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ste catherine de sienne

Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 19,1-10.

 

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham.
En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)


tertiaire dominicaine, docteur de l'Église,
copatronne de l'Europe

Lettre 119 au prieur des religieux olivétains, n° 73 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 750-752)
« Zachée courut et grimpa sur un sycomore »


Voici un doux remède lorsque le cœur est bas et petit, il faut faire comme Zachée, qui n'était pas grand, et qui monta sur un arbre pour voir Dieu. Son zèle lui mérita d'entendre cette douce parole : Zachée, allez à votre maison, car aujourd'hui j'ai besoin de manger avec vous.

            Nous devons faire ainsi lorsque nous sommes bas, lorsque nous avons le cœur étroit et peu de charité ; il faut monter sur l'arbre de la très sainte Croix, et là nous verrons, nous toucherons Dieu, là nous trouverons le feu de son ineffable charité, l'amour qui l'a fait courir jusqu'aux opprobres de la Croix, qui l'a exalté, et lui a fait désirer avec l'ardeur de la faim et de la soif l'honneur de son Père et notre salut. (…) Si nous le voulons, si notre négligence n'y met pas d'obstacle, nous pourrons, en montant sur l'arbre de la Croix, accomplir en nous cette parole, sortie de la bouche de la Vérité : « Quand je serai levé en haut, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32). Il faudrait un cœur dur comme le diamant pour n'être pas attendri par un si grand amour. Dès que le cœur est blessé de cette flèche, il monte de toutes ses forces, et non seulement l'homme se purifie, mais l'âme, pour laquelle Dieu a fait toute chose, se dépouille de ses imperfections. (…)

            Montez sur cet arbre très saint, où sont les fruits mûrs de toutes les vertus que porte le corps du Fils de Dieu ; courez avec ardeur. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel


Dieu nous attend. D'où l'extraordinaire invitation faite à Zachée et à travers lui à nous tous, par le Seigneur : « Zachée, descends vite, car il faut qu'aujourd'hui Je demeure dans ta maison »

 

Le regard de Jésus transperce et transforme. Dans l'histoire de Zachée, il est noté que, lorsque celui-ci grimpe sur un sycomore :

« Jésus levant les yeux, lui dit : Zachée, descends vite, car il faut qu'aujourd'hui Je demeure dans ta maison »

Avec quel plaisir Jésus lève les yeux vers cet homme perché sur son arbre et que sa recherche du Christ avait à ce point grandi. Regard plein de bonté, d'ironie sans doute, mais si engageant que rapidement voici Zachée aux pieds du Maître :

« Et Zachée se hâta de descendre et reçut Jésus avec joie »

L'appel de Jésus s'adresse à tous ceux qui le cherchent : « Zachée, descends vite, car il faut qu'aujourd'hui Je demeure dans ta maison ». On rejoint ici le prologue de Jean, au chapitre 1 de son Évangile, au verset 9 : « La lumière, la Vraie, celle qui éclaire tout homme, entrant dans le monde. » « Oui, le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous. »

Dieu nous attend. D'où l'extraordinaire invitation faite à Zachée et à travers lui à nous tous, par le Seigneur : « Zachée, descends vite, car il faut qu'aujourd'hui Je demeure dans ta maison »

Jésus a donc transformé la vie de cet homme. D'un homme riche et méprisé il s'est fait un ami. Ce percepteur aura désormais le courage de choisir le difficile chemin de la liberté et de se compromettre en compagnie du Prophète ; il renonce même à la fortune acquise avec tant d'âpreté !

« Or Zachée, debout, dit en face du Seigneur : Voici, Seigneur, que je donne aux pauvres la moitié de mes biens. Si j'ai fait tort à quelqu'un en quelque chose, je rends quatre fois autant »

Voilà l'Espérance et la Liberté que nous apporte le Seigneur.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

« Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham. »
Entré dans Jéricho, Jésus traversait la ville. Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche. Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.

Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là. Pour chacun de nous, ce que Jésus veut nous dire chaque jour, c’est que le salut est venu pour nous. Zachée, le publicain, était vraiment en quête de son Seigneur : « Il cherchait à voir qui était Jésus. » Au milieu des soucis de son métier, fatigué du mépris des autres, dégoûté de tant d’années perdues à frauder la justice, Zachée n’avait plus qu’une idée, qu’un visage, qu’un nom en tête : Jésus. Devant Jésus, il pourrait s’expliquer ; avec Jésus il pourrait recommencer sa vie. Jésus, à chaque moment de notre vie, nous propose une rencontre nouvelle, comme pour Zachée, qui lui aussi est un vrai fils d’Abraham. Jésus sait lire, bien au-delà de tout ce que l’on peut dire sur cet homme qui a un cœur et qui veut aimer. Peut-être avait-il mal orienté ses énergies et ses affections, mais il voulait voir Jésus. Le cri de Jésus rejoint son cœur : « Zachée, descends vite ! » Alors Zachée revient à ce qui est essentiel dans sa vie, à l’origine de son premier amour. Avec Zachée, l’Evangile qui nous est donné nous propose de recommencer, de nous remettre en route pour un amour nouveau.

Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. »

Et vite il descendit et le reçut avec joie. Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : « Il est allé loger chez un homme pécheur ! » Notre misère c’est d’avoir perdu courage et de traîner notre vie en nous résignant à des compromis. Zachée savait reconnaître ses limites et il agissait en conséquence. Avec sa petite taille, il aurait pu, perdu dans la foule, se tenir pour battu. L’espérance le rend inventif, qu’importe le handicap : pour voir Jésus, il trouvera bien une astuce ! Il nous faut transformer nos impuissances en désir car nous avons peur d’être seuls, d’être petits aux yeux de tous, et cela nous paralyse. La joie de Jésus est peinée par la contestation qui jaillit autour de lui. La joie de Zachée est contagieuse pour ses amis. Reconnu dans son être profond, regardé avec la vraie dimension de son cœur, Zachée entre dans une vie de partage et d’amour. Nous avons nous aussi à entrer dans cette joie, chaque jour, nous choisissons Jésus qui nous appelle pour demeurer chez nous. Alors nous expérimentons l’amour de notre première rencontre avec Jésus, la merveille de cette vie avec Dieu.

« Zachée, debout, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »

Et Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham. Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Ce qui importe, jour après jour, c’est d’accueillir Jésus avec joie. C’est ce que Zachée nous apprend. Nous avons beaucoup reçu, de quel trésor sommes-nous en quête ? Jésus s’invite parmi nous dans sa maison de prière, il nous donne part à son Corps et à son Sang. Nous lui offrons notre volonté de conversion avec toutes les maladresses de notre cœur. Il vient nous chercher et sauver en nous ce qui déjà était perdu. Nous lui offrons-lui nos mains ouvertes, pour qu’il y dépose sa joie. Grace à cette Bonne Nouvelle, nous sommes remis devant notre propre histoire. Dans la vie chrétienne, le temps et les épreuves risquent de nous affadir sans même que nous nous en rendions compte. La Parole de Dieu attire notre attention pour nous remettre debout et amplifier l’ardeur de notre amour. Jésus s’invite chez nous, il lui suffit de voir qu’il est attendu, il lui suffit de rencontrer notre regard et d’y lire, avec notre détresse, une petite lueur de foi et de sincérité.

Prière:

Esprit-Saint par ta grâce donne-nous la force d’être éternellement avec Jésus, et de respecter sa loi en gardant l'humilité pour ne pas avoir de jugement  contraire à l'enseignement de Jésus. Amen.

Emounawh

16 novembre 2021

 

 

 

 

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Jésus mange avec les pécheurs, Nul ne vit pour soi-même, nous sommes des êtres de communion, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-10.


En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Ô éternelle beauté (Jésus Christ notre Résurrection, trad. A. Bernard, éd. du Cerf, 1980, p. 40-41 ; rev.)
Père, pourquoi t’éprendre de ta créature ?


Ô Père éternel ! Ô feu et abîme de charité ! Ô éternelle beauté, ô éternelle sagesse, ô éternelle bonté, ô éternelle clémence, ô espérance, ô refuge des pécheurs, ô largesse inestimable, ô bien éternel et infini, ô fou d’amour ! As-tu donc besoin de ta créature ? On le dirait, car tu agis comme si tu ne pouvais vivre sans elle, toi qui est la vie source de toute vie et sans laquelle tout meurt. Pourquoi donc es-tu si fou d’amour ? Pourquoi t’éprendre de ta créature, lui donner tes complaisances, prendre en elle tes délices ? Il est en toi comme une ivresse, ce désir de son salut : elle te fuit et tu pars à sa recherche ; elle s’éloigne et toi, tu te rapproches. Pouvais-tu venir plus près d’elle qu’en te revêtant de son humanité ?

            Et que dirai-je ? Je ferai comme le bègue, je dirai “a, a” puisque je ne sais rien dire d’autre et que des mots finis ne sauraient exprimer le sentiment de l’âme qui infiniment ne désire que toi. Il me semble que je pourrais répéter la parole de Paul : « nous annonçons ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas encore monté au cœur de l’homme ; ‒ Et qu’annonces-tu ? ‒ Tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (cf. 1 Co 2,9) ‒ Que dirai-je donc ? Pas de sentiments grossiers ici. Disons seulement, ô mon âme, que tu as goûté et vu l’abîme de la souveraine et éternelle providence. Et je te rends grâces, à toi, Seigneur, Père éternel, pour la bonté sans mesure que tu m’as témoignée, à moi si misérable et indigne de toute grâce.

 

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Jésus mange avec les pécheurs

Jésus va plus loin, Il établit une relation profonde et amicale avec les pêcheurs en mangeant chez eux ou avec eux. Cela nous l'osons rarement.

La phrase que vous allez lire, tirée du chapitre 15 de Luc, est l'une des notations les plus extraordinaires des témoins de la vie de Jésus sur ses attitudes envers les pécheurs. Elle nous montre que son attention aux pauvres, aux plus démunis, aux plus mal jugés, aux pécheurs publics, reste une des constantes de sa manière d'être et de se présenter, et que les pauvres l'avaient bien perçue ainsi. Cependant, tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de Lui pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant :

«  Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux ! »

Le texte de Luc souligne le double mouvement, et des pécheurs qui s'approchent de Jésus pour l'entendre, et du Seigneur qui les accueille. Besoin d'entendre la parole de Dieu chez ceux que l'on regarde comme inaptes à l'entendre ! Il est si commun d'enfermer les gens dans des groupes, dans des classes. Notre formalisme conduit à un déterminisme simpliste : il y a des gens bien (nous évidemment) et les autres, ces publicains et ces pécheurs. Il y a aussi cet accueil tout à fait extraordinaire de Jésus, souligné avec agacement par ses propres ennemis.

« Il accueille des pécheurs et mange avec eux ! »

Nous aurions besoin souvent de ce contact humain, dans des choses aussi simples et vitales qu'un repas, pour découvrir l'extraordinaire complexité des hommes nos frères, classés dans la catégorie de publicains et de pécheurs. Comment inviter un tel à notre table, manger avec lui !… Le Fils de l'homme, Lui, a été assez réaliste pour le faire.

Jésus se moque des convenances. Il accueille ces gens mal vus par les bien pensants. C'est déjà beaucoup d'audace. Mais Il va plus loin, Il établit une relation profonde et amicale avec eux en mangeant chez eux ou avec eux. Cela nous l'osons rarement.

Un aumônier de prison avait donné un Évangile à un détenu d'âge mûr. Il se le reprochait : Cet homme était-il capable de comprendre ce Message de la Bonne Nouvelle. Quelques mois après, cet homme lui a dit : “Tu vois, les gens comme moi étaient au premier rang pour écouter ton prophète.”Devant l'étonnement de l'aumônier, il lui a montré ces versets de Luc.

Jésus rencontre les hommes qui sont loin de Dieu, non pas dans des discussions abstraites, mais dans des soupers. Et à ce moment-là, tous s'approchent de Lui pour l'entendre, pris au charme de son accueil. Beau scandale pour les gens rangés et pieux :

« Cependant, tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de Lui pour l'entendre.
Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux ! »

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

 

C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »

 

Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : ’Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ces paraboles jettent une lumière inhabituelle sur nos expériences habituelles. Si nous vivons dans la banalité et que nous laissons venir l’éclairage de Dieu, du neuf se profile à l’horizon. Des gens qui ont mauvaise réputation viennent vers Jésus et désirent l’écouter, ce sont des pécheurs de toutes sortes et des publicains. Alors certains « bons croyants, » ne sont pas heureux et font savoir leur mécontentement, ils s’en prennent à Jésus : « Cet homme » accueille les pécheurs. Jésus, le Seigneur, est lumière et salut par la libération qu’il opère dans l’humanité. Il est lumière et salut par l’espérance que nous mettons en Lui. Jésus est lumineux, il nous révèle que notre Père des cieux nous donne la vie, qu’il est miséricorde. Nous savons que la vie qu’il nous donne est un amour qui n’aura pas de fin. Jésus le Sauveur nous remet debout, il nous donne l’Esprit Saint qui est un Esprit de communion et d’amour.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : ’Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ 

Jésus est d’une bonté merveilleuse, il nous demande d’être toujours dans la joie. La joie la plus grande, c’est quand nous avons retrouvé notre Père des cieux quand nous avons retrouvé le but de notre destinée. Les publicains et les pécheurs entendent ce que Jésus vient d’expliquer dans ces paraboles. Jésus ressemble à ce berger qui va chercher la brebis récalcitrante, ou encore à la femme qui met sa maison sens dessus dessous jusqu’à ce qu’elle retrouve la pièce cachée. Les scribes et les pharisiens et tous ceux qui leur ressemblent sont comme cette brebis et cette pièce perdue. S’ils acceptent d’être accostés, Jésus les appelle à la conversion : « il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » C’est ainsi qu’est annoncée la joie de notre Père des cieux quand il nous a retrouvé. La joie est un signe de bonne santé, elle est notre rempart.

De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » 

Les Pharisiens et les scribes récriminent, ils ne sont pas joyeux. Au travers ce que Jésus leur dit malgré leurs reproches, il vient pour les chercher. L’Amour fait tout pour les trouver. Il y a des gens qui bondissent vers lui et d’autres qui récriminent. Le Christ vient pour les uns et pour les autres. Par sa simple présence, il veut tous les trouver, les rassembler, leur donner sa vie en plénitude. Les publicains et les pécheurs sont joyeux, ils viennent tous à Jésus pour l’écouter. Jésus attire à lui tous les pauvres, tous les miséreux, nous sommes ces pauvres qui viennent vers Jésus, là est notre joie. Nous recevons notre vie comme un enfant qui rend grâce. Cette vie que Dieu nous donne, personne ne pourra nous l’enlever car elle est habitée par le Seigneur Jésus ! Habiter l’Esprit de communion nous fait toujours demeurer en communion les uns avec les autres. Notre vie est vie pour les autres. Nul ne vit pour soi-même, nous sommes des êtres de communion, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Prière

Seigneur tu nous rappelle qu'il ne faut pas juger sur les apparences, donne nous un signe  qui nous permettra de reconnaître ce qui est bien, pour être l'amour vrai et recevoir la grâce de faire rayonner cette joie autour de nous.

Emounawh

 

 

 

 

 

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'adorer sans divergence Notre Père créateur sans condition, et d'aimer nos semblables  comme nous même.  Selon le premier commandement de D.ieu

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Marc 12,28b-34.


En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Lettre 36, à la reine Jeanne de Naples (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 316-317)
« Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force »
Glorieuse et très chère Mère, madame la Reine, votre indigne Catherine, la servante et l'esclave des serviteurs de Jésus Christ, vous écrit dans son précieux sang, avec le désir de vous voir la vraie fille et l'épouse choisie de Dieu. (…)

            Je vous supplie instamment au nom du Christ Jésus de consacrer tout votre cœur, toute votre âme, toutes vos forces à aimer et servir ce doux et cher Père, cet Époux qui est Dieu, la Vérité suprême, éternelle, qui nous a tant aimés sans être aimé. Oui, qu'aucune créature ne résiste, quel que soit son rang, sa grandeur, sa puissance : toutes les gloires du monde ne sont-elles pas vaines ; ne passent-elles pas comme le vent ? Qu'aucune créature ne s'éloigne de ce véritable amour, qui est la gloire, la vie, le bonheur de l'âme ; et alors nous montrerons que nous sommes des épouses fidèles. Et aussi, quand l'âme n'aime que son Créateur, elle ne désire rien hors de lui. Ce qu'elle aime, ce qu'elle fait, c'est pour lui, et tout ce qu'elle voit on dehors de sa volonté, comme les vices, les péchés, les injustices, elle le déteste ; et la sainte haine qu'elle a conçue contre le péché est si forte, qu'elle aimerait mieux mourir que de violer la foi qu'elle doit à son éternel Époux.

            Soyons, soyons fidèles, en suivant les traces de Jésus crucifié, en détestant le vice, en embrassant la vertu, en faisant de grandes choses pour lui.

 

Méditation de l'Evangile du père Gabriel

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12, 28b-34

Le premier commandement : Aimer Dieu et nos frères

La grande Espérance du Royaume de Dieu annoncée par Jésus, c'est d'établir les hommes dans l'amour de Dieu et de leurs frères.

« Maître, quel est le plus grand commandement dans la Loi ? Il lui dit : ” Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton esprit. C'est le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux, toute le Loi dépend et les prophètes “

Le premier des commandements, pour Jésus, c'est aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute notre force. Tour notre être doit être donné, comme livré à cet amour. Le dessein d'amour de Dieu dans la création est tellement premier que le second commandement est semblable au premier.

Dieu a tellement aimé l'homme, l'a revêtu d'une telle splendeur, d'une telle dignité (à l'image du Bien-Aimé), que mépriser l'homme, c'est Le mépriser Lui, en ignorant son Amour.

Pour Jésus, Vie Éternelle, Loi, Royaume de Dieu sont une seule et même réalité. Le docteur de la Loi qui l'interroge sur la Vie Éternelle est renvoyé à la Loi, dans l'Évangile de saint Luc; et dans le texte de Marc, au docteur de la Loi qui fait de l'Amour de Dieu et du prochain le seul et unique commandement, Jésus affirme qu'il est tout proche du Royaume de Dieu !

Aimer Dieu, aimer son prochain, c'est installer le Royaume de Dieu parmi nous.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Nous comprenons la demande de ce scribe, il y a plus de six cent prescriptions qui sont données pour avancer à la rencontre du Dieu d’Israël. Ce n’est pas toujours facile à s’y retrouver car il y a en nous de l’opacité, nous avons des résistances. Mais quand le mouvement est pris, il est immanquablement tourné vers le but. Cet homme sait que Dieu aime, il voudrait pouvoir aimer et devenir amour. Il a remarqué comment Jésus arrive à aimer, alors il lui demande quel est le premier Commandement ? Il a raison d’avancer dans la confiance en Dieu vers Jésus. Dieu est cet Amour absolument incroyable, diffusif de lui-même. C’est un feu qui rayonne et qui éclaire, qui attire, et qui finit par tout consumer. Si nous sommes touchés, brûlés par cet amour, nous pouvons devenir amour avec Jésus.

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui.

L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Ce Commandement de l’Amour nous est donné pour que l’Amour de Dieu prenne tout en nous et que nous puissions nous aimer de l’Amour même de Dieu. C’est désormais cet Amour qui nous transforme par la fréquentation du Dieu-Amour. Nous pourrions prendre l’image d’un roi dont le royaume est étonnant de bonté, de beauté, de richesses pour comprendre notre situation. C’est comme si nous étions la petite servante de ce roi qui est choisie pour devenir reine. Cette petite servante est peut-être "sauvage," avoir tellement conscience de son état d’esclave. Il peut arriver que la peur la saisisse devant les appels du roi pour qu’elle quitte sa maison d’esclavage. Si elle part dans la nuit et dans le froid, il lui sera très difficile de revenir. Elle a besoin d’un médiateur. En effet, Il lui faut trouver un bon chemin ! Si nous fréquentons le Dieu d’amour, nous sommes touchés par cet amour. Jésus, en unissant l’Amour de Dieu et l’Amour des frères est le Chemin, il nous fait entrer dans un amour qui est une « fusion d’amour » dans une distinction des personnes qui sont unies. Je peux faire confiance à Dieu au point de m’approcher de lui et de ne plus faire « qu’un » avec lui dans l’Amour.

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

Et personne n’osait plus l’interroger. Pour être amour, il faut être dans une relation de personnes : « Dieu a créé l’homme, homme et femme, à son image, et à sa ressemblance. » Dans la Bible, Dieu se présente comme l’Époux de son peuple, il attire à lui l’humanité, sa petite créature. Dieu Amour réalise son plan d’Amour en invitant sa créature qui est devenue son enfant à la table de son grand Amour. Chacun peut librement faire un chemin de confiance envers Dieu et envers ses frères. Le chemin de la rencontre avec Dieu est aussi le chemin de l’Amour fraternel. Jésus, le Fils du Père, nous introduit dans cette filiation nouvelle qui fait de nous des frères qui s’aiment. « Écoute, Israël, le Seigneur est Un. » Cette Communion d’amour de Jésus et de son Père nous invite à sa table. L’amour, à « l’intérieur, » nous est donné. Dieu est ce Roi d’amour que nous chantons dans le "Gloire à Dieu." C’est ce qui fait dire à Thérèse de Lisieux : "Dans le cœur de l’Église, je serai l’amour". Elle a pensé que dans le Dieu amour, elle pourrait devenir amour. Je n’ai plus d’autre office que d’aimer dira-t-elle.

Prière

Oh Marie obtient nous la grâce d'aimer ton Fils adoré et à travers lui, d'adorer sans divergence Notre Père créateur sans condition, et d'aimer nos semblables  comme nous même.  Selon le premier commandement de D.ieu.

Emounawh

 

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Dieu respecte la liberté de l'homme. Il lui donne toujours le temps et les moyens d'accomplir la réalisation de ses oeuvres.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9

 


Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l'Église,

copatronne de l'Europe

 

Le don de la conformité au Christ, chap. L, n° 80 (Le dialogue, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 278-279)
Ma miséricorde et ma charité laisse le temps…

 


 

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Qu'il le veuille ou non, le monde me rend gloire. En vérité, la gloire que j'en retire n'est pas celle qu'il me devrait procurer, en m'aimant par-dessus toute chose, mais il n'en monte pas moins de lui, louange et gloire à mon nom.

            Dans les mondains en effet brille ma Miséricorde et l'abondance de ma Charité, qui leur laisse le temps. Au lieu de commander à la terre de les engloutir, j'attends leur retour, j'ordonne à la terre de leur donner ses fruits, au soleil de répandre sur eux sa lumière et sa chaleur, au ciel de se mouvoir, pour continuer la vie à toutes les choses que j'ai créées pour eux. J'use envers eux de miséricorde et de charité, non seulement en ne leur retirant pas ces dons à cause de leurs fautes, mais encore en les accordant au pécheur comme au juste et souvent plus au pécheur qu’au juste. Car le juste est préparé à souffrir, et je le prive des biens de la terre, pour lui donner plus abondamment les biens du ciel. Ainsi éclatent en eux, ma charité et ma miséricorde.

            D'autres fois aussi les serviteurs du monde, par les persécutions qu'ils font subir à mes serviteurs, éprouvent leur vertu, mettent en évidence leur patience et leur charité, provoquent, au milieu des souffrances, leurs humbles et continuelles prières. Prières et souffrances montent vers moi comme un hommage d'honneur et de louange à mon nom. Ainsi donc, sans le vouloir, le méchant travaille à ma gloire, alors même qu'il prétend me faire affront.

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

 

La parabole du figuier stérile nous rappelle enfin que Dieu respecte l'homme libre. Il lui donne toujours le temps et les moyens de réaliser des fruits. Oui, quel respect Jésus ne manifeste-t-Il pas envers l'homme dans cette interrogation inquiète : "Et s'il donnait du fruit ?"

 

Le figuier desséché.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,1-9

 

 

"Il leur disait cette parabole : Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Et il vint chercher du fruit et n'en trouva pas. Il dit alors au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Arrache-le. Pourquoi avec cela rend-Il la terre improductive ? Maître, lui répond celui-ci, laisse-le encore cette année, pour me laisser le temps de creuser autour et de mettre du fumier. Et s'il donnait du fruit... Sinon, dans l'année qui vient, Tu l'arracheras ! "

La parabole est claire. Voici bientôt trois ans que Jésus annonce le Royaume; mais ses contemporains ne veulent pas l'accueillir. Dieu, le propriétaire, commence à s'énerver. Trouvera-t-Il bientôt du fruit ?  Jésus, le Vigneron, le tempère. Qu'Il patiente encore une année. La phrase : "Et s'il donnait du fruit" dépeint à merveille sa sollicitude inquiète; et pourtant Il prévoit le dénouement :"Sinon, dans l'année qui vient, Tu l'arracheras !".

Cette parabole permet encore à Jésus et d'enseigner au moyen d'images très simples tirées de la vie rurale de tous les jours, accessibles à tous, et d'affirmer sa personnalité, Lui qui discute librement avec Dieu et arrête sa colère.

La parabole du figuier stérile nous rappelle enfin que Dieu respecte l'homme libre. Il lui donne toujours le temps et les moyens de réaliser des fruits. Oui, quel respect Jésus ne manifeste-t-Il pas envers l'homme dans cette interrogation inquiète : "Et s'il donnait du fruit ?"

Nous aurions souvent à prendre exemple sur Lui, pour agir avec plus de patience.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gabriel Adam

 

’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir.

 

« A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. »

Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux." Jésus regroupe deux paroles et une parabole. Toutes trois, soulignent la nécessité de nous convertir. Jésus est à la fois doux et radical dans toutes ses paroles, nous ne nous lasserons jamais de l’entendre. Il réagit à une mauvaise nouvelle qu’on lui annonce et lui-même pose la question : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort ? » La parole est ajustée à la violence dans l’actualité quotidienne, aux événements que nous vivons dans le monde. Les Galiléens sont morts à cause de la cruauté de Pilate. Jésus sait ce que nous vivons, il est au cœur de tous les événements heureux et douloureux qui se déroulent sous nos yeux. La réponse peut être interprétée en deux temps : d’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment. D’autre part, Dieu est fidèle au Don qu’il nous a fait. Il a la grâce de la miséricorde divine, il rend à chacun selon ses œuvres. L’humanité est la vigne du Seigneur, c’est Israël, c’est chacun de nous.

« Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? »

Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Il nous faut être prêt pour le dernier passage et cela nous demande une conversion. L’accueil de Jésus bouleverse et transforme notre existence. Les dix-huit personnes ensevelies dans les décombres de la tour de Siloé à Jérusalem sont mortes parce qu’elles se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Il nous faut entendre et mettre en pratique la parole qui vient de Dieu. Ainsi nous demeurerons dans la vie pour qu’elle porte les fleurs de la paix et des fruits de joie ! Nous voulons les donner à Jésus. Dieu a besoin de notre conversion pour faire son œuvre d’amour, de tendresse, de miséricorde. Nourris des sacrements de la foi, des richesses de la Parole et de la vie fraternelle, du dévouement des frères et des sœurs en l’Église, nous avançons. La communauté célèbre le salut, vit de l’Eucharistie, de l’action de grâce, il est toujours possible de bâtir la civilisation de l’amour, de bâtir un peuple nouveau qui vit de la parole de Dieu et reçoit le don de Dieu !

"Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.

Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » Nous demandons encore un petit peu de temps pour accueillir la tendresse et la miséricorde de Dieu. Jésus nous révèle les ressources de sa douceur. Il est le vigneron qui s’attelle au travail de notre conversion par sa Croix. Il bêche sa vigne et il ajoute un engrais dont il a le secret. C’est un engrais spirituel à base d’humilité, de simplicité et de courage avec une bonne dose de confiance. Nous avons pris la mesure des difficultés qui se vivent dans le monde. Nous répondons à l’attente de Jésus en annonçant la bonne nouvelle de l’Evangile. Le figuier dans la vigne, c’est la Parole de Dieu au milieu de son peuple. Elle doit être entendue, vécue pour être vivante ! Le Maître du figuier vient chercher les fruits de la charité active pour son Église. Le figuier, la Thora, la Parole de Dieu au milieu du peuple de Dieu fait son œuvre. C’est le temps de l’adoration où nous contemplons le Sauveur du monde.

Prière

Seigneur nous te demandons la grâce d’être à l’écoute de la Parole de Dieu pour que l’amour infini de Dieu brûle dans notre vie.

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Soyons comme ceux qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 12,35-38.
 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Lettre 85 à Nicolas d’Osimo, n° 39 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 580-581)
 

« Restez en tenue de service »


Il arrive souvent que l'homme travaille à une chose qui ne réussit pas comme il le désirait ; la tristesse et l'ennui s'emparent alors de son esprit, et il se dit à lui-même : Il vaudrait mieux renoncer à cette entreprise qui m'a pris tant de temps, sans aucun résultat, et chercher la paix et le repos de mon âme.

            L'âme doit alors résister par la faim de l'honneur de Dieu et du salut des âmes ; elle doit réfuter les propos de l'amour-propre, en disant : Je ne veux pas éviter et fuir le travail, parce ce que je ne suis pas digne de la paix et du repos ; je veux rester au poste qui m'a été confié, et rendre courageusement honneur à Dieu, en travaillant pour lui et pour le prochain. Quelquefois le démon, pour nous dégoûter de nos entreprises, nous fait dire, en voyant le trouble de notre esprit : J'offense plus Dieu que je ne le sers ; il vaudrait mieux abandonner cette affaire, non par dégoût, mais pour ne plus commettre de faute. Ô très cher Père, ne vous écoutez pas, n'écoutez pas le démon, lorsqu'il met ces pensées dans votre esprit et dans votre cœur ; mais embrassez les fatigues avec joie, avec un saint et ardent désir, et sans aucune crainte servile.

            Ne craignez pas d'offenser Dieu, parce que l'offense consiste dans une volonté perverse et coupable. Quand la volonté n'est pas selon Dieu, il y a péché ; mais quand l'âme est privée de la consolation qu'elle éprouvait en récitant l'office et les psaumes, quand elle ne peut pas prier dans le temps, le lieu et la paix qu'elle voudrait avoir, elle ne perd pas cependant sa peine, car elle travaille pour Dieu. Elle ne doit pas s'en affecter, surtout quand elle se fatigue pour le service de l'Épouse du Christ : tout ce que nous faisons pour elle est si méritoire et si agréable à Dieu, que notre intelligence est incapable de le comprendre et de l'imaginer.

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

saint Luc 12, 35-38

Veillez ...

 Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action. 

"Veillez donc, car vous ne savez pas quand doit venir le maître de la maison ; tard ? Vers minuit ? Au chant du coq ? Ou au matin ? De peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or, ce que Je vous dis, à tous, Je le dis : Veillez !"

Alors, Pierre lui pose une question, que Marc a peut-être résumée dans le passage que nous venons de lire, mais que Luc explicite.

L'apôtre, lui dit Jésus en clair, a une grande responsabilité. Il lui a été donné beaucoup, et il devra rendre compte de beaucoup, mais surtout, c'est lui qui donne la nourriture au peuple de Dieu. Qu'il ne l'oublie pas.

La place est bonne et plus d'un se laissera aller à la facilité, et même à l'ivrognerie. Mais, souligne Jésus dans le texte de Marc, cela regarde aussi chacun : "Veillez !"

Pierre dit à Jésus : Seigneur, est-ce pour nous que Tu dis cette parabole ou aussi pour tous ?

Et le Seigneur dit :
" Quel est donc l'intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur tout son domestique pour distribuer au moment voulu la ration de froment ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera agissant de la sorte ! Vraiment, Je vous dis qu'il l'établira sur tout ce qui lui appartient.

Mais si ce serviteur dit en son coeur : Mon maître tarde à revenir et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, et à manger et à boire, et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas ; et il le retranchera et le placera parmi les infidèles"

Cette mise en garde aux apôtres nous concerne tous. Celui qui donne la Parole du Seigneur risque : ou bien de se prendre au sérieux alors qu'il ne fait que distribuer l'étonnante Parole qui n'est pas la sienne, ou bien de profiter de la situation dans le domaine matériel, ou bien d'abuser de l'autorité spirituelle que lui confère la Parole pour devenir un tyran insupportable.

Jésus souligne à Pierre que nous pouvons user en bien ou en mal de notre liberté.

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

Pour Jésus, nous sommes libres et responsables de nos actes selon notre conscience et la connaissance qu'elle apporte.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.

Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Jésus, tout au long de sa vie publique, donne l’exemple du service. Il le pratique avec les pauvres, les malades, les souffrants. Il forme et enseigne jour après jour ses disciples. Il fait l’éloge du service et confirme que lui-même n’est pas venu pour être servi mais pour servir : « Restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées », ne vous laissez pas distraire par les préoccupations égoïstes ou futiles, soyez vigilants. Nous sommes les pierres vivantes de l’Église qui est son Corps. Chacun de nous est unis dans le service comme dans un corps vivant à l’intérieur duquel s’exerce divers ministères. Nous sommes toujours comme aux jours de fondation de la Communauté Chrétienne. L’Esprit Saint anime le cœur des Chrétiens pour que l’Eglise s’enracine solidement en Dieu. Il nous faut donc redoubler de prières pour que l’Esprit Saint fasse son œuvre au milieu de nous. Nous nous retrouvons ensemble pour célébrer l’Eucharistie, pour que nous recevions la vie. Ainsi la communauté vit au rythme du cœur de Dieu.

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.

Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. Jésus montre la relation incontournable qui existe entre cette vigilance, cette persévérance dans le service de Dieu et du prochain, et le bonheur dans la vie éternelle. Le Verbe de Dieu fait chair vient frapper à notre porte, il veut toujours entrer. Mais cela dépend de nous s’il n’entre pas toujours. Que notre porte soit ouverte à celui qui vient, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce, du soleil de la lumière éternelle qui nous illumine. Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu’un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. Chacun d’entre nous est pour notre Dieu un être unique, un enfant bien-aimé. Il nous a créés pour ce bonheur éternel où Il nous comblera en permanence en répondant à ce besoin d’Amour qu’Il a creusé en nous. Nous le savons bien, le bonheur éternel qui nous est promis et proposé, dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, c’est le triomphe de l’Amour, donné, reçu et partagé.

«  S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! 

C’est par manque de fidélité au Saint Esprit que des Communautés ont été détournées de leur source. Le peuple fatigué avait commencé à se « reposer » en dehors du seul repos qui est Dieu lui-même. Il nous faut porter notre Communauté dans la prière et offrir notre vie pour qu’elle vive : « De grâce Seigneur, écoute la prière de ton peuple, donne-nous d’accomplir toujours un culte qui te rende gloire. » Le culte d’Amour que nous rendons à Dieu est pour sa gloire et pour le salut du monde. L’ouverture au monde, à tout personne de bonne volonté, s’impose à la condition que nous soyons solidement enraciné dans cœur de Jésus. Les fondateurs de l’Eglise, dès l’origine, ont reconnu l’enracinement de la communauté dans le mystère de Jésus. La communauté, voulue par l’Esprit Saint, ne peut pas sortir de son origine. Nourrie du Corps et du Sang de Jésus, de sa Parole, elle veut alors faire la volonté du Père. Elle s’étend de par le monde pour sa joie, dans le souci que les pauvres, dont la vie est éclairée par la Parole de Dieu.

Prions

Seigneur, donne-nous, la grâce de veiller et de prier pour demeurer à votre service quelque soit l'heure de votre retour. Amen

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Bonne fête aux Robert et aux très saintes âmes du 30 avril

Saint Robert

 Après avoir essayé de réformer plusieurs monastères, Saint Robert décide de vivre en ermite avec quelques fidèles à Molesne, en Côte-d'Or en 1075. Il fonde ensuite l'abbaye de Cîteaux où naitra l'ordre des cisterciens.

Il meurt en 1111 et est canonisé par Honorius III en 1222. Dès le VIIe siècle, le prénom Robert devient populaire en Europe. En Angleterre, son succès ne faiblit pas. En France, il est dans les prénoms les plus attribués jusqu'en 1940. Il se fait plus rare de nos jours.

 

Saint Jacques apôtre 
(Ier siècle)


Les Eglises d'Orient font aujourd'hui mémoire de l'apôtre saint Jacques, frère de saint Jean, qui fut martyrisé à la naissance de l'Église, à Jérusalem, autour des années 44. Avec leur mère Salomé, ils rêvaient d'une première place dans le Royaume. Ils la reçurent, mais pas par le chemin qu'ils voulaient emprunter.

Jacques et Jean étaient commémorés le 29 décembre. On trouve à nouveau leur fête au 27 décembre dans les livres gallicans du 7e siècle. C’est dans les mêmes jours qu’elle continue à être célébrée par l’Église arménienne. Comme les Actes des Apôtres rapportent que Jacques fut décapité à la veille de la Pâque (Act. 12,2-3), l’Église copte célèbre son martyre le 12 avril, tandis que les Églises de rite byzantin le font le 30 avril et l’Église syrienne d’Antioche le 7 mai.

30 Avril
  29 Avril
Sainte Catherine de Sienne

Vierge
(1347-1380)

Catherine, l'une des saintes les plus merveilleuses qui aient paru sur la terre, naquit à Sienne, de parents vertueux, mais qui pourtant, chose incroyable, se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu'il leur fut possible, sa vocation religieuse.

Dès l'âge de cinq ans, elle ne montait les escaliers de la maison paternelle qu'à genoux, récitant l'Ave Maria à chaque degré. Vers cette époque, elle eut une apparition de Notre-Seigneur, qui lui révéla tous les secrets de la vie parfaite.

Un jour, l'admirable enfant, se prosternant dans sa chambre, pria la très Sainte Vierge de lui donner Son divin Fils pour Époux, et dès lors elle ne songea qu'à la vie religieuse, qui passionnait noblement son âme. Comme ses parents voulaient la marier, Dieu leur fit comprendre par différents signes extraordinaires que leur fille devait rester vierge; malgré tout, ils persistèrent à la retenir dans le monde.

Catherine ne se découragea pas; elle se fit comme une cellule au fond de son coeur, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé. C'est alors que commença pour elle une vie de telles austérités, que les Vies des Saints nous offrent peu de pareils exemples: disciplines, chassis de fer, cilice, privation de nourriture et de sommeil, elle n'ignora rien de tous ces martyres volontaires; elle en vint à ne dormir qu'une demi-heure en deux nuits, ce fut la mortification qui lui coûta le plus.

C'était une lutte continuelle entre la mère et la fille, la tendresse de l'une voulant éviter à l'autre ce martyre de chaque jour, la passion de la souffrance chez l'une rendant inutile l'humaine compassion de l'autre.

De guerre lasse, il fallut enfin laisser partir au couvent cette fille si chérie et si longtemps maltraitée: Catherine entra chez les religieuses de Saint-Dominique. Dès lors sa vie devint de plus en plus étonnante.

Elle eut quelques tentations pénibles pour son âme angélique; le Sauveur, pour la récompenser de la victoire, lui apparut couvert des ignominies de Sa Passion:

"Où étiez-Vous donc, Seigneur, pendant ce terrible combat?

-- Ma fille, J'étais dans ton coeur, et Je Me réjouissais de ta fidélité."

Dans une de Ses apparitions, le Sauveur ôta le coeur de la poitrine de Sa servante et mit le Sien à sa place. Une autre fois, elle reçut les stigmates du divin Crucifié. Souvent, au moment de la Communion, l'Hostie s'échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine. Sa vie entière fut un miracle.

Dieu permit qu'elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu'elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d'Occident. Elle mourut à l'âge de trente-trois ans.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Saint Joseph-Benoît Cottolengo


Prêtre et fondateur de la

« Petite maison de la Providence »

 Giuseppe Benedetto Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il naît à Bra, une petite ville de la province de Coni, le 3 mai 1786.

Aîné d'une famille de douze enfants, dont six moururent en bas âge, il fit preuve dès l'enfance d'une grande sensibilité : il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

 À dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron ; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit : « Je veux être saint »

 Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette « Petite maison de la Providence », comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7 000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

 Pour cette œuvre extraordinaire, Joseph-Benoît Cottolengo prenait à cœur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait : « Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux. » Lui-même était un modèle de charité ; son zèle ne connaissait point de bornes.

 Pour cette œuvre, toujours plus exigeante, Cottolengo fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'œuvre de miséricorde corporelle par une œuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

 Le père Joseph-Benoît se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait : « La Providence m'envoie tout. » Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son œuvre quotidienne : prière et travail.

 Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son œuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés : « Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous. »

Il meurt le 30 avril 1842, après que la petite institution eut largement grandi et qu'elle eut essaimé dans le monde entier.

 Giuseppe Benedetto Cottolengo, suite à de nombreux miracles obtenus par son intercession, a été béatifié le 28 avril 1917, par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922), et canonisé le 19 mars 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). 

5 Mai
  30 Avril

St Pie V
Pape

(1504-1572)
 

O.D.M. pinxit
Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Michel Ghislieri, d'une noble famille ruinée par les guerres civiles. La physionomie ouverte et spirituelle de l'enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement les bons religieux, qui lui proposèrent de l'emmener pour le faire entrer dans leur Ordre. Le pâtre, joyeux, prit le temps d'aller demander la bénédiction de ses parents.

Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être l'immortel saint Pie V. Les études du jeune Michel furent brillantes; l'élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué.

Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d'inquisiteur. C'est dans cette fonction épineuse qu'il se créa, en défendant les droits de l'Église, des ennemis implacables. Il dut aller à Rome justifier sa conduite. Ce voyage de Rome marque dans la vie du jeune religieux.

Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil; le supérieur alla même jusqu'à lui dire avec raillerie: "Que venez-vous chercher ici, mon Père? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire Pape?" Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu'il prédisait l'avenir.

Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par Dieu à combattre vaillamment l'hérésie; et plus tard, quand il fut devenu Pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à Michel Ghislieri, qui dut l'accepter malgré ses larmes. Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l'amour des pauvres et des humbles.

Peu de temps après, l'évêque était cardinal. Il n'accepta des exigences de sa dignité que ce qu'il ne pouvait éviter; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d'un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat.

Il prit le nom de Pie V.

Peu de Papes ont vu autour d'eux le rayonnement de plus grands Saints et de plus grands hommes; c'était le temps où vivaient les saint Jean l'Aumônier, les saint Thomas de Villeneuve, les saint Jean de Dieu, les saint Jean de la Croix, les saintes Thérèse, les saints François de Borgia, Louis de Gonzague, Stanislas Kostka, saint Charles Borromée.

Le grand événement de son règne fut la victoire de Lépante, dont il eut la révélation à l'heure même où elle fut remportée.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour


Saint Adjutor
pénitent (✝ 1131)
Saints Amateur, Pierre et Louis
Martyrs à Cordoue (✝ 855)
Vénérable Ambrogio Grittani
prêtre diocésain fondateur (✝ 1951)
Saint Aphrodise et ses compagnons
martyrs (date ?)
Sainte Argyrie
(✝ 1725)
Saint Aule
évêque de Viviers (VIIe siècle)
Saint Aymon
moine de Savigny en Normandie (✝ 1175)
Bienheureux Benoît d'Urbino
prêtre capucin (✝ 1625)
Saint Clément l'Hymnographe
Moine du Studion à Constantinople (IXe siècle)
Saints Diodore et Rhodopien
martyrs à Aphrodisias en Carie lors de la persécution de Dioclétien (✝ v. 303)
Saint Donat
Evêque d'Euria, dans l'ancienne Epire (IVe siècle)
Saint Erconwald
évêque de Londres (✝ v. 693)
Saint Eutrope
Evêque de Saintes et martyr (IIIe siècle)
Saint Forannan
abbé de l'abbaye bénédictine de Waulsort (✝ 982)
Saint Gualfard
ermite (✝ 1127)
Bienheureux Guillaume Southerne
prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1618)
Sainte Hildegarde
Epouse de Charlemagne (✝ 783)
Sainte Houe
(Ve siècle)
Saint Ignace Briantchaninov
évêque de Stavropol (✝ 1867)
Saint Joseph-Benoît Cottolengo
prêtre à Turin (✝ 1842)
Saint Laurent de Novare
prêtre et martyr (✝ v. 397)
Sainte Marie de l'Incarnation
Ursuline au Canada (✝ 1672)
Saint Mercurial
évêque de Forlì (✝ v. 406)
Sainte Onenne de Tréhorenteuc
vierge bretonne (VIIe siècle)
Bienheureuse Pauline von Mallinckrodt
fondatrice des religieuses de la Charité chrétienne (✝ 1881)
Saint Pierre Lévite
moine et diacre (✝ 605)
Saint Pomponius
évêque de Naples (VIe siècle)
Saint Pulchrone
(
✝ 470)
Saint Quirin
martyr à Rome sur la Voie Appienne (✝ v. 117)
Saint Raymond
Abbé du monastère de Fitero en Espagne (✝ 1163)
Saint Robert de Molesme
Abbé, fondateur de Cîteaux (✝ 1110)
Sainte Sophie
martyre (✝ v. 250)

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PREMIÈRE LECTURE
« La promesse, Dieu l’a pleinement accomplie en ressuscitant Jésus » (Ac 13, 26-33)

ÉVANGILE
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)
Alléluia. Alléluia.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit :
“Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place,
je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

” Et à Thomas qui lui demande de le suivre, Jésus répond simplement :« … Je suis le chemin et la Vérité et la Vie; Personne ne vient au Père si ce n'est par Moi »

 

Méditation de l'évangile du vendredi 30 avril

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.​​​​​​​

​​​​​​​Au chapitre 14 de Jean, Jésus, durant la cène, après avoir partagé le pain et le vin, ce corps livré, ce sang versé, laisse parler son cœur.

Il explique aux siens la profondeur de son amitié. Qu'ils ne se troublent donc pas, à son égard, cette amitié est sans limite. S'il s'en va, c'est afin de préparer pour eux une place au ciel; jamais Il n'acceptera d'être pour toujours séparé de ceux qu'Il aime, Il reviendra.

« Que votre cœur ne se trouble pas; vous croyez en Dieu, croyez aussi en Moi »

Ayons donc foi en Lui, surtout aux heures de la nuit et de la détresse, et écoutons-Le nous dire :

« …Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures; s'il n'en était pas ainsi, Je vous l'aurais dit, car Je vais vous préparer une place, Je reviendrai et Je vous prendrai près de Moi, afin que là où Je suis, vous soyez aussi »

Et à Thomas qui lui demande de le suivre, Jésus répond simplement :

« … Je suis la Voie et la Vérité et la Vie; Personne ne vient au Père si ce n'est par Moi »

Père Gabriel

Sainte Catherine de Sienne

(1347-1380)


tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Le don du Verbe incarné, chap. XI, n° 27 (Le dialogue, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 92-93 ; rev.)


Marcher dans le chemin de la vérité et de la vie
[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ; qui passe par moi ne chemine pas dans les ténèbres mais à la lumière » (Jn 14,6 ; 8,12). Et dans un autre endroit, ma Vérité dit encore que nul ne peut venir à Moi sinon par Lui. Et il en est vraiment ainsi.

            S'il t'en souvient bien, c'est cela même que je t'ai dit et exposé quand j'ai voulu t'indiquer la voie. Donc s'il dit qu'il est la Voie, c'est la vérité même, et je t'ai montré que cette voie est en forme de pont. Il a dit aussi qu'il est la Vérité : quoi de plus réel, puisqu'il ne fait qu'un avec Moi qui suis la Vérité ? Qui le suit, marche donc dans le chemin de la vérité et de la vie. Qui suit cette Vérité reçoit la vie de la grâce et ne peut périr de faim : car la Vérité devient sa nourriture. Il ne peut non plus tomber dans les ténèbres, parce qu'il est la lumière, pure de tout mensonge. Bien plus, c'est lui qui par la vérité a confondu et détruit le mensonge par lequel le démon séduisit Ève. C'est par ce mensonge que la voie du ciel avait été coupée ; mais cette voie, la Vérité l'a rétablie et cimentée par le Sang.

            Ceux qui marchent en cette voie, sont donc les fils de la Vérité, car ils suivent la Vérité, ils passent par la porte de la Vérité, et ils se trouvent enfin unis en moi avec celui qui est la voie et qui est la porte, mon Fils, Vérité éternelle, Océan de Paix.

Homélie Gilbert Adam 

 Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

" Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi."

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quel bonheur lorsque perdu en chemin la personne à qui nous demandons la route nous répond aimablement : ‘Suivez-moi ! Je vous y emmène.’ C’est l’Evangile d’aujourd’hui. À la question de Thomas, "Comment pourrions-nous savoir le chemin ?" Jésus se donne en réponse. Désormais, nous connaissons le chemin avec une précision infaillible. Une relation personnelle et passionnée avec Jésus est la voie sûre tracée pour nous. Nous gardons toujours dans notre cœur d’améliorer et d’approfondir notre relation avec Jésus. Jésus nous dit encore : « Ne soyez donc pas bouleversés. » Depuis la venue de Jésus sur notre terre, l’humanité est enrichie d’un Amour tout nouveau. Elle est enrichie du mystère de la divinité de Jésus. Il nous faut entrer dans la paix qui vient de Dieu grâce à une conversion qui est un passage nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu. Que notre cœur ne se trouble pas. Nous mettons notre foi en Dieu, mettons aussi notre foi en Jésus, il y a beaucoup de demeures dans la maison du Père.

"Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. "

Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Jésus nous donne une vérité solide comme le roc que rien ne pourra ébranler. Tout comme il est le Chemin, Jésus est aussi la Vérité. Avec la Vérité de Jésus, nous avons la réponse à tant de questions que nous nous posons. Avoir Jésus comme Vérité c’est demeurer sur le roc sur lequel nous pouvons nous appuyer en toutes circonstances. Quand l’ange Gabriel est venu à Marie, elle a compris dans sa foi que rien n’est impossible à Dieu. Grâce à son oui, à son acceptation du message de l’ange, le Père a engendré son fils dans notre humanité. « Tu es mon fils, tu es mon bien-aimé, » aujourd’hui je t’engendre pour toujours. Ainsi Jésus épouse notre humanité dans le sein de Marie. Il est le Fils bien-aimé du Père, Il est l’engendré du Père. Celui qui vit de chaque battement du cœur du Père. Ce jaillissement d’amour permanent, cet instant d’amour éternel se répand dans le cœur de Marie et prend corps en elle.

"Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? "

 Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. La vie débordante de Jésus, son Amour et sa Lumière nous sont donnés. Chrétiens, nous sommes dans une relation intense avec Jésus. Nous sommes comblés et nous voulons partager cette immense joie avec tous nos proches dans une relation toute personnelle avec le Christ. Dès l’instant où Jésus habite en Marie, elle vit en Dieu d’une manière toute nouvelle. Jésus prend chair en elle et désormais toute chair verra le salut de Dieu. C’est dans ce mystère de vie nouvelle que l’Église prend Corps dans l’humanité. Aujourd’hui, Jésus vient à nous sous mode sacramentel, dans l’Hostie et dans le précieux Sang donné à l’Autel ! Sa Vie nous est donnée pour que nous la recevions du Père et que nous devenions son enfant bien-aimé. Par son Fils, le Père répand l’embrasement de son Amour dans l’humanité. Ce baiser de lumière nous fait devenir enfants de lumière. Ce baiser d’amour nous donne d’être recréés dans le mystère de Dieu, c’est un don de Dieu sans repentir. « Je pars vous préparer une place. » Cette place existe déjà dans le cœur de Dieu : « Là où je suis, vous y serez aussi ; Je reviendrai vous prendre avec moi." Marie connait ce Chemin nouveau de l’amour infini de Dieu.

Nous demandons à notre Père la grâce d’entrer dans cette parole étonnante : « Tu es mon enfant, tu es mon bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. Aujourd’hui, je t’ai engendré. »

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Bonne fête aux Catherine et aux très Saintes âmes du 29 Avril

SAINT DU JOUR
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Date 29 avril

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

 

Saint Siège

SAINTE CATHERINE DE SIENNE, DOMINICAINE ET DOCTEUR DE L'EGLISE. PATRONNE DE L’EUROPE ET D’ITALIE

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Vierge, Docteur de l’Église, patronne d’Italie et de l’Europe, Sainte Catherine de Sienne est commémorée chaque 29 avril. Elle consacra tous ses efforts pour la paix et pour le retour de la papauté à Rome.

24 frères et sœurs

Catherine est la benjamine d'une famille très nombreuse. Très jeune, elle entend l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l'unité de l'Église. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Église autour de lui. Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France.

 

Une vie mystique intense

 

Son dialogue, qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique. Déclarée Docteur de l'Église par Paul VI et copatronne de l'Europe par Jean-Paul II. Devenue tertiaire dominicaine à seize ans, Catherine se consacra à la prière, à la pénitence et à la charité, en particulier au service des malades. Sa réputation de sainteté s'étant diffusée, elle devint le conseiller spirituel d'une foule de personnes variées, puissants et artistes, gens du peuple et ecclésiastiques, y compris Grégoire XI, qui résidait alors en Avignon, et qu'elle encouragea vivement à rentrer à Rome.  Catherine de Sienne fut une grande mystique, dont on connaît la célèbre vision dans laquelle Marie la présenta à Jésus, et une autre où le Christ lui offrit une splendide bague en échange de son cœur. Au centre de sa religiosité, a souligné le Saint-Père, « il y avait le christocentrisme qui caractérise toute vraie spiritualité. Pour elle, le Christ était comme un époux  ».
 

Exemple d’amour du Christ
 

La spiritualité de la sainte de Sienne se manifestait aussi par le don des larmes, signe d'une grande sensibilité et tendresse. Nombre de saints ont eu ce don, qui renouvelle l'émotion même de Jésus, pleurant sans se cacher devant le tombeau de l'ami Lazare et partageant la peine de Marthe et Marie. Catherine eut toujours un grand respect pour qui dispense par les sacrements et la prédication la force salvifique du Christ. Elle invitait les prêtres et le Pape, qu'elle appelait le doux Christ sur terre, à être fidèles à leur responsabilités, dans un constant amour de l'Église. Catherine de Sienne nous apprend encore aujourd'hui la science la plus sublime, qui est de connaître et d'aimer le Christ et son Église. Elle mourut à Rome en 1380, laissant de précieux documents de très haute doctrine spirituelle.

 

Autres Fêtes du Jour
Bienheureux Achard  évêque d'Avranches (✝ 1172)
Saints Agapios et Secundinus  Evêques et martyrs (IIIe siècle)
Saint Antoine Kim Song-u  martyr en Corée (✝ 1841)
Sainte Ava  Vierge vénérée à Denain dans le nord de la France (IXe siècle)
Saint Basile d'Ostrog  (✝ 1671)
Vénérable Élisabeth Bergeron  Fondatrice des religieuses de Saint-Joseph (✝ 1936)
Sainte Endellion   ermite en Cornouailles (Ve siècle)
Bienheureuse Hanna Chrzanowska  infirmière polonaise (✝ 1973)
Saint Hugues de Cluny  Sixième abbé de Cluny (✝ 1109)
Bienheureuse Itala Mela  mystique bénédictine italienne (✝ 1957)
Saint Jean de Kaloktène  métropolite de Thèbes (XIIe siècle)
Saint Libère  évêque de Ravenne (✝ v. 206)
Saint Paulin  évêque de Brescia (Ve siècle)
Saint Robert Gruthuysen  abbé de Clairvaux (✝ 1157)
Sept Brigands  (IIe siècle)
Saint Sévère  évêque de Naples (✝ v. 409)
Saint Stanko  (✝ 1712)
Sainte Tertulle  martyre à Constantine. (✝ 260)
Saint Tropez  Martyr (Ier siècle.)
Saint Tychique  disciple de saint Paul (Ier siècle.)
Saint Ursion  (✝ 375)

Saint Hugues de Cluny

Abbé
(1024-1109)

 

H

ugues était originaire d'une noble et riche famille de Bourgogne. En vain son père lui fit donner une éducation toute militaire : les chevaux, les armes et la chasse n'avaient aucun charme pour l'enfant ; son bonheur était de se retirer à l'écart, de visiter les églises et de lire les saints livres.

 

À seize ans, Hugues alla frapper à la porte du monastère de Cluny : « Quel trésor, dit un des plus vénérables moines, reçoit ce jour le couvent de Cluny ! »

 

À vingt-cinq ans, le jeune moine était prieur du monastère, et peu de temps après, le saint abbé Odilon étant mort, il fut porté en triomphe et malgré lui sur le trône abbatial. Les honneurs, loin d'être une épreuve pour sa vertu, devinrent le signal d'un accroissement dans la perfection.

 

Dès lors Hugues exerça dans l'Église entière, par la confiance que lui témoignèrent les Papes, une immense et très salutaire influence ; il assista le Pape Étienne X sur son lit de mort ; il fut vénéré et consulté par les Papes saint Grégoire VII, Urbain II et Pascal II, qui avaient été ses enfants, moines de Cluny, avant de monter sur le siège de saint Pierre.

 

Hugues fut toujours inébranlable dans la défense des droits de l'Église contre les princes de ce monde, et nul plus que lui ne combattit avec vigueur les abus qui avaient envahi le clergé à cette époque troublée.

 

Ayant reçu l'annonce surnaturelle de sa mort prochaine, il s'y prépara par un redoublement d'austérités et de ferveur. Malgré ses quatre-vingt-cinq ans, il porta jusqu'au bout, pendant le Carême de 1109, le poids du travail et des pénitences monastiques. Le Jeudi Saint, il se rendit au chapitre et fit distribuer aux pauvres les aumônes ordinaires, lava les pieds de ses frères et fit couler leurs larmes dans une exhortation touchante sur l'Évangile.

 

Il assista à tous les offices du Vendredi saint et du Samedi saint, et put encore célébrer la solennité de Pâques ; mais le soir, épuisé, il dut se mettre au lit et reçut le saint Viatique :

- « Reconnaissez-vous, lui dit-on, le Corps sacré du Sauveur ?

- Oui, répondit-il, je le reconnais et je l'adore ! »

 

Il mourut étendu sur la cendre et le cilice. « À l'heure où les derniers rayons du soleil s'éteignent à l'horizon, écrit son biographe, s'éteignit aussi ce grand soleil de l'Ordre monastique. »

Hugues avait été lié avec saint Udalric, saint Pierre Damien, saint Bruno et un bon nombre d'autres Saints. Sous son autorité, l'Ordre de Cluny comptait plus de trente mille moines.

Sept Brigands

(IIe siècle)

Saint Jason était disciple de saint Paul, à Tarse et il le suivit avec Sosipater (Epitre aux Romains 16. 21). Jetés tous deux en prison, ils eurent pour compagnons sept brigands qui se convertirent à Jésus-Christ grâce à eux. Leur gardien, Antoine, fit de même. Ils furent tous condamnés, non plus comme prisonniers de droit commun, mais comme chrétiens. Ce que voyant, la fille du juge, Cercyre, qui n'avait que quinze ans, devint chrétienne à son tour. Ils furent jetés dans des chaudrons pleins de poix brûlante. Elle fut aussi jetée en prison, puis traînée chargée d'entraves, pour être livrée aux plaisirs d'un soldat brutal et violent. Elle résista et fut suspendue la tête en bas comme à l'abattoir pour servir de cible dénudée aux archers.

 

 

«Il est nécessaire que le scandale arrive; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive!»
Mt. 18, 7

Saint Tychique

disciple de saint Paul (Ier siècle.)

Disciple de l'apôtre saint Paul qui l'appelle son frère bien-aimé, il fut porteur des lettres aux Colossiens et aux Ephésiens. (Col. 4. 7 et Eph. 6. 21)
Commémoraison de saint Tychique, disciple de saint Paul, que l'Apôtre appelle dans ses lettres, son frère bien-aimé, son fidèle ministre et son compagnon dans le Seigneur.

Martyrologe romain

 

29 Avril
  30 Avril
Saint Joseph-Benoît Cottolengo

Fondateur de la Piccola Casa de Turin
(1786-1842)

Saint Joseph-Benoît Cottolengo
Saint Joseph-Benoît Cottolengo

Joseph Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il est né en Piémont d'une famille pauvre de Turin. Aîné de 12 enfants, ce petit garçon vif qui a souvent du mal à ne pas s'emporter, se montre cependant très pieux et plein de coeur. Il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

A dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit: "Je veux être saint."

Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette "Petite maison de la Providence", comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7,000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

Pour cette oeuvre extraordinaire, saint Joseph-Benoît Cottolengo prenait à coeur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait: "Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux." Lui-même était un modèle de charité; son zèle ne connaissait point de bornes.

Pour cette oeuvre, toujours plus exigeante, le Saint fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'oeuvre de miséricorde corporelle par une oeuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

Le Saint se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait: "La Providence m'envoie tout." La confiance en Dieu ne faisait pas que le Saint se croisât les bras, pourtant. Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son oeuvre quotidienne: prière et travail.

Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son oeuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés: "Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous."

D'après W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, p. 266; et d'un résumé O.D.M.

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Le Pape prie pour une Europe unie et fraternelle

Le Pape prie pour une Europe unie et fraternelle
Évoquant la fête en ce jour de Sainte Catherine de Sienne, patronne de l’Europe, lors de sa messe quotidienne, le Pape a prié pour l’unité de l’Europe et de l’Union européenne afin que tous puissent aller de l’avant comme des frères. Dans son homélie, François invite à demander au Seigneur la grâce de la simplicité et de l'humilité pour confesser ses propres péchés de manière concrètes afin d'être pardonné.
 

Vatican News

En ce mercredi de la troisième semaine du Temps Pascal, le Saint-Père a célébré la messe en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. En la fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, Docteur de l’Église, patronne d’Italie et d’Europe, le Pape a d’abord formulé l’intention suivante:

«Aujourd’hui est la fête de Sainte Catherine de Sienne, Docteur de l’Église, Patronne d’Europe. Prions pour l’Europe, pour l’unité de l’Europe, pour l’unité de l’Union européenne afin que tous ensemble nous puissions aller de l’avant, comme frères.»

Dans son homélie, le Pape a commenté la première Lettre de saint Jean (1 Jn 1, 5-2, 2) dans laquelle l'Apôtre déclare que Dieu est lumière, et si nous disons être en communion avec lui, nous sommes aussi en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus nous purifie de tout péché. Et il réprimande : celui qui se dit sans péché se trompe lui-même, mais s'il confesse son péché, Dieu lui pardonne et le purifie de toute iniquité. L'apôtre appelle au concret, à la vérité, observe François. Il dit que nous ne pouvons pas marcher dans la lumière et être dans les ténèbres. Le pire, c'est de marcher en gris : le gris est très traître. C'est concret de reconnaître ses propres péchés. La vérité est concrète : cela signifie confesser ses péchés non pas de manière abstraite, mais de manière concrète. Comme le dit l'Évangile de ce jour (Mt 11, 25-30) dans lequel Jésus loue le Père parce qu'il a caché l'Évangile aux sages et aux savants et l'a révélé aux petits. Les petits, souligne le Pape, confessent leurs péchés de manière simple, ils disent des choses concrètes parce qu'ils ont la simplicité que Dieu leur donne. Nous aussi, nous devons être simples et concrets et confesser nos péchés concrets avec humilité et honte. Et le Seigneur nous pardonne : nous devons donner un nom à nos péchés. Si nous sommes abstraits en les confessant, nous sommes génériques, nous finissons dans l'obscurité. Il est important, affirme le Pape - d'avoir la liberté de dire au Seigneur les choses telles qu'elles sont, d'avoir la sagesse du concret, parce que le diable veut que nous vivions dans le gris, qui n’est ni le blanc, ni le noir. Le Seigneur n'aime pas les tièdes. La vie spirituelle est simple, mais nous la compliquons avec des nuances. Demandons au Seigneur  la grâce de la simplicité, de la transparence, la grâce de la liberté et de bien savoir qui nous sommes devant Dieu, conclut François. 

 

Vous trouverez ci-dessous le texte de l'homélie selon notre transcription :

Dans la première Lettre de l'apôtre saint Jean, les contrastes sont nombreux : entre la lumière et les ténèbres, entre le mensonge et la vérité, entre le péché et l'innocence. Mais l'apôtre appelle toujours au concret, à la vérité, et nous dit que nous ne pouvons pas être en communion avec Jésus et marcher dans les ténèbres, car Il est lumière. Ou bien, d'une manière ou d'une autre, le gris est encore pire, parce que le gris te fait croire que tu marches dans la lumière, parce que tu n'es pas dans l'obscurité et cela te rassure. Le gris est très traître. C'est une chose ou une autre.

L'apôtre poursuit en disant : "Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas avec nous", car nous avons tous péché, nous sommes tous pécheurs. Et ici, il y a une chose qui peut nous tromper : dire "nous sommes tous des pécheurs" comme on dit "bonjour", "bonne journée", une chose habituelle, voire sociale, et donc nous n'avons pas une vraie conscience du péché. Non : je suis un pécheur pour ceci, ceci et ceci. Le caractère concret. Le caractère concret de la vérité : la vérité est toujours concrète ; les mensonges sont éthérés, ils sont comme l'air, on ne peut pas les attraper. La vérité est concrète. Et tu ne peux pas aller confesser tes péchés de manière abstraite : "Oui, je... oui, j'ai perdu patience une fois, j'ai perdu patience à nouveau...", et des choses abstraites. "Le concret : "Je suis pécheur ". Le concret : "J'ai fait ça. J'ai pensé ça. J'ai dit cela". Le concret est ce qui me fait sentir comme un vrai pécheur et non pas un pécheur dans l'air.

Jésus dit dans l'Évangile : "Je te loue, Père et Seigneur du Ciel et de la Terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux savants et que tu les as révélées aux petits". Le caractère concret des petits. C'est beau d'écouter les petits quand ils viennent se confesser : ils ne disent pas de choses étranges, dans l'air ; ils disent des choses concrètes, et parfois trop concrètes parce qu'ils ont cette simplicité que Dieu donne aux petits. Je me souviens toujours d'un enfant qui est venu un jour me dire qu'il était triste parce qu'il s'était disputé avec sa tante... Mais il a continué. J'ai dit : "Qu'avez-vous fait ? - "Eh, j'étais à la maison, je voulais aller jouer au football mais tatie, maman n'était pas là, elle a dit : "Non, tu ne sors pas : tu dois d'abord faire tes devoirs". D'une parole à l'autre, à la fin je lui ai dit d'aller voir ailleurs si j'y suis". C'était un enfant d'une grande culture géographique... Il m'a même dit le nom du pays où il avait envoyé sa tante ! Ils sont comme ça : simples, concrets.

Nous aussi, nous devons être simples, concrets : le concret vous conduit à l'humilité, car l'humilité est concrète. "Nous sommes tous des pécheurs" est une chose abstraite. Non : "Je suis un pécheur pour telle, telle et telle raison", et cela me conduit à la honte de regarder Jésus : "Pardonne-moi". La véritable attitude du pécheur. "Et si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas avec nous." C'est une façon de dire que nous sommes sans péché, c'est cette attitude abstraite : "Oui, nous sommes pécheurs, oui, j'ai perdu patience une fois...", mais tout cela dit dans l'air. Je ne réalise pas la réalité de mes péchés. "Mais, vous savez, nous faisons tous ces choses, je suis désolé, je suis désolé... ça me fait mal, je ne veux plus le faire, je ne veux plus le dire, je ne veux plus le penser". Il est important que nous nommions nos péchés à l'intérieur de nous-mêmes. Le caractère concret. Parce que si nous le gardons dans l'air, nous finirons dans l'obscurité. Nous sommes comme des petits, qui disent ce qu'ils ressentent, ce qu'ils pensent : ils n'ont pas encore appris l'art de déguiser les choses pour qu'on les comprennent sans les dire. C'est un art des grands, qui souvent ne nous fait aucun bien.

Hier, j'ai reçu une lettre d'un garçon de Caravaggio. Il s'appelle Andrea. Et il m'a dit des choses sur lui. Les lettres des enfants et des jeunes sont belles pour leur caractère concret. Et il m'a dit qu'il avait entendu la messe à la télévision et qu'il devait me "reprocher" une chose : le fait que je dise "La paix soit avec vous". Lui me le reprochait car "vous ne pouvez pas dire cela parce qu'avec la pandémie, nous ne pouvons pas nous toucher". Il ne voit pas que vous faites un signe de la tête mais que vous ne vous touchez pas. Mais c'est là, la liberté de dire les choses telles qu'elles sont.

Nous aussi, avec le Seigneur, la liberté de dire les choses telles qu'elles sont : "Seigneur, je suis dans le péché : aide-moi". Comme Pierre après la première pêche miraculeuse : "Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur”. Ayez cette sagesse du concret. Parce que le diable veut que nous vivions dans la tiédeur, dans le gris : ni bon ni mauvais, ni blanc, ni noir : gris. Une vie qui ne plaît pas au Seigneur. Le Seigneur n'aime pas les tièdes. Etre concrets pour ne pas être des menteurs. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner : Il nous pardonne quand nous sommes concrets. La vie spirituelle est si simple, si simple ; mais nous la compliquons avec ces nuances, et à la fin nous n'arrivons jamais ...

Demandons au Seigneur la grâce de la simplicité et qu'Il nous accorde cette grâce qu'il donne aux gens simples, aux enfants, aux jeunes qui disent ce qu'ils ressentent, qui ne cachent pas ce qu'ils ressentent. Même si c'est une mauvaise chose, ils le disent. Même avec Lui, dire les choses : la transparence. Et ne vivez pas une vie qui est mi-figue mi-raisin. La grâce de la liberté pour dire les choses et aussi la grâce de bien savoir qui nous sommes devant Dieu.

 

Le Pape a terminé la messe par un temps d’adoration puis la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle.

Voici la prière récitée par le Pape:

«Mon Jésus, je crois que tu es vraiment présent dans le Très Saint Sacrement de l'autel. Je t'aime par-dessus tout et te désire dans mon âme. Puisque je ne peux pas Te recevoir sacramentellement maintenant, viens au moins spirituellement dans mon cœur. Comme je suis déjà venu, je T'embrasse et je m'unis tout entier à Toi. Ne permet pas que je puisse jamais me séparer de Toi.»».

 Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale de ce temps pascal, Regina Coeli, a été entonnée:

 «Regína caeli laetáre, allelúia.

Quia quem merúisti portáre, allelúia

.Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia».

 

29 avril 2020, 07:02

 

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Mon temps de rière du jour

Seigneur, prends-moi tout entier

Seigneur, prends-moi tout entier pour Toi, possède-moi en propre. Ne permets pas qu'une fibre de mon être te soit étrangère ; mais vis, Toi seul, en moi et fais que je ne vive que pour Toi seul. Ainsi soit-il.

 

Saint Pierre Damien (1007-1072), Ermite, Cardinal-Evêque d'Ostie, Docteur de l'Église, Orateur et écrivain sacré de premier plan au milieu du XIème siècle.

Partagez en commentaire vos prières préférées.


Si  Nicole Belloubet  a déclaré maladroitement le 29 janvier sur Europe 1 : 

"l'L'insulte à la religion est une atteinte à la liberté de conscience, on a pas le droit de critiquer une religion"

comme l’Islam dans l’affaire Mila…
Quand on est Garde des Sceaux, on n’a pas le droit non plus d’être maladroit avec le droit !

Et quand le 8 février dans une tribune publiée par Le Monde, la même Ministre Nicole Belloubet déclare" l'insulte à la religion n'existe pas dans notre République(en Marche) le droit au blasphème existe!"

on peut se demander si en France, le droit au blasphème n’est pas uniquement autorisé pour la Religion Catholique ? Être islamophobe, antisémite, homophobe, … est interdit (et c’est une bonne chose) mais, être catholique, est un droit pour la République En Marche!? du Maire Luc Bouard LR-LREM)

Le 26 janvier 2020, le Ministre de l’Intérieur Castaner a publié un communiqué laconique compilant les 1052 actes anti-catholique commis en France en 2019 :  "S'agissant des faits anti-chrétiens, leur nombre est stable sur l'année avec 1052 faits recensés" qui se décomposent en 996 actions et 56 menaces Les actions décomptées consistent essentiellement en atteintes aux  biens à caractères religieux.
 

 Pour 2018, le ministère avait signalé que le nombre « d’actes antiChrétiens était stable sur l’année avec 1063 actes antiCatholiques recensés (1038 en 2017) ». Par comparaison, les actes antimusulmans se montent à 154 (100 en 2018) et les actes antisémites à 541 (+ 27 % par rapport à 2018). (Source : Ministère de l’Intérieur, 26 janvier 2020).
 

Prière du Pape Benoît XVI

Voici la Prière de réconfort, de protection et d’espérance « Ô Marie, Madone de Roio, Notre-Dame de la Croix, prie pour nous ! » de notre Saint Père, le Pape Benoît XVI, lors de sa visite le mardi 28 avril 2009 aux victimes du tremblement de terre dans les Abruzzes en Italie à L’Aquila où il déposa une « Rose d'or » aux pieds de la Madone de Roio.
 


Rose-d-or.jpg

La Prière de Benoît XVI à L’Aquila « Ô Marie, Madone de Roio, Notre-Dame de la Croix, prie pour nous ! » :

« Ô Marie, notre Mère très aimée ! Toi qui es près de nos croix, comme Tu restas auprès de Celle de Jésus, soutiens notre foi, afin que, bien qu'accablés de douleur, nous conservions le regard fixe sur le Visage du Christ en lequel, dans l'extrême souffrance de la Croix, s'est montré l’Amour immense et pur de Dieu. Mère de notre espérance, donne-nous Tes yeux pour voir, au-delà de la souffrance et de la mort, la lumière de la Résurrection ; donne-nous ton Cœur pour continuer, même dans l'épreuve, à aimer et à servir. Ô Marie, Madone de Roio, Notre-Dame de la Croix, prie pour nous ! »


Pape Benoît XVI - Place de la caserne de la « Guardia di Finanza » à l'Aquila, le mardi 28 avril 2009


LE PAPE BENOIT XVI CELEBRE L'EPIPHANIE

Prière de Sainte Catherine de Sienne

Voici la Prière « Bénissez, ô mon Dieu, celui qui m'a donné la sainte Communion » faite à Rome le Vendredi 18 février 1379 pendant une extase qui suivit la Communion de Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), Pénitente de Saint Dominique et grande Réformatrice de l’Église Catholique.
 

 

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La Prière de Ste Catherine de Sienne après la sainte Communion « Bénissez, ô mon Dieu, celui qui m'a donné la sainte Communion » :

« Ô souveraine et éternelle Trinité, Amour ineffable, Vous m'appelez votre fille, et moi je puis Vous dire : Mon Père ! Vous Vous êtes donné à moi en me donnant le Corps et le Sang de votre Fils bien-aimé, qui est Dieu et homme tout ensemble! Unissez-moi aussi, je Vous en conjure, au Corps mystique de la Sainte Église, ma Mère, à la société universelle de la religion chrétienne ; car le feu de votre Charité m'a fait connaître le désir que Vous avez de voir mon âme se réjouir dans cette union sacrée. Ô Amour inexprimable, Vous m'avez vue et connue en Vous, et ce sont les rayons de votre Lumière, dont j'étais revêtue, qui Vous ont passionné pour Votre créature ! Vous l'avez tirée de Vous-même, Vous l'avez créée à votre Image et à votre Ressemblance ; et moi, cependant, pauvre créature, je ne pouvais Vous connaître qu'en voyant en moi votre Image et votre Ressemblance. Mais, afin que je puisse Vous voir et Vous connaître en moi, Vous Vous êtes uni à nous ; Vous êtes descendu des hauteurs de Votre divinité jusqu'aux dernières infirmités de notre nature. Comme la faiblesse de mon intelligence ne pouvait comprendre et contempler votre Grandeur, Vous Vous êtes fait petit, et Vous avez caché vos Splendeurs admirables sous les voiles infimes de notre humanité. Vous Vous êtes manifesté par la Parole de votre Fils unique, et je Vous ai connu en moi-même. Ô abîme de charité ! Oui, c'est ainsi, Trinité adorable, que Vous Vous êtes manifestée, que Vous nous avez montré votre Vérité ; c'est surtout par l'effusion de votre Sang que nous avons vu votre Puissance, puisque Vous avez pu nous laver de nos fautes. Nous avons vu votre Sagesse, puisque, sous la chair de notre humanité, Vous avez caché la force de votre Divinité, qui a vaincu le démon et l'a dépouillé de sa puissance. C'est votre Sang qui nous a montré votre Charité, puisque par la seule ardeur de votre Amour Vous nous avez rachetés, lorsque Vous n'aviez pas besoin de nous. Ainsi s'est manifestée votre Vérité, qui nous a créés pour nous donner la Vie éternelle. Oui, Votre créature a connu la vérité par le Verbe, votre Fils unique. Sans Lui, elle était inaccessible à nos regards obscurcis par le péché. Rougis donc, ô créature ; rougis d'être ainsi aimée et honorée par ton Dieu, et de ne pas Le connaître, Lui que sa Charité infinie a fait descendre des hauteurs de sa Gloire jusqu'à la bassesse de la nature, pour que tu Le connaisses en toi. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi. Ô Mystère admirable ! Vous connaissiez Votre créature en Vous avant qu'elle fût créée ; Vous voyiez qu'elle devait commettre l'iniquité, qu'elle devait s'écarter de votre Vérité, et cependant Vous l'avez créée. Ô Amour incompréhensible ! Vous me dites : mon âme, et moi je Vous dis : Mon Père ! Ô Père si plein de Miséricorde, je Vous en conjure, unissez tous Vos serviteurs dans le feu de votre Charité ; disposez-les à recevoir les inspirations et les enseignements que répand et veut répandre la lumière de votre Charité. Votre Vérité a dit : « Cherchez, et vous trouverez ; demandez, et vous recevrez ; frappez, et il vous sera ouvert » (Matth. VII, 7). Eh bien ! Moi, pauvre et misérable, je frappe à la porte de votre Vérité, je m'adresse à votre Majesté, j'implore votre Clémence, et je Lui demande Miséricorde pour le monde, et surtout pour la Sainte Eglise ; car je sais par votre Fils qu'il faut me nourrir sans cesse de cette Nourriture ; puisque Vous le voulez, ne me laissez pas périr de faim. Ô mon âme ! Que fais-tu ? Ne sais-tu pas que le Seigneur ton Dieu te voit sans cesse ? Ne sais-tu pas que rien ne peut fuir son Regard, et que ce qui échappe à l'œil de la créature ne peut jamais éviter le Sien ? Ne commets donc plus l'iniquité, et relève-toi de tes fautes. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi ; il est temps de secouer le sommeil. Ô éternelle Trinité ! Vous voulez que nous avancions, et si nous ne nous réveillons pas dans la prospérité, Vous nous envoyez l'adversité. Comme un habile médecin, Vous brûlez avec le feu de la tribulation les plaies que n'a pu guérir le baume des consolations. Ô Père ! Ô Charité incréée ! Je n'admirerai jamais assez ce que m'a révélé votre Lumière ! Vous m'avez vue et connue, Vous avez vu et connu toutes les créatures raisonnables, en général et en particulier, avant que nous ayons l'être. Vous avez vu Adam, le premier homme ; Vous avez connu sa faute et celles qui devaient en être la suite, en lui et dans sa postérité. Vous avez su que le péché s'opposerait à votre Vérité, et qu'il empêcherait les créatures raisonnables d'atteindre la fin à laquelle Vous les aviez destinées. Vous avez vu les tourments que votre Fils devrait subir pour sauver le genre humain et réparer la Vérité en nous. Oui, Vous me l'avez dit, votre Prescience Vous avait tout annoncé. Comment se fait-il, Père éternel, que Vous ayez créé Votre créature ? Ô Mystère adorable, incompréhensible ! Oui, Vous n'aviez pas d'autres raisons que l'Amour dans notre création ; Vous nous avez vus de Vous-même, et votre Charité Vous a forcé à nous créer malgré toutes les iniquités que nous devions commettre contre Vous. Vous n'avez pu résister, ô Amour éternel ; Vous aperceviez dans votre Lumière toutes les offenses de Votre créature contre Votre infinie Bonté, mais Vous avez paru ne pas les voir, Vous ne Vous êtes arrêté qu'à la beauté de votre Œuvre ; Vous l'avez aimée, Vous Vous êtes passionné pour elle, et Vous l'avez tirée de Votre sein pour la créer à votre Image et à votre Ressemblance. Ô Vérité éternelle ! Vous Vous êtes révélée à Votre indigne servante. Vous lui avez appris que c'est l'amour qui Vous a forcé à lui donner l'être. Vous voyiez qu'elle devait Vous offenser, mais votre Charité a détourné vos Regards de ses offenses pour les fixer uniquement sur la beauté de Votre créature ; car la vue de l'offense pouvait empêcher l'amour de répandre la vie. Vous le saviez, et Vous n'avez écouté que l'amour, parce que Vous n'êtes qu'un foyer d'amour. Et moi, mes fautes m'ont empêchée de Vous connaître ; mais accordez-moi la Grâce, ô très doux Amour, de l'épandre en votre Honneur tout le sang de mon corps ; faites que je me dépouille entièrement de moi-même. Bénissez aussi, ô mon Dieu, celui qui m'a donné la sainte Communion ; détachez-le de lui-même, revêtez-le de votre Volonté, fixez-le en Vous par des liens indissolubles, afin qu'il soit une plante répandant son parfum dans le jardin de la sainte Église. Accordez-nous, je Vous en conjure, ô Père très Clément, Votre douce Bénédiction ; lavez nos âmes dans le Sang de votre Fils. Ô Amour, Amour, je Vous demande la mort ! »

Ainsi soit-il.


Sainte Catherine de Sienne (1347-1380) - Prière faite à Rome pendant une extase qui suivit la Communion, le Vendredi 18 février 1379

 

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