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message du jour

Bonsoir mes frères et soeurs. Messages du jour de notre très Saint Père.

Que Marie, Mère du Prince de la Paix et Mère de tous les peuples de la terre, nous accompagne et nous soutienne, pas à pas. w2.vatican.va/content/france
3:30 PM · 1 janv. 2020

Ma réponse personnelle

Marie Mère de notre Roi, le Prince de la Paix, de la Rédemption et qui nous Enseigne et ordonne l'amour de notre prochain, Priez pour nous humble mortel. Merci Marie de nous aimer tel que nous sommes.

Pape François

Aujourd'hui, invoquons la Mère de Dieu, qui nous rassemble en tant que peuple croyant. Ô Mère, suscite en nous l'espérance, apporte-nous l'unité. Femme de salut, nous te confions cette année, garde-la dans ton cœur.

Ma réponse personnelle

Elle est notre Mère ceci est la réalité. Nous l'avons adoptée,  nous l'aimons Elle fut celle qui vient comme nous de ce monde. Elle a dit Oui au Père sans condition et, est restée pure toute sa vie. Elle a connu toute les épreuves les joies des terriens. Nous sommes ses enfants.

Pape François

Dans le corps d'une femme, Dieu et l'humanité se sont unis pour ne plus jamais se quitter. Notre humanité sera pour toujours en Dieu et Marie sera toujours la Mère de Dieu.
1:30 PM · 1 janv. 2020

Ma réponse personnelle

Oui Saint père, donnons nous aux jeunes générations la preuve de cette Vérité Prions-nous suffisamment Agissons-nous conformément à la Parole de Dieu selon nos enseignements  Très Saint Père est-ce en partie l'origine du manque de foi au Père par Jésus Marie notre mère et modèle?

Pape François

Commençons l'année sous le signe de Marie, la femme qui a tissé l'humanité de Dieu. La renaissance de l'humanité a commencé par la femme. Si nous voulons tisser d'humanité les trames de nos jours, nous devons repartir de la femme.
12:30 PM · 1 janv. 2020
 

Ma réponse

Comment repartir de la femme?  Pour repartir de la femme il faut d'abord trouver sur terre une femme digne de Marie. Mais comment cela est-ce possible? L'homme est si exigeant devant envers son épouse, que les jeune fille ne veulent se marier, et les Paroles du Seigneur elles les habillent à leur sauce. Elles n'ont plus le modèle que leur mère avait. C'est à dire Marie. 

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Message du Pape François

Message du Pape François
Message du Pape François
Notre Pape nous a dit:
 
 
La vie nouvelle que nous avons reçue par le baptême est une richesse à donner, à communiquer, à annoncer : c'est le sens de la mission. #MoisMissionnaireExtraordinaire
 
Il m'a permit de faire cette Réflexion

Par le baptême nous avons reçu la vie en Jésus ,c' est notre trésor que nous devons partager autour de nous.
Oui c'est notre devoir le Saint Père à raison ,Mais ….que faisons nous de notre Baptême?


Baptiser son enfant est le premier devoir de tous parents chrétiens, en même temps, son enseignement est ce que notre amour et nos actes lui apporteront. Lui enseigner le catéchisme, oblige aux parents d'appliquer dans leur vie familiale et professionnelle l’enseignement de Jésus. C'est le meilleur des témoignages c'est également la mission de chacun.
Notre mission, c'est agir selon la Parole de Dieu Chacun de nous à une mission, elles sont toutes différentes, et elles sont toutes importantes.

Le prêtre est un missionnaire, il porte, enseigne, il confesse, montre l'exemple dans la vie de tous les jours.
Les laïques ont également leurs missions.

Elles sont toutes différentes, et aussi importantes. Pour le Père il n'y a pas de petites et de grandes missions, car elles sont toutes aussi importantes. Ce que nous appelons petites missions, pour le Père, et pour Jésus elles sont aussi importantes que les missions voyantes, rutilantes. Car elles sont les chevilles, elles maintiennent les éléments entre eux, pour qu'ils ne chutent pas, afin que l'édifice ne s'effondre Pas.

Certains couples ont des enfants, d'autres ne peuvent en avoir. Pour D.ieu le couple sans enfants n'est pas maudit, il a une mission particulière, très importante, vis à vis des enfants: orphelins, abandonnés, maltraités, malades ou handicapés, victimes des guerres.

Chaque baptisé à une mission, elle est différente à chacun. Et chacun construit l'édifice de Dieu jusqu'au jour du retour de Jésus.

 
 
 
 
Hébreux 1: 1-4 Grandeur du Fils du Dieu Incarné
 
 
 

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Message journalier du Saint Père Pape François

Alors que nous célébrons le #MoisMissionnaireExtraordinaire, demandons à l'Esprit Saint de nous permettre d'ouvrir les portes de l'Évangile à tous les peuples et d'être des témoins authentiques de l'amour divin. #AudienceGénérale

Ma réponse au Pape François

Demandons à l'Esprit Saint de nous aider à devenir lumière selon l'enseignement du Seigneur Jésus et permettre d'ouvrir enfin les portes de l'Evangile à tous ceux que nous approchons

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Le Seigneur nous appelle par notre nom

Message du jour Du Saint Père Pape François

Apprenons à appeler les personnes par leur nom, comme le Seigneur le fait avec nous, et à renoncer aux adjectifs.

24 septembre 2019

Comme il le fait avec Nicodème, Marie et Marthe etc..

Comme il le fait avec Nicodème, Marie et Marthe etc..

Jésus nous appelle par notre nom

par Mgr Luciano Alimandi

« Celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle une à une et les fait sortir. Et quand il a mis dehors ses bêtes, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix » (Jean 10, 2-4).

Le temps pascal que nous vivons fait approfondir le lien avec Jésus Ressuscité, le Bon Pasteur de nos âmes. Il est ainsi parce qu’il a donné sa Vie pour chacun d’entre nous, il a versé son Sang pour notre salut. Quelle merveille, et quelle reconnaissance ne devons-nous pas lui porter dans notre cœur pour cette Œuvre de Salut !

Nous avons vraiment besoin de ce long temps pascal, pour approfondir les dons de la Rédemption : pour les présenter au Père en action de grâces, pour conformer notre vie, et pour en témoigner auprès des autres qui ne les connaissent pas encore. Ces dons jaillissent de la Pâque de Résurrection du Christ, et se répandent sur toute l’Église.

Que l’on pense, par exemple, au 
Dimanche de la Divine Miséricorde Sainte Faustine Kowalska déclare que le Seigneur lui a révélé ceci : « En ce jour, se sont ouverts tous les canaux par lesquels s’écoulent les grâces divines. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés étaient comme l’écarlate »

Pour se plonger dans toutes ces « grâces pascales », il faut avoir une disposition quotidienne ouverte à l’action du Saint-Esprit, qui pénètre dans le cœur de ceux qui croient et qui mettent leur confiance en Jésus. Lors de fêtes particulières, comme celle de la Divine Miséricorde, que l’Église Universelle célèbre le Dimanche in Albis, où le Ciel fait descendre sur la terre une cascade de grâces, l’âme habituée à rester ouverte à Dieu, aura beaucoup de facilité à les accueillir, alors que celui qui est distrait, inconstant, voire même indifférent, comment pourra-t-il vraiment s’ouvrir au don de Dieu ?

Et voici dévoilée l’importance qu’il y a à suivre le Bon Pasteur, jour après jour, de prendre à cœur et de mettre en pratique ses enseignements. Comme le dit Jésus, dans le passage d’Évangile cité ci-dessus, il faut apprendre « à connaître sa voix ».

Quand nous venons au monde, nous reconnaissons comme d’instinct, la voix de notre Maman. Plus nous l’écoutons, et plus elle nous devient familière. Elle engendre aussitôt la confiance et la sérénité, dès qu’elle effleure nos oreilles. « Cette » voix suffit, et notre cœur s’ouvre sereinement à l’écoute. Une voix étrangère, en revanche, engendre une toute autre réaction. Il est de même avec le Pasteur de nos âmes. Plus nous L’aimons, plus Sa « Voix » nous devient familière : Son silence est plus éloquent que de nombreuses paroles, quand, dans notre cœur, nous vivons l’amitié avec LuiPour ceux qui croient en Jésus et s’abandonnent à Lui, la réalité du monde et leur propre histoire personnelle, deviennent intelligibles, parce qu’elles sont éclairées par Sa Voix. On découvre en nous un projet divin précis, on s’achemine sur un parcours déterminé, parce Celui qui guide sait exactement là où conduire chacune de Ses brebis.

Il est beau de réfléchir sur le fait que Jésus, qui est la « Porte des brebis » (Jean 10, 7), nous parle du « gardien » (Jean 10, 3) de ces mêmes brebis, qui Lui ouvre la porte. Ce « gardien » nous fait penser à notre conscience, mais surtout au rôle des prêtres vis-à-vis des âmes qui lui sont confiées. En effet, seul Jésus guide l’âme, alors que Ses prêtres sont les « serviteurs » de Sa Parole et de Son Autel. En effet, le prêtre donne aux âmes non pas ce qui est sien, mais ce qui est du Christ : la Parole, le Corps et le Sang, le pardon des péchés, la bénédiction… Il n’est pas le protagoniste de la liturgie et la pastorale, mais toujours et seulement Jésus qui se sert de Son ministre, comme le Pasteur se sert de son gardien. Comme Jean Baptiste, de même le prêtre peut se dire « l'ami de l’époux » (Jean 3, 29), « il faut que je diminue et que Lui il grandisse » (Jean 3, 30), le Seigneur, bien sûr, être la « voix » (Marc 1, 3) qui se met elle-même au service de la Parole.

Les prêtres sont vraiment des « gardiens » qui ouvrent la voie au Seigneur qui vient, qui savent qu’ils sont des instruments de grâce et qu’ils sont entourés de l’affection de tous ceux qui trouvent le Christ grâce à eux. Ils réalisent, dans leur propre vie, ce que le Saint-Père Benoît XVI déclara le jeudi Saint, 13 avril 2006 : « Le Seigneur nous a imposé les mains et veut à présent les nôtres afin qu'elles deviennent les siennes, dans le monde. Il veut qu'elles ne soient plus des instruments pour prendre les choses, les hommes, le monde pour nous, pour en faire notre possession, mais que, au contraire, elles transmettent son action divine, se mettant au service de son amour. Il veut qu'elles soient des instruments de service et donc une expression de la mission de la personne tout entière qui devient garante de Lui et l'apporte aux hommes… Nous plaçons aujourd'hui à nouveau nos mains à sa disposition, et nous le prions de nous prendre toujours à nouveau par la main et de nous guider » (Benoît XVI, 13 avril 2006, Messe Chrismale).

 

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Angélus: «le témoignage de l'Evangile surmonte toute division»

Message du jour du Pape François

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus nous révèle son désir le plus ardent : porter sur terre le feu de l'amour du Père, le feu qui sauve, qui change le monde à partir du changement du cœur de chacun. #Angelus

1:30 PM · 18 août 2019
Angélus: «le témoignage de l'Evangile surmonte toute division»
Devant les fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape François a rappelé la nécessité et l'exigence de vivre selon l'Evangile, qui nécessite "de nouvelles initiatives de charité". L'adhésion au "feu de l'amour" de Jésus demande adoration et disponibilité à servir le prochain.
 

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

En commentant l'Evangile du jour tiré de Saint-Luc (Lc 12, 49-53),le Pape est revenur sur les paroles de Jésus à ses disciples où il explique le sens de sa venue dans le monde : «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !». 

«Ces paroles sont destinées à aider les disciples à abandonner toute attitude de paresse, d'apathie, d'indifférence et de fermeture pour accueillir le feu de l'amour de Dieu» a commenté François. Jésus révèle à ses amis, et à nous aussi, son désir le plus ardent : porter sur la terre le feu de l'amour du Père, qui allume la vie et par auquel l'homme est sauvé.

A travers ces paroles partagées à ses disciples, Jésus nous indique la mission, il nous appelle à répandre ce feu dans le monde, grâce auquel nous serons reconnus comme ses véritables disciples. Ce feu de l'amour, allumé par le Christ dans le monde par le biais de l'Esprit Saint, «est illimité et universel» a poursuivi le Saint-Père. «C'est l'Esprit-Saint qui nous fait aimer Dieu et notre prochain, a précisé le Pape, l'Esprit Saint que nous avons tous en nous». 

La charité ouverte à tous

Depuis les débuts du christianisme, a poursuivi le Pape,
le témoignage de l'Évangile s'est répandu «comme un
feu bénéfique qui a surmonté toute division entre les individus,
les catégories sociales, les peuples et les nations. Il brûle
toutes les formes de particularisme et maintient la charité
ouverte à tous, avec une seule préférence : celle envers les
plus pauvres et les exclus.»

Cette adhésion au feu de l'amour que Jésus a apporté sur terre
exige deux choses a insité le Pape: l'adoration envers Dieu et
la disponibilité à servir le prochain. La première exige
d'apprendre la prière de l'adoration que souvent nous oublions,
a souligné François. La disponibilité à servir notre prochain est
aussi une chose essentielle et le Pape a ainsi confié son
«admiration» devant ces communautés ou groupes de jeunes
qui, même pendant l'été, se consacrent à ce service pour les
malades, les pauvres et les personnes handicapées.

«Pour vivre selon l'esprit de l'Évangile, il est nécessaire que,
face aux nouvelles nécessités qui émergent sans cesse dans
le monde, il y ait des disciples du Christ qui sachent répondre
par de nouvelles initiatives de charité»  
 a aussi invité François.
 «Ainsi l'Evangile se manifeste vraiment comme le feu qui sauve,
qui change le monde à partir du changement du cœur de chacun.»

Briser les illusions faciles

Le Pape est enfin revenu sur les propos de Jésus où il affirme
qu'il est venu «mettre la division». Le Christ est venu pour
"séparer par le feu" le bien du mal, le juste de l'injuste. En ce
sens, il est venu pour «diviser", pour perturber - mais d'une
manière saine - la vie de ses disciples, en brisant les illusions
faciles de ceux qui croient pouvoir combiner la vie chrétienne
avec des compromis de toutes sortes, les pratiques religieuses
avec des attitudes contre autrui»
.

Ausi, il ne s'agit de ne pas vivre de manière hypocrite, a conclu
le Pape, mais «d'être prêt à payer le prix de choix conformes à
l'Evangile»
. «C'est bien de se dire chrétiens, mais il faut avant
tout être chrétien dans des situations concrètes, témoignant de
l'Évangile qui est essentiellement amour pour Dieu et pour nos
frères et sœurs.»
 a t-il conclu. 

18 août 2019, 11:09

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le Pape encourage le diocèse de Paris

Avec Dieu, les fardeaux de la vie ne restent pas que sur nos épaules : l'Esprit Saint vient nous donner la force, nous encourager, et porter nos poids.

1:30 PM · 17 août 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La procession de l'Assomption partant de la cathédrale Notre Dame de Paris, jeudi 15 août 2019.   (ANSA)

4 mois après l’incendie de Notre Dame, le Pape encourage le diocèse de Paris

À l’occasion de l’Assomption, le Pape François a adressé un
message aux catholiques parisiens, qui a été lu lors de la
messe présidée par l’archevêque de la capitale,
Mgr Michel Aupetit, en l’église Saint-Sulpice,
jeudi 15 aout 2019.
 

«Être des bâtisseurs d’une nouvelle humanité enracinée en Jésus Christ».

C’est l’appel du Pape François adressé pour l’Assomption au diocèse de
Paris.
Un message lu par le recteur de la cathédrale Notre Dame, Mgr Patrick
Chauvet, en l’église Saint-Sulpice qui accueille la paroisse de la cathédrale
ravagée le 15 avril dernier.  

Ainsi par l’intermédiaire du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint
Siège, François a tenu à assurer toute sa proximité spirituelle aux catholiques
de la capitale française.  

«Comme une vraie mère, Marie marche avec nous, se bat avec nous et
répand inlassablement la proximité de l’amour de Dieu»,
 a écrit le Saint-Père, demandant également à Dieu «son intercession pour que la reconstruction de
Notre-Dame représente un signe fort de la renaissance et de la revitalisation
de la foi».

Le chantier de la cathédrale, suspendu depuis le 29 juillet en raison des
risques de contamination au plomb, devrait reprendre ce lundi 19 août. La reconstruction prévue en 5 ans promet, elle, d’être longue. Sur les 850
millions d’euros de promesses de dons annoncées, la cathédrale n’en a reçu
à ce jour que 105 millions.

16 août 2019, 17:14

 

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Message du 10 août 2019

Le témoignage chrétien, après tout, annonce seulement ceci : que Jésus est vivant et qu'il est le secret de la vie. #SaintLaurentMartyr

1:30 PM · 10 août 2019

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I

Pape François: Le message du jour

Dans la Transfiguration, Jésus nous montre la gloire de la Résurrection : un aperçu du ciel sur la terre.

 
1:30 PM · 6 août 2019

«Je m’adresse à chacun de vous qui, si souvent, de manière inaperçue et sacrifiée, dans la lassitude ou la fatigue, la maladie ou la solitude, assumez la mission au service de Dieu et de son peuple», écrit François aux prêtres 

Après la lettre du Pape aux
prêtres, «on se lance dans
la mission de plus belle»
Après la publication de la lettre du Pape François
aux prêtres du monde entier, ce dimanche 4 août
, le père Patrice Chocholski - recteur du sanctuaire
d’Ars (France) – livre sa réaction, voyant d’un œil
positif ce message du Souverain pontife.
 

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

«Nous accueillons avec bonheur cette reconnaissance de

notre mission», déclare le père Patrice Chocholski au
lendemain de la parution de cette 
lettre, rédigée par le
Pape François à l’occasion des 160 ans de la mort de
saint Jean Marie Vianney….

Mgr Urbina Ortega, archevêque de Villavicencio et président de la Conférence épiscopale colombienne, lors d'une messe en mai 2018 

Colombie: les évêques du pays
s’expriment pour le bicentenaire
de l’indépendance
Le 5 août, la Conférence épiscopale de Colombie a
rendu public un message invitant la population à
prendre soin de l’unité de la nation et à lutter contre
ce qui menace sa liberté, alors que le pays
commémore un épisode fondateur de son histoire.
 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Pour les évêques de Colombie, le bicentenaire de
l’Indépendance est une «opportunité propice pour
regarder le passé avec gratitude et avec objectivité»
.
Ils rendent donc un hommage appuyé à toutes ceux
 «qui participèrent à ce geste libérateur», en particulier
les membres de l’Église ayant collaboré «avec un
véritable héroïsme aux combats pour la liberté».
«La foi chrétienne a illuminé et accompagné les
processus qui nous ont conduit à l’Indépendance»
,
rappellent-ils.

Une liberté menacée

Ce bicentenaire est aussi «le moment pour assumer
notre présent avec une grande responsabilité»
, continue
l’épiscopat colombien, après avoir souligné que la liberté
obtenue par les générations précédentes «est un don et
aussi un grand devoir que nous devons réaliser»
. Ils
identifient les ennemis actuels de la liberté en Colombie:
 «l’individualisme dominant», les divisions «entre frères»,
 «la fracture économique résultant de l’injustice sociale et
de la concentration du capital», «la corruption»
,
le non-respect de l’environnement, «le narcotrafic qui génère
la terreur parmi la population, détruit la jeunesse et produit
des économies parallèles au service du crime et de la mort
»,
et enfin «la destruction de la vie humaine et la non-conscience
de sa valeur sacrée»
.

Les prélats proposent une voie spirituelle pour dépasser ces
fléaux, précisant que «nos propres forces ne suffisent pas à
les vaincre». «Il est nécessaire d’ouvrir nos vies pour accueillir
le Christ et son Évangile»
, expliquent-ils, «son amour qui
nous pardonne toujours nous pousse à nous réconcilier avec
Lui, avec nos frères et avec la création», «sa miséricorde nous
soigne des blessures du mal et sa Pâque nous relève de la
mort»
.  

Promouvoir le dialogue

Enfin, les évêques de Colombie estiment que cet anniversaire
«est une invitation à regarder le futur avec espérance, ce qui
pour les chrétiens n’est pas une pure illusion ou un simple
optimisme […]»
. Cette attitude à des implications réalistes:
il s’agit de «promouvoir une transformation culturelle qui nous
permette de continuer le chemin de la liberté». «Il ne suffit
pas d’être une géographie, ni une société, ni un pays»,
 
peut-on lire, «il est nécessaire d’être une communauté
nationale avec un esprit, un grand projet, avec une solidaire
responsabilité les uns envers les autres»
. Il faut désormais 
«sceller l’indépendance face à d’autres réalités qui nous
tyrannisent et nous détruisent»
, estiment vigoureusement les
évêques.  

Pour cela, un dialogue dynamique et permanent est préconisé.
 «La famille, l’école, l’Église et la société sont appelées à
générer une culture du dialogue chez les enfants et les jeunes,
puisqu’ils sont l’espérance du pays»
, estime l’épiscopat avant
de se référer au Pape François.  

Les pasteurs colombiens s’engagent quant à eux à 
«communiquer le Christ, Chemin, Vérité et Vie» au peuple
colombien, et à «travailler sans relâche pour que la
réconciliation règne» 
dans la société.

Un long chemin vers l’indépendance

En Colombie, la fête de l’Indépendance (fête nationale) a
lieu le 20 juillet, en mémoire du 20 juillet 1810, considéré
comme le point de départ de la lutte pour l’indépendance
vis-à-vis de l’Espagne. Ce jour-là, un groupe
d'indépendantistes renverse le vice-roi Antonio Amar y
Borbon, et prend le pouvoir à Bogotá. Mais le mouvement
indépendantiste mené par Simón Bolívar et Francisco de
Paula Santander n'aboutit que neuf années plus tard:
l'indépendance est en effet reconnue le 7 août 1819, date
à laquelle naît la République fédérale de la Grande
Colombie.

Les commémorations du bicentenaire ont déjà commencé,
marquées notamment par la célébration du Te Deum à la
cathédrale de Bogotá dimanche 5 août, tout comme dans
d’autres villes du pays sud-américain.

 

06 août 2019, 16:18

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Message du jour de notre très Saint Père

 

Lorsqu'il était jeune soldat, Saint Ignace de Loyola, que nous commémorons aujourd'hui, pensait à sa propre gloire, puis il a été attiré par la gloire de Dieu, qui a donné sens à sa vie.

1:30 PM · 31 juil. 2019

Victor Pogrebnii, alors officier de l'armée soviétique. 

De l'armée soviétique au sacerdoce: l'histoire d'une
foi dans l'ombre du régime
«Enfant, je pensais que le sacerdoce serait l'objectif de ma
vie». C'est ainsi que commence l'entretien avec Victor
Pogrebnii, soixante-treize ans, prêtre depuis sept ans, mais
avec un passé de militaire en Union Soviétique. Marié, père,
grand-père, et veuf, il a finalement été ordonné prêtre à Kiev (Uk

Cesare Lodeserto - Chişinău

L'histoire du père Victor débute dans le village de Slobozia-Rascov,
au cœur de l'actuel territoire séparatiste de Transnistrie, toujours
disputé avec la République de Moldavie, qui, après l'effondrement
de l'URSS, revendique toujours sa juridiction. Ce petit village a
donné naissance à de nombreux prêtres ainsi qu'à un évêque,
grâce à une communauté catholique très active, dont fait partie
le jeune Victor Pogrebnii. Une communauté qui n'a jamais eu peur
de témoigner de sa foi, jusqu'à construire une église sans aucune
autorisation, au cours années 1970, autrement dit, en pleine période
communiste.

Le choix militaire, sans perdre la foi

Le désir de Victor de devenir prêtre a été brisé le jour où il a été
appelé à servir dans la marine soviétique. Il dut alors quitter son
village de Slobozia-Rascov. Ce fut un éloignement définitif, car
après avoir accompli son service militaire et avoir été reconnu pour
ses qualités, il entama sa carrière de soldat. Il fit l'école militaire de
Kaliningrad, qui n'est certainement pas le séminaire de ses projets
initiaux, et monte en grade dans l'armée pour devenir officier. Loin
de son village natal et encore plus loin de son désir de devenir
prêtre, sa vie prend un tournant radical. Cependant, il ne s'est
jamais éloigné de Dieu : «Je n'ai pas perdu la foi et j'ai conservé
tout ce que mes parents m'ont enseigné, mais maintenant j'avais
commencé une carrière militaire, j'étais estimé et on m'a aussi
confié des responsabilités. Ma vie avait changé et j'avais rencontré
une jeune fille qui, en 1970, est devenue mon épouse. En fait,
je suis bien arrivé jusqu'à l'autel, mais pour être un bon époux»
.

Les premiers pas de Victor dans la marine soviétique
Se cacher pour prier

Le Père Victor raconte sa foi difficile à concilier avec un régime
communiste toujours suspicieux et une structure militaire rigoureuse.
Il raconte : «J'ai vécu une mauvaise expérience lorsque je servais
dans une base militaire du Pôle Nord. Mes supérieurs ont trouvé mon
Évangile. Une fois, je me suis aussi fait prendre par la police en train d'aider
à la construction de l'église de Slobozia-Rascov. J'ai été dénoncé et interrogé
par mes supérieurs. Quand je le pouvais, je fréquentais une église catholique,
juste en face des bureaux du KGB. Pour y entrer, je devais faire attention de
ne pas être vu. J'étais un catholique clandestin, caché et apeuré. J'ai
également essayé de comprendre s'il y avait d'autres catholiques parmi mes
compagnons, mais il m'était impossible de m'exposer»
.

Une famille heureuse

«Ma vie était désormais tracée - continue le Père Victor - et j'aimais
ma femme. En fait de notre lien sont nés deux enfants, puis ils se
sont mariés et je suis devenu grand-père. Ils nous ont donnés trois
petits enfants. Mais j'ai aussi eu la joie de suivre le chemin de mon
frère, qui est devenu prêtre
».

Victor, avec son épouse et son fils aîné.
Enfin libre de croire
Après l'effondrement du régime communiste, la vie de Victor a
connu un tournant et surtout, il a retrouvé la sérénité de la foi,
la possibilité d'éduquer sans crainte ses enfants à la vie chrétienne.
Sa vie a été celle d'un soldat, puis, au fil des ans, celle d'un retraité,
avant de vivre dans le calme avec sa famille se dévouant à
l'éducation des enfants et petits-enfants. Malheureusement,
en 2008, sa femme décède. Il se retrouve seul. C'est là que son
désir de devenir prêtre refait surface. Il n'a en réalité jamais
abandonné sa vocation initiale. L'évêque de Kiev l'a accueilli au
séminaire la même année et, quatre ans plus tard, en 2012,
précisément le 7 janvier, il s'est présenté une nouvelle fois devant
l'autel du Seigneur. Mais cette fois pour recevoir l'onction
sacerdotale, entouré des membres de sa famille et son jeune frère,
prêtre depuis plusieurs années déjà.

 

Le père Victor (au centre), concélébrant dans la cathédrale de Chişinău

«Je ne peux pas expliquer l'émotion de ce moment - explique le Père
Victor - et surtout cette immersion dans la foi de mon passé, lorsque
j'étais jeune dans la communauté de Slobozia-Rascov. Mais en
même temps, je pensais à ma femme et au fait qu'elle était
certainement heureuse, là-haut au ciel, de mon nouveau choix.
Avant de commencer ma formation au séminaire, j'ai souhaité en
parler avec mes enfants pour comprendre ce qu’ils en pensaient.
J'ai trouvé en eux une merveilleuse compréhension, de nature à
renforcer plus encore ma décision. Celle-ci n'efface pas du tout
mon passé de mari et de père. C’est ce passé qui a rendu possible
une vocation qui a dû attendre son heure et passer par l'épreuve
difficile du régime communiste»
.

Après son ordination sacerdotale, l'évêque de Kiev a nommé le père
Victor dans plusieurs paroisses. Il est en quelque sorte redevenu
père, mais avec une famille plus nombreuse et avec des 
responsabilités qui l'ont vu jour après jour se consacrer aux
communautés qui lui étaient confiées, avec la jeunesse intérieure
d'un prêtre heureux.

Persécuté par un passé qui l'éloigne de l'Ukraine

Des temps nouveaux et difficiles l'attendent encore. Son passé de
soldat soviétique et de citoyen russe ne lui permet pas de rester en
Ukraine au moment où les relations entre Kiev et Moscou se
dégradent jusqu'au conflit qui les divise toujours. Le père Victor doit
rassembler ses affaires, quitter le diocèse de Kiev et se réfugier en
Crimée, redevenue depuis peu territoire russe. L'évêque d'Odessa,
dont dépendait la Crimée, l'envoie dans une paroisse de Simferopol,
et le père Victor s’en va servir une nouvelle communauté.

Le père Victor Pogrebnii (3e en partant de la gauche) en compagnie d’autres prêtres.
Le désir de revenir au village

Début 2019, à l'âge de soixante-treize ans, mais avec un esprit
toujours aussi jeune, sa pensée l'oriente vers sa terre natale, le petit
village de Slobozia-Rascov. Arrivé à un certain âge, il sent le besoin
du retour au sources. Il a contacté l'évêque de Chisinau, Mgr Anton
Cosa, et lui a demandé d'évaluer la possibilité d’un retour dans le
village d'origine de sa famille.

«J'ai été ému par l'histoire de ce prêtre - témoigne Mgr Anton Cosa -
 et par son désir de revenir dans son village de Slobozia-Rascov, pour
retrouver sa communauté d'origine. Je l'ai invité à venir passer
quelques jours à la maison diocésaine pour que nous nous
rencontrions, pour que nous puissions échanger, et pour le faire
connaître au clergé de mon diocèse. J'ai découvert un homme
certainement éprouvé par sa longue et douloureuse histoire,
mais heureux de se donner totalement et de témoigner de son
expérience de prêtre. Je l'ai vu arriver avec peu de choses, avec
l'esprit essentiel du militaire, mais avec un grand cœur grand et
attentionné, celui du prêtre et du père»
.

Une amitié avec l'évêque de Chişinău

Lors de son premier séjour à Chişinău, en Moldavie, le Père Victor a
voulu se rendre à Slobozia-Rascov pour remettre un peu d'ordre sur
le lieu où ses parents sont enterrés, comme pour faire revivre une
partie de son passé et repartir de la communauté où avait mûri son
désir d'être prêtre, mais d'où, en réalité, il avait commencé un
pèlerinage qui au fil du temps, l’a amené à faire différentes
expériences, avant de le renvoyer au sources de sa foi et de sa
vocation.

Faisant défiler entre ses mains des photos qui le montrent en soldat
et d'autres qui le montrent en train de célébrer l'Eucharistie, le Père
Victor admet aujourd'hui avec émotion que sur le chemin de la foi il
faut se laisser surprendre par le bon Dieu : «Je pensais à tout, sauf
de pouvoir devenir prêtre. Mais ce qui est vrai, c’est que Dieu écoute
la prière du pauvre. Ma prière !»

«Je vais maintenant retrouver l'évêque d'Odessa, auquel je vais
présenter mon humble souhait de revenir dans le village de ma famille
, et si Dieu le veut, je rassemblerai mes quelques affaires
- continue
le prêtre - puis que je rentrerai chez moi, à Slobozia-Rascov, et
comme le vieux Siméon je pourrai dire : ‘Tu peux laisser ton
serviteur s'en aller en paix’. Ici, je sais que je suis attendu par
Mgr Anton Cosa, à qui j'ai confié mon histoire.. Avec la sagesse du
bon pasteur, il pourra confier à ce prêtre, malgré son âge, un espace
pour continuer à être un bon père»
.

31 juillet 2019, 12:16
 
 

 

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message du jour du Pape François et information du Vatican

Aujourd'hui, en la fête de , contemplons la Vierge qui se tient près de la Croix du Christ. C'est aussi la place de l'Église : près du Christ.

 

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus propose comme modèle le Samaritain qui, aimant son frère comme lui-même, montre qu'il aime Dieu de tout son cœur et en même temps exprime une vraie religiosité et une pleine humanité.

Lutter contre la manipulation politique du religieux
À l’occasion du lancement à Rome de la revue "Persécutions des Chrétiens", le 15 juillet, Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, a dénoncé les persécutions religieuses commises en toute impunité, résultats d’une manipulation politique du religieux.

Les persécutions des chrétiens augmentent dans le monde, c’était le triste constat de l’ONG Portes Ouvertes, publié en janvier dernier. Plus de 245 millions de chrétiens sont persécutés sur la planète, soit un fidèle sur neuf. Conscient de cette effrayante réalité, à l’occasion du lancement à Rome de la revue Persécution des chrétiens, Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, a pris la parole et a dénoncé une situation qui empire. 

Les persécutions religieuses sont commises partout et en toute impunité. Tel est le constat de Mgr Camilleri. En effet, selon un rapport commandé par le gouvernement britannique en mai dernier, dans certaines régions, les persécutions des chrétiens «sont proches du génocide». 

Mais le Vatican veut parler des persécutions pour les personnes de toutes les religions, et insiste sur la nécessité de coexistence pacifique. Et là, a détaillé Mgr Camilleri, les responsables religieux ont un rôle à jouer, à l’image du Document sur la fraternité humaine signé le 4 février dernier à Abou Dabi par le Pape François et le Grand Imam d’Al Azhar. 

Les États sont également responsables 
 

Les persécutions sont les conséquences tragiques d’une manipulation politique du religieux, a expliqué Mgr Camilleri, une manipulation politique qui n’est pas l’apanage des groupes extrémistes. Les États doivent également se demander dans quelles mesures ils défendent la liberté de religion sur leur territoire... Et «combien d’États condamnent des tels actes mais continuent de collaborer financièrement ou militairement» avec des entités qui violent les libertés religieuses ?, a questionné le prélat maltais. 

Il a également alerté sur la résurgence du nationalisme qui dans certains pays, combiné avec une affirmation forte de leur identité religieuse, peuvent facilement mener au fondamentalisme. Les personnes qui n’appartiennent pas à la majorité ethnique ou religieuse peuvent souffrir de discrimination, mais également de marginalisation et persécution. 

Maintenir les communautés chrétiennes est essentiel, a conclu Mgr Camilleri, car, surtout dans les régions où elles sont en minorité, «elles prouvent que la coexistence pacifique est possible entre les religions, dès lors que la dignité de chacun est respecté».

16 juillet 2019, 17:10

 

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Les personnes souffrant de malnutrition plus nombreuses chaque année
Pour la troisième année consécutive, la faim s’étend dans le monde. Selon un rapport annuel de l’ONU, 821,6 millions de personnes ont

«C’est une mauvaise tendance», a résumé lundi 15 juillet lors d’une conférence de presse le patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley. La faim dans le monde augmente, et ce, pour la troisième année de suite : 821,6 millions de personnes ont souffert de la faim en 2018, contre 811 millions en 2017. 

Des chiffres accompagnés d’un avertissement: «Sans sécurité alimentaire, nous n'aurons jamais de paix et de stabilité!». Partout où des groupes extrémistes ont de l'influence, la faim est utilisée par eux comme une arme pour diviser ou recruter, a précisé le responsable onusien, en évoquant le Sahel. Plus de 2 milliards de personnes ont des difficultés à accéder à une alimentation saine et équilibrée. Une situation qui ne concerne pas que les pays à faible ou moyens revenus : 8 % des personnes souffrant de la faim vivent en Europe et Amérique du Nord.

De quoi parle-t-on ?

Pour fournir ces chiffres, l’ONU comptabilise les populations souffrant de famine et celles touchées par l’insécurité alimentaire. 

La famine est caractérisée par un manque presque total de ressources alimentaires dans un pays ou une région, aboutissant à la mort ou à la souffrance de la population. La sous-alimentation désigne elle une insuffisance quantitative de l’apport alimentaire pendant une période donnée, qui provoque des troubles organiques ou fonctionnels. Elle est aussi appelée insécurité alimentaire, c’est-à-dire que la population n’a pas accès à des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante. 

L’obésité aussi concernée 

La sous-alimentation est considérée comme de la malnutrition - un état nutritionnel qui s’écarte de la normale - tout comme la suralimentation. Dans ce rapport annuel, la FAO explique qu’aucune région dans le monde n’est épargnée par le surpoids et l’obésité, en augmentation partout sur la surface du globe. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 39 % des adultes étaient en surpoids en 2016 et 13 % étaient obèses. 

L’obésité n’est pas le contraire de la faim, au contraire, elles sont même liées. Simplement parce que la nourriture fraîche et saine est plus difficile à se procurer et coûte souvent plus cher, tandis que les aliments riches en sucre et en graisse, préparés, prêts à manger sont plus disponibles et moins chers. Par ailleurs, détaille la FAO, le fait de vivre dans le stress d’un accès à la nourriture non garanti, engendre des changements physiologiques qui augmentent le risque de surpoids et d’obésité. Un enfant mal nourri a plus de risque de devenir un adulte en surpoids.

Un poids économique

L’obésité coûte plus de deux trilliards de dollars par an dans le monde en perte de productivité et en soins de santé, indique la FAO. La sous-nutrition, elle, réduirait le PIB de 11 % en Afrique et en Asie.

«Notre système d'alimentation est cassé» alerte l'agence onusienne, et à moins de prendre des actions très vite, l’humanité court le risque de voir la faim, l’obésité, et les problèmes de santé liés à la malnutrition continuer à augmenter. 

Les femmes les plus touchées 

Dans un autre rapport publié simultanément, l’ONG Oxfam indique que femmes et hommes ne sont pas égaux quant à l’insécurité alimentaire. Les femmes paient un plus lourd tribut, «elles constituent jusqu'à la moitié des producteurs alimentaires dans les pays en développement, mais mangent généralement moins, en dernier, et moins bien lorsque les ménages sont à court de nourriture», note ce rapport.

La faim s’éloigne sur le temps long

Ces chiffres sont alarmants, et l’ONU estime que les progrès sont insuffisants pour réaliser l’objectif de 2030 de réduire de moitié le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance. Sur le temps long, il faut tout de même noter le succès impressionnant de l’ONU et ses agences dans la lutte contre la faim dans le monde. Depuis 1991, le nombre de personnes malnutries à diminué d’un tiers. En Afrique subsaharienne, ce chiffre a presque été divisé par deux. 

Le Pape François à la FAO

Le 14 février 2019, le Saint-Père, au siège de la FAO dans la capitale italienne, avait appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités quant à la faim dans le monde. «Les responsabilités ne doivent pas être éludées, passant de l’un à l’autre, mais doivent être assumées pour offrir des solutions concrètes et réelles», avait-il martelé, avant de faire la promotion du développement local, «Le développement local a de la valeur en lui-même et pas seulement en fonction d’autres objectifs», avait insisté François, pour qui «il s’agit de faire en sorte que chaque personne, chaque communauté puisse pleinement déployer ses propres capacités, vivant ainsi une existence digne de ce nom».

Pour plus d’informations, l’éclairage de Vincent Brochard, chargé de la Souveraineté alimentaire au CCFD-Terre solidaire :

 

 

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