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Bonjour les amis(es) On reprend le boulot la fête est finie bonne semaine

Bonjour les amis(es) On reprend le boulot la fête est finie bonne semaine

Tome 1

20
Les réussites des deux amis

 


Pascal travaille depuis deux semaines. Il est toujours aussi enthousiaste, tant par son emploi, que par sa chambre et son entente avec son ami et propriétaire. Sacré-Canaille avec ses mimiques et ses exubérances comiques et parfois périlleuses est l’une de ses sources d’inspiration.
Le jeune homme profite de son premier succès, pour rasséréner David.  Il décide de lui faire une petite surprise. Bernadette est dans le secret. En raison du beau temps, elle a installé les tables et chaises sur la terrasse. Ainsi la soirée dansante sera dans le salon après avoir poussé le canapé, table et fauteuils. Bernadette a préparé les plats préférés de son cher patron. Pascal s’occupe de l’apéritif. Il ouvre l’un des bocaux de punch, que sa mère lui a envoyé pour fêter son aménagement chez David.
Pour celui-ci c’est deux semaines de joie et de victoire à lui aussi, avec de nombreuses guérisons de ses protégés et des solutions pour ces résidents grâce aux familles d’accueil. Ces journées sont harassantes dans les divers refuges qu’il contrôle pour voir tous les placements. Il contrôle le suivi pour ne plus voir la répétition de l’horreur. C’est une manière à la fois de s’endurcir sentimentalement, et de réaliser l’importance de sa mission. 
Il passe son temps entre l’hôpital de la Fac, l’Asso et les refuges. Une dizaine de chats et de chiens ont été placés dans des familles d’accueils. D’autres sont trop traumatisés pour les laisser immédiatement chez des adoptants, même si physiquement ils sont bien.
Le professeur de David lui assure qu’avec cette affaire, il aura vu tellement de cas, qu’il n’aura pas de problème pour son diplôme. L’année prochaine, il pourra ouvrir son cabinet vétérinaire. Il n’aura même pas à galérer pour trouver des clients. Cette triste affaire a fait les gros titres dans la région. De plus les journaux continuent de relater les nouvelles des animaux. Si bien qu’à la Fac, toute l’équipe croule sous le poids d’une clientèle imprévue pendant ces temps de vacances, sous le courrier également. Ils veulent voir « le jeune véto » qui a sauvé tous ces animaux ! Malgré le fait, qu’il était sous les ordres et avec le Professeur Albert Chindo. La réponse était toujours la même :
- « oui, mais il a eu le courage du débutant, et ce jusqu’à la fin, et de tout faire pour sauver un maximum d’animaux » 
De plus « le Ouest-France » mentionne : il est un exemple pour sa génération. Il relate un peu plus loin dans l’article les remarques qu’ils ont entendues autour d’eux :
« Pour un jeune homme dont les parents sont riches et influents en Normandie, il a un comportement extraordinaire dans la vie sociale. Sa maturité, son humanité, et son humilité, font de lui un exemple pour les jeunes. Les journalistes continuent ainsi : Parmi les lecteurs, qu’ils approchent, Ils entendent : c’est un héros. Ce sera un bon véto. Nous serons ses premiers clients. Assurent-ils aux journalistes »
Tous ces propos le flattent, l’émoustillent, pourtant il garde la tête froide. Il reste le même avec tous les visiteurs de la Faculté de Médecine Vétérinaire. Toute la presse parle de : l’Affaire Legroux.
Depuis ce jour, David lorsqu’il rentre chez lui, va dans sa chambre directement, s’assoie dans son fauteuil. Isis monte sur ses genoux en ronronnant. Il la caresse avec douceur, avec elle il décompresse.
C’est pourquoi Pascal a organisé cette petite fête. Tous les deux ont eu deux semaines bien remplies et victorieuses…
Bien sûr pour Pascal son succès a été d’avoir remporté le protocole sur un nouveau client important. Ainsi, il a transformé son essai en contrat définitif. Tout cela grâce à son dessin de base fait sur place en concordance avec le client. Ce prototype, il l’a effectué, selon les critères et le langage du client face à lui. Son patron l’a félicité, car Pascal a démarché et pris rendez-vous par téléphone et confirmé par e-mail.
Comme tous les vendredis David a rencontré Linda avant de rentrer chez lui. Avec elle, il se détend et oublie ses soucis.
 Affalé dans son fauteuil, Isis sur les genoux ronronnant, il s’apaise quelques instants. Cependant, au fond de lui-même, il reste soucieux. Un beau berger belge et un chimpanzé sont en triste état. Il n’est pas sûr, qu’ils soient sauvés. Son professeur est soucieux de leur avenir. Toute l’équipe est d’astreinte. Il s’agit de sauver un maximum d’animaux de ce refuge si mal nommé.
Linda adore David, comme une jeune fille de dix-sept ans. Elle a hâte d’être majeur. Elle le sera les cinq janviers prochains. Ce que le jeune homme ignore à ce moment, Linda a un grave souci avec ses parents. Elle n’a pas osé lui en parler, son tendre amour a tant de problèmes. « Demain, c’est décidé. Elle lui dira tout. » Décrète-t-elle.
Son drame à elle, ses parents ont décidé de la marier de force avec un cousin du bled ! En plus, il est vieux pour elle ! Linda est devenue amie avec Claudine. Elles se communiquent beaucoup par téléphone portable, pour ne pas risquer d’être espionnée par le frère de Linda. Elle lui a confié sa peine. Claudine lui conseille d’en parler à David dès demain. 
De toute façon, ce soir il n’est pas possible de lui en parler. La soirée est prévue pour fêter la réussite de deux jeunes gens. Linda est si malheureuse de ne pas en faire partie. Le soir, elle est enfermée dans sa chambre, depuis qu’elle est promise à ce fameux cousin. Elle téléphone lorsqu’elle est au lycée, son portable reste dans le casier de son amie protectrice et professeur de français.
Pendant que David se morfond dans sa chambre, dans le salon la musique s’élance dans les airs et l’appelle. Les amis sont arrivés. Ils préparent une fête, pour changer les idées à David. Ses vieux amis ne l’avaient jamais vu ainsi. Jean-Jacques et Élodie ont rejoint Claudine et Pascal.
David après un soupir se lève, et va au salon. Son visage s’éclaire en découvrant sur la table du salon les mises en bouche et les verres en plastique. Et…
Que faites-vous ici ?
Interroge-t-il surpris et heureux.
Claudine nous a appelées, car elle fête la réussite de Pascal et souhaite que vous y participiez. 
Quelle est donc la raison de cette réussite ?
S’enquiert David, les horreurs de l’après-midi s’envolent. La joie est revenue.
Mon contrat d’embauche d’essai, s’est transformé en définitif, avec en prime une augmentation !
Annonce Pascal
Super ! effectivement cela se fête ! Car là, ce genre de chose ne se produit pas couramment. Cela est même exceptionnel !
Convient David en riant. Au moins j’ai une bonne nouvelle ce soir. Pense-t-il.
Alors Pascal, comment as-tu fait ? 
Demande Jean-Jacques. Pascal frémit grisé par cette journée.
Mais d’abord approche du bar, je te sers un punch de chez nous.
Merci Pascal.
David curieux, il hume, goûte par petites gorgées et…claque sa langue doucement. 
C’est délicieux ! où l’as-tu trouvé mon ami ?!
C’est ma mère qui l’a fait. Je l’ai reçu ce matin de La Réunion. Elle m’a écrit que ce punch c’est pour fêter la fin de mon essai ! Quand, elle me la posté, elle ignorait que tout se ferait aussi vite. À propos, elle te remercie pour le logement que tu m’offres.
Avec ce punch, quel parfum ! merci d’ouvrir la soirée avec !
Lance plaisamment Élodie.
Celui-ci, est pour une fête spéciale. 
Pascal montre le second bocal en complétant
Ma maman me l’a envoyé ici, après lui avoir donné ma nouvelle adresse. C’est Bernadette qui l’a réceptionné. Je l’avais prévenu.
 Sacré cachottier !
S’exclame David et ses amis, en levant leurs verres avant de les porter à leurs lèvres. D ’une seule voix, ils ajoutent :
Alors, raconte !
Pascal reprend son souffle et se lance :
Grâce à ma collègue Isabelle, la secrétaire du service publicitaire alimentation…
Il reste un instant suspendu. Est-ce pour créer un suspens ? Ou seulement et tout simplement l’émotion, qui l’oblige à chercher ses mots. Il reprend ainsi :
C’est elle qui me chaperonne pour m’habituer aux habitudes et au règlement de l’établissement…
Il boit une gorgé, mais les amis impatients d’une seule voix
Et… ?
Elle m’a bien expliqué les conditions, le règlement, les petites habitudes de la société. Tous les éléments étaient sur mon bureau pour établir les nouveaux contrats. Elle m’a ajouté « si vous avez une idée neuve, soumettez-la à votre chef Monsieur Lapointe Frédéric. 
Après avoir parcouru et classé tous les renseignements, je visionne la liste des clients de mon département alimentaire, et je continue sur les pages jaunes. Je commence par prospecter en premier par E-mail et en second par téléphone les clients habituels. Je leur ai annoncé : « je suis votre nouveau contact. » Et je continue ainsi « quel est votre avis sur la campagne publicitaire de vos produits ? » je demande leurs avis sur le suivi de leur campagne. Je leur propose un rendez-vous pour revoir leurs dossiers. Les clients ont apprécié agréablement. J’ai obtenu suffisamment de rendez-vous pour la semaine prochaine soit pour un renouvellement ou l’aménagement lié aux nouveautés de leurs produits.
Bravo Pascal !
Applaudit Jean-Jacques. Pascal le silencieux, dans le feu de sa joie est devenu volubile. Il reprend.
Attendez les amis, je n’ai pas terminé. Ce qui m’a valu mon contrat définitif, c’est d’avoir décroché un nouveau client très important dans la région, en plus de mes deux renouvellements d’anciens clients et mon carnet de rendez-vous « intéressants » pour le mois, ceci en cette période de vacances. Ce sont les mots de Monsieur Pugnace en personne.
Waouh ! comment as-tu fait ?
Dit Élodie tout étonnée et très intéressée. Elle ajoute à voix basse comme pour se parler à elle-même, toute songeuse.
Il est vrai qu’avec ta voix douce et énergique, ce léger accent des îles charme….
Pascal un instant déstabilisé, poursuit son exposé.
Je vous explique la simplicité de mon action. Ayant relevé les coordonnées sur les pages jaunes, j’ai vérifié s’il avait déjà été contacté. Ne l’ayant pas été, tout au moins sur les archives, j’ai obtenu un rendez-vous avec le responsable du département développement de cette société…
Il boit un verre de punch, se racle la gorge silencieusement et reprend.
J’ai profité des infos que ma fournies la secrétaire via la standardiste. C’est ainsi que j’ai étayé mes arguments. Mon rendez-vous est rapidement pris. Mercredi à quinze heures, je me suis présenté avec ma sacoche, des dépliants de modèles publicitaires, des exemplaires de contrats et ma planche à dessins pliable et bien-sûr mes crayons.
Durant ma conversation avec monsieur Gramsci sur leurs anciens et les nouveaux produits, je laissais ma main et mon crayon parcourir la feuille en fonction de la personnalité de mon interlocuteur. Lorsqu’il a vu ma première proposition, il est surpris et a ce sourire qui éclaire son visage. Spontanément il m’a dit « je suis !  J’achète » il ajoute vous mettrez plus de vert, et le magasin un peu plus grand. Pour le reste c’est tout bon ! 
Quand vous viendrez avec le contrat signé par votre directeur et la maquette, si elle est conforme à votre dessin et les petites modifications que je vous demande, il sera signé par le PDG et moi-même. D’accord pour vendredi prochain à dix heures ?
C’est ainsi que j’ai eu ma promotion.
C’est une sacrée bonne nouvelle Pascal ! le contrat de travail est signé ? ce n’est pas une promesse en l’air ?
S’étonne David heureux pour son locataire et ami. Pascal le rassure 
Ne t’inquiète pas David, Monsieur Lapointe après m’avoir promis cette promotion, est allé voir le PDG, puis la secrétaire du personnel. Elle a frappé l’alinéa en ajout à mon contrat d’embauche définitif.  Il est signé en trois exemplaires ainsi que l’alinéa. Regardez mes amis.
Pascal tend son document de cinq pages. Tous explosent de joie.
Bip, bip, bip Hourra !
Un CD réunionnais apparaît, la voix de Maya Kamaty s’élance et chante les nouveautés de la réunion « « écrit moi ». À ce moment-là, Bernadette entre au salon et interroge :
Monsieur, puis-je servir ? 
Oui Bernadette, de toute façon il n’y a plus rien à manger et à boire dans le salon. Allons dans la salle à manger.
La joie débordante de leur jeunesse est dans les conversations, avec de bon mot, des histoires plus ou moins vrais, toutefois risible. S’ajoutent les bonnes blagues d’humoristes qu’Élodie parodie aisément. Le repas terminé, retour au salon, ils y finissent la soirée. Pascal va dans sa chambre et revient avec la maquette qu’il a imaginée pour l’Asso. Isis, Sacré-Canaille, Aline, Dagobert, Prince, Badou, et Calvino sont en filigramme sous le titre. David en a les larmes aux yeux de bonheur.  Il exprime enfin sa pensée en saisissant le document de Pascal :
Et en couleur ! que c’est beau et original.
Tu peux le faire faire sur papier et le rentré sur le Web.
Précise Pascal.
Merci mon ami.
Oh mais c’est grâce à Jean-Jacques. Il a participé à l’élaboration de la maquette. Je n’ai fait que dessiner et styliser d’après ses photos.
Merci mes amis.
Après un long silence, tout au moins cela leur a paru long. David leur annonce :
Demain après la réunion à Maxéville, nous déjeunerons chez Doc comme d’habitude. Tous ceux qui le désireront, nous accompagneront à la plage de Deauville…
Le Casino est dans le programme ?
Intervient Claudine toute excitée.
Si nous en avons le temps.
Réponds David et pour conclure la soirée il ajoute.
Il est temps d’aller dormir, demain nous avons une grande journée qui
nous attend.

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