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23 LE PÈRE DE JEAN-JACQUES

 
Le père de Jean-Jacques les attend à son bureau dans le quartier cossu de Rouen, face au bâtiment ovales des justices.
Sur le parcourt, David se remémore cet hôtel particulier de son enfance de la rue de pie. Là, il y rejoignait son ami Jean-Jacques pour leurs devoirs et leurs loisirs. C'était la période heureuse, où ils jouaient les pièces de Corneille. L'hôtel particulier fait face à la maison de où vécu ce grand écrivain. David semble se réveiller lorsqu'ils arrivent,au cabinet où le père de Jean-Jacques officie. David y pénètre pour la première fois. Ce bureau est impersonnel, plutôt glacial, avec cependant une note un peu plus agréable, malgré la traditionnelle série de tableau des ancêtres de la famille de la Courtière. David est frappé par la grâce et la bonté de l'arrière grand-mère de Jean-Jacques: Madame Mari-Louise de la Courtière. David sursaute en entendant la secrétaire avec son sourire professionnel leurs dire:
  • Maître de la Courtière, vous attend monsieur Jean-Jacques. Je vous sers quelque chose?
  • Un café corsé à mon ami et moi.
  • Entrez dans le bureau de votre père, je vous les porte de suite.
  • Merci Elisabeth.
Un homme de forte corpulence, brun, aux tempes grisonnantes, se lève heureux. Son allure est altière, le sourire franc il avance, serre la main de David, et donne l'accolade à son fils en disant:
  • Bonjour mes enfants. Prenez un fauteuil, Elisabeth vous apporte une petite collation sur le guéridon.
David attendait un simple café noir, mais en réalité, c'était café noir avec des petits fours secs!
  • Mes enfants, je vous ai fait venir, parce que, David, vous devez signez votre déposition de plaintes et vous constituez partie civile contre la famille Ziride et ce prévenu Ziride Hammal le frère de Monsieur Ziride le faux Imam responsable de la mésaventure de mademoiselle Ziride Linda.
  • Bien sûr que je signe, mais la situation m'est difficile à admettre vis à vis de Linda et de sa mère. Je ne comprend pas comment un père peut-il faire une chose pareille à son enfant!
  • C'est malheureusement la coutume qu'il a voulu imposer à sa fille.
Lui répond le père de Jean-Jacques. Les documents signés, Maître de la Courtière dit à son fils.
  • vous signez en qualité de témoin?
  • C'est évident père. David est mon ami d'enfance. Et je connais bien ces deux jeunes gens, si amoureux l'un de l'autre.
Les documents signés sont classés dans le dossier " Affaire Ziride". Soudain, le téléphone sonne. Maître de la Courtière répond sèchement, en appuyant sur la touche haut parleur.
  • Je vous ai dit de ne pas nous déranger!
  • Maître, c'est le commissaire Polyacrylate au téléphone. Il dit que c'est urgent, et concerne l'affaire Ziride.
les deux amis se regardent et dressent l'oreille en entendant le nom "Ziride". L'avocat prend la communication.
  • Alors commissaire, quelle est donc cette information importante?
  • Monsieur Ziride veut demander pardon à sa fille Linda et à Monsieur David Basileus...
Le père de Jean-Jacques fait signe de sortir du bureau et d'attendre dans le bureau de la secrétaire. David par politesse obtempère vexé. Mais il fait bon cœur malgré tout pour Linda. Il attend impatient avec Jean-Jacques. L'appel du commissaire à l'avocat lui semble long et pourtant avec  l’espérance d'un arrangement. Un silence lourd s'installe. L'attente dure, dure, dure..., pourtant elle n'a durée que quinze minutes. Enfin la curiosité et le soulagement sont aux rendez-vous, quand Maître de la Cortière entre dans le bureau de la secrétaire. Il annonce heureux:
  • Le père de Linda a reconnu les faits. Le plus important, il demande pardon à sa fille! figurez-vous qu'il admet s'être laissé aveugler par son frère qu'il croyait, l'imam Ziride Hammal. Celui-ci voulait la marier à un commerçant qu'il avait lui même choisi! Mon dieu votre fiancée l'a échappée belle!
David le cœur gros à la fois de colère et de compassion constate.
  • Cela explique tout, seulement les conséquences auraient pu être très graves.
  • Vous devez savoir, que tout a pu se faire grâce à l'intervention , de Madame Ziride Fatima auprès de son mari
Après un court instant, la voix grave de l'avocat conclut:
  • Monsieur Ziride souhaite vous rencontrer David!
  • Quoi? quel culot! Pourquoi?
S'indigne David
  • Pour vous connaitre et vous demander pardon à vous et à sa fille.
Explique Maître de la Courtière. Bien que contrarié, David est chrétien et le pardon fait parti des enseignements qu'il a reçu de sa religion. C'est pourquoi, malgré tout, il décide le cœur lourd:
  • Bien, faisons-le de suite, il ne faut pas tarder.
  • Nous devons être au commissariat dans une heure pour la confrontation. Je me suis permit d'anticiper, car je connais vos positions religieuses et votre cœur.
  • Bien vu cher Maître.
Léon le chauffeur du père de Jean-Jacques, attend à côté de la porte arrière de la berline Peugeot noire. A l'annonce de l'avocat à David il ouvre la porte arrière.  Sans un mot les trois hommes monte dans la voiture.
Le silence est lourd pendant le parcours. Malgré les embouteillages, ils ne mirent que dix minutes, à arrivé dans le bureau du commissaire Polyacrylate. Le commissaire bienveillant envers David, les attends souriant. Il leur tend la main en disant:
  • Bonjour Maître.
Il fait le tour de son bureau, une poignée de main aux jeunes gens inséparables. D'une main il leur désigne des sièges sur sa droite. Une chaise vide à gauche semble attendre quelqu'un. L'inspecteur Latruffe Hervé entre. Il demande.
  • Tout est prêt, je peux vous l'amener?
Le commissaire interroge du regard David. Celui-ci acquiesce.
  • Oui monsieur le commissaire, je suis prêt à l'écouter.
Le commissaire poursuit
  • Bien, faites entrer le prévenu.
Un homme entre la tête baissée. Il est nerveux. Son regard est furtif. Il dévisage les jeunes gens. Curieux, inquiet semble-t-il aux jeunes gens.
Il les jauges, pour savoir qui est ce fameux David, celui qui lui vole sa fille. En leurs présences, il est intimidé. Ce n'est pas les jeunes gens qu'il avait imaginé dans sa tête. Ils ne sont pas comme son frère le lui avait fait croire. Il réalise que Fatima avait raison. Ils ne sont pas seulement des fils à papa. Ils ne sont ni des fêtards, ni des prétentieux. C'était ce que son frère lui avait fait croire, sur ce David. Ils n'ont pas l'allure débraillé des jeunes de son âge, comme dans les cités. Le silence commence à peser. Le commissaire intervient:
  • Monsieur Ziride, asseyez-vous sur cette chaise vide.
Un policier est derrière la chaise.
  • Messieurs, je crois que vous vous voyez pour la première fois.
  • Effectivement, quelle curieuse rencontre, pour demander officiellement la main de cette jeune fille.
Réplique David avec un petit air de pince sans rire. L'homme n'en croit pas ses oreilles. Le commissaire prend enfin la parole, amusé de la tournure de l'entretien.
  • Monsieur Basileus, je vous présente monsieur Ziride, le père de mademoiselle Linda Ziride, votre fiancée.
L'homme est complètement désorienté, il se demande pourquoi il est dans cette situation. Il est abasourdi par sa découverte. Le commissaire ordonne:
  • enlevez-lui les menottes brigadier
Il poursuit
  • Monsieur Ziride vous avez demandé à voir ce gentleman. En conséquence, j'ai organisé cette rencontre. Maintenant, dites-lui ce que vous vouliez lui dire.
  • Oui Monsieur le commissaire
  • D'après le dossier déposé par Maître De la Courtière, Monsieur Basileus est d'accord de retirer sa plainte en ce qui concerne Monsieur Ziride père de la jeune fille, s'il demande pardon, et lui accorde la main de sa fille.
  • Oui Monsieur le Commissaire, oui je demande pardon, je regrette ce que j'ai provoqué. Oui Monsieur Basileus, je vous accorde la main de ma fille. Je regrette tout ce qui s'est passé.
David répond spontanément:
  • Bien sûr que je lui pardonne, puisqu'il regrette, et il m'a accordé officiellement la main de Linda. Le plus difficile sera le pardon de ma fiancée. Il me faudra prendre soin d'elle, en raison de son traumatisme psychologique qu'elle a subit.
  • Que D.ieu me pardonne de ce que j'ai provoqué.
Explose le père de Linda. Après les signatures du procès verbale, le père de Jean-Jacques intime l'ordre.
  • Maintenant je vous ramène à votre domicile. Vous pourrez venir chercher votre futur beau-père demain. Si vous le souhaitez évidemment. Cela sera possible quand la sortie sera établie par le juge d'instruction, pour que tout soit en règle.
  • Je vous rappellerai pour définir les modalité de sa sortie. Si vous êtes d'accord!
Renchérit le commissaire
  • Merci de votre compréhension, monsieur le commissaire principal.
Lui dit David en lui serrant la main. En montant dans la berline pour leur retour, Monsieur de la Courtière dit malicieusement en souriant à son chauffeur.
  • Chez David Léon! Je crois que vous connaissez l'adresse.
  • Bien Monsieur
  • Vous passez la journée ensemble, si je comprend bien!
  • Oui père.
Le trajet est silencieux. Chacun se remémore cette entrevue. Cela leur semble irréel. En fait, Monsieur de la Courtière à  usé de son influence auprès du juge pour obtenir cet arrangement à l'amiable. Le père de Linda n'aura qu'une amende assez conséquente mais ne fera pas de prison.
Ils arrivent à l'entrée du parking, les journalistes ne font pas attention à cette berline noire, qu'ils ne connaissent pas. Ils pensent que s'est un voisin qui entre. Alors ils passent tranquillement.
Arrivé à l'appartement, c'est la fête. Sacré-Canaille arrive comme un bolide,  s'arrête en voyant un inconnu accompagnant ses copains. David est ragaillardi et il propose un apéritif en ouvrant sa table bar....
à suivre
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