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texte de mes livres actuels ou en courr

Le parapluie

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Ce mois de giboulées,

Ses vents sifflant glaciaux,

Son brouillard matinal,

Mars arrive fringant.

Avec son frère le printemps,

Caractéristique du dieu Mars.

 

Lui notre parapluie,

L’arme de l’affrontement,

Ce bel écu coloré.

Nous abrite des ondées,

Gare au vent malicieux,

Se jouant de ce bouclier.

 

Le parapluie s’envole,

Virevolte, se retourne,

Mène le bras à droite,

Puis à gauche, tourne.

Fait courir le piéton,

Le vent mène la danse.

 

Marchant en zigzag,

Les passants se démènent,

Moqueurs leurs talons se fixent,

À la plaque d’égout,

La chute les ridiculise.

Ce bon vieux mars rit.

 

Le givre se fait glissant

Les jambes s’en vont au ciel.

Pédalant dans le vide,

L’imperméable s’ouvre,

Le parapluie se fend.

Pluie et larmes se fondent.

 

Soudain une main tendue,

Agrippe le malheureux,

Ils tournent le dos au vent,

Leur parapluie, les préservent.

Alors le vent les pousse,

La tendresse les enveloppes.

 

Monique Macalou

Chapitre 6

 dans Les Temps de la vie tome 1 

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FORTIBUS RENCONTRE PRUDENCE

le-centurion-et-Prudence.jpg 1er chapitre du livre : D'hier à demain

Un soldat romain appelé Fortibus, se promène dans la campagne proche de Lutèce en construction. Il traverse le Goële. Il cherche un lieu cultivable et suffisamment grand pour son campement.

Dans ses errances dans l’Aulnoy, il découvre un village caché sur la colline, toutefois inaccessible pour des non experts. Cette route Artibus son cheval n’apprécie guère ce lieu inconnu et si humide. Ses sabots glissent de temps en temps sur les rondins du chemin.

Cette forêt de chênes et d’Aulnes plait à Fortibus. Elle a des clairières assez vastes pour établir un campement et des terres longeant la rivière demandant à être cultivée. Pense-t-il. Il est dans tous ses raisonnements de créations des terres cultivables, Il se décide à  trouver le propriétaire. Car le possesseur de la  terre, c’est le seigneur gaulois du village, des champs et des bois.

Pour accéder au village il doit traverser cette terre marécageuse, et poissonneuse. Ce terrain humide ne nécessitera pas de canalisation d’eau. La terre est suffisamment humide. Il faudra probablement l’assécher pense-t-il. Ces soldats pourront y vivre caché et en plus se nourrir et se chauffer. Les marécages sont des remparts protecteurs en cas d’attaque. Enfin, il trouve un village gaulois avec ces remparts en bois d’aulne rouge, ces huttes au toit de chaume. C’est le nouveau village de Cleppius.

Une Jeune fille rousse aux cheveux nattés, dans sa robe de lin rouge et verte plume une poule sauvage, qu’elle vient de tuer pour faire la soupe.

Il se trouble en la voyant. Elle est si gracieuse ! Elle ne l’a pas vue. A la voix de Fortibus elle sursaute.

-  Petite, comment t’appelles-tu ?

Elle lève la tête. En le voyant, elle rentre vite fait dans la grande hutte. Fortibus ne se laisse pas démonter, il la suit. Elle veut crier, mais Fortibus la ceinture et la bâillonne en un temps record.

- Je ne te ferais pas de mal.

Lui dit-il .Les yeux de la jeune fille s’arrondissent de terreur. Il y a tant d’histoire qui circule sur les soldats romains, et puis elle se souvient de la mort de sa mère Blanche !

-Je veux seulement des renseignements.

Elle se rend compte qu’il parle leur langue, il est beau et fort ce gaillard. Sa voix est ferme, et elle n’est pas menaçante. Ce qui la rassure. En plus il ne l’a ni frappée, ni déshabillée. Alors elle se détend et elle commence à prendre confiance.

- Si tu ne cries pas j’enlève le bâillon !

Elle acquiesce en battant des yeux. Il voit des yeux verts en amande, il fond devant ce regard interrogatif et méfiant, Puis son regard devient vif et pétillant. Pour  lui elle n’est plus apeurée.

-Tu me le promets ?

Elle fait oui de la tête. Alors il enlève le bâillon. Il voit enfin un sourire contraint ne demandant qu’avoir confiance.

- J’ai seulement besoin de savoir, comment vous vivez dans ces bois. La poule que tu plumais, vous l’avais élevée, ou chassée ? Vous faites pousser du grain pour les nourrir ? Tout ce que je cherche c’est savoir comment vous vivez.

Après une pose il lui redemande

- comment t’appelles-tu ?

- Prudence Messire.

- Mamy quel âge as-tu ?

- Cent quatre-vingt-douze lunes, Messire.

- Es-tu Chrétienne ?

Prudence pris peur. Mais ce grand lourdaud la rassure.

- Je ne suis pas venu pour chasser du chrétien, je suis venu pour savoir si l’on peut cultiver la terre d’ici. Si la terre est bonne.

Puis il lui montre deux poissons en argent caché sous son armure. Hésitante Prudence fit un signe de croix furtif. Le soldat eut un large sourire, se mit à genoux et pria avec ferveur. Quelques instants plus tard il dit

- Je m’appelle Fortibus, dis- moi de quoi vis tu ?

- Comment cela Messire ?

- Hé oui, de quoi te nourris-tu ?...Quelles sont les récoltes ? … Comment élèves-tu ces poules ? …..Avec qui vis-tu ? ….Quel âge as-tu ? …Euh non tu me l’as déjà dit 

Qui est le propriétaire du village ?! .Y a-t-il d’autres huttes ?

- Messire, que de questions !

Puis elle ajoute

- Tu as là tenu des centurions, comment veux-tu que je te fasse confiance ?

- Ne t’ai-je pas montré que je suis chrétien ?

- Si Messire, mais c’est peut-être un piège.

- T’ai-je fais du mal ?

-Non Messire

- Tu me fais visiter ton village et tes champs ?

- Mon père va bientôt arriver, s’il ne me voit pas ici il ne sera pas content et s’inquiètera.

- Nous allons l’attendre

- Vous avez des vignes ?

- Oui, mais la récolte est terminée et le vin est en maturation.

Après un temps de silence, Prudence interroge Fortibus

Où êtes-vous basé ?

A Lutèce

-Quel est votre grade ?

Fortibus souriant répond

Je suis un officier de l’Empereur Philippe l’Arabe. Je suis centurion comme tu l’as remarqué, car je commande cent hommes. C’est pourquoi je recherche pour mes soldats et moi-même un lieu pour nous installer……Mes supérieurs ne doivent pas connaître que je suis chrétien. Sinon je vais mourir dans l’arène avec les animaux sauvages qu’ils ont amenés

Tu as peur de mourir ?

Non dans un combat loyal, mais là se sont de gros animaux sauvages carnivore, qui ont pour nourriture les chrétiens, et les esclaves désobéissants !

Prudence frissonne en découvrant l’horreur de ces paroles.

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2 .L'enfant loup (suite)

Ce qui intriguait l’inspecteur Caribou, c’était comment avait pu vivre cet enfant ? Puis, qui sont ces malheureux ? Depuis combien de temps étaient-ils morts ? Comment ont-ils pu rester dans ce lieu en l'absence de tout humain, pas même trouvé par des animaux !

l'enfant loup 2L’inspecteur Caribou chargé de l’affaire vient d’être nommé à Voiturera. C’est sa toute première enquête. Son stage en banlieue Parisienne ne l’a pas préparé au monde paysan. Bien qu’il soit de la région. Crésoduc est sa ville natale non loin de Voiturera. Seulement pour eux c’est : « c’est un gars de la ville ! », « Il a l’accent pointu maintenant ! ». Il a un drôle d’allure avec sa veste en cuir, sa moustache à la gauloise, qu’il caresse machinalement lorsqu’il réfléchit. « Il est baraqué, disent les gens du pays ! » Sa grande taille imposante lui permet d’être respectée sans beaucoup d’efforts dans la vie privée et de son personnel. Seuls les petits caïds narcissiques insignifiants provoquent l’inspecteur de temps en temps, pour gagner des points sur « leurs petites mains. »

Un brave cultivateur l’interpelle, pour lui raconter une histoire stupéfiante.

Monsieur l’inspecteur, je dois vous révéler le secret du village.

Vous êtes, Monsieur ?  interroge l’inspecteur d’une voix traînante.

Graindorge Gabriel., monsieur l’inspecteur.

L’inspecteur sort un calepin de la poche intérieur de sa veste.

Je vous écoute.

Pas ici. Il y a trop de monde.  Réplique mystérieusement le berger.

Rejoignez-moi dans ma bergerie sur la route communale N°975. C’est en haut de la colline, que vous voyez sur votre gauche.

Tout en parlant Graindorge laisse ses mains dans ses poches. Il ne lui indique pas le chemin. Il n’en faut pas plus pour intriguer l’inspecteur.

 

Une heure plus tard, Caribou retrouve Graindorge, dans sa bergerie. Le chien du berger tout joyeux accueille l’inspecteur. Le vieux Gabriel en attendant la visite du policier avait préparé un bon café.

L’inspecteur entre dans une pièce servant de cuisine, de salon et de salle à manger. Elle est propre et sent bon la campagne. Deux tasses en porcelaine des années trente l’attendaient sur la toile cirée de  la  table.

Une petite poire pour accompagner le café ?

Oui, merci, mais je suis de service. Juste une petite goutte dans le café.

Graindorge sourit. Il pense que « ce gaillard est respectueux de nos coutumes. C’est un jeunot comme il faut. » Conclut-il

On m’appelle Gaby.

Alors Gaby, que vouliez-vous me dire. Interroge Caribou en s’asseyant devant sa tasse.

Bien voilà ! fait Gaby en se raclant la gorge.

Cela fait huit ans, un jeune couple de touristes accompagnés d’un bébé a visité le village en posant beaucoup de questions gênantes aux plus vieux d’entre nous. Ils ne m’ont jamais interrogé. Puis une nuit de juillet, ils ont disparu, sans laisser de trace.

Qui les a vus pour la dernière fois ?

D’après Salomon, la veille de leur disparition, ils sont allés vers le bois.

Que voulaient-ils savoir ; Intervient l’inspecteur.

Ils recherchaient une petite fille qui a été placée pendant la guerre chez les Plumeau. Or ils ont été dénoncés par des Français de dû collaborateur ! Des miliciens ont embarqué toute la famille et les enfants qui se trouvaient chez eux.

Comment savez-vous qu’ils ont été dénoncés par des collaborateurs ?

Après la guerre, le FFI a trouvé le courrier des Dénonciations, chez un milicien retranché. Ils l’ont abattu, puis fouillé la maison !

Qui était-il ?

Valtrape Georges le secrétaire des miliciens.

Il y avait d’autres documents.

Oui, notamment, l’absence de deux enfants, lors de l’arrestation de la famille Plumeau.

Comment cela ?

Myriam la petite fille, que ce couple cherchait, était allée jouer avec son ami Jean-Marc le voisin, à l’orée du bois... Pendant ce temps, les miliciens emmenaient tous les membres de la famille !

Qu’est-il arrivé ensuite ?

L'inspecteur Caribou est de plus en plus captivé. Cependant, il n’oublie pas que cette histoire est peut-être la clef du mystère de l’enfant loup !

Les enfants avaient emmené leur goûter, sont un morceau de pain  de la grand-mère Plumeau. Au retour chez Jean-Marc Pluvier, Myriam voulait reprendre sa bicyclette. C’est ainsi qu’elle apprit, l’arrestation de sa famille d’accueil. Les Pluvier m’ont demandé à prendre Myriam en charge pour sa sécurité.

Qu’avez-vous fait ?

J’ai pris la petite et je l’ai emmené chez mon cousin Alphonse. Il était passeur pour l’Algérie.

Pour l’Algérie ? S’esclaffe Caribou

Oui, il faisait des allers-retours en avion pour la Poste. Parfois il cachait des résistants. J’ai eu beaucoup de difficulté à le convaincre. Enfin il céda. Il me promit, qu’il dénicherait une famille là-bas.

À son retour que vous a-t-il dit ?

Qu’il l’a placé chez des colons français. ils lui ont donné leur nom.

Vous savez lequel ?

Je me rappelle que nous lui avions donné le prénom de Marie-France. Le nom de famille, je ne m’en souviens plus. Je n’ai rien noté dans le cas, où j’aurais été pris.

 Pourquoi ce jeune couple,  la cherchait-elle ?

D’après Salomon, c’était une question d’héritage. Les parents de la petite sont morts à Ravenne Berghem. La seule survivante est Myriam.

Qui sont-ils pour la petite ?

La tante, par sa mère !

Les corps trouvés ce serait le couple disparu, et le gamin,  l’enfant qui les accompagnait ? Demande Gaby.

Cela se pourrait !

hé ben, ça alors ! oh ben merde alors !

Chut, ne dites rien. Tant que rien n’est vérifié !

Qu’est devenu Jean-Marc ?

Sa famille les Bellavoine l’ont envoyé à Beau-Village chez leurs cousins. Depuis je ne l’ai jamais revu. Tout ce que je sais, lui aussi n’est jamais revenu. Le père Bellavoine fut arrêté trois mois avant la fin de la guerre.

Caribou soulève son sourcil étonné et dit.

Qui l’a arrêté ?

Les gendarmes français !

Pourquoi ?

Je ne sais pas.

Au revoir Monsieur Graindorge. Il se peut que j’aie besoin de vous pour des précisions.

L’inspecteur retrouve sa voiture. Il est abasourdi par ce témoignage. Pour lui il a avancé. Seulement il a plusieurs pistes maintenant ! Il espère beaucoup sur les analyses des deux cadavres. Maintenant, il faut retrouver Myriam devenu Marie-France en Algérie ! Il espère que le pilote de la Poste ne soit pas mort.

Il va rendre visite à ce vieil homme maintenant il s’interroge. Quel sera son accueil ? Comment va-t-il réagir ? Les médecins le laisseront-ils l’approcher ? Pour lui c’est tellement extraordinaire.

De plus il lui faut demander au procureur la permission de mettre cet enfant au secret, pour le protéger des paparazzis. En dehors du langage des loups, peut-il parler ? Quel est ce visage avec les cheveux courts ? Qui avait intérêt à tuer ce couple ? ! Et pourquoi ?!

Le médecin légiste le docteur Coupelle tout guilleret accueille Caribou

Hello, mon cher ami. J’ai une superbe nouvelle pour toi.

Ah oui ?

Réponds l’inspecteur tout  réjoui.

Ce sont les parents du petit. De plus ils ont été assassinés tous les deux. Maintenant j’attends le résultat des derniers examens pour confirmation.

Enfin, on avance rapidement. Pourvu que cela continue. Une affaire si vieille. Sais-tu comment va le petit ?

Va voir le docteur Milord, elle t’en dira plus que moi.

Elle ?

Oui, c’est une femme, elle vient d’être nommée au service neurologie.

Explique Coupelle d’un sourire narquois. La curiosité l’emporte. Il n’a plus d’hésitation entre le bureau pour voir où en est l’enquête, et le petit. Il aurait tant voulu connaître les noms de victimes. Bah ! pense-t-il. J’aurai les renseignements au bureau. L’important est d’aller voir la doctoresse Milord.

À l’hôpital Pasteur, il gare sa voiture en face du service neurologie de Bourjeveux. Caribou, court sous une pluie battante les mains dans les poches. La tête enfoncée dans les épaules.

Arrivé au quatrième étage, il demande à voir la doctoresse Milord.

Vous avez rendez-vous ?

Je suis l’inspecteur Caribou, je viens prendre des nouvelles de l’enfant loup pour de l’enquête.

Attendez. Je m’informe si elle peut vous recevoir.

Quelques instants plus tard elle revient.

Ce n’est pas possible, elle est au bloc. Elle demande que vous repassiez  à quatorze heures.

Je peux le voir.

Non, il commence seulement à s’habituer aux visages du personnel près de lui.

Pauvre gosse ! j’ai hâte de trouver les criminels qu’ils l’ont mis dans cette situation !

Déclare rageur l’inspecteur. Caribou a un grand cœur. Il ne peut admettre, que des responsables soi-disant humains, aient pu faire cela à un enfant.

Soit, je serai dans son bureau à quatorze heures.

 

Bien Monsieur l’inspecteur. (à suivre)

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Notre ère…

Notre-ere.jpgCe fut un air,

Sifflé, chanté  hier

Virevoltant dans les airs,

L’hymne de notre ère.

 

L’heure est venue.

Ce qui fut menu,

Est devenu géant.

Transformant du néant,

Le temps de pauvres hères,

Affamé courant la campagne,

Ou bien ces hères des bois,

Aux branches glorieuses ?

 

Ce fût les guerres glaciales.

Les pantalonnades.

Le temps des libertades.

La période de vie sociale.

 

Notre planète, durant cette ère,

Fut le renouvellement constant,

Des légendes, des évènements

Chevaleresques, ou des trahisons.

Du bouleversement intégral :

Les mers se séparent,

Les sols se coupent,

Les volcans explosent.

 

Les îles apparaissent,

La planète se redessine,

Des animaux disparaissent,

Le désert grandit sur les continents.

 

Les hommes créent les arts,

Des voies pour circuler,

Le chic vestimentaire,

D’élégance d’arts plastiques.

La peinture change le long des âges.

La sculpture crée l’histoire à travers les temps,

La littérature évolue  progressivement,

Que ce soit, la poésie, les romans, les essais.

 

Notre ère est également,

L’ère de la  technologie:

L’imprimerie, le transport,

L’électricité, les usines.

 

Pour finir, le nucléaire,

La pollution en prime.

Notre ère, c’est la plus belle.

Nous ne connaissons qu’elle

Que pouvons dire d’autre.

Puisque pas de référence,

Ni d’un passé sur terre,

Ni des autres planètes.

 

 

23 novembre 2011

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Aujourd’hui, je me souviens

Oui, je me souviens, légèrement nostalgique, mais si présent dans ma mémoire. Ce bonheur, je l’appréciais en rêvant des histoires imaginaires.

 Marcel-et-Monique-1956-environ.jpg

C’était pendant les vacances scolaires, ou les jeudis, je jouais seule avec ma corde à sauter, ou jonglais avec mes balles. Le plus souvent j’étais assise, adossée à mon pêcher préféré. Les jours ensoleillés sous le lilas violet, loin à l’ opposer de mes parents, sous mes cahiers de vacances, j’écrivais. À l’époque on m’appeler Nini, plus tard ce fut Momo, puis Nanou.

Quel que soit mon surnom ou d’époque, je suis toujours dans mon univers d’histoires imaginaire. Tout m’inspire, des aventures sulfureuses. Il me suffit de fermer les yeux et d’écouter la nature, les bruits de la rue, le truchement de la radio avec les informations ou la musique, pour partir dans un voyage fantastique.

Mes premiers rêves tout au moins ceux dont je me souviens furent sous le pêcher, dans la petite propriété secondaire de mes parents. Mon cahier d’exercices ouvert sur mes genoux, les yeux mi-clos, le nez humant cette odeur de la campagne, je me laissais bercer à cette douce torpeur de mon monde.

 

Imaginez un terrain avec des rangs de légumes divers, des arbres fruitiers tout aussi divers au milieu des rangs, espacés de cinq mètres verticalement pour toute vue. Ce silence-là, je ne le connaissais pas dans l’appartement ! Seule la brise, les oiseaux sont l’orchestre de ce jardin enchanté ! Les coassements des grenouilles, dans la mare, sont mes soldats du roi abordant les pirates pour faire justice. Le capitaine était toujours une Victoire, une femme belle et volontaire aux cheveux longs, blonds dorés retenus par une sorte de banda. Elle imposait sa loi à ses mercenaires, ou ses soldats. Victoire était tour à tour la capitaine du roi, ou capitaine Corsaire, parcourant les mers. Elle imposait souvent une justice, ou distribuait une partie de ces prises, comme dans « Cœur Vaillant ». Chut, lecture interdite prêté par mes copains.

 

Dans la mare, il y avait ces   poissons-chats  avec une tête énorme, hideuse et moustachue, ils devenaient les brigands de grand chemin. Devant la maison Dahlias, œillets d’inde, muguets, glaïeuls, tulipes et pivoines selon la saison, elles sont odiférantes à l’entrée de la maisonnette. Pour moi, c’étaient les danseurs de mon théâtre. Elles étaient souvent des amoureux dans un bal populaire, ou même un bal de princesse avec leurs robes de taffetas, de crinoline, de dentelles suivant la période.

 

Ce qui m’était le plus cher, c’est lorsque j’avais la permission de traverser la route. À ce moment, je sublimais ce lieu. Le Cher, l’affluent de la Loire s’écoule tranquillement, les arbres font la haie d’honneur de la rivière. Les prés verdoyants me permettaient de courir derrière les libellules. J’en faisais des fées. Les tanches malicieuses sautaient les jours de soleil. Mon oncle me disait, ce sont des perches arc-en-ciel ! Leurs noms suffisaient pour m’envoyer dans le ciel. Tous deux, nous aimions être ensemble, car tous deux, nous vivions dans notre monde. Lui pêchait les poissons, moi un livre à la main, je laissais mon esprit divaguer selon le chant des oiseaux ou des petits clappements de poissons gobant des moustiques d’eau à grandes pattes, se posant sur ce drap vert miroitant. Ils y laissaient des cercles vivants au milieu du dormeur. Pourtant cette eau sans fond, me charmait. Son odeur m’envoûtait. Seul le cri de mon oncle me réveillait. C’était lors de la prise d’une carpe volumineuse, sortie des profondeurs de la vase !

 

Puis, le soir, c’était notre retour à bicyclette avec nos fleurs coupées pour la maison. Nous roulions heureux, chacun pour des raisons différentes. Alors que nous rentrions, je continuais mes histoires imaginaires, seulement mes yeux restaient ouverts. La route sinueuse, peu fréquentée, le talus quelquefois proche, trop proche pour les cyclistes solitaires, ne m’empêchait pas d’imaginer des personnages divers.

Cette route, que nous appelons aujourd’hui un chemin, m’a toujours créé des images fantasmagoriques des profondeurs. Pour nous préserver d’une chute dans le Cher, nous roulions en file indienne. Père le commandant de section, moi le vilain petit canard, je le suivais, Mère en poule couvant son enfant suivait, et l’oncle assurait la fin du convoi.

 

Dans la maison de poupée, j’avais réussi à me trouver un coin à moi. La cour lorsqu’il faisait beau, ou l’atelier de mon père les jours de pluie. Là, j’imaginais un magasin avec plein d’articles à vendre ! Ou bien les outils se transformaient en personnage ! Il y avait des jours ou la solitude me pesait. Avant que mes parents recueil « Fidèle ». J’allais voir ma « Grison », une poule grise, que je prenais dans mes bras, ou Lapinou, ou bien encore Crikette mon cochon dinde. À eux, je leur racontais mes histoires ou mes peines. C’est ainsi que j’ai commencé à écrire, d’abord dans ma tête, de cette sorte mon secret restait. Puis ce fut la nuit au milieu de mes fantômes sous ma couverture. Le bonheur régnait, malgré l’exiguïté de la maison. Ce bonheur, je l’appréciais à sa juste valeur. La liberté m’avait tant manqué ! Nous avions été expulsés de notre appartement, par la nouvelle propriétaire. Une femme acariâtre, méchante envers les enfants.

 

La mort de l’ancêtre de la maison fut notre malheur. Nos amis propriétaires de la maison ont dû vendre. De ce fait, je n’avais plus le droit de jouer dans la cour, de courir, danser, ou mettre de la musique dans l’appartement. Cette mégère montait disputer mère, pour me faire arrêter de chanter ou de danser. Il est vrai sur le parquet cirée, dans une construction de l’entre-deux-guerres, prévu pour une seule famille, cela ne m’était pas facile à comprendre. Car j’évoluais en fille de la maison, avant le décès de Monsieur. Si bien tous mes jeudis, je dus sortir voir les magasins, courir à la salle des ventes, ou dans les jardins publics, etc.… Les jours de gel ou de pluie, j’appris la broderie, la tapisserie, et la couture. Mon esprit vagabond acceptait mal cette contrainte. Un jour j’ai réalisé, que mère serait heureuse, si je crée mes tableaux brodés. De ce jour le bonheur de mère fut, et je consentis à apprendre tous les points de broderie. Maintenant, je brode, je tapisse mes pensées et j’écris mes rêves. Mes mots sont la broderie de mes rêves.

 

Lorsqu’ils eurent enfin trouvé une maison à vendre dans leur possibilité, le bonheur revint. Après la guerre, la ville de Tours, dû se reconstruire à cinquante pour cent. À l’époque, les crédits étaient mal vus. De plus, la reconstruction de la ville, battait son plein, les maisons étaient rares. Alors, sans la visiter, ils l’ont achetée ! De nos jours, c’est impensable ! Si bien, nous vivions dans une maison de poupée, je n’avais plus de chambre perso, seulement un petit lit canapé dans le séjour, un vestibule me séparant de la chambre de mes parents. Cependant, nous étions chez nous ! Ce fut un grand bonheur. Ma liberté était retrouvée, et je me suis adaptée une nouvelle fois.

 

Actuellement, je me remémore mes rêveries en regardant de ma fenêtre, le marronnier me faisant face. Il est devenu si haut, que j’imagine qu’il est l’ancêtre du jardin public. Il est mon ami, pourtant, je ne peux le toucher de ma fenêtre, quoiqu’il en soit, il me fait face ! Avec lui je vois la vie, celle qu’il m’insuffle, quel que soit la saison. Je retrouve mon cœur d’enfant, mais pas les os de ma jeunesse !

 

 

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Le onze novembre 1918

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Ce jour commémore nos soldats,Le-onze-novembre-1918.jpg

La victoire de la der des ders !

Cette fameuse Grande guerre,

Celle qui aurait dû être,

« La der des ders. »

Hélas, Il n’en fut rien.

 

Ce fut le jour de gloire

Nos grands-pères sont morts pour nous.

Leurs sacrifices eurent pour conséquence,Le-onze-novembre-1918-1.jpg

La gloire des généraux et maréchaux

La souffrance des sacrifiés,

Ce fut le scandale accepté.

 

Une autre guerre lui à succéder,

Tuant non seulement les militaires,

Des civils ont eu l’honneur du feu ;

Elle fut l’horreur de la discrimination,

Les tortures dégradantes fut un plus,

Générant des blessures inoubliables.

 

Nos braves poilus courageux, ces gueules cassés,

Comme  il est coutume de dire.

Qu’ont-ils ressentis lors des guerres suivantes?

Leur vie dans les tranchées, leurs poumons gazés,

Leurs membres perdus, défigurés,

L’amertume d’avoir tout sacrifié pour rien !

 

Cette guerre victorieuse fut-elle inutile ?

Non, ces soldats se sont battus pour nous,

Ils nous ont ouvert le chemin d’un siècle nouveau,

 La gloire leur appartient, ainsi que leurs épouses,

Elles ont fait vivre la France, en prenant la relève,

Tous les travaux d’hommes devinrent les leurs.

 

La guerre gagnée dans les tranchés

A ouvert une ère nouvelle.


Monique Macalou


Le onze novembre 1918 2

Extrait de: Les temps de la vie Capitre 22 page 45

Où trouver mes livres?

Amazone, Fnac sur le net, Paier exclusivement. Chez  mon éditeur, Edilivre Papier et numérique

 

 

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3 - Les mois s’égrènent

Chapitre 3 du Tome 1 "des Temps de la vie

 

Oui, les mois s’égrènent,

Jours après jours,image 27569 1 20304 1 9323 1 37872

Semaine après semaine,

Cela devient une année.

 

La petite pousse s’affirme,

Veut grandir,

Devenir l’objet du désir,

Celui d’être le grand vizir.

 

Ils se comptent vers l’avenir,

Les souvenirs,

S’installent dans le devenir,

Finissant par se prémunir.

 

Nous décortiquons les instants,

L’inéluctable,

De l’homme cet incapable,

De vivre sans compter le temps.

 

Tous ces instants lui sont comptés,

Depuis longtemps,

S’imaginant l’avoir dompté.

Les mois s’égrènent dans leurs temps.

 

Le dépistage de l’oracle,

Les chiffres se raclent,

Se prend pour l’honorable,

Il n’est même pas la finale.

 

Puisqu'il vient du littoral,

Pendant l’oral.

Il imite les notables,

Restant dans le raisonnable.

 

Oui, les mois s’égrènent,

Jours après jours,

Semaine après semaine,

Pour devenir une année.

 

 

 

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I - David Touteschoses

Les-aventures-de-David-Touteschoses.jpgC’est dans un petit coin de Normandie, une petite ville perdue au milieu des prés et des champs, que David Touteschoses est né. Il y a grandi dans une villa voisinant une rivière poissonneuse, courant, contournant la partie nord de la propriété.

Il jouait entre son chien « Bodou » et son cheval bi « Prince », sa sœur Clémence est née du premier mariage de sa mère. Elle était pensionnaire dans un lycée parisien lorsqu’il avait huit ans.

En cette fin de printemps, sur un chemin bordé de pommiers David se promène très souvent, sur cette allée, qui conduit à la maison de son enfance.

Maintenant, David est un jeune homme à l’allure altière et sportif. Il garde son âme d’enfant avec ces deux vieux complices. Lorsqu’il se promène sur le domaine ce n’est plus des courses folles à travers la forêt. Seulement une promenade salutaire pour la vitalité du bon vieux bouvier au poil long noir et blanc. Malgré son âge, il reste espiègle. Souvent les retours de promenade se font au galop, Bodou assis sur le dos de Prince face à David.

Cette année, il est en troisième année à École Vétérinaire à Caen. Il revient régulièrement au nid familiale retrouver ces amis un samedi sur deux.

Sa famille profite de leur cher David pour aller sur le marché. Ses parents Olga et Louis sont en campagne électorale. Louis se présente à la Mairie. L’effervescence d’abord joyeuse, devient de plus en plus électrique au fur et à mesure, de l’approche de cette échéance.

Depuis un certain temps David est rêveur. Il prend plaisir à se prélasser dans sa chambre de jeune homme. Il y retrouve son enfance. Ces cassettes, ces CD, ces vidéos, son vieux PC. Celui-ci n’a plus l’internet, mais il le conserve pour ces dossiers sur Word. Il y conserve son journal. Ces E-mails il les visionne sur son dernier PC et sur son I phone.

Au petit matin, ce samedi-là, il est tout heureux d’accompagner ces parents. Il doit préparer la voiture, il fait fonction de chauffeur. Charles est en RTT. En bon comédien, il dissimule sa joie en minaudant les gestes de Charles tout en bougonnant.

Il peste en ronchonnant

« Pourquoi n’ont-ils pas de chauffeur tous les week-ends ? Ils sont tellement grippe-sous ! »

En semaine ils ont une voiture avec chauffeur de maître payé par la préfecture pour « Monsieur ». Pour « Madame » les mêmes avantages financé par sa Société de fromages. Il compare ses parents à l’oncle Picsou de Walt Disney. Habituellement il considérait cette habitude comme une corvée.

Depuis quelque temps, il est secrètement heureux. Dans son lit, il se réveille s’étire nonchalamment, baille, entrouvre et se frotte les yeux. Ils restent vitreux pour la plupart du temps, mais aujourd’hui, c’est particulier. La veille David et ses amis ont arrosé deux nouvelles. La première Jean-Jacques se marie en juillet prochain avec Élodie. Pour David, ce sont ses fiançailles secrètes. Les copains vivent cela comme une aventure croustillante tout en restant bienveillant. Ils comparent ces amoureux aux amours de Juliette et Roméo.

Ce secret émoustille ces deux amis inséparables que sont Jean-Jacques et Élodie. Linda est une jeune fille sportive. Elle est la joie de vivre. Malheureusement pour les jeunes gens, le père de Linda est natif de Mostaganem et sa mère est oranaise.

Brusquement, sortant de ses rêves, d’un bond il se lève en pensant à elle.

Waouh ah ! Dit-il en se levant !

Olga et Louis Touteschoses ses Parents adorent leur benjamin. Ce fils chéri à un avenir brillant grâce à ses aptitudes d’adaptation, sa clairvoyance, son intelligence,  pensent-ils. Comme tous les parents leur fils, est le plus brillant des enfants de sa génération. Quant à lui, en ce moment, ce n’est pas son problème. Il doit se lever pour emmener ses parents sur le marché !

Quel drôle d’idée ! Pense-t-il.

Il va jusqu’à la salle de bain, pantoufles à demi mises, traînant les pieds, son peignoir débraillé. Dans la glace son jeu favori c’est de faire des grimaces, en tous genres, la brosse à dents et le gant de toilette sont ses jouets ou plus exactement, ses outils de clown. C’est son moment favori pour se défouler, il retrouve son âme des douze ans!

Enfin, il est réveillé, il sent l’odeur du café au lait de Christine la cuisinière. Il l’a rejoint, rapidement,  au grand dam de ses parents. Il préfère le petit déjeuner tout simple et appétissant de son ancienne nounou à celui de ses parents plus frugal avec leurs petits toasts beurrés et à la confiture à la mode, le thé et un fruit de saison du pays.

David est fin prêt, il est d’une telle vélocité, que les parents n’en sont encore qu’aux fruits. Bodou, lui, fait la fête, il arrive précipitamment de la mare aux canards.

Alors mon vieux Bodou, où es-tu encore allé. Tu es tout mouillé !

Ouah, ouah fait Bodou en tournant joyeusement autour de David

C’est à ce moment-là, que David profite de téléphoner à Linda. Loin de ses parents, dans le parc aux côtés de son brave Prince. Ce cheval bi, lui fut donné pour ses huit ans. Depuis, Prince et Bodou sont les complices affectueux de David.

 


 "Copyright" © Monique Isope Macalou 2013 tous droits réservés pour tout pays.


 

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La maison du rêve

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Ce fut une journée sans soleil, sans pluie, rien ne semble différé d’un autre jour.

Cependant, une atmosphère lourde annonce une journée différente. La plaine est verdoyante, le printemps bien qu’il se cache, apparaît dans toute sa splendeur. Il répond présent.

Les arbres roses et blancs frissonnent, ils accueillent avec bonheur les pinsons et les mésanges. Ils apportent la joie musicale. Les bourgeons hésitant ne demandent qu’à vivre.

Toutefois un marronnier domine tous les arbres de par sa hauteur dans les branches les plus hautes, les corneilles et les pies en ont fait leur domicile. Au pied  e mon ami marronnier, mon complice de toujours, m’enthousiasme en découvrant son univers. Il est mon bonheur le printemps avec ses bourgeons se dressant fièrement vers le ciel. L’été, il est l’ombre et la fraîcheur. L’automne, il me donne ses fruits. Ils sont mes délices du soir. À Noël, glacés ils sont la merveille de mes invités. L’hiver, il dort en apparence, ses bras sombres se balancent au gré du vent. Il lutte contre le vent, la neige. Le blizzard, qui nous est si familier, si grinçant, me fouette le visage. Nous, nous avons la possibilité de nous préserver dans l’appartement. Lui non, il est seul devant la maison, luttant seul contre la violence des éléments de l’hiver. Que puis-je faire ? Si ce n’est que lui parler amicalement !

Il habite ce parc prodigieux, Diverses plantes s’abritent sous la fougère. Les fleurs de saisons rient sous ses branches. Leurs parfums me parviennent aux narines. C’est une euphorie douce et ensorcelante.

Puis soudain, dans une sorte de torpeur, je m’assieds au pied de mon arbre préféré. Des pigeons, un couple de merles et la hulotte m’entourent. Ils attendent un peu de mon sandwich au jambon. Terminant leur repas, ils s’envolent sur les branches au-dessus de moi. Ils y font leur nid. Les feuilles du marronnier sont si larges, que mes amis y vivent cachés. Tout ce petit monde devrait être heureux. Les chats ne peuvent les atteindre. Ils sont si hauts. Les branches sont si longues qu’il est dangereux, même pour un félin de s’y aventurer.

Le tilleul, et le pommier ses voisins, abritent les petits passereaux. Leurs chants donnent la note.

 

* * *

 

Pourtant ce jour-là, l’atmosphère est lourde, chaude et même étouffante. L’orage semble être dans l’air. Au pied de mon arbre, je m’assoupis. Dans une langueur sulfureuse, je me retrouve sur un tapis nébuleux, me promenant au-dessus d’un immense espace étrange. En dessous, comme au cinéma, je regarde ce spectacle surnaturel. Au centre du parc une bâtisse extraordinaire. Une maison ronde au toit solaire tourne sur elle-même comme un tournesol. À quelques mètres une immense volière occupe la moitié du parc. Le marronnier surpasse la volière. Il plonge directement son regard sur les habitants de cette maison de pierre, de bois, de verres et de chrome. Également sur une partie de la volière. Dans cet immense parc, la volière abrite des habitants, qui semblent vivre en liberté surveillée. Leur vie grouillante paraît malgré tout paradisiaque. La verdure est maintenue à l’état sauvage. Les cacatoès et les huppes se battent pour leur territoire. La hulotte compte les points. Les mouettes et les cormorans vivent en harmonie. Les bergeronnettes, les mésanges, verdiers et les pinsons guillerets, dansent, décrivent des cercles dans le ciel. Les mâles faisans dorés tête droite provoquent leurs concurrents. Les paons font leur roue. Devant leurs demoiselles. Quel est le plus beau ? Ils paradent leur rituel amoureux Le printemps est en fête.

 

La joie est de mise, cependant leur liberté n’est que symbolique. Ils ont en contrepartie la sécurité. Leurs ennemis naturels, plus les chasseurs et les contrebandiers ne peuvent les atteindre. Les vidéos, et le double grillage est électrifié. Les panneaux solaires en forme d’étoile incurvée tournent sur eux-mêmes, ils sont la cachette du mirador. Les ailes des Éolienne ont la forme d’une Marguerite jaune géante, fonctionnant les jours de vent, surmontent le mirador. Les contrebandiers cherchent un plan pour attaquer ce parc transformé en volière géante et parc animalier pour les herbivores. Ce gibier est si prisé !

 

Jusqu’à ce jour, ils n’ont pas réussi, même en dressant des belettes pour atteindre les terriers à l’intérieur de la volière. Chaque tentative pour passer sous le grillage s’est vouée à l’échec. Des sondes très profondes envoient des fumées mortelles. Leurs belettes ne peuvent repérer leur proie. Si leurs propriétaires veulent récupérer leurs petits esclaves animaliers, ils payent une amende à l’équivalence de leur salaire annuel. Ils sont dans l’impossibilité de venir à leur secours, pour cette raison. Grâce aux

vidéos des miradors, les contrevenants sont arrêtés. Si bien que les volatiles, même malheureux, acceptent leur prison dorée. D’autant que l’organisation du maître de maison leur a installé tout un secteur pour hiverner selon leur coutume.

 

Quant à la maison, elle est écologique. Sa conception particulière est le prototype de l’avenir. Celle qui préconise le respect de la nature. Pour monter cette maison-type, les maçons utilisèrent les pierres de récupération des masures environnantes. Les seuls arbres abattus furent des aulnes car imputrescibles naturellement. Ils ont servi uniquement pour les portes, fenêtres et volets. Comme les ancêtres la climatisation fut assurée par l’épaisseur des murs, d’où la solidité certaine, avec également la climatisation naturelle. Des châteaux millénaires en ruine ont encore des murs qui se dressent vers le ciel.

Ils semblent supplier le ciel, de les sauver !

 

L’eau courante est installée partout, dans la maison comme pour le parc ou l’irrigation des champs avoisinants. L’installation de récupération des eaux de pluie et usées est filtrée dans le sable ; l’eau s’utilise pour l’hygiène. Une source d’eau potable est puisée directement dans le sous-sol, grâce à l’énergie solaire conjuguée à l’éolienne. Par économie, la maison tourne sur elle-même, en suivant le parcourt du soleil, comme le tournesol. Son allure est accueillante. Deux marches tout autour du bâtiment sont une passerelle de bateau. Elles sont les bases visibles des fondations.

 

L’électricité se fabrique grâce aux panneaux solaires en forme d’étoiles incurvées et les éoliennes surplombent les panneaux. Elles sont plantées dans l’incurvation des étoiles solaires, elles ont la caractéristique d’une marguerite incurvée. Elles ont l’efficacité d’assurer l’unité de la nature. Elles sont respectueuses, silencieuses. Cette technique innovante est productive sans interruption l’hiver comme l’été.

Par malheur ce rêve est la convoitise par de richissimes hommes importants, orgueilleux et égoïste. Cette merveille, c’est tout leur problème. Ils veulent l’acquérir pour eux seuls. Car si cette forme de construction devait ce prolatiser, ils devront lâcher leurs actions actuelles, celles qui ne se renouvellent pas. Ce n’est pas leur énergie. S’ils investissent dans l’énergie propre, ils redoutent la perte de leur fortune.

Or seule l’énergie naturelle non polluante est renouvelable indéfiniment ! Toutefois, la construction, l’installation, l’usure, la maintenance, sont sources de profits. Puisque le plastique est banni dans cette bâtisse, les meubles anciens sont restaurés à l’ancienne. Les modernes utilisent les récupérations non plastifiées ! Le pétrole n’est plus nécessaire. Les usines nucléaires sont dépassées. L’imprévoyance par cupidité amène la destruction de la terre ; le retard de ces constructions sera Préjudiciable pour tous, petits et grands, ceux du capital y compris.

 

* * *

 

Au pied de mon arbre, je me suis endormie. Les marrons m’ont réveillé en tombant sur ma tête et autour de moi. Mon ami m’a bien prévenu. J’en suis troublée, car cette histoire me paraissait si réelle. Lorsque l’on y réfléchit, certains prétendus écolos font feu de tout bois. Tout est bon pour se déclarer écolo. Leur trouvaille n’a pour but, que l’appât du gain. Seulement, ils détruisent l’équilibre de la planète par leur cupidité !

 

Le bois, c’est évidemment écolos. S’il est coupé partiellement avec parcimonie, la déforestation et la pollution de la planète peut-être évité. .L’huile de palme est un arbre merveilleux, si l’on industrialise sa récolte, on fait avancer le désert. Si l’on détruit des arbres pour faire du charbon de bois ou de meubles précieux industriellement c’est encore la désertification. L’artisan est toujours préférable.

 

Déboiser pour cultiver c’est parfois pour lutter contre la faim, mais ces grandes haciendas, c’est pour le profit exclusif d’êtres égoïstes et cupides. Car ils s’enrichissent par les cultures de produits frais, mais ils se sont garantis leurs mises en vendant les arbres abattus. Sans se préoccuper des conséquences. Au départ, c’étaient les peuplades, leurs premières

victimes par le rétrécissement de leur territoire. Puis à cause de leur acceptation, ce fut l’exploitation de ces paysans, frisant ainsi l’esclavage. Maintenant, la terre s’appauvrit par cette culture intensive, il faut de nouveau déboiser. Les conséquences sur la planète commencent dangereusement à tirer la sonnette d’alarme. L’air n’a plus son filtre d’autrefois. Les arbres sont les poumons de la planète terre, sa protection générale, l’univers des humains et du reste des catégories animalières devraient être notre priorité.

 

L’écologie effectivement peut rapporter financièrement avec d’autres critères, d’autres formules, d’autres méthodes. Ce sont aux chercheurs, qu’il incombe de trouver les techniques ayant besoin de la survie de la planète. Aussi à chacun de nous dans notre mode de vie de chaque jour. Le bois est nécessaire pour notre vie, à condition de n’utiliser que les arbres nécessitant l’aération de la forêt. Enfin, le rêve est fini. Je me relève. Je me frotte les yeux, je tapote ma jupe blanche et frotte mes autres vêtements.

Mon marronnier est là. Je n’en crois pas mes yeux.

Mon marronnier semble me sourire. Ses branches se balancent doucement, au-dessus de ma tête.

Seulement, il est si grand que nos mains ne peuvent se rejoindre.

 

Alors, nous nous faisons au revoir sans nous toucher. Je retourne dans mon appartement, rempli d’une impression bienheureuse, sereine, en me disant : c’est un sacré rêve ! Mais combien réaliste et véridique ! Quelle leçon ! » Pensai-je.

 

http://www.edilivre.com/contes-et-fables-de-nini-monique-isope-macalou.html

 

 

 

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Les fruits d’une vie

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Jour d’hier,

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été

Jour d’amour.

Hier fleurs blanches,

Fleurs roses,

Fleurs rouges,

Devenues petites boules vertes,

Frémissantes sous la caresse,

D’une brise matinale.

 

Jour d’hier,

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été,

Jour d’amour.

Aujourd’hui chair ferme,

Appétissante,

Parfumée,

Le galbe de la poire juteuse,

Rafraîchit par ses couleurs,

Notre regard gourmand.

 

Jour d’hier,

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été,

Jour d’amour.

L’attirance va vers la pomme,

Ses variétés

Ses tentations,

Grise, vertes, rouges, jaunes,

Ce fruit, de presque tous les régimes,

Aime à n’en plus finir.

 

Jour d’hier,

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été,

Jour d’amour.

Le pédoncule ce lien solide,

Ces pépins,

Enfouis,

Retenus par la fibre fine, croquante,

Régal de ce ver malicieux,

Sa crainte, le couteau.

 

Jour d’hier,

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été,

Jour d’amour.

Au beau jour, on a la pêche,

Bien ronde,

Parfumée

Son ventre est noyauté,

Son amande enveloppée,

Excite nos papilles.

Jour d’hier,

Fruits en fleur,

 

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été,

Jour d’amour.

Elle est blanche,

Jaune,

Ou greffée,

Peu importe, elle est fondante,

Les yeux fermés de plaisir,

Elle se déguste.

 

Jour d’hier,

Fruits en fleur,

Jour d’aujourd’hui,

Jour d’été,

Jour d’amour.

Demain jour de tristesse,

Jour de chaleur,

Jour du croquant,

La racine se dessèche,

Les fruits se rident,

Les vers s’en vont.

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http://www.edilivre.com/les-temps-de-la-vie-tome-1-monique-macalou.html


 

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