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3 chapitres de: les évidences de David et Pascal

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David étonne Pascal à Fécamp

 

À travers les fentes des persiennes de sa chambre, les rayons du soleil dansent. Ils appellent Pascal lui semble-t-il. Oui c’est un jour particulier, la joie envahit la pièce. Dès son réveil il chantonne, comme il le faisait au pays. Tout semble sourire à Pascal.

Ce grand gosse venu du soleil, lève les jambes puis se projette hors du lit en s’encourageant.

-     Debout mon gars ! quel flemmard tu fais ! arrête de rêvasser ! il te faut être prêt quand ton copain arrivera.

Dit-il en s’esclaffant. Il se retrouve en moins de deux devant la glace de la salle d’eau.

Après le petit-déjeuner, la réalité s’invite. Tout à l’heure il sera avec Claudine chez les parents de David. À cette pensée, le trac lui noue la gorge. Il est comme un jeune homme qui va voir les parents de sa future fiancée.

Il est conscient de leur différence tant au niveau culturel, que social. Il se rassure, Claudine sera à ses côtés. « Elle va me guider » pense-t-il. Il se remémore la conversation de la veille avec David. Il a survolé la présentation de ses parents, « Madame Basileus Olga et Monsieur Louis ». Lui avait dit son interlocuteur en parodiant les serviteurs pour le faire rire. Mais ce fût l’effet contraire escompté :

« Mère est une femme d’affaires énergique. Elle sourit très souvent à sa manière mondaine. Je suis certain que tu lui plairas. »

Cela eut pour effet contraire à ce que David avait escompté, le trac noua la gorge du malheureux Pascal.  Pour décompresser son ami, David l’invite :

  • Prévoit le nécessaire pour le bain. Nous irons à la piscine municipale, je te présenterai Linda. Pour ses vacances elle tient la caisse de la piscine et elle commence demain. »

Soudain, il réagit :

  • Debout mon gars ! Arrête de rêvasser. Il te faut être prêt quand ton copain arrivera.

Dit-il en s’esclaffant Malheureusement la conversation de la veille le poursuit une nouvelle fois. Tout en se rasant, les paroles de David sont présentes à son esprit :

 Père, lui avait spécifié David est le maire de Maxéville depuis la semaine dernière. Il garde son poste à mi-temps, car la rémunération de maire ne pourrait permettre à mes parents de garder leur rang.

  • Comment cela ?

Avait demandé Pascal étonné. Et David de lui expliquer.

  • Simplement Maxéville n’a que mille-cent-vingt-et-un habitants, il a en conséquence la possibilité d’être détaché à mi-temps, et de conserver une partie de ses primes dû à sa position de secrétaire du préfet, ainsi il peut cumuler les indemnités de déplacement en sa qualité de maire. C’est aussi un avantage pour garder des liens amicaux avec ses collègues, car les élections ne sont pas des emplois assurés. La position de maire est tributaire des électeurs tous les sept ans !

Pascal avait été impressionné quand son ami lui avait précisé avec simplicité et fierté :

  • C’est ainsi qu’il a résolu le problème de Monsieur Promu pendant les élections. Il lui a trouvé un emploi au collège « La Bruyère » en qualité de gardien. Les problèmes de

Monsieur Gérard Promu furent résolus en même temps que l’accès à la Municipalité de mon père. »

Une douche vite faite, son sac de plage sur les épaules, il descend les escaliers quatre à quatre.  L’heure du rendez-vous est arrivée. La terrasse ensoleillée l’accueille. Claudine est déjà là, assise, rayonnante, élégante, le chapeau de paille sur le dos et lunettes de soleil dans les cheveux !  Un sac de plage en coton naturel tricoté au crochet. Elle l’a acheté chez Sidonie. Pascal est flatté d’être accompagné par cette jeune fille énigmatique par un certain côté, et rieuse d’un autre. Ils s’embrassent sur les joues rapidement et s’assoient - Bonjour tu as passé une bonne nuit ? que consommes-tu ?

Lui demande Pascal

  • Un thé avec un nuage de lait.

Réponds Claudine

  • Un croissant avec ?

Ajoute le jeune homme

  • Oui

Acquiesce la jeune femme. Tout heureux Pascal lance.

  • Garçon !
  • Oui monsieur

Réponds le serveur

  • Un thé avec un nuage de lait, un café crème et deux croissants

Commande Pascal

  • Tout de suite monsieur

Réponds le serveur avec un sourire amusé.

Alors que nos deux tourtereaux ont presque terminé leur consommation, une Alfa Romero rouge décapotable arrive à leur hauteur. Le conducteur chapeau de paille à la mexicaine et lunettes noires aux écailles dorées, les klaxonne. Il leur crie en riant :

  • Alors les amoureux ?

Pascal et Claudine se regarde, ils n’en reviennent pas ! Puis la voiture redémarre en trombe. Tous les deux furent pris d’un fou rire. C’est alors qu’ils constatent que la terrasse est proche d’un feu rouge ! Ce fut le moment choisi de David. Il arrive avec son coupé bleu argenté. Lui n’avait pas de chapeau, les cheveux aux vents, ses lunettes écailles, les verres miroirs cachent ses beaux yeux bleu océan. Il lance en roulant doucement

  • C’est la joie ce matin ! J’arrive dans un instant !

S’écrie joyeusement David en passant pour se garer. Les deux jeunes gens se regardent amusé.    Ils n’ont pas le temps d’ouvrir la bouche, qu’en un éclair, David s’assoit près des jeunes gens. Ceux-ci surpris et enjoués l’accueillent.

  • Figure-toi, nous avons pris un olibrius pour toi ! On croyait que tu nous faisais une blague ! 

Ils racontent l’intermède.

  • Ce doit-être Juanito, c’est un excentrique. Il vient tous les étés à Rouen chez ses cousins !

Leur explique David amusé devant l’expression étonnée de Pascal.

  • Oui j’ai un coupé pour les sorties entre amis, comme vous l’avez vu. Je viens de la garé au parking des clients. Je l’ai baptisée Rosita. Elle est bleu roi argenté. Je n’aime pas être repérable à des kilomètres de jour, mais la nuit cette couleur argentée est sécuritaire. 

Leur explique le jeune homme amusé devant l’étonnement de Pascal.

  • Tu prends quelque chose avant de partir ?
  • Oui ainsi vous pourrait finir votre petit déjeuner.

Réplique David malicieusement.

  • Ah ! oui, j’avais oublié.

Riposte d’une seule voix les deux jeunes gens en riant.

 Les consommations terminées, tous montent dans la « Rosita » de David. Les jeunes gens demandent.

  • Quel est le programme de la journée ?
  • La piscine de Fécamp, je vous présenterai Linda. C’est son premier jour de travail. Elle est à la caisse. Vous pourrez vous défouler, pendant que je parlerai avec elle.
  • Chouette !

S’esclaffe Claudine joyeusement. David, sourire aux lèvres ajoute :

  • Nous irons à Maxéville, « Au Petit Cochon ». Vous ferez la connaissance de Doc. C’est un type super sympa. Je dois voir les comptes avec lui. Vous pourrez contacter vos amis, c’est un cybercafé. Puis nous irons dans la propriété de mes parents, vous rencontrerez mon vieux cheval « Prince » et « Badou » mon bouvier. Nous dinerons très simplement avec mes parents. Le programme vous convient -il ?
  • C’est loin de Rouen ?... Fécamp et Maxéville ?

S’enquit Pascal intimidé.

  • Non, nous serons à la piscine dans une demi-heure. 

Rassure Claudine.

  • Super, allons à votre piscine.

Décide Pascal.

  • Oui Linda aura une pause, mais je ne sais pas exactement quand. Je sais

Seulement, qu’elle nous attend. Faites vite. Montez vite à l’arrière.

Pascal abaisse le siège avant, Claudine monte et Pascal s’installe à côté de la jeune fille.

Une demi-heure plus tard, selon les prévisions de Claudine, ils arrivent devant la piscine, sans avoir fait d’excès de vitesse. Etant donnés l’heure, ils n’ont pas subi l’encombrement de la circulation habituelle. Pas même les estivants, car soient ils font la grasse matinée pour certains, les autres, les amoureux de la plage et de la pêche, se sont levés très tôt. Ils ne sont plus sur la route.

       Après avoir garé sa voiture sur le parking, tous trois se dirigent vers la caisse.

Une voix jeune, claire enjouée féminine interpelle :

  • Bonjour David !

Les jeunes gens tournent la tête en entendant une voix claire féminine. Une jeune fille brune au foulard fleuri. Il retient sa chevelure châtain foncé longue et crépue. Elle se jette dans les bras de David.

  • Que fais-tu là, tu n’es pas à la caisse ?
  • Si, le responsable m’a dit de prendre une pause. Alors je sirote un thé-pêche

Glacé en t’attendant. Tu en veux un ?

  • Oui Linda, je te présente de nouveaux amis. Pascal et sa copine Claudine.
  • C’est géant !

Déclare simplement la jeune Linda, la joie se lit sur son visage. Elle ajoute,

  • Dans dix minutes je dois reprendre mon service.
  • C’est merveilleux nous serons un petit peu ensemble. Mes amis vont prendre un bain pendant que nous parlerons. 

Annonce mystérieusement David à Linda. 

  • Ce n’est pas poli vis à vis de tes amis.

Rieuse, lui répond-t-elle, à voix basse. David murmure à l’oreille de la jeune fille.

  • Ne t’inquiète pas. Ils sont au courant. Et puis, tu crois que cela ne les arrange pas ? regarde-les.

Suggère David avec son sourire malicieux, en se retournant vers Claudine et Pascal. Les jeunes gens avaient troqué leurs habits de ville pour le maillot de bain ! Ils ressemblent à un couple uni.

D’accord, vient, ne perdons pas de temps !

Lui répond-t-elle en riant. Lui prend la main ils arrivent derrière un parasol jaune et bleu, et ils s’allongent sur le gazon. 

  • Tu ne crains pas ton patron ? 
  • Non, si je ne suis pas en retard pour la reprise du service. Et puis, nous ne faisons rien de mal !

Dit-elle boudeuse, le sourire polisson. 

  • Oui c’est vrai !

Consent David. Il prend son sac de bain. D’une main il le dépose entre ses jambes, l’autre main plonge à l’intérieur. Et il regarde Linda, comme un enfant taquin et inquiet, avec un  certain mystère. 

  • Qu’as-tu dans ton sac, pour le tenir ainsi ?

Interroge Linda étonnée. Un sourire malicieux et mystérieux se dessine à nouveau sur les lèvres du jeune homme.

  • Ferme les yeux, et donne-moi tes mains.

Lui murmure-t-il langoureux. Elle lui obéit  toute frémissante Un objet souple se pose sur ses paumes. 

  • Ouvre les yeux. J’espère que cela va te plaire. J’aurais voulu autre chose, mais à cause de tes parents, je n’ai pas eu d’autres idées.
  • Il est beau...

Murmure-t-elle émue, en dépliant le foulard bleu aux lys blancs. 

  • Qu’est-ce cet anneau ?

S’étonne-t-elle dans un souffle doux

  • C’est pour maintenir le foulard, regarde ce qui est gravé ?

Craintive et reconnaissante Linda lit.

Il n’y a que mon prénom ! S’esclaffe-t-elle.

  • Oui, mais toi et moi nous savons qu’il est le lien de notre amour. Si ta famille le voit, tu pourras dire qu’il fait partie de ta tenue de service, le prénom inscrit confirmera ta parole.
  • Merci, mon chéri. 

Dit-elle tendrement. Elle consulte sa montre, l’embrasse tendrement et lui dit :

  • Je dois reprendre mon service.
  • Oui, va, à demain ma chérie.

Lui dit David avec tendresse et regret. Il la suit tristement du regard lorsqu’elle lui tourne le dos. Une fois qu’elle est hors de vue il rejoint ses amis. Il va pour plonger dans le grand bac quand …….

Un enfant appelle à l’aide. 

  • Non, non, je ne veux pas ! à l’aide ! 

Hurle le gamin. Un homme roux tente de l’entraîner. D’un bond David arrive à la hauteur de l’homme.

  • Laisse le gosse, ou il va-t’en cuire ! 

Crie David, joignant le geste à la parole, il saisit l’individu par les épaules et le soulève au-dessus de la piscine. La peur envahit l’homme malingre.

  • Occupe-toi de tes affaires !

Lui dit l’individu en bravant David malgré sa peur.

  • Qui que tu sois pour lui, tu n’as pas le droit de le maltraiter !
  • Il n’est pas mon père, c’est l’ancien amant de ma mère !
  • Où est ta mère ?

Interroge David, maintenant toujours ce malheureux au-dessus de l’eau.

Dans le lit de mon remplaçant je suppose !

Ose répondre l’individu.

  • Menteur elle travaille et je suis venu avec Hervé mon copain !
  • C’est vrai !

Confirme une voix fluette derrière David.

  • Hervé ?

Demande David

  • Oui Monsieur, ce n’est pas la première fois qu’il est méchant avec Robin, et qu’il tente de l’enlever.
  • Pourquoi ?

Interroge David.

  • Parce qu’il veut récupérer ma mère, pour la paye qu’elle touche à la fin du mois

et la battre quand cela lui convient chaque jour. C’est pourquoi je ne sors jamais seul.

La police arrive, elle est là. Surprise pour Pascal et Claudine et les témoins. Linda avait aperçu la scène de loin et avait appelé la police.

  • Hé bien Malawi, tu as enfin trouvé ton maitre cette fois !

S’écrie le policier en uniforme.

  • Vous le connaissez ?

S’étonne David.

  • Oui c’est un habitué des faits avec ce petit, Monsieur Basileus. 

Après quelques instants, 

  • Que nous vaut l’honneur de votre visite ?

Interroge le policier.

  • Mes amis et moi nous sommes venus nous détendre à Fécamp. 

Réplique innocemment David

Cette fois, ce Monsieur ne s’en sortira pas, car personne ne peut mettre votre parole en doute. Ni de vous faire le procès de racisme ! Bari devra au moins faire de la prison.

Remarque le policier en voyant Pascal, tout heureux de cette rencontre. Pascal réalise l’importance de son nouvel ami. Non seulement il est fort physiquement, mais il est beau et en plus connu ! Il est de plus en plus intimidé, et il suit David en silence. Les jeux sont terminés. Ils doivent déposer et signer le constat de police au commissariat. Décidément, pour le pauvre Pascal, lui qui n’a jamais connu un bureau de police en dehors de ses pièces d’identité à la Réunion. En Normandie il les fait tous !

  • D’où viens ta force ? interroge Pascal intrigué.
  • Je suis ceinture noire de judo et mon métier m’oblige à avoir de la force. Je ne soigne pas seulement de gentils chats, et chiens, mais également des vaches, des chevaux, de gros serpents et autres NAC en raison de la nouvelle mode !
  • Quelle chance de t’avoir pour ami !

Constate Claudine. Sourire de David. À la sortie du commissariat :

  • Le temps pour la piscine a été écourté, seulement, nous continuons notre programme. Allez ! à la voiture je téléphone à Linda pour la rassurer.

Dix minutes plus tard, il saute à sa place sans ouvrir la portière.

  • Dans vingt minutes nous serons à Maxéville !

Annonce-t-il en démarrant.

   

 

11

Aux Trois Cochons

 

« Aux Trois Cochons » est le cybercafé le plus aimé de Maxéville. Il est tenu par un homme jovial, à l’allure d’un vieux routard des années soixante-huit. Il accueille à bras ouverts « sa petite troupe » comme il se plaît à le dire avec son sourire et une certaine complicité.

Il a conservé sa queue-de-cheval grisonnante. Le front dégarni lui donne l’aspect sympa et respectable. C’est ainsi que Doc reçoit Pascal et Claudine avec sa bonhomie habituelle.

David l’avait prévenu de leur arrivée dans le groupe. 

  • Je vous présente Pascal et son amie Claudine.

En se tournant vers ses amis, David explique.

  • Voyez-vous Doc est mon grand copain et ami.
  • Je suis également votre employé. 

Ajoute Doc le sourire complice pour conclure.  Un PC est libre dans la salle.

  • Je vous ai préparé la salle arrière comme d’habitude. Que dois-je servir à tes amis ?
  • Un thé glacé à chacun de nous, il fait si chaud, cela va nous rafraîchir ! Vous le mettez sur ma note.
  • Bien David !
  • Qu’allons-nous faire pendant que vous ferez votre compta ?

Questionne Pascal surpris.

  • Vous avez la possibilité de vérifier vos mails. C’est gratuit pour vous !

Doc confirme par un mouvement de la tête. La joie des deux nouveaux éclate.

  • C’est formidable !

À cette heure, la salle est pratiquement vide. Les jeunes de Maxéville ne sont pas encore arrivés.

 Pascal envoie un mail à sa sœur Anna à Tampon de la Réunion.  Il va sur Net log pour avoir les nouvelles de ses amis virtuels. Claudine s’esclaffe,

-      Toi aussi tu es sur Net log, Facebook et Google ?

  • Oui cela fait longtemps, ma Claudine !
  • Quel est ton nom d’internaute Pascal ?
  • Derby pour Net log et Pasqualien pour Facebook et Google. Toi aussi tu es sur les réseaux sociaux d’après ce que je comprends?
  • Oui Pascal, mais uniquement sur Net log et Facebook.
  • Quels sont tes noms ?
  • Candy 50 pour les deux !
  • Quoi, ?
  •  quoi ?

S’écrient-t ’ils en chœur ! La joie est à leur comble.

  • Décidément nous devions nous rencontrer !
  • C’est extraordinaire !

Leurs joies communicatives, font lever la tête des rares clients à cette heure. Ils ont le sourire aux lèvres, leurs yeux brillent de bonheur, ils aimeraient participer à leurs joies.

Cependant ils comprennent, « ces nouveaux ne sont pas du pays, ils sont de la grande ville ». 

Cela se voit, se disent les habitués de l’établissement.

Pour les jeunes gens, la réalité dépasse l’impensable. Ils n’imaginaient pas, que des amis cybernautes puissent se rencontrer dans la vie par hasard ! 

  • La clientèle est jeune. 

Constate Claudine et Pascal. 

La joie est communicative. De nouveaux clients et amis arrivent. Ce sont les jeunes militants de David. Lorsqu’ils apprennent que David leur héros est là, c’est une quinqua phonie indescriptible.

David le visage dur d’un chef qui est dérangé par le tumulte de la salle.

  • Qu’est-ce qui me vaut un tel tintamarre !

Crie-t-il, énervé.

  • Pascal et Claudine ont découvert qu’ils sont amis sur Net log depuis deux ans !

Explique Élodie.

  • Nous sommes heureux de savoir, que tu es parmi nous, et de faire connaissance de Claudine et Pascal tes nouveaux amis.

Ajoute Serge

  • Bon, bon çà va pour cette fois.

Réplique David calmé, et même un sourire amusé lui vient aux lèvres. David retourne à ses comptes. Dans la salle, Élodie interpelle Pascal.

  • Il y a un mail qui vient de t’arriver Pascal, cela a l’air urgent.
  • Comment le sais-tu Élodie ?

S’emporte Pascal en fronçant les sourcils.

  • Tu as oublié de fermer ta session, tu n’es pas prudent !
  • Ah ! excuse-moi !

Réagi tout penaud ce cher Pascal. Puis il bougonne, et murmure en fermant les poings.

« Quelle journée ! Si c’est ça la France ! Bouhamou !»

Pendant qu’il retourne sur le PC, d’autres jeunes arrivent. C’est l’amusement dans le bar ! Grogne Pascal, et pourtant une certaine joie l’anime.

De nouveaux venus se joignent aux clients. Serge se propose de faire le service. Doc est ravi.

  • Ok l’ami.

Acquiesce Doc. L’ambiance est électrique perturbante et radieuse à la fois. Quand soudain une autre explosion de joie. Pascal se lève, les bras en l’air, il avance en dansant, riant et pleurant, il annonce :

  • Anna vient d’avoir une petite Marie-Céleste. Elle pèse deux kilos cinquante et mesure soixante centimètres. J’offre le champagne à tous !
  • Hourrah ! Bip, bip, bip, Hourrah !

S’éclaffe toute la salle. David sort à nouveau, mais cette fois il a le sourire, il a entendu la dernière partie de « la nouvelle. »

  • Le champagne Pascal ?

David retourne heureux et rassuré. Il va enfin contrôler la comptabilité tranquillement, enfin si on peut dire. Il fait confiance à Doc, mais sa mère exige, que ce soit ainsi. Pour Madame Olga, il s’agit de bien former son fils aux affaires, car il doit savoir gérer un commerce, ou un cabinet d’affaires ou autres. L’ambiance à l’extérieur du bureau est électrique et joyeuse quand, soudain une nouvelle explosion de jeunes fêtards...

 David est ennuyé, mais il fait sa compta avec Doc consciencieusement, sachant qui lui arrivera d’être souvent dans une situation semblable. Doc le soutient beaucoup, pour lui cet homme est comme son grand-père, son confident avant d’être son employé.

David sort une nouvelle fois, mais cette fois il a le sourire.

  • J’ai terminé. Me revoici avec vous. J’ai entendu parler de champagne ! qu’elle est donc ce qui me vaut cette joie  si soudaine?

       Il avait entendu, mais il lui faut faire semblant d’ignorer.

  • La sœur de Pascal vient de mettre au monde son premier enfant, c’est une fille. Elle est la dernière nièce de Pascal. Alors nous fêtons la nouvelle, d’autant que nous découvrons également tes nouveaux amis, et ils deviennent également les nôtres.
  • Oui je n’avais que des neveux, alors une fille ! c’est un vrai bonheur.  ma sœur m’a demandé d’être le parrain de Marie-Celeste.
  • À la petite Marie-Céleste !

Proclame David en levant son verre à l’assemblée et aussi à nos nouveaux amis. Je suis sûr, que vous les aimerez.

Il est vingt heures quand les réjouissances se terminent.

  • Oh, là, là ! Les parents vont nous attendre !
  • Tu vas avoir des problèmes ?

S’inquiète Pascal.

  • Non mais je ne verrai pas longtemps Prince ! J’espère que mère sera en retard.

Je vais sonder Christine au téléphone pour voir…allez dans la voiture !

Ajoute David d’un ton habitué au commandement.

  • C’est loin chez toi ?

S’affole Pascal.

  • Non, nous y serons dans cinq minutes.

Le rassure son ami. David s’éloigne et discute. Au retour, il est tout heureux. Ses parents ne sont pas encore arrivés, ils vont manger entre eux. Christine leur a préparé le repas. Ils espèrent arriver pour le thé. Ils ont été invités à la dernière minute chez leur vieil ami l’ancien maire de Maxéville.

  • On y va !

Lance David à ses invités, tout ragaillardi.

  • OK !

Font en chœur Pascal et Claudine. En quittant « Les Trois Cochons », le jeune homme serre la main de Doc en lui disant à l’oreille:

  • Décidément, ils sont faits l’un pour l’autre ces les deux-là !

Dit-il gentiment, tout heureux de cette découverte.

  • En effet !

Avait répondu Doc à voix basse le sourire complice.

  • À samedi ?

Ajoute-t-il à voix haute

  • Oui, bien sûr comme d’habitude !

Confirme David.

12

 

La Musarderie

 

 Ils arrivent sur l’air de la Toccata et fugue par Vanessa Mae, devant une grille en fer forgé noir et or fermée. Elle se dresse devant leur voiture. David actionne sa télécommande, elle s’ouvre. Les jeunes gens se taisent impressionnés par le luxe qu’ils perçoivent en roulant dans le parc.  David lui, a le sourire il cherche des yeux son vieux Badou. Il roule lentement sur la voie unique. Celle-ci a la particularité d’être des pavés s’emboitant les unes aux autres tel un puzzle. Le chemin contourne, et passe devant la maison du gardien. Pascal et Claudine impressionnés restent à la fois silencieux et bouche bée. David roule doucement comme s’il attendait quelque chose. Ils sont dans un sous-bois artificiel. Subitement, un bouvier noir et blanc tout joyeux vient au-devant d’eux et saute dans la voiture. S’assoit sur les genoux de David sans complexe, et lui lèche le visage. David savait ce que ferait Badou, mais les jeunes gens à l’arrière n’en revenaient pas. David rieur annonce :

  • Je vous présente Badou. Mon merveilleux compagnon facétieux !

Eclat de rire des jeunes gens. La Toccata est terminée, Corneille et Kristina Maria suivent.

  • Nous allons d’abord garer la voiture. Je vous présenterai mon Prince, les écuries sont juste à côté du garage. Alors qu’ils se dirigent vers un bâtiment blanc, Trois chevaux sont là dans le pré. Un vieux bai henni de joie
  • Je n’ai pas besoin de vous le présenter, sa joie vous le désigne !

Le bonheur règne à la vue des animaux. David est satisfait de ce test, car les jeunes qui les accompagnent ont un point commun avec lui, l’amour des animaux. Quand une femme aux cheveux grisonnants arrive. 

  • Monsieur, le repas est près, je commence le service ?
  • D’accord Christine !

Ils suivent cette femme. Pascale découvre le domicile des parents de son ami. Il est à nouveau intimidé. Lorsqu’il est surpris, en voyant le manoir typiquement normand. Avec ses douze chambres à l’étage, quatre salons et quatre bureaux. Celui de Madame est immense, celui de Monsieur l’est encore plus ! Pauvre Pascal, il se sent écrasé par ce luxe. Il voudrait se mettre dans un trou de souris. Cependant, il ne laisse rien voir. David fait visiter le rez– de-chaussée, la partie vue par les visiteurs et les amis. David prend la parole et annonce :

  • Ici ce sont les deux petits bureaux, l’un est à ma sœur Clémence et l’autre c’est le mien pour la gestion de mes affaires. J’en ai un second attenant à ma chambre dans la tourelle. C’est mon bureau d’étudiant.
  • Dis-moi ces salons à quoi servent-ils ? Pourquoi autant ? à quoi servent-ils!

David sourit gentiment devant l’étonnement de son ami Pascal. Il se lance à nouveau et leur commente

  • Le salon en velours or, est ouvert lors des rencontres musicales. Le piano, la harpe et la contrebasse sont très anciens.  Ces instruments datent de l’arrière-grand-père de Clémence. Mère aime la musique de chambre, Vivaldi, Mozart etc...

Dans le couloir des tableaux d’art divers et des portraits de périodes très diverses. Leur guide ouvre une porte et…

  • Voici la salle de bal, nous faisons toutes nos fêtes ici. 

Les tables tout autour de la salle impressionnent Pascal, plus qu’il ne voudrait l’être. Au fond de la salle, une alcôve transformée en scène pour les artistes.

  • La porte suivante s’ouvre sur le troisième salon il sert aux jeux divers, bridge, échec, et autres jeux de société. 

La visite continue, mais David leur dit

  • Après le repas nous prenons le café ou thé dans ce quatrième salon. Mes parents nous y rejoindrons. C’est dans cette pièce que nous sommes autorisés à fumer.  Allons dans la salle à manger, Christine nous y attend pour faire le service.

Pascal à nouveau, se sent malheureux, comme il aimerait être au pays ! C’est plus simple chez lui !  Il appréhende la suite. Son expression a la gravité des timides. Lorsqu’il entre dans la salle à manger, ses craintes se concrétisent. Une grande table avec quatre chandeliers électriques, le couvert pour trois personnes est mis. David prend la place de son père, ainsi Pascal et Claudine sont de chaque côté de lui. 

Le problème de Pascal ce sont les couverts ! Il est pratiquement terrorisé, en voyant sur les côtés de son assiette, deux fourchettes, deux couteaux, devant les verres cuillères et fourchettes. Enfin il y a trois verres ! Il en a les larmes aux yeux !

  • Tu vois mes parents ont fait les choses simplement. Ce sont les vieilles assiettes en porcelaine journalières ainsi que les couverts en argent journaliers. En semaine, les amis sont reçus simplement en hôtes de la famille.

Explique David. Pascal est touché de l’attention de David, mais, tellement impressionné, qu’il se demande ce qu’il fait avec David. Il s’imagine que David ne peut comprendre. Ce qui est simple pour David est un luxe incommensurable pour Pascal !

 Néanmoins la joie de son ami est communicative et tout s’en trouve aplani. Le repas terminé, ils vont dans le fameux salon. Il est aussi grand que le séjour ! Il a un coin bibliothèque, un billard, une télévision. Des fauteuils voltaires un peu partout avec de petits guéridons. Le café est servi devant une cheminée, des flammes virtuelles dansent. Deux canapés en cuir marron parallèles sont séparés par une table basse.

 C’est à ce moment-là que Monsieur et Madame rejoignent les jeunes gens. Ils sont heureux de voir les jeunes gens distingués, bien qu’ils ne viennent pas de leur monde.

Personne de leur entourage ne connaît Claudine. Ils pensent que ces jeunes gens sont du peuple. Ils les jugent bien élevés.

Comme le craignait Pascal, Monsieur et Madame l’interrogent sur ses parents, son île, ses études. Finalement, les réponses conviennent. La journée se termine, le retour à Rouen, est un soulagement pour Pascal. Le calme est revenu avec le bonheur. Les jeunes gens se séparent.

  • À demain, je viens vous chercher à l’hôtel comme ce matin ?
  • Où irons-nous ?
  • Près de Sotteville-Lès-Rouen je dois contrôler un refuge illégal d’animaux parait-il. Nous serons accompagnés d’une amie l’inspectrice sanitaire. Ensuite nous visiterons Le Havre et nous finirons à la plage la plus proche. Cela nous détendra. Ce programme vous convient-il ?

Le sourire de David est enjôleur. Il les dépose à l’entrée de l’hôtel de David.

  • À demain.

Se disent-ils en se séparant.

C’est une journée mémorable pour Pascal et Claudine.

 

 

 

 

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