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les saints du jour

Bonne fête aux Nicolas et aux très Saintes âmes du 6 décembre

SAINT DU JOUR
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Date 06 décembre

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINT NICOLAS DE BARI, ÉVÊQUE DE MYRE

San Nicola

Saint Nicolas est l’un des Saints les plus populaires et estimés, en raison de la tradition qui en fait un Saint protecteur des enfants et des jeunes. Sa fête se célèbre le 6 décembre.  

 

Une vie d’obéissance

Nicolas naquit à Patara, une petite ville maritime de la Lycie, au sud de la Turquie, au  IIIème siècle  après le Christ ,d’une famille aisée qui lui donna une éducation chrétienne. Sa  vie, depuis son jeune âge, fut marquée par l’obéissance. Resté  très jeune orphelin de ses deux parents, Nicolas, s’inspirant de l’épisode évangélique  du jeune homme riche, consacra tout  son héritage paternel à aider les nécessiteux, les malades et les pauvres. Il fut nommé évêque de Myre et sous l’empereur Dioclétien il fut exilé  et emprisonné. Libéré en 325 il participa au Concile de Nicée et mourut à Myre le 6 décembre en 343. Nombreux sont les récits concernant des épisodes de sa vie, et ils témoignent tous d’une vie de service aux plus faibles, aux petits et aux sans défense.

Défenseur des faibles

 Une des plus anciennes histoires de la vie de saint Nicolas concerne un de ses voisins de maison qui avait trois filles en âge de se marier, mais qui ne disposait pas d’argent pour leur dot. Pour sauver les trois filles destinées à la prostitution, Nicolas, une nuit, lança par la fenêtre de la maison du voisin une bourse remplie d’argent et se sauva tout de suite pour ne pas se faire reconnaître. Grâce à ce don, le voisin réussit  à faire épouser sa fille aînée. Le mystérieux  bienfaiteur répéta son geste généreux deux autres fois, mais la troisième fois  le père des jeunes filles  réussit à temps à    reconnaître le mystérieux bienfaiteur qui cependant supplia de ne rien dire à personne. Une autre histoire parle de trois  jeunes étudiants de théologie  en voyage vers Athènes. Le patron de l’auberge où s’étaient arrêtés les jeunes pour la nuit  l’aubergiste vola leurs biens et les tua, en cachant leurs corps dans un tonneau. L’évêque Nicolas, en voyage lui aussi vers Athènes, s’arrêta dans la même auberge et vit en songe  le délit commis par l’aubergiste. Par la prière, Saint Nicolas obtint le  miracle du retour à la  vie des trois jeunes et  de la conversion de l’aubergiste méchant. Cet épisode, tout comme celui  de la miraculeuse  de la miraculeuse libération de  Basile, un garçon enlevé par les pirates et vendu comme échanson à un émir (la légende raconte qu’il est réapparu  mystérieusement dans la maison de ses parents avec dans les mains la coupe d’or du souverain étranger) contribua à faire   de  Nicolas patron des jeunes et des enfants.

Protecteurs des marins

Pendant sa jeunesse, Nicolas s’embarqua pour un pèlerinage en Terre Sainte. Parcourant les mêmes routes que  Jésus, Nicolas pria de pouvoir faire une expérience encore plus profonde de proximité  à la vie et aux souffrances de Jésus. Sur le chemin du retour se déchaîna  une grosse tempête, et le navire sur lequel il voyageai faillit couler. Nicolas se mit calmement en prière, puis le vent et les vagues se calmèrent à l’improviste, suscitant l’étonnement des marins qui craignaient un naufrage.

Saint Nicolas de Bari

Après la mort de saint  Nicolas, sa tombe à Myre devient très vite un lieu de pèlerinage et ses reliques furent très vite considérées comme miraculeuses à cause d’un mystérieux  liquide dit la manne de  Saint Nicolas, qui en sortait. Lorsque la Lycie, au XIème siècle, fut occupée par les Turcs, les Vénitiens cherchèrent à s’en approprier, mais ils furent précédés par les  pèlerins de Bari  qui portèrent les reliques de saint Nicolas dans les Pouilles en 1087. Deux ans plus tard s’achève la crypte de la nouvelle église, voulue par le peuple de Bari, à l’endroit où se trouvait le palais du capitaine byzantin, et le pape Urbain II, escorté par les chevaliers normands, seigneurs des Pouilles, déposèrent les reliques du Saint sous l’autel où elles se trouvent encore aujourd’hui. La translation des reliques de Saint Nicolas eut un écho extraordinaire dans toute l’Europe ,et au Moyen Age  le sanctuaire des Pouilles devint un important objectif de pèlerinage entrainant comme conséquence la diffusion du culte de Saint Nicolas de Bari (et non plus de Myre).

Santa Klaus (St Nicolas)

 Dans les Pays -Bas et en général dans les territoires germaniques la fête en hiver de  saint Nicolas(en Hollandais «Sint Nikolaas »,puis «Sinteklaas », et en particulier sa protection des enfants , a donné origine  à la tradition de l’attente  des dons : à la veille de la fête du Saint, les enfants laissent leurs chaussures et leurs chaussettes  sur une chaise, ou à côté de la cheminée, et vont dormir confiants de les retrouver le lendemain matin remplis de bonbons et de cadeaux.

 

Nicolas, né probablement à Patare, en Lycie, en Asie mineure (actuelle Turquie) entre le 260 et 280, fut le fruit des prières de ses pieux parents.

Il eu l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance ; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner. Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : « Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ. »

Une de ses premières œuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu ; il les dota toutes, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration, surprit la main du bienfaiteur.

Après un pèlerinage aux lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder. Dès lors il s'appliqua à devenir le modèle de son troupeau. Il ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la Sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la terre dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait. Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes ; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales.

Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

Peu de saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours. Il est surtout légendaire, entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce.

On l'honore comme le patron des écoliers.

Autres Fêtes du 6 décembre


Saint Abraamios  (Ve siècle)
Sainte Asella  A Rome (✝ v. 410)
Sainte Denise  et les martyrs d'Afrique sous les Vandales (✝ 484)
Saint Gérard  Premier prieur du monastère bénédictin de la Charité-sur-Loire (✝ 1102)
Sainte Gertrude de Cambrai  
(✝ 649)
Saint Grégoire Péradze  prêtre orthodoxe et martyr (✝ 1942)
Bienheureux János Scheffler  évêque roumain, martyr du communisme (✝ 1952)
Saint Joseph Nguyên Duy Khang  martyr (✝ 1861)
Bienheureuse Marie-Thérèse Louise Frias Cañizares  martyre en Espagne (✝ 1936)
Saint Maxime de Kiev  (✝ 1305)
Saint Nicolas Ceramos  Martyr à Smyrne (✝ 1657)
Saint Obice  moine (✝ v. 1200)
Bienheureux Pierre Pascal  Inquisiteur franciscain, martyr en Andalousie (✝ 1300)
Saint Polychronius  Martyr (IVe siècle)
Vénérable Teresa Chikaba  religieuse dominicaine (✝ 1748)

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Bonne fête aux Gilles et aux Saints du 1er septembre

SAINT DU JOUR
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Date 01 septembre

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINT GILLES, ABBÉ

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Ses origines sont encore mystérieuses ; il vécut probablement entre le VI et le VIII siècle .Il fut ermite dans une forêt du Sud de la France jusqu’au moment où, par amitié d’un roi, il devint abbé et guide spirituel de toute la région. L’Eglise célèbre sa mémoire le 1° septembre.  

D’ermite à abbé

La tombe de saint Gilles vénérée, dans une abbaye de la région de Nîmes, en France, remonte probablement  à l’époque mérovingienne, même si l’inscription n’est pas antérieure  au X siècle, date où fut composée la Vie du Saint abbé, entremêlée de prodiges. C’est à partir d’ici qu’on part  pour tenter de reconstruire  la vie de Gilles que la légende plus populaire veut qu’il soit arrivé d’Athènes  pour vivre comme ermite  dans une forêt près de l’embouchure du Rhône, dans la France méridionale, pour se consacrer ainsi davantage  avec plus de dévouement  au service  de Dieu . Il passait son temps  dans la prière, entre austérité et jeûnes. Il se nourrissait  d’herbes, de racines, de fruits sauvages, dormait sur la terre nue et son cousin était un caillou.

Emu par autant  de sacrifice, le Seigneur aurait envoyé  à Gilles une biche pour lui fournir du lait chaque jour. Mais durant une battue de chasse l’ermite  est découvert  par Flavius, roi des Goths, et entra dans ses grâces. Par erreur, en effet, le souverain  ayant décoché une flèche  pour tuer la biche, blessa le Saint auprès duquel  l’animal s’était réfugié. Entre les deux naquit  une amitié et le roi  qui avait été ému de compassion pour ce qui s’était passé  décida d’offrir à Gilles une superficie de terre pour y construire une abbaye. Ici, l’anachorète, en échange de la solitude irrémédiablement perdue, eut le réconfort de voir prospérer une communauté active de moines, dont il devint  le père spirituel jusqu’à sa mort, le 1°septembre de l’an 720. Le monastère prit le nom d’ « Abbaye de Saint Gilles ».

Dévotion et miracles aussi en Italie

 Ensemble avec ses moines, saint Gilles affronta une grande œuvre d’évangélisation et de civilisation de la région, l’actuel Languédoc.Il défricha  les champs, fertilisa les sols jusqu’alors incultes, ouvrit des routes de commerce et spécialement il prêcha l’Evangile en convertissant les pécheurs  et en les soumettant à la pénitence. En raison  des nombreux miracles opérés grâce à lui, Gilles fut connu  dans toute la  France sous l e nom de « saint thaumaturge ». Mais son culte s’étendit, comme en font preuve les nombreux  témoignages, même en Belgique, Hollande et Italie. Parmi les endroits emblématiques il ya Tolfa, dans le Latium, et Latronico, petit centre de la Basilicate où depuis presque trois siècles se renouvelle le « le miracle de la manne » attribué au saint ermite. Dans  la Basilicate dédiée  à ce saint patron, depuis 1716, et seulement un ou plusieurs vendredis du mois de mars, de la fresque représentant  Saint Gilles en  pénitence dans un ermitage, « suinte » un liquide incolore. Cet événement  dont les chroniques en parlaient déjà depuis 1709, se vérifia  de manière éclatante en 1716, quand on  raconte  que le peuple  préoccupé  par les calamités naturelles qu’il y avait, priait saint Gilles pour qu’il les fasse  cesser. Les prières furent exaucées  et ce liquide  était probablement le signe  du « miracle » advenu. Le 22 février 2728 l’évêque promulgua  un décret selon lequel le  liquide pouvait être recueilli à chaque fois que le phénomène se produit. Depuis lors le mystérieux événement se répète presque chaque année et les gens  l’attendent avec impatience.

 

Sainte Teresa Margherita del Sacro Cuore
Vierge o.c.d. (1747-1770)

Commémorée le 07 mars (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le Ier septembre par l’Ordre Carmélitain.

T

eresa Margherita del Sacro Cuore, dans le siècle Anna Maria Redi, deuxième des treize enfants de Ignazio et Camilla Ballati, naît à Arezzo en Toscane (I), le 15 juillet 1747.

Dès son jeune âge, elle est habitée par une profonde piété et elle manifeste un grand désir d’entendre parler de Dieu. On peut même la qualifier de « petite contemplative » quand à l’âge de 6 ans, elle pose la question : « Dites-moi, qui est ce Dieu? » à qui peut lui répondre!
Son penchant au recueillement et à la prière s’accentue au cours des années vécues au pensionnat des bénédictines de Florence. Durant ses jeux d’enfant (car elle demeure une enfant enjouée, espiègle et normale), elle passe cette réflexion tout imprégnée de Celui qui l’habite : « Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous! » C’est aussi durant cette période chez les Bénédictines que sa vie eucharistique et mariale, de même que sa dévotion au Sacré-Cœur s’épanouiront malgré le contexte janséniste de l’époque.

A son retour dans le cercle familial, elle attend une année avant de révéler son désir de vie religieuse au Carmel. Cette vocation, elle l’a découverte durant les derniers mois de ses études chez les sœurs Bénédictines. Son directeur spirituel et son confident,  son pieux père Ignazio, ne s’oppose pas à la vocation de sa fille bien qu’il en ait le cœur brisé.  Anne Marie entre donc au Carmel de Florence, le 1er septembre 1764. Elle prend l’habit le 11 mars 1765 et devient sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus. Elle reçoit comme maîtresse de novices une carmélite digne de former les « anciens Pères du désert ». Mais jamais Thérèse Marguerite ne manifestera de mouvements d’impatience, de susceptibilité ou d’amertume. A l’âge de 23 ans, deux péritonites viennent écourter sa vie sur terre. Elle meurt le 7 mars 1770.

Teresa Margherita del Sacro Cuore a été béatifiée le 9 juin 1929 et canonisée le 13 mars 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Qu’a donc fait sœur Thérèse Marguerite Redi pour que l’Église reconnaisse sa sainteté quelques 150 ans plus tard ? Le fondement de sa vie religieuse repose sur sa foi profonde et vivante; et cette foi vivante provient de ce qu’elle demeure constamment en présence du Seigneur. Son leitmotiv « Dieu est Amour » est le résumé de toute sa vie. Rendre à Dieu amour pour amour, mais cachée dans le cœur du Christ. La pensée de ce que le Seigneur a souffert, éveille en elle le « désir de souffrir aussi un peu pour lui ». Aucune épreuve ne lui semble trop pénible à cause de l’Amour qui l’habite. Mais cet amour pour Dieu passe aussi par l’amour bien concret de chacune de ses sœurs. Après sa profession, elle reçoit le travail d’infirmière dans la communauté. Elle prodigue les soins avec patience et sans mouvement d’humeur. Au travers de ce quotidien, aucune de ses sœurs ne soupçonne le feu d’Amour qui la brûle et commence à la consumer de plus en plus en vue du grand passage!

Le témoignage de son directeur spirituel, le père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, au procès canonique, nous permet de pénétrer le silence de la vie cachée de sainte Thérèse Marguerite et de retrouver son itinéraire spirituel. Elle a été conduite sur le véritable chemin thérésien d’une contemplation assidue de la sainte humanité de Jésus, Verbe incarné. En fait, sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa vie religieuse.

Elle considère le Sacré-Cœur comme le « centre de l’amour » par lequel la Parole de Dieu, dès le sein du Père, nous a aimés de toute éternité, et avec lequel il a tant mérité pour nous. Elle fait l’expérience, par le Sacré Cœur de Jésus, de « l’Habitation divine », comme le dit saint Paul « vous êtes le temple de Dieu ». Et sa grande épreuve intérieure sera d’aimer cet Amour mais de ne plus le sentir; ce sera d’aimer sans croire qu’elle aime!

Une grande grâce contemplative, reçue le dimanche après la Pentecôte de 1767, lui fait expérimenter en toute vérité, dans son être de chair ce « Dieu est Amour » et il deviendra la source de sa vie et de sa sainteté. C’est ce feu de l’Amour qui consume par la suite la vie toute simple et cachée de sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur. Sa vie humaine et spirituelle est brûlée par cette charité vécue à « l’extrême ».

Thérèse Marguerite avait une santé forte et solide. Mais le 7 mars 1770, quelques douleurs mal diagnostiquées la conduisent à la mort après 18 heures de souffrances affreuses. Elle meurt à 23 ans après 6 ans de vie au Carmel. Durant sa courte maladie, à travers une douleur intolérable, elle trouve encore la patience et la charité de conseiller une sœur sur les soins à donner à des sœurs malades. Elle meurt paisiblement le regard fixé sur son crucifix qu’elle tient en ses mains et qu’elle baise avec amour.

Le corps de la jeune carmélite défunte était déjà très altéré et enflé après sa mort, à un point tel qu’on songeait à ne pas exposer sa dépouille à la grille du parloir comme c’était la coutume. Mais dès qu’on commença à la transporter un changement étonnant se produisit. La couleur bleuâtre de son visage et de son cou fit place à une délicate pâleur, le visage prit un éclat rosé, le corps devint mince et souple. La défunte semblait d’une beauté rayonnante plus qu’elle ne l’avait été de son vivant. On retarda l’inhumation de 15 jours et le corps demeura dans le même état en répandant un parfum agréable. Son corps est demeuré intact jusqu’à nos jours. Il repose maintenant dans une châsse en verre au monastère de Florence.

La fonction de Thérèse Marguerite Redi dans l’histoire de la spiritualité ne consiste pas à être « un maître » mais « un témoin ». Elle a témoigné par sa vie au Carmel, que lorsque cette vie est vécue sans compromis, dans son expression ascétique et contemplative la plus pure, cette vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu. Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.

Sainte Douceline

Mystique dévouée aux soins des malades (✝ 1274)

Née à Digne (Alpes de Haute Provence) vers 1214.
Décédée à Marseille le 1er septembre 1274.
Sœur du bienheureux Hugues de Barjols (ou de Digne), franciscain mort en 1256, elle fonde à Hyères un établissement de béguines, désigné sous le nom de Dames de Roubaud, qui essaimèrent ensuite à Marseille et à Aix. Une 'Vie de Sainte Douceline' est publiée en provençal en 1297, par une de ses disciples, Philippine de Porcellet. Ses restes sont conservés dans l'église des Franciscains (frères mineurs) à Marseille depuis 1275, à coté de son frère Hugues.
"A Marseille, une béguine composait le texte d'une biographie, celle de la fondatrice de son 'béguinage'. Intitulé 'Vie de la Bienheureuse Mère', cet ouvrage écrit en langue provençale, telle qu'elle était parlée à Marseille au XIIIe siècle, a été salué par les plus grands, entre autres Ernest Renan, comme un pur chef d'
œuvre. Chef d'œuvre qui brosse le portrait de sainte Douceline. Cette dernière, sœur du célèbre franciscain, Hugues, vénéré par le roi Saint Louis, à la suggestion de son frère, inaugura en 1250 un type de vie pour femmes désireuses de se consacrer au Seigneur, totalement inédit.
On relèvera chez elle une permanente défiance à l'égard de tout élément institutionnel. "Restez unies, disait-elle à ses filles, dans l'amour du Seigneur, car vous êtes ici rassemblées dans l'amour du Christ et le Christ vous a liées en sa Charité. Tous les autres saints ordres ont un lien très fort, leur Règle; mais vous autres, le seul lien qui vous lie c'est la Charité. Cette pauvre cordelette vous tient unies dans le Christ." (source: Histoire du diocèse de Marseille )
Par testament, 
Saint Louis d'Anjou, décédé à Brignoles en 1297, a demandé a être enseveli auprès de ses maîtres spirituels: Hugues et Douceline.
Le tombeau de Sainte Douceline a été le siège de nombreux miracles. Il existe une église 'Sainte Douceline' à 
Hyères.
Figures de la chrétienté Hyéroise - Sainte Douceline et son frère Hugues' diocèse de Fréjus-Toulon.
photo et histoire de sainte Douceline diocèse de Fréjus-Toulon

 

Saint Josué

Ancien Testament (XIIIe siècle av. J.-C.)

1250 à 1200 av JC.
Serviteur de Moïse, chef des Israélites dans la conquête de la Terre Promise.
Choisi par Moïse pour lui succéder, il préfigure le Christ. C'est lui qui fit entrer le peuple hébreu sur la Terre Promise. Il s'occupa également de répartir les douze tribus au travers du Pays que Dieu leur avait donné.
Le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, je vais commencer à te rendre grand devant tout Israël, pour qu'il sache que je suis avec toi comme j'ai été avec Moïse.
Livre de Josué, chapitre 3, verset 7, Bible de la liturgie
Commémoraison de saint Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, vers 1220 avant le Christ. Quand Moïse lui eut imposé les mains, il fut rempli de l'esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, il fit passer le peuple d'Israël à travers le lit du Jourdain et l'introduisit, d'une manière merveilleuse, dans la terre de la promesse.

Martyrologe romain

 

 Fêtes des Saints du 1er Septembre
Saint Ambrosinien
évêque d'Arménie (date ?)
Saint Amédée
Evêque de Lausanne (✝ 1158)
Saint Baraq
Antien Testament : Chef de tribu, fils d'Avinoam
Bienheureux Christin, Alphonse, Pierre, Marie-Carmen...
Seize martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Constance
évêque d'Aquin (✝ v. 570)
Saint Divitien
3éme évêque de Soissons (IIIe siècle)
Sainte Douceline
Mystique dévouée aux soins des malades (✝ 1274)
Bienheureuse Jeanne Soderini
religieuse (✝ 1367)
Saint Josué
Ancien Testament (XIIIe siècle av. J.-C.)
Bienheureuse Julienne de Collalto
abbesse à Venise (✝ 1262)
Vénérable Louis Querbes
fondateur de la Congrégation des clercs de Saint-Viateur (✝ 1859)
Saint Loup
Evêque de Sens (✝ 623)
Vénérable Madre dos Anjos Amorim
religieuse brésilienne (✝ 1988)
Vénérable Maria Giuseppa Scandola
missionnaire italienne (✝ 1903)
Vénérable Marie-Josephte Fitzbach
fondatrice des Servantes du Coeur immaculé de Marie (✝ 1885)
Saint Nivard
évêque de Reims (✝ 675)
Saint Prisque
martyr (IVe siècle)
Saint Rieul
(✝ 546)
Saints Sinice et Sixte
évêques de Reims (IIIe siècle)
Saint Térentien
évêque (IVe siècle)
Sainte Thérèse-Marguerite Redi
Religieuse carmélite (✝ 1770)
Sainte Vérène
vierge (IVe siècle)
Saint Victeur
évêque du Mans (✝ v. 490)
Saint Vincent de Sentes
évêque et martyr (IVe siècle)

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Bonne Fête aux : Sylvain Les Saintes âmes du jour 4 mai

SAINT DU JOUR
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Date 04 mai

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint Siège

SAINTE ANTONINE, MARTYRE À NICOMÉDIE

Probablement originaire de Nicée, en Bithynie, l’actuelle Turquie, S.Antonine subit le martyre pendant les persécutions de Dioclétien. Après avoir été emprisonnée pendant deux ans, elle subit les tortures les plus cruelles avant d’être brûlée vive justement dans sa ville natale.  

Sainte Antonine, martyreà Céa, en Bithynie, dans la Turquie actuelle, sur la côte sud de la Mer Noire.
Brûlée vive à Nicomédie pour sa persévérance à confesser la divinité du Christ.
Elle refusa d'offrir l'encens aux dieux. Elle endura les coups de verges, suspendue au chevalet. Mise à nu par ses bourreaux pour être exposée sur un gril, elle ne connut aucune brûlure. Elle fut ensuite enfermée dans un sac et immergée dans un marais des environs de Nicée.
(au 4 mai au martyrologe romain - au 1er mars pour les Églises d'Orient)
À Nicée en Bithynie, peut-être en 303, sainte Antonine, martyre. Cruellement torturée et tourmentée par divers supplices, elle fut suspendue trois jours durant, enfermée deux ans dans un cachot et enfin jetée aux flammes, par ordre du préfet Priscillien, en persévérant à confesser le Seigneur.

Martyrologe romain

Bonne Fête aux : Sylvain

Saint Sylvain de Gaza

Evêque de Gaza, martyr et ses 39 compagnons (✝ 311)

Saint Sylvain évêque de GazaCondamné aux mines avec 40 autres chrétiens.
Comme tous les condamnés aux mines, il eut un œil arraché et un pied brûlé avec un fer rougi. Quand ils furent jugés "inutiles", en raison de leur état physique, on s'en "débarrassa" comme on le faisait pour tous les condamnés aux mines; ils furent décapités. Il vivait à Gaza sous le règne de Dioclétien. C'était un homme doux et pacifique qui servit l'Église comme prêtre durant de longues années.
Illustration: Icône - Saint Sylvain évêque de Gaza en Palestine - Alain - site internet: iconesalain.free.fr.
Aux mines de Phéno en Palestine, vers 304, la passion des saints martyrs Silvain, évêque de Gaza, et trente-neuf compagnons. Condamnés aux mines dans la même persécution, et sur l'ordre du César Maximin Daïa, ils furent décapités tous ensemble.

Martyrologe romain

 

Autres Fêtes du Jour
Saint Albian  (✝ 304)
Saint Antoine du Rocher  Fondateur du monastère de Saint Julien (VIe siècle)
Sainte Antonine  martyre à Nicomédie (✝ v. 304)
Saint Enéour  moine (IVe siècle)
Saint Ethelred  (✝ 716)
Saint Florian  Martyr à Lorsch (✝ 304)
Saint Gautier  abbé de saint Martin de Pontoise (✝ 1099)
Saint Gény  martyr - diocèse d'Auch (IVe siècle)
Saint Girons  moine martyr (Ve siècle)
Saint Grégoire l'Illuminateur  Apôtre de l'Arménie (✝ v. 325)
Sainte Hélène  (date ?)
Saint Jacques  Diacre et martyr à Bergame (✝ 380)
Bienheureux Jean-Martin Moyë  prêtre des Missions étrangères de Paris (✝ 1793)
Saint John Houghton  Martyr en Angleterre (✝ 1535)
Saint Ladislas  prêtre franciscain en Pologne (✝ 1505)
Saint Macaire  évêque (Ve siècle)
Saint Malou  (VIe siècle)
Saint Marcoul  Abbé près de Coutances (✝ 558)
Bse Marie Léonie Paradis  fondatrice de la Congrégation de la Sainte Famille à Sherbrooke (✝ 1912)
Bienheureux Michał Giedroyć  chanoine de Saint-Augustin (✝ 1485)
Saint Nicéphore  (✝ 813)
Sainte Pélagie  martyre à Tarse (IIIe siècle)
Saint Pérégrin Laziosi  religieux (✝ 1345)
Bienheureux Salvador Victor Emilio Moscoso Cárdenas  jésuite, martyr en Équateur (✝ 1897)

Bx Thomas d’Olera
Religieux profès o.f.m. cap.

Selon la Lettre apostolique (reportée à la fin de cette composition hagiographique) du pape François, la fête liturgique a été fixée au 04 mai.

T

homas d'Olera (dans le siècle Tommaso Acerbis) naît en 1563 à Olera, petit village de la commune d'Alzano Lombardo (Bergame, Italie), au sein d'une ancienne famille noble.

« L'amour de Dieu, comme il l'écrivait, demeure dans les cœurs humbles ». La vie de Thomas d'Olera se reflète profondément dans ces paroles.

Encore adolescent, il partage avec ses parents les difficultés quotidiennes et le travail, d'abord en tant que berger, puis comme agriculteur.

En 1580 la vocation l'amène, à l'âge de 17 ans, à rejoindre l'Ordre des Frères capucins du couvent de Vérone. Après sa formation, il devint un infatigable prédicateur de l'Évangile et, surtout, un humble frère quêteur. Chaque jour il demande à tous, sans distinction, des offrandes et du pain pour les religieux et pour les pauvres. Il assure à chacun consolation et prières.

Le frère Tommaso resta dans la ville de Vérone jusqu'en 1605. Puis il fut transféré à Vicence où ses prédications donnèrent naissance à des vocations féminines. Il récolta également des fonds pour faire construire le monastère Saint Joseph.

En 1612 il fut envoyé à Rovereto, dans la région du Trentin-Haut-Adige où il fit construire le monastère Saint-Charles pour y abriter des Clarisses.

C'est à Padoue qu'il continue sa mission, à partir de 1618 en tant que gardien du couvent.

Au couvent de Conegliano, il exerça les fonctions de frère mendiant. Thomas ne néglige personne et parle de Dieu aux grands de ce monde, y compris rois et empereurs, et aux personnes d'humble condition.

Sa réputation de grand prédicateur lui vaut l'invitation de Léopold V, archiduc du Tyrol, pour être son guide spirituel. Il devint ensuite conseiller de nombreuses personnalités politiques et ecclésiastiques. Même s’il fréquentait de grands personnages, le Frère Tommaso resta humble et obéissant envers ses supérieurs. Il avait aussi un mode de vie très austère, rythmé par la prière et la pénitence. 

En plus de ses nombreuses activités, il fit construire un sanctuaire marial à Volders (dans le Tyrol, Autriche) qui sera inauguré, après sa mort, en 1654.

Le frère Tommaso est mort en odeur de sainteté, dans son humble cellule, le 3 mai 1631 à Innsbruck.

Le procès en béatification a été ouvert en 1963 ; il a été déclaré vénérable le 23 octobre 1987 par saint Jean-Paul II.

Tommaso (Acerbis) d’Olera a été béatifié le 21 septembre 2013, l'année du 450e anniversaire de sa naissance, dans la cathédrale Saint Alexandre de Bergame, par le délégué pontifical card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui lut la Lettre Apostolique du Pape François :
 « En accueillant le désir de notre frère François Beschi, évêque de Bergame, d'autres frères dans l'épiscopat et de nombreux fidèles, après avoir eu l'avis favorable de la Congrégation pour les Causes des Saints, avec notre autorité apostolique nous concédons que le vénérable Serviteur de Dieu Thomas d'Olera (dans le siècle Thomas Acerbis), religieux profès de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins, qui par la contemplation du Christ crucifié, est devenu un témoin et un catéchiste plein de zèle de la très haute charité divine de la Sagesse, soit désormais appelé bienheureux et que nous puissions célébrer sa fête dans les lieux et selon les modalités prévues par le Droit, chaque année, le 4 mai». 

Bx Jean-Martin Moyë

Prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris

Fondateur des « Sœurs de la Divine Providence »

 

J

ean-Martin Moyë naît le 27 janvier 1730 dans le petit village lorrain de Cutting, à 25 km de Sarrebourg.

 

Vicaire à Metz, cet apôtre au cœur de feu se laisse émouvoir par toutes sortes de situations difficiles qu’il rencontre. Un exemple : en ce temps là, beaucoup de nouveaux nés mouraient. Jean-Martin travaille et lutte pour que ces enfants reçoivent le baptême.

 

Mais son désir de faire connaître et aimer Dieu n’a pas de frontières. En 1771, il part en Chine, pays interdit aux missionnaires. Il y entre clandestinement, il rencontre persécutions, privations, emprisonnements… Son zèle ne diminue pas, surtout pour les enfants. Il fonde de petites écoles et appelle des jeunes femmes à enseigner.

 

Épuisé et malade, il revient en France en 1784. Il consolide son œuvre jusqu’à la révolution française. En 1791 il doit s’exiler à Trèves en Allemagne où il s’occupe encore des soldats blessés. À leur contact il tombe malade du typhus et meurt le 4 mai 1793.

Bse Emilia Bicchieri
Moniale o.p. († 1314)

Commémoration :
Martyrologium Romanum le 03 mai (dies natalis).
Ordo Fratrum Praedicatorum le 04 mai.

E

milia Bicchieri nait à Verceil (Piémont, Italie),en  1238, quatrième de sept enfants de Pietro Bicchieri. Ses six sœurs firent des mariages avantageux. Quand sa mère meurt, Emilia prend Marie comme mère. Elle parle peu, jeûne, fait la charité.

À 14 ans elle vit chez elle comme une religieuse, car son père hésite à la laisser entrer dans un monastère à cause de son jeune âge. Voyant sa détermination, il se décide à lui bâtir un monastère, Sainte-Marguerite, où elle entre avec plusieurs compagnes.

Au bout d’un an de noviciat, elle prend l’habit du Tiers-Ordre dominicain et fait profession à 19 ans. Son père meurt. Elle devient prieure, avec tendresse, affection, elle est la plus humble de toutes, elle trouve son plaisir à faire les travaux les plus ordinaires. Elle vénérait particulièrement la passion du Christ, de qui elle reçut des grâces insignes. Douce pour les autres, sévère pour elle-même, elle faisait des miracles.
À 76 ans, elle tombe malade et meurt à Verceil le 03 mai 1314.

Son culte a été reconnu par le Pape Clément XIV (Gian Vincenzo Antonio Ganganelli, 1769-1774) le 19 juillet 1769.

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Bonne fête aux Saintes âmes du jour

SAINT DU JOUR
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Date 11 mars

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint Siège

 

Liste des Fêtes des Saintes âmes du Jour
Sainte Alberte  Martyre sous Dioclétien (✝ v. 286)
Sainte Amunia  Recluse à Logrono en Espagne (✝ 1069)
Sainte Aurée  Ermite (✝ v. 1069)
Saint Benoît Crespi  Evêque de Milan (✝ 725)
Vénérable Claudia Russo  religieuse italienne (✝ 1964)
Vénérable Concetta Bertoli  Laïque italienne tertiaire franciscaine (✝ 1956)
Saint Constantin  roi et martyr en Ecosse (✝ v. 576)
Saint Dominique Cam  prêtre et martyr au Tonkin (✝ 1859)
Saint Euloge de Cordoue  Martyr à Cordoue (✝ 859)
Sainte Eunice  mère de Timothée
Saint Euthyme  Evêque et martyr (✝ 1428)
Saint Firmin  Abbé bénédictin (✝ v. 1020)
Saint Georges du Sinaï  Au monastère Sainte Catherine du Sinaï (VIe siècle)
Vénérable Heinrich Hahn  laïc allemand (✝ 1882)
Bienheureux Jean Kearney  franciscain martyr en Irlande (✝ 1653)
Bienheureux Jean Righi  Franciscain et ermite à Massaccio (✝ 1539)
Saints Marc Chong Ui Boe et Alexis U Se-yong  martyrs en Corée (✝ 1866)
Bienheureux Martyrs espagnols  (✝ v. 1936)
Saint Oengus moine irlandais (✝ v. 824)
Saint Pionius  Martyr à Smyrne (✝ 250)
Saint Sophrone de Jérusalem  Patriarche (✝ 639)
Sainte Théodora  Princesse d'Epire et de Macédoine (XIIIe siècle)
Bienheureux Thomas Atkinson  prêtre et martyr, à York en Angleterre (✝ 1616)
Saint Tiburce  Saints Trophime et Thale  Martyrs à Laodicée en Syrie (✝ 308)
Saint Vigile  Evêque d'Auxerre et confesseur (✝ 689)
Saint Vindicien  Evêque d'Arras et confesseur (✝ 712)

SAINT SOPHRONE, ÉVÊQUE DE JÉRUSALEM

 
Saint Sophrone (+639)

Patriarche de Jérusalem. Moine originaire de Damas, il visita inlassablement les monastères de Palestine et d’Egypte pour aviver leur ferveur. Atteint d’une maladie des yeux, il fut guéri par l’intercession des saints martyrs Cyr et Jean en leur sanctuaire de Menouthis. Par gratitude, il mena une enquête minutieuse auprès des miraculés du sanctuaire et c’est le compte-rendu de cette enquête qui deviendra le recueil des « Miracles de Cyr et Jean ». Il est aussi le père spirituel de saint Maxime le Confesseur qu’il met en garde contre les dangers d’une nouvelle hérésie, le monothélisme, une seule volonté dans le Christ. En 634, il est élu patriarche de Jérusalem. Il aura la douleur, quelques mois avant sa mort, d’accueillir le calife Omar, lors de la prise de la ville par les Arabes en 638. Il nous a laissé une oeuvre dogmatique, hagiographique et liturgique importante. On lui doit en particulier la première version des « impropères » chantées le Vendredi Saint.

O mon peuple, que t’ai-je fait ou en quoi t’ai-je contristé ? J’ai rendu la lumière aux aveugles, j’ai purifié les lépreux, j’ai relevé l’homme qui était sur sa couche. O mon peuple, en quoi t’ai-je attristé et que m’as-tu accordé en retour ? Pour la manne, tu m’as donné du fiel, pour l’eau, du vinaigre. Pour mon amour, tu m’as cloué à la croix.
(Saint Sophrone – Tropaire des heures du Vendredi Saint)

SAINT EULOGE DE CORDOUE, PRÊTRE ET MARTYR

Saint Euloge de Cordoue

Martyr à Cordoue (✝ 859)

et sainte Léocricia, martyrs.
Très cultivé, saint Euloge, archevêque de Cordoue, composa une "Exhortation au martyre" pour encourager les chrétiens à affronter l'Islam. L'émir leur laissait la liberté d'exercer leur culte, mais les soumettait à de très lourds impôts. Las d'être traités en parias, beaucoup étaient tentés de se convertir à l'Islam. Il fut arrêté parce qu'il avait recueilli Léocricia, une jeune musulmane, devenue chrétienne, et que ses parents maltraitaient pour cette raison. Il fut fouetté puis décapité. Léocricia montra autant d'intrépidité.
À Cordoue en Andalousie, l'an 859, saint Euloge, prêtre et martyr. Suivant les traces des saints martyrs de cette ville, dont il composa le mémorial, il fut décapité à cause de son éclatante confession du Christ.

Martyrologe romain

Sainte Rosine

martyre des premiers siècles

 

Santa Rosina di Wenglingen, santi beati testimoniVénérée dans l'église de Wengligen, dans le diocèse d'Augsbourg.
Martyre, ermite des premiers siècles dont le culte est célébré en Souabe depuis le XIVe siècle...
Elle est la patronne de la ville de Wengligen, prés d'Apfeltrang, Ruderatshofen en Allemagne.
Depuis 1679, une chapelle lui est dédiée où elle est dépeinte comme une vierge martyre avec le lys, la palme et l'épée et sur le retable avec des roses.

(d'après Heilige Rosina - Diocèse de Munster)
- Illustration:  Santa Rosina di Wenglingen (site en italien)

Vénérable Claudia Russo

religieuse italienne (✝ 1964)

 

Claudia Russo, religieuse italienne (1889 - 1964), promulgation du décret du 20 décembre 2012 (en italien).
Née le 18 novembre 1889, morte le 11 mars 1964 à Barra (quartier à la périphérie de Naples) en Italie, fondatrice des 'Pauvres Filles de la Visitation de Marie'.
Déjà dès sa jeunesse, sensible aux problèmes sociaux, elle prenait soin des plus pauvres de son quartier, avec des gestes concrets, chaque fois teintés de délicatesse; elle impliquait aussi plusieurs compagnons.
Claudia RussoUn soir, il se produit un incident qui a marqué un tournant dans l'histoire de Claudia et de ses compagnons. Un jeune, comme il en avait l'habitude, est allé à la maison d'une personne âgée lui offrir un petit cadeau: une pomme. En entrant, il la trouva endormie et, sans la réveiller, mit la pomme entre ses mains. En sortant, il sourit à l'idée que le vieux, en se réveillant, penserait qu'un ange était passé lui rendre visite. Dans la matinée, avant d'aller travailler, le jeune homme est retourné à la maison et ... amère surprise: la personne âgée était morte en tenant toujours serré dans ses mains le 'petit-grand' cadeau.
Une question a choqué tout le monde: peut-on mourir seul dans notre société? Est-il possible que, dans ce moment délicat, il n'y ait personne pour serrer la main du malade et rendre la mort moins difficile? En bref, la décision a été prise de construire une maison pour accueillir tous ceux qui étaient solitaires, malades, abandonnés. C'est de cette façon, presque à son insu, que Claudia est devenue la fondatrice de l'Institut des 'Pauvres Filles de la Visitation de Marie'.
En italien:
- Istituto Povere Figlie della Visitazione di Maria
- journal du diocèse de Naples, janvier 2013 page 5, document en pdf

Bienheureux Jean Kearney

franciscain martyr en Irlande (✝ 1653)

ou Seán Ó Cearnaigh.
Né en 1619 dans le comté de Tipperary en Irlande, il entre au noviciat de Kilkenny puis part à Leuven en Belgique au séminaire, il est ordonné en 1642 à Bruxelles. A son retour vers son pays, il est arrêté et torturé à Londres, mais il réussit à s'échapper vers la France pour regagner Wexford à partir de Calais. Il enseigne la philosophie et est maître des novices à Waterford puis portier à Carric-on-Suir, vivant sa vocation pendant neuf années comme un homme recherché. Il est arrêté à Tiperrary en 1653 et pendu à Clonmell le 11 mars.
Béatifié le 27 septembre 1992 par Jean-Paul II
À Clonmell en Irlande, l'an 1653, le bienheureux Jean Kearney, prêtre de l'Ordre des Mineurs et martyr. Condamné à mort parce qu'il était passé par l'Angleterre, étant prêtre, il échappa par la fuite à la sentence, mais ensuite, sous le protectorat d'Olivier Cromwell, convaincu à nouveau d'avoir exercé son sacerdoce dans sa patrie, il fut soumis au supplice du gibet.

Martyrologe romain

 

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Bonne fête aux Saintes âu 17 février

SAINT DU JOUR
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Date 17 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINT ALEXIS FALCONIERI ET LES SEPT FONDATEURS DES SERVITES

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Appelés aussi les sept frères, fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie(OSM). Tous de riches marchands florentins du XIII siècle; ils renoncèrent au monde pour une vie austère de contemplation et de prière. Leur mémoire collective se célèbre le 17 février. 

 

 

Retrait de la ville

 XIIIème siècle, Florence. Sept marchands, membres d’une compagnie laïque de fidèles dévots de la bienheureuse Vierge, la Compagnie des Servites ou Serviteurs de Sainte Marie ou Chantres, décident de se retirer dans la pénitence, la contemplation et dans le service à Marie. Un choix certainement influencé aussi par deux grands ordres mendiants du temps, Franciscains et Dominicains, ainsi que par l’expérience des moines Camaldunes, Vallombrosiens et Clunisiens, déjà présents en ces terres, et de groupes pénitentiels comme ceux de S.Augustins et du Mont Carmel, ou des frères et sœurs laïques de la Pénitence. C’étaient  Bonfils, guide du groupe laïque et prieur de la future communauté, Bonagiunta, futur prieur entre 1256 et 1257, Manetti, artisan des premières fondations en France, Amidei, âme du groupe, Sostegni et Uguccioni, amis entre eux, et enfin Alexis. Autour de 1233 les sept abandonnent  donc leurs activités commerciales, laissent leurs propres maisons distribuent leurs biens aux pauvres, alors que Florence est toujours troublée par les guerres fratricides.

Tuniques et manteaux gris

C’est le 8 septembre 1233 que les sept commencent la vie communautaire à Villa Camarzia, à la périphérie de la ville: Jacopo de Poggibonsi, chapelain des Chantres et leur directeur spirituel impose à chacun l’habit des «Frères de la Pénitence», un manteau et une tunique de laine grise. La journée de la petite communauté se déroule entre prière, travail et quête à travers les rues de la ville.Leur vie est retirée, austère et solitaire, mais de nombreuses personnes perturbées et angoissées s’adressent à eux et reçoivent consolation et conseil; surtout ils sont plus frappés par le fait , de riches commerçants qu’ils étaient, les sept sont réduits volontairement à la pauvreté . Ceci encourage la diffusion de la renommée de leur sainteté et de nombreuses personnes commencent à demander à faire partie de leur famille.

Naissance de l’Ordre

Justement les nombreuses et insistantes demandes les poussent à commencer un Ordre expressement dévoué à la Vierge, dont ils se disent Serviteurs, l’Ordre des Servites de Marie .L’évêque Ardingo Foraboschi leur donne en 1234 un terrain sur le sommet du Mont Senario, à environ 18 km de Florence. Les cellules sont au début de simples huttes séparées l’une de l’autre; sur les ruines d’un ancien château va s’ériger rapidement une petite église intitulée à Notre Dame et en 1239, après la visite du Légat pontifical, le cardinal Goffredo Castiglioni, futur pape Célestin IV, leur donne la Règle de Saint Augustin.

 Souvent, après de longues sorties pour la quête, ils s’arrêtent à Florence auprès de l’Oratoire de Sainte Marie de Caffaggio dont ils développent vite l’annexe en hospice où ils commencent à accueillir d’abord ceux qui demandent à faire partie de la communauté.

Tant de vocations

Très vite les sept reçoivent la permission d’ouvrir  d’autres couvents, aussi en dehors de la Toscane, parce que les vocations affluent nombreuses. L’Ordre risque cependant la suppression lorsque le Concile de Lyon, en 1247 décrète la suppression des Ordres Mendiants. Mais Philippe Benizi, accueilli à l’âge de 21 ans dans l’ordre et futur Prieur Général, obtient à nouveau la reconnaissance pontificale; L’approbation définitive arrive en 1304 grâce à l’œuvre de Benoît XI.

 Seulement Alexis Falconieri, dernier survivant des sept peut se réjouir .Il mourra le 17 février 1310, à presque 110 ans d’âge. Sa nièce Julienne Falconieri, elle aussi sainte, sera la fondatrice des Sœurs Mantellates.

En 1888 Léon XIII canonise ensemble les sept pères. A Monte Senario un seul sépulcre recueille leurs dépouilles. Parmi les Servites des dernières années, nous rappelons père David Maria Turoldo, connu comme prédicateur et poète.

Bienheureux Antoine Leszczewicz prêtre et martyr (✝ 1943)
Saint Auxibe  Evêque et confesseur (✝ 112)
Saint Bonose  Evêque de Trèves et confesseur (✝ 381)
Bienheureux Constable  Confesseur et abbé (✝ 1124)
Bienheureuse Edvige Carboni Laïque mystique italienne (✝ 1952)
Bienheureuse Elisabetta Sanna veuve italienne du tiers ordre des Minimes (✝ 1857)
Bienheureux Evermode de Ratzebourg Evêque de Ratzburg, disciple de saint Norbert (✝ 1178)
Bienheureux Federico da Berga et ses compagnons capucin espagnol martyr de la guerre civile et 25 compagnons (✝ 1936)
Saint Finan évêque (✝ 661)
Saint Fintan Patriarche des moines irlandais (✝ 603)
Saint Flavien de Constantinople Patriarche, malmené lors du brigandage d'Ephèse (✝ 449)
Saint Fulrade Confesseur (VIIIe siècle)
Saint Guirec abbé (VIIe siècle)
Saint Hermogène de Moscou  Evêque et confesseur (✝ 1611)
Saint Kirec  Confesseur (✝ 585)
Saint Loman évêque irlandais (✝ v. 450)
Bienheureux Luca Belludi Frère mineur (✝ v. 1288)
Saint Marcien  Confesseur (✝ 457)
Sainte Marianne  Vierge (Ier siècle.)
Saint Mesrop  docteur des arméniens (✝ 441)
Saint Michel d'Andrinople  Martyr (✝ 1490)
Vénérable Pablo Maria Guzman Figueroa  fondateur des Missionnaires eucharistiques de la Très Sainte Trinité (✝ 1967)
Saint Pierre Ryou  Martyr en Corée (✝ 1866)
Saint Polychrone  Evêque et martyr en Chaldée, à Babylone (✝ 251)
Saint Sylvin  Confesseur et évêque (✝ 717)
Saint Théodore de Byzance  Martyr (✝ 1795)
Saint Théodore le Conscrit  Martyr (✝ 303)
Saint Théodule  Martyr à Césarée de Palestine (✝ 309)

Bx Antoni Leszczewicz
Prêtre et martyr († 1943)

A

 ntoine Leszczewicz naît le 30 septembre 1890 à Abramowszczyzna, alors dans l'Empire russe, de parents polonais, Jan et Karolina Leszczewicz Sadowska.

À Saint-Pétersbourg : en 1902 il commence ses études secondaires au lycée catholique de la paroisse Sainte-Catherine ; en 1907 il entre au séminaire catholique, et ensuite à l'académie impériale de théologie ; le 13 avril 1914 il est ordonné prêtre.

Il est nommé vicaire à Irkoutsk à la paroisse de l'Assomption, puis à Tchita, et suit ses fidèles, qui fuient les conséquences de la Révolution d'octobre, vers l'Extrême-Orient.

Il s'installe donc à Harbin en Mandchourie (Chine), où sont réfugiés des milliers d'émigrés de l'ancien Empire russe dont un certain nombre de catholiques. La congrégation des marianistes polonais, où il entrera plus tard, est dirigée à Harbin depuis 1928 par le P. Fabian Abrantovitch. Il est d'abord prêtre à l'église Saint-Stanislas et enseigne, dans les écoles polonaises, le latin, le russe et le catéchisme. Il ouvre une crèche, une école pour enfants de familles catholiques pauvres, et construit une petite église : l'église paroissiale Saint-Josaphat, dont il devient le curé en 1924.

Le P. Leszczewicz demande à partir pour la Pologne en 1937 et passe par le Japon, où il entend parler du P. Maximilien Kolbe, et prend le bateau pour l'Europe qu'il n'a pas vue depuis de nombreuses années. Il se rend à Rome auprès des marianistes polonais qui l'envoient faire son noviciat en Pologne en 1938. La congrégation des marianistes polonais correspond à ses attentes de congrégation missionnaire moderne. Il prononce ses vœux en juin 1939 et il est aussitôt envoyé à Drouïa à la frontière de la Pologne et de la Biélorussie bolchévique, où la congrégation a ouvert un lycée en 1923, dirigé depuis 1938 par le P. Kulesza. En septembre, les soviétiques envahissent la région. Le lycée des marianistes est fermé et ils sont expulsés de leur maison, mais, curieusement, les communistes n'arrêtent pas les prêtres et les religieuses qui peuvent en habit laïc poursuivre un apostolat discret en ville.

En juin 1941, il décide de passer de l'autre côté de la frontière au-delà de la Dvina occidentale, après que cette région a été occupée par la ‘Wehrmacht’, afin de rouvrir les paroisses qui avaient été fermées par les autorités bolchéviques depuis une vingtaine d'années. Il s'installe au village de Rossitsa avec des Sœurs de la congrégation des Servantes de Jésus dans l'Eucharistie et un jeune confrère, le P. Georges Kaszyra ; il commence un travail missionnaire et pastoral dans les environs.

Peu à peu, les autorités allemandes deviennent méfiantes, craignant le nationalisme biélorusse, favorable à l'URSS.

Une opération de ratissage, l'opération ‘Winterzauber’ contre les partisans soviétiques, est prévue en février 1943, mais, prévenu, le P. Leszczewski décide de rester au village.

Le 17 février 1943 des miliciens ukrainiens et lettons, poussés à la vengeance contre les partisans soviétiques et encadrés par des soldats SS allemands, enferment un millier d'otages, dans l'église de la Sainte-Trinité du village.

Le P. Leszczewski se joint à eux pour les confesser et leur donner les derniers sacrements pendant plusieurs heures, tandis que les Sœurs et des femmes du village apportent quelques nourritures et parviennent à faire sortir certains pères de famille et des adolescents. Il ne veut pas les quitter malgré la proposition de l'officier allemand et partage leur sort jusqu'au bout. Des groupes de dix otages environ sont extraits de l'église, enfermés dans des granges environnantes, que les miliciens font sauter avec des grenades à intervalles réguliers ; d'autres sont fusillés.

Le P. Leszczewski brûle avec une douzaine de fidèles dans une écurie que les miliciens font sauter dans la nuit du 17 au 18 février. Le P. Kaszyra connaît le même sort quelques heures plus tard.

Antoni Leszczewicz a été béatifié le 13 juin 1999, avec 107 autres martyrs de la Seconde Guerre mondiale, sur la place Józef-Piłsudski (Varsovie), par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005), lors de son voyage apostolique en Pologne (5-17 juin 1999).

Bse Elisabetta Sanna
Laïque italienne, veuve
Mama Sanna

E

lisabetta Sanna naît le 23 avril 1788 à Codrongianos (Sardaigne, Italie), issue d'une famille d'agriculteurs. Dès l'âge de trois mois, elle devient paralysée des bras suite à la variole. Elle accepte son handicap et s'engage activement dans sa foi chrétienne, participant activement au catéchisme.

Elle deviendra par la suite membre du Tiers-ordre franciscain. Toute sa vie se basera sur une profonde spiritualité tirée de saint François d'Assise.
Attirée par la vie religieuse, on lui refuse à cause de son handicap. Elle se marie à l'âge de 20 ans avec Antonio Porcu. Ils vivent ensemble une vie conjugale rythmée par une pratique religieuse assidue. Leur union donnera le jour à sept enfants, dont deux mourront en bas âge.

En 1825, Antonio meurt prématurément. Elle supporte avec courage la responsabilité d'élever seule ses enfants. Devenue veuve, elle intensifie sa vie religieuse et se met à la disposition de nombreuses œuvres de charité.
En 1831, elle effectue un pèlerinage à Rome et deviendra l'une des premiers membres de l'Union de l'action catholique, fondée en 1835, par saint Vincent Pallotti. Elisabetta Sanna se met alors au service des malades et des plus nécessiteux.
Elle meurt malade le 17 février 1857.

1858 (puis 1994) : ouverture de la cause en béatification et canonisation.
27 janvier 2014 : le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013) lui attribue le titre de vénérable.
21 janvier 2016 : reconnaissance d'un miracle, par son intercession, et signature du décret de béatification par le Saint-Père.

Elisabetta Sanna a été béatifiée le 17 septembre 2016 en la basilique de la Sainte Trinité de Saccargia à Codrongianos, en Sardaigne (Italie).
La cérémonie de béatification a été présidée par le préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, Cardinal Angelo Amato s.d.b., qui représentait le Pape François

Saint Flavien de Constantinople

Patriarche, malmené lors du brigandage d'Ephèse (✝ 449)

Les Eglises d'Orient le fêtent quelques jours plus tôt.
Il fut victime de son zèle pour l'Orthodoxie en luttant contre l'hérésie monophysite d'Eutychès. Alors qu'il assistait au concile convoqué par l'empereur Théodose II, le 8 août 449, dans une église d'Ephèse, une foule de soldats, de matelots et de moines exaltés envahirent l'église et rouèrent de coups les Pères conciliaires hostiles à Eutychès. Ce furent ces gaillards qui, ce jour-là, décidèrent qu'il n'y avait qu'une seule nature en Jésus-Christ. Ils s'acharnèrent sur saint Flavien qui fut jeté en prison et mourut peu de jours après des coups reçus, parce qu'il restait attaché à la foi de l'Église. Le Pape saint Léon approuva la conduite de Flavien qui fut réhabilité par le concile œcuménique de Chalcédoine en 451 qui le proclama saint et martyr.
Lorsque l'empereur Théodose lui demanda une offrande en or, il lui envoya les vases sacrés de la Grande Eglise Saint Sophie avec ces paroles: "En fait d'or, nous avons ces vases sacrés qui sont la propriété de Dieu." Théodose retira son exigence. Quand Eutychès refusa les décisions du concile de 448 et écrivit au pape de Rome pour lui donner sa version, Flavien écrivit également au pape dont la réponse est restée célèbre sous le nom de 'tome à Flavien' et fut lue au concile de Chalcédoine en 451. Quelques années plus tard, Eutychès intrigua auprès de l'empereur et, lors d'un pseudo-concile, connu sous le nom de "brigandage d'Ephèse", il obtint que saint Flavien soit destitué, les légats du pape renvoyés. Comme saint Jean Chrysostome, saint Flavien mourut sur le chemin de l'exil en raison des mauvais traitements et des coups qu'il avait reçus.
Commémoraison de saint Flavien, évêque de Constantinople. Pour avoir défendu la foi catholique à Éphèse, il fut déposé, frappé à coups de poing et de pied par les partisans de l'impie Dioscore et mourut peu après, sur la route de l'exil, en 449.

Martyrologe romain

Saint Théodore de Byzance

Martyr (✝ 1795)

Il travaillait à Constantinople comme apprenti au service d'un peintre chrétien dans le palais du sultan Mahmoud. Les plaisirs charnels et le luxe l'entraînèrent à renier le Christ et à adhérer à l'Islam. Mais revenu à la foi de sa jeunesse, il fut réconcilié par l'onction du Saint Chrême, le saint Myron. Le jeudi de la première semaine de Carême, il confessa avec hardiesse sa conversion devant le juge. On le prit pour un fou, tant son exaltation était grande. Jeté en prison, chargé de fers, on laissa les geôliers le fouetter tout à loisir. Le lendemain, après une nouvelle comparution, il revint en prison où il reçut trois cents coups de verges sur les pieds, puis on laissa la porte ouverte pour que chacun puisse y entrer et venir le frapper. Quinze musulmans s'acharnèrent ainsi sur lui, le frappant sur la bouche, lui enserrant les tempes au point qu'il en avait les yeux révulsés. Après avoir confessé le Christ une troisième fois, il fut pendu en deux temps et c'est ainsi qu'il obtint la couronne du martyre.

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Les Saints de ce jour 15 février

SAINT DU JOUR
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Date 15 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint-Siège

SAINT ONÉSIME, PORTEUR D'UNE LETTRE DE SAINT PAUL

Esclave à Colosses, après avoir volé son patron Philémon, disciple de S.Paul, il fuit à Rome où il rencontre l’Apôtre des Gentils, prisonnier, qui le convertit et le renvoie à Philémon, en lui demandant de l’accueillir non plus comme esclave mais comme son frère. Onésime évangélise l’Asie Mineure.  

SAINTS FAUSTIN ET JOVITE, MARTYRS

Chevaliers, descendants d’une famille païenne de Brescia, ils se convertirent au christianisme grâce à l’évêque Apollonio, qui nomma Faustin presbytre et Giovita diacre. Décapités lors des persécutions d’Adrien entre 120 et 134, ils sont souvent représentés avec l’épée et la palme du martyre.  

Saint Faustin et saint Jovite

Martyrs
(† 122)

Saint Jovite
Statue de saint JoviteParoisse de Saint-Jovite, Québec

Saint Faustin et saint Jovite étaient frères et appartenaient à une famille distinguée de Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent remarquables par leur piété et par leur zèle, non moins que par leur amitié mutuelle: on ne vit jamais deux frères si unis de sentiments et d'inclinations.

Faustin était prêtre, et Jovite diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution contre les chrétiens. Ils furent les premiers dénoncés, à cause de leur ardeur à prêcher Jésus-Christ, et conduits près de l'empereur, dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice:

"Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux.

-- Nous n'adorerons que le Dieu vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde."

La statue que leur montrait l'empereur était fort brillante et environnée de rayons d'or. Jovite, la fixant, s'écria:

"Oui, nous adorons le Dieu qui règne dans le Ciel et le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent."

A sa parole, la statue perdit son éclat et devint noire, comme l'avait demandé le saint martyr. L'empereur commanda de la nettoyer; mais à peine les prêtres païens y eurent-ils touchée, qu'elle tomba en cendres. Irrité, il ordonna alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces.

Saint Faustin et saint Jovite
Saint Faustin et saint Jovite

A peine étaient-ils entrés dans l'amphithéâtre, que quatre lions, lâchés pour les dévorer, vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite les ours et les léopards s'approchèrent d'eux avec la douceur des agneaux. Jetés dans un sombre cachot, ils y furent laissés sans nourriture. Les anges descendirent du Ciel, éclairèrent leurs ténèbres et leur rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats.

On voulut faire brûler vifs les saints martyrs; les flammes les respectèrent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, employa contre eux tous les raffinements de la cruauté; mais ils demeurèrent fermes dans leur foi, et leur courage, joint à leurs miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.

On essaya de les faire périr en les jetant à la mer; les flots les portèrent doucement au rivage. Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux, et c'est dans l'attitude de la prière qu'ils eurent la tête tranchée.

La foi se ravive, à la lecture des Actes héroïques des martyrs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Saint Claude La Colombière

Prêtre s.j.

 

C

laude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

 

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

 

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d'observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

 

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

 

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de  prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage.

 

Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

 

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

 

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur.

 

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

  • Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
  • Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
  • Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
  • Lettres spirituelles, Lyon, 1715.

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

  • Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
  • Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
  • Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection 'Christus', Paris, 1962

 

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939)  et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Pour un approfondissement : 

Autres Fêtes du Jour
Bienheureux André Conti Frère convers chez les franciscains (✝ 1302)
Bienheureux Ange de Bourg condisciple de saint Nicolas de Tolentino (✝ 1306)
Vénérable Anne-Madeleine Rémuzat religieuse à Marseille (✝ 1730)
Bienheureux Conrad Moine à Clairvaux (✝ 1125)
Saint Craton et ses compagnons martyrs (✝ 273)
Saint Dalmate de Sibérie Ermite dans l'Oural (✝ 1697)
Saint Décorose  Évêque de Capoue (✝ v. 695)
Saint Druthmar Bénédictin de Lorsch en Allemagne (✝ 1064)
Vénérable Enzo Boschetti prêtre diocésain italien (✝ 1993)
Saint Euseus  ermite dans le Piémont (XIVe siècle)
Saint Faranan Ermite à Allernan, en Irlande (✝ 590)
Saint Faustin  et son compagnon Jovite, martyrs près de Brescia (✝ 122)
Bienheureux Frederick Bachstein et ses 13 compagnons martyrs tchèques (✝ 1611)
Sainte Georgette Pénitente à Tours (Ve siècle)
Saints Isice, Josippe, Zosime, Baral et Agapè martyrs à Antioche (IVe siècle)
Saint Major de Gaza Soldat romain (IIIe siècle)
Bienheureux Michał Sopoćko fondateur de la congrégation de Jésus Miséricordieux (✝ 1975)
Saint Onésime porteur d'une lettre de saint Paul (✝ 95)
Saint Quinide évêque de Vaison (✝ v. 579)
Saint Saturnin Martyr à Terni en Ombrie (IIIe siècle)
Saint Sévère Honoré au diocèse de Trèves (VIe siècle)
Saint Siegfrid Bénédictin originaire de la région d'York en Angleterre (✝ 1045)
Saint Théognios Evêque de Béthanie, moine en Palestine (✝ 523)
Saint Walfrid Ermite (VIIIe siècle)
Saint Winaman Martyr suédois (✝ 1040)

Sainte Georgette

Pénitente à Tours (Ve siècle)

Georgie ou Georgina.
Saint Grégoire de Tours parle d'elle et nous conte un joli miracle de colombes qui l'accompagnèrent à sa dernière demeure terrestre. Elle vécut à Clermont-Ferrand en Auvergne, mais préféra bientôt le silence et la retraite spirituelle dans la maison campagnarde qu'elle possédait. Loin des bruits de la ville et de l'agitation des habitants, elle put vivre en familiarité avec Dieu, priant et faisant pénitence.
En Auvergne, au Ve ou VIe siècle, sainte Géorgie, vierge.

Martyrologe romain

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Les Saints et Saintes du jour 14 fèvrier

SAINT DU JOUR
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Date 14 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINTS CYRILLE ET MÉTHODE, APÔTRES DES SLAVES, PATRONS DE L’EUROPE

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Depuis 1980 ils sont les co-patrons de l’Europe; à ces deux saints frères on doit la diffusion du message chrétien en particulier dans l’est européen, et c’est l’importance de cette mission qui conduisit Jean-Paul II à les proclamer co-patrons du continent. Voici brièvement leur histoire

Une vie constamment sur les routes, très fatigante, entre aventures et dangers de deux hommes unis par le lien du sang, de la foi chrétienne, du destin de devoir tracer un chemin nouveau là où la tradition avait déjà goudronné une route large et fréquentée.
Il y a ceci et davantage derrière l’auréole et la pause hiératique par lesquelles sont peut-être décrits les plus célèbres saints frères de la catholicité, Cyrille et Méthode.

L’administrateur et l’érudit

L’Etat civil les sépare seulement de deux ans. L’aîné est Méthode (qui en réalité s’appelait Michel) et naît en 825 à Thessalonique, où en 827 naît Cyrille (Constantin au civil). L’histoire les voit d’abord divisés. Le premier se distingue vite comme un administrateur et reçoit la charge d’archonte d’une province de l’Empire byzantin. Le second bénéficie d’une instruction raffinée à Constantinople – grammaire, rhétorique, astronomie et musique – qui devrait faire de lui un haut dignitaire impérial. Mais lorsque cela arrive Cyrille a une idée diverse et refuse.

Le nouvel alphabet de la Bible

Autour de ses 35 ans, l’empereur Michel III pense à Cyrille lorsque les Chazari de la Mer d’Azov demandent l’envoi d’un lettré qui sache discuter avec Juifs et Sarazins. C’est ici que les deux frères se réunissent, en initiant ensemble la première de nombreuses missions. Deux ans après, en 863, c’est le tour de la Grande Moldavie. Le but de la mission est celui de contraster l’influence allemande avec deux missionnaires qui connaissent le slavon. Mais Cyrille et Méthode vont au-delà. Probablement s’étant rendu compte de la difficulté de communiquer les Ecritures dans les langues officielles, le latin et le grec, les deux frères inventent un nouvel alphabet, le «glagolitique», universellement connu comme «cyrillique»: 40 caractères dérivés en grande partie du cursif grec médiéval.

L’Evangile de l’est

Leur œuvre est si extraordinaire, que le Pape les appelle à Rome, reçoit Cyrille et Méthode en allant en procession à leur rencontre .Les grandes fatigues auxquelles ils se soumettent, minent la santé du plus jeune. Le 14 février 869 Cyrille devenu moine, meurt à la suite d’une maladie. Méthode est consacré évêque et continue la mission de toujours, en venant à bout des hostilités et des incompréhensions, et en instruisant des disciples dans la traduction des textes sacrés. Il s’éteint en 885 et est enterré dans la cathédrale de Velehrad (aujourd’hui en République Tchèque). Le 31 décembre 1980, par la lettre apostolique Egregiae virtutis, Jean Paul II les proclame Patrons de l’Europe.
 

SAINT VALENTIN, MARTYR SUR LA VIA FLAMINIA

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Considéré comme le Saint patron des amoureux, saint Valentin fait partie des saints les plus populaires. Patron de Terni, sa fête tombe le 14 février.  

 

 

Qui est Valentin?

Dans le martyrologe romain, le 14 février nous ne trouvons pas un, mais deux Valentin. Du premier on dit: «le 14février, à Rome, sur la Via Flaminia, naissance de Saint-Valentin, prêtre et martyr, qui, après avoir opéré diverses guérisons, célèbre pour sa culture, fut tué et décapité sous Claude César ». Du second on affirme: « le 14 février, à Terni, grande fête de saint Valentin, qui après avoir été longtemps battus fut emprisonné et, dans l’impossibilité de vaincre sa résistance, à minuit, fut secrètement traîné hors de la prison, et décapité par le préfet de Rome, Placide ».

Le prêtre romain

L'histoire du prêtre romain se déroule autour de  270 alors que faisait rage la persécution de l'empereur Claudiuse le gothique, qui, intrigué par la renommée de la sainteté qui accompagnait Valentino, le fit conduire au palais et lui demanda d'être son ami et adorer les dieux; Mais Valentin avec courage et fermeté affirma que le culte des dieux était inutile et que seul le Christ avait apporté l’espérance d’un monde meilleur. L'empereur, frappé par l’ardeur du prisonnier, le confia à un noble romain nommé Asterio, lui recommandant de l’en dissuader avec des «discours onctueux». Asterio avait une fille aveugle depuis qu’elle avait deux ans: Valentin se recueillit dans la prière et la jeune fille retrouva la vue. Devant le miracle, Asterio se convertit au christianisme avec toute sa famille. Informé de la conversion, Claude condamna Valentin à la décapitation, qui eut lieu au deuxième Mile de la Via Flaminia, où il a été enterré et où une église lui est dédiée.

L'évêque de Terni

L'épisode de l'évêque de Terni se déroule près de 70 ans plus tard: Valentin est invité à Rome par le recteur et philosophe Craton, maître de langue grecque et latine; Il avait un fils, nommé Cheremone  souffrant d'une difformité physique qui le forçait à tenir la tête entre les genoux, et aucun médecin n'avait réussi à le guérir. Craton promit à Valentino la moitié de ses biens s'il guérissait son fils, mais Valentin, dans une très longue conversation nocturne lui  expliqua que ce ne serait pas ses richesses inutiles à guérir le garçon, mais la foi en l’unique vrai Dieu. Il se recueillit  ensuite en prière et le garçon regagna la santé. Face au miracle, Craton et toute sa famille se firent baptiser par l'évêque, ainsi que trois étudiants grecs, Procule, Efèbe et Apollon. Avec eux embrassa également la foi, Abbondio un autre étudiant fils du préfet de Rome, Furioso Placido, dont nous savons qu'il assuma cette charge dans les années 346-347: ce serait la date historique à attribuer au martyre de Valentin. Placido, blessé directement par la conversion de son fils, fit arrêter Valentin et le fit décapiter au deuxième Mile de la Via Flaminia, mais presque en cachette, pendant la nuit, pour éviter la réaction de la composante chrétienne maintenant nombreuse de la ville. Après un premier enterrement sommaire sur le site du martyre, Procule, Efèbe et Apollon portèrent le corps du martyr à Terni et l'enterrèrent juste à l'extérieur de la ville. Mais à Terni le consulaire Lucenzio, informé du fait, fit capturer les trois et, encore pendant la nuit, de peur que la population les libère, il les fit décapiter. La population entre-temps, sollicitée par Abbondio abonder, enterra aussi les nouveaux martyrs près de la tombe de Valentin.

Le Saint patron des amoureux

Trop de similitudes, en particulier lieu du supplice et sépulture font que l’on soupçonne que Valentin de Rome et Valentin de Terni se soit qu’un seul et même martyr.

On doit certainement aux Bénédictins, qui s’occupaient de la basilique de Terni au moyen âge, la propagation du culte de Saint-Valentin dans leurs monastères en France et en Angleterre, où démarra le culte de son patronage des fiancés, ainsi que l’atteste un ancien écrit de l'anglais Geoffrey Chaucer, qui raconte comment le jour de la Saint-Valentin les oiseaux commencèrent leurs danses d'amour. Au milieu du mois de février, en fait, la nature commence à se réveiller de la léthargie hivernale, Ainsi Saint-Valentin devint le saint qui annonçait l’imminence du printemps, et ce n'est pas un hasard qu'il soit parfois représenté avec le soleil dans la main.

Autres Fêtes du Jour
Saint Abraham (✝ 422)
Saint Antonin Abbé (✝ v. 830)
Saint Auxence Prêtre et abbé en Bithynie (✝ 470)
Saints Bassus, Antoine et Protolique Martyrs à Alexandrie (date ?)
Saint Damien (✝ 1568)
Saint Denys Martyr à Cyr (date ?)
Saint Derien  (VIIe siècle)
Saint Éleucade évêque de Ravenne (IIIe siècle)
Saint Isaac le Reclus Commerçant de la région de Pskov en Russie (✝ 1090)
Saint Jean-Baptiste de la Conception réformateur des Trinitaires (✝ 1613)
Saint Louans ermite près de Chinon (VIIe siècle)
Vénérable Luis Zambrano prêtre espagnol fondateur de l'institut séculier Hogar de Nazareth  (✝ 1983)
Saint Maron Moine au Liban, père de l'Église maronite (✝ 410)
Saint Nicolas de Corinthe martyr (✝ 1554)
Bienheureux Nicolas Pullia Frère prêcheur (✝ 1255)
Saint Nostrien évêque de Naples (✝ v. 450)
Saint Paulien Evêque du Puy (VIe siècle)
Saint Théodose (✝ v. 554)
Bienheureux Vincent de Sienne Frère Mineur (✝ 1442)
Bienheureux Vincent Vilar David martyr en Espagne (✝ 1937)
Saint Vital martyr (date ?)
Saint Zénon martyr à Rome (date ?)

Saint Auxence

Prêtre et abbé en Bithynie (✝ 470)

Les Églises d'Orient en font mémoire ce jour.
Né en Syrie de parents persans, il fut d'abord officier dans la garde impériale puis renonça à ses privilèges pour vivre dans le dénuement et la solitude à cause du Christ.
Un internaute nous communique les renseignements suivants:
"Auxence, né en Syrie, était originaire de la Perse. Il s'acquit dans ses jeunes années une grande réputation de piété, de science et d'érudition. Il suivit la carrière des armes et obtint un grade dans la compagnie des gardes. Quoique l'état militaire soit plein de pièges, il n'en continua pas moins de servir Dieu avec courage et fidélité, et s'acquit bientôt une grande réputation de sainteté. Alors il se retira sur une montagne, où, en imitant la vie de saint Jean-Baptiste, il espérait être inconnu du monde. Mais Dieu prit soin de faire éclater sa sainteté. La foule alors afflua à son ermitage, et les nombreux miracles qu'il opéra augmentaient encore sa réputation. C'est pour cela que l'empereur l'envoya chercher pour assister au Concile de Chalcédoine. Il arriva trop tard; mais on ne lui en fit pas moins approuver les décrets. Il demanda ensuite à se retirer sur la montagne de Siope, dont l'accès était fort difficile. Malgré cela, la foule ne diminua point près de lui. Il lui adressait de pressantes exhortations pour l'engager à servir Dieu. Il mourut après avoir fondé un monastère de religieuses, en 470.
Vie des saints - D'après le Père Giry, par Mgr Paul Guérin, Camérier de S. S. Pie IX (Troisième édition - 1860)"
Au mont Skopa en Bithynie, au Ve siècle, saint Auxence, prêtre et archimandrite, qui, placé sur un lieu élevé,comme sur une chaire, défendit la foi orthodoxe d'une voix puissante et par des miracles.

Martyrologe romain

Saint Maron

Moine au Liban, père de l'Église maronite (✝ 410)

Il vécut en anachorète dans le nord du Liban dans la région actuelle d'Homs. Il s'était construit une petite hutte à côté d'un temple païen abandonné, mais en fait il passait tout son temps en plein air, s'exposant volontairement à toutes les intempéries. Après sa mort, un monastère s'élèvera sur son tombeau et "Mar Maroun" deviendra un grand lieu de pèlerinage. Ce monastère sera la capitale religieuse des chrétiens de Syrie qui furent appelés "ceux de Maroun" ou maronites. Ils conservèrent ce nom quand, pour éviter d'être exterminés par les musulmans envahisseurs, ils se réfugièrent dans les montagnes du Liban. L'Église maronite compte actuellement près de deux millions de fidèles regroupés en un patriarcat rattaché à Rome de tout temps.
Saint Maroun est fêté le 9 février au Liban.
"A l'exemple de Saint Maron, et sous l'influence de sa vie édifiante, beaucoup de disciples vouèrent une bonne partie de leur existence à la prière, tandis que d'autres s'isolaient sur les cimes des montagnes, ou se cloîtraient dans les grottes pour communier avec le divin. La renommée et la sainteté de Maron étaient si grandes que Saint Jean Chrysostome lui dépêcha une lettre vers l'an 405 qui témoignait du respect qu'il vouait au Saint et demandait d'intercéder pour lui dans sa prière." (source: vie de Saint Maron - Opus Libani)
- vidéo: Les maronites célèbrent la fête de Saint Maroun (Christian Media Center - 2017)
Sur la montagne près d'Apamée en Syrie, vers 423, saint Maron, ermite, qui se donna de tout son cœur à une pénitence et une vie intérieure profonde. Sur sa tombe fut construit un monastère célèbre, d'où tire son origine la nation qui plus tard portera son nom.

Martyrologe romain

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Les Saints et Saintes du 11 février et la fête de N.D. de Lourdes

SAINT DU JOUR
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Date 11 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

NOTRE-DAME DE LOURDES

SAINT GRÉGOIRE II, PAPE

Pape de 715 à 731, Grégoire II est connu surtout pour l’évangélisation des peuples nordiques; il réussit à ramener les populations germaniques sous le pontificat de Rome au lieu de l’Empire d’Orient. Défenseur du culte des images sacrées, il œuvra beaucoup pour la défense des arts.  

SAINT PASCAL 1ER, PAPE

Abbé de la basilique Saint Etienne, Pascal I fut le premier pape à promouvoir les missions dans les pays Scandinaves, de 817 à 824. Auteur d’interventions innovantes d’ordre social, il transféra les restes de nombreux martyrs des catacombes dans les églises de Rome pour en faciliter la vénération.   

SAINTE SOTÈRE VIERGE ET MARTYRE À ROME SUR LA VIA APPIA

Sainte Sotère

Vierge et martyre à Rome (✝ 304)

Grand-tante de saint Ambroise.
Martyrisée sous Dioclétien. Un cimetière à Rome porte son nom.

Apparition de Notre-Dame de Lourdes

1858

Apparition de Notre-Dame de Lourdes
Apparition de Notre-Dame de LourdesO.D.M. pinxit

Proclamée Immaculée dans Sa Conception, le 8 décembre 1854, Marie ne devait pas tarder à montrer combien Elle agréait ce nouvel hommage de la sainte Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna Se montrer, à dix-huit reprises, à une petite fille de Lourdes, bourgade des Pyrénées.

L'enfant, ignorante et candide, s'appelait Bernadette. La Vierge paraissait dans une grotte sauvage. Son visage était gracieux et vermeil; Elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc; une ceinture bleue flottait autour d'Elle; sur chacun de Ses pieds brillait une rose épanouie. L'enfant regarda longtemps, étonnée et ravie; elle prit son chapelet et le récita pieusement. L'apparition lui ordonna de revenir.

La seizième fois, 25 mars, Bernadette supplia la vision de Se faire connaître. Alors, l'Être mystérieux, joignant les mains devant Sa poitrine, et revêtant une majesté toute divine, disparut en disant: "JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION!" C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler Son peuple à la prière et à la pénitence.

À partir de cette époque, la ville de Lourdes devenait immortelle. L'Apparition triompha de toutes les impiétés et de toutes les persécutions. Des foules immenses sont venues, selon le désir exprimé par l'Apparition, saluer la Vierge Immaculée dans Sa grotte bénie et dans les splendides sanctuaires érigés à Sa demande et en Son honneur, sur le flanc de la montagne.

De nombreux et éclatants miracles ont récompensé et récompensent toujours la foi des pieux pèlerins; et chaque jour ce grand mouvement catholique va croissant; c'est par centaines de mille, chaque année, que les dévôts de Marie affluent, à Lourdes, de toutes les parties du monde.

La piété catholique a multiplié les Histoires et les Notices de Notre-Dame de Lourdes; mille et mille cantiques de toutes langues ont été chantés au pied de la Grotte bénie; partout, en France et dans toutes les parties du monde, se sont multipliées les représentations de la Grotte de Lourdes et de sa basilique, les images et les statues de la Vierge Immaculée. Les féeriques processions aux flambeaux, les merveilleuses illuminations, les grandioses manifestations qui s'y renouvellent souvent, ont fait de Lourdes comme un coin du Paradis.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour
Saint Ardaing   (✝ 1056)
Saint Calocer  Evêque et confesseur (✝ v. 130)
Saint Castrensis  (✝ 450)
Bienheureux Catalan Fabri et Pierre Paschal  martyrs (✝ 1321)
Saint Cedmon  frère laïc au monastère de Whitby (✝ 680)
Saint Désiré  évêque d'Auvergne (✝ v. 602)
Saint Dimitri de Prilouki Moine au monastère de Pereyaslav (✝ 1503)
Bienheureuse Elisabeth Salviati (✝ 1519)
Saint Éoharn ermite en Bretagne (✝ 1024)
Vénérable Francesco Convertini prêtre salésien (✝ 1976)
Saint Gaudin (✝ 700)
Saint Georges de Serbie (✝ 1515)
Sainte Gobnait  abbesse en Irlande (VIe siècle)
Saint Grégoire II  Pape (89e) de 715 à 731 (✝ 731)
Saint Jonas  moine (IVe siècle)
Saints martyrs en Numidie  (✝ 304)
Saint Odon  (✝ 880)
Saint Pascal Ier  Pape (98e) de 817 à 824 (✝ 824)
Saint Pierre de Guarda  (✝ 1505)
Saint Pierre de Jésus Maldonado Lucero  prêtre et martyr (✝ 1937)
Saint Secondin  évêque (date ?)
Saint Séverin  Abbé de Saint-Maurice en Valais (✝ 508)
Sainte Sotère Vierge et martyre à Rome (✝ 304)
Sainte Théodora  Impératrice Byzantine (✝ 867)
Bienheureux Tobie (François Borras Romeu) martyr espagnol (✝ 1937)
Saint Vsevolod (✝ 1139)

Bienheureuse Héloïse

ermite bénédictine (✝ v. 1066)

 

Helwisa ou Helvise.
vitrail église coulombs28monvillageRecluse française sous l'obédience de l'abbaye bénédictine de Coulombs, en Normandie.
Dans l'église Saint Chéron de Coulombs (paroisse Sainte Jeanne en vallée de l'Eure), un vitrail à droite représente sainte Helvise avec ses offrandes et sa cellule le long du mur de l’abbaye en arrière plan et un reliquaire en forme de buste contient ses reliques.
Illustration: vitrail de l'église

St Pierre de Jésus Maldonado Lucero
St Pierre de Jésus Maldonado Lucero

prêtre et martyr († 1937)

Fête le 11 Février

Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero
Prêtre et martyr au Mexique

P

 edro de Jésus Maldonado naît à Sacramento, Chihuahua, le 8 juin 1892. À l’âge de 17 ans, il répond à l’appel de Dieu et entre au séminaire de Chihuahua. De santé fragile, il souffre des mauvaises conditions sanitaires prévalant à l’époque dans cette institution.

En 1918, il est envoyé à El Paso, au Texas, pour y recevoir les Ordres; il est ordonné prêtre le 25 janvier 1918 dans la Cathédrale St. Patrick, par Jésus Schuler s.j., évêque de El Paso.
Le Père Maldonado célèbre sa première Messe dans la paroisse Sagrada Familia de Chihuahua le 11 février, jour de la Fête de Notre-Dame de Lourdes.

Le 1er janvier 1924, il est nommé curé de la paroisse Santa Isabel, où il suscite l’enthousiasme de ses paroissiens ; l’Adoration au Saint Sacrement, ainsi que d’autres pratiques religieuses, prirent de l’essor. Le Père Maldonado avait aussi encouragé ses ouailles à plus d’amour et de dévotion envers la Vierge Marie.

En 1926, le gouvernement mexicain entame une persécution à l’encontre de l’Église. Le culte public est suspendu ; les églises, séminaires et écoles religieuses sont fermées. L’État de Chihuahua est en partie épargné des hostilités, grâce aux mesures prudentes instituées par les autorités locales.
Avant 1931 il y a une nouvelle vague de persécution religieuse ; l’état de Chihuahua aussi est embrasé par la violence. Des prêtres sont persécutés et exilés. Des responsables et des enseignants catholiques sont forcés de signer des déclarations indiquant qu’ils renonçaient à leur Foi. Toute manifestation publique, visant à dénoncer l’action du gouvernement, était aussi interdite.

En 1934, le P. Maldonado, arrêté et expulsé d’El Paso, demande de réintégrer sa paroisse le plus tôt possible.

Revenu au Mexique en 1936 à Boquilla del Rio, une ville situé près de Santa Isabel, il  réside là bas en compagnie d’une famille catholique qui avait transformé une partie de sa maison en lieu où célébrer la Messe.

Le 10 février 1937, Mercredi des cendres, Pedro de Jésus confessait des gens lorsqu’un groupe d’hommes ivres et armés part à sa recherche à travers la ville.
Bien que des fidèles tentent de le cacher, le Père fut capturé. Ses ravisseurs le firent marcher pieds nus jusqu’au centre de la ville. Tout au long du trajet, le prisonnier récita le rosaire à voix haute, accompagné par ses paroissiens qui marchèrent et prièrent à ses côtés.
Lorsque le groupe arriva à l’hôtel de ville, un fonctionnaire municipal attrapa le Père Maldonado par les cheveux et le frappa d’un coup de poing. Un leader politique dégaine son pistolet et vise le Père Maldonado qui s’effondre.
Voyant qu’il vivait toujours, ses persécuteurs le frappèrent avec la crosse de leurs fusils et le trainèrent jusqu’au deuxième étage du bâtiment, l’abandonnant, inconscient. Découvert par un groupe de femmes on l’amena à l’hôpital où on lui donna l’extrême-onction.

Le Père Maldonado est mort en martyr, le 11 février 1937, et son sacrifice n’a pas été vain. Le 26 avril 1937, le gouverneur de Chihuahua signe, en effet, une requête autorisant la reprise du culte public dans son État.
Le 1er mai, les cloches de la Cathédrale sonnèrent à nouveau, appelant les fidèles à la Messe. Le jour du premier anniversaire de la mort du père Maldonado, le culte public avait repris partout dans l’État de Chihuahua. Le gouvernement venait de mettre un terme à toutes persécutions à l’encontre des Catholiques.

Pedro de Jesus Maldonado Lucero, victime de la ‘Guerre Cristera’ a été reconnu comme un authentique martyr de la foi et, comme tel, a été béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé, avec 24 autres martyrs mexicains, le 21 mai 2000, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005)

Canonisés le 21 mai 2000 :

Prêtres : Cristobal Magallanes Jara, Agustin Caloca Cortes, Roman Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Aleman, Julio Alvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel De La Mora, Pedro Esqueda Ramirez, Margarito Flores Garcia, Jose Isabel Flores Varela, David Galvan Bermudez, Pedro de Jesus Maldonado Lucero, Jesús Méndez Montoya, Justino Orona Madrigal, Jose Maria Robles Hurtado, Toribio Romo Gonzalez, Jenaro Sanchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco Robles.

Laïcs : Salvador Lara Puente, Manuel Morales, David Roldan Lara.

Saint Séverin
Abbé
(† v. 507)

 

S

éverin naquit en Bourgogne, vers le milieu du Ve siècle, époque où l'arianisme régnait dans sa patrie ; mais il eut le bonheur d'être élevé dans la foi catholique.
Il ne fut pas plutôt en âge de connaître les dangers du monde, qu'il alla se consacrer à Dieu dans le monastère de Saint-Maurice en Valais, dont il devint abbé, et qu'il dirigea pendant plusieurs années avec autant de sagesse que de prudence.

 

Le roi Clovis, informé qu'un grand nombre de malades recouvraient tous les jours la santé par la vertu des prières de Séverin, l'envoya chercher, en l'an 504, pour obtenir la guérison d'une fièvre dont l'art des plus habiles médecins n'avait pu le délivrer. Le saint partit après avoir pris congé de ses moines, auxquels il annonça qu'ils ne le reverraient plus.

 

À Nevers, il guérit Eulalius, évêque de cette ville, lequel était devenu sourd et muet. Il rendit la santé à un lépreux qu'il rencontra aux portes de Paris.

Arrivé chez le roi, il le couvrit de son habit, et la fièvre le quitta aussitôt. Le prince, pour témoigner à Dieu sa reconnaissance, fit distribuer aux pauvres d'abondantes aumônes, et mit tous les prisonniers en liberté.

 

Séverin, jugeant que sa présence n'était plus nécessaire à Paris, reprit le chemin de son monastère. Il s'arrêta à Chateau-Landon, qui était alors du diocèse de Sens, où deux saints prêtres servaient Dieu dans un petit oratoire. Il les pria de le recevoir avec eux, et, après les avoir édifiés par l'éclat de ses vertus, il mourut en 507 ou 508.

Il y a à Paris une église paroissiale sous le vocable de saint Séverin.

BX Tobie

Religieux O.H. et martyr (1937)

Fête 11 février

 

 

 

Martyrologe Romain : À Vinaroz en Castille, l’an 1937, le bienheureux Tobie (François Borras Romeu), religieux de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu et martyr. Dans la persécution religieuse déchaînée au cours de la guerre civile espagnole, il fut mis à mort en haine de la foi.

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SAINT DU JOUR
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Date 08 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint Siège

SAINT JÉRÔME EMILIEN, FONDATEUR DES CLERCS RÉGULIERS DE SOMASQUE, PATRON DES ORPHELINS

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Né à Venise en 1486, Jérôme Emilien entreprit la carrière militaire. Fait prisonnier, il fait vœu à Marie de se convertir en échange de sa liberté; sorti de prison complètement transformé, il fonde la Compagnie des Serviteurs des pauvres(Les Clercs Réguliers), pour s’occuper surtout des orphelins.  

 

«Commence dès maintenant à être ce que tu seras demain»

Quatrième enfant de la noble famille déchue des Emiliani, comme tous les jeunes vénitiens du XVI Jérôme rêvait la carrière militaire, aussi parce que c’était la plus rémunératrice. On sait très peu de choses sur sa vie avant l’enrôlement en 1509; cependant, on sait qu’â l’âge d’environ dix ans, son père se donna la mort.

La prison et la conversion

En 1511, lors du siège de Castelnuovo de Quero, au bord du Piave, il est fait prisonnier par l’ennemi et l’expérience de la détention, même si elle n’a duré que trente jours, le transforme profondément. Dans la faim, la douleur, la peur pour sa vie, Jérôme retrouve les mots pour prier et adresse ses requêtes spécifiquement à la Vierge Marie, à laquelle il promet de se convertir en échange de la liberté. Une fois sorti de prison il trouve refuge à Trévise, mais il n’oublie pas le vœu fait à la Vierge Marie et, en se confiant à un prêtre et en commençant aussi à lire la Bible, il commence à changer son cœur.

Au service des derniers

La première occasion que Jérôme trouve pour mettre en pratique son nouvel être est l’épidémie de peste qui frappe Venise en 1528. Avec un groupe de volontaires il parcourt la ville pour porter réconfort aux malades, auxquels il consacre tous ses biens. Lui-même est contaminé par la maladie, mais il en guérit prodigieusement. Il commence ainsi son cheminement de charité qui sera toujours adressée aux plus besogneux, mais tout d’abord aux orphelins.

Consacrer sa vie aux orphelins

Quand son frère Luc meurt en laissant orphelins ses trois, neveux, Jérôme en prend la charge, et c’est là que naît l’ intuitions de sa vie: créer une association qui s’occupe expressément des jeunes restés sans famille et se charge de leur instruction. C’est ainsi qu’en 1533 naît à Bergame la Compagnie des Serviteurs des Pauvres, engagés dans la défense des orphelins de guerre, les plus faibles et sans-défense parmi les derniers; pour eux, Jérôme crée une école d’arts et métiers à laquelle il adjoint l’enseignement du catéchisme suivant une méthode innovatrice à l’époque qui avait comme programme fondamental prière et travail, les points cardinaux qui anoblissent l’homme.

La mort et la diffusion de l’œuvre

La Compagnie de originale deviendra ensuite Congrégation, jusqu’au moment où Pie V l’élèvera en 1568 au rang d’Ordre, dont les religieux seront appelés Clercs Réguliers de Somasque, du nom de la localité que l’archevêque de Milan avait confiée à Jérôme et d’où tout était parti. Dans le charisme des Somasques il y a la dévotion à Marie, vénérée comme «Mater orphanorum». Cependant , Jérôme à ce moment était déjà mort de la peste en 1537. Canonisé en 1767, depuis 1928 il est le Saint Patron de la jeunesse abandonnée.

SAINTE JOSÉPHINE BAKHITA, VIERGE

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Ayant vécu entre le 19ème et le 20ème s.Joséphine Bakhita est l’une de ces histoires extraordinaires d’oppression et de rachat dans l’Eglise. Cette esclave soudanaise du Darfour passa ainsi des chaînes des négriers au service de l’Evangile comme religieuse chez les Canossiennes à Venise.   

Cette fillette n’avait jamais porté un vêtement depuis le jour où deux individus louches avaient débouché du néant dans les champs en lui barrant le passage et en lui braquant un coutelas au flanc, pour ensuite l’enlever comme on vole une poule d’un poulailler. Ce jour où sa vie est entrée dans un cauchemar, cette fillette de 9 ans, par la peur, oublie tout, jusqu’à son propre nom, celui de maman et papa avec qui elle vivait sereine.

Esclave

Ainsi les marchands arabes d’esclaves y pensent, non pas à la vêtir mais à la rebaptiser. Ils l’appellent «Bakhita», «chanceuse». Atroce dérision pour cette petite née en 1869 dans un village du Darfour, au Sud Soudan, devenue maintenant simple marchandise humaine qui passe de main en main sur les marchés de El Obeid et Khartoum. Un jour, alors qu’elle est au service d’un général turc, on lui inflige un «tatouage» à l’aide d’une lame sur le corps, 114 scarifications, et recouvertes de sel pour qu’elles restent ainsi bien visibles…

La lumière

Bakhita survit à tout et un jour un rayon de lumière illumine l’enfer. Calixte Legnami, agent consulaire l’achète des mains des trafiquants de Khartoum et ce jour là Bakhita-Chanceuse porte pour la première fois un vêtement, entre dans une maison, la porte est fermée et ainsi les 10 ans de brutalités inexprimables restent sur le seuil. Cette oasis dure deux ans quand le fonctionnaire italien, qui la traite avec affection, est contraint à regagner son pays sous la pression de la révolution mahdiste. Bakhita se souviendra de ce moment: « J’ai osé le prier de m’emmener avec lui en Italie ».Calixte Legnami accepte et en 1884 Bakhita débarque sur la péninsule où un destin inimaginable attend la petite ex-esclave. Elle devient la nurse d’Alice, la fille des époux Michieli, amis des Legnami qui habitent à Zianigo, bourgade de Mirano Veneto.

Sœur «Moretta Petite Noire»

En 1888 le couple chez qui elle vit doit partir pour l’Afrique et pendant 9 mois Bakhita et Alice sont confiées aux Sœurs Canossiennes de Venise. Après le corps, Bakhita commence à revêtir aussi son âme. Elle connaît Jésus, apprend le catéchisme et le 9 janvier 1890 Bakhita reçoit le baptême, la confirmation et la première communion des mains du patriarche de Venise avec comme prénoms Joséphine, Marguerite, Chanceuse. En 1893 elle entre au noviciat des Canossiennes et trois ans après elle prononce les vœux et pendant 45 ans elle sera cuisinière, sacristine et surtout portière du couvent de Schio, où elle apprendra à connaître les gens et les gens à apprécier son doux sourire, sa bonté et la foi de cette « Morèta », « Moretta (petite Noire) et les petits garçons à blaguer avec elle en disant vouloir goûter la suora di cioccolata « la sœur de chocolat ».

J’embrasse les mains aux négriers

Pour toute la ville de Schio c’est une journée de deuil lorsque Joséphine Bakhita meurt le 8 février 1947 à cause dune pneumonie. Chanceuse, sa vie l’a vraiment été, elle le dira elle-même: «Si je rencontrais ces négriers qui m’ont enlevée et aussi ceux qui m’ont torturée, je me mettrais à genoux pour leur embrasser les mains, car si ceci ne fût pas arrivé, je ne serais pas chrétienne et religieuse ».
 

Autres Fêtes du Jour
Saint Airy  évêque de Verdun (✝ 591)
Vénérable Antoine-Marie de Lavaur prêtre capucin (✝ 1907)
Saint Cuthman vénéré dans le Sussex (date ?)
Saint Etienne de Grandmont  fondateur de l'ordre de Grandmont (✝ 1124)
Saint Honorat évêque de Milan (✝ v. 570)
Bienheureuse Jacqueline de Septisoles   Disciple de saint François d'Assise (✝ 1274)
Saint Jacut  moine (VIe siècle)
Saint Jérôme Emilien  fondateur des Clercs réguliers de Somasque (✝ 1537)
Bienheureuse Joséphine-Gabrielle Bonino  fondatrice de la Sainte Famille de Nazareth de Savigliano (✝ 1906)
Saint Juvence  évêque de Pavie (✝ 397)
Saints Martyrs du monastère de Die à Constantinople  moines (✝ v. 485)
Saint Meingold (✝ 892)
Saint Nicet  Evêque de Besançon (✝ 613)
Saint Paul  Evêque de Verdun (✝ v. 647)
Saint Pietro d'Igneo  Moine vallombrosain, cardinal-évêque, d'Albano (✝ 1089)
Sainte Quinte  martyre (✝ 249)
Saint Sabas de Serbie  Moine au mont Athos, archevêque d'Ipeck (✝ 1271)
Saint Sévère d'Antioche  moine et patriarche (✝ 538)
Bienheureuse Speranza di Gesù  fondatrice des Servantes de l'Amour miséricordieux et des Fils de l'Amour miséricordieux (✝ 1983)
Saint Victor de Mouzon  martyr (date ?)
Zacharie, le prophète  prophète (VIe siècle av. J.-C

Zacharie, le prophète

Pour les églises d'Orient
prophète (VIe siècle av. J.-C.)

(-515 av JC.)
Le 8 février, les Églises d'Orient font mémoire du saint Prophète qui, au retour de l'exil de Babylone, encouragea les juifs à reconstruire le Temple et à marquer ainsi le retour vers Dieu: "Revenez à moi et je reviendrai vers vous, dit le Seigneur." (Zacharie 1.4)
Livre de Zacharie.
Commémoraison de saint Zacharie, prophète, vers 515 avant le Christ. Il annonça le retour d'exil du peuple élu sur la terre promise et la venue d'un roi pacifique, annonce que le Christ accomplit par son entrée triomphale dans la sainte cité de Jérusalem.

Martyrologe romain

Saint Etienne de Grandmont

fondateur de l'ordre de Grandmont (✝ 1124)

Fils du vicomte de Thiers en Auvergne, il est confié à 12 ans au doyen du chapitre de Paris et lorsque celui-ci est nommé évêque de Bénévent en Italie, Etienne le suit. Après sa mort, en 1078, il rentre à Thiers, renonce à tous ses biens et gagne la forêt de Muret où il mène une vie de grande austérité dans la solitude des hommes et la présence de Dieu. Au bout de quelques temps, des disciples le rejoignent et cette petite communauté d'ermites quitta Muret après sa mort et s'établit à Grandmont dans le Limousin. C'est du nom de ce lieu que vient celui de cette congrégation. 
Le roi d'Angleterre Henri II obtint sa canonisation en 1189.
Voir aussi:
- L'expansion monastique à l'époque féodale.
parmi les ordres monastiques fondés à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, figure l'ordre de Grandmont dont le but est un retour à une vie plus austère. Son fondateur, Etienne de Muret mène d'abord une vie d'ermite; mais des disciples viennent le rejoindre. Sur des terres qu'il a reçues, il peut entreprendre la construction d'une église et d'un monastère. Mais il n'a pas terminé son œuvre quand il meurt. (
diocèse de Limoges).
- Le nouvel autel de Saint Jean de Montjoyeux contient des reliques de St Étienne de Muret
Auvergnat de naissance, ayant vécu en Italie centrale, il revient à l'âge de 30 ans dans le Limousin. A sa mort, en 1124, il laisse à ses disciples, comme règle de vie: «l'Évangile, tout l'Évangile, rien que l'Évangile». L'ordre de Grandmont était né.
Monseigneur Aubertin, au cours de son homélie: «St Etienne voulait retrouver le sens profond de la règle de Saint Benoît qui invite à suivre le Christ» en insistant sur la force du premier et du dernier mot de cette règle : «écoute...» et «tu parviendras...» (
diocèse de Tours).
- Saint Etienne de Muret, fondateur de l'Ordre de Grandmont. (
site internet du Ministère de la culture).
À Muret dans le Limousin, en 1124, saint Étienne, abbé, fondateur de l'Ordre de Grandmont, où il confia aux clercs la louange divine et la contemplation, et aux seuls frères laïcs le temporel à gérer non par domination mais par charité.

Martyrologe romain

Vénérable Antoine-Marie de Lavaur

prêtre capucin (✝ 1907)

 

- décret du 23 janvier 2020 des vertus héroïques du serviteur de Dieu Antoine-Marie de Lavaur, le 'saint de Toulouse', prêtre profès de l’Ordre des Frères mineurs capucins. (en italien, décret du 23 janvier 2020)
François-Léon Clergue né à Lavaur le 23 décembre 1825 et mort à Toulouse le 8 février 1907.
biographie du Père Marie-Antoine de LavaurOrdonné prêtre le 21 septembre 1850, il entre chez les capucins au noviciat de Marseille le 13 juin 1955, et l’année suivante prononce ses vœux solennels. Presque aussitôt, les supérieurs lui confient le ministère de la prédication. Il est envoyé à Toulouse dès 1857, il a 32 ans pour fonder le couvent de la Côte-Pavée, qui sera sa seule résidence jusqu’à sa mort.
Aucun genre de ministère, par la parole et une multitude d’écrits à grand tirage, ne lui est étranger : l’apostolat des enfants et des plus pauvres pour lesquels il propage l’Œuvre du Pain de Saint-Antoine de Padoue, l’éveil des vocations religieuses, son combat contre le mal sous toutes ses formes, la défense des droits de l’Église et du chrétien, la gloire de Dieu et la dévotion à l’Immaculée Conception… Par sa vie tout entière, qui est un chant d’amour à Dieu et à Marie.
- diocèse de Toulouse: connaissez-vous le père Marie-Antoine?
- diocèse d'Albi, Père Marie-Antoine de Lavaur, capucin, « le saint de Toulouse »
- association pour la mémoire du père Marie-Antoine de Lavaur
- illustration: biographie du Père Marie-Antoine de Lavaur

 

"Pendant près de cinquante ans, le missionnaire capucin, l’apôtre du Midi, infatigable, a toujours été mobilisé pour conquérir les âmes. Fidèle à saint François et puisant son souffle dans le plus pur esprit séraphique, il a terminé sa course dans une pauvreté extrême et la froide solitude de son couvent..."

Les combats d’une vie, père Marie-Antoine de Lavaur, Fr. Jean-Marcel Rossini.

Bienheureuse Esperanza de Jesús
Religieuse, mystique et fondatrice des :
Siervas y los Hijos del Amor Misericordioso
(Servantes et Fils de l'Amour Miséricordieux)

Esperanza de Jesús, dans le siècle María Josefa Alhama Valera, naît le 30 septembre 1893 en Espagne, à Santomera, dans la province de Murcie. Elle est l’aînée de neuf enfants, d'une famille très pauvre : le papa, José Antonio, est un ouvrier agricole occasionnel.

Entre sept et huit ans, elle est introduite dans la maison du curé de Santomera, où elle est éduquée par les deux sœurs du prêtre.
À neuf ans environ, elle est animée du grand désir de faire sa première communion. À cette époque là, cette cérémonie était repoussée à l'âge de douze ans. Un matin, alors qu'un prêtre, venu de l'extérieur, célèbre la Sainte Messe, Josefa en profite pour « 
voler Jésus » et elle commence avec Lui une relation d'intimité qui durera toute la vie.

Dans la fleur de la jeunesse, grandit en Josefa le désir de consacrer toute sa vie à son ami Jésus et aux gens pauvres et nécessiteux qu'elle connaît bien. Désireuse de comprendre la volonté de Dieu, elle s’approche des lieux de la souffrance humaine. 
« 
En passant dans une salle d’hôpital, avec la sœur chargée du service, j'avais remarqué un pauvre homme en fin de vie, qui râlait et souffrait beaucoup... Je le désignai à la sœur, pensant qu'elle ne s'en était pas aperçue... La sœur s'approcha du lit du moribond, lui couvrit le visage du drap... et partit. J'en restais très secouée et j'éprouvais beaucoup de peine pour cet homme qui souffrait ; la sœur s'en aperçut et me dit : “Tu verras qu'avec le temps, ton cœur aussi s'endurcira !” Et moi : “Cela me suffit : avant que mon cœur ne s'endurcisse, moi, je m'en vais” ». (Exhortations)

Le 15 octobre 1914, à l'âge de 21 ans, elle entre à Villena, chez les Filles du Calvaire, dans le dernier et très pauvre couvent d'une communauté en voie d'extinction. Là, au moment de sa profession religieuse, elle reçoit le nom d'Espérance. Les filles du Calvaire s'unissent ensuite à l'Institut des Missionnaires Clarettines, vouées à l'enseignement. Mère Espérance entre, elle aussi, dans le nouvel Institut.
Le Bon Jésus, comme elle l'appelle, la prépare à la mission qui l'attend. Elle collabore avec un Dominicain, le Père Arintero, dans la diffusion de la spiritualité de l'Amour Miséricordieux. Le Seigneur l'unit mystérieusement à Sa Passion et lui fait expérimenter intensément son amour afin qu'elle le communique à tous :
« 
Aujourd'hui, 5 novembre 1927, j'ai été distraite, c'est-à-dire que j'ai passé une partie de la nuit hors de moi et très unie au Bon Jésus, et Lui m'a dit que je dois faire en sorte que les hommes le connaissent, non pas comme un Père offensé par les ingratitudes de ses enfants, mais comme un Père plein de bonté qui cherche par tous les moyens de réconforter, d'aider et de rendre heureux ses enfants, qu’il suit et cherche avec un amour infatigable comme s'il ne pouvait être heureux sans eux. » (Journal 5-11-1927)

Le discernement se poursuit, entre épreuves et incompréhensions, jusqu'à ce que, dans la nuit de Noël 1930, à Madrid, dans un appartement loué et dans la pauvreté la plus grande, Espérance fonde, avec trois autres sœurs, la Congrégation des “Servantes de l'Amour Miséricordieux”. Pauvres comme Jésus à Bethléem, elles mangent un peu de soupe aux choux, dorment par terre, appuyant la tête sur l'unique matelas qu'elles ont, et sont remplies de joie et d'enthousiasme.

Douée d’un grand esprit d'initiative et d’une activité débordante, assistée de la Providence et de médiations humaines (dont sa grande bienfaitrice et amie intime, Pilar de Arratia) elle fait surgir en l'espace de quelques années : douze maisons en Espagne pour enfants pauvres ; pour personnes âgées et pour malades assistés à domicile. Mère Espérance dit qu'à la porte de toutes ces maisons on devrait écrire :

« Frappez, pauvres, et il vous sera ouvert ; frappez, vous qui souffrez et vous trouverez consolation ; frappez, malades, et vous serez assistés ; frappez, orphelins, et dans les Servantes de l'Amour Miséricordieux, vous rencontrerez des mères. »

L'activité continue, encore plus intense quand, en 1936, éclate la guerre civile en Espagne avec tous les drames qu'elle entraîne avec elle. C'est durant cette période que la Mère fait son premier voyage à Rome, accompagnée par la très fidèle Pilar de Arratia, pour commencer, là aussi, un travail intense parmi les pauvres de la périphérie romaine, sur la Via Casilina.

La seconde guerre mondiale ayant éclatée, à Rome, sous les bombardements et les menaces des Allemands, avec l'aide des sœurs, elle recueille des enfants ; cache des réfugiés sans prêter attention à la couleur idéologique ; soigne les blessés des bombardements ; donne à manger à des milliers d'ouvriers et de nécessiteux en des repas improvisés ; console tout le monde.
L'après-guerre est dur, tant en Italie qu'en Espagne : les blessures à soigner sont nombreuses et elle travaille, encourage, organise selon un rythme infatigable.

Pour l'Année sainte de 1950, est déjà construite la Maison Généralice des Servantes de l'Amour Miséricordieux à Rome, dans la Via Casilina, qui accueille les pèlerins dès cette année-là. De nouvelles fondations en Italie : Todi, Gubbio, Pavie, Gênes, Vazzola, Borsea, Francenigo, Pérouse, Rieti, Colfosco, Fratta, Todina.

Mais le Seigneur, imprévisible dans ses desseins, la prépare à l'œuvre la plus grande de sa vie. Au mois de mai 1949, elle transcrit dans son Journal la voix mystérieuse et claire du Bon Jésus qui lui communique :
« 
Des années plus tard, toi, avec mon aide, avec plus de soucis, de fatigues, de souffrances et de sacrifices, tu organiseras le dernier et magnifique atelier qui sera d'un grand secours matériel et moral pour les jeunes filles qui auront la chance d'y être admises. À côté de cet atelier, il y aura la plus grande et la plus magnifique organisation d'un Sanctuaire dédié à mon Amour Miséricordieux : une Maison pour les malades et les pèlerins ; une pour le Clergé, le Noviciat de mes Servantes, le Séminaire de mes Fils de l'Amour Miséricordieux. Tous deux vivront en s'aidant mutuellement, les Servantes par le travail matériel et les Fils, toujours par le travail spirituel, en diffusant autour d'eux le parfum suave du bon exemple, en attirant à Moi tous ceux qui visiteront ce Sanctuaire unique de mon Amour Miséricordieux ».

Le 24 février 1951, elle note : « Le Bon Jésus m'a dit que le moment est venu de réaliser la fondation des ‘Fils de l'Amour Miséricordieux’ ».
Le 15 août de la même année, à Rome, elle donne naissance à la Congrégation des ‘
Fils de l'Amour Miséricordieux’, dont le premier est le Père Alfredo di Penta. Trois jours après, le 18 août, elle s'établit avec eux et quelques sœurs, à Collevalenza, au cœur de l'Ombrie, où elle fera édifier, dans un bosquet, le Grand Sanctuaire de l'Amour Miséricordieux.

La nouvelle Congrégation des ‘FAM’ a, comme but principal, l'union avec les prêtres diocésains pour venir, avec eux, en aide à toutes les pauvretés des hommes, avec un cœur miséricordieux. Outre Collevalenza, elle s'étend en Italie à Fermo, Campobasso, Pérouse, Rome, Macerata; en Espagne, à Larrondo, La Nora, Villava, Léon, Bilbao; au Brésil, à Mogi das Cruzes et à Juiz de Fora.
Dans l'intervalle, les sœurs, elles aussi, fondent trois communautés en Allemagne, à Ludwigshafen, à Hingolsheim et Gemersheim ; trois autres au Brésil, à Mogi das Cruzes, et une en Bolivie, à Cochabamba.
Dans la pensée et le cœur de Mère Espérance, les deux Congrégations des ‘
EAM’ et des ‘FAM’ constituent une seule Famille, divisée en six branches qui veulent embrasser tous les domaines où l'on peut manifester la miséricorde du Seigneur.

Établie à Collevalenza, Mère Espérance y passe les dernières années de sa vie ; alternant les travaux du Sanctuaire et des constructions annexes. Elle fait de fréquents voyages dans les communautés qui se développent.

Le 22 novembre 1981, saint Jean-Paul II fait sa première sortie après le sanglant attentat du 13 mai sur la Place Saint Pierre. Il se rend à Collevalenza, pour remercier l'Amour Miséricordieux. Il connaissait Mère Espérance depuis l'époque où il était Cardinal de Cracovie : il était venu la voir deux fois et parler avec elle. Sur la place du Sanctuaire remplie de monde, il pousse un cri au nom de toute l'humanité : « Amour miséricordieux, nous t'en prions, ne viens pas à nous manquer ! » Et il ajoute : « Il y a un an, j'ai publié l'encyclique "Dives in misericordia" (Riche en miséricorde). Cette circonstance m'a fait venir aujourd'hui au Sanctuaire de l'Amour Miséricordieux. Par cette présence, je désire confirmer, en quelque sorte, le message de cette encyclique... Dès le début de mon ministère, sur la Chaire de Saint Pierre à Rome, j'ai considéré ce message comme ma mission particulière. »

C'est dans une attitude de don de soi que Mère Espérance passe les dernières années de sa vie à Collevalenza. Un jour d'hiver, tandis que la terre dort dans l'attente de la résurrection, le Bon Jésus, qu'elle avait ‘volé’ dans son enfance sans jamais Le restituer, le Bon Jésus vient, Lui aussi, comme un voleur, sur la pointe des pieds, en marchant sur la neige immaculée qui recouvre les douces collines de l'Ombrie, et dérobe à la terre les membres fatigués et usés dans le service de miséricorde de son Espérance : il est 8 heures du matin, le 8 février 1983.

Esperanza de Jesús a été béatifiée le 31 mai 2014, sur l’esplanade du sanctuaire de Collevalenza, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le pape François (Jorge Mario Bergoglio). Six cardinaux, 38 évêques et 280 prêtres concélébraient la cérémonie.

 

Saint Jean de Matha

Confesseur
(1160-1213)

Saint Jean de Matha
Saint Jean de Matha

Saint Jean de Matha, originaire d'une illustre famille, en Provence, fut consacré au Seigneur par un voeu, dès sa naissance. Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l'argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir. C'est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita de devenir le père d'un grand Ordre de charité.

Le jour où il fut élevé au sacerdoce une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l'onction du Saint-Esprit qui opérait dans son âme. Le bruit de ce prodige s'étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première Messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élevait l'hostie, on vit le visage du saint resplendir d'une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au dessus de l'autel sur un spectacle invisible aux assistants. "J'ai vu, dit-il plus tard, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l'un chrétien et l'autre maure; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants."

C'était l'annonce claire de l'oeuvre qu'il devait établir; il fut, en effet, le fondateur de l'Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.

Qui dira tout ce que le Saint eut à souffrir dans son pénible apostolat? "Si je n'ai pas le bonheur d'être martyr, disait-il souvent, puissai-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères!"

Dieu seconda plus d'une fois son zèle par des miracles. Un jour que les habitants de Tunis voulaient l'empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu'il avait rachetés, il se prosterna et invoqua Marie; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étendit son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogua bientôt en pleine mer et aborda en moins de deux jours à Ostie, aux applaudissements d'une foule émerveillée du prodige.

Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d'oeuvres et de mérites. La pauvre petite cellule qu'il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu'à ce jour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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Les Saints du jour 7 février

SAINT DU JOUR
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Date 07 février

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

Saint Siège

SAINT RICHARD

Noble anglais, vécut au VIII siècle, père de trois saints: Villibaldo, Vunibaldo et Valburga, évangélisateurs en Allemagne. Homme de prière, avec une dévotion pour la Sainte Famille. Pèlerin à Rome, il meurt sur le chemin du retour à Lucques, où il est enterré dans la basilique de S. Frediano.  

 

Autres Fêtes du Jour
Bienheureux Adalbert Nierychlewski  prêtre et martyr polonais (✝ 1942)
Saint Adauque  Martyr en Phrygie (✝ 305)
Bienheureux Alfredo Cremonesi  martyr au Myanmar (✝ 1953)
Saint Amand d'Elnone Evêque de Maastricht (✝ v. 676)
Bienheureuse Anna Maria Adorni veuve italienne, fondatrice des servantes de l'Immaculée (✝ 1893)
Bienheureux Anselme Polanco et Philippe Ripoll martyrs espagnols (✝ 1936)
Bienheureux Antoine de Stroconio Franciscain (✝ 1461)
Saint Audren en Bretagne au Ve ou VIe siècle
Saint Chryseuil Martyr en Flandre (IVe siècle)
Bienheureuse Clara Ludmilla Szczesna religieuse polonaise (✝ 1916)
Saint Fidèle Evêque de Merida (✝ 570)
Saint Georges  Martyr des Turcs (✝ 1866)
Saint Gilles Marie de Joseph Franciscain à Naples (✝ 1812)
Bienheureux Guillaume Saultemonche Martyr des huguenots à Aubenas (✝ 1593)
Bienheureux Jacques Salès  Martyr des huguenots à Aubenas (✝ 1593)
Saint Jean de Triora Prêtre et martyr en Chine (✝ 1816)
Sainte Julienne  Mère de famille nombreuse (IVe siècle)
Saint Laurent de Siponto Evêque de Siponto (✝ v. 546)
Sainte Liobette Suivante de sainte Hélène (IVe siècle)
Saint Luc le jeune ermite en Grèce (✝ 945)
Saint Maxime évêque de Nole (IIIe siècle)
Saint Meldon ermite à Peronne (VIe siècle)
Saint Moïse Evêque des Arabes nomades (✝ 389)
Bienheureux Nivard Frère cadet de saint Bernard (✝ 1150)
Saint Parthénios Evêque de Lampsaque (IVe siècle)
Bienheureux Pie IX Pape (255e) de 1846 à 1878 (✝ 1878)
Bienheureux Pierre Verhun prêtre et martyr ukrainien (✝ 1957)
Saint Richard Père de sainte Walburge, de saint Willibald et de saint Wunibald (✝ 722)
Bienheureux Rizzier un des premiers disciples de saint François (✝ 1236)
Bienheureuse Rosalie Rendu Soeur de Saint-Vincent-de-Paul (✝ 1856)
Saint Sarkis Officier romain (✝ 362)
Saint Théodore le Stratélate Martyr à Héraclée (IVe siècle)
Bienheureux Thomas Sherwood martyr en Angleterre (✝ 1578)
Saint Tresain curé de Mareuil - irlandais d'origine (VIe siècle)

Bienheureuse Eugénie Smet

Fondatrice des Auxiliatrices des Âmes du Purgatoire (✝ 1871)

en religion Marie de la Providence.
Marie de la Providence - site des auxiliatricesNée à Lille où elle avait voulu fonder un Institut religieux destiné à se dévouer en priorité aux Âmes du Purgatoire, elle répondit à des sollicitations qui venaient de Paris. Son Institut connut des débuts difficiles, jusqu'au jour où elle reçut l'autorisation de Rome. Elle orienta ses religieuses vers toutes les tâches qui pouvaient répondre aux besoins multiples des plus défavorisés.
"Que la charité envers les âmes souffrantes s'unisse intimement chez Eugénie Smet à l'apostolat le plus concret, le plus actif, le plus universel, voilà sans aucun doute un trait saillant de sa physionomie spirituelle et le cachet particulier que Dieu voulut lui donner" Pie XII
Marie de la Providence - site des auxiliatrices
"...Les soins gratuits des pauvres à domicile constituent l'activité principale de l'institut naissant, auquel les laïcs sont, dès le départ, associés..." Pie XII l'a béatifiée en 1957. Source: Bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet) - diocèse de Paris
À Paris, en 1871, la bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet), vierge, qui fonda la Congrégation des Auxiliatrices du Purgatoire, dans une totale confiance en la Providence.

Martyrologe romain

Quelle bonté de Dieu envers l'Église... envers les malades pauvres et les pécheurs qui trouvent, dans ses membres, des servantes et des apôtres... envers les pauvres en inclinant vers eux le cœur des riches par l'intermédiaire de ce petit institut qui se pose comme un trait d'union entre les deux pointes extrêmes de l'échelle sociale.

Bienheureuse Marie de la Providence

Saint Égide Marie de Saint Joseph
Religieux o.f.m.

 

É

gide Marie de Saint Joseph (au baptême : Francesco Antonio Domenico Pasquale Postillo), né à Tarente (Italie) le 16 novembre 1729, expérimenta la pauvreté depuis son enfance.

Bientôt, il fut amené à apprendre le double et dur métier de ses parents devenant lui aussi un excellent « cordier » et un expert « feutrier ».

 

À dix-huit ans, orphelin de père, il devient le seul soutien de sa pauvre famille. La foi chrétienne sincère, que son père et sa mère lui avaient transmise, l'aida à dépasser toute difficulté et à toujours avoir confiance en la bonne Providence du Père céleste.

 

En février 1754, réalisant ce qui fut toujours son inspiration, à savoir : « pouvoir penser et travailler seulement pour le Seigneur », après avoir pourvu comme il fallait aux besoins de la famille, il fut accepté parmi les Frères mineurs « Alcantarins » de la Province de Lecce.
II fut initié à la vie franciscaine dans le couvent de Galatone (Lecce). Là, le 28 février 1755, dans les mains du Ministre provincial Frère Damien de Jésus et Marie, il fit sa profession religieuse.

 

Depuis le mois de février 1755 et jusqu'à la fin de mai 1759, il demeura dans le couvent de Squinzano (Lecce) s'adonnant à la tâche de cuisinier de la Fraternité.

 

Après un bref séjour dans le couvent de Capurso (Bari), au mois de mai 1759, le Frère Égide Marie fut destiné à Naples, où les Frères Mineurs Alcantarins de Lecce avaient un petit Hospice, celui de  San Pasquale (Pascal) à Chiaia, élevé pendant le chapitre de 1759, au rang de « Gardiennat ».

 

À Naples il demeurera presque cinquante-trois ans, c'est à dire jusqu'au jour de sa mort, occupant au fur et à mesure les charges de cuisinier, de concierge et de quêteur, édifiant tous, et en particulier les pauvres, qui accouraient nombreux au couvent de Chiaia pour recevoir du Frère Égide Marie une aide ou un mot de consolation.

 

Avec sollicitude franciscaine et charité active le Bienheureux consacra ses énergies au service des derniers et des souffrants, s'insérant profondément dans le tissu de la ville parthénopéenne qui, dans ces années difficiles, expérimentait de très fortes tensions sociales et de scandaleuses formes de pauvreté, à cause des événements politiques qui impliquèrent ce qui était alors le Royaume de Naples et n'épargnèrent même pas l'Église et ses Pasteurs.
Très nombreux furent les prodiges qui accompagnèrent sa mission de bien  de Frère Égide Marie, jusqu'à lui mériter, de son vivant, l'appellation populaire de : « Consolateur de Naples ».

 

Entouré d'une grande et vaste réputation de sainteté, Frère Égide Marie accueillit avec joie le Roi de gloire, à 12 heures le 7 février 1812.

 

Le Bx Pie IX (fête aussi aujourd’hui) déclara l'héroïcité de ses vertus le 24 février 1868.

Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le déclara bienheureux le 4 février 1888.

Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) l'éleva à la gloire des autels, le 3 juin 1996.

 

Bienheureuse Klara (Ludwika) Szczesna
Religieuse polonaise et cofondatrice des
Servantes du Sacré-Cœur

K

lara, au siècle Ludwika, Szczesna naît le 18 juillet 1863 dans le diocèse de Plock.
À l'âge de 17 ans, elle s'enfuit de chez elle pour échapper au mariage.

Après quelques années de réflexion, pendant lesquelles elle exerce sans doute le métier de couturière, elle entre, en 1886, dans la congrégation des Servantes de Jésus fondée par le prêtre capucin Honoré de Biala Podlaska (béatifié, le 16 octobre 1988 à Rome).

En 1889 elle va à Lublin où elle travaille comme couturière et exerce son apostolat parmi les travailleurs mais elle doit rentrer à Varsovie, cette partie de la Pologne étant sous domination russe.
C'est à ce moment que le père
Józef Sebastian Pelczar (
canonisé, à Rome,le 18 mai 2003) lui demande d’œuvrer pour les travailleurs domestiques dans un abri qu'il vient d'ouvrir pour eux. C’est en 1894, avec la création officielle de la congrégation des “Servantes du Sacré-Cœur”, qu'elle prononce ses vœux perpétuels, prenant le nom de Klara.

Elle devient supérieure générale en 1907. Les sœurs prennent en charge les travailleurs et les malades, travaillent dans les hôpitaux, les orphelinats et les écoles, enseignent la couture, le catéchisme dans les villages que les prêtres ne peuvent atteindre. La congrégation s'accroît rapidement en suivant le fil conducteur de la mère Klara : « Tout pour la plus grande gloire du cœur de Jésus ».
Elle quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 7 février 1916 à Cracovie.

Klara (Ludwika) Szczesna a été béatifiée le 27 septembre 2015 au sanctuaire Saint-Jean-Paul de Cracovie (Pologne), par le Card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le pape François (Jorge Mario Bergoglio).

 

Bse Rosalie Rendu
Sœur de Saint-Vincent-de-Paul

 

R

osalie (nom de baptême Jeanne-Marie), fille de Antoine Rendu et Marie-Anne Laracine, naît le 9 septembre 1786 à Confort, au canton de Gex, dans le Jura. Elle est l'aînée de quatre filles.

 

Jeanne-Marie Rendu a trois ans lorsqu'éclate en France la Révolution. Dès 1790, l'adhésion par serment à la Constitution civile du clergé est imposée. De nombreux prêtres, fidèles à l'Église, refusent ce serment. Ils sont chassés de leurs paroisses, certains sont mis à mort, d'autres doivent se cacher pour se soustraire aux poursuites. La maison de la famille Rendu devient un refuge pour ces prêtres réfractaires. L'évêque d'Annecy y trouve asile sous le nom de Pierre.

 

C'est dans cette atmosphère de foi solide, sans cesse exposée au danger de dénonciation, que Jeanne-Marie est éduquée. Elle fera sa première communion une nuit, dans la cave de sa maison, à la lueur d'une bougie. Ce climat exceptionnel forge son caractère.

 

La mort du père, le 12 mai 1796, et celle de la dernière petite sœur âgée de quatre mois, le 19 juillet de la même année, bouleversent toute la famille. Jeanne-Marie, consciente de sa responsabilité d'aînée, aide sa mère, spécialement dans la garde de ses petites sœurs.

 

Au lendemain de la Terreur, les esprits s'apaisent et, petit à petit, la vie reprend son cours normal. Sa mère consent à ce que Jeanne-Marie, malgré son jeune âge, fasse un stage dans l'hôpital où les Filles de la Charité assurent les soins aux malades. L'appel de Dieu, qu'elle pressentait depuis plusieurs années, se précise : elle sera Fille de la Charité.

 

Le 25 mai 1802, Jeanne Marie arrive à la maison mère des Filles de la Charité, rue du Vieux Colombier à Paris. Elle va avoir 16 ans ! La réouverture du Séminaire (noviciat supprimé par les Révolutionnaires) a eu lieu en décembre 1800.

 

En 1802 Jeanne-Marie est envoyée à la maison des Filles de la Charité du quartier Mouffetard pour être au service des pauvres. Elle y restera cinquante-quatre ans !

Les dates importantes de sa vie :

- 1803 : reçoit l’habit et est placée dans la maison Saint-Martin ;

- 1807 : prononce ses vœux pour la première fois ;

- 1815 : devient supérieure (Sœur Servante) de la maison Saint-Martin ;

- 1833 : encadrement des premiers membres de la société de Saint Vincent de Paul ;

- 1840 : travaille avec les Dames de la Charité nouvellement nommées ;

             entreprend les travaux d’expansion de la maison ;

- 1848 : la maison est devenue un refuge et un hôpital de campagne ;

- 1852 : décorée de la croix de la Légion d’honneur par Napoléon III ;

- 1853 : sa vue commence à baisser.

 

Elle meurt le 7 février 1856, après une courte maladie.

 

Des journaux de toute tendance se font l'écho des sentiments du peuple. Le Constitutionnel, journal de la gauche anticléricale, n'hésite pas à annoncer la mort de cette Fille de la Charité : « Les malheureux du 12ème arrondissement viennent de faire une perte bien regrettable : la sœur Rosalie, Supérieure de la communauté de la rue de l'Épée de Bois, est décédée hier à la suite d'une longue maladie. Depuis de longues années, cette respectable religieuse était la providence des classes nécessiteuses et nombreuses dans ce quartier ».

 

Des visiteurs affluent nombreux au cimetière Montparnasse. Ils viennent se recueillir sur la tombe de celle qui fut leur Providence. Mais comme il est difficile de trouver l'enclos réservé aux Filles de la Charité ! Le corps est alors transporté dans un lieu beaucoup plus accessible, plus près de l'entrée du cimetière. Sur la tombe toute simple, surmontée d'une grande croix, sont gravés ces mots : « À la bonne mère Rosalie, ses amis reconnaissants, les riches et les pauvres ». Des mains anonymes ont fleuri et continuent de fleurir cette sépulture : hommage discret mais durable rendu à cette humble Fille de Saint Vincent de Paul.

 

Rosalie (Jeanne-Marie) Rendu a été béatifiée le 9 novembre 2003, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

 

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