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Journal de Kiwi (suite)

Journal de Kiwi (suite)
VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2009
À trois heures comme d’habitude je dis bonjour à Serge, et j’en suis contente.
Il est six heures du matin et Maman prend son bain. Je croyais que c’était pour moi alors je me cache !
Monique se met à rire, puis elle prépare la cuisine avant de partir pour la promenade. Chez elle il n’y a jamais de rituel.
Mais Serge oui ! Quand elle vient me dire.
  • Courage, on y va !
Je me lève, et je me laisse mettre mon harnais à ma place dans le séjour. Nous descendons. Et je recommence ma  grosse commission  où c’est interdit. Cette fois elle ramasse, mais ...
  • Tu es vilaine!
    Elle me traite de vilaine. Encore un mot nouveau. Puis me tire méchamment à l’extérieur. Pourquoi les autres font pareil, et moi je n’en ai pas le droit! c’est injuste! Nous allons vers tout droit vers la sortie du l’immeuble, c’est comme cela qu’elle appelle notre maison. J’apprend beaucoup de mots; que c’est difficile ce pays!.Enfin,  nous rencontrons un vieux monsieur avec sa cane. Je prends à nouveau peur. Je me mets à trembler quand le vieux monsieur met sa cane sur la poignée de la porte, pour sortir.
  • Ne crains pas. La cane se n’est pas pour toi, mais pour l’aider à marcher.
Le vieux Monsieur s’approche péniblement et me tend la main avec tant de douceur que je lui réponds. Je comprends que c’est vrai. A cause des travaux on est obligé d’aller plus loin pour traverser le boulevard.
Une fois que nous avons traversé sur des bandes jaunes, une autre Monsieur en robe marche avec des branches en fers. Maman me répète comme tout à l’heure
  • Ce n’est pas pour toi, c’est pour l’aider à marcher. Tu vois regarde il passe sans rien te dire ni faire. Tu vois les béquilles le soutient.
On continue notre chemin on va dans ce petit coin calme. Aujourd’hui nous sommes seuls et je navigue comme je veux sur toute la longueur de ma laisse. Je marche tranquillement.
  • C’est bien fifille, continue comme çà.
Au carrefour Lagny-Davout maman me fait presser, car c’était à notre tour. Puis trois bonnes femmes discutent sur le trottoir avec un bambin hors de sa poussette. La panique me reprend. Mais maman raccourci la laisse au maximum et explique :
  • Tu vois le petit garçon est un bébé d’homme, tu vois lui il est gentil.
Voilà qu’il interroge maman. Et Maman lui répond gentiment. Et l’on continue. A l’endroit où l’on doit traverser des ouvriers de l’EDF, sans éducations me terrifie. Maman enroule ma laisse à son bras si bien que je suis le long de ses jambes. Mais le la sens tendues prête à bondir en cas  de nécessitée. Par chance on traverse sans s’arrêter ! Je veux rentrer. Mais les dames de l’école nous appellent et nous les rejoignons. C’est à nouveau la parlote, toujours à mon sujet.
Tiens j’apprends que le dalmatien et son petit toutou de l’autre jour, c’est elle ! Je suis drôlement contente d’apprendre que ces deux toutous viennent également d’un refuge !
Alors je me sens protégée. Je me mets au centre des trois commères et j’attends sagement.
Enfin elles terminent et l’on rentre à la maison, sans bien sûr un
  • Doucement !
Impératif  et
  • Cela ne sert à rien !
Chouette la grille et la première porte sont ouvertes ! Enfin nous sommes arrivées à la maison. Mais cette fois après que  j’ai eue ma récompense, je suis lasse et je vais directement à ma place..
Ce soir tout c’est bien déroulé, malgré mes craintes. Un petit tour rapide, et hop retour à l’ascenseur. Maman me dit :
  • Tu as été mignonne, le soir c’est tout ce que je te demande
C’est seulement çà la sortie du soir ?! Je n’avais pas compris, ce n’était pas pour me faire mal, mais pour la propreté ! J’étais heureuse. Nous sommes obligées d’attendre, c’est alors que le couple à vélos arrive. Je n’arrive pas à m’empêcher de trembler. Pourtant maman me rassure en me disant tu n’a rien à craindre se sont des voisins. Le couple interroge maman gentiment.
  • A quelle heure peut-on rentrer sans lui faire peur ?
  • A cause des jeunes je ne parviens pas trouver un créneau horaire le soir.
Pour prouver leur gentillesse quand l’ascenseur arrive, ils disent :
  • Montez sans nous. Nous attendrons.
Une fois à l’intérieure maman me dit.
  • Tu vois qu’ils sont gentils, en plus se sont des voisins et amis.
Dés notre retour elle me dit tu as été super mignonne, tu vas avoir ta récompense. Et j’ai eue une double ration de pâté « César ».
J’ai voulu aller voir Serge pour lui faire un bisou, mais, hélas, il dormait. J’étais déçue. Maman me dit :
  • Demain matin, tu lui diras bonjour.
Puis nous nous sommes couchées avec la télé comme tous les jours.
à suivre
 
 
 
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