à sa profession dominicaine ; au contraire, il la vécut avec toujours plus d'intensité.

 

Avec le consentement de ses supérieurs, il reçoit le sacrement de l'Ordre avec le « titre de la pauvreté » en 1836. Il est chargé d'un ministère paroissial puis de la prédication itinérante. Durant quarante ans il prêche inlassablement dans toute la Catalogne, lors de missions populaires, soit en groupe, soit en solitaire et il contribue à la rénovation religieuse de la société. Sa prédication, toujours fidèle à l'Évangile, surmonte largement les circonstances adverses avec grande foi en la vie éternelle.
 

Nommé directeur de l'ordre laïc dominicain en 1850, il a en son pouvoir l'instrument juridique pour pouvoir remédier à un besoin de son époque et de sa région : la formation chrétienne des jeunes délaissés dans les lieux les plus pauvres. Il pose ainsi les premières fondations de la Congrégation des « Sœurs Dominicaines de l'Annonciation » en 1856.

 

Malade depuis 1869, suite à diverses épreuves de santé, comme la cécité et la perte de ses facultés mentales, il meurt à Vic (Barcelone) le 2 avril 1875. Son corps est vénéré à la maison Mère de la Congrégation.

 

Francisco Coll y Guitart a été béatifié le 29 avril 1979, par saint Jean-Paul II, et canonisé le 11 octobre 2009, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Saint Nizier de Lyon

Evêque de Lyon (✝ 573)

Dans sa jeunesse, il fut guéri d'une tumeur au visage par l'intercession de saint Martin de Tours. Devenu prêtre, il continua de travailler de ses mains pour n'être à la charge de personne et pouvoir soutenir les pauvres. Son neveu, saint Grégoire de Tours, écrivit sa biographie nous décrivant comment il servit durant vingt ans l'Église de Lyon, avec une charité toute surnaturelle, s'empressant de pardonner à tous. Lui-même savait reconnaître et regretter sa vivacité parfois fâcheuse. Plusieurs localités de la région se sont mises sous son patronage: Saint Nizier d'Azergues-69870, Saint Nizier le Désert-01320.
Voir sur le site du musée du diocèse de Lyon:
Nizier (Nicetius) naît en Bourgogne (ou Genève) en 513, dans une famille sénatoriale. Son père a renoncé à l'évêché de Genève. Il est neveu de Sacerdos, évêque de Lyon ... Ordonné prêtre vers 543 par Agricola évêque de Chalon-sur-Saône, il devient évêque de Lyon le 16 février 552 (ou le 19 janvier 553) et succède ainsi à son oncle qui avait sollicité sa désignation par le roi. Il préside un concile à Lyon en 567 (566) des provinces de Lyon et de Vienne. A cette occasion il aurait reçu du pape le titre de Patriarche.
Il bataille pour mettre les clercs sous la seule juridiction ecclésiastique ... Il est l''ami de la concorde et de la paix' et vénéré pour sa générosité envers les pauvres de son temps.

À Lyon, en 573, saint Nizier, évêque. Bien disposé pour les pauvres, bienveillant pour les simples; il donna à son Église une règle à observer pour le chant des psaumes.

 

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Bonne fête aux Hugue et aux Saintes âmes du 1er avril

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Date 01 avril

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

 

Saint Siège

Autres Fêtes du Jour
Saint Abraham le Bulgare  (✝ 1229)
Sainte Agapè  Martyre à Thessalonique en Macédoine (✝ 304)
Bx Anacleto González Flores  laïc mexicain martyr (✝ 1927)
Saint Beherond   (VIIe siècle)
Saint Celse  évêque d'Armagh, Irlande (✝ 1129)
Saint Euthyme  moine fondateur du monastère du Sauveur en Russie (✝ 1404)
Saint Gilbert de Caithness  Evêque de Caithness (✝ 1245)
Bx Girard  Prêtre Camulde (✝ 1367)
Bx Giuseppe Girotti  prêtre dominicain italien martyr à Dachau (✝ 1945)
Saint Glinglin  Est-ce vraiment une légende ? (date ?)
Saint Hugues  Abbé de Bonnevaux en Dauphiné (✝ v. 1194)
Bx Jean Bretton  Martyr à York en Angleterre (✝ 1598)
Saint Leucone  (✝ 656)
Saint Ludovic Pavoni  Fondateur de l'Institut des fils de Marie Immaculée (✝ 1849)
Sainte Marcelle  Vierge (Xe siècle)
Sainte Marie l'Egyptienne  Pénitente en Egypte (Ve siècle)
Saint Méliton de Sardes  Evêque de Sardes (✝ 190)
Bse Sofia Czeska Maciejowska  fondatrice des Vierges de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie (✝ 1650)
Saint Tewdric  Prince de Glamorgan puis ermite (VIe siècle)
Saint Valery   Ermite à Leuconay (✝ 619)
Saint Venance  évêque martyr en 257? (IIIe siècle)
Saint Vinebault  (VIIe siècle)

SAINT HUGUES DE GRENOBLE, ÉVÊQUE DE GRENOBLE

Hugues (1053-1132) veut être moine, mais il dirige, malgré lui, le diocèse de Grenoble pendant 50 ans. Grégoire VI, le réformateur, le charge de restaurer les bonnes mœurs dans le clergé et d’instruire le peuple. Il servira sept pontifes successifs dont le dernier, Innocent II, le canonise en 1134.  

 

Saint Hugues
Évêque de Grenoble
(1053-1132)

 

H

ugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

 

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

 

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

 

C'est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »

 

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

 

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église ; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.

 

Bx  Giuseppe (Joseph) Girotti
Prêtre dominicain
Martyr du nazisme († 1945)

G

iuseppe Girotti naît en Alba (province de Coni, dans le Piémont en Italie) le 19 juillet 1905 d’une famille modeste, mais estimée pour son ardeur au travail et sa bonté d’âme.

À treize ans  il aspirait déjà au sacerdoce et il put réaliser son vœu en entrant au Séminaire dominicain de Chieri (Turin). Brillant dans ses études, plein de vitalité et très gai de caractère, il fit sa profession religieuse en 1923 à "La Quercia", près  de Viterbe (Latium, Italie), et le 3 août 1930 il fut ordonné prêtre à Chieri.

Il se spécialisa dans l'interprétation des Écritures Sacrées à l’Angelicum et à  l’École biblique de Jérusalem, où il fut élève du serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange. Il en sort en 1934 avec le titre académique de "prolita in Sacra Scriptura". Il se consacra à l’enseignement des Écritures Sacrées au séminaire théologique dominicain de Turin (S. Maria delle Rose). La publication d’un ample commentaire sur les livres Sapientiaux et le prophète Isaïe fut le fruit de ses études approfondies.

Tenu en haute estime pour sa vaste culture, il aimait exercer le ministère sacerdotal aussi parmi les pauvres et les humbles, plus spécialement à l’hospice des "Pauvres Vieux", à côté de son couvent de Santa Maria delle Rose (Turin). Puis vinrent les années de souffrance et les épreuves, acceptées avec humilité : on l’empêcha d’enseigner et il fut transféré au Couvent Saint-Dominique dans le centre historique de Turin. Il continua cependant ses recherches dans le domaine biblique, alors qu’il intensifiait l’exercice de son activité caritative.
« Tout ce que je fais, je ne le fais que pour la charité », disait-il avec candeur, en laissant entrevoir sa progression constante dans la vertu caritative.

Après le 8 septembre 1943, avec l'occupation allemande et la naissance de la République Sociale Italienne, Girotti est au centre d’un vaste réseau de soutien en faveur des juifs, pour lesquels il est animé d’une affinité culturelle mûrie au cours des années de son séjour à Jérusalem et développée ultérieurement avec ses études bibliques. C’est dans ce sens que l’on doit comprendre ses expressions « porteurs de la Parole de Dieu » et « grands frères » se référant aux juifs, pour lesquels, en ces temps de persécution et de souffrance, il s’engage à trouver des cachettes sûres et des faux papiers.

Il est arrêté pour son activité contraire aux lois fascistes et nazies - trahi par un espion qui, feignant d’être un partisan blessé, se fit transporter dans une villa de Cavoretto où se cachait le professeur juif Giuseppe Diena le 29 août 1944. Il est emprisonné à Turin dans la prison ‘Le Nuove’.  Malgré les efforts de son prieur pour le faire libérer, il est transféré d’abord à Milan, à la prison de ‘San Vittore’, puis au camp de Gries à Bolzano et enfin, le 5 octobre 1944, à Dachau. Selon le témoignage de don Angelo Dalmasso, un autre prêtre qui a partagé sa détention dans le camp d’extermination bavarois,  le P. Girotti s’y distinguait par sa générosité envers les autres détenus, pour son attitude ouverte et comme « porteur de la Parole de Dieu ».

Enfermé dans la baraque 26, où sont amassés un millier d’ecclésiastiques, au lieu des 180 prévus, il tombe malade et il est transporté à l’infirmerie.
C’est là que le 1 avril 1945, le jour de Pâques, il meurt avant d’avoir atteint l’âge de quarante ans, peut-être  ‘aidé’ par une piqûre d’essence comme c’était habituel dans le camp. Ses dernières paroles furent un écho à l’Apocalypse : « Marana tha. Viens, Seigneur Jésus ! ». Sur sa couchette ses compagnons écrivirent : « Ici dormait saint Giuseppe Girotti ».

En 1988, le processus de canonisation commença auprès de la Curie de Turin et le 27 mars 2013 le pape François autorisa le décret de béatification.
Le 14 février 1995, cinquante ans après sa mort, il reçut à titre posthume la médaille des « justes parmi les nations ».
Son nom est inscrit dans l’ordre officiel et un arbre a été planté en son honneur dans l’avenue des justes à Yad Vashem, à Jérusalem.

Giuseppe Girotti a été béatifié, dans sa ville natale, le 26 avril 2014.

SAINT VENANCE, ÉVÊQUE DE SALONE ET MARTYR

Evêque de Salone, actuellement en Croatie, saint Venance, vécut entre le III et le IV siècle. Il est vénéré en même temps que les Ss. Anastase, Maure, Paulinien, Telius, Asterius, Settimius, Antiochien et Graïen, ses compagnons martyrs, originaires comme lui de Dalmatie et d’Istrie.  

12 Décembre
  1 Avril
Saint Valéry

Abbé
(† 619)

Saint Valéry
Saint Valéry

Saint Valéry était un enfant de l'Auvergne. Son père l'appliqua tout jeune à la garde des troupeaux, et c'est en s'acquittant de cet emploi qu'il apprit à lire par lui-même. Sa première lecture fut le Psautier. Il aimait à méditer de longues heures en gardant ses troupeaux, et il était ravi toutes les fois qu'il entendait les chants sacrés dans les églises. Jamais on ne le vit entendre sans protestation des paroles inconvenantes, que sa délicatesse de conscience ne pouvait souffrir. Un jour, plein du désir de sa perfection, il s'enfuit, sans la permission de son père, dans un couvent où un de ses oncles était religieux. Son père irrité vint le chercher; mais ni les caresses, ni les menaces paternelles, ni l'intervention des moines, ne purent le faire sortir, et peu de temps après, son père lui-même, assistant à sa prise d'habit, versait des larmes de joie.

Valéry, après avoir édifié longtemps le monastère par sa sainteté, se sentit inspiré d'aller se mettre, à Luxeuil, sous la direction du célèbre saint Colomban. Le Saint lui donna une partie du jardin à cultiver; Valéry y mit tant de zèle et d'application, qu'en très peu de jours tous les insectes qui le dévastaient disparurent, ce que le maître attribua à l'obéissance de son disciple bien plus qu'à son travail.

Un jour, Valéry se sentit enflammé du désir de la conquête des âmes; il obtint du roi Clotaire II la solitude de Leuconay, à l'embouchure de la Somme, et y bâtit un monastère où sa vertu attira bientôt une multitude de disciples. Parmi les miracles nombreux par lesquels le Ciel confirma sa réputation de vertu, on raconte la résurrection d'un supplicié. Il délivra un grand nombre de possédés. A sa seule vue, les démons s'écriaient: "Voilà notre ennemi qui vient nous tourmenter!" Un jour, saisi d'indignation à la vue d'un arbre auquel les païens de la contrée rendaient un culte insensé, il dit à l'enfant qui l'accompagnait: "Va, et au nom de Dieu arrache cet arbre maudit!" L'enfant obéit, l'arbre tombe avec fracas, et les païens ne tardent pas à se convertir.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint Ludovic Pavoni

Fondateur de l'Institut des fils de Marie Immaculée (✝ 1849)

- 
- «Les saints entrent jusqu'au fond dans le mystère de la prière», traduction de l'homélie du Pape François en français.
9 mai 2016, décret (en anglais) de reconnaissance du miracle attribué au bienheureux Ludovico Pavoni, prêtre italien, fondateur de la congrégation des Fils de Marie Immaculée (1784-1849).
Lodovico Pavoni- Biographie sur le site du Vatican: Lodovico Pavoni, né le 11 septembre 1784, mort le 1er avril 1849.
- Homélie de la béatification le 14 avril 2002.
En italien:
- Figli di Maria Immacolata Pavoniani
- Lodovico Pavoni, un cuore per i giovani, un cœur pour les jeunes...
À Brescia en Lombardie, l'an 1848, le bienheureux Louis Pavoni, prêtre, qui donna tous ses soins à la formation des jeunes les plus pauvres, en cherchant à leur inculquer la morale et à les orienter vers des métiers. Il fonda aussi la Congrégation des Fils de Marie Immaculée.

Martyrologe romain

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Bonne fête et aux Amédé et les Les Saintes âmes du 30 mars

SAINT DU JOUR
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Date 30 mars

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint Siège

 

Bienheureux Amédée IX

Duc de Savoie (✝ 1472)

Amédée IX de SavoieDuc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la sœur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d'épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l'exercice du pouvoir. Il fut obligé d'abdiquer en sa faveur. Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d'une grande charité envers les pauvres. "Amédée de Savoie met les pauvres à l'honneur et les riches au rencart", disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677. Il est fêté en Savoie le 27 avril.
Béatifié en 1677 suite à une demande faite par saint François de Sales en 1612.
Illustration: tableau du XVIIe siècle attribué à Jean Baize - musée de Chambéry (Joconde, portail des collections des musées de France)
Des paroisses sont sous son patronage dont la paroisse de La Trinité 06340 - diocèse de Nice
Le 30 mars au martyrologe romain: À Verceil dans le Piémont, en 1472, le bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, qui fut plus porté à la dévotion qu'à la gestion des affaires publiques et favorisa, par son action et son zèle continu, la cause des pauvres, des veuves et des orphelins.

Autres Fêtes du Jour
Saint Antoine Daveluy  Avec 103 autres martyrs coréens (✝ 1866)
Vénérable Brigida Maria Postorino  fondatrice des Filles de l'Immaculée (✝ 1960)
Saint Cligne  moine (XIe siècle)
Bienheureux Dodo  ermite (✝ 1231)
Saint Domnin  martyr en Macédoine (IVe siècle)
Saint Jean Climaque  Higoumène des moines du Sinaï (✝ v. 650)
Joad  prophète
Saint Jules Alvarez Mendoza  prêtre et martyr au Mexique (✝ 1927)
Saint Léonard Murialdo  prêtre fondateur de la Société de Saint-Joseph (✝ 1900)
Saint Ludovic de Casoria  Prêtre franciscain à Naples (✝ 1885)
Saint Mamertin  (✝ 462)
Vénérable María Rocío de Jesús  religieuse espagnole (✝ 1956)
Bienheureuse Marie-Restitute Kafka  Religieuse franciscaine autrichienne martyre (✝ 1943)
Saint Martin-Luc Huin  martyr en Corée (✝ 1866)
Saints Martyrs à Constantinople  (✝ v. 350)
Saint Morico d'Assise  Un des premiers compagnons de saint François (✝ 1236)
Sainte Osburg   première abbesse de l'abbaye de Conventry en Angleterre (XIe siècle)
Saint Patton   (✝ v. 788)
Saint Pierre Aumaître   prêtre et martyr en Corée (✝ 1866)
Saint Pierre Régalati  Frère mineur (✝ 1456)
Saint Rieul  évêque de Senlis (IIIe siècle)
Saint Sophrone d'Irkoutsk  (✝ 1771)
Saint Tola de Clonard  évêque en Irlande (✝ v. 735)
Saint Zacharie de Corinthe  Martyr (✝ 1684)
Saint Zosime de Syracuse  Evêque de Syracuse (✝ 662)
SAINT JEAN CLIMAQUE, HIGOUMÈNE DES MOINES DU SINAÏ
Saint Jean Climaque, Ecole de Novgorod 

On sait peu de choses sur Jean Climaque qui a vécu au VII° siècle, mais son exemple de vie et ses écrits sont assez connus dans la Tradition chrétienne. Sa date de naissance est attestée en Syrie autour de 575. A l’âge de 16 ans à peine, Jean entre au monastère du mont Sinaï et devient disciple de l’abbé Martirius. A vingt ans il choisit de vivre en ermite dans une grotte. Ici, pendant 40 ans, il étudie et médite les Ecritures et se consacre à la prière.

Dans les montagnes de Dieu

Les moines du mont Sinaï lui demandent ensuite d’assumer la charge de guide de leur monastère; et c’est ainsi que Jean retourne à la vie cénobitique. Dans ce rôle il fait preuve d’une telle sagesse en matière de foi que sa renommée se répand bien au-delà des murs du monastère et même jusqu’à Rome. Le pape Grégoire le Grand, dans une lettre, se recommande à ses prières et élargit des aides pour les religieux. Ayant, entre autre, assumé la charge de vicaire du Pape à Constantinople durant les années 579-585/6, il entretenait des relations amicales avec de nombreux pères sinaïtiques, avec lesquels il correspondait. Jean laisse le monastère peu d’années après; nostalgique de la vie érémitique, il décide de se retirer dans la solitude. Il meurt après 650.

L’Echelle du Paradis

L’œuvre, en grec, qui l’a rendu célèbre dans la chrétienté, Klimax, tou Paradeisou (Echelle du Paradis), l’a fait connaître à la postériorité comme Jean Climaque. Dans son ouvrage l’auteur trace l’itinéraire à suivre pour atteindre la perfection chrétienne et l’union à Dieu ou l’amour parfait. Jean y développe un cheminement fait de trente degrés (autant d’années de la vie privée du Christ) qui s’articulent en trois phases. La première phase est celle de la rupture avec le monde et du retour à l’enfance évangélique, se faire enfants dans le sens spirituel avec l’innocence, le jeûne et la chasteté. La seconde phase est celle de la lutte spirituelle contre les passions: Climaque relie chaque gradin à une passion, indique la thérapie et propose la vertu correspondante, mais il souligne que les passions ne sont pas mauvaises en soi , elles le deviennent par le mauvais usage qu’en fait la liberté de l’homme . «Si vous les purifiez, les passions ouvrent à l’homme la voie vers Dieu avec des énergies unifiées par l’ascèse et par la grâce» indique-t-il. La troisième phase du cheminement vers le «Paradis» est celle de la perfection chrétienne, qui se développe dans les sept derniers gradins de l’Echelle, les stades les plus hauts de la vie spirituelle, dont a fait l’expérience celui qui parvient à la quiétude et à la paix intérieure. Des sept derniers gradins, les trois premiers sont la simplicité, l’humilité et le discernement. Sur ce dernier Jean précise « comme guide et règle de toute chose, après Dieu, nous devons suivre notre conscience». Le dernier gradin de l’Echelle est celui de la sobriété de l’esprit, alimentée par les vertus de la foi, de l’espérance et de la charité. Cette dernière est aussi présentée comme éros (amour humain) et donc union matrimoniale de l’âme avec Dieu, car la force de l’amour humain peut être réorientée à Dieu, et son expérience intense peut faire avancer l’âme vers l’amour parfait plus que la dure lutte contre les passions. «La première me paraît comme un rayon , la deuxième comme la lumière et la troisième comme le soleil», écrit Jean Climaque dans les dernières pages de l’Echelle du Paradis et il conclut en exaltant la charité comme « mère de paix , source de sagesse et racine d’immortalité et de gloire…état des anges et progrès du monde».

Vénérable Brigida Maria Postorino

fondatrice des Filles de l'Immaculée (✝ 1960)

Brigida Maria Postorino (1865 - 1960), laïque italienne, fondatrice de l'Institut des Filles de Marie Immaculée, née en Italie en 1865 et morte en 1960.
- le 6 mai 2015, promulgation du décret relatif aux vertus héroïques de la servante de Dieu Brigida Maria Postorino
Brigida Maria PostorinoNée à Catona (Calabre) le 19 Novembre 1865, elle eut une enfance pieuse. Après ses études elle commence à enseigner la lecture et l'écriture aux enfants défavorisés. Le 6 novembre 1898, avec huit compagnes, elle donne naissance à l'Institut des Filles de Marie Immaculée. Toute sa vie a été marquée par la souffrance intérieure et physique. Elle meurt le 30 Mars 1960 dans la maison de Frascati où elle a passé les dernières années de sa vie.
Personnalité riche, douce, toujours fidèle à sa conscience et à ses engagements, elle a tissé des liens de communion, d'harmonie... qualités découlant d'une foi illimitée en Dieu qui a abouti à l'abandon, l'humilité, l'amour, l'offre d'elle-même jusqu'à la fin.
En italien:

Bienheureuse Marie-Restitute Kafka

Religieuse franciscaine autrichienne martyre (✝ 1943)

Franciscaine autrichienne, elle s'opposa au nazisme et refusa que les crucifix soient enlevés dans l'hôpital où se trouvaient les religieuses. En octobre 1942, elle fut arrêtée pour haute trahison, jetée en prison et condamnée à mort. Une pétition demanda sa grâce au général des S.S., Martin Bormann qui la refuse et elle fut décapitée le 30 mars 1943, après avoir demandé à l'aumônier de la prison de tracer une croix sur son front.
Voir aussi: Homélie de Jean-Paul II lors de la Messe de Béatification de Jakob Kern, Restituta Kafka et Anton Maria Schwartz (Vienne, 21 Juin 1998) [Anglais, EspagnolPortugais]
Près de Vienne en Autriche, l'an 1943, la bienheureuse Hélène Kafka (Marie-Restituta), vierge, des Sœurs franciscaines de la Charité et martyre. Originaire de Bohême, elle était infirmière; pendant la seconde guerre mondiale quand elle fut arrêtée par le régime nazi et décapitée.

Martyrologe romain

 

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Le Saint du jour St Romain et Lupicin avec les Saintes âmes du 28 ét 29 février

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Date 28 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint-Siège

SAINT ROMAIN, ABBÉ

Ermite du V siècle, il gagne le massif du Jura en France avec la Bible et les outils de travail sur les épaules. Rejoint par son frère Lucipino, il crée ainsi à Condat la première communauté monastique. La tradition le présente entrain d’embrasser deux pauvres lépreux qui sont guéris.  

Saint Romain (+460) et saint Lupicin (+480)

Abbés de Condat

Saint Romain et saint Lupicin naquirent d'une honnête famille, vers la fin du IVe siècle, dans le diocèse actuel de Belley; ce dont donc deux saints français.

La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain, c'était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin.

Dieu avait donné aux deux frères des caractères fort différents; autant Romain était doux et indulgent, autant Lupicin était ferme et rigide, et on eût pu l'accuser d'excès, s'il n'avait encore été plus dur pour lui que pour les autres. Chez les deux Saints, ces divergences étaient toujours, chose étonnante, accompagnées d'une parfaite union. Si Lupicin avait paru dépasser la mesure, Romain était là pour tout concilier; s'il était besoin d'un coup d'énergie, Romain avait recours à Lupicin, dont le bras de fer brisait tout obstacle.

Une année que les récoltes avaient été très abondantes, les religieux se relâchèrent de leur abstinence et ne se rendirent point aux douces observations de Romain. Le saint abbé confia l'affaire à son frère, qui ne fit servir à la communauté, pendant un certain temps, que de la bouillie d'orge sans apprêt. Douze moines quittèrent le monastère, les autres retrouvèrent leur ferveur. Romain pleura ses douze religieux et se plaignit à son frère; il versa tant de larmes et fit tant de prières, que les douze fugitifs revinrent et menèrent une vie austère et pleine d'édification.

Un des plus anciens religieux lui reprocha un jour de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n'avoir plus de place pour accueillir les sujets d'élite: "Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des coeurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis."

*Les années bissextiles, on fête ces Saints le 29 février

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SAINT HILAIRE, PAPE

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Il fut membre de la délégation pontificale au Concile d’Ephèse, où il œuvra pour la primauté du Siège de Rome. Comme Pape il s’occupa surtout des controverses avec les Eglises orientales. On lui doit l’embellissement de la basilique du Latran. Il est enterré à Saint Laurent au Verano.

Pape (46e) de 461 à 468 (✝ 468)

Pape et confesseur.
Il naquit en Sardaigne et nous le trouvons d'abord légat de Pape de Rome, défendant la vraie foi lors du "brigandage d'Ephèse" en 449 où fut rétablie la doctrine d'Eutychès qui niait les deux natures du Christ en l'unité d'une seule personne". Le patriarche saint Flavien est déposé; Hilaire qui a protesté comme légat du Pape, est expulsé par les gardes et doit fuir pour ne pas être arrêté. 
Successeur de saint Léon le Grand, il confirma en Occident les conciles de Nicée, Ephèse et Chalcédoine. En Occident son activité est connue dans trois domaines : la lutte contre les hérésies, l'affirmation de l'autorité disciplinaire de Rome et les constructions dans la Ville.
Il construisit plusieurs églises et chapelles dans Rome, soutient l'évêque d'Arles en Gaule et rappelle l'Église d'Espagne à une meilleure fidélité à l'Eglise de Rome. 
On ne connaît rien de ses relations avec l'Orient chrétien.
À Rome sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 468, la mise au tombeau du pape saint Hilaire, qui succéda à saint Léon le Grand, et écrivit des lettres confirmant la foi catholique des Conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, et mettant en lumière le primat du siège de Rome.
(éloge omis le 28 février les années bissextiles)

Martyrologe romain

Autres Fêtes du Jour
Bienheureuse Antoinette de Florence  Clarisse à Florence (✝ 1472)
Bienheureux Carlo Gnocchi  prêtre éducateur de la jeunesse durant la deuxième guerre mondiale (✝ 1956)
Saints Céréal, Pupule, Sérapion et Caïus  martyrs en Egypte (date ?)
Bienheureux Daniel Brottier  Prêtre (✝ 1936)
Saint Hilaire  Pape (46e) de 461 à 468 (✝ 468)
Sainte Kyranna  Martyre (✝ 1751)
Saintes Marane et Cyre   moniales en Syrie (✝ 455)
Vénérable Maria Francisca de l’Enfant Jésus   religieuse espagnole (✝ 1991)
Saint Nicolas de Pskov   Fol en Christ à l'époque du tsar Ivan le Terrible (✝ 1576)
Saints Nymphas et Eubule  Confesseurs (Ier siècle.)
Saint Oswald  Evêque de Worcester puis d'York (✝ 992)
Saint Protère  Archevêque d'Alexandrie et martyr (✝ 457)
Bienheureux Roger le Fort  Fondateur d'un monastère et d'un hôpital (✝ 1367)
Saint Ruellin   Confesseur (✝ v. 650)
Bienheureux Timothée Trojanowski   franciscain et martyr (✝ 1942)
Vénérable William Gagnon  religieux missionnaire canadien (✝ 1972)

Bx Daniel Brottier
Missionnaire spiritain

 (Ferté-Saint-Cyr, Loir-et-Cher, 7 septembre 1876 – Paris, 28 février 1936).

 

Cérémonie de Béatification de José Manyanet Y Vives,
Daniel Brottier et Elisabeth de La Trinité

Basilique Saint-Pierre
Dimanche 25 novembre 1984

 

Extrait de l’Homélie de Saint Jean-Paul II

 

« 4. Parmi « ceux qui sont au Christ », nous distinguons Daniel Brottier. Il a rejoint la Congrégation des Pères du Saint-Esprit pour répondre à l’appel missionnaire de la manière la plus ardente. Parti en Afrique, il se dévoue sans compter au service de la communauté chrétienne de Saint- Louis du Sénégal et notamment des jeunes. Son zèle apostolique le conduit à prendre sans cesse de nouvelles initiatives pour que l’Église soit vivante et la Bonne Nouvelle entendue. Même éloigné de ce champ d’action, il ne cesse pas d’aider à bâtir l’Église au Sénégal.

 

Disciple du Christ, il l’est aussi par l’épreuve de la souffrance : la douleur physique ne le quitte pas. Et, volontaire sur le front, il soigne et réconforte les blessés par sa présence courageuse. Aux soldats mourants, il porte le secours de Dieu. La guerre passée, il travaille à prolonger la fraternité née entre ces hommes dans le dépouillement et le don de soi héroïque.

 

Quand il reçoit la charge des orphelins d’Auteuil c’est à leur service qu’il déploie avec force l’activité la plus débordante qui le fera connaître bien au-delà de Paris. Rien n’arrête sa charité quand il s’agit d’accueillir, de nourrir, de vêtir des enfants délaissés et meurtris par la vie. Innombrables sont ceux qu’il associe à cette œuvre profondément évangélique. Parce qu’il faut loger ces jeunes et les mettre dans un climat chaleureux, les aider à acquérir un métier et à bâtir leur avenir, le P. Brottier multiplie les appels et constitue une chaîne toujours vivante d’active solidarité.

 

Prêtre, religieux, sa grande activité « découlait de son amour de Dieu » comme l’a dit un témoin. À la fois humble et vrai, actif jusqu’aux limites du possible, serviteur désintéressé, Daniel Brottier avançait avec audace et simplicité car il travaillait “comme si tout dépendait de lui, mais aussi sachant que tout dépend de Dieu”. Il avait confié les enfants d’Auteuil à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qu’il appelait familièrement à l’aide, assuré de son soutien efficace à tous ceux pour qui elle avait offert sa propre vie.

 

Le bienheureux Daniel Brottier a achevé son œuvre sur la terre par un « fiat » courageux. Aujourd’hui nous le savons secourable aux pauvres qui l’invoquent car il communie à l’amour du Sauveur qui animait tout son service sacerdotal. »

 

 

Saint Auguste Chapdelaine
Prêtre et martyr
(1814-1856)

 

Dans la ville de Xilinxian, dans la province de Kouang-Si en Chine, l'Église commémore le souvenir de saint Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris.

 

Auguste naît à La Rochelle (La Rochelle-Normande dans le département de la Manche en France) en 1814 et il fut un des premiers à semer la graine de la foi chrétienne dans la terre de Chine.

Arrêté par les soldats avec un groupe de chrétiens convertis, il fut frappé de trois cents coups de nerf de bœuf, enfermé dans une cage minuscule et finalement décapité.

 

Béatifié par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le 27 mai 1900, il fut canonisé par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 1er octobre 2000.

Vénérable Maria Francisca de l’Enfant Jésus

religieuse espagnole (✝ 1991)

 

 Née Maria Natividad Sánchez Villoria à Fuenteguinaldo, le 25 décembre 1905 et morte le 28 février 1991 à Salamanca.
- décret de vertus héroïques le 3 octobre 2019 (en italien)
María Francisca del Niño Jesús Sánchez VilloriaSon expérience de la contemplation a été soutenue par le don de prier pendant de longues heures de la nuit, en réservant très peu d’heures pour dormir. 'Sa charité se manifestait par un service joyeux envers la communauté et par un fructueux ‘apostolat du salon’, par l’accueil de ceux qui cherchaient conseil et réconfort.'
Au cours de ses 68 années de vie religieuse, elle a toujours été 'fidèle à la pratique de l’humilité et de la pauvreté', restant 'forte dans les maladies et les épreuves'.
Les fidèles ont perçu en elle 'une femme admirable, gentille et proche, vouée à réconforter tout le monde avec les dons de prophétie, de discernement, de piété, de guérison et d’amour'...
- Une religieuse espagnole de l’Ordre des clarisses, Zenit

Vénérable William Gagnon

religieux missionnaire canadien (✝ 1972)

Promulgation de décrets du 15 décembre 2015 (en italien): vertus héroïques du serviteur de Dieu William Gagnon, religieux américain (1905 - 1972).
William GagnonNé le 16 mai 1905 aux Etats-Unis de parents canadiens français, William Gagnon fait profession dans l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu à Montréal au Canada en 1932.
C'est en 1952 qu'il part au Vietnam où il se consacre à l'implantation de l'Ordre et aux soins aux milliers de réfugiés. Epuisé, il meurt le 28 février 1972 à Saïgon.
Profondément pieux et imprégné de sa vocation, il fut un véritable apôtre des malades et des souffrants, tout comme le Fondateur de l'Ordre, saint Jean de Dieu. Il affirma que 'Les honneurs ne sont qu'un feu de paille. Seul reste le peu de bien que nous avons fait, si nous sommes parvenus à profiter de la grâce que le bon Dieu nous a accordée chaque instant de notre vie'. Ces mots arrivent à point nommé pour nous, qui venons de commencer notre parcours du carême en recevant l'imposition des cendres sur notre tête, pour ne pas oublier notre fragilité et la caducité de la vie terrestre.
- Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, province de France
- Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, Curie générale
- 40éme anniversaire de la mort de Frère William Gagnon

« Tout passe, sauf les bonnes œuvres » (1DS, 6)

Saint Jean de Dieu à la duchesse de Sessa

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Le Saint du jours et les Saintes âmes du 25 février

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Date 25 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint-Siège

SAINT NESTOR, ÉVÊQUE DE MAGYDOS, EN PAMPHYLIE, MARTYR

Il défend, en les cachant les communautés chrétiennes en Pamphylie, l’actuelle Turquie, durant les persécutions de l’empereur Dèce. Mais lui il se fait arrêter chez lui voulant prier. Torturé, il refuse de sacrifier aux idoles. Il est crucifié, entouré d’une foule de fidèles en prière.  

 
St Nestor de Pamphylie

évêque et martyr († 250)

Fête le 25 Février
 

Martyrologe Romain : À Pergé en Pamphylie, l’an 250, la passion de saint Nestor, évêque de Magydos et martyr. Arrêté au temps de la persécution de l’empereur Dèce, il fut condamné à la croix par le gouverneur de la province, pour qu’il subisse le même supplice que celui qu’il reconnaissait comme le Crucifié.

Autres Fêtes du Jour
Sainte Aldetrude  abbesse (✝ 696)
Saint Alexandre le Romain  Martyr (IIIe siècle)
Saint Avertin et le bienheureux Roméo  Pèlerins (✝ 1380)
Saint Callisto (Calixte) Caravario  martyr (✝ 1930)
Saint Césaire de Nazianze  Confesseur (✝ 369)
Bienheureux Dominique Lentini  prêtre (✝ 1828)
Vénérable Felix Varela y Morales  prêtre cubain (✝ 1853)
Saint Gerland  Evêque en Sicile et confesseur (✝ 1101)
Saint Laurent Bai Xiaoman  martyr en Chine (✝ 1856)
Saints Luigi Versiglia et Calliste Caravario  Martyrs en Chine (✝ 1930)
Bienheureuse Maria Ludovica De Angelis  religieuse, fille de Notre-Dame de la Miséricorde (✝ 1962)
Bienheureuse Marie Adéodate Pisani  abbesse du monastère de Saint-Pierre à Malte (✝ 1855)
Saint Paphnuce  Confesseur (IVe siècle)
Bienheureuse Philippa de Gheldre  clarisse (✝ 1547)
Bienheureuse Regina Mariam Vattalil soeur clarisse franciscaine, martyre en Inde (✝ 1995)
Saint Réginos  Martyr dans l'île de Skopelos en Grèce (✝ 362)
Bienheureux Robert d'Arbrissel  Moine, fondateur de Fontevraud (✝ 1116)
Bienheureux Sébastien d'Apparizio  Frère mineur au Mexique (✝ 1600)
Saint Toribio Romo  prêtre mexicain (✝ 1928)
Sainte Walburge  Abbesse, fille de saint Richard, roi des Saxons (✝ 779)

Bse Maria Ludovica De Angelis

Fille de Notre-Dame de la Misericorde

 

M

aria Ludovica De Angelis naît le 24 octobre 1880 en Italie, à San Gregorio, petit village des Abruzzes. Elle fut l'aînée de huit enfants et ses parents la baptisèrent du prénom d'Antonina.

 

Elle vécut toute son enfance à la campagne, et dut travailler durement dès son plus jeune âge, mais elle manifesta toujours une profonde sensibilité.

 

Le 7 décembre de l'année de sa naissance, devait s'éteindre à Savone une femme exceptionnelle qui avait choisi de donner un sens à sa vie en suivant les traces de Celui qui avait dit : « Soyez miséricordieux... » et « tout ce que vous ferez à un seul parmi mes frères, c'est à moi que vous le ferez...». Il s'agissait de Sœur Maria Giuseppa Rossello (canonisée le 12 juin 1949), qui avait fondé en 1837, à Savone, l'Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, dont le charisme agissait dans le monde.

 

Les propositions de vie de la Mère Rossello trouvèrent un écho dans le cœur d'Antonina qui entra chez les Filles de la Miséricorde le 14 novembre 1904, et prit le nom de Sœur Maria Ludovica. Trois ans après son entrée, le 14 novembre 1907, elle fut envoyée à Buenos Aires, où elle arriva le 4 décembre suivant. À partir de ce moment, sa vie fut une floraison continue d'humbles gestes silencieux, d'actes discrets et généreux.

Sœur Ludovica ne possédait pas une grande culture, toutefois, elle arriva à réaliser de grandes choses sous les yeux émerveillés de ceux qui l'entouraient. Elle ne formulait pas de programmes ou de stratégies, mais elle se donnait de toute son âme.

 

Elle fut affectée à l'hôpital des enfants, qu'elle adopta comme sa famille. Elle y occupa tout d'abord la fonction de cuisinière ; puis, elle devint l'administratrice et enfin, responsable de la communauté. Elle réussit à transformer le personnel de l'hôpital en une grande famille unie par un seul but : le bien des enfants. Sereine, active, décidée, courageuse dans les initiatives, forte dans les épreuves et dans la maladie, son inséparable chapelet entre les mains, le regard et le cœur tournés vers Dieu, toujours souriante, Sœur Ludovica devint à son insu, par sa bonté sans limite, un inlassable instrument de miséricorde, œuvrant pour que le message de l'amour de Dieu parvienne à chacun de ses fils.

 

Son seul programme était une phrase qui revenait sans cesse : « Faire du bien à tous, à n'importe qui ». Réussissant à obtenir des aides financières avec l'assistance de Dieu, Sœur Ludovica fit réaliser des salles d'opérations, des chambres pour les malades ; elle acheta de nouveaux équipements et fit construire un bâtiment neuf à Mar del Plata pour la convalescence des enfants, ainsi qu'une Chapelle, aujourd'hui devenue paroisse. Pour finir, elle créa une ferme à City Bell, afin que les enfants malades aient toujours une nourriture saine.

 

Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans.

 

Elle mourut le 25 février 1962, mais son souvenir resta bien vivant, en particulier au sein de tout le personnel médical de l'Hôpital des Enfants, qui a aujourd'hui pris le nom d'Hôpital « Supérieure Ludovica ».

 

Maria Ludovica De Angelis a été béatifiée le 3 octobre 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec quatre autres serviteurs de Dieu (Pierre Vigne, Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Charles d'Autriche), par St Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Saint Taraise

Patriarche de Constantinople
(750-806)

Saint Taraise
Saint Taraise

Saint Taraise, né à Constantinople au milieu du VIIIe siècle, fut un homme suscité par la Providence pour la défense de la foi.

Bien jeune encore, ses mérites l'élevèrent à la dignité de consul et de secrétaire de l'empereur. C'est de là que, tout laïque qu'il était, comme un nouvel Ambroise, il dut monter sur le trône patriarcal de Constantinople; mais, en homme de caractère, il posa ses conditions, dont la première tendait à l'écrasement de l'hérésie des iconoclastes, si fameuse par sa haine contre le culte des saintes Images.

Quelques hommes de science et de vertu, dont le caractère était plus fougueux que le sien, lui firent des reproches de la douceur et de l'esprit de conciliation qu'il montra en plusieurs occasions difficiles; mais jamais sa modération ne le fit transiger avec son devoir, et il sut plus d'une fois se montrer inflexible quand la gloire de Dieu et l'intérêt des âmes le demandaient.

Nous trouvons dans ces différentes manières d'agir des Saints une importante leçon: la prudence des uns, la fougue des autres, ont souvent été justifiées selon les circonstances; deux conduites opposées, ayant également pour fin la gloire de Dieu, peuvent être inspirées semblablement par la grâce.

Outre son zèle pour la foi, Taraise, au milieu du faste oriental, montra une pauvreté tout évangélique; il fut admirable par la simplicité de sa vie, la frugalité de sa table, la brièveté de son sommeil, sa bonté paternelle envers les pauvres de Jésus-Christ.

Parmi les traits de sa charité, on cite son dévouement à protéger la vie d'un homme injustement accusé, qui s'était réfugié dans l'asile inviolable de l'Église, et dont il réussit à démontrer l'innocence.

L'un des points caractéristiques de sa vie, c'est son amour pour la Très Sainte Vierge Marie. Il nous reste de lui, sur les mystères de la Mère de Dieu, des pages aussi nourries de doctrine qu'enflammées d'éloquence:

"De quelles louanges Vous comblerons-nous, s'écrie-t-il, ô Vierge immaculée, Vierge sans tache, ornement des femmes et splendeur des vierges!" Rien de plus beau peut-être n'a été dit sur la Sainte Vierge, que cette page admirable où il La salue vingt fois en rappelant tous Ses titres glorieux.

*Les années bissextiles, on fête ce Saint le 26 février

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

 

Chine – Saint Calixte Caravario, premier martyr salésien, avec les nouveaux chrétiens de Shanghai
 
 

Chine – Saint Calixte Caravario, premier martyr salésien, avec les nouveaux chrétiens de Shanghai

Shanghai, Chine - 1926 – St Calixte Caravario, SDB, premier martyr salésien, pose pour une photo de groupe avec 21 enfants chrétiens néo-baptisés et une image de Marie Auxiliatrice. (Sur la photo, St Calixte Caravario est le troisième à partir de la gauche)

martyr (✝ 1930)
Dates de Fête
25 février et
13 novembre

Né en 1903 près de Turin, entré en 1918 chez les salésiens. Il arrive en Chine en 1925, ordonné prêtre à Shanghai en 1929. Le 25 février 1930 il est massacré avec son évêque Luigi Versiglia à Li-Thaul-Tseul.
Béatifié le 15 mai 1983 à Rome par le pape Jean-Paul II (homélie en italien), il a été canonisé avec les martyrs de Chine, durant le jubilé le 1 octobre 2000.
"2 membres de la Société Salésienne de S. Jean Bosco vinrent s'ajouter à la foule nombreuse des Martyrs énumérés ci-dessus. Ce sont: le Bienheureux Louis Versiglia, évêque, et le Bienheureux Callixte Caravario, prêtre.
Ils furent massacrés ensemble le 25 février 1930 à Li-Thaul-Tseul."
(source site du Vatican)
fêté le 13 novembre qui est la date à laquelle les salésiens fêtent les membres et bienfaiteurs de la famille salésienne.

Bienheureuse Regina Mariam Vattalil

soeur clarisse franciscaine, martyre en Inde (✝ 1995)

 

- décret du 23 mars 2017 reconnaissant le martyre de
Regina Mariam VattalilRegina Mariam Vattalil (née Rani Maria), sœur professe de la Congrégation des clarisses franciscaines, tuée en haine de la Foi le 25 Février 1995.
béatification d'une religieuse indienne le 4 novembre 2017 à Indore, en Inde.
- Histoire de sainteté: Sœur Rani Maria Vattalil, Vatican News.
Religieuse tuée à coups de couteaux en Inde il y a 22 ans à l'âge de 41 ans dans un bus. L'assassin avait été payé par des seigneurs qui lui reprochait son assistance envers les plus démunis, les aidant à réclamer un juste traitement et un salaire décent.
L'assassin repenti fut pardonné et accepté par sa famille.
En anglais
- Un film "The Heart of a Murderer" relate cet événement.
Franciscan Clarisse Congregation
Diocèse d'Indore

 

Pendant qu'elle était tuée, la sœur répétait le nom de Jésus. Le motif de cet homicide était le fait que la sœur prêchait l'Évangile de la charité et défendait les pauvres de l'injustice de ceux qui, d'une façon frauduleuse, prenaient possession des terres. Pour s'opposer à cet abus, sœur Rani cherchait à soustraire les petits propriétaires au suicide ou à un triste destin de misère absolue, avec des initiatives concrètes de coopération et de microcrédit. Son œuvre recevait la reconnaissance du peuple, mais attirait aussi la colère des puissants.
Le martyre de sœur Rani est une bénédiction pour toute l'Église en Inde. Son sacrifice est devenu un phare de lumière pour la multitude des missionnaires, qui trouvent en elle inspiration et protection pour leur difficile œuvre de bien. Depuis toujours, les martyrs ont rendu fertile la terre pour la génération des nouveaux chrétiens.

cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des SaintsRésultat de recherche d'images pour "Bienheureuse Regina Mariam Vattalil"
 

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