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reflexion

Priez en tout temps avoir la force d’échapper à ce qui doit arriver et d'être debout devant Notre Roi.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,34-36.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople

Catéchèse 33 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 297-299 ; rev.)


Les yeux fixés sur le terme

 


Nous ne vivrons pas éternellement, et dans peu de temps, au moment que Dieu a déterminé, vous comme moi, nous sortirons de la vie d’ici-bas. Mais, il s’agit lors de ce départ d’être bien pourvu de vivres, de pratiquer les commandements et de plaire à notre Seigneur Jésus Christ. (…)

            Oui, oui, je vous le demande, mes enfants, tenez bon, allez de l’avant, élancez-vous vers tout ce qui est véritablement beau et vertueux et « établissez solidement vos âmes par votre constance » (cf. Lc 21,19), selon la parole du Seigneur. Les yeux fixés sur le terme de la mort, renouvelez-vous chaque jour et considérez toutes choses comme secondaires à cause de l’amour du Seigneur, vous gardant vous-même dans la juste mesure, dans l’intelligence et dans l’amour spirituel (…), ainsi vous serez soumis les uns aux autres, sans murmures, sans jalousie, sans envie, sans disputes.

            Si nous ne nous hâtons pas de nous rapprocher [de nos saints pères dans les cieux], nous n’aurons aucune chance de les voir, de parler avec eux et de nous tenir auprès d’eux. Et nous espérons aussi voir paraître à nos yeux Notre Dame elle-même, notre toute reine et notre maîtresse, la mère de Dieu, et nous jeter à ses pieds et – poussons l’audace jusque-là – nous espérons voir le maître de toutes choses, notre Seigneur lui-même ; en effet, le divin Paul l’a dit : « Après avoir été ravis dans les nuées pour aller au-devant du Seigneur au moment de la régénération (cf. Mt 19,28), nous serons toujours avec lui (1 Th 4,17 ).

            Quand donc de telles gloires, de telles joies, de telles vies nous sont proposées, qui ne bondirait, ne serait séduit, ne s’enflammerait, ne volerait vers l’amour de Dieu et n’accomplirait ses devoirs ?

 

Méditation de l'Évangile du père Gabriel

Justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout. "Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme"

Soudaineté de la mort

"Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie, et que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un piège ; car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre"

La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire.

Mais justement Jésus, dans une expression extraordinaire, dans sa puissante simplicité, nous demande d'être des hommes libres, des hommes debout.

"Veillez plutôt, priant en tout temps afin d'être en état d'échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme"

Autant Jésus juge inutile de nous donner le jour et l'heure de la fin du monde, "De ce jour et de cette heure, personne ne sait rien", autant Il juge important de nous mettre face à face avec notre propre mort, celle qui règlera toute notre vie. Il faut donc être prêt et bien savoir qu'elle nous prendra sans nous avertir.

"Or, prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos coeurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie"

Il est si facile de se laisser-aller et de s'étourdir dans l'alcool et une vie de plaisir sans frein.

Mais Jésus nous avertit, la mort agira comme le lacet du chasseur : avec la même brutalité, elle nous précipitera dans l'autre vie. Et pour tous, elle revêtira cette soudaineté. On ne s'habitue pas à la mort, car elle ne repasse pas.

"Prenez garde que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un lacet de chasseur, car il atteindra tous ceux qui se trouveront sur la face de toute la terre"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

tout le peuple, dès l’aurore,
venait à lui dans le Temple pour l’écouter.

« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. »

« On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée. » La Bonne Nouvelle de Jésus vient retentir en nous, elle vient nous rejoindre. S’amorce alors le temps d’une attente devenue plus vraie au cœur de nos situations difficiles. Nous tentons de percevoir notre vie en sa profondeur, de la comprendre, pour nous l’approprier et vivre ce qui nous est demandé. Nous entrons déjà dans l’esprit de l’Avent ! Un Fils d’homme apparaît, qui se tient sur les nuées, en ce monde qui s’effondre. Jésus tient debout, parce qu’il ne dépend pas de ce monde, il vient dans l’Esprit Saint en ce monde, à partir de la nuée. Il prend son appui sur le Père, il tient par lui, il est libre par rapport au monde. Il vient avec puissance et gloire. Il se manifeste, il manifeste ce à quoi il tient, ce qui le tient, la relation vivante avec son Dieu. Notre vie évolue au fil des jours, des mois, des années, elle décline par le vieillissement, mais bien d’autres causes peuvent agir encore ! Jésus parlait à ses disciples de sa venue à la veille de sa passion, pour nous soutenir dans les tentations qui nous attendent. Il nous manifeste la tendresse de son cœur, nous ne pouvons pas mettre son amour en échec, car il nous a aimés jusque la fin. Nous restons debout au pied de la croix du monde comme Marie, dans la persévérance et dans la prière. Nous ne prenons pas prétexte de nos fautes pour fuir puisque Jésus est venu nous sauver. Nous prenons appui sur Jésus, le médecin divin qui vient nous guérir, dans toutes nos difficultés.

« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

La crainte peut s’emparer de nous devant les malheurs arrivant sur le monde en ces jours de grave crise, nous comprenons mieux notre histoire commune et ce que veut dire : « les puissances des cieux soient ébranlées. » Nous comprenons alors qu’une grande peur puisse nous saisir lorsque nos repères s’effondrent. Dans cette situation, nous nous ouvrons d’une nouvelle manière à la Bonne Nouvelle, en regardant aussi autrement notre situation. Jésus vient nous révéler ce qui compte vraiment en nos vies. Nous ne nous laissons pas impressionner par les malheurs du monde, mais en solidarité avec Jésus, nous prions à l’école de Marie. Nous demandons la grâce d’être debout, de faire ce que nous pouvons faire ! Jésus est venu nous donner la victoire de son amour : "Je suis venu répandre un feu sur la terre et quel est mon désir jusqu’à ce qu’il s’enflamme." Devant les soucis de la vie, la tentation de ne pas demeurer dans la prière nous assaille pour nous faire entrer dans le divertissement. Nous prenons conscience que cela ne fait que rajouter du vide au vide du monde.

"Il passait ses journées dans le Temple à enseigner ; mais ses nuits, il sortait les passer en plein air, à l’endroit appelé mont des Oliviers."

Et tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter. Pour supporter notre état de pauvreté, nous n’avons que la prière. Nous sommes appelés à demeurer vigilants dans la prière, signe en nous du désir de Dieu. Cette prière nous maintient dans la vérité de notre situation d’attente qui finira par être comblée. Ainsi, nous restons libres par rapport à toute situation, lorsque Jésus viendra, nous pourrons aller à lui, parce que nous n’aurons pas cessé de l’attendre en ce monde, sans être du monde. L’effondrement du monde ne nous abattra pas, au contraire, il nous donnera de manifester ce sur quoi nous tenons, l’attente de la venue de Jésus. Le feu souterrain de l’Amour de Dieu travaille au secret dans les cœurs. Les transformations les plus profondes ne sont pas apparentes à l’extérieur, c’est le mystère de l’Amour caché dans les cœurs. Ce mystère est révélé à Jean et à l’Église entière. Dans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » Il est l’homme fort qui remet les choses à leur place. L’effondrement du monde et le surgissement du Fils de l’homme manifestent la vérité profonde de notre situation, la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, déjà ressuscités.

Réflexion

 Jésus, n'a de cesse de nous enseigner, nous prévenir, nous conseiller, nous consoler, nous encourager : Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste. Saint Théodore le Studite  nous suggère la sagesse dans la foi et la prière: Les yeux fixés sur le terme de la mort, renouvelez-vous chaque jour et considérez toutes choses comme secondaires à cause de l’amour du Seigneur, vous gardant vous-même dans la juste mesure, dans l’intelligence et dans l’amour spirituel. Par ce moyen vous serez soumis les uns aux autres, sans murmures, sans jalousie, sans envie, sans disputes. Le père Gabriel lui comme un frère ainé  exhorte et explique dans sa sagesse: La liberté chrétienne exige de nous une attention et une lutte continuelles. En particulier, dans une civilisation de bien-être comme la nôtre, l'effort est encore plus nécessaire. Il ajoute  où dans les temps actuelle la puissante simplicité, d'être des hommes libres, des hommes debout. Le père Gilbert Adam dans son homélie confirme les les méditations précédentes, lui apporte un complément nous explique. Dans l'homélie c'est une coutumes que nous retrouvonsDans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » ce fut sa manière de nous dire prier pour vos frères et soeurs à l'heure de leur départ pour le jugement éternel. Avant de nous quitté il mit en place le dernièr actes qui est notre fin de vie terrestre, et celui de l'espoir pour l'éternitéRestez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. L’effondrement du monde dans les actualités manifestent la vérité profonde de notre situation, et aussi la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, par la grâce de la prière et du respect de la Loi d'amour du Père.

Prière

Esprit de Sainteté nous appelons à ta vigilance, pour que nous ayons  la grâce de prier à chaque instant pour que le Père Éternel nous fasse miséricorde.

Emounawh 

27 novembre 2021

 

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Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas

Évangile de Jésus-Christ selon
 saint Luc 21,29-33.


En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Claude la Colombière (1641-1682)

jésuite

Journal spirituel (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 152)
Dieu seul ne passera pas


Il n’y a que Dieu seul qui soit immortel (cf. 1 Tm 6,16). Tout le reste meurt, les rois, les parents, les amis ; ceux qui nous estiment ou que nous avons obligés se séparent de nous, ou par la mort, ou par l’absence ; nous nous séparons d’eux ; le souvenir de nos bienfaits, l’estime, l’amitié, leur reconnaissance meurent en eux. Les personnes que nous aimons meurent ou du moins la beauté, l’innocence, la jeunesse, la prudence, la voix, la vue, etc., tout cela meurt en eux. Les plaisirs des sens n’ont, pour ainsi parler, qu’un moment de vie. Dieu seul est immortel en toutes manières.

            Comme il est très simple, il ne peut mourir par la séparation des parties qui le composent ; comme il est très indépendant, il ne peut défaillir par la soustraction d’un concours étranger qui le conserve. De plus, il ne peut ni s’éloigner, ni changer ; non seulement il sera toujours, mais il sera toujours bon, toujours fidèle, toujours raisonnable, toujours beau, libéral, aimable, puissant, sage et parfait en toutes manières. Le plaisir qu’on goûte à le posséder est un plaisir qui ne passe jamais, il est inaltérable, il ne dépend ni du temps, ni des lieux ; il ne cause jamais du dégoût ; au contraire, il devient toujours plus charmant, à mesure qu’on en jouit.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.

Sachez interpréter les signes des temps

Jésus nous met en garde contre les faux prophètes qui, à chaque génération, surgissent.  Aujourd'hui,  es faux prophètes revêtent le visage de multiples idéologies mirobolantes.

"Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici le Christ ici, Le voilà là, ne le croyez pas. Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus.  Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

Voyez le figuier et tous les arbres ; quand ils bourgeonnent déjà, à cette vue, vous connaissez par vous-mêmes que l'été est proche"

Soyez intelligents, nous dit le Seigneur : sachez interpréter les signes.

"De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le règne de Dieu est proche"

C'est le Fils de l'homme qui a le pouvoir de constituer le monde nouveau.

"Mais en ces jours-là, après cette détresse-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera plus sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.

Eh bien, c'est alors qu'on verra le Fils de l'homme venant des nuées, avec grande puissance et grande gloire ; c'est alors qu'Il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel"

Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne  que de courir après les prophéties. Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date.

"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils,  personne absolument si ce n'est le Père"

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.

"Et il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche."

L’image sereine du figuier qui bourgeonne nous ramène à la joie paisible du triomphe de la vie de Jésus ressuscité. Au cœur de la description des « signes » qui affoleront les nations, Jésus annonçait : « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. » C’est le soleil levant, l’astre d’en haut qui vient nous visiter et qui chasse les ténèbres de notre nuit, et réchauffe notre cœur. Nous pouvons être rassurés, chacun peut se préparer à l’heure de la venue de Jésus. Il est inutile de scruter les prophéties de la fin des temps pour travailler à notre conversion. Jésus vient pour l’humanité entière. L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu. Origène disait : « Bois l’eau de tes sources et de tes puits, et que ta source soit bien à toi. » Essaie, toi qui m’écoutes, d’avoir un puit à toi et une source à toi ; de la sorte, quand tu prendras le livre des Écritures, tu arriveras à découvrir toi aussi, de ton propre chef, quelque interprétation. Oui, d’après ce que tu as appris dans l’Église, essaie de boire, toi aussi, à la source de ton esprit…Car si tu as reçu en toi la parole de Dieu, si tu as reçu de Jésus l’eau vive, et si tu l’as reçue avec foi, elle deviendra en toi « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

"De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche."

Nous mettons à profit le temps qui nous est donné pour nous convertir. Un jour nous verrons "le ciel nouveau et la terre nouvelle," car le premier ciel et la première terre auront disparu, et il n’y aura plus de mer. Et nous verrons descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Daniel, après avoir montrer une grande discordance, prophétise la vision d’un vieillard harmonieux ! Au milieu de la vision, le Fils de l’homme ! Jésus est venu apporter à l’humanité douceur et tendresse dans nos relations humaines. Le figuier dans la vigne est la représentation de la Parole de Dieu ! Quand il fleurit, il annonce le printemps tout proche. C’est ainsi que la Parole de Dieu travaille dans le peuple de Dieu. Ces rameaux tendres, ces fleurs qui commencent à éclore sont le signe de toutes ces bonnes actions, ces pensées, ces paroles qui jaillissent d’un cœur bon. Nous pouvons bâtir un monde nouveau, le monde de l’amour. « Je regardais… Et je voyais venir avec les nuées du ciel comme un Fils d’homme. » Le visage humain est le lieu de la présence de Dieu la plus authentique.

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas."

Jésus ne laisse place à aucune hésitation. La promesse concerne notre humanité, elle s’accomplira en temps voulu pour celui qui sait attendre dans la foi et persévérer dans l’espérance. « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard, confirme saint Pierre, mais il fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion. » La Parole s’accomplit, nous sommes témoins de l’action libératrice et guérissante de la grâce dans nos vies. C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Plus le monde déploie de la violence et de la haine, plus Jésus, dans le mystère de son amour, répond par la douceur et par l’humilité. Il s’agit pour nous d’entourer les souffrants avec une grande tendresse, qu’en leur cœur jaillisse un amour. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre : "Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens." Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.

Réflexion  

Le Seigneur nous parle comme un grand frère protecteur, en nous alertant: Si on vous dit; surgira de faux Christ et de faux prophètes; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus.  Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

St Claude la Colombière nous explique. Il n’y a que Dieu seul qui soit immortel (1 Tm 6,16). Nous sommes tous mortels. Jésus lui est un composant du Père Éternel, d'où son immortalité. il ne peut mourir par la séparation des parties qui le composent ; bien qu'il soit très indépendant, il ne peut défaillir par la soustraction d’un concours étranger .

Le père Gabriel conseil : Sachez interpréter les signes des temps il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne  que de courir après les prophéties. 
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Le père Gilbert Adam confirme L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu.  C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Tandis que le monde s'enflamme dans la violence, de la haine, l'hypocrisie, les débauches en tous genres. Par la grâce de Jésus, par le mystère de son amour, sa réponse sont douceur et l’humilité. Il s’agit pour nous d’être proche dans la  tendresse respectueuse. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre et nous crions: "Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens." Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.

Prière:

​​​​​​​Seigneur toi qui nous guide vers l 'Éternité accorde nous d'entendre et de comprendre ta Parole à tous ceux que tu appelles . Accorde nous la grâce de vivre le mystère de notre Seigneur,  pour nous permettre de le suivre sur sur le chemin qu'il nous a tracé, en mettant dans notre vie compréhension, et soutient à toutes souffrances. 

Gloire à Dieu au plus haut des Cieux

Emounawh

26 novembre 2021

 

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La victoire du Fils de l'homme, on verra le Seigneur venir dans la nuée, avec puissance et gloire.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28.
 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche.
Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville,
car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture.
Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple.
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli.
Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Une homélie grecque du 4e siècle
Sur la Sainte Pâque, 44-48 ; PG 59, 743 ; SC 27
(inspiré d'une homélie perdue de saint Hippolyte de Rome;
trad. P. Nautin; Éd. du Cerf 1950, rev.)


La victoire du Fils de l'homme, qui est venu et qui vient


Qu'est-ce que l'avènement du Christ ? La délivrance de l'esclavage et le rejet de l'ancienne contrainte, le commencement de la liberté et l'honneur de l'adoption, la source de la rémission des péchés et la vie vraiment immortelle pour tous. Comme le Verbe, la Parole de Dieu, nous voyait d'en haut, tyrannisés par la mort, dissous, liés par les liens de la déchéance, emportés par un chemin sans retour, il est venu prendre la nature d'Adam, le premier homme, selon le dessein du Père. Il n'a pas confié à des anges ni à des archanges la charge de notre salut, mais lui-même a pris sur lui tout le combat pour nous, obéissant aux ordres du Père. (...) Ramassant et comprimant en lui toute la grandeur de sa divinité, il est venu avec la mesure qu'il a voulue (...) ; par la puissance du Père il n'a pas perdu ce qu'il avait, mais prenant ce qu'il n'avait pas, il est venu tel qu'il devait être limité. (...)

            Vois qu'il est Seigneur : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite » (Ps 109,1). (...) Vois qu'il est Fils : « Il m'appellera Père, et j'en ferai l'aîné » (Ps 88,27-28). (...) Vois aussi qu'il est Dieu : « Les puissants viendront et se prosterneront devant toi ; ils te prieront, car Dieu est en toi » (Is 45,14). (...) Vois qu'il est roi éternel : « Sceptre de droiture, le sceptre de ta royauté (...) Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse » (Ps 44,7-8). (...) Vois qu'il est Seigneur des puissances : « Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur des puissances, lui-même est ce roi de gloire » (Ps 23,8). (...) Vois aussi qu'il est grand prêtre éternel : « Tu est prêtre pour l'éternité » (Ps 109,4). Mais s'il est Seigneur et Dieu, Fils et roi, Seigneur et grand prêtre éternel, lorsqu'il l'a voulu, « il est homme aussi : qui le comprendra ? » (Jr 17,9 LXX). (...) 

            C'est bien comme Dieu et homme que ce grand Jésus est venu chez nous. (...) Il a revêtu notre corps misérable et mort (...) ; il a soigné nos corps pour leurs infirmités, guéri chacune de nos maladies par sa puissance, afin que soit accomplie la parole : « Je suis le Seigneur (...) Je te prendrai par la main droite et te fortifierai. (...) Je suis le Seigneur, c'est mon nom. (...) Et le dernier ennemi, la mort, sera détruit. Mort, où est ton dard venimeux ? » (Is 42,6; 1Co 15,26.55)

 

méditation de l'Évangile du père Gabriel

Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date. Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne que de courir après les prophéties.

La fin du monde

Jésus nous met en garde contre les faux prophètes qui, à chaque génération, surgissent. Aujourd'hui, les faux prophètes revêtent le visage de multiples idéologies mirobolantes.

"Et alors, si quelqu'un vous dit : Voici le Christ ici, Le voilà là, ne le croyez pas. Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes ; et ils fourniront des signes et des prodiges pour égarer, s'il était possible, les élus. Pour vous, prenez bien garde : Je vous ai tout dit d'avance"

"Voyez le figuier et tous les arbres ; quand ils bourgeonnent déjà, à cette vue, vous connaissez par vous-mêmes que l'été est proche"

Soyez intelligents, nous dit le Seigneur : sachez interpréter les signes.

"De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le règne de Dieu est proche"

C'est le Fils de l'homme qui a le pouvoir de constituer le monde nouveau.

"Mais en ces jours-là, après cette détresse-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera plus sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Eh bien, c'est alors qu'on verra le Fils de l'homme venant des nuées, avec grande puissance et grande gloire ; c'est alors qu'Il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel"

Au fond, pour le Seigneur, il est bien plus important de faire la volonté du Père dans notre vie quotidienne que de courir après les prophéties.

Pour Jésus, inutile de nous tracasser au sujet de la fin du monde. Il juge inutile de nous la révéler. Il nous reste à être prêts et à aimer jusque là. Peu importe la date.

"Mais quand à ce jour-là ou à cette heure-là, personne ne sait quand ils arriveront, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, personne absolument si ce n'est le Père"

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

« Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. »

"Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche."

Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans la montagne ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l’Écriture." Nous sommes à la fin de l’année liturgique et la compréhension de ces passages de l’Evangile ne nous paraît guère évidente. Nous pourrions considérer ces événements comme ayant déjà eu lieu à la Pâque du Seigneur Jésus, or ces événements se déroulent aujourd’hui. Jamais nous n’avons eu autant d’informations sur ce que se passe de douloureux et de difficile dans le monde. Ce message est actuel, il se lit sous nos yeux, dans les journaux pour des milliers de personnes qui meurent dans la misère. A l’époque ou Luc écrit à Jérusalem, un million cent mille morts, cent mille déportés par Titus ! Nous dirions la même chose aujourd’hui en tant de lieux de notre humanité. Jésus dit : « Jérusalem, son Temple sera piétinée par les païens. » Le véritable Temple de Dieu ce sont nos corps et nos vies que l’on massacre. Jésus, Pain de vie, régénère notre humanité en déroute.

"Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple." Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes ; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu’à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées." Chaque événement de notre vie peut être pour nous une occasion de mourir à nous même, de mourir d’amour. Quand ce « passage, » cette Pâque arrivera, Jésus lui-même sera là pour nous accompagner. Dans le Christ, il nous faut être pleinement humain, se relever, montrer un visage de Paix, capable de vision et de parole. Relever la tête pour voir le Christ et être libre pour lui, car nous avons à recevoir ces événements, savoir qu’avec eux, un autre monde se dévoile, celui de notre rédemption. Nous faisons l’offrande de tout ce que Dieu nous a donné dans l’action de grâce. Il nous a donné le mémorial du don de Lui-même : Le mystère de l’Eucharistie.

"Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire." Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Tout ce que nous quittons nous libère et fait apparaître ce qui tient bon, ce qui est solide, ce qui se construit invisiblement. Un tri salutaire s’opère en nous. Nous accueillons la bonne nouvelle qui vient, même si nous sommes très démunis devant sa venue. Celui que nous attendions, le Seigneur Jésus, est Bonne Nouvelle, il nous reçoit et nous donne sa Présence d’Amour. Sachons percevoir l’avancée amoureuse de Jésus dans notre vie. En action de grâce, l’offrande de notre vie à chaque instant est salutaire, elle devient un « mourir d’amour, » car notre offrande est remplie de tendresse. Offrir tout ce qui peut nous être difficile à vivre en sacrifice est nécessaire, car service et sacrifice sont les deux composantes de notre vie. Nous aimons rendre service, mais il y a un moment où le service n’est plus possible ! Alors c’est le sacrifice qui prend le relais. Nous voulons bâtir le Royaume, mais une grande colère se fait entendre autour de ceux qui bâtissent le Corps du Christ. Le Dieu vivant qui donne vie à tout est là, et Marie nous enveloppe de toute sa tendresse.

Réflexion et Prière

Qu'est-ce que l'avènement du Christ ? La délivrance , la liberté et l'honneur de l'adoption, la source de la rémission de nos péchés et la vie immortelle pour les élus. Le Verbe, la Parole de Dieu, est revenu pour accomplir le dessein du Père. Il ne nous confiera pas à des anges, ni aux archanges la charge de notre salut. Mais il a pris sur lui tout le combat pour nous, obéissant aux ordres du Père.

ce message de l'Évangile interpelle, surtout les derniers mots: «Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche» (Lc 21,28). Le cœur du message dans ces derniers jours de l'année liturgique n'est pas la peur, mais l'espérance de la future libération. Elle est l'espérance de parvenir à la plénitude de la vie avec le Seigneur, à laquelle participerons aussi notre corps et le monde qui nous entoure. Les événements qui nous sont racontés si dramatiquement veulent indiquer de manière symbolique la participation de toute la création à la seconde venue du Seigneur, comme elle a déjà participé à sa première venue, en particulier au moment de la passion, quand le ciel s'obscurcit et que la terre tremblera. L'espérance du chrétien, ce sont quand ces choses commenceront d'arriver .Nous dit le Seigneur : «alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 21,27). 

Seigneur nous te rendons grâce, pour l'espérance de cette promesse.

Dirige nos pas pour ne pas tomber, toi qui es notre  Roi et Sauveur, nous nous  confions à ta miséricorde infinie.

amen.

Emounawh 

25 novembre 2021

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C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.

Évangile de Jésus-Christ selon

saint Luc 21,12-19.

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Augustin (354-430)

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Sermon 306
« C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie »


Veux-tu arriver à la vie où tu seras pour toujours à l'abri de l'erreur ? Qui ne le voudrait ? (...) Nous voulons tous la vie et la vérité. Mais comment y arriver ? Quel chemin suivre ? Certes, nous ne sommes pas au terme du voyage mais nous le voyons déjà (...), nous aspirons à la vie et à la vérité. C'est le Christ qui est l'une et l'autre. Par où y parvenir ? « Je suis le chemin » dit-il. Où arriver ? « Je suis la vérité et la vie. » (Jn 14,6)

            Voilà ce que les martyrs ont aimé ; voilà pour quel motif ils ont dépassé l'amour des biens présents et éphémères. Ne vous étonnez pas de leur courage ; en eux c'est l'amour qui a vaincu les souffrances. (...) Marchons sur leurs traces, les yeux fixés sur celui qui est leur Chef et le nôtre ; si nous désirons parvenir à un si grand bonheur, ne craignons pas de passer par des chemins difficiles. Celui qui nous l'a promis est véridique ; il est fidèle, il ne saurait nous tromper. (...) Pourquoi craindre les dures voies de la souffrance et de la tribulation ? Le Sauveur en personne y est passé.

            Tu réponds : « Mais c'était lui, le Sauveur ! » Sache que les apôtres y ont passé eux aussi. Tu vas dire : « C'étaient des apôtres ! » Je le sais. N'oublie pas qu'un grand nombre d'hommes comme toi y ont passé à leur suite (...) ; des femmes aussi y ont passé (...) ; des enfants, mêmes des jeunes filles ont passé par là. Comment sera-t-elle encore dure cette route que tant de passants ont aplanie ?

 

Méditation de l'Évangile  du père Gabriel

Jésus est vraiment le signe de contradiction annoncé à Marie par le vieillard Siméon. Le chrétien ne peut jamais être entièrement d'accord avec le parti politique pour lequel il milite, car il a toujours à réajuster toute idéologie à la Parole.

Vous serez persécutés

 

Le pouvoir craint Jésus, son emprise sur les cœurs et sur les intelligences. Le pouvoir de tous les temps est contre le Seigneur pour une raison d'influence.

Mais si le chrétien est toujours en butte à cet agacement du pouvoir, heureusement à toutes les générations se lèvent aussi des témoins, suscités par l'Esprit de Jésus, pour affirmer, au péril de leur vie, sa Vérité. Aujourd'hui, Lech Walesa en Pologne nous en est un exemple, tout comme Mgr Romero en Amérique du Sud.

"Mais avant tout cela, ils mettront leurs mains sur vous et vous persécuteront, vous conduisant aux synagogues et aux prisons, vous faisant comparaître devant des rois et des gouverneurs à cause de mon Nom ; cela finira pour vous par le témoignage "

Jésus est vraiment le signe de contradiction annoncé à Marie par le vieillard Siméon. Le chrétien ne peut jamais être entièrement d'accord avec le parti politique pour lequel il milite, car il a toujours à réajuster toute idéologie à la Parole.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.

« Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. »

Le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, est venu habiter notre humanité ! Conçu de la Vierge Marie, né d’elle, Jésus est le Sauveur du monde. Nous contemplons ce mystère du Dieu présent qui se donne à nous. Non seulement Jésus s’est fait chair, mais il s’est fait Pain de vie ! La persécution surgit envers nous lorsque nous agissons selon la manière du Christ dans toutes les situations de notre vie. Jésus est le Roi vainqueur de la vie et de la mort par son Amour victorieux. C’est ainsi qu’il a rendu témoignage de l’Amour infini de Dieu pour nous. Nous sommes dans le rayonnement cet amour. Des liens nouveaux apparaissent alors dans notre vie, faisant surgir cette nouvelle réalité de l’Amour. Une opposition se fait jour entre l’Esprit de Dieu et celui du prince de ce monde. C’est à travers les événements et les affrontements de notre vie que nous percevons cette adversité qui prend forme sous nos yeux. Pour nous libérer, Jésus a pris un chemin d’humilité, le chemin de l’humanité. L’amour est au-delà de la vie et de la mort !

"Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense."

C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. La Parole qui naîtra en nous sera inspirée par l’Esprit Saint. Cette parole dit ce que notre cœur éprouve, ce qu’il ressent. Notre cœur aspire à la Vie en recevant l’Esprit Saint qui se donne à lui. Nous entrons ainsi dans le mystère de l’humanité divine qui nous régénère à la suite de Jésus en prenant son chemin d’amour : « On portera la main sur vous, on vous persécutera. » Il est si « mystérieux » ce rejet de Jésus par l’humanité. Ce rejet de l’amour du Christ est impossible à saisir avec notre intelligence. C’est le mystère d’iniquité qui se manifeste. Nous demandons à Marie un regard d’amour pour Jésus qui ne s’est pas défendu dans ses épreuves. Nous pouvons imaginer sa souffrance devant le rejet de son enfant ! « On vous persécutera. On vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison. » Chaque fois que Jésus rencontrait la contradiction, Marie habitait cet Amour infini. La parole vient du plus profond de notre cœur pour nous offrir dans cet Amour.

"Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous." Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.

C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. L’Esprit Saint réalise à partir de l’humanité de Jésus le salut de tous. Jésus nous invite ardemment à prendre le même chemin que lui. Il nous prie de croire que nous lui ressemblerons à l’heure où notre chemin de foi ne sera pas facile. Il nous faut comprendre qu’un humanisme nouveau est en train de naitre. « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. » Cette communion d’amour est notre sanctification. La terre est inadéquate à l’amour infini de Dieu. Toutes nos puissances de vie et d’amour, notre intelligence et notre cœur, sont un don reçu de Dieu. Plus la fin de notre vie approche, plus nous voulons correspondre à Jésus, lui devenir semblables. Jésus vient pour nous rassurer devant le chemin exigeant d’être ses ambassadeurs, de lui rendre témoignage. Un jour du temps, il est sorti de son Père pour nous assurer de sa prière lorsque se présentera pour nous des temps difficiles. « Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de votre défense. » Il ne nous faut pas nous laisser toucher par le mal et le mensonge.

 

Réflexion et Prière:

 

 Jésus avertis ses apôtres :On portera la main sur vous et l’on vous persécutera,  On oppose des réalités qui nous semble de bon sens « Mais c'était lui, le Sauveur ! » St Augustin répond: Sache que les apôtres y ont passé eux aussi. Comme à l'époque de St Augustin nous persistons : « C'étaient des apôtres ! » Et il réplique : Je le sais. Nous se sont nos religieux prêtres qui nous enseigne la Parole du Seigneur. St Augustin complète: N'oublie pas qu'un grand nombre d'hommes comme toi y ont passé à leur suite ; des femmes aussi y ont passé ; des enfants, mêmes des jeunes filles ont passé par là. Actuellement c'est toujours  d'actualité, dans le monde plus gravement dans les pays communistes, islamistes sous dominations extrémistes.  Rien a changé malgré les apparences, dû au modernisme technologique généralisé. Cette route semble aplanie, il n'en est rien, seule l'apparence le fait croire. ?

 Mais si le chrétien est toujours en butte à cet agacement du pouvoir, heureusement à toutes les générations se lèvent aussi des témoins, suscités par l'Esprit de Jésus, pour affirmer, au péril de leur vie, sa Vérité. Les Paroles de Jésus nous guident, nous consolent, nous prévient et nous promet sa protection :

Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu

Seigneur, toi qui est Notre ROI, nous te demandons la grâce de nous donner le force morale et physique pour recevoir ton pardon et nous accueillir dans ton royaume à l'heure que le Père nous a programmé.
 Emounawh

 

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« Beaucoup viendront sous mon nom. Ne marchez pas derrière eux ! »

Livre de Daniel 3,57.58.59.60.61.


Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les cieux, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !


Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,5-11.


En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

 

Lettre 120 aux frères N. de Guida, J. de Zerri, N-J de Vannucio, n° 74 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 753-755)
« Beaucoup viendront sous mon nom.

Ne marchez pas derrière eux ! »


Dieu le Père, poussé par le feu de sa charité, a envoyé le Verbe, son Fils unique, qui est venu comme un char de feu, répandant les flammes de l'amour ineffable et la miséricorde éternelle du Père, nous enseignant la doctrine de la Vérité, et nous montrant la voie de l'amour que nous devions suivre. Il a dit : « Je suis la voie, la vérité, la vie ; celui qui va par moi ne va pas par les ténèbres, mais arrive à la lumière » (cf. Jn 14,6 ; 8,12). Et il en est ainsi, car celui qui suit cette voie en vérité, reçoit la vie de la grâce et marche à la lumière de la sainte Foi ; et avec cette lumière il arrive à l'éternelle vision de Dieu. (…)

            Il y en a beaucoup qui veulent s'éloigner et ne pas le suivre ; ils veulent marcher sans guide, et non derrière lui, prenant une voie nouvelle, et voulant servir Dieu et acquérir la vertu sans fatigue ; mais ils se trompent, car il est la voie. Ceux-là ne sont pas forts et persévérants ; ils faiblissent, et au moment du combat, ils jettent à terre leurs armes, les armes d'une humble et continuelle prière, d'une ardente charité, le glaive de la volonté, avec lequel on se défend, et qui a deux tranchants, la haine du vice et l'amour de la vertu ; (…) ils n'obtiennent pas la gloire, mais la honte et la confusion, parce qu'ils ne suivent pas la doctrine du Verbe, mais ils s'en éloignent, en voulant aller par une autre voie que la sienne.

            Il faut donc lui être fidèle et l'aimer en vérité, non par crainte de la peine dont est puni celui qui n'aime pas, ni pour l'utilité et le plaisir que trouve l'âme dans l'amour, mais seulement parce que le souverain Bien est digne d'être aimé. (…) Telle est la voie qu'il nous a enseignée en nous donnant la doctrine de l'humilité, de l'obéissance, de la patience, de la force, de la persévérance.

 

Méditation du père Gabriel

 

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

La splendeur du temple

On voit dans l'Évangile Jésus discuter amicalement avec ses apôtres :

"Comme Il sortit du Temple, un de ses disciples lui dit : Maître, vois quelles pierres et quelles constructions !

Et Jésus lui dit : Tu vois ces grandes constructions ?...Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée"

Devant la splendeur du Temple, Jésus met en garde ses apôtres : l'essentiel ne réside pas là. C'est déjà ce qu'Il affirmait à la Samaritaine :

"Femme, lui dit Jésus, crois-moi : l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père...Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut doit venir des juifs. Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. Aussi bien, ce sont ceux-là que le Père cherche pour adorateurs : Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et vérité"

Il ne voit pas l'avenir du monde, dans la perspective d'un Israël terrestre, mais d'un Israël spirituel.

"Et ils l'interrogèrent, disant : Maître, quand donc sera cela, et quel sera le signe lorsque cela devra arriver ? Or, Il leur dit : prenez garde d'être induits en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : c'est moi, et le temps est proche. Ne vous mettez pas à leur suite"

Si nombreux sont ceux qui, au cours des siècles, se donnent comme le Salut. Tant de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, tant d'idéologies ! Mille ans de paix ! Nous l'avons entendu proclamer durant la guerre la plus meurtrière de l'histoire...Il nous est difficile de croire à ces prophètes

"Ne vous mettez pas à leur suite"

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

"Comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

Au lendemain de la fête du Christ Roi, la liturgie nous fait méditer longuement sur l’avenir. Jésus le fait dans le langage traditionnel des apocalypses et dans un cadre qui englobe la terre et le ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Certes, Jésus a en vue des événements proches : la ruine du Temple de Jérusalem, il fait aussi allusion aux épreuves et aux persécutions qui frapperont les disciples. Jésus nous dit l’illusion qu’il pourrait y avoir à bâtir le Royaume de Dieu à l’extérieur du mystère de son amour infini ! Nous voulons toujours bâtir quelque chose de beau, selon nos vues, être généreux ! C’est ainsi, que progressivement, nous entrons dans l’illusion que nous pourrions bâtir ainsi le Royaume de Dieu par nous-même. Jésus nous a dit : "Mon Royaume n’est pas de ce monde." Il nous faut nous rappeler qu’une seule chose demeure, l’union de notre cœur au Cœur de Dieu. C’est dans la pauvreté et dans la petitesse, dans une union d’amour que s’établit un lien d’amour les uns avec les autres. Tout ce qui est ainsi tissé tiendra bon, tout le reste s’évanouira.

« Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! 

Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Derrière la destruction du Temple se profilent les signes de la fin du monde. L’histoire du monde est entrée dans sa phase définitive avec la venue de Jésus. Derrière le jugement de Jérusalem, nous discernons la venue du Fils de l’Homme. Il faut espérer, il faut veiller, inutile de prévoir. Une transformation fondamentale est à réaliser dans le monde et dans notre vie. C’est le « passage » d’un temple de pierre à un « Temple » tout intérieur qui est notre cœur. L’Esprit Saint est l’Auteur principal de la civilisation de l’Amour qui annonce le Royaume de Dieu. C’est Jésus qui opère notre conversion : « Que nous mangions, que nous buvions, » nous le faisons "dans le Christ Jésus." Nous sommes unis au Christ et à Marie dans une unité toute nouvelle qui nous fait réaliser le Corps du Christ.

« Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.

Jésus annonce la ruine du Temple en donnant une consigne valable en tout temps d’épreuve : Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies. L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul, mais nous avons le temps du jour pour le servir et l’aimer, nous avons l’espace de notre cœur pour accueillir la parole de Jésus. Dans la violence du monde qui ne reçoit pas cet amour, au sommet de la Croix, Jésus s’écriera : « J’ai soif ! » C’est un cri pour la réalisation d’une Humanité nouvelle. Le Royaume de Dieu relève les défis de la violence pour bâtir la civilisation de l’amour. Unis à Jésus dans sa Passion et à l’Esprit Saint, nous voulons bâtir le Corps du Christ en priant sans cesse. Dans la vie des baptisés le règne de Dieu s’élabore dans le nouvel amour qui nous habite. Dans le Corps du Christ, nous tissons des liens d’amour qui permettent au Christ d’étendre son règne de Paix à travers tout l’univers. Jésus bénit le Père d’avoir révélé ce mystère aux pauvres et aux tout-petits.

Réflexion et Prière

Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »

Nos grandes constructions seront détruites, rien ne restera, Jésus nous alerte, il y aura des guerres nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre en divers lieux, des famines et des épidémies, des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. 

Quand nous entendons parler de guerres, de désordres, ne soyons pas terrifiés. Jésus nous rassure, tout en nous affirmant, cela ne veut pas dire que les temps sont arrivés, mais ce sont des temps. Jésus nous affirme : "il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin."

Cependant, il nous prévient également de ne pas suivre les gourous, les chef de fausses dominations, il annonce et donne les consignes  valable pour tout les temps et jusqu'à la fin des temps : "Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies." L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul. Nous possédons le temps pour aimer, glorifier en servant notre Seigneur et Roi. Nous laissant la période nécéssaire pour accueillir sa Parole, la diffuser en la mettant en action. Jésus nous attend passionément, lorsque'il dit du haut de sa croix: "j'ai soif" Ce qui nous appelle, il a tant donné pour nous, que son cri est cette impatience de nous voir vite à ses côtés, pour une humanité nouvelle.

Seigneur permet nous de recevoir, Ta Paix, pour atteindre la joie dans le Christ, et de vivre avec joie et selon ta Parole 

Nous demandons la grâce de trouver une grande joie dans le Christ qui nous fait déjà vivre divinement notre temps  sur terre.

Emounawh

 

23 novembre 2021

 

 

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Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi: Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,46-50.


En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi.

Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »
Jean, l’un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215)
théologien

Le Pédagogue, I, 21-24 (Coll. Les Pères dans la Foi 44-45; trad. B. Troo et P. Gauriat; Éd. Migne 1991, p. 45)
« Qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille »

 

« Leurs petits enfants, dit l'Écriture, seront portés sur les épaules et consolés sur les genoux. Comme un enfant que sa mère console, moi aussi je vous consolerai » (Is 66,12-13). La mère attire à elle ses petits enfants et nous, nous cherchons notre mère, l'Église. Tout être faible et tendre, dont la faiblesse a besoin de secours, est gracieux, doux, charmant ; Dieu ne refuse pas son secours à un être si jeune. Les parents vouent une tendresse particulière à leurs petits. (...) De même, le Père de toute la création accueille ceux qui se réfugient auprès de lui, les régénère par l'Esprit et les adopte pour ses fils ; il connaît leur douceur et c'est eux seuls qu'il aime, secourt, défend ; c'est pourquoi il les nomme ses petits enfants (cf Jn 13,33). (...)

            Le Saint-Esprit, parlant par la bouche d'Isaïe, applique au Seigneur lui-même le terme de petit enfant : « Voici qu'un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné (...) » (Is 9,5). Quel est donc ce petit enfant, ce nouveau-né, à l'image de qui nous sommes de petits enfants ? Par le même prophète, l'Esprit nous décrit sa grandeur : « Conseiller admirable, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (v. 6).

           Ô le grand Dieu ! Ô l'enfant parfait ! Le Fils est dans le Père et le Père est dans le Fils. Pourrait-elle n'être pas parfaite, l'éducation que donne ce petit enfant ? Elle nous englobe tous pour nous guider, nous, ses petits enfants. Il a étendu sur nous les mains, et nous avons mis en elles toute notre foi. À ce petit enfant, Jean Baptiste rend témoignage lui aussi : « Voici, dit-il, l'agneau de Dieu » (Jn 1,29). Puisque l'Écriture nomme agneaux les tout petits enfants, il a appelé « agneau de Dieu » le Verbe Dieu qui pour nous s'est fait homme et a voulu être en tout semblable à nous, lui, le Fils de Dieu, le petit enfant du Père.

Méditation de l'évangile 

père Gabriel

Devenez comme des petits enfants 

Jésus aime tellement les enfants qu'Il nous les donne en modèle et qu'Il nous demande de leur ressembler pour entrer dans le royaume de Dieu. 

" Ils vinrent à Capharnaüm. Quand Il fut dans la maison, Il les interrogeait : sur quoi discutiez-vous en route ? Mais ils gardaient le silence car, sur la route, ils avaient discuté pour savoir qui était le plus grand"  

Jésus oppose les deux choix offerts à notre liberté : ou bien le choix de l'ambition, être ou paraître le plus grand : ou bien le choix du Fils de Dieu : devenir un enfant pour hériter d'un autre Royaume que celui de la terre, et abandonner tout pouvoir fondé sur la violence et la domination de nos frères.

Jésus met en garde ses disciples contre l'ambition, forme subtile de l'amour du pouvoir car, au début, l'ambition se confond avec le légitime désir de promotion et la recherche du bien commun. Elle se confond aussi avec l'agressivité, instinct nécessaire à toute survie. Mais bien vite l'ambition nous entraîne vers un désir du pouvoir qui, lui, n'est pas toujours innocent.

La sagesse de Jésus s'oppose à celle du monde qui se révolte contre cette humilité chrétienne. Car au fond, pour cette sagesse humaine, Jésus mutile l'homme, car il s'opposerait au complet développement d'une certaine personnalité plus animale que spirituelle. A chaque siècle, la bête humaine piaffe et blasphème l'homme-Dieu qui a voulu et qui veut toujours la museler et laisser le Dieu-charité tout envahir. Car seul Jésus vient mettre un peu d'esprit fraternel dans notre terrible monde "des grands".

 " Car ils discutaient sur la route pour savoir qui était le plus grand. Et Il leur dit : si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous, et le serviteur de tous".

Il sait que le désir du pouvoir (avec le désir de la richesse)) reste le plus grand obstacle à l'établissement du royaume. Tout au long des siècles les hommes ont été prêts à toutes les bassesses, à toutes les cruautés, pour s'emparer de l'un et de l'autre.

Ces deux désirs brûlent au coeur de chacun de nous. Personne n'échappe à leurs sollicitations, aussi bien dans sa vie professionnelle que familiale. C'est à nous -tout autant qu'aux Douze- que s'adressent ses paroles. Sommes-nous le serviteur de tous ? Recevons-nous l'enfant pauvre comme s'il était le Seigneur en personne ou le Père en personne ?

Jésus aime tellement les enfants qu'Il nous les donne en modèle et qu'Il nous donne comme condition "sine qua non" pour entrer dans le royaume de Dieu, de leur ressembler.

"Et ayant appelé un petit enfant, Il le plaça au milieu d'eux et leur dit : en vérité, Je vous le dis : si vous ne changez pas et si vous ne devenez pas comme les petits enfants vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Celui donc qui se fera comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux".

Tout désir de "grandeur" devient dérisoire devant de telles paroles. Jésus renverse l'échelle des valeurs et place en premier ce qui est le plus méprisé parmi les hommes.

 "Car le plus petit qui soit parmi vous tous, celui-là est grand". Thérèse de Lisieux nous le redira avec vigueur.

Son geste de tendresse envers les enfants traversera les siècles.

 "Puis, ayant pris un enfant, Il le plaça au milieu d'eux, et l'ayant embrassé, Il leur dit : quiconque reçoit un de ces enfants à cause de mon Nom me reçoit; et qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'Il reçoit, mais Celui qui m'a envoyé" .

C'est la seule explication de la charité. Recevoir nos frères, c'est recevoir Jésus. Ce n'est pas une substitution. Ils sont le Seigneur parmi  nous.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Saint Vincent de Paul

Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez.

« Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. »

Nous fêtons Saint Vincent de Paul. Avant sa conversion, fuyait la pauvreté. Alors, il prend la route de Paris pour y recevoir des bénéfices. C’est là que Jésus le rejoint, il l’invite à partager le sort des pauvres, des rejetés de son peuple. Jésus parle à son cœur et il l’envoie pour sauver l’humanité dans sa détresse avec lui. Dans l’Evangile, Jésus est pleinement conscient que son « Heure » est venue. Il se rend à Jérusalem où il doit offrir sa vie pour le salut du monde. Loin de fuir, il fait face courageusement à sa situation. Jésus n’a cessé d’insister sur la révélation de la tendresse miséricordieuse du Père. Il semble pressé d’atteindre le terme du voyage. Mais son entourage est loin de communier à son courage. Chacun est enfermé dans sa conception d’un Messie glorieux. Jésus rejoint Jérusalem pour délivrer les malheureux. Il descendra dans l’agonie et dans la mort pour les rejoindre. Comme un maudit, il visitera nos enfers. Il sera le Libérateur de l’humanité trompée par le menteur. L’accusateur des frères sera vaincu par la descente de Jésus dans la mort !

Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. »

Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Jésus met la puissance de son amour au service de la miséricorde. Il nous faut invoquer l’Esprit de charité et de paix ; Le Feu de la charité doit être répandu sur terre. Saint Vincent de Paul a compris l’Amour de Dieu, il l’a manifesté à l’humanité dans le besoin. C’est dans cette étreinte d’Amour que Jésus manifeste le visage du Père tendre et miséricordieux. Mû par l’Esprit Saint, il va au secours de ses frères dans la détresse. Nous savons combien de femmes, d’hommes et d’enfants sont dans une grande détresse aujourd’hui encore. Nous pouvons leur parler de l’amour de Dieu en prenant leur détresse à bras le corps. Il est difficile de garder une attitude de compassion et de bienveillance à l’égard des détracteurs de la Mission de Jésus. Le seul Feu auquel Jésus consent pour répandre son Amour sur la terre est le feu de son Esprit Saint. Le Royaume de l’amour de Dieu ne se conquiert pas au moyen des armes de ce monde.

"Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Alors qu’il s’en va mourir à Jérusalem, Jésus parcourt l’humanité en l’enveloppant de son amour. Sereinement, il désarçonne l’hostilité et il contourne les obstacles qu’il rencontre. Il met la puissance de son Amour infini au service de la miséricorde. L’hostilité nous désarçonne si souvent ! Jésus nous apprend la sagesse ! Il nous situe dans le chemin de la Pâques, celui de la miséricorde de Dieu. Dans la difficulté, nous nous hâtons vers Jésus, tourné résolument vers Jérusa­lem. Cette attitude nous conduit à la compassion et à la bienveillance. C’est là que le salut de Jésus va s’accomplir. Il sait ce qui l’attend à Jérusalem, ce voyage le mène à sa Passion et à sa mort. Cet enlèvement de Jésus, sera le chemin de notre libération. Nous voulons nous aussi nous hâter avec Jésus, résolument, vers Jérusa­lem ou le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler le visage du Père qui est meurtri quand ses enfants sont dans la détresse. Il veut leur donner son amour.

Demandons la grâce de vivre de la parole vivante de Dieu d’être en communion avec Jésus et de rejoindre toutes les pauvres âmes du Père Eternel.

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J’annoncerai ton nom à mes frères et mes soeurs

J’annoncerai ton nom à mes frères et mes soeurs


 Mon Dieu, mon Dieu, ne m’ abandonner pas * mon salut est-il loin de moi, ces mots qui s’envolent.
Mon Dieu, je t'appelle dans la journée, ta réponse est dure; * la nuit, je nul repos par le tourment.
Toi ta sainteté remplie mon âme, tu t’invites dans mon esprit les hymnes des pinsons et cigales
En toi est mon espérance de la délivrance de mes peines vers toi s’échappent les peines sans déception.
Je suis un ver, pas une femme souvent raillée par les incrédules de ceux qui se présentent de ton peuple.
Ne sois pas loin mon angoisse est constante, je n'ai personne pour m'aide hors de toi.
Tel des fauves ricanant me cernent, comme des taureaux m'envahissent sans vergogne.
Tel des lions qui déchirent et rugissent ouvrant leur gueule pour me déchirer.
Mon coeur est comme la cire, il fond au milieu brulant mes espoirs.
Ma vigueur a séché comme l'argile devant son sculpteur, ma perception tu la mènes vers la poussière.
Je peux compter mes os douloureux, sentir ses déplacements.
Ces gens me voient me regardent +et pourtant ne voient que ce qu’ils pensent voir.

Mais toi, Seigneur, tu n’es pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !
Préserve ma vie de l'épée, arrache-moi aux griffes des êtres sans honneurs ;
Sauve-moi de la gueule de l’hyène et de la corne d’ivoire qui veut m’embrocher ! +
Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue sur les réseaux sociaux.
Vous qui craignez notre Père, louez le Seigneur, + glorifiez-le, vous tous redoutez-le.
Le Père ne Dédaigne pas le pauvre, il écoute le malheureux dans sa misère 
Il ne se voile pas la face devant lui, pour mieux entendre nos plaintes.
Tu es ma louange pour l’éternité; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
Les pauvres loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent, la vie et la joie seront
La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque nations se prosternera devant lui :
Il reconnaitront, au Seigneur sa royauté, son pouvoir sur les nations
Tous ceux qui festoyaient s'inclinent, ils plient devant lui et reçoivent miséricorde.

Et moi, je vis pour lui et en lui; après mon départ et on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
 On proclamera sa justice au peuple du futur, toute son œuvre sera acclamé
La terre entière e souviendra des miracles et de son amour
Les peuples acclameront les Seigneur des Seigneurs à son retour
En lui et par lui est l’espèrance de l’Eternité
En ces jour-là les désespérés, les malheureux, les fidèles crieront de joies.
Les moqueurs, ceux qui ricanent dans ces jours difficiles
Ceux qui méprisent hautains de ceux qui savent tout sans savoir,
Eux qui n’ont pas veillés verront la puissance de la justice du Père Éternel.
Seigneur voit mes larmes de douleurs, d’espoir, qui sortent de mes entrailles,
Mes larmes sont à la fois brulantes et douces, car ma confiance en vous,
Vous est acquise pour toujours, que ta volonté soit faite selon tes ordres.
Emounawh 
29 août 2021.



 

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Je ne suis pas venu pour les bien-portant mais pour guérir les pécheurs et

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres et aussi les évangélisateurs » (Ep 4, 1-7.11-13)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
    ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
    ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
    Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
    Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.
    À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
    Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.
    De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.

     – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 18 (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Par toute la terre s'en va leur message. (Ps 18, 5)

 Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

ÉVANGILE
« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)
Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange ! Toi que les Apôtres glorifient, nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

    Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
    Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
    Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)
évêque, théologien et martyr

Contre les hérésies, III, 11,8-9 (trad. A. Rousseau; Éd. du Cerf 1984, p. 314-315; cf SC 210)
Saint Matthieu, un des quatre évangélistes


Il ne peut pas y avoir un plus grand ni un plus petit nombre d'évangiles. En effet, puisqu'il existe quatre régions du monde dans lequel nous sommes et quatre vents principaux, et puisque d'autre part, l'Église est répandue sur toute la terre et qu'elle a pour « colonne et pour soutien » (1Tm 3,15) l'Évangile et l'Esprit de vie, il est naturel qu'elle ait quatre colonnes qui soufflent l'immortalité de tout côté et rendent la vie aux hommes. Le Verbe, artisan de l'univers, qui siège sur les Chérubins et qui soutient toutes choses (Ps 79,2 ; He 1,3), lorsqu'il s'est manifesté aux hommes, nous a donné un Évangile à quatre formes, maintenu cependant par un unique Esprit. David, implorant sa venue, disait : « Toi qui sièges sur les Chérubins, montre-toi » (Ps 79,2). Car les Chérubins ont quatre figures (Ez 1,6), et leurs figures sont les images de l'activité du Fils de Dieu. 

            « Le premier de ces vivants, est-il écrit, est semblable à un lion » (Ap 4,7), ce qui caractérise la puissance, la prééminence et la royauté du Fils de Dieu ; « le second est semblable à un jeune taureau », ce qui manifeste sa fonction de sacrificateur et de prêtre ; « le troisième a un visage pareil à celui d'un homme », ce qui évoque clairement sa venue humaine ; « le quatrième est semblable à un aigle qui vole », ce qui indique le don de l'Esprit volant sur l'Église. Les évangiles selon Jean, Luc, Matthieu et Marc seront donc eux aussi en accord avec ces vivants sur lesquels siège le Christ Jésus. (...)

            Les mêmes traits se retrouvent aussi dans le Verbe de Dieu lui-même : aux patriarches qui existèrent avant Moïse il parlait selon sa divinité et sa gloire ; aux hommes qui vécurent sous la Loi il assignait une fonction sacerdotale et ministérielle ; ensuite, pour nous, il se fit homme ; enfin, il envoya le don de l'Esprit sur toute la terre, nous abritant ainsi sous ses propres ailes (Ps 16,8). (...) Ils sont donc futiles, ignorants, et présomptueux ceux qui rejettent la forme sous laquelle se présente l'Évangile et qui introduisent soit un plus grand, soit un plus petit nombre de figures d'Évangile que celles que nous avons dites.

 

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il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé

ÉVANGILE

 

« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle, car c’est pour cela que j’ai été envoyé » (Lc 4, 38-44)

Alléluia. Alléluia.
Le Seigneur m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,  annoncer aux captifs leur libération.
Alléluia. (Lc 4, 18cd)

En ce temps-là,  Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon.
Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
    Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta.
À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

    Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent.
Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
    Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant :
« C’est toi le Fils de Dieu ! »
Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.

    Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert.
Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
    Mais il leur dit :
« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
    Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)


Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

Jésus l’envoyé du Père guérit,

annonce la bonne nouvelle à tous,

et nous envoie annoncer la bonne nouvelle
 

Prière
Sainte Trinité par ta puissance, guérit nous de nos laxismes, donne-nous la force d’annoncer la bonne nouvelle.
Seigneur, fais que je partage et que je fasse découvrir la Parole de Dieu autour de moi.

Réflexion
Saint Luc nous guidera jusqu’à l’Avent. Avec l’Avent (Luc 4, 16-30) Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.)
C’est le début du ministère du Christ en Galilée. Le Christ a proclamé dans la synagogue de Nazareth : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, C’est le verset d’acclamation de l’Évangile aujourd’hui.
Et après avoir été chassé de Nazareth sa prédication est apparemment un échec cuisant. Jésus descend à Capharnaüm, sur les bords du lac de Galilée, où il enseigne dans la synagogue et y délivre un possédé d’un esprit impur. C’est son premier miracle raconté par saint Luc. Vient ensuite une série de miracles. Des guérisons ( guérison de la belle-mère de Pierre), libération de personnes possédées par des démons, pêche miraculeuse, lépreux purifié de sa lèpre, paralysé pardonné et relevé, si bien que : « De grandes foules accouraient pour l’entendre et guérir de leurs maladies » , «Jésus, imposait les mains à chacun d’eux, les guérissait. »)
Jésus dit après avoir terminé sa mission à Capharnaüm : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » C’est cette Bonne Nouvelle que nous venons de voir. Elles est à la fois actes, et Paroles. Comme, en Galilée, Jésus, Dieu fait homme. Le Christ réalise la nouvelle création ( Ap 21, 5) . Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Ecris; car ces paroles sont certaines et véritables Cette nouvelle création est proche selon le calendrier du Père, pas du nôtre. Elle rétablit l’homme,  malade, possédé, blessé et abîmé, Celui  qui doute et Dieu et en lui-même. Le Christ rétablira l’humanité avec sa dignité. Nous sommes le sommet de la création sur cette terre, nous sommes les seules créatures que Dieu ait voulues pour elles-mêmes, nous qui sommes enfants de Dieu, ses enfants chéris.
Les miracles qu’accomplit Jésus sont des miracles où l’humain est constitué normal sans défaut. Aucune difformité, ou autres choses étranges, car ce qui vient de Dieu est Parfait, ce qui vient du Mal comporte des défauts physique ou mentaux. Jésus par le Père rétablit l’homme dans sa santé spirituelle et physique pour que cette personne puisse vivre pleinement. Il est le Dieu des vivants ! Il vient dans notre mort( ressuscité le troisième jour), pour nous relever. C’est le sens du verbe « ressusciter » : veut dire se réveiller, ou, se lever. Et Jésus nous dit aussi : « Moi, je suis la résurrection et la vie. » (Jn 11, 25) ? Cette Bonne Nouvelle, cet Évangile, n’est pas un texte, c’est une personne bien réelle, vivante : c’est Jésus-Christ. Il est la Parole de Dieu fait homme (cf. Jn 1, 14).
Ce texte nous donne la vie et ne parle pas seulement d’émotions souvent impliquées, mais de notre vie en profondeur. Suis-je satisfaite de ma vie ? Que me manque-t-il ? Mes désirs les plus profonds, sont-ils bien définis?  Ai-je assez de force pour désirer être aimé san condition? N’est-il pas mon Seigneur ? Il m’aime déjà! Alors que me manque-t-il ? La Bonne Nouvelle le donner est justement pour moi : c’est ce qu’il vient de réaliser. Il s’approche de moi pour lui-même à moi et il ouvre la Parole de Dieu, à l’amour de Dieu pour moi.

Résolution
Psaume 51 :11 : Sans fin, je veux te rendre grâce, car tu as agi. J’espère en ton nom devant ceux qui t’aiment : car il est bon.

 

Saint Jérôme (347-420)


prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église

Homélies sur l’évangile de Marc, n°2C ; PLS 2, 125s, SC 494 (trad. Marc commenté, DDB 1986, p. 51 rev.)


Le Christ médecin


« La belle-mère de Simon était couchée ; elle avait de la fièvre. » Puisse le Christ venir dans notre maison, entrer et guérir d'une seule parole la fièvre de nos péchés. Chacun d'entre nous est pris de fièvre. Chaque fois que nous nous mettons en colère, nous avons de la fièvre ; tous nos défauts sont autant d'accès de fièvre. Demandons aux apôtres de prier Jésus afin qu'il vienne auprès de nous et qu'il nous prenne la main ; car dès qu'il aura touché notre main, la fièvre disparaîtra. 

            C'est lui le vrai, le grand médecin, le premier de tous les médecins. Moïse est un médecin, Isaïe et tous les saints sont des médecins ; mais Jésus, lui, est le premier de tous les médecins. Il sait parfaitement prendre le pouls et sonder les secrets des maladies. Il ne touche ni l'oreille, ni le front, ni aucune autre partie du corps, mais il prend la main (…), c'est-à-dire les œuvres mauvaises. Il guérit d'abord les œuvres, puis la fièvre disparaît.    

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Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance »

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 4,31-37.


En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :
« Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'Evangile du mardi 31 août

 

Expulsion d'un démon à Capharnaüm

 

Jésus domine le démon et lui parle en Maître. Jésus lui commande et il obéit. Pourquoi tant le craindre ?

“Il y avait dans la synagogue de Capharnaüm, un homme possédé d'un esprit mauvais qui se mit à crier : Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu !”

Il faut savoir de quel respect le Nom divin était entouré chez les juifs, pour comprendre l'émoi suscité dans l'assistance, par cette scène inattendue. Même au Temple, on ne prononçait le Nom divin qu'à voix basse et ce possédé hurlait le Nom Divin. C'était la consternation, l'effroi le plus complet dans la synagogue de Capharnaüm. Aussi Jésus, en faisant taire le possédé voulut-il en premier lieu rétablir l'ordre.

“Jésus l'interpella vivement : Silence ! Sors de cet homme ! L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui, en poussant un grand cri.”

Le démon a donc percé la vraie personnalité de Jésus. Il connaît l'opposition radicale qui existe entre eux deux. Jésus n'est venu que pour le perdre et lui arracher son empire sur le monde. Le démon le craint. Jésus lui parle avec autorité. Il le chasse comme un chien qui courbe l'échine sous le bâton et que l'on renvoie à sa niche.

“Silence, sors de cet homme !” . Il ne lui permet pas de nuire en sa présence. ” L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui, en poussant un grand cri.” Que l'on est loin de la crainte ridicule qu'inspirent à des chrétiens, les soi-disant agissements du démon qui, bien souvent, ne sont que pures chimères, comme les jeteurs de sort.

Baptisés, nous sommes libres face au démon. L'empire du démon croule devant le Fort, armé de la toute puissante tendresse de Dieu. Jésus vient nous libérer de toutes autorités abusives, de celles des hommes comme de celles des démons.

Devant Lui, recule l'esprit impur qui détruit l'homme en le réduisant à ses instincts. C'est le sens de la réflexion des gens de son époque, devant son action si efficace face au démon.

“Tous s'interrogeaient : Qu'est-ce que cela veut dire ? Il commande même aux esprits mauvais, et ils obéissent.”

Père Gabriel

Réflexions 

«On était frappé par son enseignement

parce que sa parole était pleine d'autorité»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol
(Barcelona, Espagne
)


Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive.

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

Baudouin de Ford (?-v. 1190)
 

abbé cistercien, puis évêque

Homélie 6, sur He 4,12 ; PL 204, 451-453 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire 30e ven.)


« Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance »


« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants » (He 4,12). (...) Elle agit dans la création du monde, dans la conduite du monde et dans sa rédemption. Qu'y a-t-il en effet de plus efficace et de plus fort ? « Qui pourrait dire sa puissance et célébrer toutes ses louanges ? » (Ps 105,2)

            L'efficacité de la Parole se manifeste dans ses œuvres ; elle se manifeste aussi dans la prédication. Elle ne revient pas à Dieu sans avoir produit son effet, mais elle profite à tous ceux à qui elle est envoyée (Is 55,11). Elle est « efficace et plus affilée qu'un glaive à deux tranchants » quand elle est reçue avec foi et avec amour. Qu'y a-t-il d'impossible à celui qui croit, de difficile à celui qui aime ? Lorsque les mots de Dieu retentissent, ils transpercent le cœur du croyant « comme les flèches aiguës d'un guerrier » (Ps 119,4). Elles y entrent comme des dards et se fixent dans ses profondeurs les plus intimes. Oui, cette Parole est plus affilée qu'un glaive à deux tranchants, car elle est plus incisive que toute autre force ou puissance, plus subtile que toute finesse du génie humain, plus aiguisée que toute la pénétration savante de la parole humaine.

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