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Vendredi et Patou dernier chapitre de contes et fables

Vendredi, et Patou

 

Vendredi est un brave toutou

Tout dévoué à Patou

Sa jeune maîtresse sans atout

Une écervelée en passe-partout.

 

Tous deux déambulent au gré des fantaisies.

Patou n’aime pas l’école, elle préfère aller au bois.

Elle y rencontre Lapinou, il lui raconte des histoires à dormir debout.

Elle suit le ruisseau sautillant sur les cailloux de toutes dimension. Elle fait la course à ses côtés, et rejoint le fleuve. 

Cueillir, manger des fraises sauvages, des mures dans les buissons, des framboises sauvages dans les arbustes qu’elle croise sur son chemin. Elle construit un abri sur son parcours, pour se cacher des adultes !

Vendredi lui, l’aidait. Pourtant il n’aimait pas ce qu’elle faisait. Il ramassait des branches solides. Ce brave Patou qu’elle appelait Vendredi, car ses parents le lui avaient donné un vendredi. Une fois sa maison au pied de son arbre près de la rivière terminé, tous deux s’y endormirent. C’était à nouveau un vendredi.

Ce jour-là, Vendredi, se décide à agir.

Patou voulut vendre sa dînette, comme elle l’appelait. Hors Vendredi eut peur, il se cache dans sa niche. Il se fait malade, sourd, mille roublardises pour rester. Malgré tout, Patou alla vendre sur le marché, sa récolte de fraises, de mures des bois et des girolles, mais… Vendredi savait…

Patou a volé l’argent dans la boite à chaussure. C’étaient les économies de sa mère, pour s’acheter des boucles d’oreilles. Elle ne pouvait les porter, que loin de chez elle.  D’où la maison dans les bois.

Sur le marché, elle a tout vendu. Les clients complices, croyaient aider Patou. « Elle vendait ses récoltes pour faire un cadeau à sa mère ». Une voisine de la famille, tout heureuse de son achat, embrasse la petite.

C’est alors qu’elle vit….Les belle boucles d’oreilles en or et fausses pierre précieuses flamboyantes ! La voisine ne dit rien.

Le vendredi suivant, la voisine arrive sur le marché comme à son habitude. Elle avait donné rendez-vous à la mère de Patou pour prendre le thé chez elle, avec Patou.

Françoise la mère de Patou, a pris son RTT, avec bonheur pour avoir enfin, le plaisir de cette petite joie.

Olga la voisine apporte la tarte fait maison, aux fruits des bois, qu’elle a achetés le matin sur le marché à Patou. A la vue de ce goûter aux bonnes odeurs, la queue de Vendredi faisait des moulinets joyeux. A n’en pas douter, il savait qu’il aurait une petite part. Mais hélas… le coussin de la chaise tombe à l’instant où s’assoit Patou ! Et Patou tombe…de sa poche les boucles d’oreilles chutent de la poche de Patou et glisse sur le parquet !

Elles arrivent aux pieds de Françoise !

  • Qu’est-ce ?

Ne put que prononcer Françoise.

  • Ce sont ses boucles d’oreilles

Explique Olga faussement étonnée par cette question.

  • Quelle boucle d’oreilles !?

Rétorque Françoise.

  • Celle qu’elle portait sur le marché !

Répond Olga rougissante. Hésitante, en rougissant elle continue sa délation.

  • Patou vendait…heu… sur le marché….
  • Que vendait-elle au lieu d’être à l’école ?
  • Des fruits rouges des bois et des giroles

Réplique rapidement Olga. Elle ajoute.

  • Elle dit sur le marché, que c’est pour vous faire un cadeau.

 Et elle continue

  • C’est une brave fille, que vous avez-là !

Françoise sort de la maison, et rentre chez elle, pour contrôler sa boite à chaussures. Elle est en partie vide ! Il n’y a que la recette de ce vendredi ! Elle retourne chez la voisine avec sa boite, et la place sur le gâteau en l’écrasant ! La colère, le chagrin l’envahit. Elle demande :

  • Pourquoi ? Pourquoi me faire ça ?

Vendredi va se cacher, les pattes sur ses oreilles. Il ne voulait rien entendre. A cause de lui, Patou sa petite maîtresse se fait gronder. Ils n’iront plus aux bois, puisqu’elle sera punie. Aller la consoler, il voudrait bien, seulement…. C’est à cause de lui…elle le rejettera. Il se fait petit, les pattes sur les oreilles, les yeux fermés. Il y reste un moment, n’y tenant plus, il se décide. Courageusement, il va la voir, lui lèche les larmes. Patou sourit tristement et lui dit :

  • Je suis une voleuse doublée d’une menteuse. C’est ce qu’a dit maman !

Elle regrette, et veut rembourser sa mère, comme elle a commencé. Elle demande pardon. Comme toute les vrai mamans, Françoise lui pardonne. Mais la punit, en lui faisant faire de la couture, de la broderie pour faire des tableaux et des vêtements, selon son imaginaire. Et lui a supprimé pendant deux semaines son portable, et sa tablette !

Vendredi la console comme il le peut.

Les mauvaises actions entraînent le mensonge. Pour le couvrir, il faut de la stratégie. Un mensonge apporte la souffrance à ceux que l’on aime. Le menteur souffre de ses démons. Puisque pour vivre, en apparence heureux, il doit continuer de mentir. Et de toujours inventer des histoires à n’en plus finir. Il craint le jour de la découverte de ses mensonges. Car d’un mensonge, ils sont devenus plusieurs, pour cacher le mensonge original.

Un menteur ne sort jamais du mensonge, il est toujours malheureux.                    

C’est la leçon que lui a donnée Françoise. Elle a occupé sa fille dans la maison, et ne l’a pas cloîtrée dans sa chambre, pour qu’elle s’amuse avec ses copines et joue sur les réseaux sociaux pendant ces deux semaines.

Vendredi lui, à manger la part de tarte destinée à Patou. La boite en carton a été remplacé par un coffre métallique à clé. À cause de cet achat pour qu’il n’y ait plus de vol, sa mère vivant seule, dû supprimer la viande qu’elles mangeaient toutes les deux, pendant ces deux semaines.

Le vendredi de la troisième semaine, elles allèrent toutes les deux vendre le travaille de Patou. Françoise divisa de cette façon la recette. Elle plaça le montant du vol dans la nouvelle caisse métallique. Et divisa en deux le reste de la recette.

Elles allèrent au petit restaurant du quartier. Chacune paya sa part. Comme elles n’ont pris que le plat principal, il resta un peu d’argent de poche pour chacune d’elle. Vendredi bénéficia également du repas, car ses maîtresses avaient consommé à la terrasse.   

 

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