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bonjour mes amis(es) canicule oblige je ne fait qu'une apparition

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Les souvenirs d’Isis
 
Isis est une nouvelle fois déçue. Elle n’accompagne pas David à l’Asso. Elle apprend, qu’elle doit rester dans l’appartement, lorsqu’il travaille, ou bien dans  certaines sorties, il lui faut rester avec ce Sacré-Canaille et Bernadette. Elle l’aime bien cette femme, parce qu’elle lui donne son repas et lui fait ses soins. Mais David c’est lui qui l’a adopté, qui la caresse, qui lui fait ses confidences.

Sacré-Canaille lui est d’un grand secours malgré tout. Pas facile d’être le chat confident du jeune futur docteur Basileus! a-t-elle conclu. Il  ne passe pas beaucoup de temps avec elle. Mais ce temps est si dense ! Elle en profite au maximum. Elle apprécie la solitude, elle peu rêver. Seulement il y a aussi ce Sacré-Canaille, toujours présent à l'appartement, sauf quand il sort avec Bernadette ou Pascal pour son hygiène. Elle apprécie ce temps de calme. Seulement, elle aime également, s'il y a une présence dans l’appartement. Celui-ci est si grand !trois cent mètres carrés pour courir avec Sacré Canaille, plus la terrasse côté jardin et le bacon faisant tout l’étage côté rue.

 Son bonheur, c’est Bernadette et Claudine lorsqu’elle attend le retour de Pascal. Bernadette est si tendresse lorsqu’elle lui prodigue ses soins journaliers. En plus elle est bonne cuisinière, la gamelle est toujours propre en plus d’être belle, et le contenant quel délice !
Son bémol, les absences de David et surtout comment sera Linda, quand elle sera avec David. Elle ne l’a vue qu’une fois à l’Asso, elle y avait rejoint son maître. Elle lui a semblé gentille, mais elle a si peur de perdre à nouveau, son gentil maitre.  Sacré-Canaille aussi s’ennuie, il la rejoint souvent, soit pour jouer, faire le clown ou tout simplement dormir à côté d’elle. Mais aujourd’hui elle n’a pas le moral, David est tourmenté.

Après le départ de David, elle retourne dans leur chambre, s’allonge sur son coussin, ferme les yeux. Pour avoir la paix, elle fait semblant de dormir.

Elle revoit cette période lorsqu’elle vivait à Paris. Avant, elle s’appelait Ophélie. Les enfants ne l’aimaient pas vraiment « elle n’a pas de poil » disaient en se moquant, les amis  de Ryan l’enfant de la maison.
Ryan la défendait. Elle, cela la rendait triste et reconnaissante envers cet enfant. Ryan lui racontait tous ses problèmes et ses secrets. Il lui avait expliqué : qu’il les recevait pour ne pas être seul, mais il est conscient, que ces faux-amis sont de parfaits imbéciles, car ils ne voient que le luxe de notre maison, mais ne savent pas la valeur de ce que tu es. Eux voient l’argent de mes parents, mais en fait, ce n’est pas de vrais amis. Ils sont des enfants de petits fonctionnaires et s’imaginent que je ne sais pas pourquoi ils viennent chez nous ! »  Il y avait le même luxe, et pourtant si différent. Sa vie était souvent solitaire et triste, en l’absence de Ryan. Lorsque, Sandrine était là, son ancienne maîtresse, elle passé son temps à s’entrainer à son vieux piano de son enfance, ou à donner des cours aux fameux copains de Ryan. Sandrine était merveilleuse au piano, elle me racontait ses voyages, ses spectacles. Je l’écoutais dans mon fauteuil voltaire à côté d’elle, s’il y avait des visiteurs. Sinon, j’étais sur mon coussin, sur le piano.
Ah ! La coiffeuse et la manucure, elles venaient ensemble. Les rires et les petits potins parisiens ! C’était un bonheur ! J’écoutais sagement, riant moi aussi intérieurement sur les genoux de Sandrine.
 
J’avais une place de reine sur mon coussin à côté du chauffeur de maître, dans un fauteuil de l’entraineur de Sandrine. Mais au tennis, ma tête tournait de gauche à droite, puis de droite à gauche. Quand Sandrine gagnait elle levait les bras, et moi  assise, je levais mes pattes pour lui montrer ma joie. Malheureusement, elle n’était pas souvent là, mais le peu était merveilleux. Elle observait sa belle maitresse, comme elle le fait avec David. Elle revoit cette femme  brune dynamique, jeune, svelte. Le point commun entre les deux propriétaires, elle recueille leurs confidences. Le kiné de Sandrine venait une fois par semaine. Sandrine n’était pas malade, mais elle entretenait sa ligne. Samy la massait, lorsqu’elle avait terminé ses exercices  dans la piscine de l’appartement. Le reste du temps, Ophélie, dormait d’un œil proche de Sandrine, sur le bureau lorsqu’elle écrivait, ou à ses côtés dans la petite Fiat rose. Enfin, lorsque Sandrine était à Paris, où se trouvait Sandrine, Ophélie était.

Mais un jour de beau temps, le soleil rieur dardait ses rayons sur le Monde. André son mari décide de passer le week-end dans leur villa à Etretat. Toute la famille monte dans l’Audi de Monsieur André. Il avait décidé de passer quelques jours en famille, dans leur propriété. Cela faisait si longtemps que cela ne leur était arrivé ! Il voyageait presque tous les jours de l’année, excepté quelques semaines de repos, et ses vacances d’automne.
André était commandant de bord à Airlines, son bonheur était de retrouver Sandrine, Ryan son grand garçon de dix ans et la petite dernière Caroline âgée de quatre ans. Isis revoit la prestance d’André lorsqu’il rentrait dans son uniforme. Son empressement d’enfiler sa tenue d’intérieur, en sportif qu’il était. Ophélie savait lorsqu’il arrivait en tenue, il ne restait que la nuit. Lorsqu’il revenait en tenue civile, son séjour était plus long. A ce moment-là, ils partaient en province, soit au Cap Ferret dans la propriété ancestrale d’André ou dans leur villa d’Etretat.
Mais un jour… toute la famille est joyeuse, c’est l’anniversaire de Ryan. Par malheur, Ryan boude, il n’était pas content de fêter son anniversaire loin de ses deux copains proches. Les autres, Ryan il n’en avait cure ! Pour lui, ce sont de faux amis.
Pourtant, il n’a pas bronché, il aime cette villa au-dessus de la mer. Ophélie, Ryan et Caroline sont sur les sièges arrière, selon la réglementation routière. Tous sont bien arrimés. Ils regardent sagement la vidéo que son copain Alain lui a donnée.  Mais… voilà…Ryan détache sa ceinture, pour demander un verre d’eau  à Sandrine. Un choc le projette sur la vitre avant.
Une voiture roule à vive allure, les doubles, puis se rabat brutalement sur eux. Il  double à nouveau le véhicule de devant. André freine brutalement, l’Audi pile.  Une Clio les suivait trop près, elle les percute. Si bien, que l’Audi fait brusquement un bond en avant, s’encastre dans le camion, qui les précède ! Ryan est projeté sur Sandrine, la tête dans le pare-brise. Les pompiers sont arrivés rapidement, mais malgré la promptitude et l’agilité, la détermination des pompiers, qui les ont désenclavé, dégagé, soulevé, enlevé, et enfin ont pu extraire les corps des deux voitures elles sont sans vies. Seule Caroline et moi sommes les survivants de l’accident. Caroline a été envoyée à l’hôpital. C’est la dernière fois que je l’ai vue.

Isis pleure en silence, seule ou presque, dans la chambre de David. Sacré-Canaille joue avec sa carotte musicale. Elle revoit ses anciens maitres ensanglantés, sans vie.
Un jeune pompier la saisie et la prend dans ses bras et….
Que dois-je faire…heu pour Ophélie ?
Interroge le pompier en lisant ma médaille.
Vous téléphonez au numéro indiqué. Vous verrez ce qu’ils vous répondront s’il y a quelqu’un.
Les propriétaires sont là et morts !
Vu le standing, il doit y avoir une bonne ou  un gardien. Ils vont nous renseigner s’il reste des membres de la famille, à avertir.
Répond l’adjudant. Le jeune pompier avait constaté l’état de la petite, il dit :
J’espère qu’elle a des grands-parents ou une tante pour la recueillir.
Tu verras bientôt tu auras les gestes et les réflexes nécessaires. Cette petite est seulement choquée, elle se remettra, et un membre de sa famille l’adoptera. Les parents l’avaient bien attaché au siège, ces pourquoi elle est en vie, malgré tout.
Oui, mon adjudant.

Sacré-Canaille s’aperçoit qu’elle pleure, il lui donne un grand coup de langue, et cherche à la consoler. Elle croit qu’il ne peut la comprendre. Mais lui aussi à une triste histoire. Seulement lui, il est là près d’elle.
Elle se revoit à nouveau à ces moments douloureux. Pour son malheur.
 
les grands-parents étaient en voyage au Vietnam. Ces mots douloureux résonnent encore dans sa tête ! Les pompiers avaient dit :
Les grands-parents n’arriveront à Roissy que dans trois jours au plus tôt. Il y a un problème de grève à l’aéroport.
Dans ce cas que fait-on d’Ophélie, elle est dans son panier mon adjudant ?
S’inquiète ce jeune pompier.
Nous allons la déposer au refuge le plus proche, en attendant la décision des grands-parents.
La malchance d’Ophélie, le drame, c’est ainsi qu’elle avait vu sa situation à  ce moment-là. La fatalité a poursuivi Ophélie. André était leur fils unique. Il a épousé Sandrine, une orpheline élevée dans un orphelinat.
Lorsque les grands-parents arrivent au refuge, l’espoir d’Ophélie était grand. La cruauté de ces vieux, l’a cloué au pilori, ils l’abandonnent ! Ils ne peuvent l’emmener avec eux dans leur voyage. Avant de repartir, ils ont laissé un équivalent de trois mois de pension, en attendant de lui trouver, quelqu’un qui voudra d’elle ! Neuf mois plus tard David arrive. Il la soulève, la blotti sur la poitrine, et ses premiers mots :
Je t’aime déjà Ophélie, je te plais ?
En réponse elle lui avait fait un câlin. David avait décidé.
Alors, tu viendras vivre avec moi. Seulement je t’appellerai Isis. C’est le nom d’une déesse Egyptienne, le pays de tes ancêtres.
Pour elle, tout a changé.  Rouen au lieu de Paris, mais surtout la vie avec beaucoup de monde dans la maison le soir. Sa sortie du refuge dans une cage, certes avec une serviette éponge, mais une cage. Dans la voiture, Pascal, Claudine, Cloé, que de monde ! Et en plus ce Sacré-Canaille dans sa cage lui aussi ! C’est ainsi qu’elle voit son arrivée chez David.
Ophélie devenue Isis se souvient de la première confidence de David, lors de sa première soirée dans l’appartement.
Je vis seul, tu seras ma confidente. Je me dois te raconter l’histoire de la déesse Isis.
Lui avait dit David. Après un temps de réflexion, il m’a narré la vie d’Isis ainsi.
Isis est un nom grec. Elle est la déesse protectrice et salvatrice de la mythologie égyptienne la déesse de l’amour. Elle fait partie de la grande énnéade d’Iounou (Héliopolis).  Isis semble avoir été aux temps anciens la personnification du trône ; son nom en hiéroglyphe signifie le siège. Dans les inscriptions, elle est représentée sous les traits d’une femme  coiffée d’un siège (il ressemble à un escabeau à trois marches) …
Elle s’était endormie dans ses bras. C’est ainsi qu’à commencer l’histoire d’Isis et de David. Arrivé à la fin de l’histoire, Sacré-Canaille l’avait réveillé sur un coussin à sa manière à lui, avec de gros câlins, et un bon léchage en règle !
 à suivre
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