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st gregoire de nysse

Parce qu'il a eut confiance en Jésus: l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 10,46b-52.


En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395)  moine et évêque

La Vie de Moïse, II, 231-233, 251-253 ; SC 1ter (trad. J. Daniélou; Éd. du Cerf 2000; p. 265s)


« Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route »


 

[Sur le mont Sinaï, Moïse dit au Seigneur  « De grâce, fais-moi voir ta gloire ». Dieu lui répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté (...), mais tu ne peux pas voir ma face » (Ex 33,18s).] Ressentir ce désir me semble provenir d'une âme animée d'amour à l'égard de la beauté essentielle, une âme que l'espérance ne cesse d'entraîner de la beauté qu'elle a vue à celle qui est au-delà. (...) Cette demande audacieuse, qui dépasse les limites du désir, c'est de ne pas jouir de la Beauté par des miroirs et des reflets, mais face à face. La voix divine accorde ce qui est demandé par le fait même qu'elle le refuse (...) : la munificence de Dieu lui accorde l'accomplissement de son désir ; mais en même temps elle ne lui promet pas le repos ou la satiété. (...) C'est en cela que consiste la véritable vision de Dieu : dans le fait que celui qui lève les yeux vers lui ne cesse jamais de le désirer. C'est pourquoi il dit : « Tu ne pourras pas voir mon visage » (...)

            Le Seigneur, qui avait répondu ainsi à Moïse, s'exprime de la même façon à ses disciples, mettant en lumière le sens de ce symbole. « Si quelqu'un veut me suivre », dit-il (Lc 9,23) et non : « Si quelqu'un veut me précéder ». À celui qui lui adresse une prière au sujet de la vie éternelle, il propose la même chose : « Viens, suis-moi » (Lc 18,22). Or celui qui suit est tourné vers le dos de celui qui le conduit. Donc l'enseignement que reçoit Moïse sur la manière dont il est possible de voir Dieu est celui-ci : suivre Dieu où qu'il conduise, c'est là voir Dieu. (...)

            Il n'est pas possible en effet à celui qui ignore le chemin de voyager en sécurité s'il ne suit pas le guide. Le guide lui montre le chemin en le précédant ; celui qui suit alors ne s'écartera pas du bon chemin, s'il est toujours tourné vers le dos de celui qui le conduit. En effet, s'il se laisse aller sur le côté ou s'il fait face à son guide, il s'engage dans une autre voie que celle que lui montre le guide. C'est pourquoi Dieu dit à celui qu'il conduit : « Tu ne verras pas mon visage », c'est-à-dire : « Ne fais pas face à ton guide ». Car alors tu courrais en sens contraire de lui. (...) Tu vois combien il importe d'apprendre à suivre Dieu. Pour celui qui le suit ainsi, aucune des contradictions du mal ne s'oppose plus à sa marche.

 

Méditation de l'évangile 

du père Gabriel

La présence de Jésus nous est toujours aussi nécessaire, et la lumière qu'Il nous apporte aujourd'hui est une lumière intérieure, lumière de sagesse et d'amitié qui éclaire notre route quotidienne et nous fait comprendre la souffrance selon les vues du Père.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10, 46b-52

Guérison de Bartimée

Jésus est attentif à ceux qu'Il rencontre. Le voici à Jéricho :

"Et comme Il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse,le fils de Timée, Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Et apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !

Plusieurs le réprimandaient pour le faire taire. Mais lui criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi !

Et Jésus s'arrêtant, dit : Appelez-le. Et on appelle l'aveugle en lui disant : Courage ! Lève-toi : Il t'appelle. Et lui, jeta son manteau, bondit et vint en face de Jésus.

Et Jésus, lui adressant la parole, dit : Que veux-tu que Je fasse pour toi ?

Et l'aveugle lui dit : Rabbouni, que je voie !

Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé et aussitôt l'aveugle recouvra la vue"

Marc nous rapporte cette guérison en une série d'instantanés. Le mouvement de la foule est particulièrement bien évoqué. La foule vient de tancer l'aveugle pour l'empêcher de crier, mais dès que le prophète s'occupe de lui, il devient "une vedette" et chacun de l'encourager à qui mieux mieux.

Un autre flash très réussi, c'est le moment où il laisse tomber son manteau pour bondir vers Jésus, avec le dialogue rapide qui s'engage entre eux, pour aboutir à la guérison de Bartimée.

Dans cette histoire des aveugles de Jéricho, car ils sont deux à avoir été guéris, nous pouvons noter que Jésus redonne courage et espoir à des mendiants. Jésus a pris le temps de s'arrêter pour eux. Il prendra toujours le temps de s'arrêter avec nous car Il a pris le temps, nous dit Matthieu, de toucher les yeux des aveugles et ses mains leur apportent la guérison.

Puissent nos attitudes et nos gestes redonner plus d'espoir que nos paroles ! Car nos gestes peuvent être aussi amicaux que nos paroles et, eux aussi, porteurs d'attention.

Sa présence nous est toujours aussi nécessaire, et la lumière qu'Il nous apporte aujourd'hui est une lumière intérieure, lumière de sagesse et d'amitié qui éclaire notre route quotidienne et nous fait comprendre la souffrance selon les vues du Père. Même les malades entrent dans les vues d'amour du Père, mais seul, Jésus nous explique les mystères du Royaume.

Car c'est maintenant, dans la réalité de notre vie humaine de créature fragile, que le Royaume se construit en nous.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

« Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse

Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Bar Timée est un gêneur pour la foule, il est dépendant des autres, il mendie, et il se met à crier ! Mais le plus grave handicap est de ne pas pouvoir accéder à la foi, soit à cause de barrières culturelles, soit à cause d’un manque d’éducation, soit à cause du contre-témoignage des croyants. Combien d’hommes, de femmes et de jeunes, sont là, au bord de la route, entendant passer ceux qui marchent avec Jésus, tendant la main pour un peu d’amitié, pour un regard. Pour Jésus, la présence de Bar Timée va être l’occasion de contester l’égoïsme de la foule, de chacun de nous. Le cri de cet homme manifeste sa misère, son enfermement, sa solitude, sa réclusion. Autour de lui s’est établi le silence ! On lui dit de se taire. Mais lui criait de plus belle : "Fils de David aie pitié de moi !" Deux cris se rejoignent, le cri de cet homme Bartimée et sa souffrance : « Aie pitié de moi ; » Le cri de Jésus, sa tendresse et sa miséricorde : « Allez le chercher. » Jésus vient à notre secours : Notre mission est de continuer de conduire à Jésus tous ceux qui crient pour que se continue son œuvre ! Par nous, aujourd’hui encore, Jésus entre en communication avec les souffrants et Il le sauve. Nous expérimentons ainsi le bonheur que Jésus met dans notre vie.

"Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »

Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Jésus se comporte en éducateur, il éduque la foule à une charité active. Quant à l’aveugle, c’est sa foi qui va être éduquée. Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il faut que Jésus lui parle pour qu’il y ait communication entre eux. Jésus veut donner à cet homme la joie d’exprimer sa confiance : « Rabbûnī, mon maître, que je retrouve la vue ! » Nous entendons aujourd’hui des jeunes qui sont désarçonnés par les douleurs du monde, ils sont saisis dans leur cœur par la misère de tant de pauvres. Regardant agir la communauté, ces jeunes peuvent retrouver une espérance. Nous sommes attentifs à ces frères qui parcourent un long chemin d’exil : Un retour de l’hôpital psychiatrique, une sortie de la rue ! Quand un homme déracinés, exilés, revient enfin dans son village au bout de dix ans, il retrouve un sourire ! Dieu n’abandonne pas son peuple. Au cœur de la détresse résonne la Présence et le cri de Dieu : « Allez le chercher ! »

L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. Jésus a donné au cœur de Bartimée un apaisement. C’est sa mission de redonner le bonheur à ses amis jusqu’aux extrémités du monde. Cet homme de l’Evangile, « nouveau disciple, » suit Jésus. Va- t-il oublier son passé quand un pauvre criera sur sa route ? Non, il ne peut pas ignorer son cri de détresse. Le cri de l’humanité monte vers nous des quatre coins du monde et nous voulons le faire remonter jusqu’à Jésus. Nous sommes chargés d’annoncer l’amour vivant que Dieu nous donne, les merveilles que Jésus réalise par nos vies et par nos communautés. Que je sache moi aussi reconnaître ta visite Seigneur Jésus, discerner les traces de ton amour, voir ta main qui m’invite. Que je voie par quel chemin rajeunir mon premier amour. Que je m’attache à tes pas pour te suivre sur la route en « glorifiant Dieu. »

Prière:

Esprit de Sainteté, donne nous la grâce d’être des instruments de paix et d'amour pour amener les malheureux de corps et d'esprit à Jésus. Amen

Emounawh

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Le Bon Samaritain le conduisit dans une auberge et prit soin de lui

ÉVANGILE
« Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    voici qu’un docteur de la Loi se leva
et mit Jésus à l’épreuve en disant :
« Maître, que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
    Jésus lui demanda :
« Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?
Et comment lis-tu ? »
    L’autre répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de toute ta force et de toute ton intelligence,
et ton prochain comme toi-même. 
»
    Jésus lui dit :
« Tu as répondu correctement.
Fais ainsi et tu vivras. »
    Mais lui, voulant se justifier,
dit à Jésus :
« Et qui est mon prochain ? »
    Jésus reprit la parole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,
s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
    Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    De même un lévite arriva à cet endroit ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    Mais un Samaritain, qui était en route,
arriva près de lui ;
il le vit et fut saisi de compassion.
    Il s’approcha, et pansa ses blessures
en y versant de l’huile et du vin ;
puis il le chargea sur sa propre monture,
le conduisit dans une auberge
et prit soin de lui.
    Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,
et les donna à l’aubergiste, en lui disant :
“Prends soin de lui ;
tout ce que tu auras dépensé en plus,
je te le rendrai quand je repasserai.”
    Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
    Le docteur de la Loi répondit :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
Jésus lui dit :
« Va, et toi aussi, fais de même. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

PAROLES DU SAINT PÈRE

Cette parabole est un merveilleux cadeau pour nous tous, mais elle est aussi exigeante!

À chacun de nous, Jésus répète ce qu’il dit au docteur de la Loi : « Va, et toi aussi, fais de même » (v. 37).

Nous sommes tous appelés à parcourir le même chemin que le bon samaritain, qui est la figure du Christ : Jésus s’est penché sur nous, il est devenu notre serviteur, et ainsi, il nous a sauvés, afin que nous aussi, nous puissions nous aimer comme Il nous a aimés, de la même façon. (Audience générale, 27 avril 2016)

Le Bon Samaritain

Dans cette parabole, le bon Samaritain choisit l'attitude que les deux premiers, le prêtre et le lévite, ont refusée délibérément. La liberté chrétienne, c'est justement de choisir l'amour de Dieu et de nos frères, au risque d'avoir bien des ennuis.

 

»

 

131990-le-bon-samaritain
 
Méditation de l'évangile du lundi 5 octobre

La parabole du bon Samaritain nous montre que notre prochain, pauvre et abandonné, se trouve sur notre chemin, mais, comme le prêtre et le lévite de l'histoire, nous détournons la tête pour ne pas le voir.

C'est l'immigré sans papiers. C'est la femme abandonnée. C'est l'enfant en prison. C'est le chômeur pour qui nous n'avons pas de travail, mais pas de cœur non plus. Et tant et tant d'autres que nous croisons et revoyons aux services sociaux, ce qui est bien sans doute, mais sans aucun sourire, si peu de chaleur humaine… Ils sont plus qu'un dossier, pourtant !

« Et qui est mon prochain ? »

Jésus reprit et dit :

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Et il tomba entre les mains de brigands qui, l'ayant dépouillé, et de plus chargé de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or, par hasard, un prêtre descendait sur cette route. Et l'ayant vu, il obliqua. De même un lévite aussi, passant par cet endroit le vit et obliqua. »

Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.  Il s'approcha, et pansa ses blessures en y versant de l'huile et du vin: puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Dans cette parabole, le bon Samaritain choisit l'attitude que les deux premiers, le prêtre et le lévite, ont refusée délibérément. La liberté chrétienne, c'est justement de choisir l'amour de Dieu et de nos frères, au risque d'avoir bien des ennuis.

« Et à cette vue, il fut ému. Et s'étant approché, il banda ses plaies, y versant de l'huile et du vin »

Le premier geste posé (celui qui coûte), alors tout homme devient un frère en Jésus-Christ, et le royaume de Dieu s'installe parmi nous.

Jésus démolit ici les mythes de la grandeur sociale des personnages (prêtres et lévites) pour nous montrer la vraie charité fraternelle, dans la personne honnie ou ignorée de cet étranger.


Père Gabriel

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

moine et évêque

Sermon n°14 (Le Cantique des cantiques, coll. Les Pères dans la foi, n° 49-50; trad. C. Bouchet, réviseur M. Devailly; Éd. Migne, 1992; p. 287, rev.)

« Il le conduisit dans une auberge et prit soin de lui »

 

« Et qui est mon prochain ? » Pour répondre, le Verbe, la Parole de Dieu, expose sous la forme d'un récit toute l'histoire de la miséricorde : il raconte la descente de l'homme, l'embuscade des brigands, l'arrachement du vêtement impérissable, les blessures du péché, l'emprise de la mort sur la moitié de la nature (l'âme, elle, demeurant immortelle), le passage en vain de la Loi, puisque ni le prêtre ni le lévite n'ont soigné les plaies de l'homme qui avait été la victime des brigands. « En effet, le sang des taureaux ou des boucs ne peut pas enlever les péchés » (He 10,4) ; seul pouvait le faire celui qui a revêtu toute la nature humaine par les prémices de la pâte où avaient part toutes les races : Juifs, Samaritains, Grecs, et l'humanité toute entière. C'est lui qui avec son corps, c'est-à-dire sa monture, s'est trouvé dans le lieu de la misère de l'homme ; il a soigné ses blessures, il l'a fait reposer sur sa propre monture et lui a donné comme abri sa propre miséricorde, où tous ceux qui peinent et ploient sous le fardeau trouvent le repos (Mt 11,28). (…)

« Celui qui demeure en moi, moi je demeure en lui » (Jn 6,56). (…) Celui qui trouve son abri en cette miséricorde du Christ reçoit de lui deux pièces d'argent, dont l'une est d'aimer Dieu de toute son âme, l'autre d'aimer son prochain comme soi-même, selon la réponse du docteur de la Loi (Mc 12,30s). Mais puisque « ce ne sont pas ceux qui écoutent la Loi qui sont justes devant Dieu, mais ceux qui la mettent en pratique » (Rm 2,13), il faut non seulement recevoir ces deux pièces d'argent (…), mais apporter aussi sa contribution personnelle par ses œuvres pour l'accomplissement de ces deux commandements. C'est pourquoi le Seigneur dit à l'hôtelier que tout ce qu'il aura fourni pour le soin du blessé, il le lui rendra, lors de son second avènement, à la mesure de son zèle.

Homélie Père Gilbert Adam

Sainte Faustine

Un docteur de la Loi lui dit : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »​​​​​​​

Nous fêtons sainte Faustine qui est née en Pologne. Troisième de dix enfants, elle reçoit au baptême le prénom d’Hélène. Son éducation à l’école ne dure que trois ans, puis elle commencera à travailler comme domestique. A l’âge de sept ans, elle sent un appel à la vie religieuse. C’est à cet âge-là qu’elle entend la voix de Dieu dans son âme, « c’est-à-dire l’invitation à une vie plus parfaite. » Depuis sa prime enfance, Faustine désire devenir une grande sainte : « Tu sais, Seigneur, que depuis ma prime enfance je désirais devenir une grande sainte c’est-à-dire t’aimer comme personne ne t’a jamais aimé. Je voudrais crier au monde entier : aimez Dieu car Il est bon et grande est sa Miséricorde. » L’Evangile trouve en elle une grande résonnance. A l’âge de 18 ans, elle demande à ses parents qui refusent, la permission d’entrer au couvent. Elle se résigne et essaie de vivre comme tout le monde mais « son âme ne trouvait contentement en rien. La question du docteur de la Loi posée à Jésus dans l’Evangile est belle. Jésus lui dit une parabole quant à la manière de progresser vers Dieu ! Il attend de cet homme une vraie réponse. Faustine donne à Jésus toute sa capacité d’avancer pour avoir la vie. Jésus va lui apporter la douceur de sa tendresse.

Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. 

Faustine est acceptée dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie. Elle a vingt ans à son entrée au couvent et reçoit le nom de Sœur Marie Faustine. Elle remplit les modestes charges de cuisinière, jardinière et sœur portière dans sa congrégation. Sa vie, très simple en apparence, cache une grande richesse d’union avec Dieu. Elle vécut dans la nuit de la foi, porta des stigmates invisibles et eut le don de bilocation. A la demande de son directeur spirituel, Sainte Faustine écrit Le Petit Journal ou elle décrit ses expériences et ou elle précise les demandes faites par Jésus. Il lui confie une grande mission : rappeler au monde son Amour Miséricordieux. Jésus offre au monde entier des moyens et des prières pour vénérer davantage la Miséricorde Divine. L’Evangile nous manifeste Dieu « ému jusqu’aux entrailles. » le Samaritain a été lui aussi « remué. » Il soulage le blessé et fait les gestes qui le sauvent. C’est cela aimer. C’est sauver, c’est savoir s’arrêter devant la souffrance et trouver les mots et les gestes qui sauvent. C’est le premier instant qui engage tout le cheminement. Cette parabole est l’annonce de Jésus qui nous sauve avec son corps crucifié.

« Va, et toi aussi fais de même.
 Sœur Faustine, le corps ravagé par la tuberculose et les souffrances, meurt en odeur de sainteté le 5 octobre 1938 à Cracovie, âgée de 33 ans. Le premier dimanche après Pâques, le 18 avril 1993, le pape Jean-Paul II l’a proclamée Bienheureuse. Sept ans plus tard, le 30 avril 2000, le premier dimanche après Pâques, le Pape canonise Sœur Faustine et institue, le jour même, la Fête de la Miséricorde Divine. Il dira : « Et toi, Faustine, don de Dieu à notre temps, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde divine, aide-nous à en faire l’expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd’hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d’abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j’ai confiance en Toi ! » Nous voulons, dans le rayonnement de cette fête, et avec cet Evangile, nous mettre à la suite de Jésus. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho passe devant chez nous. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités, de nos solidarités. Jésus vient sauver l’humanité à demi-morte, il prend soin d’elle car elle est blessée. Nous voulons entrer dans la tendresse miséricordieuse de Jésus annoncée par sœur Faustine

…Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » …Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » …Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. … Le lendemain il sortit deux pièces d’argent et les donna à l’aubergiste en lui disant : ’Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit :

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Bonne Fête aux Guillaume

Vendredi 10 janvier 2020

Saints, Saintes et Fêtes du Jour
Bonne Fête aux Guillaume
Autres Fêtes du Jour
Bienheureuse Adèle de Batz de Trenquelléon : Marie de la Conception, fondatrice des religieuses marianistes (✝ 1828)
Saint Agathon Pape (79e) de 678 à 681 (✝ 681)
Bienheureuse Anne des Anges Prieure dans l'Ordre de saint Dominique (✝ 1686)
Saint Antipas  Moine à la skite roumaine de Lakkou (✝ 1882)
Saint Arconce  Evêque de Viviers (✝ v. 745)
Bienheureux Bénincasa  Abbé du monastère bénédictin de La Cave (✝ 1194)
Saint Dométien  Evêque de l'Église de Mélitène (✝ 602)
Bienheureux Egide  ermite franciscain (✝ 1518)
Sainte Floride  martyre à Dijon (✝ v. 180)
Bienheureux Gonzalve  Chanoine de Braga (✝ 1259)
Saint Grégoire de Nysse  Evêque de Nysse (✝ 394)
Bienheureux Grégoire X  Pape (182e) de 1271 à 1276 (✝ 1276)
Saint Jean  évêque de Jérusalem (✝ 417)
Sainte Léonie Françoise de Sales Aviat
religieuse fondatrice des Oblates de Saint François de Sales (✝ 1914)
Vénérable Leonie Maria Nastal  religieuse mystique polonaise (✝ 1940)
Saint Marcien  Econome de la Grande Eglise Sainte Sophie (✝ 471)
Bienheureuse María Dolores Rodríguez Sopeña  fondatrice de l'Institut catéchétique "Dolores Sopeña" (✝ 1918)
Saint Maurille  Evêque de Cahors (✝ 580)
Saint Miltiade  Pape (32e) de 311 à 314 (✝ 314)
Saint Nicanor  Un des sept premiers diacres (✝ 76)
Saint Paul  Disciple de saint Serge de Radonège (✝ 1429)
Saint Paul l'Ermite  Ermite en Thébaïde (✝ 345)
Saint Pétrone  Evêque de Die (✝ 463)
Bienheureux Philippe de Bourges  archevêque (✝ 1260)
Saint Pierre Orseolo  Doge de Venise (✝ 997)
Sainte Séthride  abbesse de Faremoutiers-en-Brie (✝ v. 660)
Saint Vaulry  ermite (✝ v. 620)
10 Janvier
  
Saint Guillaume

Archevêque de Bourges
(† 1209)

Saint Guillaume
Saint Guillaume

Saint Guillaume, issu des anciens comtes de Nevers, vint au monde vers le milieu du XIIe siècle. Il fut élevé avec soin dans la crainte de Dieu. Le Seigneur lui avait donné toutes les dispositions de la nature et de la grâce nécessaires à l'accomplissement des grands desseins qu'Il avait sur lui; aussi fit-il des progrès rapides et acquit-il en peu de temps des connaissances au-dessus de son âge et un trésor croissant de sainteté.

Le monde lui souriait, avec sa gloire et ses plaisirs; il renonça à tout, il s'éloigna même des honneurs ecclésiastiques qui semblaient le poursuivre, et s'enfonça dans la solitude d'un monastère. Non content d'avoir quitté le monde, il en perdit jusqu'au souvenir, et vécut dans la présence continuelle de Dieu; sa modestie, sa dévotion, sa régularité, ranimaient la ferveur de ses frères; il suffisait de le regarder au choeur ou à l'autel pour être embrasé du saint désir de marcher sur ses traces. Il avait surtout un grand amour pour le Saint-Sacrement, près duquel il trouvait ses délices, et ses larmes ne tarissaient pas durant le saint sacrifice de la Messe.

Il fallut lui faire violence pour le nommer abbé de son monastère; pourtant il dut bientôt se résigner à monter plus haut et répondre à l'appel du Ciel clairement manifesté. Sacré archevêque de Bourges, Guillaume montra, dès les premiers jours, toutes les vertus des plus illustres Pontifes. Il demeura moine dans son palais, moine par l'habit et plus encore par les austérités. Il sut concilier les exercices de sa piété avec les immenses occupations de sa charge; il parcourait son diocèse, prêchait, instruisait les petits et les humbles, administrait les sacrements, visitait les hôpitaux, délivrait les captifs, et multipliait les prodiges. Quand on lui demandait un miracle, il disait: "Je ne suis qu'un pauvre pécheur;" mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

On a conservé de lui quelques belles paroles: "Tel pasteur, telles brebis," disait-il souvent. "J'ai à expier, disait-il encore, et mes propres péchés et ceux de mon peuple." Sa mort fut digne de sa vie; il expira revêtu du cilice qu'il avait porté toujours, et couché sur la cendre. Au moment de sa mort, il vit distinctement les anges battant des ailes au-dessus de sa tête, et il rendit l'âme en leur tendant les bras. Pendant ses obsèques, la foule aperçut au-dessus de l'église un globe de feu planant dans les airs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Sainte Françoise De Sales (Léonie Aviat)
Fondatrice des Sœurs

« Oblates de Saint-François de Sales » 

 

L

éonie Aviat naît à Sézanne, en Champagne (F), le 16 septembre 1844.

Elle est baptisée dès le lendemain. Toute jeune, elle entre comme pensionnaire à la Visitation de Troyes, gouvernée alors par la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis.

L'aumônier du Monastère, l’Abbé Louis Brisson, la prépare à sa Première Communion qu'elle fait avec ferveur, le 2 juillet 1856.

 

Léonie devient une élève qui se distingue non seulement par ses qualités naturelles, mais aussi par une foi ardente et une solide piété. Elle connaît de bonne heure le secret de l'abandon à la Volonté divine, secret que le Sauveur lui révèle plus intimement encore par l'entremise de la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis qui lui dit à sa sortie du pensionnat : « Dieu sait arranger toutes choses ; laissez-Le agir ; mettez-Le dans vos intérêts et faites toujours sa divine Volonté. » Profondément touchée par ces paroles, elle y conformera sa vie tout entière avec une inébranlable fidélité.

 

Léonie désire vivement être religieuse. Pour mieux étudier sa vocation, elle revient au Monastère de Troyes faire une retraite sous la direction de la Vénérable Mère Chappuis. Pendant ces jours de grâces, elle comprend que Dieu l'a choisie pour être le premier plant de vigne que le Père Brisson est appelé à enraciner dans le champ du Père de famille, pour répandre l’esprit de saint François de Sales dans le monde, par l'éducation et la protection de la jeunesse. Léonie répond aussitôt à l'appel divin, sans considérer les incertitudes et les difficultés de ce chemin inconnu. Dès lors, elle se donne généreusement à la mission d’apostolat qui va lui être confiée.

 

Le 30 octobre 1868, elle reçoit l'habit de la nouvelle Congrégation des « Oblates de Saint-François de Sales », des mains de Monseigneur Mermillod, évêque de Genève, et le 11 octobre 1871, elle fait sa Profession religieuse en présence de Monseigneur de Ségur, qui préside la cérémonie.

 

Nommée Supérieure Générale de l'Institut naissant, elle exerce cette charge pendant six ans ; puis elle est nommée supérieure du Pensionnat, à Paris, et est réélue Supérieure Générale, en 1893. Elle gouverne alors la Congrégation sans interruption jusqu'à sa mort avec une sagesse et une prudence remarquables. Elle donne en même temps les plus beaux exemples d'humilité, de charité et d'oubli total d’elle-même. Toujours docile à suivre les indications de la Providence, par sa fidélité au mouvement de la grâce, elle coopère au rapide développement de l’Institut qui étend ses rameaux d'abord dans plusieurs villes de France par l'établissement d'œuvres ouvrières et de maisons d'éducation, puis en Suisse, en Italie, en Autriche, en Angleterre, en Amérique, et jusque dans l'Afrique australe, dans les Missions du Fleuve Orange.

 

La persécution religieuse qui frappe les Communautés en France est une douloureuse épreuve qu'elle accepte avec la force d'âme et la générosité qui la caractérisent.
D’Italie où elle a dû s’exiler, Mère Françoise de Sales continue à répandre par sa douceur, sa mansuétude, la paix dans tous les cœurs, et à les gagner à la confiance en Dieu. Attentive à se perfectionner chaque jour selon l'esprit de son Institut, elle adhère de plus en plus aux Vouloirs divins. Une courte maladie, dont elle supporte les vives souffrances avec une admirable patience, la conduit bientôt aux portes du tombeau.

Elle reçoit les derniers sacrements avec une piété et une foi ardente, et retourne paisiblement à Dieu, le 10 janvier 1914, à Pérouse (Italie), dans la sérénité et l'abandon à Dieu, fidèle jusqu'à son dernier souffle à sa résolution de profession : « M'oublier entièrement ».

Elle laisse à ses filles cette consigne très salésienne : « Travaillons à faire le bonheur des autres ».

 

Françoise De Sales (Léonie Aviat) a été béatifiée le 27 septembre 1992 et canonisée le 25 novembre 2001, à Rome, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Saint Grégoire de Nysse

Évêque, frère de saint Basile le Grand

 

G

régoire de Nysse naît autour de 335 ; sa formation chrétienne fut suivie en particulier par son frère Basile - qu'il définit comme « père et maître » (Ep 13, 4: SC 363, 198) - et par sa sœur Macrine. Il suivit ses études en appréciant particulièrement la philosophie et la rhétorique. Dans un premier temps, il se consacra à l'enseignement et se maria. Ensuite, il se consacra lui aussi entièrement, comme son frère et sa sœur, à la vie ascétique. Plus tard, il fut élu Évêque de Nysse, et se démontra un pasteur zélé, ce qui lui valut l'estime de la communauté. Accusé de malversations financières par ses adversaires hérétiques, il dut abandonner le siège épiscopal pendant une brève période, mais il y revint ensuite triomphalement (cf. Ep. 6: SC 363, 164-170), et il continua à se consacrer à la lutte pour défendre la vraie foi.

 

En particulier après la mort de Basile, recueillant presque son héritage spirituel, il coopéra au triomphe de l'orthodoxie. Il participa à divers synodes ; il chercha à résoudre les conflits entre les Églises ; il participa activement à la réorganisation ecclésiastique et, en tant que « pilier de l'orthodoxie », il fut l'un des acteurs du Concile de Constantinople de 381, qui définit la divinité de l'Esprit Saint. Il reçut diverses charges officielles de la part de l'empereur Théodose, il prononça d'importants discours et homélies funèbres, il se consacra à la rédaction de diverses œuvres théologiques.

En 394, il participa encore à un synode qui se déroula à Constantinople.

On ne connaît pas la date de sa mort.

 

 

Bse María-Dolores Rodríguez Sopeña
Vierge et fondatrice de l'Institut catéchétique
« Dolores Sopeña »

 

M

aría-Dolores nasce à Velez Rubio, Almería (Andalousie, Espagne), le 30 décembre 1848. En 1866, son père fut nommé magistrat au tribunal d'Almería. Là, préférant aux fastes de la haute société le service au prochain, elle fit ses premières expériences d'apostolat, en apportant son aide matérielle et spirituelle à deux sœurs atteintes de typhoïde et à un lépreux, à l'insu de ses parents.

 

 En 1869, installée à Madrid avec une partie de sa famille, elle choisit un directeur spirituel et prêta son service en enseignant la doctrine dans la prison de femmes, dans l'hôpital de la Princesse et dans les écoles dominicaines. 
En 1872, à l'âge de 23 ans, la famille se réunit à Porto Rico, en Amérique du Sud, où elle resta pendant 5 ans. Là, eut lieu le contact avec les jésuites. Le P. Goicoechea, son premier directeur spirituel, fonda l'Association des Filles de Marie et des écoles pour les personnes de couleur. 

 

 En 1873, son père fut transféré à Santiago de Cuba, où le schisme religieux sur l'île limita son activité aux visites aux malades à l'hôpital militaire. Après la recomposition, elle travailla dans les quartiers périphériques et fonda des Centres d'Instruction pour l'enseignement, la catéchèse, la culture et l'assistance médicale. 
En 1876, à la mort de sa mère, elle retourna à Madrid, où elle organisa sa vie autour de trois axes :  le soin de sa maison et de son père, son apostolat habituel et la vie spirituelle. 

 

En 1883, à la mort de son père, elle décida d'entrer dans les Ordres, mais abandonna bientôt la vie contemplative pour se consacrer à l'apostolat. Elle fonda une « Maison sociale » et accomplit son apostolat dans les faubourgs, prémice de l’« Œuvre des Doctrines ». 
En 1892, elle fonda l'association de l'apostolat séculier (aujourd'hui « Mouvement laïc Sopeña »). 

 

En 1896, elle commença son activité hors de Madrid et s'établit à Séville, où elle fonda l’« Œuvre des Doctrines ». 

 

En 1901, elle fonda l’« Institut des Dames catéchistes » à Tolède, ainsi qu'une association civile (aujourd'hui « Œuvre sociale et culturelle Sopeña – OSCUS »).
Ses Œuvres de Doctrine se transformèrent en « Centres ouvriers d'Instruction ». En quelques années, elle fonda des Communautés et des Centres dans les villes les plus industrialisées, ainsi qu'une maison à Rome et au Chili. 
Elle meurt le 10 janvier 1918.

 

María-Dolores Rodríguez Sopeña a été béatifié, avec Pierre Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Calvaire; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée ; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille,  le 23 mars 2003, sur la Place Saint Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape). 

Saint Agathon

Pape (79e) de 678 à 681 (✝ 681)

Originaire de Sicile, il fut le bon pasteur (agathos en grec) qui présida à l'organisation de la jeune Église d'Angleterre, rétablissant l'Orthodoxie de la foi au sixième Concile œcuménique qui refusa l'hérésie monothéliste qui faisait du Christ un dieu par la grâce et non par nature. Les Pères du concile lurent le message de saint Agathon et déclarèrent: "Pierre a parlé par la bouche d'Agathon."
À Rome près de saint Pierre, en 681, la mise au tombeau de saint Agathon, pape, qui défendit l'intégrité de la foi contre les monothélites et promut l'unité de l'Église en plusieurs synodes.

Martyrologe romain

Bienheureux Gonzalve

Chanoine de Braga (✝ 1259)

ou Gonzague ou Gonzalès. Chanoine de Braga, capitale du Minho au nord du Portugal, il partit en pèlerinage pour la Terre Sainte. Comme son pèlerinage se prolongeait plus que prévu, son neveu en profita pour annoncer sa mort, prit le deuil et s'appropria tous ses biens. A son retour, saint Gonzalve y vit un signe de la Providence. Il lui laissa tout, entra dans l'Ordre mendiant des Dominicains et, dès la fin de son noviciat, il obtint d'aller vivre en ermite. On dit qu'il fut l'un des rares dominicains à n'être pas "un grand théologien". D'aucuns disent qu'il fut l'un des plus grands, parce que sa connaissance de Dieu (ce que veut dire le terme "théologie") fut celle plus directe que celle des penseurs car cette science de Dieu lui fut acquise par la méditation, la prière et la contemplation.
À Amaranthe au Portugal, en 1259, le bienheureux Gonzalve, prêtre de Braga, qui entra dans l'Ordre des Prêcheurs après un long pèlerinage en Terre Sainte. Il vécut ensuite en ermite, fit construire un pont de pierre et fit profiter ses voisins de sa prière et sa prédication.

Martyrologe romain

Saint Miltiade

Pape (32e) de 311 à 314 (✝ 314)

Probablement africain, il fut élu évêque de Rome en 311. Il fut arrêté, torturé mais il eut la joie de connaître la fin des persécutions grâce à "l'édit de Milan". Il commença à réorganiser l'Église qui s'ouvrait à la paix.
À Rome, au cimetière de Callixte sur la voie Appienne, en 314, saint Miltiade, pape. Originaire d'Afrique, il fit l'expérience de la paix rendue à l'Église par l'empereur Constantin, mais, violemment attaqué par les partisans de Donat, il s'appliqua avec prudence à rétablir la concorde.

Martyrologe romain

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Par la mort d'un homme Adam, Par la mort terrestre du Fils du Ciel vient la Vie

Par la mort d'un homme Adam, Par la mort terrestre du Fils du Ciel vient la Vie
Par la mort d'un homme Adam, Par la mort terrestre du Fils du Ciel vient la Vie
PREMIÈRE LECTURE
La royauté de David subsistera pour toujours devant la face du Seigneur (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)

Le roi David habitait enfin dans sa maison.
Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité
en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient.
Le roi dit alors au prophète Nathan :
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre,
et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! »
Nathan répondit au roi :
« Tout ce que tu as l’intention de faire,
fais-le,
car le Seigneur est avec toi. »
Mais, cette nuit-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David :
Ainsi parle le Seigneur :
Est-ce toi qui me bâtiras une maison
pour que j’y habite ?
C’est moi qui t’ai pris au pâturage,
derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi partout où tu es allé,
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand
que celui des plus grands de la terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël,
je l’y planterai, il s’y établira
et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier,
comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où j’ai institué des juges
pour conduire mon peuple Israël.
Oui, je t’ai accordé la tranquillité
en te délivrant de tous tes ennemis.

Le Seigneur t’annonce
qu’il te fera lui-même une maison.
Quand tes jours seront accomplis
et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te susciterai dans ta descendance un successeur,
qui naîtra de toi,
et je rendrai stable sa royauté.
Moi, je serai pour lui un père ;
et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(88 (89), 2-3, 4-5, 27.29)
R/

Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !
cf. 88, 2a

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

ÉVANGILE
Le soleil levant nous visitera (Lc 1, 67-79)

En ce temps-là,
à la naissance de Jean Baptiste,
Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint
et prononça ces paroles prophétiques :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte ;
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins,
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas
au chemin de la paix. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

moine et évêque

Sermon sur la Nativité, passim ; PG 46, 1128  (trad. coll. Icthus, vol. 8, p. 163s
« Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David »
Frères, avertis du miracle, comme Moïse allons voir cette chose extraordinaire (Ex 3,3) : en Marie, le buisson embrasé ne se consume pas ; la Vierge enfante la Lumière sans subir d'atteinte. (...) Courons donc à Bethléem, le bourg de la Bonne Nouvelle ! Si nous sommes de vrais bergers, si nous demeurons éveillés en notre garde, c'est à nous que s'adresse la voix des anges qui annoncent une grande joie (...) : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, car la paix descend sur la terre ! » Là où, hier, il n'y avait plus que malédiction, théâtres de guerre et exil, voici que la terre reçoit la paix, car aujourd'hui « la vérité sort de la terre et la justice vient du ciel » (Ps 85,12). Voilà le fruit que la terre donne aux hommes, en récompense de la bonne volonté qui règne chez les hommes (Lc 2,14). Dieu s'unit à l'homme pour élever l'homme jusqu'à la hauteur de Dieu.

            À cette nouvelle, frères, partons pour Bethléem afin de contempler (...) le mystère de la crèche : un petit enfant enveloppé de langes repose dans une mangeoire. Vierge après son enfantement, la Mère incorruptible embrasse son fils. Avec les bergers répétons la parole du prophète : « Ce qu'on nous avait annoncé, nous l'avons vu dans la cité de notre Dieu » (Ps 47,9).

            Mais pourquoi est-ce que le Seigneur cherche refuge dans cette grotte de Bethléem ? Pourquoi dormir dans une mangeoire ?
Pourquoi se mêler au recensement d'Israël ? Frères, celui qui apporte au monde la libération vient naître dans notre esclavage à la mort. Il naît dans cette grotte pour se montrer aux hommes plongés dans les ténèbres et l'ombre de la mort. Il est couché dans une mangeoire parce que il est Celui qui fait croître l'herbe pour le bétail (Ps 103,14), c'est lui le Pain de Vie qui nourrit l'homme d'un aliment spirituel pour qu'il vive lui aussi dans l'Esprit. (...)
Quelle fête plus heureuse que celle d'aujourd'hui ? Christ, Soleil de justice (Ml 3,20), vient éclairer notre nuit. Ce qui était tombé se relève, ce qui était vaincu est libéré (...),
ce qui était mort revient à la vie. (...)
Aujourd'hui, chantons tous d'une seule voix, sur toute la terre :
« Par un homme, Adam, était venu la mort ; par l'homme, aujourd'hui vient le salut » (cf Rm 5,17).

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